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4 novembre 2013 1 04 /11 /novembre /2013 06:59

Parce que j'ai cité un prénom entier ou donné des clés qui permettaient à une

personne de se reconnaître on m'a gentiment mais fermement demandé de

rester neutre dans ce blog et de ne pas donner d'informations qui permettraient

d'identifier des particuliers dont je pourrais, ici ou là, être amené à parler.
C'est ce qui explique les **** après l'initiale du prénom ou du nom lorsque je cite

un ou une proche.


Personnellement je trouve cela inutile et ridicule si je pense au nombre réduit

de mes lecteurs mais je ne veux me fâcher avec personne et accepte la remarque.

J'évite donc de parler de personnes qui pourraient en prendre ombrage et je

résiste à donner des détails crus sur ma vie (ou celle de proches) -bien que

ce soit ces posts là qui explosent les scores d'audience- parce que j'ai un reste

de pudibonderie (je ne dis pas pudeur à dessein) et que je m'exposerais à

ces mêmes critiques.

Et pourtant...

 

J'ai lu récemment, presque d'affilée, deux livres d'Emmanuel Carrere*, un écrivain

bien considéré et qui ne fait l'objet d'aucune critique négative malgré un

exhibitionnisme sentimental, sexuel et mental dont je n'oserais pas copier ne

fût-ce qu'une page.
Voilà un homme de ma génération qui décrit sa libido en long en large et en

travers, qui décrit ses névroses en de longues digressions sans fard et qui

vampirise sa famille et ses femmes sans la moindre retenue.

Qu'on me comprenne je ne le critique pas de le faire (au contraire, j'admire sa

liberté) mais je m'étonne que ses livres ne soient pas parfois vus comme une

sorte d'exhibitionnisme littéraire. (Ce qui n'enlève rien à leur qualité, je le

précise).


Ce qui est admis pour un écrivain ne peut-il l'être pour un apprenti novelliste?

 

Les coucheries, les masturbations, les orgasmes et les jeux érotiques de

celui qui est publié en Folio seraient-ils d'une essence spéciale qui les

exempte de cette retenue qui est imposée à ceux qui ne font pas "commerce" de

leurs propre vie?

 

La chose publiée nimbe t'elle l'auteur d'une aura de respectabilité que n'aurait

pas l'article de journal ou le post d'un blog?

 

Pire, et c'est là que je veux en venir, les coucheries d'un écrivain seraient elles

admises et respectées parce que venant d'une "source autorisée"? les secrets

de famille des uns auraient droit de cité alors qu'il faudrait surtout taire ceux des

anonymes?

 

L'époque est à l'exhibition et aux "sex-tapes". Normal que les écrivains ou les

cinéastes se sentent obligés d'étaler leur libido et ses bizarreries (sans

bizarrerie une libido n'intéresse personne) à pleines pages ou sur grand

écran.

 

Mettre sa sexualité ou ses sentiments sur la place publique n'est pas mon

propos et, quand bien même je le souhaiterais,  je n'y parviendrais jamais.

Mais je suis, je le confesse, un peu agacé lorsque je lis que "sur Internet les

gens se lâchent" , phrase dont le mépris est sous-jacent.

Beigbéder, Carrere, Nothomb, Weyergans et tant d'autres; on accepte. 

Quelqu'un d'inconnu et qui maîtriserait  moins les règles de grammaire et

celles des milieux littéraires on refuse.

 

 

Emmanuel Carrere "D'autres vies que la mienne" et "Un roman russe".

Dans ce dernier roman une certaine "Sophie" a dû souffrir mille morts de

lire le compte rendu clinique de sa relation avec l'auteur, quand bien même

il aurait changé son prénom.

 

PS: vu "Inglourious Basterds" de Tarentino. Je suis passé à côté de ce

(très mauvais) film et pour la seconde fois à côté de ce génial metteur

en scène. Ce n'est pas difficile j'ai cru à une blague tellement c'est

mauvais.

 

 

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3 novembre 2013 7 03 /11 /novembre /2013 08:09

Le "Monde", magazine du samedi, est de plus en plus le journal de la "gentry"

parisienne.

C'est une revue qui n'hésite pas, comme cette semaine, (page 66) à conseiller

à ses lectrices une jupe à 2295€ et un manteau (Sonia Rykiel il est vrai) à 3365.

Les publicités et les articles qu'il contient sont, peu ou prou, de cette tendance

gauche-caviar très agaçante si on est salarié à moins de 8000€/mois.

Il vous propose donc un voyage en Nouvelle-Zélande (3349€) (page 117) ou de

"découvrir le vignoble Chilien" (page 108) pour 5100€.

Les vignobles bordelais ou alsaciens c'est sans doute trop plouc...

 

Mouloud Achour, l'idiot de Canal +, vous dévoile "son" Tokyo et un magasin de

consoles de jeux dont "des jeux introuvables qui peuvent atteindre les 20000

dollars" (page 82) et  on n'est pas surpris que l'on nous propose, de la page

61 à 64 un article sur le luxe masculin où l'on vante les qualités (dont on ne

doute pas) du Bottier sur mesure Berluti.

 

Il ressort de la lecture de ce supplément un sentiment d'effarement. Sur quelle

planète vivent les rédacteurs et les lecteurs de ce magazine?

Ces "happy people" savent-ils que la salaire médian en France correspond à

leur "argent de poche" d'une journée?

 

On nous parle de la Ferrari de Guillaume Durand que Jamel a "fracassée sur

un dos d'âne" (page 35) et de la conseillère de François Pinault... On est dans

l'entre soi chic et nanti, de gauche mais pas trop et tout ça est écoeurant comme

l'était sans doute la cour de Louis XV ou celle de Louis XVI.

Inconscient (ou pire conscient mais ne voulant pas le savoir) de l'état du monde

et du volcan sur lequel ils dansent ces privilégiés méprisants pourraient faire

la tête si la Place de la Concorde redevenait "de la Révolution" comme en 1791!

En perdant la leur Berluti et Durand n'auraient sans doute pas la classe des

aristocrates qu'on passait alors au "rasoir national"...Je plaisante mais les

manifestations bretonnes me semblent être grosses de menaces.

 

Qu'on ne se méprenne pas, je ne suis (et nous ne sommes) certainement pas

jaloux de Guillaume Durand ou des clients de Berluti dont on se fout comme de

l'an 40. Simplement je suis navré que de tels faux talents et vrais cons puissent

vivre à ce point coupés des autres.
Ce qui m'effare c'est la constitution d'une "élite" mondiale faite de sportifs, de

stars du show-business, de politiques et de journaleux qui abolissent les frontières

et vivent comme s'ils étaient d'une essence différente.

Et surtout qu'ils nous obligent à imiter leur moeurs et à adopter leur système de

pensées, à aimer ce qu'ils aiment et à critiquer ceux qu'ils n'aiment pas ou plus.


Jamel, dans le portrait de lui qui est fait par ce magazine creux, montre qu'il n'est

pas contaminé par ces affreux (même s'il les côtoie). Il se rappelle "les huissiers

qui sonnaient tout le temps à la porte à Trappes".
Par contre qu'il téléphone directement au Roi du Maroc ou qu'il ait l'oreille de

François Hollande montre que ce système est une réalité.

 

Les anciens du "Monde" et les lecteurs de ce journal (dont le fondateur Hubert

Beuve-Méry disait à sa rédaction de "faire chiant") sont à la peine et j'imagine

leur  dégoût devant ce supplément magazine minable.

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1 novembre 2013 5 01 /11 /novembre /2013 08:11

L'autre jour (je pense que c'était lundi dernier) en écoutant "Service public" sur France

Inter j'ai été impressionné par l'absolue certitude qui habitait l'un des invités de

Guillaume Erner concernant le versement par la France d'une rançon lors des prises

d'otages.
Des sommes ont même été données pour la libération de Florence Aubenas mais

aussi pour celles des otages en Irak Christian Chesnot et Georges Malbrunot en

2004.

Pour les spécialistes qui lui donnaient la réplique, il ne faisait aucun doute qu'à

chaque fois et malgré les dénégations, la France payait les rançons et s'était acquise

ainsi une réputation de cible potentielle.

Dans cette même passionnante émission il était dit que depuis l'affaire de Françoise

Claustre, kidnappée par l'allié-ennemi puis ennemi-allié de la France Hissène Habré

(poursuivi actuellement pour crimes contre l'humanité...) nous avons toujours payé

les rançons ce qui fait que le moindre otage Français est bankable.

Ce fait était rapproché du fait que les Britanniques avaient laissé tuer une femme

otage plutôt que de négocier une contrepartie financière et que, depuis, on n'avait plus

vu d'otage britannique nulle part.

J'y ai fatalement repensé hier lorsque j'ai vu la tête de Fabius (on dirait toujours qu'il

vient de sucer un citron) à la sortie de l'avion qui ramenait les quatre otages du Mali.

A leur descente d'avion, les pantalonnades verbales et médiatiques de Fabius (qui

ressemblent à s'y méprendre à celles de Pasqua autrefois) ne doivent pas être

forcément crues quand il nous dit qu'aucune rançon n'a été versée.

dilemme.jpg

 

Est-ce un bien, est-ce un mal? on est heureux que nos compatriotes soient vivants et

qu'ils aient recouvré la liberté.
On l'est moins des mensonges du pouvoir et de la manière infantile dont nous sommes

traités.

Qu'on me comprenne, je n'ai pas les capacités de dire s'il faut ou pas payer une rançon

en cas d'enlèvement de ressortissants de notre pays. Je ne sais pas ce qu'il faut faire et

j'imagine que c'est une décision très difficile à prendre.
Par contre je trouve ridicule ces libérations sur le tarmac et ces serments de faux jetons

qui les accompagnent.


Une fois encore la France montre qu'elle n'est pas une démocratie et qu'elle n'est pas

dirigée par des gens qui respectent leurs électeurs et  les citoyens.

Fabius, comme Cahuzac nous a dit "dans les yeux" un mensonge absolu.
Libre à nous de faire semblant d'y croire.

 

Dessin; Denis Pessin (Slate)

 

 



 

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1 novembre 2013 5 01 /11 /novembre /2013 08:08

Un extrait du journal intime de N.S*** est parvenu sous nos yeux. Ce document

historique ne pouvait rester ignoré des foules.

 

mon journal. 31 octobre 2014

 

J'ai un peu la paix: Carla est furieuse que Valéria (NDLR sa demie-soeur) soit invitée

partout pour parler du film qu'elle a réalisé.
Du coup elle fait la tronche à la Muette. Elle doit composer des sublimes chansons

pour son prochain sublime disque. Elle chante bien, putain qu'elle chante bien.

 

Ce film... On ira pas le voir. Même si ma belle mère joue dedans.

 

Celle-là aussi elle exagère: avec tout ce que j'ai fait pour elle (qu'est-ce que ça m'a

rapporté de m'occuper de son tout-à l'égoût du Cap-Nègre? des emmerdes!) elle

pourrait au moins ne pas agacer ma Carlita.

carla-bruni-nicolas-sarkozy.jpg


Giuilia dort en haut, Jean est à la Défense et Pierre mixe. Hortefeux est grippé.
J'ai la paix.
J'ai lu le livre de Cécilia. Qu'est-ce qu'elle écrit bien! quel talent. Moi excepté son

défaut est de se maquer avec des bourrins. Jacques Martin! Richard Attias! elle

méritait mieux. Elle me méritait.

Il est bien son livre. En plus il se vend. C'est bien qu'il se vende. Moi je l'admire de

faire du fric avec des conseils de bourge à des gens qui ne savent même pas ce

qu'est Hédiard ou Fauchon. La classe Cecilia.
D'ailleurs mes femmes ont toute la classe. Comme moi. On se ressemble elles

et moi.

 

C'est pas comme la femme du nul, la Triewieller. Quelle chameau celle-là. Mais

quand même qu'est-ce qu'elle fout avec ce gros nul qui se teint les cheveux?

Ca m'étonnerait qu'il finisse son quinquennat celui-là. Je l'avais bien dit qu'il

était pas au niveau.

Les Français commencent à s'en rendre compte. On me jette moins le Fouquet's

le bateau de Vincent Bolloré, les concerts de Johnny, le "casse toi pov'con", les

millions de Tapie, Woerth, la Libye, Kadhafi, Buisson, Morano, Ciotti, mes potes

les Balkany, les SMS chez le Pape et mes balades à Eurodisney à la figure depuis

quelque temps. Grâce à la presse qui est passée du "sarkozy bashing" au
"Hollande bashing"on oubliera tout d'ici 2017. Je serais alors vierge et pur comme

ma chanteuse de rock. Elle est bien ma Carlita.

 

Mieux : on n'éclate pas de rire quand je me situe en "réserve" de la République ou

en recours. Moi un recours! il fallait oser et j'ose.
En 2016 je me jette dans la course et je me représente pour l'élection de 2017. Au

second tour je suis élu contre la fille le Pen, comme le nul Chirac en 2003 (NDLR

2002).

 

Et là tout est possible. Obama sera en fin de parcours avec sa Michelle. Ce sera notre

triomphe à moi et à ma Carlita. On sera les Kennedy mondiaux. Je terrasserais la

crise et je serais roi à Gotham City.

 

Il va falloir la jouer serré avec ces gros nuls de la droite. Ces ringards qui n'ont jamais

été président et qui osent vouloir l'être alors que c'est mon job.

 

Le tout est d'enterrer les primaires, d'écarter cette enflure de Fillon et ce vieux truc

de Juppé. Le Président c'est moi. Ca ne peut être que moi.

                                                                                                                         Nicolas Sarkozy.

 

 

 

 

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31 octobre 2013 4 31 /10 /octobre /2013 08:38

Mon exceptionnelle immodestie fait que je ne pense pas à l'Elysée lorsque je me rase.

Par contre il m'arrive de penser, pendant ce mousseux exercice, à celle et ceux qui y

sont passés ou qui aspirent à y passer.
C'est à ce moment que les estafilades sont le plus à redouter.

18 mois d'exercice, des gaffes des bévues et des boulettes comme s'il en pleuvaient

et la conclusion s'impose: l'énarque Hollande est aussi préparé à la présidence que

Mc Donald's aux étoiles du guide Michelin.
Cette école -qui, avec du recul- m'apparaît pire que toutes celles qui ont eu la malchance

de me compter parmi leurs élèves, prépare à tout sauf à "gérer les affaires de l'état".

Je ne dresserais pas la liste des présidents, des premiers ministres, des ministres, des

secrétaires d'état, des chefs de cabinet et des dames pipi qui sont passé par ce moule

aussi prestigieux que lamentable.

Depuis la fin de la seconde guerre mondiale ils sont des centaines à être passés par ce

moule et, le moins que l'on puisse dire, c'est qu'on a pas lieu de s'en féliciter.

 

Parfois, dans la lassitude, un dirigeant laisse tomber que nous serions, nous Français,

"ingouvernables". Mais la réalité est que, coupés du monde et pleins de certitudes aussi

déconnectées du réel qu'un livre de Philippe Sollers les énarques sont nuls et autant

préparés à diriger une économie, un pays, un état, une région, une ville et même un 

canton que vous ou moi.

 

Surtout vous.

 

Allez! je ne résiste pas à rappeler que Jospin, Royal, Chirac, Juppé, de Villepin, Hollande

et tant d'autres viennent de cette école du crime.

Ce qui ne rassure pas c'est de penser que ceux qui ont pris une autre voie vers le pouvoir

ne valent pas mieux et d'entre eux les avocats (Sarkozy, Mitterrand) sont les pires.

 

la prochaine fois on votera pour un cordonnier ou une cantinière. Qui sait? ils ne seront

pas aussi mauvais? 

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30 octobre 2013 3 30 /10 /octobre /2013 07:21

Comme tous les 3 ou 4 ans on voit revenir, sans doute pressée par Michel Drucker

qui voit là une occasion de faire une émission comme il les faisait il y a plus de 50

ans, une des vieilles chanteuses des années 60 qui sort un nouvel album que tout

le monde des télévisions feint de trouver "formidable" et qui espère engranger ainsi

de quoi subsister un hiver ou deux.
Quand ces dames ne sont pas visibles à cause de travaux de réfection (la chirurgie

esthétique dévore leur temps) on s'adresse à leurs homologues masculins et on

voit revenir le froissé Antoine, le dépenaillé Christophe ou quelque fantôme échappé

de "Salut les copains".

 

On évite Richard Anthony dont l'outillage auditif de mauvaise qualité lui fait toujours

entendre "siffler le train" et pour lequel il faudrait un palan pour le hisser sur scène.

 

En soi ce n'est pas désagréable: revoir Sylvie Vartan, à peine grossie mais toujours

figée (musicalement et physiquement) dans le milieu des années 70 est amusant

et rafraîchissant.
D'une fois sur l'autre elle répète, ils répètent les mêmes choses en boucle et l'on a

déjà entendu un million de fois les maigres anecdotes qu'ils viennent raconter sur

des plateaux pétris de respect pour les ancêtres du néant actuel.
Mesdames Deneuve et Vartan, qui sont toutes les deux septuagénaires, ressemblent

à de jolies momies figées à jamais en une seule expression.

 

Leur bouche de canard triste laisse péniblement tomber quelques moroses sentences

et c'est pitié de voir ces nouvelles Mistinguett ou Sarah Bernhardt jouer les trentenaires

alors que leurs propres enfants sont sans doutes déjà grand-parents...

 

Le chien de Drucker peut dormir, il a déjà vu souvent ces lampadaires immuables.

 

Je sais, on me l'objectera avec raison, que je ne suis pas à l'abri de ces retours de

l'enfant prodigue et que j'épargne volontier l'atrabilaire Françoise Hardy ou le Peter Pan

aux multiples liftings Paul Mc Cartney .

Serais-je moi si je n'étais contradictoire? et tout celà a t'il de l'importance? évidemment

non! alors laissons Miss Vartan venir nous parler de Nashville (incroyable cette

propension qu'ont les Français à exalter les endroits les plus ploucs des USA -Las Vegas,

Nashville...) et attendons qu'elle ait fait toutes les radios et télés hexagonales et soit

repartie pour "Losse Angelèsse" où elle se fera oublier un tiercé d'années.

Si son chirurgien esthétique ne la rate pas elle nous fera un disque de comptines

enfantines et les chantera en soquettes et avec des couettes et noeuds roses à

son retour (que Drucker a déjà programmé en 2016).

 

Quand à mademoiselle Deneuve elle jouera une femme enceinte dans un film que ça

ne m'étonnerait pas!

 

PS: Par compassion je ne dirai rien du retour annuel de Juliette Gréco qui espère enfin

connaître les faveurs du grand public comme Henri Salvador l'avait fait avec "Chambre

avec vue". Cette année elle reprend (comprendre 'massacre') Jacques Brel qu'elle

interprète comme Sarah Bernarhdt devait interpréter l'aiglon. A son âge elle devrait se

méfier: peut-être le ridicule tue t'il?

 

 

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29 octobre 2013 2 29 /10 /octobre /2013 06:53

Si j'en crois la presse je fais partie du million de spectateurs qui est allé voir "Gravity"

le film sur l'Espace qui a bénéficié d'une campagne de presse massive et réussie.

Bien que ce soit un blockbuster, une de ces machines à fric que le cinéma mondial

nous envoie tous les 2 mois, la publicité et la presse ont essayé (et y sont parvenus)

de nous le vendre comme une réflexion intellectuelle et comme un message d'espoir.

Un film spectaculaire qui, en plus fait réfléchir... on a l'alibi culturel pour aller voir des

images de synthèse et on s'y précipite.

En réalité il n'y a pas l'ombre de l'ombre d'une réflexion dans ce film au QI borné au

tableau de bord du Soyouz. On nous l'a bien  vendu, c'est tout.


C'est aussi simple que cela: une campagne de promotion réussie et un film dans

l'air du temps. La salle "marchait" particulièrement bien avant- hier dimanche et la

moyenne d'âge oscillait autour des 25 ans.

 

Pendant la semaine de préparation d'artillerie, je veux dire de campagne de presse et

médias pour promouvoir le film les comparaisons allaient bon train: "2001, odyssée de

l'Espace" pour l'ambition culturelle et "Alien 1" mais pour les effets spéciaux revenaient

en boucle dans les discours mais d'autres réalisations de prestige étaient citées.

 

A l'arrivée un tout petit film, certes réalisé avec des trucages remarquables mais un

scénario bébête et qui tient sur un ticket de métro, soit 1H30 de vues de l'espace et

de satellites. Belles, j'en conviens mais sans grand intérêt.
Comme c'est en 3D on a envie d'éviter des stylos ou des gouttes de sueur (ou des

larmes) qui volent vers vous mais ça ne va pas plus loin. Un gadget pour ex-adolescents

qui ont découvert le monde sur leurs consoles de jeux.

IMGP8503-2-.JPG

 

Clooney n'est pas bon, même dans un scaphandre. En VO il est même franchement

mauvais. Bullock a eu le grand tort, l'immense tort de couper ses cheveux.
Elle renouvelle le coup de Sigourney Weaver avec sa culotte (noire) mais bon... Ca ne

fait pas un bon film.

La fin est grotesque (On a notre happy end absolument improbable: l'héroïne est

sauvée! ne manque que "Imagine" de John Lennon ou une daube sucrée de Céline

Dion) pour accompagner son retour sur terre, et l'ensemble est assez infantile.

Je me suis laissé prendre par le panurgisme de la presse qui a décidé d'encenser le

film, au besoin sans l'avoir vu (j'ai des soupçons). Au bout de dix minutes de projection

je pensais à ma taxe d'habitation, à ma note d'EDF et j'essayais de me souvenir des

cadeaux de noël de l'an dernier...

 

*Désolé pour cette facilité!

 

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28 octobre 2013 1 28 /10 /octobre /2013 06:49

Il y a quelques années, un pseudo "gestionnaire de patrimoine" avait souhaité nous

rencontrer, ma femme et moi, en nous promettant de nous permettre de faire une

bonne affaire.

Ne faisant pas partie des relations de Christine Lagarde ou de Eric Woerth nous

payions des impôts et leur montant intéressait ce conseiller.

 

N'étant pas tombés de la dernière pluie on avait compris qu'il venait nous proposer

un produit de défiscalisation dit de Robien dont plusieurs personnes de notre

entourage avaient fait ou envisageaient de faire l'acquisition.

Sans nous intéresser à ce genre de montage financier (nous étions deux paniers

percés et le mot "épargne" n'a, hélas, jamais fait partie de notre vocabulaire) nous

en connaissions les rudiments et, en particulier, que le bien immobilier devait être

situé dans un endroit convenable.

Nous étions curieux et remplis de bonnes intentions épargnantes, je veux dire qu'à

défaut d'en faire on avait au moins l'idée qu'il faudrait en faire.

 

Il vient donc nous voir et nous pose une multitude de questions destinées à connaître

notre capacité d'endettement et notre aptitude conjugale à signer n'importe quoi.

La méthodologie employée pour nous soutirer des informations et nous amener à

envisager d'acheter un appartement pour le louer était sans faille et à la fin de

l'entretien nous étions d'accord pour qu'il revienne avec un "produit" adapté à notre

situation financière.

Tout se serait merveilleusement passé si, pour une raison que je ne m'explique

toujours pas, le chat ne s'était acharné sur le bas du pantalon du "conseiller

financier".
Nous le chassions mais il revenait et mordait le revers du pantalon de l'homme qui

finit par avoir un fou-rire communicatif.

J'enfermais le chat dans la cuisine mais, j'ai oublié comment, au bout d'un moment

il revenait à la charge. C'était la première fois qu'il faisait cela et il ne l'a jamais

refait.

Jamais refait?

 

Non. Je dois à la réalité dire qu'il a recommencé de plus belle lorsque le conseiller

financier est revenu, une dizaine de jours après, avec un tableau Excel nous promettant

des gains mirifiques si on achetait un 3 pièces à Langon, à 50 km de Bordeaux.
Pourquoi Langon? difficile d'obtenir une explication valable.
La plaquette était superbe mais le prix au mètre carré très élevé et le montage ne

tenait que si des locataires habitaient le bien pendant une durée de 9 ans et sans

défaillance.
A Bordeaux cela était possible à Langon ça devenait plus hasardeux.
Et le chat qui revenait sous la table comme le toro bravo au picador. Plus de rires et

même de l'agacement chez l'un comme chez les autres.

 

Entre temps nous avions lu que ces investissements de Robien possédaient plusieurs

faiblesses dont la moindre n'était pas le prix d'achat.

Sans oublier le fait que les promoteurs avaient construit ces biens locatifs en dépit du

bon sens dans des villes (Carcassonne, Bergerac...) où il serait très difficile de trouver

des locataires et plus encore de revendre les appartements quand tout les acquéreurs

se débarrasseraient du leur à la fin du dispositif de défiscalisation.

 

Autre point du dispositif qui lassait pas de surprendre: les biens étaient toujours situés

dans des lieux qu'il était difficile d'aller visiter. Soit qu'ils étaient "en état futur d'achèvement"

(sic) soit que, comme les voleurs de vélos de Toulouse qui les revendent à Nîmes,

Montpellier ou Marseille tandis que ceux qui les volent dans ces villes les font écouler

à Toulouse, les appartements que les Toulousains achetaient étaient situés à plus de

3 heures de la ville rose.

 

Cette dangerosité du concept (garanti par l'Etat et sur lequel reposait la santé du BTP)
C'est ce que le chat, finalement plus subtil que la réputation que je lui ai faite, essayait

de faire en effrangeant le pantalon du conseiller.

 

La fin de l'histoire c'est qu'entre deux jobs j'ai un semestre travaillé pour lui et vendu des

biens de Robien sans états d'âme.

...Et que les chiens ou les perroquets (authentique!) essayaient de mettre en garde leurs

maîtres comme Smirnoff l'avait fait pour Catherine et moi!

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27 octobre 2013 7 27 /10 /octobre /2013 09:00

Je pense que je suis en train de déprimer.
Je me lève ce samedi avec un mal de crâne surhumain et me souviens que je n'ai pourtant

bu qu'un verre de rosé de Bordeaux hier soir. Vieillir c'est ça, un verre de vin et vous êtes
naze.

Je me fais à déjeuner et renverse un paquet entier de riz dans la cuisine. (en réalité ce sont 

des coquillettes mais j'ai honte!)

Je ramasse et pense qu'une douche me remettra les idées en place. La pomme de douche

dont j'adorais les lampes Led (à bleu tirant sur le violet l'eau était à température idéale) que

m'avaient offerte F*** et B*** ne fonctionne plus et reste bêtement éteinte.

Mon humeur vire à l'aigre, mais une bonne poire (le fruit) et de l'excellent pain grillé pourraient

empêcher qu'elle reste ainsi.

Patatras, Smirnoff, le chat caractériel a investi le canapé et se lèche en laissant 17 000 poils

derrière elle.
Et en faisant un bruit qui gâche mon petit déjeuner. Chers lecteurs, chères lectrices un chat

c'est surtout des poils et une litière. Que dis-je surtout? ce n'est que poils, litière et croquettes!



J'allume la radio, un débat très intéressant sur les écoutes de la NSA aux Etats Unis; ne

sombrons pas dans la paranoïa dit le "spécialiste" interviewé par France Inter.
Et c'est vrai, quelle importance cela a t'il? qu'aux USA on sache que je rentrerais à 19H00

ou que je rapporte le pain??

 

Je me détends (un peu) et soudain c'est la catastrophe, l'épouvante, l'abomination, la ruine

définitive de la matinée, de la journée et du week end.
Le journaliste annonce la "revue de presse" de cette enflure d'Yvan Levaï.
Il existe encore ce tordu?il fait encore des revues de presse? il a dû commencer en 1957!

comment ne pas tomber dans la diffamation quand on prononce ce nom? j'avoue que je ne

sais pas.
Cet incapable, ce flagorneur, ce brosseur à reluire sévit encore? c'est inadmissible.

On parle toujours de plans sociaux, de chômage, de dégraissages et des gens comme ce

gratte-papier insignifiant et honteux ne sont jamais concernés.

Je vais me recoucher.

...Si l'abruti qui perce, meule ou vrille veut bien arrêter sa perceuse.

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26 octobre 2013 6 26 /10 /octobre /2013 07:20

C'est tout récemment que mon fournisseur habituel* m'a fait goûter "Breaking

Bad".

Comme tous les nouveaux initiés je mets les bouchées doubles et en suis

déjà au début de la 3ème série. (je ne dis pas saison depuis que toutes

les chaînes utilisent cette expression pour leur daubes les plus faisandées).

 

D'ores et déjà je suis familiarisé avec les codes de cette excellente série:

j'aime la séquence du début qui est souvent remarquable, j'aime certains

des personnages (Jesse, Hank) et en déteste d'autres (Skyler, Flynn), vous

noterez que ni j'aime ni je n'aime pas le "héros": en fait il est antipathique.
très antipathique. Il ne se soucie de personne d'autre que lui  (et sa famile),

j'aime certains des personnages secondaires que je trouve admirablement

rendus (Tuco Salamanca, le black du "Pollos"...) et, en général, j'aime

les invraisemblables péripéties du scénario auxquelles on croit sans que

le doute n'affleure.
Prenez le deuxième épisode de cette 3ème année: son emmerdeuse de

femme a compris que Walt fabriquait des amphétamines et l'a viré de leur

sweet home pour cette simple raison. Naturellement il ne le prend pas bien

et ce d'autant plus qu'on lui refuse de voir ses deux enfants Holly (3mois) et

Walt Jr (16 ans et de la farine ou un gant de toilette dans la bouche, ce qui

fait qu'on ne comprend rien de ce qu'il dit!).

 

On se dit: "bon sang! mais ces histoires de famille j'ai assez des miennes! et

cette Skyler est toute aussi emmerdante que........ ou que......., pourquoi devrais

je supporter ça?" et boum! deux tueurs parfaits avec hache chromée qui viennent

pour tuer le "héros" qui, ne se doutant de rien, chante du America ("horse with

no name") sous la douche.
Et les tueurs, on le voit avant le générique de fin, ont probablement été envoyés

par l'exquis dirigeant du fast food de poulets.  Un homme d'une civilité glaçante.

Brrrrr

 

Bon, si les tueurs ne vous disent rien il y a le petit Jesse, straight depuis une

cure de désintox, qui fait racheter pour lui par Saul Goodman, l'avocat marron,

la maison dont ses épouvantables parents l'ont éjecté et à un coût défiant toute

concurrence.


Ca ne suffit pas? Walt, au volant de sa hideuse voiture marronasse se fait

arrêter par deux flics bas de plafond parce qu'il a un pare brise étoilé.
Ca se finit menottes aux poignets et copieux arrosage de lacrymogène dans les

yeux. C'est sympa la première démocratie du monde. La société américaine est,

c'est une constante, autopsiée dans ses moindres détails dans ces séries et

c'en est l'un des non négligeables intérêts.

 

Et puis il y a Hank, carricature de macho au cerveau hypotrophié, sa femme Marie,

poupée bella qui n'en rate pas une, Un contrôleur aérien qui cause une catastrophe

aérienne à cause de son chagrin d'avoir perdu sa fille d'une overdose, un flic pourri

qui met des micros chez les gens en pleine journée et tant d'autres choses que

l'on se demande si en 706 épisodes de "Joséphine Ange gardien" ou 1763 de

"Louis la Brocante" il y autant d'idées que dans un seul épisode de BrBa.

 

Après "Six feet under", "Luther", "Boss', "Better off Ted" et le grand "Dexter" cette série

là m'a converti. Je suis accro.
Gravement!

 

*s'il lit ces lignes qu'il soit remercié de ses envois de ses conseils et de sa sollicitude

pour son vieux père!

 

 

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