Pendant les fêtes ils se sont donnés le mot pour nous réclamer nos fonds de poches. Pas une seconde sans que de Ebola à l'Unicef des têtes à claques à l'air concerné nous enjoignent de verser notre obole pour une bonne cause.
Ca va du disque éprouvant où de fausses gloires massacrent des chansons qui ne leur demandaient rien (mes 3 cheveux se dressent sur ma tête quand j'entends ce qu'ils ont fait de "foule sentimentale" de Souchon) à ces pubs pénibles où Arditi et Moati essaient de nous apitoyer eux qui ne doivent pas avoir de problèmes de découverts.
La pire des retapes est ce spot radio où l'on nous parle de bidonvilles et de chansons que reprennent des pauvres pour que nous crachions au bassinet de "Médecins du Monde".
En entendant tous ces gens réclamer des sous, nos sous, pour diverses causes grotesques et sérieuses on finit par avoir envie de ne rien donner et de faire un monstrueux bras d'honneur.
Pourquoi aurions nous plus envie d'être généreux en fin d'année? pourquoi pourrions nous l'être alors que le gouvernement a asséché jusqu'aux tirelires des enfants?
Bon, je sais, j'exagère. Mais j'éxècre ces batteleurs d'estrades qui prennent des airs de circonstances pour venir nous tirer des larmes et des chèques.
Le summum de la connerie est cette pub-demande de dons pour "reporters sans frontières" où on nous dit qu'un journaliste est enfermé dans un container depuis 12 ans. Le scénariste de cette daube devrait y être enfermé.
On nous en demande tant, tout le temps, que même avec la meilleure volonté du monde, on ne peut donner pour la recherche contre le Sida, le Téléthon, les Enfoirés (horreur!), l'armée du salut et j'en oublie.
J'avais 100€ à donner à un(e) SDF poignant(e): j'ai reçu in extremis une facture de 123€ pour l'enlèvement des ordures ménagères.
On a les bonnes causes qu'on peut!

