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23 novembre 2011 3 23 /11 /novembre /2011 09:51

Les journaux économiques américains ne sont pas très satisfaits des premiers pas en tant que Directrice Générale du FMI de Christine Lagarde.

On nous dit même que sa nomination en a laissé plus d'un désespéré : Quoi ? Cette ministre des finances Françaises qui a aidé les banques de ce pays se renflouer avec l'argent du contribuable des dettes qu'elles avaient elles-mêmes contractées va donner à un niveau mondial des directives aux gouvernements ?

Depuis que la crise s'est installée nul ne s'étonne que les Madoff deviennent conseillers financiers et que les responsables de faillites donnent des conseils ou prennent les postes gouvernementaux (Italie, Grèce...).
Comme le dit le journal satirique du mercredi c'est confier la clé du coffre fort à des gangsters. Mme Lagarde a un tel pedigree qu'il était indispensable de la nommer derrière "l'excellent" Dominique Strauss-Kahn.

Goldman-Sachs, quant à elle, c'est l'école du crime en matière d'économie.
Les peuples d'Europe et tous ceux de la zone euro doivent se réjouir que ceux qui ont allumé l'incendie soient maintenant chargés de l'éteindre ...

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22 novembre 2011 2 22 /11 /novembre /2011 16:45

Or

Le mot est comme le métal : il déclenche des réflexes paranormaux inconscients.

Actuellement des petites boutiques s'ouvrent partout qui se proposent de racheter votre or à des prix défiant toute concurrence. Lorsque vous vendez des vieux bijoux vous devez signer une sorte de contrat et les sociétés contractantes sont basées dans des pays qui ressemblent fort à ces paradis fiscaux qu'on nous assurent fermés.

Enfin ...

Ma mère m'a chargé de vendre pour elle une vieille montre gousset en or et le prix qui m'en a été offert valait le déplacement. Comme tout le monde, j'imagine, j'ai blêmi en voyant la jeune femme de la boutique tester le métal de la montre (de manière très rapide) avec du papier abrasif et des produits chimiques réactifs.

Banco ! (si j'ose dire) c'était bien de l'or et les billets de banque qu'elle m'a donnés en échange sentaient bon le papier monnaie. Aujourd'hui, sur le Pont Saint Pierre j'ai été "victime" d'une escroquerie banale à l'or : une petite dame a attiré mon oeil en se baissant pour ramasser quelque chose par terre juste comme elle me croisait.

Elle me montre une bague épaisse et qui semble en ce métal tant recherché. Il y a même les poinçons ! Elle s'exprime dans un sabir incompréhensible mais les mots "baptiste", "polonaise" "pas bijoux" et "donne à toi" sortent du lot.
Mon naturel méfiant et ma connaissance des histoires de bonnes fées et de sorcières font que je n'y crois guère mais, je dois le reconnaître, la bague semble vraie (lourde et d'un jaune passé assez ressemblant à celui de la montre gousset de ma mère) et ma fée-sorcière crédible. En échange de sa bague elle demande de quoi manger.
Je lui donne deux pièces de 2€  avec le sentiment de ne faire qu'une demie-mauvaise action.
La Bouboulina me dit que ça me portera "bonhoure" et s'en va d'une démarche roulante sur le pont.

En moi même je me sens comme les gogos qui se sont sciemment faits avoir. Je ne crois pas en son histoire et plus le temps passe plus je sens le coup monté. (je ne l'ai pas vu ramasser quelque chose mais seulement se baisser, le poinçon m'a été clairement "montré", les euros pour manger demandés au bon moment psychologique ...)

Comme ceux qui croient devenir milliardaires en cochant des cases de loto j'ai cru au Père Noël !

J'ai jeté la bague dans la Garonne : je ne m'humilierais pas en la faisant expertiser.
Ça ne me porterait pas "bonhoure"!

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21 novembre 2011 1 21 /11 /novembre /2011 10:27

Il existe un monde parallèle auquel on n'a accès que de temps en temps et de manière fortuite.
Récemment, par exemple, j'ai fait une petite incursion dans ce monde et je regrette que ça n'ait pas duré plus longtemps.

Je vous explique: à l'aéroport de M*** en Amérique du Nord, j'ai acheté le numéro de la semaine de "l'Express", édition internationale. Cette édition comporte 80 pages et est donc moitié moins épaisse que l'édition que vous achetez en bas de chez vous chez la libraire revêche qui fait passer en priorité les mémés et leurs loto.

Moitié moins épaisse ? Oui : l'édition internationale ne comporte AUCUNE publicité hormis une sur la quatrième de couverture. Vous vous rendez compte ? Un "news magazine" qui se lit d'une traite et qui ne comporte pas de pages de publicités ? Une sorte de rêve en réalité.

J'ai vérifié : "Le Nouvel Observateur" et "Le Point" en édition internationale  étaient aussi plats qu'un discours de Xavier Bertrand. Certes ils coûtaient tous $5,95 mais pour ne pas avoir ces insupportables réclames ce n'est pas cher payé.

A retenir à propos du monde parallèle : on y trouve des journaux-galettes sans pubs pour les parfums Gaultier et les montres Rolex.
Le bonheur quoi !

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9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 08:46

Ah! au fait... je m'arrête de publier mes "p'tits textes que personne ne lit" pendant une dizaine de jours.
J'espère vous retrouver à l'issue du break.

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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 09:05

Maintenant que la fièvre "Tintin" est retombée on va peut-être pouvoir regarder froidement ce qui s'est passé.


La plupart des journaux n'ont eu que la bande annonce du film de Steven Spielberg comme point de départ de leurs articles. Cela ne les a pas empêchés d'en "tartiner" des lignes et des lignes et de répéter à l'unisson les mêmes fadaises.
Ainsi l'anecdote selon laquelle Spielberg aurait connu "Tintin" grâce à sa jeune fille au pair qui lui aurait présenté un album s'est retrouvée presque partout. Comme l'anecdote selon laquelle Hergé est mort peu avant le rendez-vous qu'il avait avec le cinéaste.

Comme on l'a constaté pour les lancements de films comme "The Artist" ou "Intouchables" les médias se repaissent du cinéma et en font un argument de vente. Les interviews à la chaîne d'actrices et d'acteurs étrangers, 5 minutes dans un grand Hôtel, parisien, questions induites et calibrées font qu'on retrouve pratiquement partout les mêmes,questions, les mêmes réponses et les mêmes anecdotes .
On a la semaine Chabat, puis la semaine Kidmann, la semaine Jagger ou Doherty, la semaine Dujardin ou la semaine Jeff Koons.
Tous les magazines, tous les gratuits, toutes les radios et toutes les télévisions auraient le sentiment de déchoir si elles n'avaient pas leur photo et leur article sur le sujet du moment. Ca a toujours été ainsi mais, comme tout à notre époque, c'est en train de devenir absolument caricatural.
Tintin donc.

Speilberg n'est pas n'importe qui. Au box-office il est un des plus importants metteur-en-scène du monde.
Il a, à son actif, une filmographie plutôt conséquente ("Les dents de la Mer", "Duel", "E.T", "La couleur pourpre", "La liste de Schindler", "Attrape moi si tu peux", les "Indiana Jones" et les "Jurassic Park", "Munich" "A.I, Intelligence Artificielle") et dans laquelle on peut tous avoir un coup de coeur et même plusieurs.

l'idée de tourner un "Tintin" peut être considérée à la fois comme bonne et mauvaise: au vu des lamentables adaptations  des BD comme Gaston Lagaffe, Flash Gordon (je n'ai pas dit Flesh....), Blueberry ou Michel Vaillant et même Tintin on pouvait craindre le pire...

La tendance a été de dire que le film était réussi et que cette drôle d'image reconstituée était la clé de cette réussite.
Mouais....
Moi je garde le souvenir des albums et n'ai pas trop envie de voir cette drôle de chose. Ca tombe bien: ça n'a pas été filmé pour moi! Spielberg est sincère et il a fait le film qu'il voulait. Après, son "bébé" lui a échappé et les marchands du temple s'en sont emparés. Les publicitaires ont annexé Tintin suivis par les journaleux, les crapoteux et les ignares et on a frôlé l'overdose.

Amis... Alain Chabat met la dernière touche à son adaptation du "Marsupilami" d'après Frankin. La vague Marsupilami, que dis-je le tsunami est en formation. Pauvres de nous!

 

 

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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 08:33

Même si son côté Fouquier-Tinville des médias peut agacer, même si ses analyses sont parfois tirées par les cheveux et même si il a été pratiquement écarté des médias "audibles" (et donc on l'entend et le voit encore moins) j'aime et j'ai toujours aimé Daniel Schneidermann et j'aime lire ses articles qui sont tout sauf anodins.

Je me souviens de l'époque où je pressais le mouvement, sur le Marché St Aubin, les dimanches d'hiver où nous restions à la maison afin de ne pas manquer le début de son émission "Arrêt sur Image", une des plus futées que la télévision ait jamais donné sur l' inépuisable sujet du traitement médiatique de l'information.
"Arrêt sur Image" c'était  "le petit Journal" de Canal+ en moins anecdotique, moins superficiel et moins mode. C'était une bonne heure pendant laquelle on se sentait respecté et pendant laquelle on apprenait des choses.

Inutile de dire que l'homme a été viré et l'émission supprimée. A la place les manitous du Paf ont ressorti un Paul Amar du placard et lui ont demandé de faire de la tambouille télévisuelle, sa grande spécialité mais aussi celle de 98% de ses confrères "journalistes de télévision".

Schneidermann a ouvert un site Internet et continue d'analyser les médias. Il signe une rubrique consacrée à ce sujet dans "libération" et ma longue introduction conduit à l'article qu'il a signé avant-hier et qu'il a intitulé "Le système Ruquier au révélateur Poutou".
Je vous laisse le découvrir (sur le site du journal par exemple). Sachez qu'en substance il décrit la méthode avec laquelle Ruquier et son équipe interroge ses invités pour leur reprocher ... de ne pas être raccord avec ce que tout le monde leur reproche lorsqu'ils le sont.

Le paragraphe "Faudra apprendre à mentir" est absolument imparable.

Je suis comme tout le monde : j'ai quelquefois vu ou entendu Ruquier. Il est symptomatique de l'époque. Il travaille sur fiches et dans l'à-peu près. Il ricane et surfe sur la vague du cynisme et de la méchanceté, en assortissant le tout d'un manque de culture confondant et d'une mauvaise foi déguisée en gentillesse. Le sale boulot est fait par ses sbires, des "chroniqueurs" formatés sur le même modèle qui va de la bêtasse à la tête à claques, de la féministe à l'abruti, du gentil-benêt à l'agressif etc. Des années que ça dure et personne pour siffler la fin de la récréation.

Drucker sévit bien depuis 50 ans, Ruquier et son don d'ubiquité devrait pouvoir durer un demi siècle aussi.

Schneidermann a vu l'émission dans laquelle le candidat du NPA était "invité" et s'agace que celui ci n'ai pas su  renvoyer dans les cordes Ruquier et ses chiens de garde. Personnellement je crois que ceux qui regardent Ruquier ne le font pas pour s'instruire (!!!) ni pour connaître les personnes qui participent à ses émissions ni même les écouter : ils sont là pour ce show mi-chansonniers mi-infos mi-cirque et espèrent un "clash" qui fera le "buzz" pendant 24H. La vraie vedette, à la télévision, n'est pas l'invité mais l'invitant.

Je comprends qu'un vrai professionnel comme Daniel Schneidermann s'énerve de voir la chose publique confiée à un Ruquier qui ne lui arrive pas à l'ongle de l'orteil mais il devrait savoir que les médias participent à l'abrutissement et pas à sa réduction.  

De ce point de vue la télévision priviligiera toujours des Cauet, des Dechavane, des Ruquier, des Amar, des Sérillon, des Mireille Dumas ou des Pernaut; le temps de cerveau sera mieux préparé par ceux là et tant d'autres. Avec eux le Directeur financier de Coca-Cola peut dormir tranquille.

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7 novembre 2011 1 07 /11 /novembre /2011 11:57

Hier je suis allé voir le film "le cochon de Gaza". Rien que dans le titre il y avait 2 bonnes raisons pour que je n'y aille pas : "cochon" (j'ai une forte prévention contre cet animal que je trouve très laid) et "Gaza" (le conflit Israëlo-Palestinien me semble insurmontable et aucun des 2 protagonistes, par son action passée et présente ne me semble prêt à faire les pas qu'il faut pour qu'une solution soit trouvée).

Il pleuvait, dimanche est un jour sinistre et une amie m'a proposé une organisation qui ne me coutaît pas d'efforts : va pour le "Cochon de Gaza".

J'aurais pu passer à côté d'un beau film. Presque tout m'a plu. L'acteur principal qui est touchant, l'actrice qui joue sa femme qu'on aimerait embrasser tant son personnage est "gentil", les seconds rôles, l'histoire, l'image, les personnages. Tout est bien.

Parfois c'est une comédie déliée (le cochon est impur en terre palestinienne comme en terre juive et les protagonistes affublent celui du titre de chaussettes bariolées pour qu'il ne touche pas le sol!).
La méthode qu'emploie le triste et fataliste héros palestinien du film pour rentabiliser son porc est spéciale et la façon dont l'Israëlien du poste de garde se rétribue est réllement ... particulière. (frissons garantis!).

L'animal est le point de départ et d'arrivée de plusieurs scénettes, parfois drôles, parfois émouvantes parfois même tragiques. C'est ça qui est à noter dans ce film : on réfléchit mais sans prise de tête. Pourtant les enjeux du conflit, ses conséquences sur la vie quotidienne des palestiniens et sur celle des colons juifs n'est pas escamotée, au contraire.
Même les sacrifices humains plus ou moins consentis, les "martyrs" de la cause, les absurdités (on scie un magnifique olivier pour punir les ennemis) sont montrés mais sans gros sabots. Le dénuement abyssal des habitants de Gaza, des 2 côtés, laisse songeur.

Le héros du film est un homme si "banal" si terre-à-terre qu'il en devient universel. Il faut voir les conditions dans lesquelles lui et sa femme (mais aussi les Israëliens qui occupent l'étage de leur maison) vivent.

Par moment j'ai pensé à l'immense Nino Manfredi, le "Gepetto" miraculeux de "les aventures de Pinocchio" de Luigi Comencini tant il est à la fois attachant et pathétique, roublard aussi.
Je n'oublierai pas de sitôt le petit bateau de pêche et le contenu des filets de ce pauvre bougre.


Un bon film, pas tapageur, qui mérite d'être vu et qui donne foi en le cinéma : je m'énervais ici-même contre l'énorme publicité faite pour "The actor" ou "Intouchables", si le succès de ces films permet la production et l'exploitation de films comme ce "cochon de Gaza" je retire mes critiques !

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7 novembre 2011 1 07 /11 /novembre /2011 08:27

Bien que j'essaie de ne pas regarder la télévision en général et le "journal de 20H" en particulier j'ai vu celui d'hier dimanche 6 novembre et quelque chose a retenu mon attention.

Il s'agissait d'un fait-divers triste mais malheureusement presque banal dans le quotidien d'un pays de plus de soixante millions d'habitants. Une enfant de 8 ans a été enlevée et assassinée, à Bellegarde, j'ai oublié dans quelle région.

Un petit reportage de moins d'une minute insiste sur le lieu où le corps de la petite fille a été retrouvé et sur un couple (filmé de loin) dont la femme, en robe de chambre et chemise de nuit paraît être soutenue et/ou effondrée. Mère de l'enfant ? Proche ? Voisine concernée ?

Ce tout petit reportage est, à mon humble avis, un raccourci de tous les défauts journalistiques de notre époque : je ne vois pas l'intérêt, du point de vue national, de cette information. Que pouvons nous faire nous qui sommes à Lille, Nantes, Bayonne, Toulouse ou Perpignan et à quoi ça sert de nous parler de ce meurtre ?

Le plan de la femme : voyeurisme et télé-réalité. Braves gens voyez la douleur de cette pauvre femme (sous-entendu : ça pourrait être n'importe qui, et pourquoi pas vous ?).
La caméra de surveillance : un plan nous montre que dans le petit village (on nous précise le nombre d'habitants) il y a aussi des caméras. Le plan fixe sur la caméra de surveillance doit nous faire comprendre que l'assassin a peut-être été filmé (bien que le commentaire dise le contraire, à cause de la pluie qui tombait drue ce jour là) mais aussi que notre pays est maintenant très sécurisé. On peut aussi en déduire, si on a mauvais esprit, que les caméras de surveillance ne servent à rien.

Mais là on se rappelle l'Hindou qui de héros est passé à agresseur dans le métro grâce à ces mêmes caméras de surveillance ...

Dernier point à souligner : la curiosité malsaine sur les circonstances du meurtre : on insiste sur les 4 coups de couteau (ou d'objet contondant précise un administratif lunetteux) et, en insistant, sur le fait que seule l'autopsie dira si il y a eu agression sexuelle. Là on touche au répugnant mais vous verrez que ce sera le feuilleton de la semaine : violée ou pas ? Attouchements ou pas ? Traces de sperme ou pas ?

Ce petit reportage concentrait donc TOUS les clichés du genre : le plan fixe sur l'herbe écrasée là où reposait le corps, la dramatisation du ton, l'interview de l'anonyme qui ne sait rien mais dit tout, la caméra de surveillance et la fin ouverte.

A mon avis les journalistes qui l'ont réalisé pensaient déjà à son exploitation future dans un numéro de l'émission où Christophe Hondelatte remet à la fin son blouson de cuir ou une de celle du fils Poivre bâtie sur le même schéma: la justice est nulle, la police est nulle, les experts nuls mais nous, vedettes de télévision nous refaisons l'enquète avec succès.

Dans le cadre de ces émissions là le plan éloigné de la femme en robe de chambre et en pleurs c'est de l'audience concentrée.

Tout ça me confirme qu'il y a mieux à faire que de perdre du temps à regarder la télévision, cette absolue boîte à conneries et à décerveler.

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6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 09:09

Libération, le journal, m'ébouriffe. Ne voilà t'il pas qu'il titre un article consacré à l'inadmissible pression exercée par le Président Français sur le Premier Ministre Grec pour qu'il renonce à son projet de référendum :
"Nicolas Sarkozy marque des points".

Le journal, s'il avait été en papier me serait tombé des mains. Comme je le consultais en ligne j'ai hésité à le jeter.

Ainsi notre mini-moi a marqué des points en empêchant le 1er Ministre élu d'un pays démocratique de consulter ses électeurs ? Dans un premier temps il est vrai qu'il voulait "seulement" lui imposer la question à poser à ces minus, tricheurs, planqués et mauvais européens de buveurs d'ouzo.

Puis, aidé par Angela Merkel, Le sauveur de l'Europe (c'est ainsi que l'appellent, sans la moindre flagornerie Etienne Mougeotte et ses serfs du "Figaro") s'est ravisé : "demander au peuple son avis ? Ca va pas la tête ? Papandréou, fais pas chier, fais comme moi avec le traité de Lisbonne" (on sait que notre Président ne s'embarrasse pas avec le protocole).

On se rappelle qu'un des premiers actes du successeur de Chirac fût effectivement de passer le "non" du référendum sur la constitution par pertes et profits et de le faire adopter différemment. Question couleuvre le quinquennat commençait bien ! (et on allait voir mieux avec la réintégration du commandemant intégré de l'OTAN sans consultation non plus ni du Parlement ni de qui que ce soit).

Mais je m'égare ...

Mon prurit anti-Européen est en train de virer à la monomanie. Je prétends que cette Europe là, qu'on a bâtie à marches forcées est sortie de ses gonds et est tout sauf une Europe utile, acceptée et démocratique.
C'est un "machin" (comme disait de Gaulle qui heureusement n'aura jamais vu ni même pu imaginer  certains des successeurs qu'on lui a donnés...) tehnocratique, ubuesque, envahissant, stupide, dictatorial, budgétivore et insupportable.

Ses "pères" ne voulaient assurément pas ce chaos étouffant et je suis bien certain que si on demandait leur avis aux populations des 27 elles la rejetterraient comme une "utopie" malfaisante. 

Cette Europe me fait penser aux fantasmes : dès lors qu'on les met en pratique il y a un fossé entre la félicité qu'on se promettait et la déception absolue qu'on ressent.

Je dis ça ... je n'ai pas de fantasmes !
Même pas posséder une Rolex (j'ai raté ma vie: j'ai passé 50 ans) ni d'avoir accès aux bootlegs de Didier Barbelivien, ni de partir à Rome avec Bigard ou en Corse avec Christian Clavier ni d'avoir un top-model comme femme, comme un footballeur ou un milliardaire russe ...

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5 novembre 2011 6 05 /11 /novembre /2011 09:50

C'est quand on soudain besoin d'une assurance, d'un renseignement bancaire, d'une explication sur les garanties de notre mutuelle ou sur un détail de la vie quotidienne qu'on fait le constat effaré de l'impuissance et l'incompétence des services concernés.

Interrogée sur les "plafonds" de la Carte Bleue Visa votre chargée de comptes refuse l'obstacle et répète 4 fois que vous avez droit à 4000€ sur une période de 30 jours glissants pour les paiements et 600€ par semaine glissante pour les retraits. Si vous lui demandez des explications (glissante ? kesaco? 4000€ pourquoi pas 4100 ou 5600 ?) la dame s'énerve et vous parle comme si vous sortiez de la moyenne section de maternelle.

L'assurance semble sortir d'un chapeau les coefficients qu'elle vous applique et les primes d'assurance vous paraissent aussi justifiées que la contravention que vous aurez en sortant de chez le courtier. Pourquoi la 207 est-elle plus chère à assurer que la 308 ? Pourquoi la Golf 110 est aussi chère ? Si vous posez cette question à la préposée elle entrerait dans son écran si ça lui était possible.

La mutuelle c'est pire encore : à les entendre c'est tout juste s'ils savent qu'il y a deux verres à une paire de lunettes et que le pancréas n'est pas une île Grecque.

Je ne passerais pas en revue les autres services que l'on paie et que l'on est en droit d'attendre d'organismes dont le seul but semble être de placer le montant de vos chèques sur des placements toxiques ...

Je préfèrerais que ma banquière me dise vraiment "vous m'em..... avec votre Carte bleue ! Je ne sais ni son son plafonnement ni son calcul", que l'assureur me dise:"ta bagnole je n'en ai rien à cirer, va la ficher dans un platane et toi avec" et la mutuelle : "quand on est en mauvaise santé on a la dignité de se suicider discrètement au lieu d'enquiquiner Cerise ou les 3 cons de MMA".

J'ai résilié une assurance avec une lettre cinglante (ça me coûtera plus cher ailleurs mais ça m'a fait du bien !), changé de mutuelle (celle-là ne rembourse sans doute pas les frais dentaires ni les opérations chirurgicales) et je paierai en assignats ou en bons du trésor puisque ma carte bleue ne me permet que de payer des frais de banque.

Je vais me faire une semaine de vacances glissante, moi.

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