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14 janvier 2014 2 14 /01 /janvier /2014 06:56

 

La seconde guerre mondiale a pulvérisé les records d'atrocités de l'Histoire de l'Humanité.
Parce que les nazis (et les Japonais) refusaient de reconnaître l'humain dans leurs ennemis

ils ont poussé au paroxysme la violence et le meutre de masse.

L'horreur de cette période devrait à jamais être retenue parce qu'on l'a fait et donc on

pourrait le refaire encore*.

 

Après l'invasion de l'URSS et au non de leurs principes fous les nazis ont constitué des

«unités mobiles de tuerie» (les tristement célèbres Einsatzgrüppen) dont le bilan et les

méthodes sont malheureusement un peu oubliées, la mise à mort par les gaz dans des

installations industrielles qui leur a succédée ayant pris le dessus dans la mémoire

collective.

Et parmi elles celles d'Auschwitz qui sont quasiment devenues un terme générique pour

l'ensemble du processus**.

 

Avant d'inventer les chambres à gaz les nazis ont tâtonné: éxécutions par la faim, le froid,

les explosifs, le feu, le gaz d'échappement de véhicules puis des complexes prévus pour

le meurtre de masse par respiration forcée de gaz mortels.

Dès le début de la guerre, en Pologne notamment, la violence stupéfiante à tous égards des

nazis s'est déclenchée qui trouvera son rythme de croisière et son apogée lors de l'opération

Barbarossa qui vit la Wehrmacht s'enfoncer profondément derrière les lignes russes et

s'approcher de Moscou.

Derrière l'armée régulière des bandes d'assassins en armes, formées et lancées pour ça

massacrèrent des milliers d'hommes de femmes et d'enfants, après s'être «fait les main»

sur les prisonniers russes qui n'étaient pas protégés par la convention de Genève que Staline

avait refusé de signer.

L'un des plus grands massacres de cette période mais aussi de l'histoire de l'humanité

est la fusillade de plus de 30 000 juifs dans les ravins de Babi-Yar en Ukraine par les nazis

et leurs supplétifs ukrainiens.

 

Pour les nazis la mort ne suffisait pas : il fallait impérativement qu'elle soit accompagnée de

violences et d'humiliations. Les exécutions de masse s'accompagnaient donc de sauvagerie

et d'inhumanité. Tous les témoignages, y compris ceux des éxécutants, l'indiquent.

Etre une femme ou un enfant ne vous protégeait nullement de cet acmé de violence.

 

La période 1941 et 1942, à l'Est, représente sans aucun doute le moment où la seconde guerre

mondiale a changé de nature et est devenue unique dans l'histoire des hommes.

La volonté inébranlable de tuer tout un peuple, au risque parfois de nuire à la conduite des

opérations de guerre est une singularité absolue de ce conflit.
Jusqu'à la dernière minute du conflit les nazis massacreront les juifs qui leur tombaient sous la

main et, même pendant leur débâcle et l'avancée des troupes russes, les célèbres «marches

de la mort» avaient pour unique but la suppression de vies humaines ne satisfaisant pas aux

critères nazis.

 

Ce régime nazi, qui s'installa d'abord légalement au cœur d'un pays civilisé d'Europe a aboli

la civilisation, inversé les valeurs (le mal devenant le bien) et est et restera sans doute le régime

le plus criminel de tous les temps. Des caractères comme Hitler, Himmler, Goering ou Goebbels

Heydrich, Keitel, Ribbentrop et le pouvoir absolu qu'ils ont eu sur les esprits et les agissements

collectifs ou individuels d'un peuple sont proprement stupéfiants.

 

De 1942 à nos jours seuls 71 années se sont passées. Quelques survivants de ces monstruosités

indicibles sont encore en vie. A l'échelle de l'Histoire c'était hier qu'on regroupait des prisonniers

de guerre (donc des soldats jeunes et désarmés), qu'on les enfermait dans une bâtisse et qu'on

les mettait à mort par explosifs avant d'y mettre le feu.
Hier encore qu'on forçait des femmes et des enfants à descendre sur les cadavres encore chauds

des précédentes victimes, qu'ils devaient tous s'allonger tête-bêche avec ces morts et blessés et

qu'on les fusillait ainsi, selon la technique des sardines inventée par le nazi Artur Nebe pour

économiser de la place dans les fosses.

 

Ceux qui nient l'anéantissement des communautés juives de l'Est, les déportations, les

massacres à grande échelle et l'existence d'un procédé industriel impitoyable de mise

à mort des «ennemis du reich» ont ils une explication à donner quant à la disparition

définitive de millions de personnes?Si elles n'ont pas été anéanties que sont-elles devenues?

individuellement où sont chacune de ces personnes humaines si les nazis ne les ont pas

tuées?

 

Pinailler sur des détails, contester tel ou tel témoignage a t'il une seule «chance» de prouver

quoi que ce soit contre l'effarante vérité du meurtre prémédité et mené à bien d'hommes, de

femmes et d'enfants non pour ce qu'ils avaient fait mais simplement parce qu'ils étaient?

 

C'est parce que ces océans de douleur et ces montagnes de crimes ont eu lieu, que les

victimes ont atrocement souffert avant de passer de vie à trépas que nul n'a le droit de nier ou

de «jouer» avec les faits.

Depuis la chute d'un des plus atroces régimes politiques de l'histoire d'autres massacres et

d'autres populicides ont eu lieu.

Le génocide des juifs par les nazis n'a peut-être pas été le seul, sa singularité tient à ses

objectifs et à leur réalisation. S'ils avaient gagné la guerre plus un juif ne vivrait. Les nazis

avaient prévu de s'attaquer ensuite, avec les mêmes méthodes, aux catholiques et à des

communautés qui n'avaient pas de place dans leur vision du monde.


L'effarante monstruosité de ce meurtre de masse du vingtième siècle nous oblige à

n'accepter aucune exception: le "comique"ou le politique doit être sanctionné lorsqu'il le nie

ou s'en sert à des fins nauséabondes. Je ne remets pas en cause la liberté d'expression

mais celle de dire n'importe quoi et d'offenser la vérité historique.
Le trublion de la Main d'Or doit pouvoir faire sa tournée et assurer ses spectacles mais

le moindre dérapage antisémite ou la moindre atteinte à l'Histoire être notés et

plus tard sanctionnés.

 

 

  * Songez aux moyens dont disposerait une gestapo ou un NKVD de nos jours....

 

** de simplification en simplification on arrive ainsi à des affirmations fausses qui servent

ceux qui veulent nier tout ou partie du génocide: Dire "6 millions de juifs sont morts dans

les chambres à gaz d'Auschwitz" est une contre-vérité. Sous le régime nazi 6 millions de

juifs sont morts, dont plus d'1,3 millions dans les installations d'Auschwitz-Birkenau en

Pologne.

 

 

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13 janvier 2014 1 13 /01 /janvier /2014 06:50

Hier soir vendredi France Inter donnait carte blanche à une chanteuse qui mériterait

largement mieux que la petite notoriété dont elle dispose.

Il s'agit de Juliette qui est certaienment victime de son physique ce qui est totalement

injuste parce qu'elle a du talent à revendre et que c'est une "show-woman" parfaite.

Bien sur le physique compte mais tout le monde ne peut pas être aussi belle que

julie Gayet...

Elle compose, écrit, chante et produit des chansons typiquement Françaises comme

Nougaro ou Barbara en chantaient, n'hésitant pas à casser l'émotion avec des airs

absurdes (hier composés par François Morel) ou comiques.
Il faut l'entendre, admirablement servie par un groupe de grande classe, chanter des

rimes en "u" et faire rimer Super U et papier cul.
Qu'on ne se méprenne pas. C'est une chanson-farce qui fait le spectacle. Ce n'est

jamais vulgaire (on n'est pas avec Licence IV ou Patrick Sébastien), c'est drôle

spirituel et festif. Pour vous en convaincre écoutez la version de son dernier CD
de sa chanson "Le diable dans la bouteille".

Juliette est une bête de scène et son seul défaut est parfois de trop en faire au risque

de passer pour ce qu'elle n'est pas.
C'est une femme sensible et amusante et le personnage rentre-dedans et bonne copine

qu'elle surjoue parvient de temps à autres à le faire oublier.
Il y a chez elle une générosité et un plaisir de chanter qui éclatent lorsqu'elle est sur scène.
On est à des années lumières de ces vagues chanteuses à voix qui beuglent des paroles

débiles en se croyant tragédiennes ou cantatrices.
Juliette est une chanteuse de variétés, une grande chanteuse de bonnes variétés.
Le mini concert de France Inter m'a donné envie d'aller la voir en spectacle. J'espère que

vous aurez la même envie et que vous y céderez: elle le mérite largement.

 

* paroles d'une de ses chansons entendue hier

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12 janvier 2014 7 12 /01 /janvier /2014 09:24

Samedi je suis allé à la librairie à côté de chez moi et n'ai rien acheté.

les journaux et magazines titraient tous, dans un ensemble parfait et

hystérique sur Dieudonné l'ex-comique.
Des comiques pas drôles ce n'est pas ça qui manque et, si je n'avais pas

peur de passer une fois encore pour le vieux con de service je dirais que

c'est la norme et le comique amusant l'exception.
Le comique qui se croit investi d'une mission d'éducation politique des

masses existe aussi depuis longtemps et ce ne sont ni Didier Porte ni le

(très) vieux Bedos qui me démentiront.

 

Pour le dernier cité c'est même son fond de commerce depuis tant d'années

qu'on pourrait être aussi virulent avec lui lorsqu'il insulte des gens qui ne

sont pas de son bord ou lorsqu'il profère des âneries qu'unn lycéen politisé

de 5ème n'oserait pas.

Il est vrai qu'il ne fait que frôler la sortie de route et a réussi, jusqu'ici, à

n'être qu'insupportable.

Dieudonné a, lui, franchi le seuil qui va de l'insupportable à l'odieux.


C'est d'autant plus regrettable que, de la masse des comiques qu'on nous

inflige depuis une quinzaine d'années, c'est un des rares qui possédait à la

fois une personnalité et un réel talent d'acteur.
J'en veux pour preuve son rôle (pourtant casse-gueule) de proctologue

homosexuel dans le film-ovni de Valérie Lemercier "Le derrière".
Dans ce film (plus drôle et... profond que son titre le laisse penser)

Dieudonné était l'amant régulier de Claude Rich et on y croyait.

 

Mais ce Dieudonné n'existe plus et a été remplacé par un type qui tient des

propos révoltants (je les ai entendus pour la première fois hier soir chez

Ardisson) et qui sait très bien ce qu'il fait.
Ce qu'il dit est non seulement faux, stupide et ignoble mais aussi

lamentable.
Notre époque qui n'est pas avare de personnalités répugnantes a

réussi à en trouver une sorte de synthèse.


Son audience est hélas constitué d'abrutis ignares qui croient que chanter

"shoah-ananas" en faisant la quenelle est le fin du fin en matière de

contestation.

Pour paraphraser Shakespeare (et citer le film préféré de ma fille) "Beaucoup

de bruit pour rien".

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11 janvier 2014 6 11 /01 /janvier /2014 07:22

Je n'aime pas le cinéma d'Oliver Stone et je n'aime d'ailleurs pas Oliver Stone lui-même.
"Tueurs nés" me semble être une putasserie filmée par un petit malin qui escomptait

des bénéfices du scandale qu'il créait sciemment.

Bref, lorsqu'il est interviewé dans la presse je ne fais pas grand cas de ses propos et

je fuis ses productions car je les sais partisanes et "roublardes".

Aujourd'hui, sur France Info (vers 13H00) alors que je roulais dans la sublime campagne

ariégeoise inondée de soleil tandis que les Pyrénées étaient recouvertes de neige fraîche

j'ai entendu un Américain, parlant assez bien notre langue et qui dissertait avec

beaucoup de recul et, m'a t'il semblé, d'intelligence et de réflexion de son pays et des

Présidents qui se sont succédés à la tête des USA.

 

Il disait que les Américains descendent de gens qui viennent tous de pays où ils furent

négligés, opprimés, traqués, rejetés et d'où ils furent chassés.

Que ce soit par la misère ou pour des raisons politiques ils avaient emporté avec eux le

regret de leur terre natale mêlé aux sentiments de douleur dû aux conditions qui leurs

avaient été faites qui leur étaient consubstantiels.

 

Il pensait que leurs descendants avaient ainsi intégrés l'impression que le monde leur

était hostile partout et qu'il n'y avait qu'aux USA qu'ils étaient en sécurité absolue.
Il précisait dans l'entretien que 75% des habitants des Etats Unis n'avaient pas de

passeport parce qu'ils n'éprouvaient pas le besoin de quitter leur pays.

 

Oliver Stone, car c'était lui, disait que les Américains se "racontaient des histoires" et

avaient des difficultés avec la réalité parce qu'ils ne la supportaient pas.
Il donnait des exemples très pertinents et qui m'avaient frappés: comment Saddam

Hussein avait été diabolisé au point d'être comparé à Hitler, comment les terroristes

avaient -malgré leur nombre limité à l'échelle du monde- pris la première place dans

l'échelle des périls que redoute le peuple américain etc.

Enfin, moi qui le croyait "progressiste" façon Besancenot (!) j'ai entendu de sa part

une analyse frappée au coin du bon sens sur Reagan, Bush sr et même Bush Jr

sans oublier Obama.

Il n'est jamais trop tard pour reconnaître ses propres partis pris et renier ses erreurs.
Oliver Stone est un homme qui réfléchit et qui ne dit pas d'âneries (enfin... pas plus

qu'un autre).

 

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10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 07:16

J'ai écouté France Inter ce jeudi matin. Juste un quart d'heure. Le temps d'entendre Patrick

Cohen interroger Pierre Rosanvallon comme s'il détenait la science infuse et la connnaissance

diffuse... Tout juste si on ne lui demandait pas le secret de la vie et celui de l'existence de Dieu!

 

Quelques clercs bénéficient ainsi, dans le petit monde des médias, d'un préjugé si favorable

qu'ils peuvent donner leur avis sur tout (et surtout dans des domaines où ils ne sont pas experts)

leur sentence tombe comme une parole divine. Rosanvallon donc.

 

Le principe de l'émission veut qu'un simple auditeur puisse s'adresser aux grands esprits en

téléphonant et, une fois passés les filtres et barrages* de la station poser une question en

direct.
Ce jeudi c'est une habitante de Marmande (Lot & Garonne) qui en une minute a décrit la

"démocratie Française" mieux que tous ses exégètes.

 

En substance, parlant des élections municipales dans la petite ville proche de Bordeaux elle a

décrit une situation complètement bloquée où le choix de l'électeur se résume à soit reconduire

la même équipe, aux commandes depuis 3 ou 4 mandats et qui se croit propriétaire de la ville

soit en confier la gestion à l'opposition, toujours représentée par les mêmes personnes.

Elle en arrivait à dire que l'équipe sortante, qui était pourtant "à gauche" comme elle, la

désespérait presque plus que celle qui  aspirait à la remplacer. Mépris et aveuglement la

caractérisaient selon elle.

 

En l'écoutant je pensais à Toulouse où je vis et où Martin Malvy, qui fut conseiller Général du Lot

en 1970, ministre du budget sous Mitterrand, qui a été à peu près tout ce que la République, bonne

fille, permet d'être et qui est président du Conseil Régional depuis mars 98, à Pierre Izard dont la

carrière politique a commencé en 1967 et qui est l'inamovible et redouté président du Conseil

Général depuis 1988 (26 ans à ce jour....), à Pierre Cohen, plus jeune de 20 ans que les deux

autres mais qui "grenouille" dans la politique locale depuis 1983 et qui a été le maire peu reluisant

de Ramonville St Agne avant d'être celui de Toulouse qu'il a transformé en ville-gruyère.
Je détestais son prédécesseur Moudenc (qui est investi par l'UMP pour "reprendre" la ville, ce

vocabulaire n'est pas anodin ni innocent) mais en exagérant légèrement je constate que

la ville est devenue très compliquée sous le mandat Cohen (circulation, bruit, saleté, violence...).

Bref le choix entre ces deux édiles obligés ne sera pas un "vrai" choix.

 

Tant que le cumul des mandats ne sera pas impossible, que les carrières dureront une vie

d'homme, que les partis politiques s'entendront sur le dos des citoyens pour se partager les

"gâteaux", tant que l'impunité règnera, tant que la presse, complice, taira les petits "arrangements"

et les grands" tripatouillages" il y a fort à parier que le pays restera aussi pessimiste et haineux

qu'il l'est actuellement.

On voit bien que l'argent ne manque pas. On voit bien comment il est mal dépensé et surtout

qu'on n'a pas notre mot à dire.
On peut parler des inondations, de la quenelle, de Shumacher ou de Saint Laurent... on n'effacera

pas de nos têtes le sentiment d'être traités comme les Baba o' rums de "Tintin au Congo"....

 

 

* Essayez d'appeler, vous verrez....

 

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9 janvier 2014 4 09 /01 /janvier /2014 07:07

Avec les tristes sapins désossés et abandonnés dans les flaques d'urine de chiens il reste un autre

souvenir des "fêtes de fin d'année" difficile à éviter.
Je ne veux pas parler des kilos en trop que le foie gras ou les coquilles saint-jacques au Brouilly ont

laissé sur nos corps ni des tenaces souvenirs d'indigestion ou d'intoxication alimentaire.

Plus simplement de ces boîtes ou des ballotins de chocolats qu'on n'arrive pas à terminer.
Les boîtes en carton donnent l'illusion du luxe et de la profusion mais, une fois entamées, il n'est pas

si simple d'achever la consommation du contenu.

Qui n'a pas eu envie de recracher ce chocolat emballé dans un léger papier doré et qui s'est avéré

être une sourde purge? et ce chocolat blanc qu'on croit rempli de praline et qui contient une liqueur

qu'on hésiterait à mettre dans son briquet? ne parlons pas des toffees qui sont le plus souvent des

infâmes caramels qui ont vocation à déstabiliser vos implants dentaires ni des truffes écoeurantes

dont l'apport calorique ferait reculer Spanghero et Findus réunis.

En moins d'une semaine il ne reste plus qu'une tasse pour contenir les chocolats que personne ne

veut et qui blanchiront avant d'aller à la poubelle, avec notre mauvaise conscience.

On l'a vu, le contenu chocolatier de ces grandes boîtes est (le plus souvent) immangeable et seuls

l'ennui, la gabegie, l'entraînement et la politesse nous les font incurgiter entre le 20 décembre et le

premier week end de janvier.
Que dire du contenant? il y a les "classiques", c'est à dire la boîte que le CE de votre entreprise

vous refile, que vous donnez à la gardienne d'immeuble (ou à l'assureur auto qui n'a pas trop

augmenté votre prime auto) qui lui-même la donne à son concierge etc etc. La boîte de "Champs

Elysées", avec ses dorures si laides et ses chocolats à deux balles voyage avant d'achever sa

route dans la poubelle bleue (l'emballage) et dans la verte (les chocolats).

Il y a celle des vieux que la mairie joint à ses bons voeux (et réciproquement). En période

électorale c'est une manière plus sûre de "faire des rencontres intéressantes" que prendre le RER.

Ceux de la Mairie de Paris ne sont pas mauvais, ils ne sont rien. Aucun goût! fourrés au néant

comme le bilan de la municipalité hors politique de communication.

IMGP8789.JPG

Et puis il y a ces chocolats de marque, fabriqués par des industriels qui font une qualité correcte

mais sans grand relief. De Nestlé à Leonidas en passant par Jeff de Bruges ou autres.
Ils sont appétissants, fondent agréablement dans la bouche mais l'on sait qu'ils ne sont pas ce que

devraient être des "vrais" chocolats. Trop de sucre, trop de flatteries pour les papilles...
Restent les chocolatiers artisanaux qui sont trop nombreux pour être (tous) honnètes.

En tous cas on est contents, dès le 2 janvier, de jeter ces grandes boîtes qui prennent de la

place et sont démesurées eu égard à leur contenu.

 

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8 janvier 2014 3 08 /01 /janvier /2014 07:27

Un film tout entier sur un pauvre type mal dans sa peau et qui dessinait des robes. Voilà le

chef d'oeuvre auquel nous sommes conviés par le tintamarre médiatique.

Ces fameux "biopics" comme ils disent concernent de plus en plus des personnes dépourvues

du moindre intérêt. Lawrence d'Arabie ou Talleyrand ne courent pas les rues.
Personnellement je ne considère pas que la mode et son milieu interlope soit constitués

d'artistes et, au contraire, je les tiens pour des sortes de parasites inintéressants.

 

Ou alors on n'est pas hypocrites et on admire le money-maker caché derrière le "créateur" et

c'est la partie purement économique et commerciale qui retient l'intérêt.

On a déjà eu droit dans "Coco avant Chanel" avec Audrey Tautou à l'apologie de l'antipathique

collabo qui avait certes dessiné des jolies fringues mais qui s'est toujours illustrée par une

misanthropie abyssale et un snobisme décapant.

Notre drôle d'époque a les idoles de la mode qu'elle mérite et de Yves Saint-Laurent à Karl

Lagerfeld celles-ci sont assez peu reluisantes et passablement ennuyeuses.


Ils font vendre des vêtements et habillent la jet-set et les émirats? la belle affaire! les fabricants

de boulons ou les créateurs de fenêtres vendent aussi et on n'en fait pas tout un plat!

Le seul qui faisait tâche dans ce milieu par son intelligence, son hétérosexualité et un travail

d'inventeur était Christian Lacroix; on n'en parle plus guère. Gaultier et Galliano doivent plus

correspondre à leur métier et à notre époque.

 

Dans un autre domaine, celui des manitous de la télévsion, ces femmes fortes et viriles

qui y font la pluie et le beau temps, Je lisais le portrait de Catherine Barma dans le supplément

télévision-cinéma du "Nouvel Observateur" et apprenais qu'elle était sortie de ses gonds parce

que ses animateurs-marionnettes n'avaient pas "saisi l'envergure de Lady Gaga". C'est la même

problématique: en quoi cette chanteuse allumée qui pousse un peu plus loin le bouchon du néant

et de la vulgarité que Madonna et qui sera démodée dans moins de deux ans possède t'elle une

"envergure" qui mérite qu'on se prosterne devant elle?

 

Vraiment on se demande parfois si nos contemporains sont conscients qu'on leur fait adorer

ce qu'il y a de plus artificiel, de plus fabriqué et de moins talentueux chez les autres...

Outre le fait que le talent est désormais un patrimoine transmissible et qu'il faut supporter les

fils de ou filles de (cette semaine le fils de Jean Rochefort et Nicole Garcia ainsi que le digne fils

de son père Tristan Séguéla ont fait leur coming out) on est souvent contraint de voir la critique

s'extasier sur des performances rien moins que réelles de vedettes préfabriquées.

 

Je reviens sur le film consacré au dessinateur de robes cité plus haut. L'interview répercutée

partout du metteur en scène Jalil Lespert, confinée dans une admiration transie, multiplie les

anecdotes insignifiantes qui sont censées auréoler son sujet.

On apprend ainsi que l'acteur qui joue le couturier a dû grossir pour faire la scène de la photo

de nu de Jean-loup Sieff. On avait oublié cette photo grotesque et cette époque déjà absurde.

Même chose lorsqu'il nous dit avec respect que Yves Bergé, l'insupportable ludion

médiatico-financier qui fut l'amant de Yves Saint Laurent marchait toujours deux pas derrière

lui. Qu'est-ce que cela prouve? qu'est-ce qu'on en a à faire? en quoi celà présente t'il le moindre

intérêt?

Ce n'est ni plus ni moins que du ragot people et qu'il concerne un couturier célèbre et non une

bimbo de téléréalité ne lui donne aucune valeur ajoutée.

Le cinéma est bien mal en point. Je ne suis pas devin mais je serais surpris que "YSL" fasse

un record d'entrées. Bien entendu il y a un public pour la daube prétentieuse mais je doute que

ce soit suffisant pour que nous ayons un YSL 2 ("il revient et il n'est pas content") et un YSL 3

("sur les podiums personne ne vous entend crier").

 

On cite toujours Andy Warhol et son quart d'heure... Finalement qu'il soit devenu une référence

est le vrai scandale.

 

 

 

 

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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 06:58

S'il est une institution toulousaine à laquelle je suis resté fidèle depuis mon installation à Toulouse

il y a plus de vingt ans c'est bien la brocante des Allées Jules Guesde, devenues, pour cause de

tramway, celle des Allées François Verdier.

 

Cette brocante se tient tous les premiers week-ends du mois, du vendredi après midi au dimanche

soir. C'est ce dernier moment qu'il faut attendre parce qu'on y fait les meilleures affaires.
Si vous savez négocier et que vous vous êtes pourvu de liquide vous devez pouvoir partir avec le livre

ou l'objet que vous convoitiez pour un prix raisonnable.

 

Naturellement Toulouse, comme le centre de toutes les grandes villes, s'est largement "boboïsé" et

les conséquences les plus visibles sur ce marché de l'occasion sélectionnée sont une augmentation

exponentielle des tarifs (mais on n'est pas encore au niveau des salons des antiquaires du Louvre à

Paris ou de Bordeaux) et une gadgetisation des objets proposés à la vente.

 

Les lampes bouillotte (photo), les siphons en verre, les lustres à pampilles et les reliures au mètre

font encore les beaux jours de cette brocante.

59266152.jpg

 

 

Tout comme les rocking-chairs, les sièges Louis XVI (même approximatifs) et, de manière générale

tout ce qui est détourné de son usage premier (tabouret fait de siège de moissoneuse, meubles

industriels transformés en étagères etc.).

Il y a aussi une demande pour l'argenterie (qui en peu de temps deviendra "de famille"), la vaisselle

et les verres à vin ou à champagne en cristal. Hélas on ne trouve jamais 6 exemplaires d'une série!

 

A ce qu'il me semble les années 70 et leurs couleurs agressives sont de plus en plus prisées et les

lampes ou vases qui nous faisaient honte deviennent des must recherchés.

 

D'une manière surprenante la rareté n'est pas la qualité la plus désirée. Nos bourgeois-bohèmes

semblent rechercher des objets de leur propre histoire (timbales de baptême, couverts de bébé,

bandes dessinées de leur enfance, tricycles ou jouets de la même période.
Leur important pouvoir d'achat n'a pas échappé aux brocanteurs qui n'hésitent pas à étendre ces

prix surévalués à des objets qui font nettement moins saliver ce public de choix: cuillères à absinthe,

bijoux, dessus de cheminées, armes, lampes et objets d'avant la guerre.

 

C'est amusant de déambuler devant les stands et d'entendre des bribes de conversation, d'assister

à un marchandage (en regardant qui aura le dernier mot) et de voir ces objets, restaurés ou non, qui

possèdent une longue histoire.

J'aime lire les dédicaces sur des livres que des indélicats revendent et trouver des objets surprenants

mis à la vente comme ces photos de défunts sur plaque d'émail récupérées dans je ne sais quel

cimetière.

 

J'aime avoir le coup de foudre pour un meuble ou un objet, m'imaginer l'acheter, lui trouver une place,

le nettoyer, me l'approprier et le faire parfois.

 

Et j'aime être parmi mes frères bobos une fois de temps en temps en début de mois sur les "Allées".

 

 

 

 

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6 janvier 2014 1 06 /01 /janvier /2014 07:02

Il y a beaucoup de plaies de notre époque, ici et maintenant, qui sont solidement installées et dont,

pourtant, on ne saurait donner une date ou une période pour leur apparition.

Et encore moins une autre pour leur disparition.  

Exemple ces quémandeurs qui vous assaillent absolument partout. J'en ai compté cinq en moins

de 20 minutes ce matin au marché.

"Bonjour Monsieur, vous n'avez pas de la monnaie pour me dépanner"?

D'aucuns sont assis par terre, un bout de carton expliquant leur situation, d'autant plus

catastrophique qu'exprimée avec des fautes de Français ou d'orthographe.
Tout ce qui est censé nous émouvoir (pas de toit, de nombreux enfants, des injustices ou coups du

sort dont ils sont victimes) est inscrit sur ce CV modèle non conforme et rédigé dans l'urgence.
C'est certain il n'y a pas d'atelier pour apprendre à rédiger des cartons émouvants formatés et

efficaces.

De plus en plus de ces mendiants modernes s'expriment dans une langue que nous ne comprenons

pas. On dirait parfois qu'ils "inventent" un langage pour attirer notre attention et déclencher notre intérêt

et donc notre générosité.

Il y a ceux qui essaient la note d'humour ("Pour acheter du caviar", "pour jouer au casino" ou "pour aller

voir les filles") et ceux qui sont concrets ("j'ai faim").

Il y a ceux qui essaient de nous attendrir avec une ménagerie choisie (le petit chiot craquant, le chat

affectueux) et, hélas, les femmes avec bébé endormi qui doit déclencher le même geste de don de

notre part.

 

Je vois aussi des artistes qui égaient ou tentent d'égayer notre attente aux feux rouges avec des nez

rouges ou des numéros de jonglage sans oublier celles et ceux qui chantent ou nous vrillent les

oreilles avec un accordéon ou un violon.

Je comprends que ces personnes soient réduites à cet expédient qui doit être douloureux et humiliant

mais je sais aussi que leur nombre nous blinde et qu'ils finissent par obtenir de notre part le contraire

de ce qu'ils attendent.
En lieu et place de notre compassion ils récoltent notre agacement (dû au nombre de fois où nous

sommes importunés) notre ennui (c'est pénible de devoir refuser), notre honte (c'est indigne de fuir)

et notre gène (on aimerait bien ne pas être perpétuellement importuné ainsi).

 

La situation a évolué pendant des années et semble maintenant impossible à faire évoluer. Les

centre-villes sont pleins de personnes qui vivent de la mendicité et l'Etat ne peut ni ne veut rien faire.
Les éloigner pour des raisons touristiques ou esthétiques comme le font certains maires est une

indignité.
Bref je n'ai pas de solution et personne n'en a.
Nous devrons encore longtemps (toujours?) vivre avec ce désagrément qui dure. Comme les

vendeurs de roses dans les restaurants, la fouille méthodique aux aéroports, le péage des autoroutes

ou l'abrutissement programmé par la télévision* on sent que ça ne changera plus.

 

* On peut regarder "Arte" qui, seule, s'adresse à notre intelligence. Ce dimanche midi un doc

remarquable sur l'Olympia de Manet. Une heure d'intelligence et de passion. A prendre par les temps

qui courent!

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5 janvier 2014 7 05 /01 /janvier /2014 20:12

Très affecté par la somme de conneries lues, entendues ou vues depuis que les "fêtes de fin

d'année" ont commencé je me suis mis à la diète de journaux, radios ou télévisions et m'en

porte assurément beaucoup mieux.

Pour les 4 jours entre le réveillon du 31 décembre et hier j'étais, qui plus est, dans un lieu que

n'atteignaient pas ces pourvoyeurs de niaiseries et même les téléphones portables ne

passaient pas.

Ce dimanche, je me suis offert quelques moments sur Arte et, outre le document sur l'Olympia

de Manet dont j'ai parlé ici, j'ai regardé l'excellent journal télévisé de la chaîne Franco-Allemande.

Ce journal télévisé est complet, intelligent, international et non partisan.
Ce soir on n'y a pas parlé des inondations et des nourrissons décédés mais du Canal de

Panama et de l'Ethiopie. Excusez du peu!

Pour moi l'Ethiopie était restée ce Cambodge Africain où le cinglé sanguinaire Mengistu avait

terrorisé et asservi son peuple pendant des années par l'application d'un marxisme lié à Moscou.
C'était la révolution qui avait chassé le féodalisme à la mode du Roi des Rois Haïlé Sélassié,

sympathique mais dépassé et l'avait renversé et remplacé par une "démocratie populaire" pure

et dure.
Le reportage montrait au contraire un pays de 80 millions d'habitants plein d'idées et d'étudiants

réfléchissant à la manière de faire décoller le pays.
J'ai failli tomber de mon canapé en en entendant un dire qu'il fallait faire "comme en Allemagne"

et développer l'apprentissage...

Voir l'Addis-Abeba d'aujourd'hui en ville pleine de mouvements et d'espoirs m'a fait comprendre

que le pessimisme de nos médias nous empêchait de voir le monde tel qu'il est: fou, cruel,

dangereux mais aussi plein de vigueur, de jeunesse et d'enthousiasme.
L'Ethiopie de 2014 n'est certainement pas un paradis mais elle a enfin renvoyé les démons

et s'est tournée sans hésiter vers un avenir décidé.

Depuis combien de temps n'avait-on pas prononcé positivement le mot "Ethiopie" sur nos

médias? sans doute depuis bien des lustres.
Et, puisque vous me le demandez avec insistance j'ai vérifié... Condamné pour génocide le

tyran Mengistu vit une retraite heureuse et protégée chez son ami Robert Mugabe du

Zimbabwe. Ca ne s'invente pas!

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