La seconde guerre mondiale a pulvérisé les records d'atrocités de l'Histoire de l'Humanité.
Parce que les nazis (et les Japonais) refusaient de reconnaître l'humain dans leurs ennemis
ils ont poussé au paroxysme la violence et le meutre de masse.
L'horreur de cette période devrait à jamais être retenue parce qu'on l'a fait et donc on
pourrait le refaire encore*.
Après l'invasion de l'URSS et au non de leurs principes fous les nazis ont constitué des
«unités mobiles de tuerie» (les tristement célèbres Einsatzgrüppen) dont le bilan et les
méthodes sont malheureusement un peu oubliées, la mise à mort par les gaz dans des
installations industrielles qui leur a succédée ayant pris le dessus dans la mémoire
collective.
Et parmi elles celles d'Auschwitz qui sont quasiment devenues un terme générique pour
l'ensemble du processus**.
Avant d'inventer les chambres à gaz les nazis ont tâtonné: éxécutions par la faim, le froid,
les explosifs, le feu, le gaz d'échappement de véhicules puis des complexes prévus pour
le meurtre de masse par respiration forcée de gaz mortels.
Dès le début de la guerre, en Pologne notamment, la violence stupéfiante à tous égards des
nazis s'est déclenchée qui trouvera son rythme de croisière et son apogée lors de l'opération
Barbarossa qui vit la Wehrmacht s'enfoncer profondément derrière les lignes russes et
s'approcher de Moscou.
Derrière l'armée régulière des bandes d'assassins en armes, formées et lancées pour ça
massacrèrent des milliers d'hommes de femmes et d'enfants, après s'être «fait les main»
sur les prisonniers russes qui n'étaient pas protégés par la convention de Genève que Staline
avait refusé de signer.
L'un des plus grands massacres de cette période mais aussi de l'histoire de l'humanité
est la fusillade de plus de 30 000 juifs dans les ravins de Babi-Yar en Ukraine par les nazis
et leurs supplétifs ukrainiens.
Pour les nazis la mort ne suffisait pas : il fallait impérativement qu'elle soit accompagnée de
violences et d'humiliations. Les exécutions de masse s'accompagnaient donc de sauvagerie
et d'inhumanité. Tous les témoignages, y compris ceux des éxécutants, l'indiquent.
Etre une femme ou un enfant ne vous protégeait nullement de cet acmé de violence.
La période 1941 et 1942, à l'Est, représente sans aucun doute le moment où la seconde guerre
mondiale a changé de nature et est devenue unique dans l'histoire des hommes.
La volonté inébranlable de tuer tout un peuple, au risque parfois de nuire à la conduite des
opérations de guerre est une singularité absolue de ce conflit.
Jusqu'à la dernière minute du conflit les nazis massacreront les juifs qui leur tombaient sous la
main et, même pendant leur débâcle et l'avancée des troupes russes, les célèbres «marches
de la mort» avaient pour unique but la suppression de vies humaines ne satisfaisant pas aux
critères nazis.
Ce régime nazi, qui s'installa d'abord légalement au cœur d'un pays civilisé d'Europe a aboli
la civilisation, inversé les valeurs (le mal devenant le bien) et est et restera sans doute le régime
le plus criminel de tous les temps. Des caractères comme Hitler, Himmler, Goering ou Goebbels
Heydrich, Keitel, Ribbentrop et le pouvoir absolu qu'ils ont eu sur les esprits et les agissements
collectifs ou individuels d'un peuple sont proprement stupéfiants.
De 1942 à nos jours seuls 71 années se sont passées. Quelques survivants de ces monstruosités
indicibles sont encore en vie. A l'échelle de l'Histoire c'était hier qu'on regroupait des prisonniers
de guerre (donc des soldats jeunes et désarmés), qu'on les enfermait dans une bâtisse et qu'on
les mettait à mort par explosifs avant d'y mettre le feu.
Hier encore qu'on forçait des femmes et des enfants à descendre sur les cadavres encore chauds
des précédentes victimes, qu'ils devaient tous s'allonger tête-bêche avec ces morts et blessés et
qu'on les fusillait ainsi, selon la technique des sardines inventée par le nazi Artur Nebe pour
économiser de la place dans les fosses.
Ceux qui nient l'anéantissement des communautés juives de l'Est, les déportations, les
massacres à grande échelle et l'existence d'un procédé industriel impitoyable de mise
à mort des «ennemis du reich» ont ils une explication à donner quant à la disparition
définitive de millions de personnes?Si elles n'ont pas été anéanties que sont-elles devenues?
individuellement où sont chacune de ces personnes humaines si les nazis ne les ont pas
tuées?
Pinailler sur des détails, contester tel ou tel témoignage a t'il une seule «chance» de prouver
quoi que ce soit contre l'effarante vérité du meurtre prémédité et mené à bien d'hommes, de
femmes et d'enfants non pour ce qu'ils avaient fait mais simplement parce qu'ils étaient?
C'est parce que ces océans de douleur et ces montagnes de crimes ont eu lieu, que les
victimes ont atrocement souffert avant de passer de vie à trépas que nul n'a le droit de nier ou
de «jouer» avec les faits.
Depuis la chute d'un des plus atroces régimes politiques de l'histoire d'autres massacres et
d'autres populicides ont eu lieu.
Le génocide des juifs par les nazis n'a peut-être pas été le seul, sa singularité tient à ses
objectifs et à leur réalisation. S'ils avaient gagné la guerre plus un juif ne vivrait. Les nazis
avaient prévu de s'attaquer ensuite, avec les mêmes méthodes, aux catholiques et à des
communautés qui n'avaient pas de place dans leur vision du monde.
L'effarante monstruosité de ce meurtre de masse du vingtième siècle nous oblige à
n'accepter aucune exception: le "comique"ou le politique doit être sanctionné lorsqu'il le nie
ou s'en sert à des fins nauséabondes. Je ne remets pas en cause la liberté d'expression
mais celle de dire n'importe quoi et d'offenser la vérité historique.
Le trublion de la Main d'Or doit pouvoir faire sa tournée et assurer ses spectacles mais
le moindre dérapage antisémite ou la moindre atteinte à l'Histoire être notés et
plus tard sanctionnés.
* Songez aux moyens dont disposerait une gestapo ou un NKVD de nos jours....
** de simplification en simplification on arrive ainsi à des affirmations fausses qui servent
ceux qui veulent nier tout ou partie du génocide: Dire "6 millions de juifs sont morts dans
les chambres à gaz d'Auschwitz" est une contre-vérité. Sous le régime nazi 6 millions de
juifs sont morts, dont plus d'1,3 millions dans les installations d'Auschwitz-Birkenau en
Pologne.
