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27 janvier 2014 1 27 /01 /janvier /2014 07:00

En rentrant d'Astaffort, jolie petite ville du Lot et Garonne proche d'Agen et dans laquelle le Gers

avait spectaculairement quitté son lit j'ai écouté l'émission de France-Culture "Du côté de chez soi"

consacrée à la "tyrannie de la beauté" de notre époque.

 

Un trajet d'une heure et demie que je n'ai quasiment pas vu passer.


C'était un programme passionnant (hormis l'intervention d'un biographe amoureux de son sujet,

Michel Foucault dont l'oeuvre et les pensées n'avaient pas beaucoup de rapport avec le thème

abordé) et qui mettait de façon intelligente en lumière l'un des aspects les plus grotesques de

notre époque.
Une femme qui a étudié le sujet parlait de "morphophobie" en évoquant des personnes perdues

pour la psychiatrie et persuadées d'être disgracieuses au point de se gâcher leur propre vie.

 

Un autre aspect de la beauté ou de son contraire était évoqué (dont j'ai oublié le nom savant):

celui qui concerne le sentiment qu'on a que les personnes en surpoids sont faibles et sans

volonté et donc un peu responsables de leur sort.

La prime à la beauté, dans les recrutements entre autres était évoquée et illustrée par la politique

RH d'une chaîne américaine de vêtements* qui ne dépasse pas la taille 38 et ne recrute que des

"modèles" qui correspondent à cet idéal. Il était précisé que le mépris affiché des 95% de la

population adulte qui n'entrent pas dans des vêtements de cette taille 38 s'étaient retourné contre

ces apprentis sorciers lorsque les médias se sont rebellés et que la compagnie avait essayé de

redresser son image.

 

Autre point abordé: le fait qu'on n'accepte pas un jugement de valeur raciste par exemple mais

que personne n'est choqué si l'on dit de quelqu'un qu'il est moche ou gros, voire pire. 

 

La culture (Oscar Wilde, le dandysme) et le Cinéma (la Belle et la bête de Jean Cocteau) étaient

évoquées pour illustrer ce que l'intervenante a qualifié de recherche de l'impossible: que des

femmes soient minces de partout tout en ayant des fesses et des seins imposants et que des

hommes soient minces aussi tout en ayant une musculature de supermen.

La nature n'a pas prévu de telles formes et, si quelques un(e)s y parviennent exceptionnellement

c'est pour une période courte et ça n'est pas sans conséquences.

 

Le nourrisson se tournerait d'instinct et fixerait plus longtemps les "beaux" visages.

 

Il a aussi été dit que la beauté est un accélérateur d'études et de carrières et l'explication qui en

a été donnée était incontestable.

 

Il est vrai, quand on y réfléchit, qu'il faut une bonne dose d'inconscience pour essayer de se

forger ce corps improbable alors qu'à tout bout de champ les mêmes vous vendent de l'alcool

et des nourritures industrielles qui ont l'effet inverse.

Pour une Beyonce ou un Georges Clooney combien de personnes "normalement constituées"?

 

Un spécialiste des séries américaines a montré, à travers l'analyse comparée des types

féminins qu'elles mettaient en scène comment on s'affranchissait petit à petit de cette

obligation d'être beau et de correspondre à des archétypes "Sex and the city", "Nip & Tuck"

et "Girls" donneraient ainsi la preuve de cette (salutaire) évolution.

 

Terminant sur une note très optimiste le présentateur a démontré que les "télé-crochets" de la

télévision s'affranchissaient de cette dictature de la beauté et que les vainqueurs étaient

souvent des personnes au physique hors norme.

 

En une heure d'émission (disponible en podcast) un tour d'horizon sur une question beaucoup

moins anecdotique qu'il n'y paraît.

 

 

* Abercrombie

 

 

 

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24 janvier 2014 5 24 /01 /janvier /2014 07:00

Après m'être fait voler deux vélos en 2013 l'envie de leur trouver un successeur avec roues

guidon et selle a fait son chemin et je suis sur le point de refaire cet achat qui s'apparente

au tonneau des Danaïdes.
Je veux dire par là qu'en donnant ma carte bleue la durée de vie de mon vélo en tant que "le

mien" sera scellée. Entre 2 mois (mon minimum) et 3 ans et quelques mois.

 

Vous me direz: "Oui mais pourquoi ne pas prendre les Vélib"? ma réponse est multiple:

parce qu'on y est inconfortablement installé, parce qu'ils sont lourds, parce qu'ils sont

souvent détraqués et parce que la machine qui les délivre nécessite BAC+7 pour les

débloquer.

 

Vous rétorquerez: "Un vélo neuf c'est tenter les voleurs". Vous avez certainement raison

mais le vélo d'occasion est bourré de vices cachés qui expliquent qu'on s'en soit

débarrassé. De plus on les vole tout autant. J'en ai fait l'expérience.
Guidon qu'on ne peut règler, dérailleur faussé, freins capricieux, selle tournante, roue

subtilement voilée (et j'en passe) sont monnaie courante sur un biclou d'occaze.

 

Vous direz alors: Pourquoi ne pas prendre un vélo de gamme moyenne, style Décathlon, si

votre peur de vous le faire dérober est si forte et si vous n'avez pas de solution nouvelle pour

le stocker? " Effectivement, je n'ai rien à répondre. Mes précédents vélos possédaient

3 antivols deux pour le cadre plus une roue et un pour la selle.
Cela n'ayant pas découragé les voleurs je l'ai sagement rangé dans mon cellier/cave dont

l'accès se fait par deux portes closes par une serrure sécurisée (là j'entends ces abrutis de

MMA ou de GMF...) et ça n'a rien empêché.
Je ne vais pas le mettre dans mon lit même s'il est king-size! j'ai une autre idée de la déco

de mon balcon-terrasse et, surtout, je ne vois pas pourquoi je roulerais avec un vélo moyen

alors que j'ai déjà acheté, rien que pour moi et à Toulouse, cinq ou six vélos de bonne

qualité. Donnerais-je raison à mes voleurs en roulant sur un vélo de clown pour qu'ils n'aient

pas envie de me prendre celui-là aussi?

 

Je vous entends:"Il ne faudra pas se plaindre que ce vélo disparaisse comme ses devanciers".

je réponds: "En effet".

Et je vous rappelle que je parle d'un vélo virtuel puisque, à ce moment de mon post, je n'ai

pas acheté la moindre bicyclette, le moindre vélo.

Je pourrais être un journaliste tout à fait acceptable: je viens d'écrire une trentaine de lignes

sur du vent! et j'aurais pu en pondre beaucoup encore mais je crains de vous lasser et d'avoir

de mauvais commentaires.

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23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 07:31

Pour l'anniversaire d'un ami j'ai acheté hier une clé USB de grande capacité.
Je voulais y graver un film que, même compressé, je ne suis pas parvenu à

lui envoyer en pièce jointe d'un mail.

 

Je ne sais pas (et lui non plus) comment ouvrir ma dropbox à quelqu'un

d'autre que celui qui me l'a installée.

Restait donc la solution clé USB. Avec une capacité de16GB, inutile de dire

que le film tenait sur celle que j'ai achetée et que je pouvais en inclure pas

mal d'autres.

 

Ayant tenté, avant d'aller en acheter une neuve, d'effacer ce qui se trouvait

sur certaines de mes clés USB et de le remplacer par le film en question

j'avais noté, sans y faire vraiment attention, que celles-ci "marchaient" moins

bien. L'ordinateur refusait d'en reconnaître certaines.
Soit elles ne s'ouvraient pas, soit elles s'ouvraient mal, soit j'avais du mal à

avoir accès aux documents gravés dessus.

Au moment de payer la clé USB neuve une inspiration subite me fit demander

au vendeur du magasin dédié à la micro informatique et ne faisant que cela

si les clés USB avaient "une durée de vie" connue.

 

A mon intense surprise il n'hésita pas une secondes et répondit que oui, "comme

tout le matériel électronique en général et les supports de stockage en particulier

4 ou 5 ans était une bonne durée de vie probable".

Abasourdi je lui demandais si les disques durs externes étaient eux aussi sujets à

cette obsolescence prévisible et il acquiessa en précisant que, comme on les

manipulait moins (surtout au niveau du port USB) ils résistaient mieux mais qu'eux

aussi avaient une durée de vie inférieure à 10 ans.

 

Un monde s'effondrait.

 

Toutes ces chansons, toutes ces photos, tous ces documents enregistrés ici ou là et

sur l'ordinateur... comment être certain de les conserver ad vitam aeternam?

 

 

Je me souviens de ces "diskettes"qui les ont précédées ces fameuses clés USB et qui,

à l'époque, me paraissaient le fin du fin.

 

Et si vieillir c'était ça? vouloir conserver des vieux trucs sur des supports obsolètes?
Aïe......

 

 

 

 

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22 janvier 2014 3 22 /01 /janvier /2014 07:14

Comme il est parfois difficile de conserver ses réflexes démocratiques et de supporter l'écoute

d'arguments allant contre vos idées.


Enhardis par le consternant retour en arrière de l'Espagne en matière d'avortement certains se

croient autorisés à en réclamer l'interdiction de ce côté des Pyrénées. 

 

Personnellement je ne me sens pas concerné par l'avortement mais je suis pour que toute

femme qui le souhaite puisse y avoir recours et qu'il soit un acte médical fait avec le moins

de douleur possible pour celle qui l'a demandé.
Je refuse de me prononcer sur l'acte et encore moins de m'occuper du statut de l'embryon. Cela

ne me regarde pas et il me semblerait obsène et dictatorial d'imposer  mon point de vue à ce

sujet à quelqu'un que je ne connais pas.

 

Les femmes qui ont recours à l'avortement n'ont pas à se justifier auprès de personne et encore

moins auprès de la police de la pensée des religieux.
S'ils veulent leur Paradis qu'ils agissent comme ils le doivent mais qu'en aucun cas ils imposent

aux autres un corset moral dont ils n'ont que faire.

 

Je ne crois pas au paradis et s'ils y sont promis, par définition les retrouver rendrait infernal ce

paradis pour moi .

 

Je me contrefous d'être écarté de la table de communion parce que divorcé, je me fiche comme

de l'an 40 d'être dans le péché parce que je vis avec une femme sans être (re)marié, je me fous

d'être éloigné des vertus morales de telle ou telle religion que je ne revendique pas et à qui je

n'ai  rien demandé.

vade retro ligues de vertu, valeurs morales et bondieuseries !

Je n'accepte pas qu'on vienne me faire la leçon, qu'on me dise ce qu'il faut et ce qu'il ne faut

pas faire.

Je n'oblige personne à penser ni à vivre comme moi et, en retour, j'interdis à quiconque de

vouloir se mêler de mes affaires.

Féru d'Histoire, je sais ce qu'il a fallu de temps, de sang et de larmes pour se débarrasser de la

chape de plomb que les interdits et les oukases de l'Eglise faisait peser sur le monde et il n'y a

rien que je souhaite plus que de ne plus la voir se mêler de nos moeurs et de nos pensées.

 

Ces jours ci j'entends des discours qui me font frémir et je deviendrais presqu'aussi intolérant

que ceux qui les tiennent, mais vis-à-vis d'eux.

Ces gens-là veulent s'occuper de ce qui ne les regarde pas et imposer leur vision étriquée et

peine à jouir du monde.
Qu'ils aillent à leurs rallyes où ils se ressemblent tous, qu'ils fassent carême, qu'ils n'aient des

rapports sexuels que pour la procréation, qu'ils aient leur mariage à vie et qu'ils vivent comme

au dix-neuvième siècle si ça les chante mais qu'ils ne s'occupent pas de "l'enfant" des femmes

violées ni des "bébés" avortés.

On ne s'intéresse pas à eux, pourquoi la réciproque n'est-elle pas vraie? Desproges le disait:

"Pourquoi le Pape s'occuperait-il du stérilet de ma belle soeur?".

 

 

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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 07:25

Le centrisme politique a souvent, dans notre pays, été représenté par des personnes au caractère

difficile (Poher, Barre, Bayrou) ou, au contraire, par des fromages mous (Lecanuet, Méhaignerie,

Borloo).


Du fait de la constitution de la Vème République et de la bipolarision qu'elle induit, le Centre, même

s'il peut de temps à autre atteindre les 15 voire les 20%, ne peut qu'exceptionnellement et faute de

concurrent à Droite, voir son candidat arriver à l'Elysée.

Ce fut le cas avec Valéry Giscard dit d'Estaing qui, de centriste n'avait que le nom et fit une solide

politique de droite (C'est loin mais Papon, Poniatowski ou Peyrefitte n'étaient pas, à proprement

parler, des centristes.)

Voilà pourquoi après le lancement raté en 3 campagnes présidentielles de Bayrou le Centre essaie

d'envoyer une nouvelle fusée à ses couleurs, en l'occurence Jean-Louis Borloo qui, comme ses

devanciers, est autant centriste que moi ingénieur nucléaire ou danseur mondain.

 

Borloo n'est pas un perdreau de l'année, loin s'en faut.


Il a d'abord été avocat et, ce qui ne manque pas de sel, celui de Tapie à l'époque des premiers

scandales. En tant que tel il a vite fait fortune et s'est acquis une réputation que plus personne n'a

remise en cause.

A valenciennes, commune dont il fut longtemps le maire, Borloo a réellement eu des (bons)

résultats. Un bilan ne peut pas être complètement négatif.


Comme politicien et responsable de parti c'est autre chose. Ménageant en permanence la

chèvre et le chou il s'est noyé dans la politicaillerie parisienne et s'est ridiculisé avec ses prétentions

à se présenter en 2012 contre Sarkozy pour finalement se retirer avant d'avoir commencé.

Bayrou étant seul et monomaniaque les Centristes poussent Borloo devant les caméras et l'on

assiste à cette étrange chose qui est une promotion tous supports d'un personnage que l'on

connaît déjà par coeur.

Comme le furet de la chanson enfantine, Borloo est passé par ici, il est passé par là, on le

reverra.... La presse écrite, parlée ou télévisée, ravie d'avoir un "bon client" qu'elle connaît déjà

l'invite à tour de bras et c'est  un défilé permanent du bonhomme qui a adopté un look plus

présidentiable

Cette retenue nouvelle et ce sérieux feraient rire si le mépris de l'électeur n'était pas sous-jacent.

 

Non que les "idées" de Borloo soient nulles. Ni que son discours soit indigne. En réalité on sent

bien qu'il ne s'agit que d'un positionnement et que la guerre picrocholine des partis du centre bat

son plein.
Devant la perspective d'une quatrième candidature Bayrou en 2017 Borloo se cabre et se dit que

cette fois c'est  "son tour".

Il a beau savoir qu'à moins d'un miracle l'édition 2017 des Elections Présidentielles sera une

revanche de 2012 et que Sarkozy essaiera de reprendre la couronne qu'Hollande lui a volée

Borloo pense, comme Michel Blanc dans "les Bronzés" : "qu'on sait jamais, sur un malentendu

ça pourrait marcher". !

En fonction de quoi, l'oeil de velours et les cheveux sagement rangés il vient, patelin, apporter la

bonne parole centriste qui, comme les autres paroles politiques est aussi crédible que celle

du loup végétarien ou du pornocrate amoureux de la poésie...

 

 

 

 

 

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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 06:59

Je suis allé voir un film agréable en agréable compagnie. Jusque là tout va bien! C'est un film

bien de son temps qui s'appelle "Jamais le premier soir" et qui est principalement interprété

par trois femmes trentenaires plutôt jolies et assez bonnes actrices. Julie Ferrier (qu'on voit

partout), Mélanie Doutey (qu'on ne voit pas assez) et Alexandra Lamy.

 

Comme à la plupart des comédies de notre époque la réalisatrice n'a pas pu s'empêcher de

mettre des moments tristes ou dramatiques qui cassent le rythme et donnent au spectateur

l'impression qu'il ne sait plus où danser ni s'il doit rire ou pleurer.
Sur l'écran il n'y a pas de problème: tantôt Ferrier rit et Lamy pleure tantôt c'est le contraire.

Mélanie Doutey est si jolie et si séduisante que son personnage n'a pas besoin de lâcher la

bonde lacrymale pour être adorable. Du coup elle est la seule à ne pas pleurer.

C'est injuste pour les deux autres comédiennes mais elle crève l'écran avec ses deux petits

yeux rieurs si intelligents. Dès qu'elle apparaît on oublie de s'intéresser aux deux autres.
Pire, on regrette qu'il y en ait deux autres!

Pourvu qu'Hollande ne la voit pas....


Alexandra Lamy a fini par abandonner la voix de poissarde qui l'a faite connaître et s'applique

(ça se sent). Malheureusement ni son personnage ni elle ne sont (vraiment) convainquantes.

 

Les hommes du film sont, on s'y attendait, pitoyables. Il y a un libraire timide et un peu gauche,

(Jean-Paul Rouve) un play-boy partouzeur, un raseur  (Julien Boisselier, inodore et sans saveur)

et quelques autres qui sombrent dans l'anecdotique ou le cliché (le patron adepte du 5 à 7 avec

ses jolies collaboratrices mais qui ne veut pas quitter sa femme ni divorcer tout en assurant ses

nombreuses maîtresses du contraire*) , le "gourou" de la pensée positive...

 

Malheureuses en amour les trois dames vont chercher le bonheur avec plus ou moins de...

bonheur.

L'ensemble est une (petite) comédie pas désagréable où l'on enfile les clichés et dans

laquelle le message pourrait être: "tous des salauds mais on en a quand même besoin".
Un de ces films qui, en DVD, encombre les rayons d'occasion et qui passera à la télé

sur Canal+ entre un match de foot et un doc sur le Hand.

 

A propos de cinéma se confirme la starisation (et donc la récupération) par le show-business

de Joey Starr qui joue maintenant dans des films "mainstream" sans ambition. Je disais

qu'on lui avait rogné les griffes et l'avait rendu doux comme un agneau. Comme Coluche il est

récupéré par les mêmes qui ont dû en avoir une sacrée trouille pour l'ensevelir ainsi sous le

fric, les lumières et les compliments...A mon avis le Cesar n'est plus très loin et on peut même

envisager un jour un duo avec Aznavour.

 

Et aussi Steve McQueen, l'acteur de "Bullit", de "l'affaire Thomas Crown" et du "Guet-apens"

est revenu d'entre les morts pour faire de la pub, comme Monroe ou Dean.
Incroyable de voir un acteur décédé en 1980 être sur les affiches et voir un imposteur  sans

talent qui lui a pris son patronyme. Même s'il s'appelle ainsi il aurait pu en changer!

Il est vrai qu'avec Corneille et tant d'autres les vers de terre se prennent de plus en plus

pour des étoiles!

 

 

 

* Ce cliché éculé de l'homme marié qui dit qu'il va divorcer pour épouser sa maîtresse a fait

les beaux jours du cinéma.

 

 

 

 

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20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 07:03

Le dimanche matin le simple fait d'aller chercher la baguette et les croissants peut me

soulever le coeur à plusieurs reprises tant les trois ou quatre cents mètres de trottoir qui

me mènent à la boulangerie peuvent être répugnants.
Ce sont les reliefs du samedi soir, une des preuves de la supériorité de notre civilisation

comme chacun le sait. Un gymkhana entre urine, vomi, verres cassés et canettes vides.


Ca et le souvenir récent du passage matinal des chiens du quartiers a de quoi vous

dégouter du petit déjeuner...

 

Petit déjeuner que je prenais en compagnie de Françoise qui, ne faisant jamais rien

comme tout le monde, allume la télévision le jour du Seigneur pour regarder l'émission

consacrée au Bouddhisme.

 

N'étant pas chez moi (je n'allume que très peu la télé et juste pour connaître les péripéties

des amours du beau François et de la grande tragédienne Julie à Mougins) je ne dis rien

et me mets dos au téléviseur.

 

Presque malgré moi j'entends qu'on parle d'altruisme, de compassion et d'empathie, de

vraies grossièretés en général et à la télévision en particulier.
Oui! l'homme qui parle, un européen à cravate et au crâne plus lisse que mes genoux

parle doctement de l'appartenance au genre humain, du fait qu'on se grandit en pensant

et en aidant les autres.

J'aimais mieux l'entendre sans le regarder mais sa vision n'atténue pas la qualité de ses

propos ni la profondeur de sa pensée.

Je regrette simplement qu'il cite un peu trop souvent le Dalaï Lama et des "rinpoché"

qui semblent occuper une place très importante dans la doctrine et la réflexion mais je

suis conquis par la profondeur des concepts et leur apparente simplicité.

Dire que la pensée religieuse peut être si puissante et qu'elle est si souvent caricaturale

et anxiogène!

 

Je me fais la réflexion et la fais à mon hôtesse que "si j'en avais le pouvoir je mettrais aux

heures de grande écoute ce genre d'émissions qui fait réfléchir au lieu des lamentables

conneries habituelles".

J'ajoute que les "abrutisseurs n'auraient plus personne à abrutir qu'eux mêmes". Françoise

me fait remarquer, comme une évidence, qu'ils continueraient à le faire "sur les autres

chaînes".
C'est vrai!!!! dans ma grande intolérance je voyais une télévision qui avait un seul canal de

diffusion et  qui diffusait ce que j'avais décidé....

J'ai encore beaucoup de progrès avant d'aborder le Bouddhisme!

 

 

 

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17 janvier 2014 5 17 /01 /janvier /2014 07:06

objets inanimés avez-vous donc une âme?

 

 

Oui , moi j'en ai une, et je suis ton couteau en céramique.

 

(avec lequel je me suis coupé 3 fois de suite en moins d'une semaine.)

 

 

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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 07:11

J'ai regardé le film que Frederick Wiseman a consacré au cabaret parisien de strip tease

"Crazy Horse Saloon" en 2011.

C'est un long documentaire de 2H00 et, il ne faut pas se mentir, l'idée de départ est bel et

bien de voir des superbes filles très déshabillées, voire pas habillées du tout.


En bon provincial (j'ai vécu 30 ans à Paris mais c'est une fois que j'ai quitté la capitale que

j'ai commencé à en visiter les institutions) je suis allé voir le spectacle il y a une dizaine

d'année avec mon ami E*** et j'ai conservé le souvenir d'une belle soirée.

 

Les danseuses sont effectivement très belles, leurs corps parfaits bénéficient de light-shows

et de chorégraphies qui les magnifient, les numéros m'avaient semblé dignes et avaient

évité l'écueil de la vulgarité sans toujours éviter la mièvrerie.
Il me semble me souvenir que la musique était le point faible du spectacle, trop "boum-boum",

trop racoleuse.
La salle m'a semblée belle, le service correct et, hormis le portier déguisé en homme de la

police montée canadienne qui nous avait pris pour des touristes; l'ensemble m'avait plu.

 

Le film prend prétexte de l'arrivée du chorégraphe Philippe Decouflé pour "rajeunir" la revue et

en changer quelques numéros et entr'actes pour filmer des moments que les spectateurs ne

verront jamais.
Du remplissage de glaçons des seaux de champagne à l'essayage de jupes qui "n'accrochent

pas la lumière" en passant par les répétitions et même les débriefings des réunions de Direction

(avec exigences obtues des actionnaires!) on voit la vie interne du cabaret et c'est tout à la fois

mesquin et intéressant.

 

Les filles du spectacle désespèrent le chorégraphe par leur difficulté à se toucher lors des

danses: elles ne supportent pas ça et je les comprends: c'est vite vulgaire et ce n'est pas

dans le ton du cabaret ni de son image de marque.

Par contre elles aceptent les simulacres de bondage qui sont un peu navrants, il faut le dire.

 

Deux faux mais parfaits jumeaux répètent leur numéro avec claquettes devant la caisse dans

le hall d'entrée, Decouflé essaie d'occuper des salariés en trop à nettoyer des projecteurs

colorés et ces demoiselles, pour se détendre entre deux répétitions,  visionnent en se tordant

de rire des chutes sur scène de Rudolf Noureev.

 

Sur la question du choix des musiques les progrès seront lents! 

 

Les propos des intervenants sont parfois parfaitement grotesques: le directeur artistique,

caricature absolue de l'homo efféminée, donne une définition de sa fonction pour le moins

tarabiscotée tandis que sa "conversation" (deux monologues) avec le chorégraphe est

un remake de "la cage aux folles".
En moins drôle.

Extrait des propos de Decouflé (à deux danseuses): "C'est plus joli d'avoir les popos collés

mais pas les têtes". Ca dépo(po)te!

Evidemment, comme dans toutes les branchouilleries parisiennes on aperçoit le zozo

Philippe Katherine qui fait répéter des niaiseries à quatre canons qui chantent faux.

 

Ce qui ma frappé aussi c'est l'abime qu'il y a entre les danseuses, les gens du spectacle

et le public. Celui-ci est constitué des (riches) hommes d'affaires étrangers qui viennent

découvrir un passage obligé de Paris et un spectacle de fesses respectable tandis que

les artistes essaient de se dépasser et de donner le meilleur d'eux.

Comme on dit: "ils en ont pour leur argent" et du champagne à la photo d'eux, sans 

oublier la vitrine de tee-shirts et de strass, tout est fait pour qu'ils claquent un maximum.

 

Le propos du Crazy Horse est-il contenu dans cette phrase qui révèle l'élévation morale

du nouveau chorégraphe: "Le meilleur spectacle de nu chic du monde ne doit pas se

barrer en couilles"? Il ne se barre pas mais il est souvent kitschissime.Le nouveau

final "Désir" est un sommet du genre.

 

Le passage le plus impitoyable et le plus intéressant du film est le défilé des postulantes.
C'est un casting impitoyable. Là encore le grotesque n'est pas loin et ces pauvres filles

font irrésistiblement penser à une présentation agricole de bêtes de concours.

 

C'est un fait les lumières et la plupart des danses comme des costumes sont beaux et

réussis. Il n'en reste pas moins que c'est peu de choses et que le vide sidéral derrière

l'ensemble finit par se lire dans les regards des moins cruches des danseuses...

 

 

 

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15 janvier 2014 3 15 /01 /janvier /2014 07:06

Deux trublions avaient écrit, dans les années 80, un remarquable et désopilant livre sur le

souhait inconscient des hommes politiques en vue de perdre les élections.
"Que le meilleur perde" en était le titre et il était signé des excellents Michel-Antoine Burnier

et Frédéric Bon. C'était une thèse par l'absurde; en observant les tactiques des responsables

politiques les auteurs en déduisaient qu'ils n'avaient qu'une envie; celle de perdre les

élections et donc de ne pas arriver au pouvoir tant ce dernier leur faisait peur.

 

Le livre était irrésistible et une suite lui fut donnée quelques années après qui semblait

apporter de la crédibilité à cette théorie ridicule.

 

Des années après, alors que Burnier est mort depuis longtemps, on pourrait ajouter une

bonne quinzaine de chapitres à sa thèse farfelue et donner plus d'exemples encore.

 

Je focaliserais sur la campagne actuelle pour la mairie de Paris de la candidate officielle de

l'UMP. Soutenue un jour sur deux par l'état major de sa formation Nathalie Kosciusko Morizet

semble s'échiner à provoquer toutes les avanies, appeler tous les obstacles, suciter les

oppositions et attirer toutes les critiques comme si elle souhaitait absolument ne pas faire

gagner à son camp l'élection municipale prochaine.
Il est vrai qu'elle ne fait que suivre ses brillant(e)s  prédécesseurs qui, de Tibéri qui faisait

voter les morts et domiciliait des wagons d'électeurs dans des placards à balais ou chez

lui à Philippe Seguin qui ne s'occupait que de football et de piquer des colères homériques

tous les matins en passant par la plus bourgeoise des caricatures de bourgeoises

parisiennes, Mme Missoffe de Panafieu la droite ne semble pas pressée de reconquérir

l'Hôtel de ville de Paris.

Serait-ce le souvenir des innombrables affaires qui leur fait peur? celles qui ont conduit à

l'inéligibilité du "meilleur d'entre eux", Alain Juppé,  les frais de bouche des Chirac, les

marchés truqués et autres qui les paralysent? Leur successeur et adversaire Delanoë a

pourtant de bien jolies casseroles derrière lui qui, on l'espère, finiront par écorner la

fausse bonne image de gestionnaire honnète que d'excellents communicants lui ont taillée

sur mesure et ce malgré des saloperies comme la démolition des serres d'Auteuil pour faire

plaisir à Arnaud (et Jade)  Lagardère?

 

En tous cas nul ne pourra contester à NKM de s'être abondemment et seule comme une

grande savonnée la planche. Ses propos ridicules sur les connaissances qu'on lie dans

le métro, son café pris avec des SDF et tant d'autres attitudes bobos décomplexées lui

vaudront un score médiocre (il est vrai que la sociologie de la ville a changé et que les

"élites" qui y vivent sont plus tentées par le progressisme de l'équipe sortante) et une place

de conseillère municipale d'opposition à défaut de l'écharpe de maire.

De toute façon le bleu-blanc-rouge de l'écharpe de maire de Paris n'irait pas plus que celle

de Longjumeau (sa mairie "officielle") avec la flamboyance rousse de sa crinière.

Longjumeau sera heureuse de récupérer sa maire après cette échappée parisienne!

 

 

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  • : Les bonnes feuilles du Poirier
  • : Le blog d'un Toulousain très critique sur l'actualité, et vachement calé en histoire en plus.
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Blog créé le 8 Décembre 2009

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