Dans un avion on ne pratique jamais le "placement libre". Chacun, sur sa carte d'embarquement possède un chiffre une lettre qui correspondent à la place qui lui est attribuée.
Cela n'empêche pas que quand on commence à appeler les rangs pour embarquer c'est la foire d'empoigne et personne ne respecte les consignes.
Voir ce troupeau qui téléphone, se pousse, resquille et désorganise tout rappelle les films sur l'exode de 40. Nous n'avons pas changé!
Disposant d'un peu de temps je me suis baladé entre Arcueil, Cachan et Bagneux. Je pense que je serais incapable de m'adapter à la vie dans ces villes. Tant de tristesse, de laideur et d'ennui sur si peu de distance. Je comprends que les
habitants d'île de France soient aussi dépressifs. Ils ne le seront jamais autant que leur environnement. Et c'est d'autant plus fou qu'il faisait beau et que les prémices du printemps était plus lisibles qu'ici.
Nous acceptons des contraintes stupéfiantes. Lors de cette courte déambulation dans la banlieue ouest j'ai constaté avec ahurissement que TOUS les rez-de-chaussée, d'immeubles comme de maisons individuelles étaient grillagés comme des prisons. Sans doute une demande expresse des assurances suite à des cambriolages.
C'est terrible ces fenêtres avec barreaux ou grilles. On a l'impression d'un enfermement consenti.
A côté de moi, dans l'avion, aucune personne ne lisait. Pas même un journal ou une revue. Ceux qui ne dormaient pas jouaient avec leur téléphone ou leur tablette. Le jeu "Candy Crush" qui est pourtant dramatiquement con tient encore la
vedette. Je ne dis pas qu'il faille s'instruire toujours et en tous lieux mais je crains que s'abrutir ne soit pas la solution.
Dieu sait si Ruquier m'énerve. Cependant je suis de tout coeur avec lui lorsqu'il regrette d'avoir fait la "courte-échelle" à
l'insupportable Zemmour. J'y vois de la sincérité et du repentir.
Ce Zemmour là distille en permanence un discours rance et désagréable qui rappelle -le talent d'écriture en moins- les
vieux racistes compulsifs de l'entre deux guerres.
Ce discours là était déjà ringard dans les années 70. Il a le vent en poupe parce qu'il est habilement recyclé par des gens pas trop regardants sur leurs méthodes de propagande.
Il est à la fois méprisable par son contenu et méprisant pour ceux à qui il s'adresse avec condescendance.
Je conchie les contempteurs de mai 68. Que certains de ses aspects puissent être jugés contestables pourquoi pas mais la France de Coty, du cathé, de "dis bonjour à la dame", des militaires et des anciens combattants merci bien.
La sexualité s'est bel et bien libérée à la faveur de mai 68 et tous les Zemmour du monde n'y ont pas gagné, c'est certain!
J'ai acheté le magazine "Society" avec la hideuse couverture jaune et la longue interview de Hollande. Le reste des médias a à peine parlé de cette interview qui est à la fois longue, complète et intéressante. Le Président a des réflexions qui méritent d'être connues et une "ligne de défense" qui montre qu'il est bien plus profond que la paresse et la caricature du monde médiatique le laissent penser. Une hauteur de vue que le président de l'UMP n'a quasiment jamais atteinte...
J'ai regardé, sur "Dailymotion" le Juppé invité du "Grand Journal" de Canal +. Cet homme serre si fort les lèvres qu'elles ne forment plus qu'un léger trait acide. Il se contient, il essaie de sourire mais le Juppé qu'on connaît depuis les années
Chirac affleure en permanence. Nous le présenter en homme nouveau, en espoir présidentiel c'est une bonne farce.
Quand il sourit il me rappelle Mercredi Adams dans le camp scout.
Je reviendrais sur Cécile Dufflot qui, à l'usage, est peut-être pire que Dominique Voynet. Pourquoi l'écologie est elle systématiquement dirigée par des personnes qui sabotent l'idée qu'ils sont censée défendre? de Bové à Placé en
passant par Joly ((erreur de casting) aux deux harpies déjà citées c'est une litanie de déceptions et de gâchis.
Ils s'étonnent de plafonner à 2% mais ils représentent le concentré de tout ce qu'on déteste chez les politiciens: l'arrivisme, la mésentente, le discours mensonger, l'intérêt et le reniement.