Il fut un temps très lointain où, de "Wonderwall" en "Blow up" et de "Slogan" aux "Routes de Katmandou" Jane Birkin fut une adorable jeune femme sans peurs et sans complexes.
La "muse" de Serge Gainsbourg (qui en avait connu d'autres plus belles ou plus éclatantes...) était à la fois charmante et provocante, jeune et spontanée. Qui n'a pas connu la sortie du 45t "Je t'aime.... moi non plus" sur disque Fontana en 1969 ne sait pas le crédit que la britannique à la voix haut perchée a conquis cette année là.
Mais enfin...son pygmalion ayant viré satyre et poivrot la belle a fui et, concomitamment, elle s'est métamorphosée en vieille institutrice anglaise, donneuse de leçons et occupant avec véhémence le créneau de la bien-pensance et de l'humanitaire à grand spectacle.
Parallèlement elle a fait fructifier l'héritage du chanteur avec qui elle avait rompu des années auparavant, devenant la "veuve poignante" qui -faites le test- prononce le prénom, le nom ou les deux de feu son ex mille fois par interview.
"Searge" ou "Ginzbeurggh" sont évoqués dès qu'elle ouvre le bec. Pas une chanson qu'il ait écrite et qu'elle n'ait reprise. Elle va bientôt s'attaquer aux pubs qu'il avait faites!
Je n'ai rien contre elle et ai aimé ses "yesterday yes a day", "Baby Lou" et "fuir le bonheur avant qu'il ne se sauve" tout comme "raccrochez c'est une horreur" ou "ex-fan des sixties" sans oublier "l'aquoiboniste". Mais là je dis stop!
J'ai vue une presque sorcière interviewée par la nièce de l'éprouvant Drucker un dimanche soir. Elle minaude (presque) plus que Carla Bruni! curieux ces anciennes Messaline qui veulent jouer les fillettes de l'école des Oiseaux! plus elles ont fréquenté le (s) loup (s) plus elles veulent paraître pures et sans tâches.
Jane B. paraissant sa propre mère, cabotinant comme une actrice de cinéma muet était insupportable. Il est loin le temps où elle nous faisait fondre en dansant et chantant "La décadanse".
