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17 novembre 2013 7 17 /11 /novembre /2013 08:35

La blonde sur son gyropode est venue près de moi. Malgré mon air renfrogné (sans doute la seule

chose dont j'ai hérité de mon père). Elle m'adresse la parole en me tendant un prospectus, le 3ème

ou 4 ème qu'on me colle dans les mains depuis vingt-cinq minutes: "je ne vends rien, je conseille

seulement d'aller visiter la nouvelle boutique Orange qui est dix mètres plus haut." précise t'elle.

Ainsi une nouvelle enseigne a disparu dans la rue Alsace pour laisser place à un magasin de

téléphones. Avec ceux qui vendent des appareils auditifs et ceux qui sont consacrés aux

cigarettes électroniques ils sont bien les seuls à pousser comme des champignons après l'averse.

Les magasins, des institutions pour certains, ferment les uns après les autres et sont remplacés

aussi par des magasins de jeux électroniques ou des marchands de sandwichs orientaux.

 

Je passe devant le magasin que m'a indiqué cette surprenante cavalière et constate que la superbe

façade art déco abrite désormais une de ces ruches où l'on débite du portable, du portable sous toutes

ses formes. Il y a un attroupement devant la large porte: pensez ! on peut gagner la 4G!

 

Les centres-villes sont désertés par tout ce qui est commerce de bouche: plus d'épiciers (ou alors

ces enseignes faussement rustiques ou trivialement américanéisées ("Carrefour Market"), plus

de charcuteries, plus de comestibles, plus de boucheries; quelques boulangeries qui débitent de

la baguette réchauffée malgré des noms qui font illusion (fournil).

 

A défaut de manger ou de faire des provisions pour le dîner vous avez le choix des coiffeurs: un

tous les dix mètres et une folle originalité dans les noms ("Coup'tifs").


Dans le centre des villes on ne vend plus plus que des godasses, des téléphones, des vapoteurs,

des granulés pour se sculpter un corps d'athlète (en bidons!) et des sonotones.

Tristes villes où la fringue standardisée se vend dans des FNAC ou Virgin remaniés tandis que les

produits culturels se débitent dans des boutiques grandes comme des mouchoirs de poche.

Un cordonnier, un réparateur d'électroménager ou une papeterie n'ont plus de place dans ce monde

standardisé.

Moi non plus, je le crains.

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15 novembre 2013 5 15 /11 /novembre /2013 07:36

C'est le début novembre, il fait encore beau mais les journées sont plus courtes.

Avant de s'abîmer dans le froid et l'hiver ma hargne a de quoi s'exprimer devant

les trop fameuses "incivilités" qui ont beau jeu d'exploser.


Ce ne sont, au départ, que des comportements extrêmement grossiers mais

ils deviennent vite de véritables agressions car ils nous atteignent de face

par le mépris qui leur est attaché.

 

C'est le type qui profite, à la tombée de la nuit, du calme des rues désertées

pour y descendre, ni vu ni connu, un ignoble matelas, un frigo répugnant

(ou une gazinière qui ne l'est pas moins), des vieux fauteuils épuisés et sales

ou des planches et autres "encombrants" en se fichant éperdument de la

gène occasionnée ou de son devoir qui est soit de les déposer à la déchetterie,

soit d'appeler les fameux "monstres" qui viennent les enlever après avoir donné

une date pour les déposer.

Lui, il s'en fout, il n'a plus chez lui ces rogattons qui l'ont subitement indisposé.
Et le quartier profite de ses saletés. (Et se demande qui peut avoir des meubles

aussi sales, aussi laids ou aussi délabrés chez lui).

Il faudra 3 ou 4 jours (dont une de pluie) pour que ces douteux présents à la

collectivité disparaissent.

 

C'est aussi le groupe de jeunes, garçons et filles, qui s'arrêtent sur des marches

pour parler, rire, manger et boire et qui laissent les reliefs de leur "repas", papiers,

gobelets, canettes et bouteilles (quand ce n'est pas le pack et les 6 bouteilles

vides) là où ils les ont consommés.
...Il y aura bien quelqu'un pour nettoyer derrière eux!

 

C'est aussi celui qui laisse son vieu pneu, sa batterie morte ou l'aile emboutie

de sa bagnole sur un trottoir également ou dans un parking qui ne lui appartient

pas. Merci du cadeau!

 

Enfin, j'ai gardé pour la fin celui qui sort en pleine rue son appareil uro-génital et

qui vide consciencieusement sa vessie sans plus se cacher que ça. Il y a aussi

ceux qui vomissent devant votre porte. On oublie le caractère d'exemplarité ou de

panurgisme que celà induit et qui fera que dix autres dégoutants feront comme lui,

transformant votre porte en WC puants.

On l'accepte mal d'un chien qui n'a pas le choix, beaucoup moins d'un humain

qui s'humilie et nous humilie de son comportement associal.

 

Lassés, nous sommes tellement habitués à ces attitudes grossières que, la

plupart du temps, nous n'y faisons plus attention.
Pourtant le fameux "lien social" est mis à mal par l'addition de tous ces coups

de canif qui rendent la vie en communauté si stressante.

 

L'ivrogne qui pisse entre deux voitures, le SDF qui donne une immonde pâtée

à son chien à même le trottoir, la dame avec la poussette pour triplés qui

empêche de monter dans le métro, le type qui jette ses rebuts n'importe où

ne commettent pas des fautes graves mais contribuent à rendre la vie pénible.

 

Les rues impeccables de grandes villes d'Europe visitées ça et là me font

envie!Je repense à Edimbourg ou à Dublin, à Dortmund ou Madrid et n'ai pas

le souvenir de comportements si individuellement déplorables!

 

 

*PS: j'adore l'anecdote que m'a racontée Fr****. Lorsque sa fille était petite elle

lui avait demandé "maman, c'est quoi?" en lui montrant des vers de terre.
Fr*** avait répondu: "jette ça, c'est dégueulasse!".
Une autre fois, longtemps après, sa fille lui avait désigné des vers qui étaient

non pas des vers mais, naturellement, des gueulass.

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14 novembre 2013 4 14 /11 /novembre /2013 06:34

Si une personne peut être plus insupportable qu'un facho c'est un anti-facho obsessionnel.
Tous deux sont odieux et infréquentables.
Les uns s'affichent plus volontiers que les autres mais tous deux sont animés par un unique

et puissant ressort qui s'appelle la haine.
Quoi de plus vain et de plus porteur de haine que le slogan: "pas de fachos dans nos quartiers,

pas de quartier pour les fachos" ? il fleurit pourtant sur les murs sous forme d'autocollant illustré

par une paire d'yeux inquiétants.

Pour les antis il suffit de pas grand chose pour que vous soyez catalogué et, une fois catalogué

pour devenir une cible à tabasser , verbalement ou même physiquement le cas échéant.

 

Quoi de plus insupportable que ce recours permanent à des schémas qui datent de plus de

soixante dix ans?

Se traiter de collabos et se considérer comme des résistants aujourd'hui rime t'il à quelque

chose? j'en doute fort.

 

Il y a dans ce pays un cadre juridique assez bien conçu et qui a le mérite d'interdire

l'insupportable et en l'occurence la diffamation, l'incitation à violence, l'antisémitisme, le 

racisme, la négation du génocide des juifs pendant la seconde guerre mondiale et quelques

autres attitudes injustifiables.

Au lieu de perpétuellement faire supurer les vieilles plaies mal cicatrisées (la collaboration)

nous ferions bien de toujours chercher à trouver les sujets de concorde plutôt que de rejet.

 

Les fachos et les extrèmistes de gauche ne sont pas accessibles à cette simple volonté

d'apaisement. Leurs stratégies passent par ce climat de guerre civile qu'ils cherchent en

permanence à instaurer, d'abord dans les têtes puis, si possible, dans les faits.

 

En ce moment c'est particulièrement vrai avec une campagne de presse nauséabonde

dans des titres aussi repoussants que les magazines minute ou valeurs actuelles.
A entendre leurs combats on se sent vaguement salis d'avoir la même langue en commun.

Je pense qu'ils se nourrissent de nos rejets et qu'ils tablent sur l'antiparlementarisme et

l'effondrement des partis de gouvernement pour pousser leurs vilaines idées en espérant

qu'elles diffuseront dans le pays.

 

Ils avancent masqués et ne diront jamais de but en blanc qu'effectivement ils sont pour

un apartheid social, religieux et d'origines, ils ne diront jamais que ce qui les anime

est la loi du plus fort et qu'ils veulent une société policière et dictatoriale.
Leurs ennemis ne valent guère mieux qui disent le bien et le mal et décideraient qui a

le droit de s'exprimer et qui ne l'aurait pas. On sait comment commencent ces régimes

et comment on vit avant de les abattre.

 

L'idéologie, les idéologies qui les animent sont porteuses de catastrophes.


Les partis politiques, les électeurs mais aussi les citoyens qui sont déçus et refusent la

politique des partis de gouvernement devraient y réfléchir à deux fois avant d'aider par leurs

déclarations ou leurs agissements des mouvements morbides.

 

 

 

 

 

 

 

 

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13 novembre 2013 3 13 /11 /novembre /2013 07:17

Allez! je vais laisser libre cours à ma mauvaise humeur en général et à ma détestation

de ce rendez-vous "obligé" des Français avec l'information télévisée qu'est le journal

de 20H en particulier.

 

Pendant des années on a frôlé la torture mentale avec ce jité présenté en alternance 

ou simultanément, j'ai oublié, par deux des plus grandes têtes à claques de toute

l'histoire de l'audiovisuel Français.

J'ai nommé la fausse professionnelle Christine Ockrent et le potiron séduisant Patrick

Poivre. (séduisant pour les bécasses qui sont légion et qui vont jusqu'à acheter les "livres"

que Poivre écrit sur tout (sa fille morte, les bateaux, le journalisme) quelquefois avec

l'aide de la calvitie jumelle de son frère.)

 

L'une et l'autre, et ce n'est pas de la diffamation que le rappeler, avait une conception

pour le moins personnelle de leur mission.
Dois-je rappeler la déontologie en accordéon de la Belge et du cucurbitacé?

Madame O interviewant en aboyant le dernier ministre du Shah d'Iran dans sa cellule peu

avant son exécution et le père Poivre ramenant d'un reportage un enfant ou fabriquant

une fausse interview de Castro montraient que le vedettariat leur était monté à la tête.

 

Je passerais rapidement sur les "ménages" de la pseudo "Reine Christine" sur ses réussites

éblouissantes (moins d'un an à la tête de l'Express, son épopée à RFI et tous ses mirobolants

salaires depuis 40 ans) tandis que je ne m'apesanterais pas sur ce que  l'affaire Botton avait

révélé à propos de la goinfrerie financière de Poivre et son sens de l'amitié une fois ses

amis à terre...

 

Glissons aussi sur la surréaliste et très "république bananière" interview de François

Mitterrand qu'Ockrent et Sinclair, femmes de ministres, avaient mené avec le minimum

de professionnalisme qu'on imagine.

 

Non, cette fois je voudrais parler de leurs "successeurs", Pujadas et Chazal. Parce qu'ils

font vendre du temps de cerveau disponible à Coca Cola ils se sont incrustés dans les jités

des deux principales chaînes de télévision françaises au point qu'on est surpris, quand on

allume le poste qu'ils existent toujours et soient toujours les présentateurs inamovibles de

la ratatouille informative de huit heures.

 

Ce n'est ni leur personnalité (incolore) ni leur talent (évanescent) qui les y a mis et maintenus

c'est leur capacité à débiter un robinet d'eau tiède avec un air concerné.

 

Je ne détiens pas la vérité et n'ai même aucune idée de ce que serait un ou une bon(ne)

journaliste de télévision pour présenter le journal télévisé.
Il ne me semble pas que ce journal soit une nécessité et j'imagine que, s'il devait être conservé,

il devrait être confié à des journalistes très jeunes et qui alterneraient avec d'autres tous

les jours de la semaine pour qu'il n'y ait pas cette vedettisation du speaker aussi ridicule

qu'absurde.

Mais voir ces petits marquis-es estampillé(e)s "vu(e)s à la télé depuis 20 ans" qui se sont

successivement prosternés devant tous les puissants du moment, de la publicité à la

politique en passant par les présidents de la république m'insupporte.
Mme Chazal a toujours été d'une souplesse d'échine qui lui confère aujourd'hui un

tempérament de carpette mondaine que ne lui cèle en rien son homologue masculin.

 

Il est vrai que la seule fois où Poivre a fait montre d'un peu d'audace il a été viré... ça n'aide

en rien au courage et à l'audace*.

Vivement un coup de balais salutaire et des têtes nouvelles pour remplacer celles qui,

hélas, trouveront toujours des esclaves pour s'en satisfaire.

 

Je vous avais prévenus: je suis de mauvaise humeur.

 

*Au début du quinquennat précédent Poivre avait dit à Sarkozy qu'il ressemblait à "un petit

garçon" au milieu des présidents de je ne sais quel G8...

 

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12 novembre 2013 2 12 /11 /novembre /2013 07:10

J'ai eu entre les mains ce week end un très beau livre consacré à Picasso

et intitulé "Picasso et les écrivains".
Ce qu'il y a d'agréable avec Picasso c'est qu'il a été tellement prolifique qu'on

découvre toujours un dessin, une sculpture, une peinture ou autre chose

qu'il a réalisé et qu'on n'avait jamais vu.

Dans ce livre une grande partie des oeuvres m'étaient connues mais c'est

toujours un bonheur absolu de revoir Don Quichotte vu par le peintre

Andalou mais aussi le minotaure ou tant d'autres sujets d'inspiration

fascinants et si personnels dans leur interprétation picturale.

 

L'une des constatations les plus récurrentes lorsque l'on regarde une

sélection d'oeuvres de ce peintre c'est la richesse de l'inspiration.

Tout faisait sens et il rendait important tout ce qui l'inspirait.

 

On peut préférer certaines oeuvres, certaines périodes de sa vie de peintre,

certains sujets qui l'ont inspirés, certaines formes d'art qu'il a maîtrisés

mais on est frappé par la puissance de la réalisation et le génie

incontestable de l'artiste.Rien ne lui résistait et il embellissait ou rendait

palpable tout ce qu'il ressentait.

 

On pourrait rester longtemps devant les toiles qui nous plaisent (et qui

sont rarement les plus connues) et on se demande comment cet homme

avait autant d'idées et autant de moyens intellectuels pour les mettre en

oeuvre.

 

Qu'ajouter qui ne soit ni évidences ni banalités?

 

ceci:

Il y a quelques temps j'avais revu le très beau film de Georges Henri

Clouzot "Le Mystère Picasso" (1956) publié en DVD par Arte Video  et

Gaumont. Ce film admirable et méconnu permet de voir comment Picasso

créait et comment son art se donnait libre cours, le tout sous l'oeil vigilant

d'une caméra talentueuse et discrète que le peintre semblait oublier

totalement.

Ce livre, tombé entre mes mains entre deux averses, m'a (re)donné envie

de découvrir ce merveilleux peintre qui a marqué à jamais l'histoire de l'art.

 

 

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9 novembre 2013 6 09 /11 /novembre /2013 08:38

Je reviens quelques secondes sur le lamentable épisode de la banane et de la guenon. Il est quasiment impossible que vous ait échappé la vidéo de ces pauvres manifestants aveuglés par leur haine et leur stupidité et qui ont laissé leurs enfants -dont la célèbre fille de dix ans- crier: "Elle est pour qui la banane, pour la guenon" au passage de Christiane Taubira.

Ces vociférations indignes rejoignent les horreurs qui sont dites ici ou là sous le manteau* et d'autres qui ont été proférées sans fausse honte dans les cortèges anti mariage pour tous. Je me garderais de généraliser mais nul ne peut nier que les manifestants témoignaient  de bien peu de charité chrétienne mais bien plutôt d'un violent mépris de caste et d'une intolérance indubitable.

 

Ce beau monde était habillé Cyrillus et Sergent Major mais trouvait ses mots d'ordre dans des fosses d'aisance.
La seule conclusion à tirer de ce peu glorieux épisode est que nombre de personnes ignorent encore qu'il n'existe qu'une race, la race humaine et que si leur couleur de peau pouvait distinguer les hommes entre eux, la couleur de leurs yeux, leur taille, le son de leur voix, la forme de leur crâne et tant d'autres détails le pouvaient aussi.

Scientifiquement, c'est prouvé, à partir du moment ou mâle et une femelle d'une espèce peuvent procréer ensemble ils sont de la même race.
Alors je vois bien ce trait venant typiquement d'un raisonnement raciste qui voudrait que les hommes à la peau noire soient inférieurs aux autres et "descendraient du singe" plus que les autres.
Mais nous descendons tous du singe! même les catholiques qui refusent Darwin!!

Quand à la supériorité des blancs il suffit de penser à Hitler, Staline, Djerzinski, Himmler, Heydrich, Fouquier-Tinville, Carrier et tant d'autres bien blancs pour s'en convaincre.
Preuve, s'il en fallait, de notre stricte égalité: les noirs ont aussi leurs génocides, leurs massacres et leurs haines intertribales. (Les Hutus qui massacrèrent les Tutsis en 1994 étaient, tout comme eux noirs et catholiques).

Cette stupide gamine et ses parents irresponsables devraient être condamnés à quelques heures de travaux d'intérêt public: une semaine ou deux aux restos du cœur par exemple ou en soins palliatifs.

Je doute qu'ils persistent dans leurs grossièreté après cela.

 

*incroyable le "retour du refoulé" auquel on assiste malgré nous depuis que la fille Le Pen a repris la franchise FN et que Sarkozy a fait une campagne présidentielle de second tour  très à droite pour draguer ses électeurs. La parole semble se libérer, pour le pire.

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8 novembre 2013 5 08 /11 /novembre /2013 07:05

Comme le public en général j'avais boycotté, sur la foi de mauvais articles, le film de

Nicolas Hulot (et Jean-Albert Lièvre) "le syndrome du Titanic" sorti en 2009.

 

Bien que ne le trouvant pas désagréable j'avais (et j'ai toujours) une prévention contre

cet ancien animateur de TF1, de la pire époque de cette chaîne -celle du temps de

cerveau disponible- qui donnait des leçons en accusant les trois quarts de

l'humanité et en se drapant dans les plis de la cape du chevalier blanc.

 

Ses émissions "Ushuaïa nature" étaient loin d'être indignes même si voir son animateur

dans tous les plans et sur tous les moyens de transport ou d'élévation inventés par

l'homme avait de quoi agacer.
La publicité omniprésente avant/pendant/après l'émission, les produits dérivés (jusqu'aux

livres qu'il publiait); tout cela concourrait à rendre l'homme à la coiffure de playmobil un peu

crispant.

 

Lorsque, grisé par sa célébrité il s'est avisé de donner des leçons d'écologie et de dire le

bien et le mal en matière d'environnement sa véhémence m'est d'abord apparue

insupportable.
Mais qui était-il pour supplanter les spécialistes et donner son avis sur la couche d'ozone,

l'extinction des baleines à bosses ou la déforestation?

 

Force a été de reconnaître qu'il ne s'agissait pas d'une lubie et que la passion était venue

avec l'expérience et que notre homme mettait sa notoriété au service d'une juste cause.

 

Avec la foi du nouveau converti il donna souvent plus de leçons que de conseils mais ses

combats n'étaient ni anodins ni indignes. Au contraire.

 

Ancien ludion médiatique il lui restait des accointances avec les médias et, parfois, il

dépassa la mesure comme aux Présidentielles de 2007 où il s'avisa de lancer un

ultimatum aux candidats à propos de l'écologie et de l'environnement. Cependant il

convient de reconnaître que, sans lui, cette préoccupation serait restée dans les

limbes.

 

Le film qu'il tourna en 2008 "le syndrome du Titanic" est à l'image de ce qui précède:

brouillon, parfois pénible, bénéficiant à certains moments d'images miraculeuses,

sans fil conducteur, avec des interviews en incrustation qui peuvent complètement passer

à côté du sujet, manquant d'explications et surtout d'une noirceur qui donne envie de se

noyer dans ces eaux immondes qu'il prend un malin plaisir à filmer.

 

On sait tous que notre consommation et que notre mode de vie nous conduisent au chaos

et à la ruine. On devine que l'humanité disparaîtra si elle n'est pas capable de s'amender

et nul n'ignore que ce que nous infligeons à la nature est irréversible mais peut-être y a

t'il un autre moyen de le dire et de le redire que ces commentaires grandiloquents et ces

mises en accusation du spectateur qui, du simple fait qu'il regarde le film, montre qu'il

est un peu plus concerné que les autres.

Je n'appréciais guère Nicolas Hulot en animateur volant sur son ULM je ne l'apprécie

guère plus en imprécateur véhément. Mais je respecte son combat et considère qu'il

est un des rares révélés par la télévision et qui en est sorti grandi.

 

 

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7 novembre 2013 4 07 /11 /novembre /2013 06:26

Vous avez détesté le père? vous détesterez le fils. C'est en gros le système de pensée

de ceux, et ils sont nombreux, qui se réjouissent du pas de deux que vient de faire

le jeune humoriste qui renie sa signature d'une pétition de clients des prostituées qui,

effectivement, ne brillait ni par son élévation de pensée ni par son élégance.

 

Evacuons tout de suite l'ombre de Bedos le vieux, qui a été drôle un temps mais est

devenu avec le temps un connard aigri, archétype du militant haineux et sans nuance

qu'a admirablement décrit Hervé Algalarrondo dans "les beaufs de gauche" paru chez

Jean Claude Lattès en 1994, exécution définitive et sans appel.

Par gentillesse aussi ne parlons pas du "comédien" Bedos qui restera à jamais le fils

de Marthe Villalonga dans "Un éléphant", c'est à dire un franchouillard miteux, qui n'a

tourné que dans des daubes commerciales.

Au théâtre il a joué dans une adaptation de l'ennuyeux Brecht et en a retiré une sorte de

justification personnelle un peu pathétique.

 

Nicolas Bedos est bien plus subtil que son père et, s'il en a hérité une vraie méchanceté

la sienne est drôle et ne frappe pas que d'un côté mais tous azimuts.

 

Il faut le voir, souriant et sympathique, "allumer" tous et tout le monde avec des formules

ciselées et qui paraissent pourtant souvent improvisées et qui font mouche à tous les coups.
Car il est spirituel, cultivé, original et somme toute pas "vraiment" méchant. Il sait donner des

coups mais aussi les retenir pour ne pas devenir aigri ou systématique.

Par contre on sent chez lui, preuve de sa jeunesse et de sa sensibilité, qu'il ne sait pas

encore encaisser et déplaire.

Il voudrait griffer, rosser, gifler, mordre, frapper, agresser mais qu'on l'oublie aussi vite.

On devine chez lui la douloureuse surprise que lui causent encore ses victimes lorsqu'elles

se rebiffent.


Chaque fois que je l'ai vu ou lu j'ai succombé à son charme et à ses vacheries car il est

irrésistible.


Alors sa signature au bas d'une pétition... Il n'y a bien que "Libération" et son équipe de

vieux gauchistes mal repentis pour la blâmer.


Disons qu'il a signé sans lire et que c'était un acte dadaïste!

 

En tous cas, par rapport à des Didier Porte, des Guillon ou des Gaspard Proust on sent

une sorte de jubilation à être soi qui emporte tout.

La seule chose que n'a pas ratée le vilain Guy Bedos c'est son fils!

 

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6 novembre 2013 3 06 /11 /novembre /2013 07:08

Grande nouvelle dans le landerneau politico-journalistique! des semaines qu'on nous

bassine avec l'alliance du Modem et de l'UDI, de l'accord entre Plic Borloo et Ploc Bayrou.
Mais, grands Dieux!, qu'est-ce qu'on en a à faire de ce contrat entre deux has-been qui

ne représentent qu'eux?

Trois fois candidat à la présidentielle Ploc s'est pris une branlée magistrale à sa dernière

tentative et, en suivant, n'a pas réussi à être député de Pau après avoir raté la mairie...
Plic, quant à lui, a été (si peu!) ministre de Nicolas Sarkozy.  Celui-la l'a roulé dans la

farine pendant 5 longues années.
A la fin du quinquennat, humilié et essoré, le brave Plic pensait être lui aussi candidat à

la présidentielle et en a été dissuadé par l'ex président. Quel homme! quel courage!

 

Question nouveauté les centristes se posent là: en 1978, pour concurrencer le RPR de

Chirac, ils avaient crée l'UDF qui comptait en son sein des personnalités aussi éclatantes

que Jean Lecanuet, François Léotard ou Pierre Méhaignerie. Des cadors quoi!

L'UDF soutenait alors le président Giscard  qui rata sa réelection ce qui précipita la fin de

ce conglomérat de chapelles centristes . Persuadés que Balladur leur servirait la soupe

ils se rallièrent comme un seul homme à sa candidature en 1995. Avec le succès que l'on

sait.

En 2002 Juppé absorba le tout en une UMP dominatrice. Déchirement chez les centristes:

des "têtes" comme Hervé Morin lâchent Ploc*.

 

Les centristes sont vélléitaires et non avenus. Ils ne représentent pas grand chose et

leur corpus programmatique n'a pas de colonne vertébrale.

Plic et Ploc espèrent se neutraliser l'un l'autre et profiter du discrédit du PS de François

Hollande et de la droite "décomplexée" de Copé.

C'est un calcul qui vaut ce qu'il vaut.

borloo_bayrou.jpg

 

Mais nous présenter ces deux vieilles bourriques de retour comme des poulains de

l'année il ne faut pas abuser.
Le centrisme a été dignement représenté par Raymond Barre qu'ils ont tous les deux

trahi. C'était le seul homme digne de diriger le pays parmi ces branques.

Bayrou ne supporte personne et personne ne supporte Bayrou. Borloo a des prétentions

présidentielles. Il n'y a que lui qui y croit.

 

Et encore, pas tout le temps.


Plic et Ploc? on n'a pas fini de les voir se déchirer; il suffit d'attendre.

 

 

 

*Que faisait Hervé Mariton à cette époque? je n'ai pas réussi à le savoir. Il devait tisser sa

légende.

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5 novembre 2013 2 05 /11 /novembre /2013 08:11

Comme tout le monde j'ai vu ces désespérés marcher en groupe avec leurs bonnets rouges

et, dans un premier temps je les ai plaints et soutenus, du moins intérieurement.
Puis j'ai réfléchi et ai trouvé un peu étrange que ces gens soient en colère contre une taxe

écologique (que paieraient leurs patrons pollueurs, non?) et à cause de la fermeture de leurs

usines à cochons ou à poulets et leurs abattoirs industriels.
certes il y a l'emploi, l'emploi, l'emploi.
Mais justement... ces emplois mal payés, dans des conditions ignobles (vous y travailleriez

vous dans ces abattoirs? vous iriez dans ces usines à cochons puantes? dans ces poulaillers

où l'odeur le dispute au bruit? pour le SMIC et en faisant les trois-huit ou en acceptant des 

contraintes horaires inhumaines?

Dit comme ça on hésiterait à manifester derrière les inventeurs et organisateurs de ces

immondes complexe agricoles liés aux "mafias" de la grande distribution et de l'industrie

agroalimentaire.
Eux, qui doivent finir de payer la maison phénix et le crédit de la C3 n'hésitent pas: ils démontent

les portiques faits pour enregistrer l'écotaxe (prévue par Bruxelles et entérinée par MM Sarkozy,

le Maire et Fillon) et hurlent des slogans hostiles...à Ayrault et à Merkel.
Logique?

Continuons donc à produire du lisier en quantité industrielle, noyons le littoral sous les algues

vertes, continuons à massacrer des animaux pour n'en manger qu'une infime partie, ruinons

des régions et délocalisons pour refaire ça ailleurs...

Qui sait? en Roumanie ou en Tchékie on leur fourguera notre savoir-faire et ils produiront des

cochons et des poulets de batterie aussi "bons" que les nôtres!

La première partie du discours de Mélenchon est juste et je la partageais sans le savoir.
On peut avoir un bon diagnostic mais proposer des solutions aberrantes et c'est ce qu'il fait:

les syndicats Français ne représentent rien et ont une logique propre liée à leur survie.
Les "permanents" qui les animent ne pensent qu'à eux et à leur stratégie de pouvoir. Ils ne

sont pas plus dignes de confiance que les patrons bretons qui ont souillé à jamais cette région.

 

Mélenchon a raison de dire qu'une "Jacquerie" n'a pas d'avenir:  c'est ça qui est désespérant.

 

 

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