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24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 07:02

Du fait que vous me lisez régulièrement vous vous êtes aperçu(e) que je suis parfois de mauvaise foi ou même, crime suprême, légèrement dans l'exagération.

Je ne faillirais pas à la règle en revenant sur l'épisode peu glorieux de la "couverture" de l'attentat meurtrier chez Charlie Hebdo et de celui du supermarché Casher en janvier dernier.
Le CSA, qui ne sert absolument à rien d'autres qu'à recaser des copains pour les partis politiques s'est ému des déraillements de la presse qui a cherché, à cette occasion, le sensationnalisme, le voyeurisme et le n'importe quoi dans cette affaire.

J'ai dit ici même l'écoeurement qui m'a saisi en entendant la logorrhée du père Brunet sur RMC qui a pulvérisé les limites du bon goût et les coups à la déontologie journalistique.

Parfois on se sent un peu honteux d'être comme complice de mauvaises actions et je l'ai été, à posteriori, après avoir écouté dans ma voiture les émissions qui relataient ces attentats.

 

Là où j'ai eu tort, à où nous avons tous eu tort, c'est d'être vissé sur nos radio ou télé pour suivre, minute par minute, le déroulement de ces deux affaires. Ce n'était pas nécessaire, ça a donné des arguments poisseux aux médias et aux terroristes qui tous savent maintenant comment nous paralyser et capter notre attention.


Les BFMTV et autres i-télé ont pu divaguer en boucle et le plus drôle est de les voir, les mains pleines de confiture dire qu'elles n'ont pas touché le pot.
Ces chaînes fonctionnent à l'épate et au buzz. Il leur faut du sang, des larmes et de la terreur ainsi que de l'évènement toutes affaires cessantes. S'il n'y en a pas elles les fabriquent. (cf la phrase nauséabonde que Bourdin est allée tirer chez Roland Dumas, nonagénaire flappi et déconsidéré)
Elles sont animées par de vieux chevaux de retour sur le déclin (Hondelatte, Pulvar...) dont la personnalité ne suffit plus, elles doivent en rajouter en permanence et donner l'illusion d'apporter quelque chose par rapport aux médias traditionnels.

J'ai honte d'avoir donné mon écoute à RMCInfo qui est un pitoyable robinet à conneries et à pubs au professionnalisme à ras de bitume.
Savoir ce qui s'était passé en écoutant un ou deux journaux dans la journée eut été plus digne et plus profitable.

Le CSA a raison, jee me suis fait moi-même la réflexion en l'écoutant, la radio donnait des informations qui mettaient en danger des personnes pendant l'action.
La défense qui consiste à dire "on a donné des infos, rien que des infos en provenance de la police" est une hypocrisie. Prendre des risques avec la vie des autres pour de l'audience est une ignominie.  

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23 février 2015 1 23 /02 /février /2015 06:56

Bon sang... mais qu'ai-je dans le crâne? j'achète un bon vin rosé (il y en a qui tiquent...) je le met au congélateur pour l'apporter bien frais et.... je l'oublie, récupérant un vilain sorbet au milieu de bouts de verres.


Bouts de verres avec lesquels je m'entaille un doigt, cela va sans dire.

 

Mon fiston m'a parlé de lames de rasoir idéales en voyant combien mon rasage était approximatif. J'ai mal noté le nom et suis retourné deux fois au magasin du coin pour finalement reprendre mes râpes habituelles.


Je sais que la porte coulissante du placard de l'entrée doit être refermée doucement. Sinon les manches des manteaux, vestes et blousons sont pulvérisés par la porte.
Un de mes vêtements sur deux a des boutons de manche cassés ou manquants.

 

Je me suis juré de ne plus prendre une tête de con au téléphone lorsqu'il appelle à midi vingt huit. Il fait "appelant inconnu" et je me retrouve pendant plus d'une demie-heure de déjeuner à écouter un discours où la vacuité le dispute à la bêtise.

 

Je cache mon passeport, le chéquier, du liquide dans des coins sûrs de mon appartement. Le problème c'est que je les oublie et que je passe des heures (et mes nerfs) à les rechercher.

 

Quand je suis seul je commence à lire un livre remarquable à 23H59, et évidemment je ferme la lumière deux heures plus tard et trouve le réveil difficile.

A propos de réveil j'en ai au moins 3 à la maison conçus pour cet usage: réveiller en douceur, voire même en musique ou avec des bruits Feng-Shui. Résultat des courses c'est mon téléphone ou, pire, celui de Françoise, qui me réveille avec une sonnerie à réveiller un mort.

 

Je ne sais pas pourquoi mais je ne supporte pas que mon chat fasse ce geste relique de griffer en ronronnant un coussin comme le chaton le fait en têtant. Je la vire séance tenante lorsqu'elle le fait et ça l'agace.

 

J'ai du mal à supporter que l'ascenseur ne soit pas disponible lorsque je l'appelle. Je prends alors l'escalier en fulminant et l'entends arriver à mon étage 5 secondes après.

 

Je ne supporte pas d'attendre ou de faire la queue. Résultat je choisis presque systématiquement la mauvaise file, que ce soit au magasin ou au péage.


J'ai l'impression de remplir mon frigo avec toujours les mêmes trucs.

 

Je déteste le "Figaro" et n'aime pas beaucoup "Marianne" mais les lis régulièrement, le premier parce que je l'ai gratos au bureau le second parce qu'il me manque si je n'ai pas l'édito de Macé-Scarron et celui de Philippe Julliard.

 

De toute ma vie je crois qu'il n'est jamais arrivé que se passe une semaine sans que je ne casse un verre (ou que je le renverse) .

 

J'envoie des mails et seulement après je constate que j'aurais dû les relire: il y a toujours une tournure de phrase bancale ou une faute d'orthographe accablante.

 

Quand j'essaie de me justifier, à l'oral ou par écrit, je m'enfonce encore plus et deviens indéfendable.

 

Quand je quitte quelqu'un que j'aime avec qui je viens de passer un bon moment l'idée que je n'ai pas été comme il faudrait s'insinue en moi et me gâche le plaisir que j'ai eu d'être avec elle ou lui.

 

... quelquefois je suis à court d'idées (ou je manque de temps) et mes posts sont du remplissage...

 

 

 

 

 

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20 février 2015 5 20 /02 /février /2015 06:09

Nous nous sommes tellement habitués aux "nouvelles technologies" que c'est uniquement lorsqu'elle font défaut qu'on s'aperçoit de leur prolifération dans tous les instants de la vie et de leur irremplacibilité.
Qu'il s'agisse du téléphone portable, de l'ordinateur personnel portable, de l'appareil photo numérique ou de la simple carte bancaire nous nous en servons quotidiennement sans même y faire attention.


Oubliez le chargeur et vous verrez combien votre téléphone en fin de batterie est indispensable. se restreindre d'appeler ou d'être appelé, de le consulter ou de se servir de ses innombrables applications est un crève-coeur auquel nous ne sommes plus habitués.

 

Même chose pour ce simple moyen de paiement usuel qu'est la carte bancaire. Faites opposition ou perdez le petit rectangle à puce et vous retournez à l'époque du liquide et du chéquier. Payer un plein d'essence en billets de 20 ou avec un chèque c'est "retour vers le futur" à l'envers!

 

L'imprimante qu'on a chez soi, le scanner, l'accès au net... On n'y fait plus attention tant on y est habitués. Qu'un incident vous en prive quelques jours et vous vous retrouvez ennuyé en permanence.
Aller avec une clé USB à la boutique café internet pour imprimer un courrier ou consulter ses mails c'est absurde et, osons le mot, humiliant.

 

Toutes ces facilités méritent assurément les quelques soucis que causent les (rares) pannes et les inconvénients heureusement peu nombreux qu'on rencontre parfois.
A quelques semaines d'intervalle nous sommes trois à avoir vu nos comptes en banques servir à des petits malins qui s'étaient appropriés nos cartes bancaires sans les détenir physiquement. Des achats en Tunisie et au Maroc pour ma mère qui ne quitte jamais la Tour Eiffel, des livres sur Amazon pour mon amie qui adore flâner dans les librairies et, pour moi, des achats à Paris effectués un jour où j'étais à Montréal...

A ce moment, et à ce moment seulement, on réalise que l'on est "accro" et que ces objets, comme toutes les inventions humaines, possèdent un versant noir.

Aller déclarer l'utilisation frauduleuse au commissariat de police, faire opposition, attendre la nouvelle carte (ou carte SIM)

apprendre le nouveau code... fastidieux certes mais c'est le prix à payer pour ces merveilles technologiques du quotidien.

On m'a montré une petite carte carrée qui permet de localiser sa voiture (moi qui oublie régulièrement où je l'ai mise!). Il y a d'autres inventions à venir dont on n'a pas encore vu toutes les possibilités.

 

 

 

 

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19 février 2015 4 19 /02 /février /2015 06:41
Francis Collomp

Connaissez-vous Francis Collomp? Il s'agit de cet ingénieur prisonnier ("otage" comme ils disent) d'un groupe de cinglés islamistes au Nigéria et qui s'est libéré tout seul en s'évadant.

 

Cet ingénieur de 63 ans a écrit un livre et faisait un petit tour des médias pour sa promotion. Comme il ne parle pas de sujet à la mode et comme il n'est pas connu, j'allais dire comme c'est un homme intelligent, fort et déterminé, on ne le voit pas autant et on ne l'écoute pas autant que Jacques Attali par exemple, qui était invité en même temps que lui  mercredi soir dans l'émission "C'est à vous", le talk show de style Monoprix de la 5.

 

Francis Collomp m'a semblé remarquable malgré un feu roulant de questions idiotes et un désintérêt presque palpable de l'animatrice de l'émission qui semblait se débarrasser d'une corvée.

 

En quelques minutes l'homme a dit les conditions de sa détention, l'horreur de l'arbitraire, sa détermination à se libérer lui-même et la façon dont il s'y est méthodiquement et intellectuellement préparé. Il a donné des détails absolument passionnants des éléments qu'il notait dans sa mémoire en vue de son évasion et de son état d'esprit à ce moment.

 

On aurait donné n'importe quoi pour l'écouter encore mais le ron-ron médiatique avait mieux à faire: flatter jusqu'à la complaisance absolue le ludion Attali et accueillir Philippe Labro, le prince des médias malgré une médiocrité phénoménale dans tous les domaines qu'il a abordés: médiatique, cinématographique ou littéraire.

 

Car les invités qu'on voit partout sont censés convenir à ce c... de téléspectateur incapable de réfléchir 5 minutes et qui, entre deux spots, est tout juste bon à regarder et écouter Philippe Candeloro, Christophe Barbier ou Abd Al Malik.

 

L'ingénieur Francis Collomp n'était pas dupe et la manière disons "décontractée" avec laquelle il a parlé avec Attali le démontrait parfaitement.

 

 

 

 

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18 février 2015 3 18 /02 /février /2015 06:28

J'ai transité longuement par l'aéroport de Londres Heathrow (Terminal 5) mais j'ai vécu une épreuve similaire à Seoul Incheon et ailleurs et je pense ne pas me tromper en disant que les grands aéroports internationaux sont tous; sensiblement, bâtis à l'identique.
Ce sont des lieux de passages intensifs de personnes ayant normalement un pouvoir d'achat conséquent. De ce fait les boutiques vendant du "luxe" sont très nombreuses et pratiquent des prix insolents à ce public captif et peu regardant.

Les enseignes internationales du luxe, de Rolex à Harrod's s'y taillent la part du lion et proposent leurs articles à des prix plus élevés encore que dans leurs boutiques des grandes avenues des capitales du monde.
Il y a bien un rabais "free-tax" mais comme les prix ont été augmentés avant il ne se fait sentir que pour les gogos.
Et dieu sait s'ils sont nombreux...

Tiens! encore ce message sur les valises oubliées qui seront "destroyed by the police".

Les produits proposés, qu'ls soient soldés ou pas, sont souvent franchement hideux et scintillants, du bling-bling Sarkozien que refuseraient des rappeurs moyens.

Les clients en transit, souvent asiatiques, se pâment devant des sacs Vuitton assez laids et proportionnellement chers. Des touristes désoeuvrés achètent là, au double du prix d'un magasin de centre ville, du matériel photo ou informatique, ce qui les aidera à attendre leur vol.
Car attendre un vol ou une correspondance dans un espace aéroportuaire est un supplice moderne. Bruit, lumière extrême, mouvements, foule, temps qui s'allonge font de cette nécéssité un moment pénible.
Les patisseries au mètre de "Starbucks" arrosées d'un hectolitre ("format long américain") de café au goût de pétrole non raffiné, les inévitables brasseries où l'on mange mal et cher dans une urgence mal maîtisée, les plateaux repas des concurrents; tout aussi fades et onéreux donnent envie de les éviter s'il n'y avait la possibilité d'y griller une trentaine de minutes en s'y asseyant...

S'asseoir dans un aéroport c'est toute une histoire. Le décalage horaire a brisé votre corps en parties antagonistes mais des architectes ont prévu des sièges qui tiennent plus de l'instrument de torture que du fauteuil avachi mais confortable auquel nous prétendrions tous à cet instant. Accoudoir en fer agressif, dossier à angle droit, lumière de concert... bienheureux celui qui peut s'oublier à la rêverie ensommeillée sur ces instruments de torture pris d'assault. Vous quittez le vôtre? un Sikh pas commode l'annexe illico.

Dernier appel pour le passager M Zwvzxkyx? mais ça fait vingt minutes que tout l'avion de New York l'attend.

Et il y a les téléphones portables. Mille sonneries se répondent et des extraits de conversation hurlées vous empêchent de surmonter le décalage horaire qui fait de votre tête l'équivalent du Boulevard Périphérique à la Porte de Versailles un vendredi à 17H00.

Vous vous éloignez vers les jeux d'enfants et là, instantanément vous avez le sentiment d'être au Zoo de Vincennes, cage des singes précisemment. Vous aimez les enfants mais ceux des aéroports, fatigués et nerveux, vous semblent pires que tous les autres. Ils beuglent avec une puissance que même le produit phare de Sanofi, le Doliprane, ne pourrait vous suffire.

Les toilettes et leurs cohortes de malpolis ou de sagouins n'arrangent pas votre vision de l'humanité...

Ouf! l'embarquement de votre Boeing est ouvert. La valise à roulettes de la grosse dame qui vous écrase les pieds depuis dix minutes va enfin disparaître....

On appelle déjà les 3 retardataires aux noms baroques qui se sont volatilisés entre la porte 12 et la 17b.


Dire que, dans les années 60, on allait visiter les aéroports comme une attraction!

 

 

 

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17 février 2015 2 17 /02 /février /2015 07:01

Mon fils et sa compagne m'ont invité au Canada et j'ai pu découvrir mon petit fils qui est, il fallait s'y attendre, le plus beau et le plus mignon des bébés de toute l'histoire de l'humanité.
Et j'exagère à peine...

Nicolas a fait les choses en grand et nous a emmené à 1H00 de Montréal dans une sorte de réserve naturelle appelée les Laurentides. Il avait loué un chalet en bois avec jacuzzi et tout le confort, au milieu de forêts et à proximité d'un lac gélé de toute beauté.

Montreal--Les-Laurentides-Hiver-15-080.JPG

Nicolas qui a le sens de la formule m'avait assuré qu'à cette période de l'année la glace était tellement solide "qu'un camion de l'armée pourrait passer dessus".
De fait je me suis promené seul sur l'immensité gelée à plusieurs reprises et à aucun moment je n'ai eu l'impression d'un quelconque danger. Une couche épaisse et magnifique de poudreuse recouvrait la glace et je m'y enfonçais parfois jusqu'aux genoux. Je laissais de belles traces qui concurrençaient celles d'animaux que je n'ai pas su identifier (les orignals, les caribous et les wapitis sont rares avenue Etienne Billière à Toulouse).

Montreal--Les-Laurentides-Hiver-15-088.JPG

Je vous épargne le couplet du vent dans les branches, du chien qui aurait aimé me mordre le mollet gauche (le plus beau) et qui a aboyé pendant 25 minutes, le soleil sur la neige et toutes les images de trappeurs des Grandes Rocheuses. Je ne suis qu'un citadin difficilement transposable dans un autre milieu géographique.

 

Tellement enthousiaste sur la beauté sauvage de ma balade j'ai voulu convertir Françoise qui venait de découvrir qu'elle ne supporte le thermomètre qu'à moins cinq dernier carat. Les moins 17 du lac ne la tentaient guère...
Mais je sais aussi être persuasif.

Nous avons tourné le dos à la partie lacustre que je connaissais et avons marché vers l'endroit où le lac se resserre en un goulot d'étranglement pour aller se déverser dans un autre plus loin.
J'ai immédiatement vu (et entendu) que l'eau affleurait sur les berges et que la glace était moins blanche. En fait elle oscillait entre le bleu et le jaune.
J'ai dit à Françoise de revenir et c'est ce qu'elle a fait. Je me revois ajoutant que je ne sentais pas la glace à cet endroit.

J'ai encore en mémoire la sensation innée que la glace allait rompre. Aucun bruit ni évènement ne l'annonçait mais je l'ai senti.
J'ai donc reculé et tenté de rejoindre le chemin constitué par les pas de quelques promeneurs mais avant de l'atteindre un sifflement terriblement cinématographique m'a fait comprendre que la glace cédait sous mon poids. Sans toucher le fond. mes jambes ramaient dans une eau glaciale qui s'insinuait partout et alourdissait les couches de vêtements que je possédais sur moi.  La glace a sifflé à nouveau et, alors que j'étais presque à sec je me suis retrouvé encore dans l'eau; je me suis enfoncé jusqu'à mi corps et ai eu la subite impression qu'on m'enfonçait mille aiguilles dans la peau.

Françoise, tout en restant à l'écart du trou que j'avais fait me prodiguait de sages conseils et des propos rassurants.
Je ne sentais plus mes jambes mais n'ai à aucun moment pensé que je courrais un danger mortel.

Ayant vu le film "le territoire des Loups" avec Liam Neeson qui comporte une telle scène, j'ai abordé la glace la plus solide en me hissant sur elle de biais et en roulant sur moi même. Un film à grand spectacle peut donc avoir une influence vitale. J'irai revoir "Guerre et Paix"!
Le froid était insoutenable mais avec chance et l'aide de Françoise je suis parvenu à sortir de l'eau et à courir comme si j'avais le Diable à mes trousses, en l'occurence un monstre du Loch Ness de la belle province, cousin de celui d'Inverness.


Mon pantalon s'est instantanément transformé en béton, l'eau gelait sur moi.. je suis rentré au chalet sans perdre une seconde et mon fils a eu un instant de doute. Une telle maladresse héréditaire était-elle possible?

Je vous évite les développements sur la peur respective, sur les craintes à retradement ("et si ça s'était passé alors que j'étais tout seul" etc.)

J'ai plongé dans la jaccuzzi et y suis resté un long moment

Apprenant cette grotesque mésaventure Nicolas la publia sur Google, Tweeter, et autre suppo(r)ts de Satan qui m'ont habillé pour la vie en stupide preneur de risques.
Les messages des amis et ma mèthode pour casser la glace resteront à Montréal. 

L'appareil photo que j'avais acheté pour remplacer le précédent, tombé avec moi d'un barrage a subi l'épreuve de l'eau.
Les deux photos publiées ci-dessus montrent qu'il s'en est bien sorti, lui aussi.

 

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16 février 2015 1 16 /02 /février /2015 07:13

J'ai dit ici mon double regret d'être pratiquement passé à côté de mon père (1928-2008) et qu'il soit passé à côté de moi.  Je n'y reviendrais donc pas.
Pourtant la filiation et la paternité sont des réalités et des concepts avec lesquels j'ai toujours eu des difficultés. Lorsque mon propre fils est né (1983) j'ai d'abord pris le contrepied absolu de ce que mon père avait été.

On se moquait de moi, parfois ouvertement; tant j'étais "présent" et inquiet. Nous avons perdu des nounous et des baby-sitters qui n'en pouvaient plus de mon interventionnisme ou de mes recommandations.

J'ai un peu loupé les ravages que l'arrivée de la petite sœur ont causé et, tant ma personnalité que mon caractère ont fait que je n'ai pas été vraiment meilleur père que mon propre géniteur.
J'aimais (beaucoup), j'admirais (souvent), j'enviais (quelquefois) la nature de Nicolas qui savait se faire aimer de tous et toutes et qui donnait l'impression d'être indispensable. J'aimais son enthousiasme, son humour, ses délires et l'atmosphère de bonne humeur qu'il savait créer autour de lui.

Toute mon attention et ma disponibilité étaient requis par ces conneries qu'on appelle la vie et je suis passé à côté, moi aussi, de beaucoup de choses le concernant. J'enrage du temps que j'ai donné à mes employeurs et qui aurait été utile ailleurs. Beaucoup plus utile si j'en juge par la façon dont j'ai été viré ensuite (mais je m'égare...)
Je faisais des crises d'autorité à contretemps et j'avais des exigences hors de propos.
Son adolescence fut donc moins comprise par moi que je ne l'avais souhaité et je lui ai fait des scènes et des reproches dont j'ai parfois honte aujourd'hui.

Sans pouvoir l'expliquer (et je refuse jusqu'à l'idée de psychanalyse) je n'aimais pas qu'il ait des traits de mon caractère et singulièrement ceux avec lesquels j'ai le plus de difficultés à cohabiter.

Je regrettais aussi qu'il ait hérité de mon peu de goût pour le travail et qu'il soit si fêtard. J'avais une idée de ce qu'il pouvait être et lui en voulais de s'en éloigner. Bien canalisée sa vitalité l'aurait conduite loin. plus loin encore j'en suis persuadé.

Tout ceci est absurde et je sais qu'on doit aimer les autres pour ce qu'ils sont sans rien enlever. Il m'a fallu plus de temps pour l'admettre et j'ai le souvenir que nous nous sommes parfois heurtés durement alors que nous nous aimions.

Heureusement nous avons su passer ces caps et ces difficultés et nos relations sont bienfaisantes et apaisées, ce qui est une sorte d'idéal.
Nicolas est bienveillant et, ce qui sauve tout, un vrai "gentil". Il l'était déjà enfant au point que je le forçais à l'être moins.

Tout ceci pour dire que j'ai sincèrement essayé d'être un bon père et que comme tous ceux qui s'y sont essayés, j'ai calé en milieu de chemin et n'y suis que très partiellement parvenu.
Je vois, maintenant que lui-même est tout jeune papa, qu'il a ma passion et l'envie lui aussi de faire mieux que les deux hommes de la famille qui l'ont précédé.

Je lui souhaite d'avoir un enfant aussi mignon qu'il l'a été et de réussir à créer ce lien extraordinaire mais si difficile qu'est le rapport père-fils.

Ce n'est qu'un vœux tardif de début février mais c'en est un, et très ambitieux.

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13 février 2015 5 13 /02 /février /2015 06:30

Post-scriptum au "post" de vendredi 6

 

Je ne sais pas si je suis un cas unique mais je suis exaspéré par la tournure que prend la période qui s'est ouverte après les attentats de Charlie Hebdo et le massacre de l'épicerie Casher.
En gros il y a deux camps qui s'affrontent et nous sommes presque sommés de choisir le nôtre.
L'un, constitué par les personnes qui détestent toutes celles et tous ceux qui ne leur ressemblent pas rejette en les amalgamant tous ceux qui leur font peur et les baptise tantôt  Noirs,  Musulmans,  Islamistes,  Maghrébins, tantôt Djihadistes ou Beurs.
En gros ils ne s'assimilent pas, nous détestent et sont quasiment complices des deux frères tarés de Charlie Hebdo et

du Black dégénéré de la prise d'otages. Pour ce camp il est trop tard, la faillite est avérée et nous sommes en présence sinon d'ennemis, du moins de personnes hostiles, à priori.

L'autre est constitué d'une grande part des médias, des "progressistes" et des "batteurs de coulpe". Ils tiennent le raisonnement inverse. C'est parce qu'on les brime, parce qu'ils n'ont pas d'espoir économique que les Musulmans se radicalisent ou ne condamnent pas la radicalisation de certains des leurs.


A les écouter il faut déverser immédiatement des millions d'€uros sur la Courneuve, construire des mosquées partout et nous repentir pour les croisades et la colonisation.

 

Boko Haram, que je sache, ne massacre pas des "riches" ni des Chrétiens mais des collégiens et des petites filles.

Le califat irako-Syrien massacre avant tout des Musulmans et les tarés de Paris n'ont pas hésité à abattre un policier blessé de même confession qu'eux, tout comme l'abominable Merah avait tué des militaires de sa confession avant de massacrer des enfants dans une école juive.

 

Je le craignais un peu. Notre force née du refus de l'intolérance a vécue et nous retombons dans nos combats stériles.
Certains, au nom de la laïcité sont prêts à rallumer la guerre scolaire en demandant la suppression des écoles privées.

D'autres demandent au contraire qu'on renonce à la loi de 1905 sur la séparation de l'église et de l'état...


Il y a déjà belle lurette qu'on a perdu de vue que les horreurs commises par les deux frères meurtriers, le fou-dingue du supermarché, Merah et les autres font naître ou raffermissent les convictions d'autres tueurs.
Au nom d'une religion qu'ils salisent et déshonorent ils tueront d'autres innocents et nous devons leur opposer un front ferme et uni.

 

C'est là notre absolu devoir.

 

 

 

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12 février 2015 4 12 /02 /février /2015 06:38

Un ami espagnol (qu'il soit espagnol n'apporte strictement rien à la description mais, c'est un fait, nos voisins d'outre-Pyrénées sont bien plus curieux et optimistes que nous) nous a parlé du jeûne qu'il pratique deux journées par semaine

et dont les résultats les plus surprenants ne sont pas les 8 ou 9 kilos qu'il a perdus.

Non! le plus incroyable des résultats du jeûne est l'exceptionnel bien-être qu'on ressent au bout de deux jours lorsque le corps s'est "habitué" à l'absence, à la diète, au vide, à l'inexistant, à l'horreur....

Les premières heures sont en effet très dérangeantes. Un mal-être déstabilisant s'empare de vous et vous identifiez la faim comme la cause de ces désordres.

On ne le sait plus mais la faim est un des pires fléau que l'homme a eu à combattre. Notre relative prospérité depuis la fin de la seconde guerre mondiale fait que, dans nos gènes, nous avons oublié les symptômes de la faim. Mais ils ne sont pas loin et lorsqu'elle se réveille on les reconnaît sans mal.

Ce jeûne que la paresse et les "bonnes mauvaises" raisons m'ont faites suspendre (Noël, le jour de l'an, le froid, la galette de rois, les crêpes, les invitations, les anniversaires, le restaurant et... le contenu de mon frigo) est pourtant une

très bonne chose et je n'ai pas oublié comme je me suis senti bien à l'issue des deux jours d'abstinence.
Il faudra le refaie.

 

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11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 06:32

 L'or

Signe extérieur visible de la «crise» les petites échoppes qui se sont ouvertes, ici et là, un peu partout, et où l'on rachetait votre or.

Toutes bâties sur le même modèle assez laid (couleur jaune dominante, évidemment), des vitrines occultées par des écrits en noir gras, un sas à l'intérieur et une personne qui parle derrière un guichet surprotégé.
On y proposait un prix de rachat ni faramineux ni obscène. Et c'était rapide.
C'était?

Oui! Car on est déjà passé à autre chose: le blanchiment des dents, la chaussure de sport,, la cigarette électronique ou le lunetier tendance ont remplacé l'achat d'or qui, une fois que la vieille alliance de la grand mère et la gourmette du petit ont été vendues n'avait plus grand chose à se mettre sur la balance.
Désœuvré l'acheteur d'or fumait sur le trottoir, ce qui lui a peut-être donné l'idée d'une reconversion en marchand de cigarettes à vapeur. 

les gauchers 

Sans doute pour ne pas s'encombrer, mais aussi pour tirer un trait sur le passé mon ex-femme n'a pas emporté des objets, des livres et... le chat qui faisaient partie de notre vie commune.
Par la force des choses j'ai donc récupéré les uns et l'autre, la bestiole étant le leg le plus contestable.

En modifiant l'ordre et l'arrangement de ma chambre dernièrement j'ai vidé une bibliothèque et suis tombé sur un livre remarquable que je lui avais offert et qu'elle a donc dédaigné.
Elle a eu tort, le "Dictionnaire des gauchers" de Pierre-Michel Bertrand (Imago, 2004) est un ouvrage passionnant et remarquable. Chaque page est instructive et c'est le genre de bouquin qu'on a plaisir à lire et à relire en y redécouvrant sans cesse un détail enrichissant.

Emmylou Harris

Dire qu'Emmylou Harris a une belle voix n'est pas suffisant. Elle a une voix superbe.
Elle chante depuis si longtemps qu'on ne fait pratiquement plus attention à elle. Et pourtant elle continue, année après année, décennie après décennie à publier des disques qui sont toujours aussi beaux et originaux.
Il n'y a qu'une Emmylou Harris.

Celle qui a chanté avec l'excellent Graham Parsons et qui continue son chemin, avec Mark Knopfler et tant d'autres.
Respectée par un public fidèle et une critique laudative elle est mal connue de ce côté de l'Atlantique où l'on a toujours préféré l'esbrouffe.

Sincèrement si vous ne connaissez pas Miss Harris il est grand temps de vous faire un plaisir que vous n'imaginez pas encore.
Fuyez ceux qui la classent en "chanteuse de country"; elle est chanteuse de country mais pas que. Vraiment pas que.

Découvrez par la même occasion les duos de Graham Parsons et Emmylou Harris qui datent des années 70 mais sont exceptionnels par leur qualité et leur émotion. Et, j'insiste, le récent disque avec Mark Knopfler "All the roadrunning" vous apportera beaucoup de plaisir (on peut l'écouter sur Youtube).

Cocardier?

    Aussi loin que je remonte j'ai toujours tenu à distance les manifestations de patriotisme trop voyantes. J'aime bien mon pays mais le nationalisme m'indispose. Ces agitations de drapeaux et ces chants guerriers m'ennuient et je les trouve aux limites du ridicule.
Et puis... quand on connaît la bêtise himmalayenne que le chauvinisme a pu déclencher par le passé, du "A Berlin" de 1914 aux poésies de Déroulède, de la Milice criminelle aux meetings de la franchise Le Pen on n'est pas très portés sur ces signes ostentatoires d'appartenance.  

Brassens l'a dit mieux que quiconque en parlant des "imbéciles heureux qui sont nés quelque part". Citoyen du monde me semblera toujours plus attirant que troupier hexagonal.

Agiter un drapeau bleu blanc rouge en proférant des insanités est à la portée du premier imbécile venu. Et ils sont légion actuellement.  

Lire

Le temps consacré à la lecture comme la lecture elle-même diminuent en France. On lit moins, on achète moins de livres et donc on consacre globalement moins de temps à une activité intellectuelle.

Une émission de radio donnait récemment des chiffres qui semblaient inquiétants mais Antoine Gallimard, Président de la maison éponyme et de Flammarion restait confiant et minimisait la diminution du nombre de lecteurs dans ce pays.

Pour lui, et c'est encourageant, nos compatriotes lisent encore beaucoup (45% des Français liraient tous les jours) et les livres se vendent encore très bien même s'ils pourraient se vendre encore mieux.
Tous ceux qui parlent du livre en France disent la chandelle qu'on doit à l'administration du ministère de la culture sous Jack Lang en août 1981. 

La loi bénie a empêché au livre de connaître les débâcles du disque...

Il faut se souvenir que le livre est un mot générique qui désigne une multitude de choses: du livre scolaire au livre de poche, du livre universitaire au Best-Seller, du prix littéraire de prestige au e-book, il en existe un grand nombre destinés à des publics souvent différents.

Dans le succès "du" livre on compte aussi la Bande dessinée et le livre d'art qui forment des marchés à eux seuls.

C'est un fait que les librairies semblent avoir cessé de fermer et même que des librairies thématiques ouvrent dans le coeur des villes.
C'est non moins vrai que les grandes surfaces de "culture" (Cultura, FNAC) ne connaissent pas de difficultés avérées même si la disparition des "Virgin" indique probablement que les choses ne sont pas aussi simples qu'elles paraissent.

On peut très bien vivre sans lire et une grande partie de nos contemporains n'ont que méfiance pour la lecture et les gens qui lisent.
Pour s'instruire, s'informer, connaître le monde et voyager par la pensée il n'est cependant rien qui soit aussi efficace qu'un livre. Un cerveau bien fait est un cerveau qui a voyagé par la pensée. qui se donne régulièrement du "comburant" intellectuel.

Autant le dire de suite les tentations de paresser intellectuellement sont nombreuses et encouragées de toutes parts.  

 

 





 

 

 

 

 

 

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