On entend dire, de plus en plus souvent et d'un peu partout que les "jeunes" fument beaucoup de cannabis et que leur consommation ne cesse de croître.
Il se dit que des adolescents entièrement murés en eux mêmes passent des journées devant leur ordinateur et ne cessent de pianoter sur leurs écrans (ils en ont plusieurs qui vont du PC familial au téléphone mobile en passant par les tablettes).
On me raconte que le lien avec la réalité de ces personnes toujours entre deux joints et en réseau avec des "amis" finit par être très ténu.
Ces mauvaises habitudes les rendent soit humbles (rarement) soit surs d'eux (en apparence) mais toujours agaçants parce qu'insensibles à ce qu'on leur dit.
Ces "adulescents" trouvent mille raisons pour justifier leur surconsommation d'herbe qui fait planer: elle révèlerait leur "moi" profond, elle leur permettrait d'évacuer leur stress, elle les aiderait à affronter un monde difficile, elle améliorerait leur capacité à s'intéresser aux autres.
Je veux bien mais je vois et j'entends surtout de grandes guimauves tatouées et barbues (pour ceux de sexe mâle qui sont majoritaires dans ces comportements de fuite) qui trouvent mille raisons pour ne pas affronter la réalité et surtout ne pas montrer ce dont ils sont réellement capables.
Quand ils sont à court d'arguments Janis Joplin, Van Gogh ou Rimbaud sont appelés à la rescousse.
On dira ce qu'on voudra: être un autiste vissé devant ses écrans et fumaillant des "bédos" à longueur de journée n'est sans doute pas la meilleure façon de réussir son départ dans la vie.
Disant cela je sais que je rejoins les vieux, les mous du bulbe et la cohorte de ceux qui ne comprennent rien. je persiste et signe.
