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7 octobre 2015 3 07 /10 /octobre /2015 06:05

Comme la dernière fois que je suis revenu du Canada (où j'ai vu des Canadiens) ma carte bancaire a été piratée et des achats au montant élevé ont été tentés ou effectués.
Parmi ces derniers PRICEMINISTER semble être un destinataire prisé.

Aussitôt que constatée il faut contester les achats frauduleux auprès de sa banque, aller au commissariat le plus proche déposer plainte (soit dit en passant j'aurais bien porté plainte pour l'atmosphère régnant au commissariat...), faire opposition à la carte bancaire et.. s'arrêter de vivre ou presque si, comme moi, on a une banque à 800 km de son domicile.

Heureusement, depuis la dernière utilisation indue de mon moyen électronique de paiement (ma CB quoi!) les choses ont évolué: pour certains achats en ligne (mais je ne connais pas le montant plancher) les acheteurs se voient contraints de valider leur achat en le confirmant avec un code que communique la banque sur notre mobile personnel. Les fraudeurs ont les codes de la CB mais pas le téléphone et, je l'espère, de ce fait les commandes sont annulées.

Je ne parviens pas à comprendre comment ma carte a pu être piratée une seconde fois au Canada. Instruit par la première j'ai fait extrêmement attention et l'ai surveillée comme le lait sur le feu.
J'ai acheté très peu par ce moyen de paiement et n'ai jamais laissé le règlement se faire loin de ma vue. Je payais tout en liquide.

J'ai vu cette fois que la carte était introduite dans la machine (et non passée rapidement dessus) et là aussi n'ai rien constaté d'anormal.
Le fait que, cette fois encore, PRICEMINISTER soit un des bénéficiaires de la fraude et que celle-ci s'est faite entre mon départ de Montréal et mon réveil à Toulouse ce matin (donc entre samedi 21H heure locale et dimanche 14H00 heure locale également) semble dire que cette fraude se fait à l'aéroport.
Seul problème: cette fois j'ai transité par Paris Charles de Gaulle et non à Orly ou Blagnac comme les fois précédentes et n'y ai rien acheté ou payé en CB. Mais une bande de voleurs sournois et abjects opérant depuis les aéroports n'est qu'une hypothèse.
La réalité a sans doute été énoncée (en forme de boutade?) par Nicolas, mon fils: "tu dois avoir une tête de pigeon".

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6 octobre 2015 2 06 /10 /octobre /2015 06:54

On l'a dit et répété, sans doute le film "les choristes" a fait naître bien des vocations.
Le problème c'est que ces vocations ont été encouragées par des chefs de choeur qui n'en avaient qu'un titre autoproclamé.

De ce fait le pays s'est couvert de chorales qui chantaient, plutôt mal que bien, des scies impossibles du style "la Java de Broadway" ou "Que je t'aime".
Sans doute suis-je un peu prétentieux mais je pense que l'art choral doit élever les âmes un peu au-dessus de Sardou ou Hallyday.
Cabrel? oui, Cabrel aussi.

Pour être franc je n'imagine le chant que religieux ou "sacré". A mes oreilles (et selon moi) le travail de la voix et les ensembles musicaux s'adapte principalement à la "grande musique" et à des oeuvres qui vont des oratorios aux Requiem en passant par la liturgie et même les chants profanes.

La musique du XXème siècle se prête aussi à l'interprétation par des ensembles vocaux.

Disposant d'un peu de temps je me suis dit que, moi aussi, j'allais chanter dans un ensemble. J'ai donc épluché les annuaires en ligne et écarté tous les chorales qui promettaient de "revisiter la chanson Française" (ce sont eux qui mettent une majuscule à française!) et celles qui en pinçaient pour les Carmina Burana de Carl Orff ou les choeurs de Nabucco.

... faut pas déconner!

Mon choix s'est porté sur 3 chorales proches et la première qui a répondu à mes questions par mail m'a vu débarquer, émule de Rolando Vilazon, certain que ma méconnaissance presque totale du solfège et ma voix jamais travaillée ne seraient pas des handicaps et que ma bonne volonté suffirait à me faire accepter.

La soirée fut littéralement magique. Le chef de choeur, un sexagénaire caractériel mais magnifique professionnel faisait répéter des chants impossibles à une trentaine de filles, de femmes et d'hommes et une sensation d'harmonie, de travail bien fait, de passion, d'amour de la musique et de beauté doublée de plaisir régnait dans la salle. (salle dont l'acoustique était minable).

A capella les 30 chanteurs et chanteuses donnaient leur meilleur (mais le chef d'orchestre avait vu "la grande vadrouille") et j'étais ému par la beauté des chants travaillés (Eli, Eli! de Georgius Bàrdos et Esti Dal de Béla Bartok entre autres mais aussi des pièces écrites par Ligeti).

A 22H15 il y eut une pause et les "nouveaux" (dont j'étais) passèrent un examen devant le chef de choeur qui décidait si l'impétrant était accepté ou pas.
Nous étions 5, 2 hommes et 3 jeunes femmes. J'étais le dernier et je n'en menais pas large. Décidé à m'appliquer je n'envisageais pas un instant qu'on me refusât.

Les quatre autres me mirent au supplice tant, malgré les portes j'entendais leur voix mise en difficulté.

Je vais aller vite; le suspens est déjà éventé. Ils furent pris tous les 4 et je fus le seul à être gentiment congédié sans rachat possible. Je retiens deux phrases du lapidaire commentaire du chef de choeur: "analphabète de ma propre voix". "Trop de travail pour arriver au niveau du groupe constitué".

Analphabète.....

Il fallut encore faire bonne figure pendant trois quarts d'heure et me "fader" la sortie du stadium, où des milliers de supporters étaient allés voir Toulouse prendre une pile. (NB: Toulouse TFC perd TOUT LE TEMPS). Embouteillages, quartier envahi, places de stationnement introuvables, voiture garée devant l'entrée du parking, l'analphabète enrageait intérieurement...

C'était tellement beau ces chants. J'aurais tellement aimé être pris!

Au fait..."La Java de Broadway"... C'est pas mal?

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5 octobre 2015 1 05 /10 /octobre /2015 06:56

Je me demande parfois si tous ceux que je n'aime guère (les médias, la pub, la com...) ne font pas, finalement, qu'exploiter la bêtise crasse de nos contemporains.

Parmi ces contemporains il me semble même qu'il respectent encore moins l'élément féminin à qui il s'adressent avec une condescendance qui confine à la misogynie et au mépris.
Les magazines qui leurs sont proposés en disent d'ailleurs plus que n'importe quel discours étayé. Nos compagnes sont prises pour 1°) des buses 2°) des demi-personnes à qui l'on peut faire croire et faire acheter n'importe quoi 3°) des simplettes qui ne retiennent jamais aucune expérience.

Je m'explique et le prouve. Sur les "abribus Decaux" je suis revenu en arrière pour regarder plus attentivement une publicité destinée à la gent féminine. Il s'agit d'une campagne pour un produit de la marque Filorga et l'affiche précise (c'est écrit en toutes lettres, je n'invente rien): RAJEUNIR à la vitesse de la lumière - Skin Absolute Day - et le meilleur: "Anti-âge au saphir blanc". L'affiche est illustrée par une photo d'une sorte de Marshmallow blanc lumineux sortant d'un flacon translucide et mu par le contraire de l'attraction universelle.
Pour celles qui auraient conservé quelques doutes il est précisé au bas de l'affiche: "Directement inspiré de la médecine esthétique" (et c'est le mot médecine qui est important) et c'est suivi de "cliniquement prouvé" ce qui ne veut rien dire et ne mange pas de pain.

L'agence de com, ce phare de la pensée moderne, a déterminé que ces crèmes qui contiennent plus de 80% d'eau sont indispensables aux femmes et les en a convaincues.

Pour démultiplier les bénéfices chaque marque a sa formule et plus on monte en gamme plus le prix est élevé sans qu'il y ait un rapport de cause à effet. (cf "60 millions de consommateurs).

Des marques se créent qui utilisent les mêmes références: le métal, le verre, la lumière, le blanc, l'espace, la santé etc. Comme, dans ce domaine, on peut dire absolument ce que l'on veut, on a déniché ce "saphir blanc". Qu'est-ce? à quoi ça sert? quelles sont ses propriétés? comment agit-il? en combien de temps? sur quel type de peaux? sur quoi l'a t'on testé? où? quand? quelles sont les contre-indications? quelle quantité de saphir blanc? combien il coûte? de quel région du monde vient-il?. De tout ça les utilisatrices ne sauront rien.

Autre sujet d'incompréhension pour moi : l'expression "anti-âge". Quelle personne sérieuse peut donner le moindre crédit à une telle entourloupe? que je sache même les personnes les plus fortunées et les plus en vue vieillissent. la ménagère de Clermont Ferrand n'échappe donc pas à la règle et sa crème à plus de 70€ les 40g n'y fera rien, quand bien même contiendrait-elle du saphir gris ou bleu!

Et cette formule en langue anglaise? avez-vous remarqué qu'une publicité sur deux en possède une? la joie et la fierté du colonisé qui en redemande. Skin Absolute day... ça ne veut strictement rien dire!

Enfin, et je terminerai par là avant un haussement d'épaule définitif le "cliniquement prouvé" est la signature de l'escroquerie. Puisque la formule veut tout et rien dire et qu'elle n'est pas expliquée l'acheteuse potentielle se rassure à bon compte et imagine que les amis du regretté Jacques Servier cautionnent l'anti-âge au saphir blanc et reconnaissent ses vertus de rajeunissement à la vitesse de la lumière.
Si, en plus elle trouve dans sa boîte aux lettres une invitation à une "vente privée" ou un bon de réduction, dès ce soir elle rajeunira et deviendra belle comme l'imposteur qui se fait appeler Nathalie Baye, qui a sa voix mais pas ses traits.

Car le rêve ultime de nos compagnes c'est d'être une vieille jeune, une maigre avec des seins et des fesses mais dotée d'un poids d'adolescente et d'avoir la peau plus lisse que celle d'une otarie sortant de l'eau. Forcément il y a du travail et un sacré besoin de poudre de perlimpin....


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2 octobre 2015 5 02 /10 /octobre /2015 06:33

Je terminerais la semaine par un "coup de gueule" sans silencieux. En me baladant chez "Ombres Blanches", ma librairie de référence dans la ville rose je suis tombé, incrédule, sur un petit livre de la collection Folio intitulé "Lettre à Yves" et signé Pierre Bergé.
Oui, cet insupportable individu qui possède un pouvoir considérable (celui que donne la surface financière illimitée, le fait d'appartenir à une minorité agissante en tant que "référence" (le milieu homosexuel), la notoriété et le fait d'avoir évolué dans un monde d'apparence (la mode) ose publier ses lettres à son amant, lettres dont j'imagine tout le monde se fout comme de l'an 40.

Qu'est-ce qu'on peut bien avoir à apprendre dans cet étalage indécent qui méritât d'être publié? j'ai dit ici la tristesse et la colère mêlée d'impuissance qu'éprouvent ceux qui écrivent et trouvent porte fermée chez les éditeurs.
Qu'est-ce qui justifie que cette baudruche badigeonnée au bleu Majorelle publie ses courriers intimes au plus caractériel des couturiers? Qu'a t'on à voir avec cette intimité non pas sulfureuse mais déplacée? Personne, pour l'éconduire, ne lui a dit ce qu'on dit dans ces cas-là? "désolé mais votre livre, malgré de grandes qualités littéraires, n'entre pas dans notre politique éditoriale"

Ce bonhomme qui possède une influence démesurée ne rencontre décidément jamais quelqu'un pour lui dire à quel point il est énervant et c'est injuste.

Mais jugez sur pièce, je ne voudrais pas qu'on puisse imaginer je ne sais quelle jalousie. Les qualités d'écriture et l'élévation de pensée sont évidentes à la page datée du 2 mars 2009 puisqu'on y lit, in extenso: "Kikou, tu me manques terriblement". *

Inclinons-nous devant la profondeur de la pensée et la recherche du terme adéquat pour la décrire. Quel génie! quelle puissance évocatrice. Et ce "Kikou en début de phrase; quelle trouvaille stylistique! Une page sur une centaine et qui compte cinq mots, une paire de guillemets et une virgule. C'aurait été dommage de priver le monde d'une telle élévation de pensée et d'une écriture aussi novatrice!

Vous me rétorquerez à juste titre qu'ils sont nombreux à être dans ce cas (n'avoir rien à dire et mal l'écrire) et que Attali, Sollers ou d'autres n'ont rien à lui envier. C'est vrai et ma mauvaise humeur risque de durer jusqu'à l'heure du déjeuner!

* je n'ai rien inventé et cette "lettre" a été jugée publiable donc intéressante. Et republiée en édition de poche.

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1 octobre 2015 4 01 /10 /octobre /2015 06:26

Je me souviens parfaitement de la nuit du 1er octobre 1983. Je me souviens de presque tout ce que j'ai vécu et ressenti.
C'était d'abord la fameuse "perte des eaux" pendant la nuit précédente. Au beau milieu de la nuit Catherine s'est retrouvée comme inondée (et moi aussi). La poche des eaux venait de se rompre et le liquide amniotique de s'échapper.

Pascale T*** qui était dans le même état peu avant nous avait expliqué qu'avec sa voiture elle roulait sur les pavés de Versailles pour obtenir ce résultat. Nous n'avions pas eu besoin d'avoir recours à ce stratagème pour faire venir ce bébé qui, ce ne serait pas son habitude par la suite, était en avance.

Le sac d'affaires pour la maman et le bébé (nous savions que c'était un garçon) était prêt, il ne restait plus qu'à aller dans le XVème, chez les bonnes soeurs, pour l'accouchement.
Prématuré, non. Pressé un petit peu (15 jours) Nicolas l'était. Mais pas ce 1er octobre de "venir au monde" comme on dit si joliment.
Mes frasques (ah! le lit électrique de la parturiente...), mon impatience et la longue attente font qu'une des bonnes soeurs (pas celle qui avait une calculette à la place du coeur) m'a prié de retourner chez moi voir si elle y était.
Après un après midi interminable, en soirée, les contractions étaient enfin (si j'ose dire) respectables. Je me souviens que j'ai assisté à l'accouchement (ce que je regrette) et que j'ai coupé le cordon ombilical qui reliait un alien verdâtre à sa mère épuisée mais souriante.

Lorsque la tête du bébé est apparue le Dr Hussenot, un médecin adorable, a tapé sur la table en verre en simulant un roulement de tambour et a dit: "Et voici Nicolas".
Depuis, ce Nicolas là, a tendance a beaucoup théâtraliser et à soigner ses entrées mais on sait d'où ça vient!

Le regardant j'ai eu un doute: comment des parents aussi beaux pouvaient faire un enfant aussi contestable? Heureusement cette impression n'a pas duré, ou plutôt seulement 32 ans. Je plaisante,il a été magnifique quelques semaines après et l'est resté.

Une fois E.T mis dans sa couveuse nous avons réalisé que désormais et pour longtemps nous serions 3. Nous étions ébouriffés par cette petite présence et conquis par ses petits bruits.

J'ai enregistré la subtilisation du placenta mais visiblement "cela ne me regardait pas".

Dans le même ordre d'idées, j'ai failli retourner un coup à celui ou celle (je ne sais plus) qui a piqué son minuscule pied pour en prendre une goutte de sang et ai été immédiatement conquis par ce bébé encore si vilain.

Oui, pour sa soeur ce sera la même chose quatre ans après, immédiatement conquis. Mais elle, elle a été jolie tout de suite.Totalement conquis. 1 minute après leur naissance je les aimais déjà. Et il y en a qui contestent l'existence d'un amour paternel.


Plus tard (vers 23H) nos 3 amies de l'époque (Odile, Agnès et Sophie) ont eu la chance (?) de se pencher sur le berceau et de saluer Nicolas qui montrait qu'il avait de la voix. (Laquelle des 3 était la "fée Classicos" je l'ignore mais ses dons sont restés discrets!).

La "soeur fric", comme je l'avais baptisée, un Harpagon religieux qui nous eût fait payer l'air ambiant, nous a donné notre première leçon: un bébé c'est beaucoup d'amour et beaucoup de dépenses. Nous étions tellement contents que nous ne l'avons pas étouffée avec son voile de religeiuse mais je le regrette encore.

Le retour à la maison est une autre aventure intéressante mais chaque minute de ce 1er octobre d'il y a trente-deux ans reste gravée en moi comme pour la plus belle journée de ma vie.

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30 septembre 2015 3 30 /09 /septembre /2015 07:15

Je ne pense pas être une personne sectaire et encore moins une personne violente. Pourtant, pendant l'embarquement du vol Easy Jet de jeudi 16H30 dernier (le vol avait 1H1/2 de retard...) j'ai eu une bouffée de haine et une grande envie de dire à Alain Badiou tout le mal que je pense de lui et de ses théories totalitaires assumées. Je dois même dire que j'étais contrarié de partager mon vol avec ce personnage qui me révulse.

C'est un vieil homme (78 ans) mais il se porte bien et a un regard perçant. Il a enregistré que je l'ai reconnu et très bien compris ma viscérale détestation de lui et de ses idées.
Pour résumer, cet homme fait partie de ces intellectuels qui ont avalisé toutes les dictatures "progressistes", couvert et justifié toutes leurs exactions et qui ne le regrettent pas.
Badiou est un communiste comme Staline les rêvait: intelligent mais docile, sachant de quoi il retourne mais se faisant égorger plutôt que le reconnaître. Un de ces "idiots utiles" qui ont pourri la vie de milliers de leurs contemporains en soutenant des régimes effroyables et en terrorisant les autres intellectuels par leur guerres ineptes et leur police de la pensée.
De toute cette violence verbale, de toute cette pensée avariée et de de toutes ces années du côté du totalitarisme le Badiou qui attendait son avion à Orly était à peine marqué. Un papy-gâteau qui, au lieu des 3 petits cochons, devait raconter à ses petits enfants -en les approuvant- les crimes de Mao, de Ho Chi Minh et de Castro façon épopée.
C'est un vieil homme fier alors que ses positions répugnantes pour certaines (on a un texte de lui soutenant, au moment de sa chute, Pol Pot et son "régime" Khmer rouge) devraient lui faire adopter un profil bas. Ses mots étaient des armes et il ne les a pas déposées. il est toujours en fonction et n'a renié ni ses méthodes ni changé ses cibles.
Le fait que son ennemi de toujours, le capitalisme a gagné ne lui donne pas raison pour autant. Entre la peste et le choléra il a choisi et l'a fait en connaissance de cause avec son talent et son intelligence.
Il fait, à mes yeux, partie de cette "intelligentzia" qui s'est à jamais sabordée dans une collaboration avec l'ignoble. Le tout dans une dialectique violemment agressive et fausse.
Dans le hub, Ses yeux qui soutenaient mon regard m'ont montré sans équivoque que s'il avait eu la possibilité d'être patron du KGB ou de l'Angkar il aurait envoyé ceux qui pensaient mal à la mort sans barguigner.

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29 septembre 2015 2 29 /09 /septembre /2015 06:43

Notre drôle d'époque aime les boutiques très dépouillées. Une cinquantaine de paires de tennis à tout casser, quelques fringues chics de dames ou quelques tenues de sport à des prix défiant toute concurrence (= très très chers) par magasin suffisent pour attirer un chaland de plus en plus prisonnier de schémas mentaux inculqués dès le berceau par la publicité et la communication.

J'ai été stupéfait, samedi, en cherchant vaguement un sac à dos pouvant discrètement contenir un ordinateur 17 pouces de voir à quel point certains magasins prennent à rebours ce qui m'a été appris quand j'étais enfant:

- la sobriété des assemblages de couleurs par exemple. Maintenant c'est le contraire, tout est flashy, tout est fluo.

- les matériaux: plastique cheap et matériaux de synthèse laids et sans charme

- les formes sont lourdes et souvent disgracieuses

- la discrétion est le dernier des soucis des fabricants

- les dessins sont agressifs et les marques impossibles à oublier. La marque ou signature est partout.

- le prix enfin semble à l'exact contraire de l'objet vendu: plus il est vilain et banal plus il est vendu cher.

Je suis entré pour la première fois dans un magasin "North Face" et ai été ébahi par la tristesse des articles vendus, leur laideur même et le niveau très élevé de leur prix. Même soldés les tee-shirts (de simples tee-shirts avec "North Face" indiqué dessus) coûtaient autour de 40€.

J'ai fait, aiguillonné par cette expérience, la visite d'autres boutiques "tendance" et ai fait le même constat: plus c'est moche plus c'est cher et plus les gamins achètent. Des minettes tout juste pubères sortaient des billets de 50€ pour acheter des baskets à gerber.

De quoi me demander, une fois de plus, si je ne viens pas d'un autre monde et si je ne ferais pas mieux d'y retourner au plus vite!!!

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28 septembre 2015 1 28 /09 /septembre /2015 06:37

J'ai regardé l'autre jour un film étonnant qui m'avait été conseillé à deux reprises par deux personnes très différentes.
Il s'appelle "la route", date de 2009, a été réalisé par un tâcheron Hollywoodien d'origine australienne John Hillcoat d'après le roman de Cormac McCarthy, auteur ayant obtenu le prestigieux Prix Pulitzer.

C'est un film prenant et moins manichéen que la production cinématographique américaine moyenne. Parfois on pourrait presque songer à un film "d'auteur" mais les passages obligés du cahier des charges du film à grand spectacle ou, à tout le moins, du film qui rapporte des dollars y sont.


J'évacue donc de suite les quelques séquences pataudes constituées par les flash-backs des temps heureux (Charlize Theron a un petit rôle, il faut donc la voir en couleurs), la découverte d'une canette de Coca-Cola qui donne un moment presque gênant tant il ressemble à un mauvais spot de publicité et le passage le plus "téléphoné" de la découverte d'un piano en état de marche. Le héros tourne autour et l'on se demande si le metteur en scène va oser lui faire jouer la musique du bonheur des débuts. Il hésite autour du piano et on se dit: "non, pas les 4 notes..." Et il les joue!

Enfin on n'échappe pas aux brutes mal rasées armées jusqu'aux dents et se déplaçant sur des pick-ups énormes qu'on trouve partout, de "Jurassik Park" à "Avatar".

L'histoire tient sur un ticket de bus: la terre (les USA) a été détruite par un évènement inexpliqué. Il n'y a plus d'animaux et plus de civilisation. Dix ans après cette catastrophe qui laisse la nature ruinée et les hommes redevenus sauvages (ils sont même anthropophages). Un père et son fils traversent le pays vers la mer et le sud en affrontant mille dangers.

Le film vaut par les décors (impressionnants), la peur diffuse mais présente de bout en bout que génère l'histoire et le fait que cet enfant est en danger permanent.

L'acteur qui joue le père est assez limité mais il dégage une force qui convainc et de celle-ci naît le suspens quand il tombe malade et meurt.

L'enfant est correct (en V.O) et n'est pas exaspérant comme les enfants des films de Spielberg.

Le film n'est pas bavard et c'est un bon point, il est plausible et c'en est un autre. Les épreuves que traversent le père et son jeune fils sont parfois éprouvantes pour nos nerfs (le saloir....) mais c'est bien filmé et sobre.

Avant le film le DVD proposait des bandes-annonce de films d'une bêtise égale à la violence qu'ils mettaient en scène. Avec "La Route" on sort des films "blockbusters" pour ados gavés de jeux vidéo et de films gores de zombies.

Et, en cherchant bien, il y a presque un message philosophique!

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25 septembre 2015 5 25 /09 /septembre /2015 06:22

Je n'ai aucune estime pour les "Femen" et les trouve même pathétiques. Leur combat qui, au départ est honorable, est inutile et vain par les actions qu'elles mènent.

Montrer ses seins est absurde et finalement très sexiste et ne dénonce absolument rien si ce n'est la bêtise de celles qui les exhibent ainsi.
Je ne dis pas, je me répète, que leur lutte soit inutile et même qu'elles ne soient pas courageuses. Il faut du courage (et une bonne dose de naïveté) pour affronter le machisme borné de leurs cibles mais il faut remarquer que si elles prennent des risques elles sont seules à en supporter les conséquences.
En les encourageant la presse les envoie au "casse-pipe" et fait de beaux (question de vocabulaire) papiers mais les filles se retrouvent bien seules dès que ça tourne vinaigre.
De mon point de vue agresser les catholiques à Notre Dame et les musulmans dans un colloque n'est pas la même chose et leur action a le grave défaut de tout mélanger.

Je n'irai pas jusqu'à dire que les Femen sont manipulées (je n'en sais strictement rien) mais je crois que, derrière elle, des "communicants" aux intentions douteuses ne sont pas loin qui tirent les ficelles.

Montrer ses seins! la belle affaire. Il faut vraiment que de part et d'autre on soit bien rétrograde pour se formaliser d'une telle chose.

Provocations inutiles les actions des Femen n'apportent rien et ne font rien changer. Elles donnent juste une possibilités aux médias de masse de désinformer un peu plus et, ainsi, de préparer le temps de cerveau disponible pour Coca-Cola.

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24 septembre 2015 4 24 /09 /septembre /2015 06:52

L'excellent David Gilmour, qui n'est pas à proprement parler, un perdreau de l'année, doit avoir des problèmes d'inspiration.
Et ceux-ci se conjuguent avec ses soucis financiers si j'en juge par l'extrêmement médiocre album de Pink Floyd (2 membres morts et le fondateur évanoui dans la nature...) qu'il a commis l'année dernière.

Seul un arriéré d'impôt ou le changement de la voiture (quoi? des travaux d'étanchéisation de sa péniche-studio d'enregistrement?) justifiaient la sortie de cette daube inaudible.

Traversant notre riante contrée et empruntant les trains de la SNCF que le monde et le système solaire nous envient, il a entendu le jingle "ta-tin-tin-ta" qu'on entend 800 fois par minute sur les quais et a écrit un titre "Rattle that lock" autour de ces 4 notes.

Un titre très honnête qui, comme le gimmick ferroviaire publicitaire s'insinue en vous jusqu'à coloniser votre cerveau.

Gilmour possède une voix immédiatement reconnaissable et un talent de guitariste absolument incontestable.

Ses productions ne sont jamais anodines et son "concert à Gdansk" est absolument remarquable. Le malaise, si malaise il y a, vient de ce qu'on l'a connu jeune et maigre, plaisant (beaucoup) aux filles* et répondant aux critères de la rock star et que c'est maintenant un gros sexagénaire chauve à la barbe blanche qui semble ne pas imaginer dételer un jour.
Personne ne le lui demande et à lui seul il a plus de talent que 693 fournées de "Star academy" et autres pouilleries de "Nouvelle star" mais à juste titre on pourrait trouver qu'en 46 ans il a pu s'exprimer.

Comme on dit maintenant: "je dis ça, j'ai rien dit".

* Et au Lycée Rodin (Paris 13ème) il était difficile de franchir les portes d'entrée avec un look à la Gilmour. Et la maison des parents aussi d'ailleurs...

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