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3 novembre 2015 2 03 /11 /novembre /2015 06:45

Je passe très souvent devant l'une des entrées du cimetière de Rapas à Toulouse. La plupart du temps il est désert et je m'y suis promené une seule fois, en été, côté des tombes très anciennes et ombragées par des cyprès.

Il y a des cimetières plus beaux, mieux entretenus et possédant des résidents plus illustres.

Il ouvre tôt et ferme tôt et, au risque de me répéter, je suis surpris par le peu de visiteurs qu'il reçoit tout au long de l'année.

Sauf le week end dernier où une affluence disproportionnée a changé la donne. Des dizaines de voitures mal garées déposaient des personnes encombrées d'un de ces affreux pots de chrysanthèmes.
Personnellement je prends les devants et interdit à quiconque de déposer un jour des sottes fleurs de la fête des morts et de la Toussaint sur ma tombe. D'ailleurs, depuis que j'ai lu qu'à cause de ce que nous absorbons (nourriture, médicaments etc) nous nous décomposerions beaucoup plus lentement j'envisage très sérieusement de me faire incinérer. L'idée d'être imputrescible me gène!

Le progrès s'est introduit même dans les rites funéraires: la "concession à perpétuité" s'est faite rare et les ossuaires où l'on disposait les restes des morts anciens ont disparu.

Je ne regrette pas, je constate. J'ai toujours trouvé les cimetières Français affreusement laids et "kitschs". Il y a un mauvais goût funéraire assez proche de celui des ronds-points qui saute aux yeux lorsque l'on compare avec nos voisins européens. En Irlande, en Ecosse, en Espagne je n'ai pas vu ces fleurs artificielles, ces hideuses couronnes en perles, ces messages illustrés aux défunts gravés sur le marbre qu'on trouve chez nous.
Une "poésie" de mirliton pour exprimer des regrets et des pierres tombales qui donnerait du chagrin à qui n'en éprouve pas.

Et quelle drôle d'idée d'aller un jour par an sur la tombe de ses "chers disparus" déposer un pot de fausse marguerites! les morts ne voient pas l'offrande et cela ne sert rigoureusement à rien!!!

Les rares crémations auxquelles j'ai assisté m'ont hélas montré que ce n'est pas de ce côté que qu'il faut attendre une rédemption de nos moeurs funéraires. Quelle laideur! quelle vulgarité...

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2 novembre 2015 1 02 /11 /novembre /2015 06:56

Il y a tout juste 7 ans, après une séparation aussi surprenante que définitive, je m'installais seul dans un appartement lumineux du quartier Saint Cyprien à Toulouse.
Symboliquement j'avais traversé la Garonne et pris pied sur la rive gauche.

L'installation, après que mon fils m'ait aidé à trouver l'appartement idéal, se fit sans histoires et j'ai passé ici un septennat de bons moments. Une période heureuse de bout en bout et qui s'achève puisque j'ai décidé de quitter cet appartement pour rejoindre celle que j'ai épousée cet été.

Je ne dis évidemment pas que la période heureuse s'achève mais que celle que j'ai vécu en ayant un lieu à moi restera comme un des grands moments de ma vie.
J'ai aimé avoir des objets qui me ressemblent, des endroits où placer mes livres et disques préférés, j'ai aimé avoir "ma" salle de bains, "ma" cuisine et surtout retrouver les objets là où je les laissais...

J'étais tellement bien dans mon appartement (et F*** dans le sien) que nous nous partagions entre nos 2 appartements. Une fois chez l'un, une fois chez l'autre et parfois chacun chez soi. La recette idéale pour l'harmonie du couple, une recette hélas onéreuse.

Bien avant le mariage nous avions décidé que pour des raisons économiques (entre autres) nous allions nous installer ensemble. Nous avons temporisé. Nous y sommes.

Avant la fin de l'année j'entame la cohabitation. Nous entamons la coexistence.

Avant de connaître cet intermède en solitaire (tout relatif) j'avais très peu souvent et pour peu de temps profité d'un "espace" à moi. Fils cadet dans une famille nombreuse je n'ai eu une chambre à moi qu'en acceptant plus rapidement que mon frère celle qu'on me proposait au 6 ème étage et qu'on appelle "chambre de bonnes". Je garde un excellent souvenir de cette chambre sous les toits même si son confort était assez spartiate.
Ensuite j'ai partagé de multiples appartements avec des amies jusqu'à mon premier mariage. Les enfants sont arrivés assez vite et nous avons presque toujours eu un déficit de place qui se traduisait souvent par une chambre en moins.

Avec des enfants vous êtes toujours dans l'état de vous sentir plus chez eux que chez vous. Votre sensation d'être bien dans votre maison n'arrive que lorsqu'ils commencent soit à dormir (quand ils sont jeunes) soit quand ils sortent le samedi (quand ils sont adolescents).

Cet appartement que je commence à vider a été mon premier et unique vrai chez moi (à ce ce jour). Voilà pourquoi j'ai des difficultés à me projeter dans l'après.

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30 octobre 2015 5 30 /10 /octobre /2015 06:40

J'y reviens parce que ça me saute désormais aux yeux comme une évidence: je me fiche de savoir qu'un autocar et un camion sont entrés en collision dans la région de Bordeaux.
Ou plutôt je me fiche des développements. Qu'y puis-je? je ne vais pas aller aider les secours et on n'a pas besoin de moi en aucune manière.
Alors je suis totalement imperméable à cette douche d'informations (l'âge du chauffeur et les raisons de l'accident, les corps carbonisés, le pays "endeuillé" etc etc).
Au pire cette litanie de reportages et de flashs est une preuve de notre voyeurisme.
Dramatiquement, à force d'insister sur de tels évènements le moral du pays tout entier est pris en otage à chaque inondation, incendie ou glissement de terrain qui survient.
J'imagine le temps passé à commenter ce genre de situation. Avec ces télévisions d'information en continu il faut sans arrêt nourrir la machine: les bijoux qui identifient les corps brûlés, la cellule psychologique, la chapelle ardente, l'analyse des causes, l'enquête...

Je me suis interdit de regarder ou d'écouter le moindre reportage sur ce regrettable accident mais, conditionné, je peux imaginer le torrent de commentaires vains et convenus.
Je pense que le moral en berne du pays vient de cette incroyable bouillie d'informations qui nous est servie 24H sur 24 et qui nous prend à témoin de choses auxquelles nous ne pouvons rien.

Les migrants depuis 3 mois, Bachar El Assad par ci, le car par à il y a de quoi rêver à l'île déserte où l'on ignore même que de Caunes a été remplacé par Biraben! ce dernier point ayant été plus commenté que la succession de son vivant de Benoît XVI par François 1er.

La hiérachie des nouvelles est conditionnée par leur capacité à émouvoir.

Faites l'essai: isolez vous un jour ou deux des sources habituelles d'informations: On se sent libre et dégagé de cette gangue de boue et d'inintérêt. Cela rappelle l'histoire du fou bien connue qui se tape la tête contre un mur. A celui qui lui demande pourquoi il fait cela le dément répond: "ça fait tellement de bien quand j'arrête".

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29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 06:48

Qu'ont en commun Lang Lang le pianiste, Sonia Rykiel et Jean-Paul Gauthier les couturières, Louis Garrel le cinéaste chiant, Mathieu Amalric l'acteur laid et fade, Emmanuel Carrere l'écrivain pompant et Jeanne Cherhal la chanteuse sans voix sans textes et sans orchestrations? ils et elles ont en commun d'être les chouchous des bobos.

C'est là leur seul titre de gloire.

Dans un périmètre qui va du Champs de Mars à St Germain des Prés en incluant les Invalides et le Parc Monceau on aime ces fausses-valeurs qui, comme Vincent Delerm, cumulent une tête à claque et une absence remarquable du moindre talent. Nos bobos ont un goût sur et savent renouveler leur cheptel: Maïwen, Yolande Moreau, Joey Star ou Christine Angot ne me contrediront pas...

Certains Bobos, heureusement, aiment des personne possédant de vrais talents mais dans ce cas là la tête à claque est impérative.

Le seul qu'ils aiment, qui n'a pas de tête à claque et possède du talent est François Morel qui bénéficie d'une cote jamais remise en cause, tant sur France Inter que chez Télérama, au "Monde" et même ailleurs.

Je reconnais que le bougre est sympathique et qu'il possède un sens de l'humour indéniable. Je souris souvent en le lisant ou en l'écoutant.
Morel a été connu comme l'un des "Deschiens" une série diffusée par Canal + (1993) et signée par l'insupportable Jérôme Deschamps. C'était l'archétype de la série bobo dans ce sens que sous couvert de tendresse elle se foutait littéralement du populo Franchouillard, la bête noire des branchés qui préfèreront toujours le Pakistanais révolté, le Palestinien qui révère le Hamas ou le Colombien qui vend des narcos à cette caricature de Français moyen qu'ils abominent.

Deschamps et Makaieff, les créateurs de ce programme pseudo humoristique mais franchement haineux et faux-jeton avaient fait appel à des inconnus qu'ils habillaient de rogatons récoltés dans un Emmaüs du Poitou et leur confiaient un "dialogue" dans lequel ils brillaient par leur bêtise.
Les faux culs qui rient du peuple avaient un alibi: la "tendresse" (supposée) des réalisateurs et la "pureté" (supposée, là encore) des intentions des mêmes.

Morel a réussi à se débarrasser, au sens propre comme au figuré, des oripeaux de la série là où une Yolande Moreau reste marquée à jamais par son passage chez les Deschiens.

Plus fin qu'il n'y paraît au premier abord il s'est servi de cette expérience pour, sans la renier, passer à tout autre chose. Politiquement il est du bon côté des médias et intellectuellement il évite de faire de la peine à Pierre Bergé, Jacques Séguéla, Jean-Pierre Elkabach et Jacques Attali ainsi qu'à tous ceux qui ont un pouvoir de vie ou de mort.

Il fait du sous-sous-sous Coluche mâtiné de sous-sous-sous Desproges mais c'est bien construit et souvent juste. Comme Torreton et d'autres il nous emmerde quand il raconte la vie de sa mémé ou le cancer de son papy mais les éditeurs et les loueurs de salles de spectacles en redemandent.

Nos bobos qui ont des grand mères qui montent à cheval au Racing et des grands pères qui ont des jetons de présence chez Vincent (Bolloré) trouvent ces histoires de grands-mères pauvres absolument délicieuses.
Morel leur donne de l'authenticité subtilement kitsch...

Ce qui ne l'empêche pas par ailleurs d'avoir la main lourde et la gifle (écrite) facile, même s'il les donnera plus facilement à Florian Philippot qu'à Anne Sinclair qui, à mes yeux, les mérite tout autant.

Je ne lui en veux pas: sa mémé devait ressembler à Anne Sinclair et portait les mêmes pulls qu'elle, ça crée une connivence.

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28 octobre 2015 3 28 /10 /octobre /2015 06:11

Je suis à la fois intéressé et amusé par la polémique autour de la réédition de "Mein Kampf" par les éditions Fayard.
Intéressé parce que le brulot ne mérite certainement pas cet excès d'honneur, amusé parce que je suis certain qu'il se vendra comme des petits pains mais je suis non moins persuadé que peu iront jusqu'à la fin du 1er chapitre.
A lire et écouter ceux qui débattent pour ou contre l'opportunité de publier une édition du livre d'Hitler on a l'impression que la prose du dictateur qui a mis le monde à feu et à sang est mortelle et contagieuse. N'oublions pas que le livre a presque 100 ans et qu'il ne contient que des divagations et des imprécations qui, hormis dans quelques mosquées, n'intéressent personne.

C'est d'ailleurs là où je voulais en venir. L'antisémitisme résiduel qui peut exister ici ou là est une obsession (NB: l'antisémitisme est toujours une obsession) de gamins incultes et fanatisés qui croient faire l'intifada dans les quartiers Nord de Marseille ou la banlieue de Paris. Ces oiseaux là ne savent pratiquement pas lire et je les vois mal lisant les élucubrations obscures d'un dictateur mort depuis 70 ans.
Quand on lit des mangas il y a peu de chances que l'oeuvre écrite d'Hitler vous passionne.
Vous me direz: "tu caricatures". Oui, sans doute. Chez la franchise Le Pen il y a peut-être une centaine de nazis authentiques qui achèteront le livre et le poseront sur la table basse. Et alors?

Le grotesque de la chose sera atteint lorsque, pour Noël, certains envelopperont de papier cadeau le livre maudit. Qui sait... Il sera peut-être même dans la liste des best-sellers entre les nuances de Grey et les mémoires de Justin Bieber?

Qui, je veux dire quelle personne censée, va perdre une quinzaine d'heure à lire un texte aussi rébarbatif et dépassé?

En lui faisant de la publicité avec de mauvais arguments Mélenchon est à côté de la plaque.

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27 octobre 2015 2 27 /10 /octobre /2015 06:21

On parle avec raison des "fous de Dieu" islamistes qui pourrissent la vie des malheureux qui passent à portée de leur pouvoir, on oublie que notre bonne vieille religion traditionnelle, le Catholicisme, en a abrité de sérieux modèles et que, parfois, elle continue à le faire.
J'ai eu vent, récemment, d'un curé local, issu de la vieille noblesse royaliste (pas un noble de pacotille nommé par un des deux Bonaparte!) qui applique à la lettre les préceptes d'une église qui n'existe plus que grâce à des personnes comme lui.
En matière d'idées, de moeurs et de pratique religieuse c'est un homme qui aurait pu être contemporain de Charles X.

A ce qu'on m'a dit même l'évêque lui a fait des remontrances sur son manque de souplesse et se serait vu "remettre à sa place" par le fougueux vicaire traditionaliste. Il serait soutenu, dans sa paroisse, par les éternelles vieilles filles desséchées, les bourgeois qui craignent pour leurs rentes et les quelques grenouilles de bénitier qui existent encore.

La dénonciation à grands cris du "grand remplacement", du "mariage gay", de "l'immigration sauvage" et de "la dissolution des moeurs" lui apporterait, paraît-il, un public de soutiens inconditionnels et une affluence record.

Evidemment ce bon pasteur vomit le libéralisme (pas financier, moral) de notre époque, la dégénérescence sociale, le manque de respect dû (selon-lui) aux puissants, la place accordée au plaisir et au bien être.... il conteste tout et souhaiterait le retour à une société presque caricaturale qu' Emile Zola peignait dans les Rougon-Macquart à la fin du XIX ème siècle.

Quand je dis "traditionaliste" en désignant ce curé je suis en fait en dessous de la vérité. Il ne fait pas que refuser Vatican II, il conteste l'ensemble des modernisations que le XX ème siècle a observées et acceptées. Intégriste correspond plus à la réalité et le désigne mieux.

Je me souviens que dans "Tess d'Urberville" le livre de Thomas Hardy, un nourrisson mort-né est enterré hors le cimetière faute d'avoir été baptisé. Voilà à quoi me fait penser le curé en question que je n'ai pas encore vu mais dois rencontrer prochainement.

Je ne le connais que par "ouï dire" mais toutes les réflexions entendues le concernant convergent pour décrire un homme glacial, infatué de lui-même, cassant et intolérant.


Ce n'est pas avec de tels hommes que le Catholicisme enrayera son déclin...

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26 octobre 2015 1 26 /10 /octobre /2015 06:57

C'est lorsque je m'exprime en simple citoyen-électeur sur le monde politique dégradé de notre pays que je m'attire les réactions les plus négatives.

Ces posts ne sont pas lus ou je reçois des critiques aussi sévères que mes propos.

Cependant, de temps à autres, je suis tellement effaré de ce que je vois, lis et entends que je me sens comme obligé d'en faire référence. Que l'ex-président Sarkozy, qui avait (qui l'a oublié?) dit en 2012 qu'il arrêterait la politique ("pour faire du fric", sic) s'il était battu à la présidentielle de 2012 reprenne le contrôle du principal parti d'opposition, qu'il y place ses soutiens, qu'il magouille pour empêcher Fillon, Juppé, le Maire et quelques seconds couteaux d'aller en bonne position lui disputer la primaire, qu'il se serve de ce retour pour terroriser les juges ("et s'il était élu en 2017? doivent-ils se demander au moment de décider de son envoi en correctionnelle), qu'il dise, contre l'évidence avoir changé et qu'il soit tout le temps partout (merci les médias!) me laisse un goût de cendres. Où est la démocratie? où est la justice? ou est le renouveau? où est la moralisation de la vie politique? quand prendra t'on les électeurs Français pour des êtres majeurs et responsables?

De l'autre côté que le président Hollande qui a tant déçu son propre électorat en faisant presque le contraire de ce qui l'avait fait élire puisse s'imaginer en président réélu me laisse stupéfait. Un mandat de 5 ans ne lui suffit-il pas? à quoi bon un second si c'est pour le passer à renier sa parole et à se morfondre dans les tréfonds de l'impopularité?

N'eût-été la crainte du ridicule mondial (car ce ne serait que ça) d'une élection de la fille Le Pen je me réjouirais de voir la pantalonnade politique perdurer. Je jouirais du retour de Copé déterminé (comme son ennemi Fillon) à empêcher Sarkozy d'être élu, de voir les "écolos", la gauche de la gauche, les éclopés du communisme et les trotskistes (il en reste!) savonner la planche du futur candidat social démocrate. Un 2002 bis (l'élimination du candidat façon Jospin est en bonne voie).

Je désespère de voir émerger une candidature fraîche d'un homme ou d'une femme possédant des qualités qui font tant défaut aux autres. Quelqu'un dont la stature morale et intellectuelle écrase les autres prétendants. Quelqu'un qui ait des idées, qui sache les expliquer et qui s'y accroche (après les avoir fait partager par la majorité) pour le bien du pays. Quelqu'un qui ne songe pas, le jour de son élection à sa réélection, qui ne sache pas tout mais s'entoure de personnes compétentes, un homme ou une femme qui ignore la bassesse et la mesquinerie et qui ne soit poussé ni par l'amour exclusif de l'argent ou du pouvoir.

Suis-je naïf de penser que dans un pays de 63 000 000 d'habitants ça doit bien exister?

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23 octobre 2015 5 23 /10 /octobre /2015 06:29

Je n'ai pas aimé du tout son précédent film "Quand j'étais chanteur" avec pourtant la délicieuse Cécile de France pour contrebalancer la présence au générique du gros Depardieu.

Que Xavier Giannoli soit le réalisateur de "Marguerite" ne me donnait pas un argument de plus pour voir son nouveau film. Que la critique soit à nouveau dithyrambique non plus. Je connais ces engouements d'une presse bobo qui adore systématiquement des panouilles improbables ou hermétiques.

Je connais aussi l'hystérie admirative qui englue un Louis Garrel ou un Mathieu Amalric qui ne méritent assurément pas cet excès d'honneurs...

bref la critique méga-hyper favorable à "Marguerite" m'a donné envie de ne pas voir le film du même titre. Ajoutez à cela que Catherine Frot, malgré des critiques laudatives à l'excès dans le cas présent, m'agace un peu tant elle est toujours semblable à elle-même (en clair la bonne fille brave et un peu lourdaude mais si touchante...) et que l'histoire ne m'intéressait pas (une fille qui chante mal! il y en a des milliers et on ne fait pas des longs métrages sur elles!) tout concourait à ce que je croise au large des salles qui distribuaient ce film.

Mais j'ai voulu faire plaisir à F*** qui désirait le voir et que l'histoire intéressait. Galant homme je l'ai accompagnée et ai trouvé le film moins mauvais que je ne m'y attendais mais loin d'être bon également.
Catherine Frot fait bien du Catherine Frot. Elle est régulièrement à l'extrême limite du ridicule mais, je dois le reconnaître, elle ne franchit pas cette limite.

Les acteurs qui entourent Catherine Frot sont plutôt convaincants et certains sont excellents (le mari, le majordome, le chanteur-professeur de chant, la maîtresse du mari). D'autres sont nettement insuffisants (le journaliste et l'homme au faux-accent, les membres de l'association des victimes de guerre). Le scénario est convenable jusqu'aux 3/4 du film mais s'éternise à s'achever.
Les décors sont splendides et la musique (ah! le duo des fleurs de Léo Delibes!). Un point spécial pour la jeune cantatrice qui est frémissante et superbe.

Mais l'histoire.... Tenir deux heures sur une femme qui chante comme une casserole et à qui personne n'ose dire la vérité. C'était une gageure et un pari: il est tout juste tenu.

PS: cf post précédent. J'ai intégré une chorale de chants sacrés qui m'a accepté tel quel, basse sans le moindre talent ni une élémentaire connaissance musicale. (à suivre)

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22 octobre 2015 4 22 /10 /octobre /2015 06:25

Je ne résiste pas à l'amusement de publier l'article de Libération sur la tête de liste (moi j'aurais dit d'autre chose) Dominique Reynié, faux-cul d'anthologie qui a squatté les plateaux de télévision pendant des années en se targuant d'être un observateur neutre de la politique alors qu'il est bien de droite, confortablement de droite et depuis longtemps.
Je n'ai rien contre le fait d'être de droite. Objectivement. J'ai plus de mal avec les donneurs de leçons déguisés. Et ce Reynié, assurément, est ce qu'il y a de pire en politique: un coucou sans colonne vertébrale. (là aussi j'aurais dit autre chose).

Sarkozy à Reynié : «Soit vous acceptez, soit vous dégagez!»

Par LIBERATION — 15 octobre 2015 à 18:48

Tous les soirs, coulisses, brèves, choses vues et entendues par les journalistes de «Libération», et pas lues ailleurs : c’est l’Happy Hour politique.

  • Sarkozy à Reynié : «Soit vous acceptez, soit vous dégagez!»

Quand Reynié menace de claquer la porte, Sarkozy ne le retient pas

Injustement étouffées par la tonitruante affaire Morano, les aventures de Dominique Reynié, politologue en immersion dans la vraie vie politique, méritent, elles aussi, d’être racontées. Mercredi 7 octobre, après avoir viré la défenseure de la «race blanche» de la liste LR dans le grand Est, la commission d’investiture du parti (CNI) devait valider la liste conduite par l’ex-patron de la Fondapol en Midi-Languedoc. Ce fut, selon plusieurs participants, un grand moment de convivialité. Reynié avait cru pouvoir négocier dans son coin avec les centristes de sa région, ce qui avait fortement déplu aux cadres locaux de LR qui s’estimaient trop mal servis. Exaspéré, Sarkozy a recadré sa tête de liste, lui demandant de revoir sa copie. Mais cette fois, en respectant les équilibres qui relèvent de son seul arbitrage. Vexé, Reynié s’est cabré : n’est-ce pas lui le futur président de région ? N’est-il donc pas normal qu’il ait son mot à dire ? Si on lui déniait ce droit, Reynié menaçait de lâcher l’affaire. C’est alors que Sarkozy aurait explosé : «Soit vous acceptez, soit vous dégagez !» Et Reynié s’est levé… avant de se rasseoir, tiré vers sa chaise par son voisin, le député LR Yves Censi.

Deux commentaires: Effectivement, Sarkozy a changé!!!!!!!!!!!

Ce Reynié, quel courage!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

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21 octobre 2015 3 21 /10 /octobre /2015 06:16

Rien de plus surprenant que de visiter des appartements en dehors de la présence de leurs occupants habituels.
Je ne me suis pas reconverti en cambrioleur pour améliorer mon ordinaire mais plus prosaïquement je visite, à raison de 2 ou 3 par jour des appartements mis à la vente au centre de la capitale de Midi-Pyrénées.

Pourquoi surprenant? parce que l'impression de pénétrer par effraction dans l'intimité de personnes que nous ne connaissons pas s'impose. Nous découvrons leur environnement, leur goût, leurs habitudes, leur salle de bains....nos amis eux-mêmes ne se livrent pas toujours aussi complètement.

Première constatation: elle met à mal celle que j'avais lorsque je fréquentais les vide-greniers ou les marchés de brocantes: on ne trouve que très rarement les mêmes éléments de décoration d'une visite à l'autre.
Certes l'étagère-bibliothèque suédoise se retrouve souvent, tant en noir qu'en blanc mais elle est si pratique et si passe-partout qu'il ne peut en être autrement.

La télévision, à écran vaste et plat trône partout, triomphalement. Ce n'est pas demain qu'elle deviendra un des moyens de se distraire parmi d'autres. Elle est le numéro un, toutes catégories. Je n'ai encore jamais vu d'appartement où elle ne figure pas, parfois en plusieurs exemplaires.

Cela signifie concrètement que je me suis laissé abusé par des sondages ou des réflexions qui la disaient en perte de vitesse. La machine à abêtir a encore de beaux jours devant elle...

On n'imagine pas un salon sans canapé: celui-ci est aussi présent partout et il est le complément de la télévision comme la laisse celle du chien.

Les rois du marketing et de la publicité peuvent se féliciter: le taux de pénétration des cafetières Clooney est maximal. Pas une cuisine ou un coin bar sans sa machine à débiter du (mauvais) café cher.

La douche à l'italienne est un des musts de l'époque. Rien à redire; elle est belle, pratique et prend la place de ces vilaines baignoires devenues inutiles depuis qu'on sait que l'eau coûte cher.

Pour la cuisine c'est 50/50: une sur deux ouvre sur la pièce à vivre (on ne dit plus salon!). Que ce soit par une sorte de passe-plats ou par un bar aménagé (quand ce n'est pas directement) la partie cuisine donne directement sur l'endroit où se prennent les repas.

Pour préparer ces derniers plus de cuisinières à feux mais des cuisinières en vitro-céramique ou à induction.

Lave-vaisselle, lave linge, cave-à-vin, congélateurs, sèche-serviettes de toilette sont presque toujours présents. On a le confort désormais. (je me souviens qu'il y a 20 ans les visites d'appartements à la vente ne montraient pas un tel raffinement, loin s'en faut...)

Je visite en majorité des appartement dignes, propres et bien entretenus. J'ai déjà oublié celui dans lequel le locataire s'était enfermé dans les WC pendant que le type de l'agence me faisait visiter son appartement.

Les prix sont certes élevés mais rien à voir avec Paris, Bordeaux ou d'autres villes directement reliées à Paris par le TGV (les acheteurs parisiens ayant fait monter les prix en achetant plus cher).

Et que de surprises amusantes dans la disposition de ces appartements visités....

Le plus drôle reste le visage hermétique des gens des agences immobilières. Ils semblent souvent découvrir le bien en même temps que vous et ne disposent que d'un faible vocabulaire de circonstance. "Vaste volume, belles prestations, environnement calme et arboré".... on en a vite fait le tour.
Ils ne savent évidemment pas si le petit de l'étage au-dessus s'entraîne au bowling tout le mercredi, si le voisin de palier est accro à la perceuse, si la voisine cuisine des brocolis ou si quelqu'un répète les accords de guitare électrique de Slash à deux heures du matin dans la résidence.

Ca, personne ne le sait sauf la voisine qui vous regarde d'un oeil torve en se demandant qui vous êtres et ce que vous faites dans "ses" parties communes.

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