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23 septembre 2015 3 23 /09 /septembre /2015 06:28

Il y a une chose qui devient très vite insupportable: c'est lorsque quelqu'un, sans s'en rendre compte, a un "tic de langage" et qu'on fait une fixation dessus.
Vous avez certainement fait l'expérience d'écouter un homme politique ou une personne interviewée qui semait des mots ("alors", "évidemment", je pense" et autres) dans toutes ses phrases et avez joué à employer ces mots avant ou en même temps que lui.

Nous-mêmes, parfois, avons ce travers et il est très déroutant de s'en apercevoir et assez difficile de s'en débarrasser.

Le tic est souvent dans l'air du temps: il y a eu le "c'est clair" qui a longtemps été à la mode et aujourd'hui on entend régulièrement "en fait" ou "c'est sur".

Mais il y a d'autres expressions contagieuses dont on ne sait ni d'où elles sortent ni comment elles se propagent.

Quoi que....une certaine, linguiste émérite, Nabilla a fait beaucoup pour que le "Allo quoi" ponctue nos phrases. Un temps.

Le plus amusant est que ces tics de langage, comme le bâillement, est communicatif. Il suffit de l'entendre prononcé par une personne à laquelle on attribue une certaine autorité pour l'adopter, parfois à notre insu.

En ce moment le tic consiste à répondre: "c'est ça" quoi que vous disiez: "je trouve Hollande bien mou", - "C'est ça".
"Je pense que notre couple ne peut plus durer et je vais partir avec Marie-Charlotte" -"C'est ça".


Le "C'est ça" est en train de gagner du terrain.

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22 septembre 2015 2 22 /09 /septembre /2015 07:07

A la formule bateau "on ne guérit jamais de son enfance" que je lui illustrais en lui reprochant pêle-mêle ma conception, ma naissance, ma petite enfance, mon éducation et mes tares héréditaires ma mère m'a répondu par une autre formule qui fait son chemin: "on est adulte quand on a pardonné à ses parents".

Il faut dire que des deux côtés il y a du travail.

Les émules de la vieille baderne Sigmund auraient eu de quoi faire si j'avais pris leur imposteur de chef de file au sérieux.
Mais point de complexe d'Oedipe ni de foutaises de ce genre, on ne me fera jamais accepter ces cures psychanalytiques qui ont été les attrape-gogos de 50 années entre 1950 et 2000.

Cette pseudo science au présupposés erronés et à la démonstration falsifiée m'a toujours exaspéré.

Donc ma génitrice ne comprend pas (ou ne veut pas comprendre) que, si nous sommes responsables de nos échecs, certains sont en quelque sorte "responsables de notre responsabilité".

Il ne s'agit pas de s'exonérer de notre propre responsabilité et moins encore d'accuser ses parents de tout alors que nous-mêmes, parents à notre tour, pourrions très facilement essuyer des critiques à peine moins virulentes. Il s'agit, en quelque sorte, d'obtenir des explications sur ce qu'on est et le pourquoi de nos agissements.

Pour certain-e-s leurs parents, père, mère ou les deux, vivant (très) longtemps il y a des questionnements qui arrivent tard et polluent -malgré eux- la relation parents-enfants.

J'ai, face à ma mère, le regret qu'elle "fasse comme si" et aurait sans doute voulu qu'elle change en tenant un discours argumenté et réaliste au lieu de quoi j'ai toujours eu un déni et des faux semblants.

Parfois cela m'est égal, parfois cela me met en colère et nos rapports oscillent entre la douceur et les imprécations. Comme l'écrivait Jules Renard: "tout le monde n'a pas la chance d'être orphelin"!

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21 septembre 2015 1 21 /09 /septembre /2015 06:24

On m'a aimablement prêté le livre de Raphaëlle Bacqué "Ritchie" que cette bonne connaisseuse du monde politique a consacré l'année dernière au sulfureux Directeur de Sciences-Po Paris mort étrangement à New York en 2012.

Outre que consacrer un livre à un personnage aussi contestable ne se justifie sans doute pas il est éprouvant de lire à la fois ses turpitudes sexuelles, comportementales et politiques et de saisir la collusion toujours plus intense entre les "gens de pouvoir" et l'éloignement toujours plus intense des gouvernés que nous sommes et des "élites" qui décident.

Richard Descoings est ce prince de la nuit du monde gay qui partageait aussi son lit avec sa femme et son amant Guillaume Pepy, le directeur de la SNCF.

Descoings est aussi ce conseiller d'état qui a dirigé, façon Jack Lang (c'est à dire en omettant systématiquement de penser que l'argent qu'il dépensait était celui de l'Etat) cet établissement comme un monarque de Droit divin (ou plutôt selon ses propres critères dont le sexe n'était pas le moindre). Il a obtenu des résultats puis, grisé par ses succès et son "impunité" il est devenu autocrate, arbitraire, ultra-dépensier, bipolaire, odieux et tout ceci s'est terminé dans une bouffonnerie tragique.

Dans des pages souvent révoltantes Raphaële Bacqué donne des exemples de la collusion inadmissible entre les politiques, les "communicants" (des parasites impitoyables qui confisquent l'intelligence et la démocratie partout où ils s'insinuent), les médias, la droite, la gauche, les patrons du CAC 40 et quelques happy fews ("le Siècle") qui possèdent le Pouvoir et ne sont pas prêts de le rendre.
Naîfs que nous sommes! qu'importent Hollande (inexistant), Juppé (qui ne sort pas grandi de la lecture de ce livre, sectaire et aveugle), Sarkozy (lamentable et toujours obsédé par l'argent et ce qui brille), Pécresse et, naturellement, Delanoë (Manitou du lobby gay) et tant d'autres: le système fonctionne pour que quelques uns dominent l'ensemble.

Politiques, monde du spectacle, cadors de la pub et de la com', universitaires, célébrités (sport, cinéma,"litterature"), minorités agissantes et même religieux tous ont confisqué les leviers de commande et leur suprême habileté est de nous faire croire que notre vote en tient lieu.
Descoings semblait caractériel, hystérique, méchant, immoral, sans colonne vertébrale ni dignité et il a fait manger dans sa main les puissants de son temps.

Incidemment l'arrivée de DSK et de la mère Sinclair, leurs manoeuvres et leur soif de pouvoir rencontrés ici dans un autre contexte (DSK donnait des cours à Sciences Po et s'est servi de l'international pour sa pré-campagne de 2012) feraient rire si ce n'était pas si tragiquement odieux. Mais il paraît que "les Français le regrettent"!!!!

Je garderai en mémoire le récit de la messe mortuaire (premières pages) avec tout ce que la République compte de notables présents (et l'amant, la femme et les ami de la nuit...) et, plus loin, celle de l'amphi rempli de filles hurlant leur admiration pour DSK et de garçons celle qu'il réservaient à Ritchie.

Cette élite Française est si corrompue, si antidémocratique et si dépensière en toute impunité qu'on arrive presque à penser que Robespierre et Lénine n'étaient peut être pas complètement dans l'erreur.

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18 septembre 2015 5 18 /09 /septembre /2015 06:41

Ce mardi, encore endormi, j'ai entendu sans l'écouter une "information" sur France Inter relative à l'Opéra.
Quand j'entends qu'on parle d'Opéra je tends l'oreille. Il était question de développer cette discipline culturelle majeure via les réseaux sociaux (????) et les smartphones (??????).
Encore une fumisterie inspirée du jacklangisme dont on ne dénoncera jamais assez la tartufferie qui pourrait se résumer à la formule: tout est art et tout se vaut.

Au bout de 3 minutes de divagations mélangeant la danse, l'opéra et la réservation centralisée il a été question d'un "artiste américain de Hip-Hop".

Tout était dit.

Le zozo chargé de cette pseudo mission (développer l'opéra? le ridiculiser? le "démocratiser"?), croyant sans doute bien faire, a dit en substance: "ma mission c'est de faire en sorte que, par exemple, si la "nouvelle vague" était d'aujourd'hui l'amener à réaliser des films sur l'opéra".

Bref...

mixer dans un fourre-tout à prétention culturelle le n'importe quoi et le ridicule.
Je pense à la discipline qu'il a fallu à Kiri te Kanawa pour être ce qu'elle a été en tant que soprano magnifiant les compositions qu'elle a interprétées et me demande le rapport avec un type inculte ne connaissant pas le solfège et croyant que Mozart est une marque de Ketchup scandant des grossièretés derrière un micro.
Il faut être sacrément con ou sacrément gonflé pour en voir un!

Tout ceci est simple: l'Opéra gène les bas-du-front qui voient du génie chez Jean-Jacques Goldmann et Quentin Tarentino. Il faut qu'ils abaissent ce qui les dépasse pour ne pas souffrir de leur indigence et c'est ce qu'ils s'emploient à faire depuis des années avec l'aide de ludions médiatiques tels Peter Sellars.
Quand les médias, parlant de la truffe Arielle Dombasle disent ou écrivent: "elle chante l'opéra" (l'échappée a commis un CD de reprises d'airs classiques) ils font un sale boulot en rabaissant la beauté et la pureté musicale au niveau d'une fosse d'aisance sonore.

Je suis sans doute parano mais je crois, dans les médias de ce pays, à un complot pour abaisser ce qui élève et élever tout ce qui abaisse.

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17 septembre 2015 4 17 /09 /septembre /2015 06:11

J'ai dû déjà le penser, le dire et peut-être même l'écrire.
Existe t'il au monde un endroit plus insupportable qu'un bureau de poste?

Je ne le pense pas. C'est l'endroit où un employeur devrait tester les nerfs de ses futurs salariés et ou un couple en voie de constitution devrait aller pour confirmer que les deux membres sont compatibles.

Ils se ressemblent tous ces bureaux de postes. Même mobilier mêmes agents. Tous en stratifiés revêtus de panneaux blancs!

La direction des services a récemment innové: de pauvres filles (mais il y a peut-être aussi des pauvres types), jeunes et en civil vous "accueillent" en vous sautant dessus pour vous aider.

Poster une lettre ou un paquet et acheter des timbres est en effet devenu un acte tout sauf anodin. Il faut dialoguer avec une bête machine qui vous rend la monnaie en pièces de 0,01€ et qui, à chaque étape de votre commande vous pose des questions débiles.
Je ne m'étendrais pas sur le fait qu'avant vous, devant la machine, une octogénaire déboussolée ou un étranger parachuté depuis 3 minutes sur le continent essaie d'affranchir une lettre pour la Tasmanie.

En raison du plan vigipirate les boîtes aux lettres intérieures sont hermétiquement closes. Oui! les boîtes aux lettres sont inaccessibles. Il faut donner le courrier à l'agent d'accueil qui semble ne vous les prendre que pour les mettre à la corbeille.
Pour cela il faut attendre qu'il ou elle ait fini de discuter avec sa collège "emploi-jeune", une bac-5 qui en connaît moins que vous sur le fonctionnement des appareils compris sur son territoire.

Le bureau de poste est décoré d'affiches démodées et bêtes ("Achetez une pièce de 1€ Astérix") ou incompréhensibles ("faites vous annoncer pour voir le conseiller financier").

Chaque fois que je suis contraint d'y aller je récite des mantras (je ne m'énerve pas, je ne m'énerve pas, je ne m'énerve pas) je me mets en apnée et j'oublie que le temps s'y calcule en dizaines de minutes empilables.

Et j'essaie de rester poli.
Ils font bien de boucher les boîtes aux lettres: pas besoin d'être "islamiste radical" pour avoir envie de napalmer le bureau de la banque postale!

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16 septembre 2015 3 16 /09 /septembre /2015 06:47

Hier, sur la plage de Collioure (oui, vivre dans le Sud a quelques avantages) nous discutions avec des amis chers à propos des éditeurs et de leur frilosité à publier des livres autres que
ceux qui sont signés d'un nom connu, quand bien même leur propriétaire n'aurait aucun talent.
Notre amie a écrit deux livres (je n'ai pas encore lu le deuxième et ai bien aimé le premier, bien écrit et intéressant) et avait très mal pris le fait qu'on lui ait retourné son manuscrit accompagné d' un mot sybillin.

Qu'elle ait reçu une réponse (sur 32 envois) me semblait déjà proche du miracle. Je pense sérieusement que son livre devrait être publié et qu'il vaut largement les publications de Mesdames Angot, Gavalda et Nothomb devant lesquelles la critique se pâme.
Très très largement.

Mais nous sommes dans un monde imparfait. Beaucoup de personnes écrivent et parmi elles il s'en trouve (c'est le cas de M.K***) qui écrivent particulièrement bien. Un éditeur est un chef d'entreprise et il doit tenir compte de l'économie du secteur industriel dans lequel il s'insère. S'il vend un certain nombre d'exemplaires de tel ou tel "auteur" (au hasard Poivre d'Arvor ou Marc Levy) il aura une petite marge pour publier des auteurs moins rentables.
Les médias, on l'a vu jusqu'à la caricature en cette pseudo rentrée littéraire, vont tartiner des pages sur 3, 4 ou 5 livres qui se vendront comme des petits pains dans les kiosques de gare, les hypermarchés et les débitants de bouquins grand-public.

Tellement exposés ces livres, même s'ils sont médiocres, vont monopoliser le maigre temps consacré par nos contemporains à la lecture, et ce au détriment de tout les autres.
Je n'ai strictement rien contre Amélie Nothomb mais sa production pléthorique et sa personnalité préfabriquée ne méritent pas l'excès d'honneur qui l'accompagne. Pour un "stupeur et tremblement" combien de trucs ni fait ni à faire a t'elle publié depuis vingt ans?
L'ex présentateur du 20H de la chaîne des veaux qu'on a eu tant de mal à décrocher de son rocher est, je n'en doute pas, l'égal de Chateaubriand... peut-être pourrait il éditer ses livres à comptes d'auteur et les vendre à la criée sur les marchés?

Tout de suite, j'exagère. Mais je suis agacé que, comme dans le monde du CD, celui du cinéma et tant d'autres, une nomenklatura visqueuse et illégitime squatte les bonnes places et empêche tout renouvellement.

Je reste persuadé que nous passons (nous, lecteurs, critiques et éditeurs) à côté de grandes oeuvres -ou tout simplement de livres originaux- par conformisme et peur financière.

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15 septembre 2015 2 15 /09 /septembre /2015 07:00

Certains "philosophes" qui ne se prennent pas pour la moitié d'un con écrivent des tas de bouquins dont la seule chose lisible est le code barre. Et encore.

A cause de ces cuistres et aussi en raison des prises de position parfois étranges d'autres penseurs on a tendance à jeter l'ensemble des intellectuels avec l'eau du bain de BHL.

C'est très injuste!
Si effectivement le philosophe-milliardaire-va t'en guerre-cinéaste et mari de la dinde absolue mérite qu'on le jette avec l'eau, le savon et la baignoire d'autres ne méritent pas la méfiance qui les entoure.

Je pense en particulier à Pascal Bruckner dont j'ai pris beaucoup de plaisir à lire le livre "Le fanatisme de l'apocalypse: sauver la terre, punir l'homme".

C'est un livre passionnant et vrai qui explique simplement ce qui nous paraît compliqué et qui a l'immense mérite de mettre en perspective des choses qu'on a pas l'habitude de relier: l'écologie considéré comme le troisième totalitarisme (après le nazisme et le communisme puis le tiers-mondisme) aussi implacable et liberticide que les précédents et voulant surtout culpabiliser l'Homme.
Comme ses devanciers le radicalisme écologique se base sur des raisonnements pseudo-scientifiques (quitte à modifier les résultats des études lorsqu'elles infirment les présupposés), il prône une surveillance drastique des populations et un flicage maniaque de leurs comportements. Pour leur bien, naturellement.
Incroyable le nombre de gens qu'on a torturé ou tué -voire les deux- pour "leur bien".

Bruckner donne des exemples inattaquables de cette pensée qui n'accepte pas la contradiction (ah le fameux "khmer vert" Serge Latouche ou l'élu écologique parisien qui élimine la voiture de la capitale lentement mais sûrement....) et ceux ci font froid dans le dos parce que, derrière, se profile une haine de l'autre, de celui qui ne pense pas droit et qui -dans l'absolu- doit être "rééduqué".

C'est un livre qui alimente la réflexion personnelle et qui détruit des idées fausses et des fausses valeurs (José Bové, Noël Mamère, Denis Baupin....).


L'écologie est indispensable. A condition qu'elle ne soit pas confisquée par des staliniens de la chlorophylle ou des politiciens qui pensent arriver plus vite au pouvoir via l'écologie (Placé, Dufflot). C'est à nous de la faire évoluer vers le raisonnable, le souhaitable et le possible.

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14 septembre 2015 1 14 /09 /septembre /2015 07:00

La presse hexagonale s'y connaît à peu près comme moi en économie. Elle fustige (gauche) ou approuve la supposée "reprise en mains" de Canal+ par son propriétaire Vincent Bolloré.

Moyennant quoi elle court après le leurre.

Or c'est le privilège du propriétaire d'un média quelconque d'imposer une ligne politique et de s'y tenir. De Jimmy Goldsmith à l'Express à Serge Dassault au Figaro en passant par Bouygues à TF1 on n'a jamais vu un propriétaire de journaux se retirer sur son Aventin.

Comme ces propriétaires de magazines, de chaînes de télévision ou de quotidiens sont par définition des personnes riches elles poursuivent, en diversifiant leur participations et en investissant dans des métiers qui rapportent peu un but tout différent: gagner en influence, faire passer des messages et être stratégiquement au bon endroit.

Vincent Bolloré n'est pas vraiment naïf et les bénéfices de la chaîne Canal+ ne sont pas de nature à le faire rêver. A deux ans de la Présidentielle que son ami Nicolas Sarkozy pense pouvoir gagner il place "ses" gens et leur assigne une mission. Celle-ci n'a strictement rien à voir avec les audiences de la chaîne crée en un tour de passe-passe par François Mitterrand et cédée à son ami Rousselet (entourloupe passée comme une lettre à la poste à l'époque).

Pester contre la déprogrammation de marionnettes (!) ou la nomination d'un ami au service cinéma est totalement improductif. C'est même le signe que l'on ne comprend rien à rien et que les oeillères que l'on a sur les yeux sont particulièrement épaisses.

Bolloré fait ce qu'il veut sur "sa" chaîne.
Sa chaîne est une télévision commerciale à laquelle on accède en payant un abonnement. Un client mécontent peut se désabonner. Ceux qui paient le font en majeure partie pour voir du football et Bolloré n'a jamais menacé le foot.

Par contre avoir les marchés publics et les marchés internationaux grâce à l'influence des médias que l'on possède est primordial.

Croire qu'une chaîne de télévision puisse avoir un but culturel est une naïveté qu'un étudiant en école de journalisme perd le jour de la rentrée de la première année: voir des journalistes chevronnés de Liberation, Mediapart ou le Monde vitupérer contre Bolloré est pénible. Ils n'ont donc rien appris pendant les mandats présidentiels de F.Mitterrand, J.Chirac, N Sarkozy et F.Hollande?

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11 septembre 2015 5 11 /09 /septembre /2015 06:59

J'ai, avec les livres, une complicité qui remonte à loin. J'en achète beaucoup (trop) et j'en conserve un grand nombre pensant -de manière absurde- que s'ils m'ont intéressé ils pourraient intéresser d'autres personnes.
J'en ai même gardé quelques uns pour mes enfants en me disant qu'un jour ils les découvriront! Les petits enfants peut-être? (je doute qu'ils s'intéressent à Koestler!)

Au moment du divorce j'en ai revendu -à perte faut-il le préciser- une importante quantité et, déjà à l'époque, il m'était apparu surprenant qu'ils soient rachetés à si bas prix alors qu'ils coûtent si cher à l'achat.

Je constate qu'un simple livre de poche dépasse souvent les 10€ tandis que les autres bouquins voient cette somme doublée pour qui veut les acquérir.

J'en ai donc vendu, j'en ai donné et, pour me débarrasser d'autres que nous ne souhaitions pas conserver j'en ai déposé sur le trottoir, devant la porte de l'immeuble, que certains passants ont pris au fur et à mesure de leur dépôt. il n'en était pas resté.

(Evidemment j'en ai regretté certains et il y en a même que j'ai fini par acheter à nouveau.)

Depuis j'ai fait attention et ai considérablement modéré mes achats de livres. Mais j'en achète encore facilement 2 ou 3 par mois à qui il faut trouver un endroit pour récupérer, une fois lus.

Les livres ne m'envahissent pas (comme ils le firent dans l'appartement des Allées Jean Jaurès) mais ils commencent à coloniser le couloir d'entrée: c'est un signe; il va falloir faire de la place.

Tous les lundis au marché St Cyprien, carottes, pommes, poissons et charcutailles font relâche. A leur place s'installent des bouquinistes chez qui je largue régulièrement des billets de 5 ou de 10. Chez eux, les livres même défraîchis, même abîmés sont rarement à moins de 5€.
Les "beaux livres" (cinéma, arts, peinture, architecture, histoire...) se vendent autour de 30/35€ ce à quoi, jusqu'à ce matin, je ne trouvais rien à dire.

J'ai proposé ce matin, à un de ces bouquiniste chez qui je vais de temps en temps de venir chez moi et de me racheter, parmi mes livres, ceux qui pourraient l'intéresser.

Il s'est mis devant les étagères et a commencé une sélection qui m'a flatté: des livres auquel j'attache un certain prestige par la qualité du texte, la beauté des photos ou le sujet abordé ont été silencieusement sélectionnés.

Il a fait un premier tri, en 5 minutes, avec une pile de 5 ou 6 livres dont 1 ou 2 que je me souvenais avoir hésité à acheter neufs à cause de leur prix ("Manckiewicz" par Pascal Mérigeau ou "Histoire de la laideur" par umberto Eco) entre autres.

Il m'a proposé 20€ pour le tout! 20€!!!!!!!! J'ai évidemment dit non et, agacé ai raccompagné le malotru à la porte sans lui laisser la possibilité de regarder les autres bibliothèques et me donner une autre possibilité de m'humilier.

Du fait de la dématérialisation de la musique les centaines de CD que je possède ne valent plus rien. L'inondation de décembre dernier a abîmé certains objets ou meubles qui pouvaient avoir un semblant de valeur, les voleurs se sont servis dans ma cave et mes bouquins, donc, valent 20€ les 5 kilos.

Voilà une nouvelle preuve du désastre de mes "investissements". Au lieu de m'apprendre François Villon (je me souviens encore de strophes de "la balade du pendu") et la Guerre de Cent Ans, les 3 degrés de l'adjectif en latin, le théorème de Pythagore et les propriétés halochromiques du bleu de Bromothymol l'Education nationale m'aurait appris des rudiments d'économie ma vie en eut (peut-être) été changée.

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10 septembre 2015 4 10 /09 /septembre /2015 07:00

1870-2015, hormis les 4 lamentables années de "l'Etat Français" de Pétain la France est une République sans discontinuer depuis 145 années.

A l'aune de l'histoire du pays c'est très peu et je suis étonné qu'on n'ait pas parlé de cet "anniversaire" le 4 septembre.
C'est suite à la désastreuse défaite de Sedan contre la Prusse que l'assemblée nationale a déposé Napoléon III et a proclamé -devant l'ennemi- la République.

Cette République venait après les tentatives d'implantation de la monarchie constitutionnelle (1815-1848), de la République (1848-1851) et de l'Empire (1852-1870) qui n'avaient pas permis de stabiliser le gouvernement du pays et n'avaient pas convaincu.

140 ans de République c'est très peu et le moins que l'on puisse dire est que si la Vème a apporté un semblant de stabilité, sa constitution (1958) n'est pas exempte de faiblesses et de graves défauts.
Je pointais ici même les limites de l'élection du Président au suffrage universel. Je ne la remets pas en cause (et personne ne le fait) mais j'en constate les dérives et ne me satisfait pas de la prime donnée aux candidats les plus argentés (c'est à dire soutenus par les parti les plus riches) et les plus démagogues sans oublier de mentionner les dérives inacceptables parce qu'antidémocratiques de la sacro-sainte "communication".

Au risque de me répéter le quinquennat en cours et celui qui l'a précédé sont presque caricaturaux de ce qui plombe notre régime politique et lui aliène le soutien (voire l'intérêt) des électeurs. Une classe politique autiste et ne se renouvelant pratiquement pas. Des élus lointains et parfois malhonnêtes en toute impunité, des responsables déconnectés des réalités et vivant sur un pied sans commune mesure avec le pays réel, enfin des politiques persuadés de mieux savoir que les électeurs ce qu'ils désirent.

A cet égard, et je me répète, le déni démocratique qu'a constitué le passage et l'acceptation de la constitution de l'Europe devant la "représentation nationale" (via le traité de Lisbonne) pour palier au non des électeurs est significatif.
La République est bafouée (et même violée) qui demande au peuple son avis et qui l'annule et fait le contraire lorsque l'avis ne lui convient pas.

Les ministres toujours choisis dans un vivier constitué de personnes sortant des mêmes écoles est un autre aspect de ce qu'on peut reprocher à la République. La collusion avec les médias, le lobbying forcené, le non respect de la parole donnée, l'inféodation de la justice, de la police et des collectivités locales aussi.

Je crois que la République est le régime que le pays doit avoir mais qu'il serait grand temps de faire une nouvelle constituante et d'amender celle qui a été faite sur mesure pour de Gaulle il y a 57 ans. Hollande et Copé ne sont pas -qu'on le déplore ou le constate- fait du même métal.

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