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7 juillet 2015 2 07 /07 /juillet /2015 06:52

On entend dire, de plus en plus souvent et d'un peu partout que les "jeunes" fument beaucoup de cannabis et que leur consommation ne cesse de croître.

Il se dit que des adolescents entièrement murés en eux mêmes passent des journées devant leur ordinateur et ne cessent de pianoter sur leurs écrans (ils en ont plusieurs qui vont du PC familial au téléphone mobile en passant par les tablettes).

On me raconte que le lien avec la réalité de ces personnes toujours entre deux joints et en réseau avec des "amis" finit par être très ténu.

Ces mauvaises habitudes les rendent soit humbles (rarement) soit surs d'eux (en apparence) mais toujours agaçants parce qu'insensibles à ce qu'on leur dit.

Ces "adulescents" trouvent mille raisons pour justifier leur surconsommation d'herbe qui fait planer: elle révèlerait leur "moi" profond, elle leur permettrait d'évacuer leur stress, elle les aiderait à affronter un monde difficile, elle améliorerait leur capacité à s'intéresser aux autres.

Je veux bien mais je vois et j'entends surtout de grandes guimauves tatouées et barbues (pour ceux de sexe mâle qui sont majoritaires dans ces comportements de fuite) qui trouvent mille raisons pour ne pas affronter la réalité et surtout ne pas montrer ce dont ils sont réellement capables.

Quand ils sont à court d'arguments Janis Joplin, Van Gogh ou Rimbaud sont appelés à la rescousse.

On dira ce qu'on voudra: être un autiste vissé devant ses écrans et fumaillant des "bédos" à longueur de journée n'est sans doute pas la meilleure façon de réussir son départ dans la vie.

Disant cela je sais que je rejoins les vieux, les mous du bulbe et la cohorte de ceux qui ne comprennent rien. je persiste et signe.

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6 juillet 2015 1 06 /07 /juillet /2015 07:00

Oui

Je ne compte plus les fois où j'ai dit oui. D'ailleurs je suis d'ordinaire un gars qui dit plutôt oui. Je ne suis pas extrêmement contrariant.

Il y a donc, dans ma vie, quelques oui mémorables et ceux que j'ai prononcés à haute et intelligible voix le 19 novembre 1982 étaient mûrement réfléchis.
Je les ai dits avec plaisir et ma langue n'a pas fourché quand le prêtre Ragueneau (un cornichon désagréable qui, à la fin de l'interminable bénédiction m'a dit: "alors, ça y est? c'est fini la corvée?") m'a demandé mon consentement par la bête phrase rituelle.


La cérémonie civile, à la mairie du XVIème arrondissement, s'est bien passée aussi puisque l'officier d'état civil a fait remarquer à l'ensemble de nos invités que: "la fidélité ça les fait rire". Nous étions contents et de bonne humeur, ma mariée était ravissante et nous rions de plaisir.
J'aurais dû sauter à la gorge du faquin et le décapiter comme on fait maintenant.

Ma belle mère avait tout organisé et, avec le recul, la réussite de la soirée lui devait tout. Ce oui a duré plus de 25 ans et deux enfants magnifiques en sont issus.

Je garde de la tendresse et de l'affection pour leur mère qui a eu bien du mérite de me supporter.
Elle n'a hélas pas connu la perfection que je suis devenu!

Je n'ai donc aucun regret d'avoir dit oui et cette première partie de ma vie reste nimbée de belles couleurs et peuplée de très bons souvenirs.

Très peu de temps après notre divorce j'ai rencontré une femme qui va me dire oui un samedi du mois de juillet.
L'Eglise m'est interdite puisque le divorce et le mariage sont réprouvés par cette garante de la tolérance..Je ne le regrette pas vraiment et ai du mal à comprendre en quoi Dieu pourrait se formaliser qu'un agneau mouton bélier de son troupeau puisse convoler à nouveau..

Les voies du Seigneur...

Bon il reste la cérémonie civile et c'est le frère de ma future qui nous mariera. Devant une fratrie imposante en nombre et en qualité.

J'ai intérêt à dire un "oui" qui résonne dans la salle des mariages.

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3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 06:12

Ce lundi matin vers 9H30 il y a eu une sorte d'orage sur "France musique". Le tonnerre dans l'habitacle de la voiture: une critique de la représentation de "la Traviata" à Covent Garden à Londres durant le week end. Du vitriol et une opération sans anesthésie.


Le critique a utilisé des mots et des images impressionnants pour dire en 3 ou 4 minutes tout le mal qu'il pensait: de la chanteuse, des 2 premiers rôles masculins, du chef d'orchestre (Marc Minkowski tout de même...) et c'était sans appel.

On n'est plus habitués à entendre des critiques aussi dures. Le robinet d'eau tiède est partout et les excuses à un spectacle moins bon qu'espéré sont attendues tant elles sont la norme.
Là, sans crier gare, Sonya Yoncheva la chanteuse a été traitée au lance flammes. Si elle entendait la critique elle n'aurait plus que la reconversion comme échappatoire.
Froidement Ismael Jordi, le chanteur aussi a été exécuté d'une phrase plus cinglante que des balles. (Il était "le chanteur de Mexico" au Châtelet l'année dernière et il était déjà mauvais!").

J'étais enchanté de cette critique vitriolée jusqu'à ce que le journaliste dise que Angela Georghiu avait magnifiquement tenu le rôle sur la même scène il y a 20 ans.

Pour moi la dame en question est tout... sauf une chanteuse.

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2 juillet 2015 4 02 /07 /juillet /2015 07:01

Je suis à la fois fier et content de moi: je n'ai jamais, oui absolument jamais, regardé l'émission du samedi soir de Laurent Ruquier.

Je connais vaguement les pseudos chroniqueurs qu'il a employés depuis des années que cette émission existe et, ne pas les avoir vus à l'oeuvre, sincèrement, ne me pénalise en rien.
Le peu que j'ai vu ailleurs de Natacha Polony ou de Eric Zemmour m'a clairement fait comprendre que je ne perdais rien en boycottant de fait une émission qui, sur le papier possède tous les ingrédients pour ne pas me plaire.

Depuis des années je me demande pourquoi Ruquier bénéficie d'une telle chance qui le fait non seulement durer mais durer partout.

Il me rappelle Grégoire Ponceludon de Malavoy dans le film de Patrice Leconte "Ridicule" à qui Jean Rochefort donne comme règle numéro 1 de ne pas rire de ses propres plaisanteries. Ruquier ricane vite de ses bons mots comme s'il craignait d'être le seul à le faire. Il a une culture très superficielle et des connaissances qui doivent plus aux fiches préparées par ses collaborateurs qu'à ses lectures. Il ne s'intéresse qu'au présent, à l'actualité dans ce qu'elle a de plus éphémère, de plus bruyant et pour dire les choses clairement, de plus insignifiant.

Je n'ai rien contre la vulgarisation mais avec Ruquier c'est la partie vulgaire qu'on entend surtout. Le samedi, même en hiver, il y a mieux à faire que perdre du temps à écouter et voir les invités multimédias faire leur promo dans un talk-show où on n'apprendra ni ne verra rien d'intéressant.

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1 juillet 2015 3 01 /07 /juillet /2015 06:31

Parmi toutes les ignominies proférées à dessein par Jean-Marie Le Pen -et que les médias s'obstinent à qualifier (à tort) de "dérapages"- l'une des plus révoltantes (avec "le point de détail") est celle qu'il a énoncée en 2005:

A défaut de guillemets j'ouvre les pincettes*: "En France du moins l'occupation n'a pas été particulièrement inhumaine même s'il y a eu des bavures, inévitables dans un pays de 550 000km²."

Il a été, rappelons-le, définitivement condamné par la justice pour ces propos à la fois abjects et scandaleux.

J'ai lu ce week-end un excellent livre d'historien qui montre au contraire à quel point la France a souffert sous l'occupation. Rappelons qu'elle a perdu sa souveraineté, a été coupée en deux, que son littoral lui a été interdit et que l'Alsace et la Lorraine ont été détachées, qu'elle s'est vue gouvernée par un régime bâtard de collaboration indigne, a perdu 500 000 des siens (dont 240 000 civils), a vécu des abominations (le gouvernement de Vichy a livré des Allemands et des Autrichiens qui avaient fui le nazisme avant la guerre, création par le même gouvernement de lois rétroactives, re-jugement de personnes déjà jugées, otages massacrés, antisémitisme légal, pillage de l'économie, instauration du STO, création de la milice (une gestapo française), propagande éhontée, le pays a travaillé pour l'Allemagne et lui a permis de prolonger la guerre.....).

Si pour M Le Pen livrer des hommes, des femmes et des enfants aux Allemands en ignorant ce qu'ils devenaient n'est pas "inhumain" qu'est-ce?

Si, comme au camp de Baune la Rolande en 1942 séparer les femmes de leurs enfants n'est pas inhumain qu'est-ce qui l'est? Des enfants abandonnés de tous et envoyés directement aux fours d'Auschwitz...

Et les enfants d'Izieu qu'on est allés arrêter et envoyer en déportation? pas inhumain?

Si en fusiller les hommes et brûler vifs les femmes et les enfants à Oradour (647 morts) n'est pas inhumain qu'est-ce que c'est?

Le livre de Nicolas Beauprè "Les Français dans la guerre" 1939-1945 contredit sans le vouloir le fondateur du front national dans presque toutes ses pages.
Quand il dit que les cartes d'alimentation ne permettaient qu'un rationnement de famine par exemple.
Quand il dit que Vichy a devancé les exigences les plus répugnantes des occupants aussi.

Le Pen n'est pas gâteux et sait très bien ce qu'il dit. Il lance un signal à ceux qui partagent ses vues et voient le fascisme, le nazisme et l'extrême droite avec bienveillance. Qui les regrettent même.

Les "550 000 km²" de sa honteuse formule sont là pour mettre les rieurs de son côté. Quel rapport? Il y a là un "private joke" qui m'échappe mais n'est pas anodin. Ce serait lui faire injure que de penser qu'il ignore de quoi il parle. Légitime t'il ainsi les massacres commis par les nazis en URSS pays dont la superficie n'avait rien à voir avec celle de la France?

Quoi qu'il en soit sa phrase décadente et provocante a été sanctionnée et condamnée définitivement en Juin 2013.

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30 juin 2015 2 30 /06 /juin /2015 06:17

Ce matin nous sommes allés à l'enregistrement d'une des émissions estivales du "Gai savoir", sur France Culture à l'église déconsacrée de St Pierre de Cuisines près de la Garonne. Une salle superbe aux gradins en amphithéâtre où le son et l'image sont parfaits.
Une demie-heure avant l'ouverture des portes tout ce que Toulouse compte de Bourgeois authentiques (rang de perles, prénoms précieux, discussion élégante) faisait la queue du bon côté du trottoir (à l'ombre).

Il n'était question que du "Marathon des mots" et du Festival d'Avignon où la plupart allait se rendre pour continuer à cultiver son cerveau bien né malgré la retraite. "Jean Jacques est très occupé, il a des compétitions de golf".

Lorsque Raphaël Enthoven est sorti de sa voiture un frémissement a parcouru la partie féminine de la foule. Tout de noir vêtu, grand, maigre, lunettes noires, brushing savant l'animateur et philosophe n'a pas de problèmes avec lui-même: il doit être son premier fan et ça se voit et s'entend.

Mais il est "sympa" et, je dois le reconnaître, bougrement intelligent (je tiens à "bougrement").

Son invitée aussi était intelligente. Mais bon. Leur discussion était typiquement France-cultureuse: intéressante, certes mais si éloignée des problèmes terrestres et du quotidien.
On y a lu des textes brillants (Houellebecq, Gary, Obama, Bruckner) et on a causé différences et inégalités mais entre gens du 7ème (arrondissement) où l'égalité ne pose pas trop de soucis.
Certes la maire est issue de l'immigration (Rachida Dati) mais bon, ce n'est pas la question.

Ce qu'ils dirent était vrai, juste et réfléchi. La jeune femme voyait des dominants et des dominés comme les éthologues en voient dans les meutes de lions ou de loups, à savoir partout et le colonialisme hideux de la France lui fût une fois encore sévèrement reproché.

Personnellement je n'ai connu ni mes grands-pères ni mes arrières grands-pères mais je les renie pour leur pensées certainement colonialistes et racistes. Honte sur eux, ils ont vécu "Tintin au Congo"...

Il résultait de tout cela que "ma bonne dame nous sommes des islamophophes incorrigibles et irrécupérables". Les débats reprenaient à 15H00 le temps pour Enthoven et ses groupies d'aller déjeuner chez Michel Sarran (j'imagine qu'il a ouvert exprès pour Enthoven et Olivier Poivre, le frère de l'autre) et leur a servi un repas "égalitaire" à 300€ par philosophe, vin non compris.

Mais je m'égare....

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29 juin 2015 1 29 /06 /juin /2015 06:49

J'ai un ami qui a transformé des bâtiments inemployés de sa propriété en beaux gîtes devant, ultérieurement, servir à accueillir des touristes de passage.

Il a bien fait les choses et ces gîtes sont à la fois modernes, fonctionnels et "campagnards". Il a respecté l'architecture sans tomber dans le piège de la fermette bobo.

Comme ces gîtes n'ont qu'exceptionnellement servi et que la dernière utilisation date d'un an les animaux audois ont repris leurs droits.
Nous y sommes allés pour les préparer à recevoir les enfants et leurs enfants pour un mariage maintenant très (trop) proche.

Incroyable ce qu'en un an les insectes, les chats, les oiseaux, les fourmis, les mouches, les mulots, les lézards et les araignées peuvent faire comme (petits) dégâts.

Chats de passage qui confondent "gîte" et "WC", oiseaux qui fientent aussi un peu partout (jusque dans les douches italiennes), mulots qui dépiautent une couette, fourmis qui recréent Mexico-city à leur échelle et à l'intérieur, guêpes venant mourir en grand nombre, enfin araignées.... ils ont élu domicile (ou tombe) dans le gîte dont on avait mal fermé les fenêtres.

Enfin.. pour certains la porte ou la fenêtre n'est pas un obstacle: leur taille leur permet de passer dessous.

Les araignées, en l'occurence des faucheux (tout petits corps longues pattes) s'installent partout. Non dérangées elles colonisent les escaliers, les coins et les plafonds, tissant des toiles aux proportions stupéfiantes. Sous les toiles les reliefs de leurs "repas", mâles desséchés compris.

Ces toiles prennent appui sur des meubles, des cadres, des lampes et forment avec le temps des guirlandes poussiéreuses.

Lorsqu'avec l'aspirateur je m'apprêtais à en avaler une, l'insecte monté sur échasses semblait paniquer et dansait sur sa toile de façon comique.

Je m'inquiétais du nombre de bestioles minuscules mais peut être vivantes (les fourmis ont survécu à l'explosion de la bombe atomique d'Hiroshima alors mon aspirateur....) et ai, dans le doute, préféré jeter le sac de l'apirateur aux trois quarts vide.

Mon amour des animaux n'inclus pas ceux dont j'ai dû effacer les traces ce samedi!!!!!

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26 juin 2015 5 26 /06 /juin /2015 06:36

On m'a fait découvrir récemment une publication format livre qui m'a surpris et intéressé. Elle s'appelle "Schnock" et est plaisamment sous-titrée "la revue des vieux de 27 à 87 ans".

Ouf: je suis dans le créneau.

La couverture est de couleur différente à chaque parution et s'orne d'un dessin ressemblant mais toujours assez laid d'une personnalité à qui le numéro consacre un bon nombre de pages.
Bardot, Pierre Richard, Coluche, Gainsbourg, Jean-Pierre Marielle, le trio des "Valseuses" (!) Jean Yanne, Amanda Lear ou la "bande du Splendid" ont ainsi fait la une.

Ce mois-ci c'est le casting du navet de Lelouch "L'aventure c'est l'Aventure" qui s'y colle.

Sincèrement, au premier abord je n'en ai strictement rien à faire de Pierre Richard et j'exècre Lelouch
Mais les interviews sont longues et originales. Les questions sont pertinentes et l'interviewé donne des réponses qu'il hésiterait à donner ailleurs. Bref "ça balance". Si une célébrité intouchable comme Gainsbourg est le sujet principal du volume il est moins question de polir la légende que souligner les autres aspects moins sympathiques mais plus humains de sa personnalité. les arrangeurs de musiques de films (Coraguer, Colombier, Vannier...) disent unanimement que le Serge, en signant les musiques de son seul nom, les flouaient intellectuellement mais aussi financièrement.

Autre information: il recyclait ses propres morceaux qui étaient ainsi musique de film puis chansons.
Il y a aussi deux pages avec les "pires chansons " qu'il ait écrites et, effectivement, on n'a pas l'habitude de secouer ce cocotier-là.

Schnock parle de la création de "Bonnie & Clyde" et la créativité du bonhomme est saluée comme de juste.
Qu'on se rassure "Schnock" n'est pas une revue pour aigris et ne se contente pas de retirer les masques pour vendre du papier. Le sommaire est varié et amusant et on apprend plein de choses anecdotiques ou pas sur la musique, la photo, le cinéma, la littérature, la publicité, la télévision etc.

Sans publicités, sans politique, sans opinion affichée (on voit quand même, en le lisant et par les sujets abordés qu'il est fait par des quinquas à l'esprit affuté) il est idéal pour un déjeuner seul, un bain, une sieste ou pour lire dans une une salle d'attente.

La bibliothèque m'a permis de remonter le temps et d'en emprunter les précédents volumes: il y a toujours un sujet intéressant à l'intérieur de chaque numéro.

Même dans le dernier qui contient une interview de cette enclume de Lelouch.

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25 juin 2015 4 25 /06 /juin /2015 06:35

"Tour de Garde", "Le Salut"... depuis longtemps déjà je me suis habitué à ces présentoirs ambulants tenus par deux personnes et sur lesquels il y a des revues religieuses.
La caractéristique principale de ces personnes est qu'elles ne cherchent pas à vous aborder. Elles sont comme les araignées sur leur toile: malheur à vous si vous vous arrêtez!

Les caractéristiques de ces revues sont qu'elles sont laides (souvent traduites et possédant un graphisme et des couleurs d'ailleurs), naïves et pour tout dire inintéressantes.

Elles développent, sur 4 ou 5 pages, façon sectes, les ratés les plus criantes de notre civilisation et mettent en rapport les merveilles de la croyance religieuse.

A mes yeux il y aura toujours ce problème de croire ou pas et d'accepter la totalité d'un culte ou pas.
Il y a aussi des jeunes hommes au look WASP américain, la chemise blanche immaculée, un badge agrafé sur la poche qui essaient de vous vanter une religion frottée aux prêcheurs de "filiales" religieuses (Mormons, Baptistes etc.) en vous donnant des réponses toutes prêtes.

Ces "sergents recruteurs" de l'âme ne font pas de mal, pensent à autre chose que nous vendre des objets inutiles mais leur prosélytisme silencieux ne rencontre que peu de succès. On les voit comme des doux dingues, inoffensifs mais qui ont bien du temps à perdre.

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24 juin 2015 3 24 /06 /juin /2015 06:34

Laura Antonelli n'était pas une grande comédienne. Sa filmographie ne contient pas beaucoup de chefs d'œuvres (malgré quelques films mineurs de grands réalisateurs); elle était surtout formidablement belle et apportait une touche d'humour au caractère érotique des films dont elle était la vedette.

Il semblait toujours qu'elle faisait un clin d'œil aux spectateurs lors de ses scènes les plus salaces comme pour dire: "je ne peux pas faire autrement" ou "c'est juste un jeu".

A ce titre un des sketches de "Sexe fou" de Dino Risi dans lequel elle "allume " un Giancarlo Giannini dépassé par son désir est représentatif du personnage récurrent qu'on lui faisait jouer.

Elle a cependant montré qu'elle savait jouer la comédie ("Divine créature", "L'innocent") mais ce n'était pas ce que le public, essentiellement masculin, attendait d'elle.
Depuis "Malicia" elle était l'actrice italienne qui se déshabillait facilement et dévoilait ce qu'il fallait pour qu'un film même médiocre fasse passer un bon moment.

Avec elle (et les scénaristes et le cinéma italien des seventies) l'érotisme était un jeu sans conséquences et qu'il fallait prendre pour ce qu'il était: une aimable plaisanterie. C'est le film de Luigi Comencini "Mon Dieu comment suis-je tombé si bas" qui illustre à la perfection ce cinéma disparu.

Elle était une bombe sexuelle avec un visage d'ange. Un corps inimaginable et un visage séraphique: l'ange et le démon, la vierge et la putain....

Elle osait des choses tout en gardant cette "fraîcheur" insolente: dans "Sexe fou" elle est la bonne soeur qui accueille un donneur de sperme. La minute d'après la bonne soeur perd une partie de son habit religieux (cornette exceptée) dans l'imagination du donneur pour l'aider à l'ouvrage...
Le personnage qu'elle aura le plus souvent interprété est celui de la femme initiatrice ("Malicia", "Péché véniel") et l'on se prenait à envier le jeune Alessandro Momo qui par deux fois l'a eue comme professeur et comme partenaire.

Cette magnifique personne aura eu une fin bien triste puisqu'une fois le filon épuisé (la quarantaine ne pardonne pas) elle s'est retrouvée seule et embarquée dans de bien tristes histoires.

Personnellement, si je devais écrire une histoire du cinéma elle y aurait beaucoup plus de place que Yolande Moreau ou que Anna Mouglalis!

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