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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 11:23

Ma première réaction, après le carnage du Bataclan a été: "Eagle of death Metal", il faut vraiment ne pas être très bien pour aller écouter de telles conneries".
Je me suis vite ressaisi. La force et la caractéristique principale de nos sociétés est que l'offre est illimitée et soumise à notre bonne volonté.

Tout y est possible, de la réflexion épurée à la démagogie la plus basse, de l'art le plus subtil à celui de masse.
Libre à chacun et à chacune de nous de choisir ce qu'il veut et d'adhérer à tel ou tel courant de pensée. Personne n'est contraint de croire à quoi que ce soit (ce ne sont pourtant pas les chapelles qui souhaiteraient le faire qui manquent) ni d'aimer ce qu'il n'aime pas.
Ainsi certains vouent de véritables cultes à la bagnole, aux super-héros, à Lacan, à la cuisine bio ou à Céline Dion sans que nous ne devrions avoir quelque chose à y redire.

Cette "civilisation" de tolérance (du moins dans la volonté exprimée) connaît de sérieux ratés, est exaspérante par plus d'un de ses aspects et ne remplit pas le besoin humain d'une transcendance mais elle a l'incommensurable mérite d'offrir à tous et à chacun "la Liberté".

Elle est perfectible, elle est injuste, elle est matérialiste, elle est inégalitaire, elle est attaquée de toutes parts mais elle est le résultat de tant de tâtonnements, de guerres, de douleurs et de fièvres que c'est un bien infiniment précieux.

En son sein, même contrariés, la recherche scientifique et médicale, la réflexion, la philosophie et les arts évoluent et progressent (certes pas sans à-coups) comme nulle part ailleurs.

Ceux qui lâchent des bombes et tuent à bout portant des jeunes gens abominent une seule chose: la Liberté. l'alibi religieux sert à masquer le projet politique le plus rétrograde que l'humanité ait jamais eu: nier tout son avancement depuis 5 ou 600 ans et la ramener à l'époque du prophète. (sans toutefois rejeter certains aspects du modernisme, internet, les armes automatiques, les explosifs et la propagande).
Quand on parle de guerre c'est ce combat mortel entre un obscurantisme liberticide et une tolérance maladroite et souvent dévoyée qu'il s'agit.
Dévoyée peut être mais qui tient compte des leçons des cinq ou six derniers siècles quand même.

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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 06:17

Parce que les choses sérieuses peuvent être dites avec légèreté, parce que les choses légères peuvent être écrites avec gravité je recommande à celles et ceux qui viennent lire mon post de temps en temps le grand livre de Jean-Claude Carrière "Croyances" paru tout récemment chez Odile Jacob.
C'est un essai brillant (comme tout ce qu'écrit cet homme dont la carte de visite pourrait inscrire: "homme de réflexion et de qualité") qui va parfois à l'encontre des idées reçues et qui n'hésite jamais à être iconoclaste.
La profondeur des idées et la simplicité de leur énoncé donne au lecteur l'impression d'une connivence et le laisse même parfois croire qu'il a anticipé la réflexion.

Un livre sur la foi, sur Dieu, sur les religions qui sort des sentiers battus et des raccourcis trop convenus.
Dieu! que la religion détériore la pensée.

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13 novembre 2015 5 13 /11 /novembre /2015 06:36

A la bêtise confondante des magazines dits "féminins" dont "Elle" reste le fleuron je viens, dans la salle d'attente du dentiste, de découvrir le pendant "au masculin" à savoir un torchon intitulé "GQ".

Tout y est: la publicité omniprésente, les gadgets stupides, les pages "mode" envahissantes et le ton consommateur creux mais branché aussi. Sans parler d'articles dont la vacuité du contenu égale celle du style: le néant absolu.
Feuilleter cette revue c'est immédiatement se dire qu'aux filles décérébrées des "féminins" il fallait des types aussi creux et vains.

Je comprends mieux le speed dating désormais. Il doit même falloir moins de temps à nos jeunes urbains branchés CSP+ des deux sexes pour se reconnaître. Leurs quatre neurones (à deux) doivent vite se connecter!

Parfois, mais seulement parfois, j'ai l'impression qu'il existe un plan secret pour rendre le plus bêtes et futiles possible nos contemporains. Et si au lieu d'un totalitarisme politique le but des dirigeants était de nous transformer en placides bovins?
Avec "GQ" et "Elle" (mais 95% des journaux du kiosque sont semblables) ceux qui auraient cet infâme projet ont des complices rêvés!

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12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 06:23

Constat renouvelé: je n'ai pas beaucoup d'intérêt pour le football professionnel et je reste sceptique sur ce qu'il est.
Je comprends qu'on puisse aimer passionnément ce sport même si depuis une trentaine d'années on assiste -en France- à une descente aux enfers.
Je ne reviendrais pas sur les caprices inadmissibles des "stars" ni sur les scandales qui ont dégoûté tous ceux qui avaient encore un peu d'illusions sur l'équipe nationale.
Qu'un Tapie ou un Denisot se soient occupés d'équipes suffit à dire où ce sport est tombé.
Dans l'affaire de film sexuel pour lequel on a essayé de faire chanter Mathieu Valbuena (1) on constate seulement qu'avec des Q.I de bigorneaux les joueurs les plus payés du pays n'ont rien d'autre à faire de leur immense fortune que s'acheter des mannequins et se payer des grosses bagnoles.

A la tête de fortunes indécentes, jeunes et pas cultivés ils tombent dans tous les travers et pièges du bling-bling le plus minable.

On touche maintenant au sordide. Ils se font chanter les uns les autres sur leurs ébats sexuels filmés. Tant mieux: le football ne pourra pas aller plus bas. Espérons qu'une fois ce niveau atteint on verra enfin le jeu prendre le dessus et des joueurs aussi contestables moralement que Benzema (2) quitter la une des journaux et la liste des personnes les plus payées du pays.

Avec l'affaire de la prostituée mineure offerte à Ribery pour son anniversaire on pensait avoir touché le fond. Erreur: il y avait encore le vide sanitaire!

Valbuena & BenzemaValbuena & Benzema

Valbuena & Benzema

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11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 06:43

Ainsi la nébuleuse "Etat Islamique" revendique haut et fort ce qui serait un attentat contre un avion de ligne contenant plus de 226 passagers civils. Relisons cette phrase en en soulignant le fond: des religieux qui se proclament tels s'accusent eux-mêmes, au nom de leur foi, d'avoir contribué à la destruction d'un avion contenant des hommes, des femmes et des enfants. En le revendiquant elle souligne qu'ils en sont fiers. Et reconnaissons qu'il y a de quoi être fier: disposer une bombe dans la soute d'un avion de ligne en ignorant tout des futures victimes; cela fait irrésistiblement penser à la sentence attribuée à Simon de Monfort: "tuez les tous, Dieu reconnaîtra les siens".

Peut importe la "raison" invoquée pour cet attentat. Qu'est-ce qui justifie (et aux yeux de qui?) qu'on descende un vol de passagers? quelle cause pourrait sortir grandie d'une telle abjection?

Quel Dieu peut demander -et comment?- à ses servants de massacrer des innocents? quelle religion peut donner une explication à cet acte aussi inutile qu'absurde, aussi criminel que lamentable? un acte d'une lâcheté inouïe, d'une cruauté sans limites, songeons aux proches des sacrifiés.

Je pensais, naïvement, que l'époque des détournements et des attentats dans les avions était derrière nous. Quand on dit que certains vivent dans le passé....

Une fois de plus en nous faisant le coup de "revendiqué par Daech - pas revendiqué par Daech" les médias tombent dans le piège qui leur est tendu. Comment leur faire comprendre que moins on parlera des causes mieux ce sera. Plus on ignorera les revendications mieux cela vaudra.

On a plus parlé, dans cette ignoble affaire, du Sinaï, de Daech et de la confirmation de l'explosion en vol que des morts et de leurs familles. Voilà qui gifle les disparus après avoir nié leur humanité.

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10 novembre 2015 2 10 /11 /novembre /2015 06:51

J'ai en sainte horreur ces réunions au déroulement si prévisible. Le café d'abord (avec les viennoiseries), le tour de table avec la présentation individuelle, un supplice), les interventions calibrées, le coup de barre, l'ensommeillement, le déjeuner, le café, la reprise, l'endormissement de l'heure de la sieste et le spleen de fin d'après midi.
Pas un moment de ces pensums ne m'est inconnu. Jusqu'à la signature de la feuille de présence par demies-journées et le tour de table final.
Sans oublier le questionnaire à remplir sur la satisfaction des attentes et le contenu de la session...

Professionnellement c'est un passage obligé et nul n'échappe à ces interminables heures passées dans une salle trop fermée à écouter un discours ennuyeux comme un livre d'Edouard Balladur (1929-1995).

Je ne sais si le modèle a été déposé mais que ce soit au bureau ou dans la vie civile il s'est imposé. Réunion de copropriétaires, de parents d'élèves ou de syndic sont bâties sur le même schéma, seule la durée est une variable.

Jugez de ma surprise lorsque, inscrit à un groupe de discussion à la magnifique librairie "Ombres Blanches" de Toulouse j'ai eu la surprise de voir "la" feuille de présence circuler...

Heureusement c'était le seul point commun avec les mortelles réunions dont je parlais plus haut.
Une vingtaine de lecteurs et de lectrices acharnés (dont je fais modestement partie) se réunissait autour d'une autorité littéraire pour parler d'un livre qu'il leur avait conseillé.
Cette autorité -que je n'ai pas réussi à définir- avait manifestement préparé son intervention avec sérieux: il avait apporté tous les livres disponibles de l'auteur de celui qu'on avait lu, des ouvrages sur la Chine, son histoire ses images et coutumes, légendes et symboles.

Nous parlions en effet d'un livre écrit par un écrivain chinois.

L'assemblée était cultivée intelligente, indisciplinée, s'écoutant parler, curieuse et audacieuse. Mais passionnante. Pour qui aime observer ses contemporains c'était un moment remarquable. Le prétexte (un livre original et curieux avec de nombreuses interprétations possibles, allant de la fable à la critique politique voire au conte philosophique) donnait en plus un "échantillon" de personnalités intéressantes.
J'ai passé un excellent moment. je n'étais pas d'accord avec un bon nombre d'interventions mais ai trouvé vivifiantes la plupart d'entre elles. Malgré un léger brouhaha parfois chacun s'écoutait et se respectait, une rareté.

Rien à voir avec ces réunions barbantes où le temps semble bailler et où l'on donnerait n'importe quoi pour être dans les rues qu'on entend au loin par les fenêtres entrouvertes pendant les pauses.

Et mille mercis à Marie qui a su que ces réunions mensuelles me plairaient.

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9 novembre 2015 1 09 /11 /novembre /2015 06:34

Je suis un dinosaure et j'assume. Question dessins j'aimais, j'aime et j'aimerais toujours Sempé que des tartuffes appellent désormais "Jean-Jacques Sempé".
Je trouvais, dans ses dessins, tout le ridicule mais aussi tout le charme de nos sociétés. Un sens de l'humour confondant, beaucoup d'intelligence et d'humilité, une compréhension de l'autre et du respect et de la commisération pour ses contemporains.

Le respect, curieusement toujours énoncé mais dont la définition échappe à la plupart de ceux qui prononcent le mot.

On est à des années lumières des Guignols, de Groland et de Jérôme Deschamps.
Très loin également des "humoristes" qu'ils soient dessinateurs ou qu'ils s'abstiennent de tenir un crayon.

Je me souviens de ses albums au format 33 tours, certains en noir et rouge les autres coloriés qui étaient toujours des compilations de dessins si justes.

Deux dessins me reviennent qui ont bien vieilli en ce sens que ce qu'ils disaient de la dérision de nos moeurs reste d'une criante actualité:

- sur le premier on voyait des parents agacés que leur fille joue de la guitare et chante au lieu de travailler. Elle rencontrait le succès, devenait une "vedette" (à l'époque on gardait le mot star pour Ava Gardner, Marilyn Monroe ou Cary Grant), était en une des journaux et connaissait la gloire promise par Andy Warhol*. Quelques vignettes plus loin la jeune fille n'était plus dans le coup, elle travaillait et sa guitare était remisée dans un coin. Agacés, ses parents lui reprochaient de ne plus en jouer.

- sur l'autre dessin on voyait des kiosques de journaux narrant les agissements, les fortunes et les amours d'inconnus et d'inconnues et un homme perplexe devant les titres. Visiblement il ignore jusqu'à l'existence de ces "célébrités" et la raison pour laquelle ils sont devenus célèbres.

Qui ne se sent pas comme les personnages de Sempé devant les gloires vites atteintes et plus vite perdues? qui ne sent pas qu'il a du mal à trouver ses marques dans une société qui a Séguéla et Jean Claude Vandamme comme modèles?

J'adorais le dessin de la "petite bonne femme" qui revenait dans une église qui, s'adressant à Dieu disait: "c'est encore moi".

* Oui, la fameuse sentence sur le quart d'heure de célébrité que tout (mauvais) journaliste ne peut s'empêcher de citer en permanence. Warhol qui aurait dû se limiter à ce fameux quart d'heure...

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6 novembre 2015 5 06 /11 /novembre /2015 06:31

Je n'avais jamais pris le temps de regarder ou d'écouter une des innombrables prestations radiophoniques ou télévisées de la diva actuelle des médias.
Qu'elle se soit faite connaître -par le "grand public" (traduire par "les veaux qui gobent tout")- chez Laurent Ruquier était suffisant pour me faire croiser au large.

J'ai donc vu la perruche déplumée qui répond au joli nom qui est le sien. Je n'ai pas été déçu par son chant tant il correspondait à ce que j'imaginais.
Si elle présente un look savamment échevelé la donzelle possède un discours calibré qui ne laisse place à aucune fantaisie.
Ce n'est même plus du politiquement correct c'est du lisse, du sans aspérité, du prévisible.
Elle n'a aucun doute sur l'Europe, elle adopte le langage et les objectifs du Medef, est effrayée par le réchauffement de la planète, pleure les ours polaires mais trouve notre monde idéal et déteste les extrémistes.

Elle possède jusqu'au bout des ongles les mimiques de sa caste (le sourcil coléreux, l'élévation de la voix juste ce qu'il faut, le sourire de vendeuse à la foire commerciale et la connivence qui sort de tous les pores de sa peau) en une panoplie dont elle réserve sans surprise l'utilisation à tel ou tel interlocuteur.
Le NPA non, Copé oui.
Sa largesse d'esprit va de "Marine" (qu'on n'aime pas mais qu'on invite et qu'on rêve d'affronter) à Estrosi et inclus les Balkany et quelques autres brebis, galeuses mais qui ont du pouvoir.
Vous mettez le discours d'Elkabach, de Minc ou de Christophe Barbier dans sa bouche personne ne verra la substitution. (mon fils avait fait ça avec un chanteur en lui mettant une chanson et une voix à cent lieux de la sienne, c'était hilarant... mais ça n'a rien à voir, pardon!)
J'ai aussi constaté une formidable confiance en soi ("je suis une professionnelle, mes ancêtres Giroud et Ockrent peuvent être fières. Oups, j'ai oublié de fleurir le cadre avec la photo de la martyre Anne Sinclair ma sainte patronne").
En résumé Natacha Polony est dans le cadre et, à moins d'une alopécie subite ou de l'élection de Jean-Luc Mélenchon à la présidence de la république, elle y est pour longtemps.
Sa prétendue agressivité c'est du flan. Elle n'agresse que ceux dont un pied dépasse mollement.

Elle fait du spectacle que les gogos croient épicé. Tout cela ronronne pour le temps de cerveau disponible et la Miss Polony va bientôt pouvoir s'offrir, avec ses cachets, sa maison dans le Luberon, à côté de Bernard (Kouchner) et d'Inès.

Le plus drôle est que Ruquier doit penser qu'il l'a créée alors qu'un tel "talent" ne pouvait manquer d'éclore; un Labro, un FOG ou un Ardisson (quoi que physiquement...) l'aurait aussi découverte.

A force d'être évidente et de distiller de la banalité Natacha Polony s'est inscrite dans un monde d'apparences et de connivence qui doit déjà être en train de formater d'autres clones.

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5 novembre 2015 4 05 /11 /novembre /2015 06:53

Je ne sais pas exactement ce qu'a voulu (se) prouver Antoine de Caunes en présentant "Le Grand Journal" de Canal + pendant 2 ans mais je pense qu'il n'y est pas parvenu.
Je préfère écarter le côté vénal de l'affaire; Canal + paie bien et le beau Tony a des compagnes exigeantes financièrement pour penser en termes de plaisir et d'image.

Je rend grâce à V.Bolloré et ses spadassins de lui avoir épargné une troisième année...
Aux yeux de toute une génération (la mienne) de Caunes est quelqu'un d'infiniment respectable.

Alors que la télévision Française vomissait de la variétoche bien vulgaire (avec la trilogie de la médiocrité Guy Lux/Maritie et Gilbert Carpentier/Michel Drucker) de Caunes, lui, parlait du rock et faisait les déplacements en Grande Bretagne et aux Etats Unis pour nous intéresser à des personnes ou groupes qui passaient cent lieues au dessus de la tête du trio cité. Aux soirées Mireille Mathieu ou Sardou il opposait Dylan et Springsteen. Excusez du peu!

Rien que pour ça, pour "Rapido" et quelques apparitions inoubliables je lui pardonne l'erreur de casting qu'il a cautionné en présentant une émission dans laquelle il n'avait rien à faire. la beaufitude branchée lui allait comme des gants à une otarie.
N'est pas Nagui qui veut et Antoine de Caunes vaut largement plus que cela.Très largement.

Et son "Dictionnaire amoureux du rock" où pas une entrée n'est de trop ne me contredit pas.

Mais je reviens sur ce couple infernal qui, c'est dans l'air du temps, recueille des lauriers posthumes aussi immérités qu'abusifs. Maritie et Gilbert Carpentier ont réalisé, des années durant, des émissions de variétés françaises avec tous les tocards du genre. (Et Dieu sait si ça en fait!). Ils mettaient en scène des sketches et chansons avec les moyens limités de la télé et donnaient ce brouet à de piètres comédiens et d'exécrables chanteurs.

De Gérard Lenormand à Sheila pas une buse n'échappait à ces soirée mirlitons qui sentait la bêtise contente d'elle et, de la part du public, l'abrutissement consenti.
Je préfèrerais presque les veaux et génisses des télé-crochets à ces soirées "qualité France" où Enrico Macias dansait avec Nana Mouskouri et Joe Dassin flirtait avec Jeane Manson.

Question chanson française j'ai en horreur l'élitisme méprisant (ceux qui aiment bruyamment Philippe Katherine ou Ab-al-Malik....) et la variété plouc (Louane, Patricia Kaas etc.). de Caunes correspondait -musicalement parlant- à mon genre de beauté.

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4 novembre 2015 3 04 /11 /novembre /2015 07:01

Les anciens abattoirs de la ville ont été transformés en musée d'art moderne. Question horreurs ils avaient effectivement une certaine expérience.

Moyennant quoi il y a régulièrement, dans ces bâtiments effectivement assez esthétiques, des manifestations culturelles autour de ces guignols qu'on appelle "créateurs" et que les différents ministres de la culture qui ont pensé pouvoir succéder à André Malraux ont cru devoir encourager.

Je ne reste pas figé à l'art de Mme Vigée-Lebrun (quoique...) mais j'ai du mal avec le n'importe quoi qu'on nous présente régulièrement comme la quintessence de la création.

Un ami m'a donné rendez-vous au musée pour voir l'exposition du moment. Un titre pompeux suffit à drainer une foule conquise d'avance et qui s'immolerait sur place plutôt que de reconnaître qu'elle ne comprend rien et se pose les mêmes questions que toute personne censée: "de qui se moque t'on?".

La caisse laissait incidemment apparaître un de ces chalets préfabriqués qu'on appelle "chalet de Noël" et qu'on trouve de Paimpol à Forcalquier pendant tout le mois de décembre. Devant lui se trouve une sorte d'enseigne lumineuse posée sur roulettes. Elle clignote doucement. Il est écrit: "la réalité n'existe pas". L'entrée à plus de 10€ elle, existe bien.
J'ai pris congé de mon ami, de sa femme prête à aimer toutes les "installations" que de cyniques vendeurs ont conçu pour elle et suis rentré chez moi.

Ai-je raison, ai-je tort? je ne sais pas mais je sais que je ne suis pas obligé de payer pour voir des choses grotesques. il suffit de se pencher à la fenêtre.

Habitués à mes réactions mes amis m'ont laissé partir sans mot dire: ils ont du penser que j'avais oublié d'éteindre la cuisinière ou laissé le chat dans la baignoire.

Expo aux abattoirs
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