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4 janvier 2014 6 04 /01 /janvier /2014 08:08

"A moi seul bien des personnages" est le titre du dernier livre de John Irving, l'écrivain sexagénaire, américain et spécialiste de l'Etat du Vermont à qui on doit, entre autres, le célèbre "Monde selon Garp".
C'est un livre qui est paru il y a près d'un an et pour lequel la critique littéraire a été des plus favorables. Il a donc trusté les premières places des listes de best-sellers début 2013 et je suis tombé sur l'une de ces critiques dans "l'express" qui m'a donné envie de le lire.
En elle-même l'histoire ne présente pas beaucoup d'intérêt. On y suit Billy de l'enfance à plus de 70 ans. Toute sa vie il est sujet à des "béguins", ainsi qu'il nomme ses passions fugaces.
L'objet de ces béguins peut être indifféremment un homme, une femme ou, et celà s'accentue à la fin de sa vie, une personne qui est passée du sexe mâle au sexe féminin, des "transexuelles" qu'il refuse d'appeler "transgenre" comme on dirait maintenant.

Il évolue dans une famille complètement "barée" où le théâtre en général et celui de Shakespeare en particulier

tient une très grande place. Il y a sa mère qui est souffleuse et évanescente, le  grand père qui se travestit en femme pour jouer les personnages du repertoire, la tante odieuse, le père tout droit sorti d'une caricaturale "Cage aux folles" etc...

Shakespeare et son théâtre, les lycées-pensions américains, les équipes de lutte, une position de défense et une

bibliothécaire (ancien lutteur) sont les principaux protagonistes et décors d'un livre long et passablement ennuyeux.
Les digressions sur la tolérance et les goûts particuliers des personnages (une grande partie "des" sexualités humaines sont détaillées) prennent la place principale et sont vite hors sujet.
John Irving aurait voulu, si j'ai bien compris la critique, faire un salut appuyé à l'un de ses fils homosexuel et le romancier s'intéresser à des amours hors cadre.

Sur le papier j'avais cru comprendre que le livre était drôle (il ne m'a pas tiré un sourire), intelligent (c'est de la psychologie de bazar) et universel (heureusement on ne rencontre pas tous les quatre matins des personnes aussi "dingos" que l'immense majorité des personnages du livre).
Je me suis lassé très vite des histoires d'Elaine, Miss Frost, Kittredge, Gerry et les Dr Grau et Abbott, Oncle Bob, Muriel et tous les autres.

J'ai eu beaucoup de mal à en achever la lecture et me demande encore ce qui justifie la notoriété de l'auteur, la bonne place dans les classements des ventes du livre en France, la bienveillance de la critique et, en fin de compte, pourquoi ce livre a un public dès le départ et pas d'autres qui en mériteraient dix fois plus.

Avec moi "A moi seul bien des personnages" aura eu une mauvaise critique. Ce n'est que justice!

 

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2 janvier 2014 4 02 /01 /janvier /2014 07:26

Vendredi soir j'ai regardé sur RMC, une télévision guère plus convaincante que sa jumelle radiophonique, un film en quatre parties consacré à "Hitler, chef charismatique".

Déjà le titre prêtait à polémique. Il y avait du bon et du beaucoup moins bon dans ce document qui, si j'en juge par les  innombrables coupures publicitaires, s'adressait prioritairement aux jeunes. En effet les publicités concernaient presque exclusivement des consoles de jeux et des jeux qui leur étaient destinés. De la violence, du sang et des combats un peu comme dans le document sur l'Allemagne d'Hitler. Tant de cynisme ou de bêtise marchande finit par laisser indifférent.

Le document, que j'ai pris au moment du putsch Munichois de 1923 se terminait sur l'arrivée des Soviétiques à Berlin en 1945. Comme à chaque fois que la Seconde Guerre Mondiale est évoquée on ne pouvait qu'être frappé par l'enchaînement effroyable des évènements et la course à l'abîme d'un de ses plus grands pays et de l'Europe toute entière. Les documents étaient de qualité, quelques uns inédits ou rarement utilisés et l'ensemble n'était pas indigne, loin de là. La caution du grand historien britannique Sir Ian Kershaw n'était pas insignifiante.

Le doc n'était pas exempt de ces facilités de présentation inutiles et dans l'air du temps qui font "mode" mais éloignent du sujet: gouttes de sang tombant dans une flaque d'eau, image qui se détruit sous nos yeux en flambant etc. Certains documents en couleur étaient remarquables et d'autres possédaient la séduction d'images prises sur le vif et non destinées à être regardées par des non-initiés (propagande ou autre). Beaucoup de films montraient Hitler en personne, discourant, voyageant, ou en chef de guerre et l'évidence "sautait aux yeux": l'homme avait un regard dément et un comportement psychotique. Ses yeux noirs rappelaient ceux des requins.

Naturellement je ne pense pas qu'il était "fou" (ce serait trop facile et exonérerait en partie le peuple Allemand de lui avoir confié le pouvoir et de l'avoir suivi jusqu'à la débâcle finale) mais sa personnalité aurait dû l'écarter de toute responsabilité. Celle des gangsters qui l'entouraient aussi. Le document montrait bien la succession de coups de poker  que furent le réarmement, l'annexion de l'Autriche, celle des Sudètes en Tchécoslovaquie, les attaques de la Pologne de la Belgique, des Pays-bas, de la France et enfin de l'URSS.

Avec le recul le commentaire du film disait que l'impréparation, l'aventurisme, l'indécision parfois (comme pendant les premiers jours de la Campagne de France) et le sentiment de toute-puissance d'Hitler ne pouvaient que conduire à la catastrophe. Jusqu'à Stalingrad au moins et longtemps après en réalité, l'Allemagne Hitlérienne a semblé invincible malgré la folie furieuse et inhumaine de son programme politique et guerrier.

Le plus frappant pour moi était, comme à chaque fois que je regarde un document sur cet homme, non la mise en scène des rassemblements nazis, non l'adhésion visible et enthousiaste des peuples Allemands mais l'incroyable violence verbale de ses discours et la voix rauque et effrayante qu'il utilisait. On a beau savoir comment tout celà s'est terminé on est stupéfait que cet homme, ce "Caporal bohémien" comme disait Hidenburg, envoûtait les foules avec des délires exprimés avec une voix de malade mental.

Je reste ébahi par sa gestuelle, sa violence, son aspect et ses paroles. Comment un peuple entier, pendant une dizaine d'années (car tout ceci n'a duré "que" 12 ans (sur les millénaires promis!) a pu suivre un tel chef, cette question laisse un profond sentiment de malaise. Jusqu'ici et avant lui aucun homme n'avait aussi complètement souillé l'âme d'un peuple. Maintenant, et avec les moyens dont il disposerait, on préfère ne pas imaginer qu'un autre puisse faire que cela puisse se reproduire.

On parle toujours du "devoir de mémoire" au point d'en rendre le concept fourre-tout et assommant. Notre devoir à tous est aussi et surtout de refuser toutes les idéologies, les discours et les projets qui désignent des boucs émissaires à nos problèmes et de tuer dans l’œuf toute velléité chez les politiques d'exploiter nos mauvais penchants.

Et de surveiller comme le lait sur le feu des chefs d'états, élus ou dictateurs qui, pour arriver à leur fin, sont prêts à tout.
Une mappemonde suffirait à en désigner une dizaine....

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31 décembre 2013 2 31 /12 /décembre /2013 07:36

Quelquefois, heureusement pas tout le temps, je suis MALADROIT. Dans ces moments j'ai beau essayer de faire attention, je commets des catastrophes en série.

Mes voitures, depuis la première jusqu'à celle d'aujourd'hui, professionnelles et/ou privées ont eu à souffrir de ces périodes où je les raye au parking, tamponne aux feux rouges quand ce n'est pas pire.

La technique, dans ces moments où je suis une calamité sur pattes, rend son tablier et se met soit à ne plus fonctionner soit à fonctionner en dépit du bon sens: télévision, I-pod, chaîne stéréo, lecteur de CD, four, lave-linge.... ils se mettent tous à mon diapason et font un bruit d'enfer ou ce qu'on ne leur demande pas.

Je fais alors tout tomber (avec une prédilection pour les verres à pied remplis de vin rouge), je casse tout et plus je m'énerve plus je suis dangereux pour mon environnement.
Naturellement c'est lorsque je suis dans une telle phase que la clé de la boîte aux lettres se casse dans la serrure, que le verrouillage centralisé des portes de la voiture se met à faire n'importe quoi et que le sac poubelle (avec la litière du chat) s'ouvre dans l'ascenseur.

Le chat justement... Smirnoff (c'est son nom) doit reconnaître ces moments où je suis un danger public. Elle se met à me fuir et à s'applatir, tétanisée, à mon approche en montrant que soudainement je deviens l'élement perturbateur de son univers.

Il est vrai qu'à la troisième ou quatrième fois que je butte dans sa gamelle d'eau ou de croquettes et que je la renverse il y a de quoi s'inquiéter un peu. Même un félin peu concerné par la réflexion ou le doute.

 

J'ai remarqué qu'à ces moments là je fais tomber le CD dont le boîtier se disloque, j'allume le mauvais feu sous la casserole (et je fais donc crâmer la belle cafetière) et que je dis juste ce qu'il ne faut pas à la voisine qui recommençait tout juste à m'adresser la parole.(je l'avais froissée à la dernière crise)

La seconde femme de ma vie, qui n'est pas encore habituée à ces crises subites, est toute surprise lorsque je commets des maladresses devant elle. Elle se met à ranger les sièges qui pourraient devenir des obstacles et à mettre hors de portée ce qui attirerait ma fureur casseuse.En vain, vous l'aurez compris.

Lorsque la période se termine (comme le vent d'Autan ça ne dure jamais longtemps, 1 ou 2 jours maximum) je souffle avec plaisir et je suis tout heureux d'être de nouveau adroit comme n'importe lequel de mes contemporains.
A propos de contemporains, j'ai une bonne amie, médecin de talent (c'est dire si elle a oublié d'être bête) qui pulvérise mes scores de maladresse. Elle l'est quasiment tout le temps et avec tout. Lorsque nous sommes ensemble elle est tellement malhabile que ma propre maladresse s'arrête d'elle-même.
Elle est adorable parce qu'elle regarde les catastrophes qu'elle provoque avec un regard las en se disant qu'elle fera peut-être pire dans les heures qui suivent.
La maladresse est parfois génétique: mon fils en a hérité une bonne part (Agnès, lorsqu'il était petit, avait eu un fou-rire en nous reconnaissant dans la foule qui attendait le téléphérique à nos skis croisés et dangereux pour les autres) et ma fille m'a dit que, quelquefois, elle devait faire face à la rebellion des objets qui l'entouraient.

 

La rébellion des objets qui nous entourent. Quelle plus belle définition de la maladresse pourrait on trouver?

 

 

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27 décembre 2013 5 27 /12 /décembre /2013 06:42

Je précise tout de suite que le Père Noël du grand Nord, un homme pas plus barbu que vous et moi

et qui a la hotte et la tête bien pleines m'a apporté une sublime paire de gants le 25 décembre.

Ca devrait règler le problème une fois pour toutes.

Dès que le thermomètre fait la glissade jusqu'à tutoyer les 2 ou 3 degrés j'ai le bout des doigts qui

se parchemine, s'ouvre et forme de vilaines et piquantes crevasses.
J'ai beau me ruiner en crèmes Norvégiennes et déformer mes poches rien n'y fait. Elle guérissent

aux pouces pour mieux s'ouvrir aux index et, comme les c.... se comptent par deux.

Si un annulaire en a une l'autre main fait exactement pareil. C'est comme les ongles: ils se

répondent exactement et se cassent par paires opposées;

Là, normalement vous vous dites: "Il a trop bu ou il délire le vieux? qu'est-ce qu'on en a à faire de

ses crevasses et de ses ongles de mains?"

Rassurez vous. Je sais où je vais. Enfin. un peu.
Pour soigner ces maudites coupures spontanées qui piquent et me gènent j'ai acheté à la pharmacie

un petit produit transparent, un "Film soin crevasses" dermo adjuvant.
Si.

Ca se met comme un vernis à ongles et ça laisse un film transparent qui le rappelle bougrement.
Je suis généreux avec le produit et en ai donc mis sur le coin des pouces et des index.
Et sans regarder à la dépense ni à la discrétion, partant du principe que plus j'en mets plus rapide

sera la guérison.

C'est efficace, il n'y a pas à dire.
L'autre jour je suis allé renégocier mon contrat d'assurance auto chez mon courtier de quartier.
C'est un homme précieux et efféminé. Un homo sans l'ombre d'un doute.
Je lui explique donc mes souhaits en termes de garanties et de tarif et je mets ma main sur le

contrat pour appuyer mes dires.
Je devine son regard sur mes ongles vernis et je vois son regard interrogatif.
"Ce vieux-là ?".
Un grand moment de solitude comme on dit dans ces cas là.

 

 

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26 décembre 2013 4 26 /12 /décembre /2013 13:16

A l'aéroport d'Orly où j'étais encore très récemment le redoutable JCDecaux a fait placer des "sucettes" électriques tout le long des accès stratégiques.
Même si on ne le veut pas on passe devant et on y voit 4 ou 5 publicités qui se succèdent indéfiniment.
Vous avez peut-être -sans doute- vu l'une d'entre elles. C'est une réclame pour un parfum ou une eau de toilette féminine.
La couleur dominante de la publicité (robe du mannequin, éclairages....) en est le doré qui,ce n'est pas une coïncidence, rappelle le nom du parfum et celui de l'industriel qui le fabrique.

Une actrice américaine croise successivement une fausse Grace Kelly et une fausse Marilyn Monroe. C'est une jolie femme mais gigantesque et qui a une démarche grotesque de mannequin. Quelqu'un, dans la vie de tous les jours, marcherait comme elle essuirait les critiques et les moqueries de la terre entière.

Si le message est clair (parfum luxueux, marque prestigieuse et ancienne) le véhicule n'a ni queue ni tête: il ne rensigne ni sur la senteur, ni à quel type de femme il irait ni la quantité du contenant ni le prix du flacon. Il ne dit RIEN sur le produit qu'il est chargé de faire acheter!

Les images sont belles, les sosies ressemblants (c'est très rapide, plus encore que la version cinéma ou télévision) l'atmosphère luxueuse bref c'est sophistiqué mais un peu ridicule (Monroe est idiote).

Il faut vraiment que notre "temps de cerveau" soit très disponible pour qu'on courre acheter de tels articles et que le marketing soit une manipulation très au point pour nous inciter à le faire...

 

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26 décembre 2013 4 26 /12 /décembre /2013 03:23

IMGP8580.JPG

 

Paris, 25 décembre 2013, 9H30 du matin. Ce n'est pas la fête pour tout le monde.

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24 décembre 2013 2 24 /12 /décembre /2013 07:07

Je suis allé, ces 15 derniers jours, écouter trois concerts de musique classique à la

prestigieuse salle de la Halle aux grains de Toulouse.
Trois concerts très différents mais qui tous les trois m'ont fait penser que la musique en

question risque sinon de disparaître du moins de retourner définitivement à un ghetto pour

happy fews riches et concernés.
Que la moyenne d'âge était élevée! comme toutes ces dames étaient vieilles!

Bien habillées certes, pomponnées, de vrais présentoirs à étoffes précieuses et à bijoux

de prix mais qu'elles étaient vilaines et vieilles!

J'ai noté que leurs compagnons n'étaient pas plus frais. Au contraire. Ce sont de vieux

coqs frileux qui viennent en 4X4 avec le loden des week end de chasse mais qui ne

sont fringuants qu'à l'arrivée.
Pendant le concert ils se tassent sur leur siège, leur crâne chauve et leurs lunettes

renvoient la lumière des spots mais dissimule mal qu'ils somnolent et luttent contre le

sommeil.
Bien entendu il y a quelques jeunes. Mais ils sont finalement plus nombreux dans les

orchestres!

En comparaison la joie des musiciens, leur plaisir de jouer et d'être ensemble rend plus

coincés encore les rangs du public.
Dès qu'il y a un instant de silence on se croirait dans un sanatorium: ça tousse, ça se

râcle la gorge et ça se réveille brusquement.
Comment se fait il que cette musique qui peut être si belle, si harmonieuse et si

intelligente n'attire que si peu et si mal?

Les salles sont magnifiques, les orchestres compétents, les oeuvres infinies en nombre,

en style, en qualité et en interprètes.
Impossible de comprendre pourquoi une Mylène Farmer ou le plus indigent des rappeurs

remplissent des Zéniths deux ou trois soirs de suite quand un Philippe Jaroussky parvient

à peine à faire le plein d'une salle de la quatrième ville de France.

 

A l'aune du talent  il n'y a pourtant pas photo

 

Quoi de plus magique que ces choeurs parfaits, ces voix sublimes et ces harmonies sans

défauts?

Quoi de plus émouvant que ces instruments qui se répondent ou qui se fondent? et ces

échanges entre le public et les musiciens ou chanteurs sont tout bonnement magnifiques.

 

Vraiment il est dommage, et le mot est faible, que nous ne soyons pas capables de donner

aux enfants puis aux adolescents le goût de ces orchestres et de ces oeuvres qui plus que

toute autre musique devrait leur parler par sa richesse et sa profondeur.
Lundi soir Raphaël Pichon dirigeait l'Orchestre Pygmalion qui interprétait la Messe en si de

Jean Sébastien Bach. Certains passages étaient absolument splendides.

 

Pourquoi la musique classique est-elle aussi négligée par les médias qui, à la notable

exception des stations du groupe Radio France l'ignorent complètement?

 

Et qu'on ne vienne pas me parler de "Radio-classique" qui est le RTL-RMC du genre, ne

passant que le Boléro et la petite musique de nuit entrecoupés de publicités et de

remplissages inepte par Guillaume Durand ou pire.  

 

Je ne suis pas naïf: le temps nécessaire et sa difficulté sont les principaux écueils pour la

plus grande diffusion de la musique classique.
Il faut de la patience et de la modestie pour s'y plonger et accepter de ne pas tout aimer ni

"comprendre".

Surtout il faut du temps, beaucoup de temps et, reconnaissons-le, de l'argent parce que

les concerts coûtent cher.
Les formules d'abonnement diminuent ces coûts mais sont par définition réservés à des

personnes qui côtoient les salles de concerts avec régularité.

 

 

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23 décembre 2013 1 23 /12 /décembre /2013 07:29

Guillaume Gallienne n'est pas Dany Boon. Il marque donc déjà un point. Guillaume Gallienne a réalisé un film qui, commercialement, est un succès mais rien à voir avec les "Ch'tis" et autres conneries Il en engrange un second.
Guillaume Gallienne a donné des rôles à l'exquise Françoise Fabian et rien que pour ça il mérite des éloges.


Son film n'est pas bon et c'est un OVNI cinématographique comme "Le derrière" de Valérie Lemercier  ou "mon Idole" de Guillaume Canet l'étaient.
C'est à dire un premier film un peu bizarre, fourre-tout, très original où ils avaient mis beaucoup d'eux.

Lemercier tourne désormais des films sans le moindre intérêt (et ce n'est pas "100% cachemire" qui me démentira) et Canet des films qui plaisent au public et à la critique mais sans personnalité ni charme. Impersonnels en quelque sorte.


Le film de Gallienne, tout original qu'il soit, n'en manque pas, lui, de charme.
D'abord par ses digressions théâtrales étonnantes ensuite par la narration pour le moins heurtée et surtout pour l'interprètation qu'il fait lui-même du personnage féminin et qui n'est rien moins que sa propre mère.
Un archétype de mère abusive, passablement hystérique et doublée d'une vraie emmerdeuse, faut-il le préciser?

La Folcoche de "Vipère au poing" de Bazin*, la "Génitrix" de Mauriac et même la mère de Romain Gary de "la promesse de l'aube" sont du gâteau à côté de la blonde Maman Gallienne...

Certains épisodes du film sont franchement drôles et la réflexion n'est pas absente même si elle n'est pas téléguidée.
Au final, même si on peut avoir été rebuté par la campagne de communication autour du film, de son interprète principal et de son réalisateur (le même) c'est un film très personnel sans être nombriliste, drôle sans être "facile" ou vulgaire et c'est une comédie plaisante et intéreressante.
Seul point faible je ne suis pas sensible du tout à la personnalité de Guillaume Gallienne qui ne m'agace pas mais m'indiffère.Je ne le trouve ni sympathique, je ne lui trouve aucun charisme et, en tant qu'acteur, je le trouve assez plat.
De ce fait il n'est pas question de réelle empathie et j'ai regardé tout cela avec du détachement et, parfois, un peu d'ennui.

La salle marchait parfaitement et répliques ou scènes marquantes étaient saluées par des salves de rire qui faisaient plaisir à entendre.
C'est tout de même autre chose que l'humour d'Eric et Ramzy, de Kad et Olivier ou d'Omar et Fred.......

 

 

 

* Pascale, qui suit de près l'actualité littéraire m'a soutenu mordicus qu'Hervé Bazin a lui-même été un père impossible. Je n'en suis pas encore revenu.

 

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22 décembre 2013 7 22 /12 /décembre /2013 09:16

Ce dimanche matin, encore embrumé par la nuit et la tête ailleurs j'ai été comme

agressé par la musique qui s'échappait des haut-parleurs sur le toit du beau marché

couvert.

C'était une de ces stations de radios qui diffusent de la variété française et, qu'ils le

veuillent ou non, les commerçants et leurs clients doivent supporter Michel Delpech,

Véronique Sanson ou, comme ce matin, l'éprouvant Serge Lama pendant tout le

temps où le marché fonctionne.

 

En y réfléchissant un peu on s'aperçoit que partout ou presque "on" a peur que l'on

soit confronté au silence et on y remédie en diffusant un brouet musical auquel on

finit par ne plus faire attention, comme à un bruit ambiant.

Que, personnellement, vous mettiez le plus de distance possible entre vous et ces

radios robinets à publicités, à informations formatées et à musiques calibrées n'a

aucune importance: vos oreilles ne vous appartiennent plus et doivent entendre

ce qu'on a obligeamment mis à leur disposition.

 

Impossible de lire sur les quais du métro qui, sans doute pour notre confort, diffusent

aussi des variétés internationales eu égard à la mixité et à la relative jeunesse de

sa clientèle.

Pourquoi faut-il entendre (à défaut d'écouter) Lady Gaga ou les insupportables scies

de Queen en attendant moins de 5 minutes la rame suivante; personne ne le dit.

Des manitous du marketing et de la sociologie mélangés en ont sans doute décidé

ainsi et les transporteurs appliquent.
...Et nous baignons, d'un magasin à un autrre, d'un ascenseur à une gare, d'une

clinique ou un parking à cette bouillie musicale qui entre par une oreille mais ne

ressort pas toujours par l'autre.
Vous pouvez ainsi avoir "Pour un flirt" ou "Résiste" dans la tête toute la journée

alors que vous avez écouté Orphée et Eurydice (de Gluck, pas d'Obispo!) chez

vous le matin-même.
Une sorte de conditionnement et de matraquage musical pour vous empêcher de

penser? Et pourquoi pas?

 

 

 

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20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 06:53

Peut-être suis-je en train de me répéter?je reconnais que question "têtes-à-claques" mes sujets

n'évoluent pas énormément. Ce sont toujours les mêmes, à peu de choses près.

 

Je n'aime pas Frédéric Lopez et encore moins les émissions qu'il réalise pour la télévision ou la

radio.
On ne fait pas de la bonne télévision ni de la bonne radio avec des bons sentiments.

Le fait de recevoir un "invité" connu et reconnu, réservé de longue date et  confronté à une équipe

qui ne peut faire autrement que bien le recevoir donne toujours des émissions tièdes et sans

relief.

Le concept est usé jusqu'à la corde et de Laurent Ruquier à Stéphane Bern en passant par tous

les autres il n'y a rien à attendre de ce principe.
Quand bien même on mettrait du poivre ou du poil à gratter dans le concept en invitant un

chroniqueur chargé de secouer légèrement le consensus -du genre Laurent Baffie ou Stéphane

Guillon- ça ne fonctionne pas mieux parce que tous les autres iront au secours de l'invité.

Courageux mais pas téméraire Lopez a résolu le problème: pas de chroniqueur méchant mais

une cinglée déconnante le remplace.

Prenez un "invité" qu'on entend partout bien qu'il n'ait plus rien à dire depuis plus de vingt ans,

Franz Olivier Giesbert par exemple.

Comme il sort un livre par mois il a toujours une "actualité". L'équipe de Lopez et Lopez lui-même

vont lui servir copieusement la soupe et le trouver drôle, charmant et sympathique.

Ou tout faire pour qu'on le pense.

En terrain conquis l'autre va ronronner joyeusement, faire un ou deux bons mots qu'il a déjà faits

sur RTL, Europe 1, Canal+ et BFM TV et gagnera ainsi sa place dans les présentoirs à best-sellers

des gares où son livre inutile se vendra comme d'habitude.
Que le livre soit une honte comme son "M le Président" ou soit un article de journal étiré comme ses

"derniers carnets" ne change rien à l'affaire. Toute la petite bande bébête et joyeuse de Lopez va le

glorifier pendant une heure et demie et M Giesbert, possible PDG du groupe un jour, repartira content

de lui et de ses hôtes.

S'il est télégénique ou qu'il surjoue bien les sentiments de base (l'étonnement, l'amusement, l'intérêt

et l'empathie) qui sait... on pensera peut-être à l'emmener chez les Papous de Nouvelle Guinée.
Pour la télé cette fois.

Tout ceci est un spectacle médiatique parfaitement vain qui n'a rien à faire sur des "services publics".
En quoi le contribuable contributeur de France Télévision et de Radio France doit-il payer pour que

l'ancien rédac-chef du Nouvel Observateur,  l'actuel du Point et le futur de la semaine de Fripounet

puisse vendre ses salades? N'y a t'il pas des auteurs plus intéressants et ne bénéficiant pas de

ces copinages, de ces renvois d'ascenseurs et de ces passe-droits à interroger?

Pourquoi ne pas lui avoir vraiment demandé des explications sur les couvertures inadmissibles

et la dérive très droitière de son magazine?  

Je n'ai rien contre Franz Olivier Giesbert. Il ne m'intéresse pas. Je suis seulement surpris qu'il ait

toujours à boire et à manger et ce dans tous les médias.

 

Quant à Lopez il finira par s'engluer lui-même dans son robinet à sucrerie.

 

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