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24 novembre 2014 1 24 /11 /novembre /2014 07:35

David Gilmour n'est pas en cause: il reste un prodigieux guitariste et il fait pleurer sa guitare comme jamais sur "Endless River", le "nouvel" album de Pink Floyd.

Car il y a un "nouveau" Pink Floyd en cette fin 2014. Voyage dans le passé garanti.

 

L'album n'est pas nul mais semble avoir été enregistré entre "Wish you were here" (1975) et "The Wall (1979). A cette époque le groupe était déjà un dinosaure qui vendait chacun de ses opus à des millions d'exemplaires.

Les deux têtes pensantes, Gilmour donc et Roger Waters (le bassiste psychotique) se détestaient déjà cordialement et les disques qu'ils produisaient, sans être désagréables, étaient constitués de longues plages instrumentales dans lesquelles s'intercalaient des bruitages et un chant à prétention philosophique ("Animals", "Final Cut", "The Wall").

 

Méchamment on disait à cette époque que les disques du Floyd servaient à règler la stéréo des pick-ups.

Méchamment toujours, on disait que le groupe était l'un des seuls à plaire aux adolescents et à leurs parents.

Pire: les publicitaires aimaient le groupe.

On n'a pas forcément suivi les guerres pichrocolines qui opposèrent le bassiste paranoïaque aux autres membres du groupe, les batailles homériques pour le droit d'utiliser la marque Pink Floyd et on ignore sans doute les carrières solos des uns et des autres ainsi que les albums publiés ici et là avec 50 ou 75% du personnel. 

On avait, il faut le dire, oublié le combo même si les concerts de David Gilmour ou ceux de Roger Waters faisaient encore l'actualité, à juste titre d'ailleurs.

 

Il y a quelque temps on a appris que la discographie du groupe s'augmenterait d'un album supplémentaire. La liste ne se limiterait pas à "The piper at the gates of dawn" (1967) jusqu'à "The division bell" (1994) pour les albums studios.
Je renonce à citer les innombrables compilations, albums Live etc. qui occupaient le terrain et sortaient à propos au moment de Noël pour remplacer les audiocassettes, les vinyls, les premiers CDs, les CDs au remix moyens et les CD presque parfaits.

Pour tout le monde le Pink Floyd était mort et enterré, comme son clavieriste Richard Wright décédé en 2008.

Et bien non!. Les septuagénaires Gilmour et Mason (le batteur), 50% forci et vieilli du groupe ont travaillé en studio des vieilles bandes et hop! un disque qui vous rappelle quand vous planiez entre Edgard Quinet et Sèvres-Lecourbe avec votre mini K7 Philips sur lequel vous écoutiez "Ummagumma".

De longues plages instrumentales dans lesquelles s'intercalent des bruitages et quelques extraits de conversation, une chanson qu'on a l'impression d'avoir entendue 700 fois lorsqu'on la découvre, 1H00 de musique plus datée que si elle avait été enregistrée il y a quarante ans.

La photo du boîtier CD rappelle elle aussi ce que le groupe faisait dans les années 60-70. Le retour dans le passé est exemplaire.


C'est bientôt Noël, le disque est Numéro un des ventes dans le monde entier (Syrie et Irak exceptés)... je l'ai acheté à la FNAC (comme autrefois).... J'attends avec impatience le nouveau Led Zeppelin.

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22 novembre 2014 6 22 /11 /novembre /2014 17:56

Lundi je m'étonnerais qu'on enregistre en 2014 un disque qui a déjà 35 ans. Le dernier CD de Pink floyd fait faire un voyage dans le passé. Je parlerais mardi d'étudiants qui ont choisi "l'environnement nucléaire" oxymore qui n'a pas rebuté l'organisateur du 1er Salon du nucléaire.
Mercredi je reviendrai sur la sortie publique de Chirac, Juppé et Hollande et de la façon consternante dont cela a été présenté. Un coup de gueule contre les papas poule bobo sera mon post de jeudi tandis que vendredi j'aborderais la façon dont à Toulouse on a encadré une manifestation de 300 personnes par un dispositif de 800 rambos.


Vous êtes prévenus!

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21 novembre 2014 5 21 /11 /novembre /2014 06:48

Un livre étonnant et intéressant est venu se mettre presque tout seul dans mes mains. Il a été écrit par une femme, Virginie Linhart une auteure qui m'avait déjà intrigué et intéressé avec un livre intitulé "Le jour où mon père s'est tu" (2008).

 

Aujourd'hui, avec "La vie après" il s'agit de toute autre chose et elle montre une grande intelligence dans son approche de personnes ayant connu la déportation vers les camps de la mort (ou ayant eu des proches qui l'ont été). Son interrogation à elle et c'est un fait qu'il n'existe pas beaucoup de documents sur le sujet, consiste à connaître ce qui s'est passé au retour, après.Comment la vie a repris après l'incroyable et indélébile violence qu'elles ont subie.

 

Elle cite, pour la France et durant toute la guerre, un chiffre de 76000 juifs de France, d'origine étrangère ou Française qui ont été déportés dont seulement 2500 sont revenus.

Il faut réfléchir à ces chiffres à l'heure où des pantins médiatiques osent dire que Pétain a sauvé des juifs.

 

Virginie Linhart explique la soif inextinguible des anciens déportés de raconter leur atroce expérience et le mur auquel il se sont heurtés: On ne voulait pas les écouter. Ils se sont donc tus pendant au moins vingt ans.

Elle explique de manière lumineuse que ceux qui sont revenus étaient souvent les plus forts, robustes ou jeunes et qu'une fois rentrés ils a fallu tout réinventer, reprendre les études, fonder une famille, élever les enfants et que toutes ces tâches ajoutées au refus d'écouter ce qu'ils avaient vécu a repoussé de presque 40 ans l'expression orale ou écrite de l'effroyable moment de leur vie pendant lequel ils n'étaient qu'un numéro tatoué sur l'avant bras, un mort en sursis précaire.


C'est une fois retraités, leurs enfants et petits enfants élevés, que leurs témoignages ont été publiés, c'est à cette période seulement que le pays a tendu l'oreille pour écouter ce qu'ils avaient à dire. Les affaires Darquier de Pellepoix, Klaus Barbie, Paul Touvier, René Bousquet et Maurice Papon ayant préparé le terrain.

Les séries comme "Holocauste", le film de Spielberg "La liste de Schindler" permettant enfin de connaître et d'exprimer ce qui était mal connu jusque là.

On apprend ainsi que ce sont les mêmes bus qui les avaient conduits à Drancy, l'antichambre d'Auschwitz, qui les ramenèrent à l'hôtel Lutétia à leur retour, pesant entre 30 et 40 kg, infestés de poux et le corps et l'esprit dévastés.

Il nous est dit que la France, qui fonctionnait au culte du héros résistant voyait en les déportés juifs des victimes de rang inférieur auxquels on attribuait -difficilement- une pension moindre.
La France, alors que peu revenaient, souvent seuls et ayant vu l'enfer, leur réservait un accueil étonnant: leurs biens avaient disparu, leur appartement était occupé et il leur fallait montrer qu'ils avaient des maladies ou des infirmités ce qu'ils ne pouvaient faire, la dépression ou le mal de vivre ne se voyant pas comme une tumeur ou un bras coupé.
Une personne raconte que pendant les marches de la mort elle avait eu les pieds gélés et ne s'en était pas remise. La commission médicale lui a demandé de se déshabiller et cela lui a rappelé la dureté du camp.

On apprend tout ça mais ce n'est pas sinistre. Il y a cette grand mère qui donnait un peu d'argent de sa pension à son petit fils et qui disait: "Tiens, prend! C'est la Gestapo qui paye!".

Une des personnes interviewées est la réalisatrice du film "La petite prairie aux bouleaux"* (2002) Marceline Loridan-Ivens dont les propos et la personnalité sont très attachants, ce que j'avais deviné en voyant son film il y a des années.

 

* c'est la traduction de "Birkenau", l'extention spécifique du camp d'extermination d'Auschwitz

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20 novembre 2014 4 20 /11 /novembre /2014 07:00

Chaque année à cette époque je m'enquiert d'acheter l'agenda de l'année suivante. J'en avais une pile imposante et je l'ai sacrifiée récemment, ce que je regrette, pour ne conserver que les 6 ou 7 dernières années.
Un agenda fait désormais double emploi avec le téléphone mobile, avec l'ordinateur ou l'I-Pad mais sa formule vieillotte et inchangée depuis 100 ans est rassurante.


De plus l'agenda traditionnel se conserve (pourvu qu'on ne les jette pas inconsidérement) et permet de savoir où on était à telle date, quand on a vécu tel ou tel évènement et de retrouver une date d'anniversaire ou une information oubliée.      

En vieillissant j'ai de plus en plus de mal à savoir ce que je faisais en 2008, 2005 ou 1996. 365 jours, 52 semaines se résument bien souvent à "la mort de X", "la naissance de Z", "le voyage en Syrie" (c'est un exemple!) ou "achat de la voiture".

Tant de week ends occupés par tant d'activités et il ne reste qu'un petit cahier recouvert de (faux) cuir noir qui les résume d'un mot ou d'une expression "Rando raquette", "Montagne", "Banyuls", "Biarritz", "Paris", "vide-grenier" etc.

Les innombrables codes secrets (messageries, ordinateurs, téléphones, Facebook, Overblog....) se contredisent d'une page à l'autre et sont difficiles à retrouver.
Les titres de films, de pièces, de spectacles s'affichent par le ticket d'entrée agraphée à la date correspondante.
"Tiens! j'ai vu ce film il y a si longtemps?", "Qu'est-ce que ça racontait ce truc?" et d'autres pensées vertigineuses traversent l'esprit quand on tombe sur ces pages anciennes.

Elections 1er Tour rappelle cette date qui nous vit contents (ou pas) et nous rappelle combien nous sommes naïfs de croire encore qu'un vote peut changer -en bien- nos vies.

Les horaires de déjeuner nous font prendre conscience que çela fait longtemps qu'on ne voit plus D*** mais que 0*** l'a remplacé. On voit que nos goûts ont évolué: finis la série des restaurants indiens ou japonais: on est passé à la Thaïlande et aux Bagels.

Il y a aussi ces trajets vers l'aéroport pour chercher des visiteurs puis les raccompagner. Que de bons moments cet agenda rappelle.
Les contraventions à payer (mais aussi celles qu'on pense avoir attrapées ("A 14H46 à Libourne sans doute flashé à 62 km/h"), les factures à payer ("impôts à ne pas oublier, c'est stabilobossé), les courriers à faire partir et ceux à écrire...

Le titre d'une chanson, d'une émission, d'un livre dans la marge ("à faire")....

 

J'aime le rite de l'agenda, bien écrit les premières semaines et moins les suivantes, clair et concis au début de l'année moins ensuite et celui de 2015 est là, près de l'appareil photo et sous le verre rempli de stylos qui ne marchent plus.

Bientôt j'y écrirais mon groupe sanguin, mon numéro de téléphone et le vôtre, ce qui ne sert rigoureusement à rien!

 

PS: Chargée comme une mule ma fille gare la voiture deux minutes devant chez elle le temps de déposer le chien et le plus gros des paquets. Elle revient: pof, une prune à 17€. 


Cet été, deux jours avant qu'elle nous quitte, mon amie se meurt, mon amie meurt, je file à Agen pour la voir une dernière fois respirante: pof 90€ et un point. 

Je crois que je développe moi aussi une "phobie administrative

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19 novembre 2014 3 19 /11 /novembre /2014 06:51

Un des rares chroniqueurs respectables de la presse écrite, Jacques Julliard pour ne pas le nommer, fait une fixation sur Internet et les supposés "fleuves de boue" qui s'y épanchent.
Aussi vrai que ce sympathique personnage a écrit dans à peu près tout ce que la presse Française a publié depuis la fin des années 50, aussi vrai que la teinture rouquinasse qu'il utilise pour paraître moins vieux, je trouve qu'il exagère.

 

Ce qui ne passe pas et ne passera jamais pour lui et ses semblables c'est que le "peuple" se passe de leur "expertise" et s'informent par d'autres canaux que ceux qu'ils squattent indéfiniment depuis des décennies.
Ils ne comprend pas que plus personne n'a envie de connaître l'opinion des frères Duhamel, de Jean-François Kahn*, de Frantz-Olivier Giesbert ou de Laurent Joffrin.
Certes les plus insupportables de ces incontournables commencent à moins se faire voir et entendre (Chabot, Ockrent, July, Mazerolles, Carreyrou) mais d'autres mourront sur place plutôt que de la laisser (Elkabach, Bouvard..)

Pour des jeunes ces vieux barbons qui ennuyaient déjà leurs parents avec leurs chroniques sont inenvisageables. 

 

C'est dommage pour Julliard qui est sans doute le moins rance de cette (très) vieille garde mais le net est infiniment plus réactif et imprévisible qu'eux. Certes il y a des débordements mais qui a oublié la "tontomania" des annés 88? le balladurisme de 1995? les mensonges, les approximations, le comportement de connivence et de cour de cette clique de privilégiés? d'hyperprivilégiés devrais-je dire.

 

Qui a oublié les interviews au garde-à-vous de ces donneurs de leçons? Et Mitterrand interrogé (oh, doucement) par deux femmes de ministre en poste? et la complaisance d'une Michèle Cotta devant Chirac? et le  désolant exercice de caméléon perpétuel d'Elkabach? les fausses audaces d'un Poivre? bref tout vaut mieux qu'eux.

Même l'orthographe improbable, les attaques physiques et le n'importe quoi qui s'expriment parfois est préférable à ces clercs suant le cholestérol des buffets de luxe où, entre deux compliments on s'invite au prochain dîner d'un ministre ou d'un président. L'entre-soi des happy fews qui se fréquentent et guettent le scoop mou n'intéressent personne de moins de 65 ans. Il serait temps qu'ils le comprennent.

 

Je préfère le blog de n'importe qui à un numéro du "Point" ou de "l'Express" où s'expriment les Cotta, BHL, Labro et autres fossiles calcifiés.

Le bon goût, celui qu'on oppose habituellement à Internet qui fait tordre le nez à Julliard, ce n'est pas forcément s'esbaudir devant la fondation du père Arnaud, la collection du dégénéré Lagerfeld ou le dernier film d'un Godard en donnant la parole à des experts comme Baverez ou Minc....

 

La vie c'est précisemment le contraire.

...me semble t'il.

 

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18 novembre 2014 2 18 /11 /novembre /2014 06:20

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"Encore" ai-je pensé en entendant une interview de cette pauvre Sylvie Vartan à la radio l'autre jeudi. Voilà une femme qui chante des âneries depuis le début des années 60 et dont le répertoire est presque aussi figé que sa figure botoxée à mort et charcutée cent fois par les chirurgiens esthétiques.

Un nouveau disque, une nouvelle tournée, un Olympia... mais qui va voir Sylvie Vartan en "concert"? elle relève les compteurs depuis si longtemps qu'il ne doit plus rester grand monde!

Je n'ai rien contre elle qui a été jolie et n'est pas pire que les saucisses révélées par les télé-crochets mais je me demande s'il est raisonnable, 50 ans après, de continuer à occuper l'espace ainsi.


...Dans l'exercice imbécile de l'interview j'ai quand même compris que la petite fille de Vartan se lançait dans le cinéma et que Mamie donnait un coup de pouce.... On aura du Hallyday-Vartan jusqu'en 2200...

 

Est-ce un mal Français ou est-ce partout ainsi? on a l'impression que le show-business est pour ainsi dire propriété exclusive de dinosaures qui ont fait plus que leur temps. Halyday-Dutronc-Mitchell* aujourd'hui, Polnareff hier.... on a le sentiment vérifié que les "yéyés" se refusent à quitter une scène qu'ils encombrent depuis des décennies.

 

Hanches en titane, dentiers inoxydables, lunettes de compétion et appareil auditif indécelable nos vieilles gloires sont des septuagénaires scintillants. Ils ont brillé ou brillent depuis des lustres dans la chansonnette aux paroles navrantes, il faut croire que ça les conserve.

 

Entre les tournées des has-been et celles des vieilles gloires qui s'assument en solo le haut de l'affiche est tenu par des chanteurs qui ont l'âge des maisons de retraite. Liftée et diaphane Sylvie V. doit avoir soixante-dix ans au compteur.

Cette longévité et le manque de renouvellement font qu'on ressent ce monde comme un "Jurassik Park" où Bruel fait gamin avec ses 50 ans...

 

Miss Vartan va remplir l'Olympia (avec des cars de fans en provenance des maisons médicalisées des départements de la couronne parisienne). Elle chantera "La Maritza" et tirera deux larmes à son public émotif. Pujadas ou Ardisson se moquera (gentiment) d'eux et fera la retape à la vedette qui redisparaîtra pendant 2 ans.

 

 

* dans le "Point" de la semaine une "critique" des concerts des "vieilles canailles" (Dutronc-Hallyday-Mitchell) par le plus flagorneur des pisseurs de copie, l'inusable Labro dont les films et les livres sont si mauvais qu'une chanson d'Hallyday paraîtrait profonde à côté. Sera t'on un jour délivré de ces parasites journalistiques qui eux, frisent les 80 ans? Il a écrit jadis une ou deux chansons débiles pour "l'idole"... ceci explique cela.

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17 novembre 2014 1 17 /11 /novembre /2014 07:05

Même si cinq siècles se sont écoulés entre la démission de Felix V et celle de Benoît XVI (2013) on sait maintenant que l'on peut échapper à l'agonie en direct du chef de l'Eglise.
On n'en parle jamais mais en 1925, au second tour des élections au suffrage universel  en Allemagne Paul Von Hindenburg est élu alors qu'il n'a pas participé au 1er tour. Karl jarres qui est arrivé en tête avec 38,8% des voix s'est désisté en faveur du vieux guerrier.

Ces deux exemples montrent que même l'impensable peut parfois survenir et que, si nous le voulons, nous ne sommes pas condamnés à avoir à choisir entre la fille le Pen, l'ex-président et ses 11 affaires judiciaires et le nougât mou qui l'a remplacé (oui, je sais.) aux prochaines présidentielles qui auront lieu, je le rappelle, en mai 2017.

En un peu plus de deux ans les Français, les partis politiques, la presse et les corps constitués, sans oublier le monde des arts et celui de la recherche doivent pouvoir permettre à un homme ou une femme d'émerger. Il devra apparaître sinon neuf du moins épargné par les affaires et tenir un langage de vérité.

 

Je ne peux imaginer qu'on aille chercher un vieil hibou du sérail en le parant de quelques plumes factices dans l'espoir de le vendre aux électeurs pour que rien ne change ensuite. Cela exclue Juppé qu'il faut un sacré culot pour nous le présenter comme nouveau.

 

Je ne peux croire qu'on livre le pays au parti familial  des aigris et des déclassés qui se transmet de père en fille du côté de St cloud.

 

Je n'arrive pas à envisager qu'après les duels Mitterrand/Giscard (1981, 1988) les duels Chirac/Jospin (1995, 2002) on doive subir le choc Sarkozy/Hollande (2012, 2017). Vraiment je n'y parviens pas.

 

Alors je me console en me disant que Benoît XVI a renoncé, de lui-même, au trône de St Pierre et que Giscard n'a jamais été en situation de se faire réélire.

 

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15 novembre 2014 6 15 /11 /novembre /2014 07:59

Yves Gibeau est un écrivain Français daté et oublié. La France qu'il décrivait dans ses romans comme les idées qu'il défendait ont sombré dans les oubliettes de l'Histoire. Ca a heureusement changé!
Malgré cela j'ai une certaine tendresse pour sa langue claire, simple et "naturelle", ses indignations et son fatalisme.
On ne trouve quasiment plus que chez les bouquinistes ses livres qui ont des titres qui rappellent l'entre-deux guerres et l'immédiat après-guerre de 39-45: "La guerre c'est la guerre" (justement!), "...Et la fête continue", "mourir idiot" sont des livres à la fois pessimistes et désabusés sans être rageurs. Gibeau avait une vision de l'Homme et celle-ci ne le grandissait pas. Il avait aussi de la tendresse et de la pitié pour notre espèce.

 

Yves Gibeau a quitté cette terre qui a été dure avec lui il n'y a que vingt ans dans l'indifférence quasi générale. En mille neuf cent quatre vingt quatorze on ne s'intéressait pas à un humaniste résigné. Les Pivot et autres batteleurs préféraient le plus clinquant. Ca a heureusement changé!

Gibeau est un peu plus connu pour son livre "Allons z'enfants" (1952) qui raconte son propre parcours d'enfant de troupe contraint par la  monumentale bêtise de son père et qui, parce qu'il est plus sensible, plus réfléchi et plus intelligent que les autres se trouve systématiquement rejeté et martyrisé par cette entreprise de démolition légale qu'est l'armée. Dès que quelqu'un se signale par des qualités de réflexion il est taxé "d'anarchisme" et se voit en butte aux vexations de toutes sortes.

L'armée qui compte des brutes, des frustrés, des cocardiers incendiaires et des planqués, ça a heureusement changé!

 

Le livre a été adapté par Yves Boisset (1981) qui mérite mieux que sa réputation de cinéaste sentant le soufre.Je vous accorde qu'il est engagé et qu'il est parfois manichéen mais ce n'est pas le cas ici.

Le film, que je vous engage à voir si par bonheur il tombe sous vos mains (DVD) ou sous vos yeux (passage télévisé)

est un des plus sobres de Boisset. Il faut dire qu'avec l'Armée il n'est pas nécessaire de forcer le trait pour montrer sa rigidité, son arbitraire et son côté éteignoir de toute pensée autonome.

Jean Carmet y est prodigieux en adjudant borné (pléonasme!) qui, le jour de l'enterrement de son fils regrette encore qu'il n'ait pas pu être officier. Jean-Claude Dreyfus et les autres sont excellents et n'en font pas trop. Le jeune acteur qui incarnait Chalumeau/Gibeau Lucas Belvaux est devenu depuis un metteur en scène reconnu et est, dans "Allons z'enfant" confondant de naturel et criant de vérité. On souffre pour lui.

 

Le film raconte comment ce garçon a été contraint (parce que c'était "gratuit" mais après les 3 ans d'enfants de troupe le soldat devait 5 ans à l'armée, générosité contestable) de vivre contre ses aspirations et ses goûts dans un environnement laid et hostile, peuplé de personnes étriquées et brutales.
A ce sujet la prestation de Jean-Pierre Aumont en commandant élégant mais peut-être plus inhumain que les autres est remarquable.

Le film se termine par un gâchis qui laisse un goût de cendres et de révolte que n'attise pas, pour une fois, Yves Boisset qui reste sobre.Il nous montre même un gradé militaire qui comprend et respecte le jeune homme et qui finalement lui aura procuré un peu d'apaisement.



Un beau livre, un bon film.

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14 novembre 2014 5 14 /11 /novembre /2014 06:45

On dit parfois que nous sommes entrés en décadence et que c'est par la tête que pourrit le poisson. Les deux affirmations sont fausses et je suis absolument persuadé que la crise que nous traversons est une peccadille si on la compare à celles que notre pays a traversé à diverses reprises.
Le succès d'un livre écrit par un nihiliste d'extrême-droite, les éditoriaux de déclinistes obsessionnels (Nicolas Baverez...), les jérémiades de philosophes d'hypermarché (BHL) et la pauvreté culturelle de l'époque ne sont absolument pas les preuves évidentes du début de la fin mais les signes tangibles que la société est attaquée et que les anticorps sont mobilisés.
Certes un Zemmour vend beaucoup de livres mais qu'est-ce que celà prouve? l'ex-compagne de François Hollande en a aussi vendu pas mal et Guillaume Musso aussi. Il n'y a qu'un Sarkozy pour s'incliner devant des courbes de ventes!
Maria Casarès est moins connue que Michèle Morgan, la vraie actrice restera cependant  la première.

 

Il ne faut pas prendre le tam-tam assourdissant des tenants de la ligne libérale pour le seul bruit audible. Dès que l'on met de la distance entre soi et la presse, la télévision et la radio on s'aperçoit que le pays est beau, qu'il est inventif, qu'il se bat et qu'il y a des "gens biens" partout.
Au lieu de perdre notre temps à écouter les grincements de dents d'un Baverez persuadé que le pays court à sa perte on ferait mieux de lire les auteurs qui disent le contraire avec autant d'arguments qui leurs donnent raison.

Le rire mielleux d'un Giesbert et les couinements d'un Elkabach peuvent être irrésistiblement drôles si on sait les prendre pour ce qu'ils sont: des suppliques pour exister encore malgré la prostate qui tourmente et les audimats qui vacillent. 

Ce n'est pas si facile mais la présence d'un Drucker, les brâmes d'un Bruel, la notoriété d'une Nabila peuvent aussi être le comble de la drôlerie si on réussit à ne voir en eux que les clowns pitoyables qu'ils sont.

 

Je crois que nous allons nous reprendre et que les quelques cent ou cent cinquante qui font et défont l'opinion seront rejetés comme ils le méritent. Pas d'impatience: l'imposture ne durera pas. ou plus longtemps.

 

PS: la violette est une fleur riquiqui.

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13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 07:02

Je vous jure que ce qui suit est rigoureusement exact. Rien n'est exagéré et, comme les deux "journalistes" du "Monde" j'ai des enregistrements pour la presse au cas où elle ne me croirait pas.

Depuis que le GPS existe j'en ai possédé 2 et demi. L'un, le premier, un Tom-Tom que m'a offert mon fils au début de cette technique.
Jamais je n'oublierai je plaisir que j'ai ressenti lorsqu'il m'a expliqué que mes cartes et plans étaient bons pour la poubelle. Jamais non plus je n'oublierai le progrès incroyable que le GPS apportait à mon organisation de travail (et de loisirs). Un saut qualitatif dans le temps et l'espace.
4 ou 5 ans après je suis encore ébahi.

Mais, et c'est là où ça se corse, il faut (il fallait?), de temps à autres, actualiser le petit boîtier noir; détail qui passait très au dessus de ma tête.

De ce fait l'engin a commencé à être indocile, perturbant puis faux. Il a donc intégré mon "cimetière des objets que je n'arrive pas à me résoudre à recycler" aux côtés de vieux appareils photos argentiques, de I-pod qui ne s'allument plus, de téléphones dépassés et autres réveils chantants de "Nature et découverte".

Françoise s'est offert un "Garmin" plus récent (donc censément  forcément plus performant!!!) mais elle se l'est fait voler dans la voiture avant qu'il ne se mette à nous induire en erreur (d'où des regrets).
Reste celui qui est installé d'office sur le tableau de bord de la voiture de société.


Ce week end nous sommes allés en Corrèze, aux limites des Causses et du Quercy et nous comptions sur le Tom-Tom, ressurgi du tiroir-à-oublis pour nous guider....Dans notre voiture personnelle il n'y a pas de GPS d'usine.

 

Vous ne me croirez pas mais le GPS était envoûté. Presque systématiquement il nous a fait passer par des routes, des chemins devrais-je dire, à peine carrossables. Il nous a fait tourner à gauche quand  nous devions tourner à droite, et à droite quand nous devions tourner à gauche. Il nous a annoncé que nous étions arrivés alors que nous étions à plus de 15 kilomètres de notre destination, il inventait des obstacles (travaux à 3km, voulez-vous les éviter?) sur un chemin vicinal...

Bref mon naturel soupçonneux m'a fait (un instant) demander si Nicolas ne l'avait pas trafiqué pour en prendre le contrôle afin de me tourmenter (il en est capable!). J'ai mis ça sur le compte du Tom-Tom mais lundi, pour le travail, je devais aller à Labastide-Beauvoir, village qu'on m'avait dit être près de St Félix du Lauragais à une-demie heure de Toulouse. Je programme le GPS de la voiture et........ il m'indique la direction opposée et le double de temps.

Je décide de faire confiance à celui du téléphone qui m'indique bien 20' et le Sud-Est.

 

J'ai soudain réalisé que j'avais confondu Labastide-Beauvoir et Labastide-Murat. Ouf, l'appareil n'y est pour rien.

 

Reste que le Tom-Tom. Nico: tu me promets que tu ne l'as pas trafiqué???

 

 

PS: la violette est une fleur mesquine. (comprenne qui pourra)

 

 

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