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1 janvier 2015 4 01 /01 /janvier /2015 06:56

Pendant les fêtes ils se sont donnés le mot pour nous réclamer nos fonds de poches. Pas une seconde sans que de Ebola à l'Unicef des têtes à claques à l'air concerné nous enjoignent de verser notre obole pour une bonne cause.


Ca va du disque éprouvant où de fausses gloires massacrent des chansons qui ne leur demandaient rien (mes 3 cheveux se dressent sur ma tête quand j'entends ce qu'ils ont fait de "foule sentimentale" de Souchon) à ces pubs pénibles où Arditi et Moati essaient de nous apitoyer eux qui ne doivent pas avoir de problèmes de découverts.

 

La pire des retapes est ce spot radio où l'on nous parle de bidonvilles et de chansons que reprennent des pauvres pour que nous crachions au bassinet de "Médecins du Monde".
En entendant tous ces gens réclamer des sous, nos sous, pour diverses causes grotesques et sérieuses on finit par avoir envie de ne rien donner et de faire un monstrueux bras d'honneur.

Pourquoi aurions nous plus envie d'être généreux en fin d'année? pourquoi pourrions nous l'être alors que le gouvernement a asséché jusqu'aux tirelires des enfants?

Bon, je sais, j'exagère. Mais j'éxècre ces batteleurs d'estrades qui prennent des airs de circonstances pour venir nous tirer des larmes et des chèques.

Le summum de la connerie est cette pub-demande de dons pour "reporters sans frontières" où on nous dit qu'un journaliste est enfermé dans un container depuis 12 ans. Le scénariste de cette daube devrait y être enfermé.

 

On nous en demande tant, tout le temps, que même avec la meilleure volonté du monde, on ne peut donner pour la recherche contre le Sida, le Téléthon, les Enfoirés (horreur!), l'armée du salut et j'en oublie.

J'avais 100€ à donner à un(e) SDF poignant(e): j'ai reçu in extremis une facture de 123€ pour l'enlèvement des ordures ménagères.
On a les bonnes causes qu'on peut!

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31 décembre 2014 3 31 /12 /décembre /2014 06:59

Je suis tout à la fois surpris et exaspéré que notre mémoire ait retenu la période du "McCarthysme" non comme une période dérisoire mais comme criminelle ce qu'elle n'est pas et n'a pas été.
On se rappelle que sous McCarthy le monde du cinéma américain a été "épuré" et que quiconque avait, de près ou de loin, des acquointances avec le communisme était renvoyé et condamné à changer de métier et de milieu professionnel.
Grave, ridicule, absurde, injuste, outré... la liste des adjectifs est longue qui pourraient être utilisés pour qualifier cette période hollywoodienne qui dura très peu et ne concerna qu'une microscopique quantité de personnes.
On sait tous que le grand cinéaste Elia Kazan se déshonora à jamais et que le prodigieux scénariste Dalton Trumbo fut empêché de travailler pendant des années.
On parle démesurément de cette période en la flétrissant (à titre légitime) mais on oublie qu'en face, à l'Est, le communisme de l'Oncle Jo, alias Staline, ne s'en prenait pas à quelques scénaristes progressistes de son pays mais à des pans entiers de la population de l'URSS, les déportant ou les faisant tuer.
Toujours au nom de cette même idéologie la Chine commençait à massacrer à haute dose ceux qui n'étaient pas convaincus des bienfaits de son application forcée.
D'un côté une centaine d'intellectuels vivant dans un microcosme atteint d'un prurit purificateur de l'autre des millions de personnes niées, battues, maltraitées et déportées quand elles n'étaient pas tuées.

Il serait temps de remettre les choses à la bonne distance et de faire le "Nuremberg" de ce communisme qui, si ses intentions étaient pures a plus tué qu'aucun autre régime. Je sais qu'il ne faut comparer que ce qui est comparable mais à force de toujours nier ou minimiser l'étendue du désastre on finit par focaliser sur des épiphénomènes, certes regrettables.

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30 décembre 2014 2 30 /12 /décembre /2014 06:23

 

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En matière d'habitat les parisiens ne sont pas "logés à la même enseigne". J'ai été surpris par la crasse, le délabrement et la tristesse de certains quartiers dès lors qu'on quitte les "beaux quartiers" ou même simplement les "quartiers touristiques".
Dans le XVIème arrondissement les papiers cadeaux et les reliefs de Noël ont été enlevés le matin du 25.

Ailleurs...

Je ne refais pas le monde ni ne le découvre à mon âge mais suis honteux que ma génération n'ait pas fait moins mal que les deux qui l'ont précédée.
Il y a une caste sociale toute puissante (en gros ceux qui skient à Gstaat, bronzent l'été sur leur Yacht et ont des appartements à New York, Londres et Paris), une autre qui ne connaît pas la crise et est constituée de la grande bourgeoisie (qui vit bien mais très loin du standing des précédents) ou de ceux qui ont accès au luxe (comédiens, sportifs de haut niveau...), une classe moyenne qui croit le "Figaro" quand il lui dit qu'elle va les rejoindre, des Français qui, héritage aidant, se maintiennent mais ne pourraient plus se constituer le patrimoine que leur ont laissé leurs parents puis vient ensuite une longue litanie de gens qui essaient de ne pas chuter mais dont le déclin est quasi-certain et commencé.

Et tout en bas ceux dont on peut penser que notre société va les éliminer d'une façon ou d'une autre. Les barrières autour des bancs d'Angoulême montrent qu'on cherche!

Paris, par sa richesse et ses contrastes montre immédiatement l'état de notre société. J'ai marché de Père Lachaise à Trocadéro le 26 décembre en passant par la République, les Grands Boulevards, la Madeleine, la Concorde et l'Alma. Un luxe proprement inouï (et inconnu à Toulouse) et une pauvreté stupéfiante. Humiliante.

Le 26 décembre des SDF ne mangeaient pas à leur faim et végétaient dans le froid tandis que des Porsche et des Maserati faisaient le pied de grue devant les magasins de grand luxe.

On nous cite toujours l'Inde et ses "Intouchables". Notre société, notre "modèle" fabrique des Intouchables irrécupérables et à la chaîne.

La République était censé être ce régime qui permettrait aux personnes méritantes de s'élever par leur travail ou leur talent. On voit que nous n'avons guère progressé. Question démocratie, institutions politiques, habitudes journalistiques et artistiques je dirais que la Vème République de M Hollande est en tous points comparables à la Monarchie de Louis XVIII. (1814-1824)

Ni plus, ni moins.

 

 

 

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29 décembre 2014 1 29 /12 /décembre /2014 07:00

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Sans être comme le personnage du livre d'Octave Mirbeau et du film de Luis Bunuel "Journal d'une femme de chambre" j'ai un petit tropisme pour le pied des femmes et surtout pour les godasses de qualité.
Je n'en suis pas (encore) comme le secrétaire d'état Tron qui faisait des massages forcés mais qui sait...

Trève de plaisanterie! j'aime bien les belles chaussures mais elles coûtent cher.
De temps en temps je m'en achète une paire et je les soigne comme si elles étaient vivantes.
Rien n'est trop beau pour elles et du cirage au tissus utilisé pour faire le faire entrer dans le cuir à celui qui va les faire briller je ne me sers que de ce qu'il y a de mieux.
Il y a deux ou trois mois j'ai "craqué" pour une paire de chaussures de  ville, made in Great Britain et dont le prix dépassait les 200€. On est loin des chaussures sur mesure et même des bottines Berlutti que Christine Deviers Joncourt offrait à son Roland Dumas d'amant dont on disait qu'il avait un SMIC à chaque pied....

 

Mais, pour marcher sur les crot... euh trottoirs toulousains il s'agit de belles pompes.

 

Le vendeur m'a conseillé de les imperméabiliser puis de les cirer avec du cirage incolore avant de les mettre.

 

En temps ordinaire je n'en aurais rien fait mais, bien inspiré, j'ai suivi à la lettre les indications du spécialiste en chaussures.

 Mon appartement a subi un tsunami intime (le cumulus puis les vannes ont rompu...), un dégât des eaux, quoi,  et ma belle paire de chaussures était à la fois noire et trempée. Mais l'embauchoir articulé que j'y avais introduit et un séchage artisanal mais efficace l'a sauvée.

J'ai ciré ma paire de chaussures marron ce matin, y ai mis aussi de l'imperméabilisant, fait briller, re-cirer.... on dirait les mules du Pape! je me vois dedans! 2014 se termine convenablement.

 

 

 

* Oui, je sais. Cocteau disait que les jeux de mots étaient des pets de l'esprit!

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26 décembre 2014 5 26 /12 /décembre /2014 06:56

Il y a des personnes dont même la mort ne vous débarrasse pas. Je veux dire que décédés on est encore obligés de les supporter.
j'avais espéré que la maniaquerie électrique de Claude François ou le suicide de Dalida les feraient enfin entrer dans le monde du silence....hélas ils sont toujours diffusés nonobstant un héritage équivalent au néant dans lequel ils sont entrés.

Pareil pour l'insupportable Jacques Demy dont les films sont toujours révérés par des bobos influents.
Régulièrement ils trouvent le moyen de nous rappeler combien l'auteur des "Parapluies de Cherbourg" ou de "Peau d'âne" a pu nous enquiquiner avec ses chansons débiles (dûes à l'ennuyeux Michel Legrand), ses images cucul et ses films sans intérêt.
Depuis quelques jours on nous englue les oreilles avec la reprise de "Peau d'âne" qui est un des films les plus emmerdants de toute l'histoire du cinéma Français.

Il y a un snobisme Demy qui fait que moins ils rencontraient le public plus ils enchantaient une critique élitiste.
Cette critique visionne en douce l'intégrale Galabru mais s'abime en pamoison devant les dialogues chantés du défunt Demy.
On ne dit pas "Les demoiselles de Rochefort" mais on ferme les yeux en retenant l'orgasme qui vient en disant "les demoiselles".

"Parking", "3 places pour le 26" ou "le joueur de flûte" (le plus supportable de ses films) ont été des fours retentissants malgré des campagnes de presse indignées.
Curieuse cette manière, post-mortem, d'imposer un cinéaste et une oeuvre à un public qui n'en veut pas!

Arte, chaîne que j'aime et respecte mais qui est parfois ultra-snob, a diffusé "Peau d'âne" le soir de Noël. Elle n'est pas tenue de préciser l'audience. A mon avis ça s'est limité à Agnès Varda et Dominique Besnehard...

Et au fils (Mathieu) Demy qui, bon sang ne saurait mentir, est de tous les fils et fille de... le plus énervant. Comédien ou metteur en scène il ferait presque regretter son père; c'est dire!

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25 décembre 2014 4 25 /12 /décembre /2014 08:10

Parfois, je le confesse, je suis abasourdi quand j'entends, je vois ou je lis certaines informations. Je me pince pour y croire tant elles me paraissent ahurissantes.

Ce matin, sur France Inter, la responsable d'un torchon spécialiste des têtes couronnées disait par exemple qu'il y avait une très forte attente (NDLR du public) des photos des jumeaux de Monaco.
Les bras m'en tombent. Qui celà peut-il intéresser? la dame en question, intarissable sur les cours d'Europe et les bébés royaux a même précisé qu'elle espérait fermement obtenir ces clichés avant la fin de la semaine faute de quoi elle serait obligée de travailler et de faire travailler la rédaction durant le week end.

A quoi ça tient le travail du dimanche!

Une fois encore je m'insurge et m'indigne contre ces gens qui n'ont rien d'autre à faire que s'intéresser à la vie de "happy fews" qui dépensent en 24H ce qu'ils gagneront péniblement en toute une vie.
Ils ne connaissent pas leurs propres neveux mais les bébés dynastiques n'ont aucun secret pour eux. Quelle engeance!

 

Dans un registre similaire je ne peux que m'exaspérer de voir sur les présentoirs à livres les "oeuvres" de grands noms de la littérature tel Bouvard, Poivre, Wizman, Chancel etc. Quand on sait comme il est difficile de se faire éditer quand on a quelque chose à dire on est révolté qu'un ex présentateur de journal télévisé colonise les librairies avec ses bouses pluri-annuelles.

 

Tout (ou presque) a été dit sur la grotesque opération du "disque contre Ebola". Il est vrai que l'entendre (je ne dis pas écouter...) une fois est une expérience limite. Nos petits marquis et petites marquises du show-business hexagonal sont venus faire leur B.A médiatisée et règlée comme une horloge suisse. "As-tu vu comme je suis concerné par la misère," semblent ils dire en se mettant un casque sur les oreilles et en réalisant une hideuse version Française (pléonasme)

d'une scie anglaise écrite à l'époque contre la famine en Ethiopie.

Ce n'est même pas du recyclage c'est du traitement des déchets!

 

Enfin, et là je me répète, je suis surpris et consterné de voir que personne n'avoue regarder les conneries certifiées que sont les Miss par exemple et pourtant ce sont ces soirées là qui font l'audience la plus monstrueuse et la chaîne qui les diffuse la gagnante, cette année encore en nombre de spectateurs assidus.

 

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24 décembre 2014 3 24 /12 /décembre /2014 06:45

Le livre m'a tellement marqué que je ne sais pas si j'ai envie de voir le film que Régis Wargnier en a tiré. Il y a des années, quand j'ai lu "le portail", j'avais été estomaqué par la profondeur du témoignage et des réfexions de Jean-François Bizot. Je m'étais dit que je n'aurais jamais eu la force morale et intellectuelle de résister comme il l'a fait et, du plus profond de moi-même, j'ai admiré cet homme qui en enfer a su rester digne et conserver une sorte de respect pour l'humanité de son bourreau. Voilà assurément un homme admirable au sens premier du mot et qui montre l'inversion de nos valeurs puisqu'on admire ses antithèses . 

Je ne parlerais pas du livre: il est tellement fort qu'il vaut mieux y renvoyer le lecteur. Il n'est pas résumable ni même susceptible d'être commenté.Il se lit, il se vit. Point.

 

Il reste que Douch, le Khmer rouge au sanglant sillage possédait une réthorique qu'il a expliquée à Bizot, ce que n'ont jamais essayé de faire les nazis par exemple. (cf la réponse faite à Primo Levi à Birkenau: "Ici il n'y a pas de pourquoi").

Alors je crains que le cinéma ne réduise l'effroyable dialectique du tortionnaire Khmer rouge qui ne l'a jamais reniée et les tentatives du Français pour la comprendre et amener son bourreau à en voir la barbarie à un brillant dialogue entre deux esprits du style "Le souper" qui voyait s'affronter Talleyrand-Rich et Fouché-Brasseur.

Aucune envie ni raison de faire un procès d'intention au metteur en scène mais son cinéma passé est très soft, empreint de joliesse et sans aspérités. Le film "Indochine" avec Deneuve est cependant une raison de s'inquiéter: un cinéma pompeux au service d'intrigues sans grand intérêt.
Accordons lui le bénéfice du doute: s'il n'est pas invité partout pour résumer les 4 ans du régime de l'Angkar à la prison de Tuol Sleng peut-être a t'il compris l'essence du livre.

Sinon je m'abstiendrais.

 

 

* titre idiot et contresens total inquiétants. Je ne sais pas pourquoi mais ça sonne comme le film "les aveux les plus doux"

d'Edouard Molinaro (1971) avec l'adorable Caroline Sellier.

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23 décembre 2014 2 23 /12 /décembre /2014 06:17

L'antenne régionale de mon entreprise se résume à moi et à un bureau loué à côté de l'aéroport de Blagnac. Il s'agit de ces étages d'immeubles en verre teinté dont les bureaux sont loués à l'heure, à la semaine, au mois et à l'année.
Les services y sont l'accueil, le traitement du courrier et la réception des appels téléphoniques, l'accès au net, à une photocopieuse géante, au scanner et à un "espace cuisine" payant dans lequel trône une machine à café (payants) et un distributeur de barres chocolatées, de gâteaux et de boissons pétillantes. Payants également, vous aviez deviné.

Les locaux sont vastes, élégants, accueillants et... chers.

Comme on est en milieu professionnels le "Figaro" y est à disposition tous les matins et son avatar du week end le vendredi.

Amusant cet acte manqué freudien qui imagine qu'un homme d'affaires ne peut être que de droite bien réac...

...Et il y a cinq ou six écrans de télévision muraux qui diffusent en permanence un réseau national d'actualités en continu.

 

C'est de ça que je veux parler aujourd'hui. Qui a inventé ce robinet à images? qui cela intéresse t'il? quel est le but recherché par les propriétaires de ces chaînes en termes d'audience et de rentabilité? 

 

Je suis perplexe devant cet écran bavard qui répète en boucle les mêmes choses dont je n'ai strictement rien à faire. A quoi cela me sert-il, à moi qui suis à Blagnac à essayer de faire avancer l'heure sans (trop de) souffrances de savoir qu'un attentat a eu lieu au Pakistan? que l'autorité palestinienne se réunit ou que Barak Obama a gracié la dinde de Thanksgiving?

Dire que je m'en tape serait encore loin du compte. Pourquoi répéter ces nouvelles encore et encore jusqu'à l'écoeurement?

 

En plus ces chaînes ont un personnel d'exposition (les appeler "journalistes" serait abusif) qui prend la pose mais ne sait souvent pas de quoi il parle, écorche la langue et les noms propres et surtout distille un ennui presque palpable.
Le grotesque n'est jamais loin lorsqu'il faut meubler l'antenne en grossissant des faits minuscules ou en surjouant l'importance des "invités".

A cet égard ceux-ci ne risquent pas de bouleverser quoi que ce soit puisque de Jacques Attali à Alain Minc en passant par les interviews ("exclusives") de Marine le Pen on voit les mêmes que partout ailleurs...

Parfois je pense à la scène de "1984" ou le télécran intervient et demande à Winston et Julia de se lever. Derrière les images de propagande se cachait un système d'espionage indétectable. Et si derrière "BFM TV" on observait ma façon de boire le café, de m'énerver sur le "Figaro", de téléphoner ou de buller un instant?

 

Je n'arrive pas à croire que ces "chaînes d'info-continue" n'aient pas une vraie raison d'être cachée! qu'on essaie de lui prêter quelques secondes de temps de cerveau disponible pour la publicité omniprésente ne me paraît pas suffisant.
Quoi que....

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22 décembre 2014 1 22 /12 /décembre /2014 06:45

Dieu sait si la télévision est prodigue en cruches estampillées. Il n'y a pas à chercher bien loin et établir la liste de toutes les dindes que le petit écran a mis en lumière prendrait un temps infini.

Il semble cependant que, toutes chaînes confondues, il y ait sinon un "élevage" du moins un endroit où elles s'approvisionnent tant la bécasse télé est semblable d'un plateau à l'autre.

La femme, en télévision, est souvent décorative et, si elle ne l'est pas, elle doit comme une Ariane Massenet rester dans le ton "magazine féminin" c'est à dire être basique. On lui demande du bon sens et une agressivité réduite aux acquêts.

Mais le monde factice de la télévision offre quelques variantes:


Il y a la présentatrice bébête dont la seule chose qu'il y ait à en dire est qu'elle n'a pas inventé l'eau chaude.
Carole Rousseau, Sophie Davant, Danièla Lumbroso, Faustine Bollaert, Daphné Bürki sont les figures de proue de la flotte.

 

Il y a la "bonne copine" qui n'hésite pas à se ridiculiser en espérant un jour être la vedette et non le faire valoir,

Enora Malagré en est l'archetype.

 

Il y a la présentatrice bébête encore mais suffisamment jolie pour qu'on lui laisse le bénéfice du doute.
Alessandra Sublet,

 

Il y a la présentatrice ni jolie ni bébête mais qui transpire l'amour de soi: (une spécialité Canal +) Maïtena Biraben,

 

Il y a la présentatrice qui essaie en permanence de faire passer le message qu'elle mérite mieux que ça, Anne Sophie Lapix,

 

Il y a celles qui ne peuvent résolument pas jouer de leur physique et qui donc compensent d'une autre façon,

Laurence Boccolini, Valérie Damidot en sont les exemples les plus évidents,

 

Enfin il y a celle qui mériterait d'être une catégorie à elle seule: celle qui donne le change en étant à la fois désarmante de fausse ingénuité, pleine de charme mais affreusement minaudeuse, stupide et pleine de bon sens et belle aussi. Qui a dit Evelyne Dhéliat? je pensais à Karine Le Marchand.

 

Chez les animateurs il n'y a quasiment que trois catégories.
1°) le "beauf" au QI de bigorneau. Cela va du fils Castaldi à Nagui en passant par tous les autres. Le roi de la catégorie est Jean-Luc Reichman. Patrick Sébastien est de son côté la beaufitude incarnée.

2°) le "pas beauf" qui se croit supérieur à tout le monde (Ariel Wizman, Augustin Trappenard... ils officient souvent sur la chaîne des bobos Canal+)

3°) l'animateur qui ne prend pas le public pour un ramassis de ploucs incultes.
Hélas...... je n'ai aucun nom en mémoire!

 

 

 

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20 décembre 2014 6 20 /12 /décembre /2014 08:59

J'ai lu, dans le "Rolling Stone" de janvier (édition Française) une étonnante et intéressante interview de Stephen King, l'écrivain américain à qui l'on doit tant de best-sellers.
Comme souvent les Americains célèbres et riches il est très simple et n'ouvre pas des fondation d'art moderne avec l'argent public. Il ne se croit ni indispensable ni génial ce qui nous change de nos gloires hexagonales.
Ce qui m'a beaucoup intéressé est qu'il n'accepte toujours pas l'adaptation de "Shining" qu'a faite en 1977 Stanley Kubrick et qu'il ne comprend pas plus pourquoi elle est révérée par des intellectuels dans le monde entier.
Il est presque touchant dans son refus de "cautionner" l'interprétation de son livre qu'a faite le cinéaste et reste sur ses positions.
Stephen King, et ce n'est pas péjoratif, est un écrivain populaire qui s'adresse à des américains moyens de 16 à 25 ans.
Ses histoires, comme ses personnages sont souvent tout d'une pièce et n'ont aucune épaisseur;

Je ne dis pas que ses livres sont nuls ni qu'il n'a pas de talent. Il n'écrit certes pas comme Montherlant mais il sait créer des atmosphères inquiétantes et passionner un lecteur de bout en bout.

Ses arguments pour rejeter le film de Kubrick m'ont semblé relever de la mauvaise foi ("Nicholson hurle pendant tout le film" dit-il, ce qui est faux et ridicule) et de l'enfantillage (il dit que le film détruit l'intrigue en la modifiant et dit par exemple que dans le film Nicholson meurt gelé dans le labyrinthe du jardin alors que dans le roman l'hôtel hanté est la proie des flammes).Ils ne doivent cependant pas être négligés parce qu'ils sont un témoignage passionnant de ce qu'est la création et de ce qu'est, en quelque sorte, la "propriété intellectuelle".
King a imaginé cette histoire d'hôtel bloqué par les neiges, ces évènements curieux et réminiscents, les personnages et

l'intrigue. En quelque sorte ils lui appartiennent.
Le metteur en scène s'est approprié son oeuvre, l'a "réinventée" et avec la plupart des mêmes éléments a fait autre chose.
King est légitime dans son rejet de ce film qui, à ses yeux, dénature son idée.

Personnellement j'adhère totalement à la vision de Kubrick qui estime inutile de donner des raisons rationelles aux choses et des explications à tout.
Pour lui c'est à peine si l'on a besoin de savoir que l'hôtel a été construit sur un charnier indien. Si l'on sait que Jack Torrance (le personnage joué par Nicholson) a des précédents de violence physique et psychiatrique etc etc.

Evidemment on sait bien que les petites jumelles assassinées par leur père ne "réapparaissent" pas plus que leur père, que le barman, les deux hommes déguisés et la fille de la chambre 237 sont sans doute des visions tout comme les ascenseurs remplis de sang ou les portes femées à clés qui s'ouvrent toutes seules... Kubrick invente le malaise (la musique, les images, le son, le jeu des comédiens y concourrent) et nous laisse nous débrouiller avec.
King, lui, s'adresse à des ados rationnels ou se croyant tels. Il leur donne des explications et, ce faisant, il rationalise même le fantastique..
Deux conceptions radicalement opposées et un résultat qui saute aux yeux.

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