30 novembre 2011
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On ne peut plus ouvrir un roman, regarder un film ou lire des mémoires sans tomber sur une "scène de cul".
Après l'emballement des années 70-80 qui correspondait à une délivrance après des siècles (en fait depuis le moyen âge) de pudibonderie, les images de sexe et d'actes sexuels étaient partout et "cautionnaient" tout. Maintenant que cette sortie du placard n'a plus lieu d'être il est étonnant que l'affichage de la sexualité soit aussi présente sur tous les supports.
Une ou deux générations ont été élevées sans qu'aucune censure ne les prive du spectacle de scènes érotiques ou pornographiques. On dit même, sur la foi d'études (?), que les jeunes sont spectateurs de films ou scènes pornographiques de plus en plus tôt et de scènes de plus en plus hard.
Alors qu'apportent, dans des films grand public ces scènes convenues où, des préliminaires jusqu'à la jouissance nous sommes témoins voyeurs sans pouvoir nous retirer discrètement* ?
Lorsque je regarde un film avec Gabin, Ventura, Belmondo ou Delon même, je devine parfaitement qu'ils couchent avec leur partenaire féminine sans avoir à le vérifier séance tenante. Est-ce que ça enlève quelque chose à l'intrigue? non. Est-ce que ça nuit au projet artistique? poser la question c'est y répondre. Qu'est-ce que ça apporte ?
On lit des interviews d'actrices ou d'acteurs qui disent combien ça a a été pénible pour eux de se mettre nus sur le plateau et combien la scène (NDLR: de cul) a été compliquée à tourner ... mais qui le leur demande et dans quel but ?
Tous ont une réponse faux-cul (c'est bien le moins!) en diable: "elle se justifie dans le scénario".
Sincèrement quand, dans une salle de cinéma, il y a une de ces scènes très sexuelle avec gros plans anatomiques et bruitages correspondants je regarde les spectateurs dans la salle en me demandant ce que je fais au milieu de tous ces voyeurs ! Je ne parle évidemment pas des films de cul, ils sont faits et vus pour ça. Je parle de ces films grand public, que tout le monde va voir.
Je ne pense pas être hypocrite en ce domaine mais à moi ces scènes, du fait de leurs limites (les couples de cinéma sont sans déviance!) n'apprennent rien et me gènent par leur inutilité et leur ridicule.
* désolé !
Published by Bertrand P
29 novembre 2011
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Je n'ai (presque) rien contre Mathieu Kassovitz et lui reconnaît le droit de jouer dans et de réaliser les films qu'il veut.
On en a connu d'autres de ces belles âmes pures qui croient tout savoir et interprètent l'Histoire avec angélisme et/ou bonne conscience. Déjà, dans "Amen" il m'avait passablement agacé tant le film de Costa Gavra manquait de nuance et tant Kassovitz était pénible en saint martyr.
Les martyrs et les bonnes causes, l'homme-vitrine du parfum Lancôme se les approprie avec ce qu'il faut d'innocence et de rouerie. Là c'est l'affreuse affaire de la grotte d'Ouvéa que le sieur Kassovitz réécrit. Avec ce génie de la litote est définie la culture Kanak , dans un prospectus publicitaire distribué par "Match", comme "subtile et démocratique".
Moi je veux bien mais je n'ai pas oublié les otages de la grotte ni l'image du grand démocrate Eloi Machoro détruisant une urne électorale à la hache.
Je ne dis pas qu'il n'avait pas de raison de le faire (au contraire) mais question subtilité et démocratie on l'avouera, il y a eu mieux. L'assassinat de Jean Marie Tjibaou est sans doute un autre exemple de cette subtilité et de la démocratie du peuple Kanak ...
Que les Caldoches (les européens qui font du fric en Nouvelle Calédonie) soient de redoutables colonialiste personne ne dit le contraire. Faire passer, à l'inverse, les Kanaks pour des "gentils sauvages" exemplaires est assez stupide.
... Et contre-productif.
En fait je ne vois pas l'intérêt du film qu'il a réalisé ("L'ordre et la morale") et sens une sorte de récupération morale. Les films édifiants, moralisants, partiaux et qui jettent l'anathème sur cette pauvre France qui n'en finit pas de battre sa coulpe pour tout et n'importe quoi, rencontrent rarement un public autre que celui des militants convaincus.
Ça fait, en général, peu de monde.
Je précise que je me souviens avoir été scandalisé de l'assaut, intervenu pendant l'élection présidentielle de 1988. J'étais horrifié par l'exécution furtive de preneurs d'otages une fois cet assaut intervenu et je n'ai jamais accepté l'amnistie qui a, en quelque sorte, absous les massacreurs.
Dans l'affaire Calédonienne je suis pour l'indépendance et ne reconnaît certainement pas aux Français blancs le droit d'exploiter le Nickel comme ils le font à leur seul usage depuis tant d'années.
...Ca ne fait pas de moi pour autant un ravi de la crèche bénissant les Kanaks ...
Published by Bertrand P
29 novembre 2011
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S'il est un personnage politique Français pénétré, voire boursouflé de son importance c'est bien l'ancien Président de la République, Valery Giscard, dit d'Estaing depuis que son père a relevé le nom de l'amiral en 1922. (la particule et le nom d'Estaing, faute de descendants, allait disparaître).
Battu sans gloire en 1981 l'ex Président a eu toutes les peines du monde à l'accepter et à, comme il l'a joliment dit, "jeter les rancunes à la rivière".
Si le bilan de son septennat est pour le moins contrasté (façon polie de dire qu'il fût insignifiant),nul ne saurait disputer à Giscard son intelligence. Comme un vieux cheval de cirque, à 85 ans passés, l'ancien Président ne se résout pas à abandonner la piste et court après quelques maigres bravos. Il a, pour celà, des journaux prêts à lui faire de la place et des émissions de radio ou de télévision prompts à lui faire la claque.
Hier, justement, il était invité du barnum vespéral de Canal+, "le Grand Journal", un robinet à pubs et à conneries (pléonasme) et c'était pitié que de le voir essayer de prononcer deux phrases d'affilé. Il ne semblait pas avoir compris qu'il était là pour faire-valoir Denisot, Apathie, Massenet et les publicités avec ou sans Véronique Jeannot sur son cheval et jude Law parfumé en Dior et en Tour Eiffel.
Comme il est triste de voir ce vieil homme, toujours distingué et brillant interrompu sans arrêt et même pas écouté. Les questions lui étaient posées mais ses réponses ne présentaient aucun intérêt pour le journaliste Denisot.
Celui-là s'est fait une tête de ricaneur suffisant qui mériterait d'ailleurs qu'on aille chercher quelques poux dans ses cheveux (ex-directeur du Paris St Germain ... il doit avoir quelques casseroles dont la révélation lui ôterait son sourire niais et satisfait!).
Giscard, c'en était gênant, a même fait ce qu'il fait le mieux : tirer un scud mortel (sur Chirac, naturellement) mais il est passé à côté, personne n'a relevé.
A l'heure où un Omar Sy passe pour un acteur, où un Morin se croit "présidentiable" et où "le Grand Journal" est une émission regardée, Valery Giscard dit d'Estaing n'a plus aucune chance de se faire sinon entendre du moins écouter.
Published by Bertrand P
28 novembre 2011
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Il y a autre chose qui m'exaspère dans notre médiocre époque : la connerie revendiquée.
Je ne regarde pratiquement pas la télévision (faute d'avoir réussi les branchements du boîtier Free plus que par choix!) mais je ne peux pas ne pas voir les publicités murales ni les unes des journaux lorsque je passe devant un kiosque.
L'un d'entre eux, ce matin, montrait des naïades sorties de l'eau verte d'une plage paradisiaque. Il s'agit de ces gourdes régionales que le Morloch médiatique télévisé fait s'affronter tous les ans sous le nom d'élection des "Miss" sur une chaîne plus pitoyable qu'un jour sans câlins.
Ces 3 ou 4 bimbos calibrées avaient revêtu leur écharpe sur laquelle figurait leur région d'origine. Bien qu'elles soient censées sortir de l'eau salée, leur maillot m'ont paru secs et leurs cheveux coiffés comme au sortir du salon.
Ces "beautés" extatiques ont le don de m'horripiler. Je me demande chaque année qui vote, qui s'intéresse et qui regarde ces insanités. Je n'oublie jamais "le temps de cerveau" mais ne parviens pas à envisager qu'une personne qui en dispose d'un (cerveau) puisse s'abandonner à contempler un spectacle aussi abrutissant.
La plus belle vache au salon de l'agriculture ? Pourquoi pas! La voiture de l'année? Peut-être !
La bécasse Miss France ? Certes non.
Personnellement je ne suis pas loin de penser qu'il faudrait, au nom du bon goût par exemple, interdire ces joutes bovines et infliger une amende à tous ceux qui sont, de prêt ou de loin, partie prenante dans ce spectacle consternant (et sternant est de trop).
Published by Bertrand P
28 novembre 2011
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Pour être allé en vacances en Tunisie à 2 reprises à l'époque ou Zinedine Ben Ali la dirigeait d'une poigne de fer (ce qui sautait aux yeux même pour les vacanciers privilégiés que nous étions) je me suis -comme tout le monde- réjouit des changements intervenus dans ce beau pays en début d'année.
La "Révolution de printemps" avait le mérite de délivrer la Tunisie d'une tyrannie non seulement insupportable mais souvent ubuesque par l'arbitraire qui l'accompagnait. Qui n'a pas vu l'omniprésent portrait du successeur de Habib Bourguiba trôner partout ne sait pas ce qu'est une dictature façon Spirou dans le fameux "QRN sur Bretzelburg"* avec, en plus, les arrestations, la torture et la mort.
Même chose pour l'Egypte : le successeur de Sadate avait la main lourde et la chape de plomb qui recouvrait son pays n'était pas moins douloureuse que celle de Ben Ali en Tunisie.
Ces tyrans "à vie" semblaient inamovibles et bien peu pensaient possible leur renversement. Le Maroc, depuis le décès de Hassan II semblait moins fermé mais les apparences de démocratie faisaient trop "décor" pour être prises pour autre chose.
La Libye était elles aussi une féroce dictature et, n'en déplaise aux militaristes de l'UMP et à leur prophète en col blanc, n'est pas passée de l'ombre au soleil, une fois débarrassée de "notre ami Kadhafi".
L'élection de partis islamistes "modérés" (on verra sur la durée en quoi il est question de modération !) en Tunisie et au Maroc, la probable victoire des Frères Musulmans en Egypte et la suite en Libye me désolent : naïvement j'imaginais une assemblée parlementaire de modérés uniquement préoccupés par le rétablissement des blessures infligées au peuple par ces régimes dictatoriaux renversés, une union sacrée des personnes les ayant combattus et une arrivée au pouvoir de personnes modérées ayant le bien public comme seul viatique ...
Je crains fort que les pays concernés n'aient troqué leur vieille tyrannie contre une autre et que l'application de la Charia ne soit pas , pour un croyant lambda, vraiment une amélioration.
Nos révolutions (de 1789, de 1830, de 1848 et 1871) n'ont pas été, il faut le reconnaître, des exemples mirobolants de passage de la sujétion à la liberté. La révolution d'Octobre en Russie a vite montré ses limites et les exemples abondent de mouvement de libération qui dégénèrent en dictature (qu'on se souvienne de Cuba notamment).
Cependant un vieux rêve faisait que nous étions tous un peu émus de voir les pays Arabes secouer leur joug et se libérer. Rien ne dit -à ce stade- que les révolutions du Printemps vont s'abîmer corps et biens.
On peut juste le craindre.
Published by Bertrand P
25 novembre 2011
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Ne nous méprenons pas: je ne suis pas passéiste et les voitures Françaises m'ont souvent consterné.
Les Visa, Ami 6 et 8, les R14, R9, R6, R12 et autres Peugeot 309 m'ont navré à leur époque et j'ai moi-même préféré aux marques nationales des voitures de fabrication étrangère plus appétissantes.
Je me souviens cependant de cette époque pas si lointaine où les campagnes étaient exclusivement fournies en voitures fabriquées hexagonalement et où rouler Anglais ou Allemand était considéré soit comme une incongruité soit comme un snobisme. A Egreville ou Sarlat une Volkswagen ou une Ford était vécue comme un doux décalage.
Depuis les choses ont bien changé et l'agricultrice roule en Toyota Yaris tandis que le taxi qui vous attend à la gare est une Nissan ou une Seat. La concurrence est plus importante et vaste est le choix. Les voitures Françaises se sont améliorées en termes de qualité et de présentation et il n'est plus question pour les acheteurs d'essuyer les plâtres des nouvelles technologies et de supporter les ratés des nouveaux modèles.
Remplis de technologie(s), confortables et surs, les modèles Français des années 2010 sont semblables à leurs concurrents étrangers et on ne les voit pas plus qu'eux sur la file d'urgence des autoroutes ou à mi-pentes des montagnes, le capot ouvert et un nuage de vapeur en sortant. (image du passé...)
Même le design des Françaises s'est assagi et il n'y a plus guère que Renault (vite revenu à la raison) pour avoir essayé, avec l'une de ses "Megane" un arrière pour le moins aventureux.
Alors, me direz-vous, où veut-il en venir le bougre ?
A ceci: belles ou pas, concurrentielles ou pas, en 10 jours à Montréal et à New York je n'ai pas vu l'ombre de l'ombre de la silhouette d'une voiture Française circuler ou stationner. Est-ce à dire que nos voitures ne seraient pas exportables à la Mecque de l'automobile ?
Il y a des Volkswagen à foison, des Anglaises, des Japonaises et tout un tas de Coréennes ça oui, mais pas la moindre auto venue de Sarkozie. Pourtant le Carlos Ghosn on nous l'a vendu comme le roi du pétrole non ? Les dirigeants de Peugeot n'émargent pas aux Assédics je crois ...
Alors ? Inexportables aux Etats Unis nos voitures ?
Published by Bertrand P
24 novembre 2011
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Avec les révélations autour de la vie sexuelle de Dominique Strauss-Kahn on est en train d'arriver à autre chose que du journalisme et/ou de la politique: on atteint au voyeurisme et à une sorte de moralisme.
Dans les affaires qui ont plombé puis coulé l'ex-Directeur Général du FMI il y a deux aspects distincts.
Le premier concerne le fait que l'homme privé a été accusé de viol, ce qui n'est pas rien.
Le second aspect des révélations de la presse a démontré, affaire Tristane Banon puis du Carlton de Lille que l'homme était pour le moins suspecté d'avoir une vie sexuelle impérieuse, l'empêchant sans doute d'exercer le poste important qu'il convoitait ou que son entourage immédiat convoitait pour lui, ce qui revient au même. Dont acte.
Une fois que DSK a été disqualifié sans retour pour la Présidence le silence médiatique aurait été le bienvenu. Naturellement son point de com sur TF1 et le mépris sous-jacent qu'il dévoilait pour l'électorat et pour la presse ne pouvait rester, de la part de la seconde tout du moins, sans réponse.
Avec les révélations sur l'implication de DSK dans l'affaire dite du Carlton de Lille cette envie de le "moucher" qu'ont du ressentir toutes celles et ceux qui se sont senties manipulées par les communicants de l'ancien ministre des finances a pu trouver son objet.
En citant comme faisant partie de ses "relations" le fameux Dodo la saumure et ses filles tout était dit.
Or depuis ces révélations nauséeuses, la presse s'acharne sur DSK avec d'autant plus d'acharnement qu'elle nous l'a vendu en sauveur au printemps. Les détails répugnants, les remarques salées, les commentaires et les extrapolations oiseuses ne font plus peur aux magazines les plus "bourgeois". Tant qu'à être dans la fange, roulons-nous à l'intérieur ...
C'est là que, pour moi, il s'agit moins d'information que de règlements de comptes. DSK est au tapis et il ne s'en relèvera -politiquement- jamais. Nos vertueux commentateurs font donc autre chose en détaillant ses frasques sexuelles: du moralisme à la petite semaine.
On s'en contrefout de savoir que X ou Y a telle ou telle perversion. C'est du domaine privé et, comme le mot l'indique, cela ne regarde que lui et, éventuellement, son entourage.
Quelques soient ses pratiques sexuelles on s'en tamponne du moment que ca n'a pas d'incidence sur les décisions que prend l'homme ou la femme politique.
Derrière cette pseudo-moralité (on s'offusque donc on est soi même irréprochable) il y a peut être la volonté de nuire à la femme du susdit, journaliste chiante et respectée. La pousser au divorce ? Pousser DSK au suicide ? Aller plus loin dans le déballage ?
Personnellement je regrette d'avoir acheté et lu le dernier "Express". Il a dépassé les bornes.
Published by Bertrand P
23 novembre 2011
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Il y a moins d'une semaine je découvrais New York (découverte limitée à Manhattan, soit entre The Battery au Sud et le haut de Central Park au Nord).
Dire que cette découverte m'a plu est en-dessous de la réalité. Je n'ai pas seulement aimé ce que j'ai vu de cette ville : je l'ai A-DO-RE.
J'avais, en la personne de mon Américain de fils, un sacré guide il me faut bien le reconnaître. Nous avons beaucoup marché (la température était très clémente et le temps favorable) et aussi pris le(s) métro(s). Découvrir cette mégalopole à pieds est un enchantement. J'ai fait le touriste classique et suis monté sur la Tour Rockefeller. La vue y est à couper le souffle.
J'ai marché longuement dans Central Park en n'ommettant ni "Strawberry Fields" ni l'immeuble du Dakota devant lequel John Lennon a été assassiné.
Le Parc était sublime avec ses couleurs d'automne, le soleil et la vie qui lui est propre. A tout moment j'avais l'impression d'être dans le décor en 4 dimensions de tant de films que j'avais vus et aimés.
J'ai reconnu ainsi le lac ("Jackie Onassis Kennedy Lake") autour duquel courrait Dustin Hoffman dans "Marathon Man" par exemple ...
Mes pas m'ont conduit sur la fameuse Green Line mais aussi à Greenwich Village, à Little Italy, dans Chinatown, dans l'East Village, à Soho et à Tribeca.
Ce dernier quartier, sans son "perv" ne présente d'ailleurs pas beaucoup d'intérêt, n'en déplaise aux journalistes parisiens qui le présentaient comme le must de New York ...
Mon guide-expert m'a accompagné de nuit et de jour sur le Brooklyn Bridge et à l'embarcadère de Staten Island. J'ai -volontairement- manqué le rendez-vous de Lady Liberty. Trop cliché.
Je me suis attardé à l'emplacement des Twin Towers et ai regardé avec intérêt l'avancement des travaux de la magnifique tour qui est appelée à les remplacer.
Quelle ville ! Tout m'a plu sans que je puisse expliquer quoi en détail. Ca ne s'explique pas: une ambiance, une atmosphère, un climat même.
Mon séjour a été idéal qui, après le choc New York m'a fait m'attarder à Montréal qui est aussi une merveille de cité.
Published by Bertrand P
23 novembre 2011
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Les journaux économiques américains ne sont pas très satisfaits des premiers pas en tant que Directrice Générale du FMI de Christine Lagarde.
On nous dit même que sa nomination en a laissé plus d'un désespéré : Quoi ? Cette ministre des finances Françaises qui a aidé les banques de ce pays se renflouer avec l'argent du contribuable des dettes qu'elles avaient elles-mêmes contractées va donner à un niveau mondial des directives aux gouvernements ?
Depuis que la crise s'est installée nul ne s'étonne que les Madoff deviennent conseillers financiers et que les responsables de faillites donnent des conseils ou prennent les postes gouvernementaux (Italie, Grèce...).
Comme le dit le journal satirique du mercredi c'est confier la clé du coffre fort à des gangsters. Mme Lagarde a un tel pedigree qu'il était indispensable de la nommer derrière "l'excellent" Dominique Strauss-Kahn.
Goldman-Sachs, quant à elle, c'est l'école du crime en matière d'économie.
Les peuples d'Europe et tous ceux de la zone euro doivent se réjouir que ceux qui ont allumé l'incendie soient maintenant chargés de l'éteindre ...
Published by Bertrand P
22 novembre 2011
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Le mot est comme le métal : il déclenche des réflexes paranormaux inconscients.
Actuellement des petites boutiques s'ouvrent partout qui se proposent de racheter votre or à des prix défiant toute concurrence. Lorsque vous vendez des vieux bijoux vous devez signer une sorte de contrat et les sociétés contractantes sont basées dans des pays qui ressemblent fort à ces paradis fiscaux qu'on nous assurent fermés.
Enfin ...
Ma mère m'a chargé de vendre pour elle une vieille montre gousset en or et le prix qui m'en a été offert valait le déplacement. Comme tout le monde, j'imagine, j'ai blêmi en voyant la jeune femme de la boutique tester le métal de la montre (de manière très rapide) avec du papier abrasif et des produits chimiques réactifs.
Banco ! (si j'ose dire) c'était bien de l'or et les billets de banque qu'elle m'a donnés en échange sentaient bon le papier monnaie. Aujourd'hui, sur le Pont Saint Pierre j'ai été "victime" d'une escroquerie banale à l'or : une petite dame a attiré mon oeil en se baissant pour ramasser quelque chose par terre juste comme elle me croisait.
Elle me montre une bague épaisse et qui semble en ce métal tant recherché. Il y a même les poinçons ! Elle s'exprime dans un sabir incompréhensible mais les mots "baptiste", "polonaise" "pas bijoux" et "donne à toi" sortent du lot.
Mon naturel méfiant et ma connaissance des histoires de bonnes fées et de sorcières font que je n'y crois guère mais, je dois le reconnaître, la bague semble vraie (lourde et d'un jaune passé assez ressemblant à celui de la montre gousset de ma mère) et ma fée-sorcière crédible. En échange de sa bague elle demande de quoi manger.
Je lui donne deux pièces de 2€ avec le sentiment de ne faire qu'une demie-mauvaise action.
La Bouboulina me dit que ça me portera "bonhoure" et s'en va d'une démarche roulante sur le pont.
En moi même je me sens comme les gogos qui se sont sciemment faits avoir. Je ne crois pas en son histoire et plus le temps passe plus je sens le coup monté. (je ne l'ai pas vu ramasser quelque chose mais seulement se baisser, le poinçon m'a été clairement "montré", les euros pour manger demandés au bon moment psychologique ...)
Comme ceux qui croient devenir milliardaires en cochant des cases de loto j'ai cru au Père Noël !
J'ai jeté la bague dans la Garonne : je ne m'humilierais pas en la faisant expertiser.
Ça ne me porterait pas "bonhoure"!
Published by Bertrand P