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7 octobre 2019 1 07 /10 /octobre /2019 07:00

J'ai lu avec beaucoup de plaisir le petit livre de Christophe Rizoud "100 maux de l'Opéra" (collection Via Appia, éditions Papiers Musique/ Radio Classique. En 100 entrées par ordre alphabétique l'auteur fait un point complet sur cet art décrié, méconnu, fantasmé et un peu "négligé" qu'est l'Opéra.

Bien que grand connaisseur et amateur de cet art complet l'auteur n'est pas de ces passionnés fumeux qui -il les décrit d'ailleurs avec humour- donnent de leur art d'élection une image rébarbative ou élitiste.

Tous les aspects de l'Opéra sont abordés et le sont avec ce qu'il faut de sérieux qui n'exclut ni la distance parfois, l'ironie souvent et la justesse toujours.

Il aborde les aspects les plus pointus (routine, parisianisme, répertoire, place, critique, costume) les plus polémiques (annulation, réservation, scandale, version de concert) et les plus amusants (Castafiore, embonpoint, applaudissements) avec une langue claire et vive.

L'Opéra n'est pas condamné à plaire à des bourgeois habillés ni à des "cultureux" avides d'outrages aux classiques. Ce petit livre rappelle les faits d'arme d'un genre mal connu qui mérite les efforts qu'on est parfois obligé de faire pour l'aborder.

L'humour de certains passage fait passer la gravité de l'ensemble car, même s'il n'est pas compassé, l'Opéra s'adresse à l'intelligence et au cœur et ce en regroupant d'autres spécialités artistiques (peinture des décors, architecture, costumes, instruments de musique, orchestres etc.)

 

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4 octobre 2019 5 04 /10 /octobre /2019 07:00

J'ai regardé l'émission télévisée (France 5, 1er Octobre 2019 21H00) consacrée aux relations très houleuses entre la République islamique iranienne, la France et les Etats Unis. Je pensais connaître le sujet et ai été surpris d'apprendre beaucoup.

Et tout d'abord que si Valéry Giscard dit d'Estaing, Helmut Schmidt et Jimmy Carter on "lâché" le Shah en 1978 c'est qu'ils le savaient en phase terminale d'un cancer lui laissant tout au plus quelques mois à vivre. Ce fait est très important et éclaire ce cafouillage d'un début d'explication, voire de rationalité.

J'ai enfin revue l'interview du premier ministre du Shah dans sa prison l'avant veille de son exécution sommaire. Christine Ockrent est moins véhémente que dans mon souvenir et ne "tourmente" pas l'homme brisé mais assène des questions inutiles sur un ton péremptoire déplacé. Dont acte.

J'ai ri de bon cœur en entendant que nos "grandes âmes intellectuelles", Foucault et Sartre pour ne pas les nommer, ont cru à la promesse de démocratie de l'Ayatollah Khomeiny et lui ont apporté leur soutien actif et moral... je le répète; les Intellectuels Français ont soutenu TOUTES les dictatures exotiques qui se sont présentées à eux du moment qu'elles utilisent  un discours révolutionnaire progressiste. Et ils continuent.

François Mitterrand a eu une approche naïve et "autocratique" de gérer les relations entre les deux pays. Son entourage de l'époque (Jean-Louis Bianco surtout) reste admiratif au-delà de toute raison.

La fameuse affaire "Gordji", du nom de ce traducteur de l'ambassade de la République islamique d'Iran et qui a pollué le débat de 1988 est un inextricable et incompréhensible sac de nœuds dont les deux protagonistes de la première Cohabitation se sont servis pour affaiblir l'autre au détriment de l'image du pays. Aujourd'hui encore les partisans de Chirac disent que Mitterrand mentait "dans les yeux" des Français tandis que ceux de Mitterrand pensent que Chirac mentait avec aplomb. Il est à craindre que nous ne saurons jamais le fin mot de l'histoire.

Les "otages" (en fait des victimes de rapt crapuleux) nous rappellent que certains Etats adoptent de comportements de maffieux et qu'il est impossible de lutter avec eux en respectant le droit.Ce passage du document est trop peu fouillé et assez elliptique. On glisse vite. On ne parle pas de la mort épouvantable de Michel Seurat par exemple.

Le document aborde les attentats, les crimes de sang voulus par l'Iran et perpétrés sur notre sol. On est écœuré par ces affaires ignobles qui se soldent par des tractations sordides.

On aborde la guerre Irak/Iran puis, pfffuuiiiiiiiiit! on n'en parle plus. Combien de morts? quelle durée? résultats? passés par "profits et pertes".

L'accord sur le nucléaire iranien et la volte-face de Trump sont abordés mais rapidement.

Et le document s'achève sur les deux terminaux pétroliers d'Arabie Saoudite détruits récemment.

Document que vous devez sans doute pouvoir regarder en replay, ce que je vous conseille de faire!

 

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3 octobre 2019 4 03 /10 /octobre /2019 07:00

Thomas Legrand est ce spécialiste journalistique de la vie politique française qu'on entend tous les matins sur France Inter, dont on lit les livres juste après les élections et qui, je l'ai découvert par hasard, réalise des documentaires sur ce sujet avec un certain brio dû à une exigence déontologique.

"Instincts Primaires" est un film d'une heure et demie consacré aux primaires de la droite et du centre qui vit s'affronter, lors de la dernière élection présidentielle, Nicolas Sarkozy, François Fillon, Alain Juppé, Nathalie Kosciusko-Morizet, Jean-François Copé, Jean-Frédéric Poisson et Bruno Le Maire. C'est un document rare qui montre certaines coulisses (la bêtise insondable des "fans", les manœuvres peu démocratiques de Sarkozy et de son entourage, les illusions de certains, les erreurs stratégiques et les enjeux de la primaire).

Evidemment, après coup et sachant qu'Emmanuel Macron a été élu Président de la République Française en 2017 il est facile de rire de certains raisonnements ("Bruno Le Maire est trop jeune pour être élu, il joue le tour suivant"), d'être narquois devant le culot de N.Sarkozy ou gêné par les illusions de l'entourage de Juppé, bercé il est vrai par deux ans de sondages trompeurs.

Curieusement, je l'avais constaté à l'époque, Jean-François Copé, carbonisé par les affaires et la palinodie de l'équipée de la Présidence de l'UMP n'avait plus rien à perdre et était donc moins langue de bois que d'habitude. A le voir dans une grosse et rutilante voiture avec chauffeur on comprend que s'il a dû limiter ses ambitions il n'a pas été contraint de baisser son niveau de vie!

Le film nous donne à comprendre ce monde peu attirant des partis politiques où se fracassent personnalités, ambitions, rêves et réalités. Thomas Legrand explique combien cette Primaire de la droite et du centre était casse-gueule parce que le résultat dépendait de deux inconnues: la participation et la typologie de cette participation. Or, jusqu'au 1er tour, on ne pouvait que faire de la prospective.

Un moment m'a heurté: celui où Thierry Solère (omniprésent en tant qu'organisateur) déclare face caméra en levant son verre: "à l'alternance" avec la conviction inébranlable qu'après Hollande la droite doit obligatoirement "récupérer" l'Elysée et donc la direction du pays. Il a la même conviction que Sarkozy: le pouvoir leur revient de droit.

Enfin le personnage de Fillon (est-ce parce que son image est définitivement ruinée?) apparaît comme falot, sans consistance, ennuyeux. Il croit à son programme et plus encore à ses chances. Quand arrive le fameux "Imagine t'on le Général de Gaulle mis en examen", boulet de canon contre Sarkozy mais aussi boomerang contre lui-même ultérieurement on saisit instantanément que c'est le point culminant de sa campagne des primaires mais aussi de sa campagne présidentielle tout simplement.

Un documentaire de haut niveau qui en apprend plus que des centaines d'articles et des heures et des heures de télévision.

 

 

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2 octobre 2019 3 02 /10 /octobre /2019 07:00

Les transports en commun n'ont jamais et nulle part été le siège de comportements civiques élégants. C'est à peu près toujours, au contraire, là que l'on peut observer à loisir les joies de la vie en société. (le fameux "vivre ensemble" des communicants).

Je crois fermement que notre époque est, plus que toutes celles qui l'ont précédées, malade de notre "folie" collective. Il y a de  quoi écrire un livre en décrivant nos contemporains voyager dans les transports publics. C'est un spectacle à la fois stupéfiant et banal que regarder en "sociologue", voire en aliéniste, hommes et femmes de tous âges se comporter comme s'ils étaient absolument seuls dans un lieu ou des dizaines de personnes les voient.

Le passionnant livre de l'anthropologue américain Edward T. Hall ("la dimension cachée") pourrait s'enrichir de nombreux chapitres tant nous avons changé et tant nos besoins personnels d'espace et d'intimité sont négligés.

Notre zone de confort est attaquée de toute part et nous subissons des "agressions" sonores, de confort, olfactives, comportementales sans oser ou pouvoir manifester le mal qu'elles nous font.

Personnellement les types ou groupe de types traînant des meutes de chiens sales au bout d'une corde me dérangent. Même chose pour le spécimen d'idiot qui se balade avec un haut parleur et impose à ceux qui le croisent sa "musique" à fond. Ai-je peur des premiers et voudrai-je sans le savoir imposer Bach comme le second? j'ai un doute.

J'ai en sainte horreur la fille qui fait claquer son chewing-gum en regardant ceux qu'elle dérangent avec un regard bovin.

Évidemment celles et ceux qui conversent bruyamment au téléphone et m'imposent le vide sidéral de leur vie n'ont rien à envier à la gourde faisant des bulles. Comment en est-on venu à ça? par quelle aberration est-on tenu d'entendre quotidiennement des dizaines de demi-conversations privées?

Et le bruit que font les écouteurs des décervelés qui "écoutent" de la "musique" au casque? ils sont tellement nombreux qu'on est en minorité à ne pas répondre au téléphone ou écouter du bruit sur notre trajet.

Le look de certain(e)s est moins dérangeant. Grotesques ou surprenants; les observer fait passer le temps. Il y a malheureusement des voyageurs qui, même pour un trajet minime, s'empiffrent qui d'un répugnant hamburger dégoulinant qui, je l'ai vu, d'un plat cuisiné. Et puis les buveurs de bières, les qui n'ont pas eu le temps de se laver, les qui prennent toute la place etc. etc.

... je vais faire réparer mon vélo, moi.

 

 

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1 octobre 2019 2 01 /10 /octobre /2019 07:00

Cette époque est formidable et le net -dont il n'est pas question d'oublier les dérives- est un prodigieux outil doublé d'une fonction ludique incontestable. Comment a t'on pu vivre avant ? les occasions de pianoter sur son clavier sont multiples et quotidiennes. Le faire est devenu tellement banal qu'on se surprend à chercher l'âge de Harrison Ford ou l'anagramme de "parti des insoumis" sur son téléphone. L'immédiateté  d'obtention de l'information recherchée a, c'est un maigre inconvénient, "tué" la recherche et ... les paris.

Si je ne crois toujours pas que le net est capable de s'autoréguler je pense qu'on a grand tort, en France,, de n'en voir que les excès et de juger un tout par ses détails. Que de critiques, que de hargne à vitupérer contre un système de communication qui, qu'on le veuille ou non, est le présent et l'avenir.

Il faut admettre ses dérives pour mieux souligner ses qualités. La pire d'entre elles est son aspect addictif qui fait qu'installé devant son écran pour cinq minutes on s'aperçoit qu'on l'est encore deux heures après.

J'ai parlé d'addiction. Comme pour toutes les autres il faut se gendarmer et se corriger pour arriver à avoir un recours intelligent avec l'Internet. Lorsque l'on parvient à une utilisation "raisonnable" c'est un pur plaisir de naviguer et d'apprendre sans forcer.

Je me souviens encore la première fois où j'ai approché un clavier et un écran personnels. C'était dans le cadre d'une formation professionnelle. Je n'avais fait qu'entrevoir la place qu'allait prendre cet outil et étais passé pratiquement à côté des applications personnelles.

Personne, autour de moi, n'avait anticipé la place prépondérante qu'il a aujourd'hui. Personne.

 

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30 septembre 2019 1 30 /09 /septembre /2019 07:00

Dans (pratiquement) tous les récits de meurtres de masse, de génocides et de massacres une donnée n'est (quasiment) jamais abordée dans les "pourquoi": il s'agit du plaisir physique ou moral que ressentent les tueurs au moment où ils tuent. Quand ils sont jugés les tueurs se gardent bien de l'aborder au tribunal, même involontairement.

Cette donnée essentielle fausse l'information: les bourreaux prennent du plaisir à tuer, plaisir qui se manifeste par le rire accompagnant le meurtre. Un livre, "le rire des bourreaux" sous-titré "essai sur le plaisir de tuer", publié tout récemment au seuil et signé d'un sociologue allemand Klaus Theweleit examine cette thématique, la valide par des exemples effroyables mais vrais (génocide des juifs, Cambodge des Khmers rouges, Etat Islamique, Rwanda et Anders Breivik) qui tous viennent corroborer sa thèse redoutable.
Les (trop rares) procès de "mass-murderers" analysent les comment et une partie des pourquoi (soumission à l'autorité, ordres, idéologie, préparation mentale, conditionnement....) mais n'abordent que rarement le "plaisir" pris à l'accomplissement des tueries ni, encore moins, le rire qui l'accompagne ou perdure des années après.. Que je sache ce sont surtout les victimes qui souffrent encore des années après et qui font des cauchemars; pas leurs tourmenteurs.

Au Rwanda ordre était donné de faire souffrir les Tutsi (hommes, femmes et enfants) avant de les laisser agoniser le plus longtemps possible. Même chose au Cambodge où la mort était donnée avec un manche de pioche ou par un sac-poubelle sur la tête. La Seconde Guerre Mondiale est pleine de ces récits monstrueux dans lesquels les bourreaux tuent avec une dimension non exprimée de plaisir. Ils y prennent goût et s'amusent à modifier tel ou tel aspect des tueries.

Nos mots, pour blâmer ces orgies de sang sont très en-dessous de ce qu'ils voudraient flétrir comme "non-humain" (inhumain): "bestial", "cruel", "sanguinaire", "brutal"; en réalité ils sont humains et l'archéologie comme l'Histoire montre qu'aucune civilisation et aucune époque n'en a été exempte.

Le rire des meurtriers, qui souligne le plaisir qu'ils prennent à tuer est tout simplement inadmissible. On le tait donc en faisant semblant d'oublier que dès l'enfance le sadisme et la cruauté se manifestent et que l'homme est tout sauf "le bon sauvage" de Jean-jacques Rousseau.

 

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26 septembre 2019 4 26 /09 /septembre /2019 15:44

jeudi 26 septembre, après le déjeuner avec Lulu près de l'Hôpital Purpan j'ai appris la mort de Jacques Chirac.

Immédiatement j'ai pensé à Giscard (qui le haïssait) et qui enterre un à un tous ses successeurs. Puis j'ai pensé que l'hommage national serait un de nos trop rares moment d'unanimité pendant lequel, fidèle à notre habitude nous trouverons toutes les qualités au 5ème Président de la Vème République: les siennes bien sur mais aussi (et surtout) celles qu'il ne possédait pas.

Sur mon vélo, Avenue de Grande Bretagne, je me disais qu'on ne manquerait pas d'interroger les vieux crabes de la "médiacratie", les Frantz-Olivier Giesbert et autres Jacques Julliard, les Michèle Cotta et les Catherine Nay qui tous, peu ou prou, suivaient la trajectoire du grand Jacques depuis l'élection en Corrèze vers 1971!

Et je me disais aussi que le défunt possédait le plus beau C.V de la politique Française. Pensez donc! il n'y a aucune fonction élective ou presque qu'il n'ait exercée (sauf sénateur) et il a été deux fois élu Président de la République et deux fois été nommé Premier Ministre.

Venons en au bilan... Chirac était la plus formidable bête à gagner les élections, l'opposant le plus tenace et le politicien le plus retors qu'il ait été donné de voir sur les 3 décennies 70-80-90. C'était une ambition jamais assouvie et il utilisait, pour arriver au sommet, tous les leviers à sa disposition. Le constat que l'on a du faire c'est qu'une fois Président il n'avait plus aucune idée et ne savait pas conserver le pouvoir plus de 2 ans. Seule la conquète du pouvoir semblait l'intéresser. Et sa reconquête car cet homme-là, en bon Français, passait du sommet à l'abime, de la réussite à l'échec avec une maestria à souligner.

De Raffarin à Bernadette, de Sarkozy à Jean-Louis Debré, de Fillon à Perben, d'Alliot-Marie à Stirn, des Tiberi à Juppé une cohorte d'éclopés le suivait naguère et  ils suivront son cercueil avec la hargne de ceux qui lui doivent tout et ne le méritaient pas.

Et ses douze ans de Présidence? me direz-vous. La suppression du service militaire et la non intervention en Irak sont les deux seuls faits saillants. Le reste c'est cette fameuse "politique du chien crevé au fil de l'eau" qu'ont suivie ses 3 successeurs et qui doit bien venir de quelque part.

... A 16H00 le Point publie les hommages de François Pinault à Chirac décédé... preuve que "sa" politique plaisait à certains.

A l'international comme en politique intérieure rien d'inoubliable. Le Chiraquisme n'a jamais existé (sauf à la Mairie de Paris et on aurait pu s'en passer!).

Reste l'homme qui possédait les défauts spécifiques des Français en quoi ils se retrouvaient et avaient (un peu) d'indulgence pour lui. Il était "sympa" et avait une stature que ni Sarkozy ni Hollande ne sont parvenus à acquérir.

L'anecdote qui, à mes yeux, le définissait le mieux est celle qui s'est passée à un sommet avec Margaret Thatcher, Premier Ministre anglais, qui voulait voir revenir en Grand-Bretagne l'argent de l'Europe. Oubliant qu'il avait un micro branché Chirac avait demandé: "qu'est-ce qu'elle veut la mé(na)gère? mes couilles sur un plateau?" au grand dam des diplomates présents.

Il a aussi fait de belles choses comme la reconnaissance des responsabilités de l'Etat Français (alors Vichy) dans la déportation et l'assassinat des Juifs pendant la guerre.

Qu'il repose en paix.

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26 septembre 2019 4 26 /09 /septembre /2019 07:00

Le gendre de ma femme a installé, dans son vaste et beau jardin, un poulailler modèle dans lequel 4 poules vivent un nirvana de vie de gallinacées. Françoise, Ghislaine, Quinou et Pascale, les 4 poules en question, ressemblent aux poules de la publicité qui n'existent pas: dodues, en excellente santé et possédant un plumage trop beau pour être vrai.
Elles disposent d'une  place insolente, sont nourries de manière royale et ont même accès, de temps à autre, à l'ensemble du jardin pour creuser, s'ébattre, courir et quérir des gourmandises qu'elles aiment (punaises, vers et limaces).

L'une est blanche, l'autre orangée, l'une grise et la dernière noire de la tête au pattes puisque des plumes situées là lui font un pantalon amusant. L'enfant de la maison les a apprivoisées en peu de temps et celles-ci l'ont adopté, malgré une certaine brutalité de ses gestes.

Il semble que seule la grise ponde régulièrement mais la productivité n'est pas la cause de leur présence dans ce jardin du Lauragais.

Pourquoi parlai-je de ces insignifiants volatiles? tout simplement parce qu'en les regardant vivre une vie de poules idéale je pensais aux conditions effroyables qui sont faites aux millions de leurs congénères au même moment dans ces élevages industriels qui sont encore la réalité quotidienne insurpassable de ces animaux.

Je ne suis pas vraiment, dans mon comportement alimentaire, un ami des animaux de type "vegan" ou même végétarien mais l'élevage industriel me heurte sans que je sache quoi faire.

Ces 4 poules, "au moins", vivaient une vie rêvée. C'est déjà ça.

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25 septembre 2019 3 25 /09 /septembre /2019 07:00

Dès que l'on quitte "l'hexagone" on saisit à quel point le monde est vaste et contrasté. On appréhende les réalités géographiques, humaines, politiques et même sociales des pays dans lesquels on reste quelques jours. Subitement la tolérance, ce concept qui nous fait tellement défaut à nous Français, nous nous apercevons que nous le possédons et qu'il fonctionne très bien.

Nous sommes, il faut bien le dire, un peuple impossible à gouverner et totalement irrationnel. Les raisons de nos erreurs sont maintenant bien connues et de solides ouvrages les recensent et donnent des pistes sérieuses pour y remédier. Ces livres sont des succès de librairie et font les beaux soirs des médias mais, curieusement, les élites en ignorent les thèses ou passent à côté.

Le "caractère National", notre génome de peuple, par exemple, nous fait préférer des explosions de mauvaises humeur et les changements "à chaud" à la réforme réfléchie. Les conséquences de ce trait de caractère sont connues mais nous sommes incapables d'agir autrement. A notre propre détriment.

Nous avons toujours préféré la Révolution en tant que telle à la  révolte, le coup de balai à la réflexion et la persévérance dans l'erreur plutôt que le changement de stratégie. Notre Histoire est constellée de désastres militaires (souvent dus à la non remise en cause des certitudes du Haut Commandement) et nous pratiquerons toujours le commentaire lapidaire plutôt que la critique constructive.

Dans un ensemble assez unique les médias de notre pays se sont spécialisés dans la critique à outrance, le commentaire fielleux et le lynchage permanent de tout ce qui dépasse oubliant que l'information est leur premier devoir. Qui s'est intéressé aux normes de sécurité régissant la Cathédrale de Notre-Dame de Paris avant l'incendie? qui a informé le peuple Français des dérives sexuelles de DSK avant l'affaire du Sofitel de New-York? les exemples sont nombreux de ce tropisme journalistique assez spécifique à notre cher pays.

Nous n'exportons pas, ou médiocrement nos technologies (aucune voiture Française sur le continent Nord-Américain. Pourquoi?), celles-ci ont souvent 10 ans de retard ou sont inadaptées (le "France", "le Concorde", le "A380".....

Notre vie politique est régie par une constitution monarchique absurde et inadaptée. Pourquoi n'est-elle modifiée qu'à la marge et avec parcimonie? notre Président, quelques soient ses qualités et défauts personnels est censé être omniscient et infaillible... résultat il plonge dans les abimes de l'impopularité dès son élection et est empêché d'agir par sa propre administration, nouvelle noblesse parasitaire. Ce constat n'est jamais suivi d'actes permettant d'améliorer le système.

J'arrêterai cette litanie par l'incroyable masochisme qui semble être le nôtre: nous nous "excusons" pour tout et battons notre coulpe en permanence. L'esclavage, la colonisation, la cuisine au beurre ou la pollution de la planète c'est Nous. Napoléon était un Hitler en devenir et la France une puissance impérialiste voire génocidaire.

Moyennant quoi nous sommes le pays le plus consommateur de psychotropes, celui d'Europe dans lequel ces deux doctrines mortifères que furent le communisme et la psychanalyse se sont le plus implantées et le pays des défaites militaires les plus complètes. On "se fout de l'an 40" mais mes amis quelle dégelée! En d'autre temps Nivelle et Maginot, Leboeuf et l'amiral Villeneuve n'ont pas connu la dégradation et le déshonneur que je sache.

Voilà pour le négatif, qui seul m'intéressait aujourd'hui. Lorsqu'on voyage notre pays redevient attractif et, une fois revenu, au bout de 3 à 4 jours la haine de soi, la jalousie, la méchanceté, la critique caustique et le mal être reprennent tout l'espace.

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24 septembre 2019 2 24 /09 /septembre /2019 07:00

Il y a de cela une dizaine d'années (sans doute plus) j'avais lu l'intégralité ou presque de l’œuvre traduite disponible en Français de l'écrivain Britannique George Orwell, souvent cité pour son fantastique livre "1984" (malheureusement ce livre est souvent cité en référence par des gens qui ne l'ont pas lu ou qui l'ont mal lu) et dont, de ce côté de la Manche, on connaît surtout "1984" donc et "La ferme des animaux" alors qu'il a écrit des romans, des essais et des carnets absolument remarquables et qui n'ont pas tellement vieillis.

La grande affaire de la (courte) vie de cet homme si intéressant est la politique. L'organisation de la société humaine. La justice. le Droit et, naturellement la guerre puisqu'il vécut la seconde et fut influencé par la 1ère guerre mondiale et la fin de la colonisation de l'Inde par l'armée anglaise qu'il vit de près.

J'avais conservé, j'ai conservé ces livres sous plastique parce que je me doutais qu'on ne les rééditerait pas tous et qu'ils étaient tous intéressants.

J'ai parcouru récemment "tels, tels étaient nos plaisirs" de 1947 qui contient des pages sur Salvador Dali, Arthur Koestler (autre personne remarquable et oubliée), la bombe atomique, Gandhi et... son enfance dans le système des "publics schools" anglaises entre les deux guerres. L'essai qui a donné son titre au recueil est incroyablement prenant: Orwell se souvient de son enfance, de sa condition, des rapports sociaux et entre enfants et les restitue avec une vérité palpable. il donne de l'enfance et des pensées qu'il avait alors une image forte et douloureuse qui verse dans l'Histoire, la Sociologie, l'Education et même la politique. On est loin des élucubrations freudiennes.

Orwell est de ces écrivains dont l'écriture diminue les distances. Lorsqu'il s'exprime ce n'est pas un homme mort depuis 70 ans qui le fait mais quelqu'un de proche dont la pensée se déploie en temps réel comme s'il était près de nous.

Notre époque l'a "réduit à 1984"... c'est déjà pas mal mais c'est une trahison, Orwell a écrit des pages indispensables qui marquent la vie de ceux qui ont la chance de les découvrir. Le très court récit "Une pendaison" (1931) publié dans l'ouvrage "Dans le ventre de la baleine" illustre la condition humaine, chère à André Malraux et y est dépeinte, sans fioritures excessives.
 

 

 

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