Je jubilais en lisant la dernière page du "Marianne" daté du 24 avril et dans lequel l'excellent Guy Konopnicki adresse une remontrance sans concession à Laurent Wauquiez à propos de son inadmissible sortie sur Christiane Taubira.
On se souvient que le minet à la parka rouge, jamais en retard d'un clin d'oeil aux électeurs du front national a rendu responsable la garde des sceaux dans l'horrible affaire de cette petite fille du nord violée et tuée la semaine dernière. Sans se soucier de la douleur des parents il a polémiqué et parlé de "désarmement pénal".
Quand je vois Wauquiez, quand j'entends Wauquiez j'ai toujours en tête la diatribe de Napoléon 1er à Talleyrand: "vous êtes de la merde dans un bas de soie".
Car Wauqiez a une bonne tête de jeune premier. Le genre de type qui plaît de Neuilly à la Muette en passant par les beaux quartiers de Nantes, Lyon, Bordeaux et Marseille.
Un cursus remarquable et une carrière qui l'est moins: politiquement l'homme est plus proche, par ses prises de position, d'un Balkany ou d'un Estrosi. Depuis des années, couche après couche, il rapproche les positions de l'UMP de celles du front national. L'assistanat, son scandaleux cheval de bataille, se double désormais d' attaques honteuses contre Christiane Taubira qui est la bête noire des extrêmistes de droite.
Ce qui me gène, personnellement, c'est cette ambition brute, cette façon de faire de la politique méprisante et indigne qui rappelle le pire d'un Copé ou d'un Montebourg.
Je reviens sur cet article de Marianne qui a dû gâcher le week end du beau Lolo. Si, en plus, des opposants ont eu la bonne idée de le faire circuler et de l'afficher aux endroits stratégiques de la ville du Puy en Velay qui a eu la faiblesse de l'élire maire, il réfléchira peut-être aux limites qui existent en matière d'expédients politiques. On ne peut pas, sans perdre son âme, utiliser des méthodes de voyou pour "arriver".
L'exemple du maire de Provins devrait être médité.

