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6 août 2021 5 06 /08 /août /2021 07:00

Je reviens rapidement sur les manifestations anti-pass Covid qui, depuis 3 samedis permettent à n'importe qui de dire n'importe quoi.

Où l'on voit le Président de la République Emmanuel Macron soupçonné de fomenter un complot contre la République, l'état de droit et "nos" libertés.

Oubliant que le virus est mondial et qu'il est combattu partout ailleurs avec sensiblement les mêmes armes ils feignent de croire ou, pire, croient que le président Macron est sur le point de se transformer en dictateur d'un nouveau genre: un tyran qui s'en prendrait à notre santé. Écrit c'est complètement idiot mais ils étaient 200 000 à manifester samedi dernier comme si c'était plausible ou en train de se faire.

De grands médecins, des virologues, des philosophes et une noria d'intellectuels de tous bords et origines viennent dire que la vaccination est, en l'état actuel, le seul frein à la progression du virus.

Nos contestataires, soutenus par des calibres comme Florian Philippot* et Dupont-Aignan campent sur leur position et répètent des slogans ahurissants de bêtise. Leur viatique est constitué des âneries complotistes qui feraient rire si elles n'étaient crues et répétées par des milliers de cocus contents de l'être. Plus les arguments utilisés sont grotesques plus ils sont crus.

L'entrée graduelle en campagne présidentielle permet aux moins scrupuleux de jeter de l'huile sur le feu.

Après les gilets jaunes (prêts à reprendre les rond-points) les complotistes et les antivax trustent les plateaux de radio et de télévision où on leur tend des micros plus que complaisants.

Parfois la "vieille France" déliquescente, celle du Général Boulanger et des ligues des années 30 reprend du service. Nous sommes dans une de ces médiocres périodes. En plein dedans.

 

* Philippot dont la livraison du 4 août du "Canard enchaîné" nous apprend qu'il possède le pass sanitaire qu'il a récemment utilisé pour se rendre à Rome.

 

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5 août 2021 4 05 /08 /août /2021 07:00

Sur l'autoroute j'ai écouté par hasard, une émission de France Culture, "la grande traversée" qui diffusait un des 9 épisodes consacré à la Comtesse de Ségur.*

Inutile de dire que cette auteure ne fait pas partie de mes préoccupations immédiates et qu'hormis "les malheurs de Sophie" et "Les petites filles modèles" que ma mère lisait à ma sœur prénommée ainsi;  je n'ai pas souvenir d'avoir lu quoi que ce soit de la Comtesse en question.

C'était une émission rafraîchissante et bon-enfant. Pas question d'employer des grands mots et de manier des concepts piégés. Simplement l’œuvre, l'auteure, le contexte et des commentaires de personnes l'ayant lue.

J'avais oublié que la dite Sophie était censée être une petite fille de 3 ans et demi 4 ans. Il m'avait échappé que sa mère, la redoutable Madame de Réan, était sévère jusqu'à la cruauté avec sa petite fille qui, en fin de compte, se sentait très seule et essayait d'attirer l'attention en faisant des "bêtises".

M'avait échappé également le fait incontestable que Sophie faisait surtout souffrir les animaux.

Je n'avais pas retenu que le petit Paul, insupportable enfant sage, avait disparu dans le naufrage du bateau qui emporta aussi la mère de la petite héroïne.

Par contre je me souvenais que le livre était publié dans la bibliothèque rose, réservée aux filles. Que les dénommées Camille et Madeleine étaient d'horribles poseuses (de 7 et 8 ans!!) et surtout que la morale , le moralisme, la classe sociale supérieure et une certaine mièvrerie y étaient distillés au point d'affecter le récit.

Jean-Claude Brialy en avait fait une adaptation cinématographique difficile à supporter parce que les enfants y étaient mauvais comme des cochons.

J'ai trouvé amusant le passage sur "les fruits confits" qui était lu avec subtilité. Je n'ai jamais été convaincu par les textes lus mais ai pensé que des textes "mineurs" y trouvent une sorte de rédemption littéraire. "Les malheurs de Sophie" me sont apparus comme bien écrits et plaisants à écouter.

 

* disponibles en podcast.

 

 

 

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4 août 2021 3 04 /08 /août /2021 07:00

Je suis tombé sur deux petits livres de poche, des éditions Press-Pocket d'occasion dans un vide-grenier. Il m'en a coûté deux euros le lot.

Ils sont signés Georges Hyvernaud et sont comme des signaux qui nous sont faits de de très très loin. L'un est intitulé "la peau et les os" et raconte la captivité calamiteuse de l'auteur entre 1940 et 1945 en Allemagne. L'autre, "Le wagon à vaches" le retour, après cette même captivité, dans un pays dévasté, moralement et physiquement.

J'ai été surpris de l'infinie misère du pays de la défaite. Pendant les plus de 70 années écoulées depuis l'effondrement du pays, de ses élites, de son armée et de sa population la France a plus changé qu'en aucun moment de son histoire. C'était nécessaire! la défaite sanctionnait un pays que la guerre précédente avait traumatisé et qui n'avait plus le ressort indispensable. Pacifique à contretemps et face au bellicisme sans fard de l'Allemagne, appauvrie, sans ressort, repliée sur elle-même, inégalitaire comme jamais la France était à bout de souffle. Ses mauvais choix et le sort allaient s'acharner sur elle pendant la période la plus sombre de sa longue histoire.

Hyvernaud, qui fut enseignant décrit ce pays vaincu, exsangue, sale, pauvre, misérable, vaincu. Des mentalités mesquines, des hommes et des femmes sans ambition et subissant leurs vies, des différences sociales infranchissables, une misère se contractant par héritage, des fléaux insurmontables (alcoolisme, déterminisme social, défaillance politique, poids de l'église et des conventions sociales etc.) qui, une fois que le rouleau compresseur Allemand eut défait nos "forces armées" empêchèrent longtemps le pays de se remettre, voire de se complaire dans cette fange à la fois grotesque et honteuse du "Régime de Vichy"*.

On pense souvent à Céline à la lecture de ces vies sinistres et sans espoir. La captivité poisseuse salit, humilie et détruit ces milliers d'hommes capturés par les Allemands et traités comme du bétail. On ne parle pas de camps de concentration et encore moins de camps de la mort mais de casernements sordides où l'individu est nié et réduit à un organisme souffrant. Le prisonnier de guerre est sous-nourri, méprisé, battu et humilié dans sa chair et son âme. Les Français pas encore moyens affrontaient ces terribles années sans préparation morale, intellectuelle et physique. La description qu'en fait Hyvernaud semble concerner d'autres êtres humains. Un autre monde, une autre époque. Dieu merci, même s'il y a des permanences dans le caractère national on peut penser que les Français de 40-45 ont disparu avec le retour de la paix.

Curieusement, moi qui ai toujours eu des problèmes avec les transcriptions trop réalistes des aspects médicaux de l'organisme ai été impressionné par les descriptions crues des latrines, de la saleté, de la promiscuité de la vie quotidienne des prisonniers. Hyvernaud ne juge pas -ou alors avec une certaine mansuétude- ses contemporains et, parmi eux, ses compagnons d'infortune. Cette humanité réduite aux fonctions dites naturelles on a tendance à ignorer qu'elle sommeille et pourrait se réveiller sans crier gare.

J'ai lu ces deux livres comme on lit des livres d'histoire. Derrière les grands thèmes tels "la France de Vichy", "la drôle de guerre", "mai 40" il y a une humanité qui a connu l'effondrement absolu et qui en a payé le prix fort. Savoir ce qui se cache derrière la "grande histoire" est une nécessité.

 

* Je ne dirai jamais assez qu'il faut lire et s'informer sur l'ignominie absolue que fut "l’État Français" de Pétain. Son abjection le dispute à sa bêtise, son inutilité à sa malfaisance. Tout y est sordide et dégradant. Seule "la grande terreur" Robespierriste peut lui disputer la place ignominieuse de période la pire de notre longue Histoire.

 

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3 août 2021 2 03 /08 /août /2021 07:00

Bon! notre équipe de jokari a failli grimper sur le podium des jeux olympiques à Tokyo. Vincent Lindon s'est remis de Cannes et les Français possédant le passe pourront aller dans les salles de cinéma pour voir le dernier chef d’œuvre comique avec Alexandra Lamy et Franck Dubosc. Ouf! on revient de loin. La Covid, cette pelée, cette galeuse, n'empêche pas les restaurateurs de fermer pour les vacances. Bison bossu signalait des centaines de kilomètres de bouchon dès le 30 juillet.
France Éternelle!

Et pourtant on l'aime ce pays! malgré les Français et leur fichu caractère.

Ils seraient, ces Hexagonaux, 40% à soutenir celles et ceux qui s'opposent à ce fameux passe. Ils seraient plus de 60% à rejeter Emmanuel Macron. Ils seraient, nous serions contre les éoliennes, contre le nucléaire, contre les centrales à charbon mais pour le téléphone et le tout rechargeable. Même les brosse à dents sont électriques. J'ai vu récemment des poivrières et des salières à piles!.

Nous sommes chauvins, pas accueillants, infichus de parler correctement une langue étrangère, nous sommes indisciplinés et individualistes. Un peuple insupportable et prétentieux mais aussi humble et courageux. La contradiction est notre marque de fabrique.

Pourquoi ce constat désabusé? parce que ce dimanche 1er Août, sur France Inter au "journal de 8H00" j'ai entendu un reportage qui m'a navré, déçu, consterné, choqué, abasourdi... rayez les mentions inutiles.

Les Français, y disait-on en substance, ne veulent pas payer pour les surcoûts engendrés par le télé-travail. Le radiateur d'appoint, sa consommation d'électricité, la chaise et le bureau, la lampe...les interviewés s'indignaient d'être contraints de régler des notes d'électricité élevées, notes augmentées des consommations directement dues au travail à la maison.

Le bureau fournit (souvent) les salariés en feuillet A4, en stylos et en d'autres articles de papeterie et quantité d'autres choses. Une "démarque inconnue" passée par pertes et profits. On n'y est pas regardant sur la consommation d'énergie (lumières, chauffage, machines branchées du matin au soir, micro-ondes...). L'entreprise, bonne fille, ferme les yeux sur ces larcins qui, multipliés par le nombre de salariés "indélicats" doit coûter cher.

Revendiquer, à la radio lors d'une interview, le remboursement d'une chaise n'est pas que ridicule, c'est aussi obscène. 100% des personnes travaillant dans des entreprises y rechargent quotidiennement leurs téléphones portables privés. Imagine t'on le tollé que susciterait la demande d'indemnité de l'employeur?

Nous ne rendons plus compte des incroyables espaces de liberté dont nous bénéficions. Nous vivons dans une démocratie certes imparfaite mais réelle et nous osons parler de "dictature".

Prenons garde qu'à force de la dénigrer et de la contester elle laisse la place à une authentique dictature. Rien ne nous garantit à vie de vivre dans un des pays où l'on est libre.

 

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2 août 2021 1 02 /08 /août /2021 07:00

Sur la chaîne LCP du Sénat j'ai regardé -distraitement- un doc sur les Présidents Français de la Vème et leur cote d'affection auprès du peuple qui les a élus.

C'était assez convenu et ne dépassait pas le stade d'un documentaire de 1ère année d'école de journalisme. Franck Louvrier, Anne Sinclair, Alain Duhamel et d'autres figures de la presse parlée donnaient leur avis en n'oubliant évidemment pas de se faire mousser au passage. A ce jeu Anne Sinclair est imbattable.

Je m'étais donné les règles d'un petit jeu: verrait-on, une fois encore Giscard et son ridicule "au revoir" de 81 et le "François Mitterrand est élu Président de la République" d'Elkabach couvrant l'image de synthèse s'attardant sur la calvitie de l'impétrant en un faux-suspens lui aussi risible? Évidemment la réponse est "oui".

A part cela les images comme le commentaire n'apportait strictement rien de nouveau: on avait vu les premières et entendu le second six cent mille fois.

De Gaulle était emphatique et ennuyeux. Les extraits de discours et les archives soulignaient -me semble t'il-une sorte de sentiment de supériorité manifeste de l'homme sur ses contemporains et son époque. Les médias aux ordres infantilisaient en rond et servaient la soupe sans se poser de question. Le petit fils du Général de Gaulle, un politique LR inodore et sans saveur essayait de se draper de la légende de son aïeul en le citant abondamment. Pathétique.

Le seul aspect amusant et surprenant était le commentaire décalé et plutôt dépassionné de Jean-Luc Mélenchon qui m'a étonné à plusieurs reprises.

Comme d'habitude les 5 ans de présidence de Georges Pompidou ont prestement été évacuées. On a parlé de ses épais sourcils et de son affection pour sa femme... tout était dit!

Giscard, cette grande mante religieuse à la particule achetée était présenté comme un éblouissant réformateur, un moderniste incompris. C'était un brin réducteur! descendre les Champs Élysées à pied, ralentir "la Marseillaise" et dîner chez des Français de base ne méritaient pas cette mansuétude du Duhamel de service!

François Mitterrand s'offrait le plus long portrait. Un panégyrique roucoulant où le positif de son action l'emportait largement sur le moins bon. On avait droit aux poncifs habituels et Mélenchon, encore lui m'a étonné par la justesse de ses commentaires et leur sincérité. N'a t'il pas dit: "je l'aimais tellement que je ne saurais le critiquer"? Moyennant quoi on a eu droit à une partie de la geste mitterrandienne (le Panthéon, les "forces de l'esprit", Mourousi etc.). Les beaux yeux d'Anne Sinclair trahissaient la passion à peine éteinte!

Dans un doc sur l'affection ou son contraire haineux du peuple Français pour Jacques Chirac élu il y avait beaucoup à dire.. On a choisi de donner la parole à l’éteignoir Baroin et chargé Roselyne Bachelot de dire une ou deux vacheries. 
...et, évidemment; demandé à Jean-Louis Debré de surjouer sa proximité avec le Corrézien. Dès lors il n'y avait rien à faire. On re-re-re voyait la poursuite de la CX dans Paris et l'image du 1et tour voyant la qualification de Le Pen. Du travail de pro!

Sarkozy, toujours autant détesté, fut exécuté en 3 minutes. Il est vrai que....Les pêcheurs du Guilvinec", le jogging à New-York, "Avec Carla, c'est du sérieux" et "casse-toi pauvre con" ça faisait beaucoup. L'diot pro-Chinois Rafffarin refermait le cercueil.

3 minutes aussi pour descendre Hollande. 5 ans de présidence résumés par son renoncement à briguer un second mandat. C'est un peu court! Macron traité de la même manière: ses phrases malheureuses et les gilets jaunes. Roulez jeunesse, c'est du doc de journalistes!

Le sujet, à savoir la popularité puis l'impopularité de TOUS nos Présidents a été à peine abordée. Notre caractère national estompé, notre mentalité régicide collective évacuée.

Hidalgo ou Bertrand, Macron II ou Pécresse 1ère je le ou la plains. La Présidence est une essoreuse dont personne ne sort indemne. Les 3 non réélus, Giscard, Sarkozy et Hollande par leur quête éperdue d'un ticket retour montrent que les compensations doivent être énormes. Même un Barnier serait honni s'il venait à être élu!

 

 

 

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30 juillet 2021 5 30 /07 /juillet /2021 07:00

En grandissant et en s’américanisant mon fils a acquis une stupéfiante philosophie qui le fait accepter les ennuis quotidiens du quotidien comme s'ils n'étaient que des vues de l'esprit. Il ne s'inquiète pas, relativise et finit par un fatalisme aussi inattendu que bien vu. 

Moi qui l'ai connu angoissé, stressé et toujours sur le fil du rasoir je n'en crois pas mes yeux et mes oreilles. Ce lundi il avait rendez-vous avec l'un des nombreux loueurs de voitures institutionnels qui ont pignon sur aéroport. Le plein était fait, la voiture était aussi présentable qu'un véhicule occupé une semaine par des enfants. Traces de sucres et de gras incluses. Seule originalité: une bosse de stationnement à l'arrière qui se poursuivait en rayures sur le passage de roue arrière droit.

La voiture ayant moins de 8000 km au compteur et sentant encore le neuf il était difficile de trouver la moindre excuse convaincante. Celle(s) qu'il me servit ne me convainquirent pas moi-même!

Au moment de l'état des lieux, le croirez-vous? il se fit charmant Canadien, enveloppant et drôle, parlant "chars" (voitures en Québecois) souriant, à l'écoute et donnant l'impression d'avoir rencontré un interlocuteur important. Ils firent la moitié du tour de la voiture, parlant et riant, notèrent le kilométrage et le niveau d'essence. Ils s'approchent tous les deux de la porte arrière, s'arrêtent pour discuter et... je vois le délégué du loueur de voitures lui tendre cet appareil qui enregistre les signatures sans terminer le tour du véhicule.

Oui, le responsable des retours, se basant sur le bagout de son interlocuteur ou oubliant ses directives n'a pas fait scrupuleusement son travail ni noté les plaies et blessures de la carrosserie; faute de les avoir vues. Incroyable!! je suivais la scène de loin, angoissé au dernier degré.

Au lieu de me taire je lui dis que le type en question a des soucis à se faire pour son emploi si l'incident s'est déjà produit avec lui. Je précise même qu'on serait aux USA on ne tarderait pas à le croiser, lui et le carton contenant ses affaires. Que n'avais-je pas dit?!?!! Voilà mon fils pris de remords. "Je ne suis pas à 300€ près. Je ne veux pas être un salaud, je ne veux pas qu'il perde son boulot" etc. le tout en marchant vite après avoir fait demi-tour.

Essoufflé, boitillant et rouge je dis à mon fils que le libéralisme..., la loi des affaires..., tuer ou être tué et toutes les conneries de ce genre. Il ralentit. J'estoque avec un argument dont je ne suis pas fier: l'homme est un chef tandis que les salariés qui vont nettoyer les voitures sont des petites mains sous-payées. C'est eux qui seront accusés, c'est leur rendre service (oui, je l'ai dit, j'ai honte) que les faire chercher du travail ailleurs.

Mes arguments pourris et moi renversons la situation. Nous traversons le parking pour la troisième fois.

Cinq minutes après mon fils est guéri. Il ne paie pas le tramway (pas pour deux stations) et se félicite d'avoir "roulé la sté ...................", des loueurs maquignons dans la farine. Le Canada, ça vous change un homme.

 

 

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29 juillet 2021 4 29 /07 /juillet /2021 07:00

En 1978 j'ai volé, oui, volé à Nelly, la petite-copine de mon ami Gérard le 33t vinyl "Rock around the bunker" de Serge Gainsbourg.

Ce disque, le 2éme "concept-album" après "l'Histoire de Melody Nelson" est sorti en 1975 et est méconnu et raté. Mais c'est un plantage élégant, ironique et désinvolte qui recèle quelques pierres précieuses pour qui voulait se donner la peine de dépasser le concept "Gainsbourg se moque du nazisme" et la relative médiocrité de la chanson qui a donné son titre à l'album. Dans mon souvenir il était assez court (une trentaine de minutes) et la face B (il disait: "Un album possède une face "Aaaah!" et une face "Bêêêêêêrk") de loin la meilleure. Nazi rock, zig zig avec toi, yellow star et surtout S.S. in Uruguay étaient de bonnes chansons  aux paroles minimum mais drôles. Il fallait oser et lui seul le pouvait se colletiner avec ce sujet explosif.

Nelly possédait ce disque et me l'avait prêté. Je reconnais, shame on me!, que je n'avais pas l'intention de le lui rendre.

J'ai gardé le vinyl toutes ces années. il a connu des vicissitudes mais il est là, presque comme il y a 43 ans. Cela fait sans doute aussi le même nombre d'années que je n'ai pas écouté "Rock around the bunker". Gérard m'ayant mis dans la confidence qu'il "larguait" Nelly j'ai compris que le disque était à moi!

Oui, il y a des larcins plus élégants.

J'ai gardé, toutes ces années, le souvenir de cette vilaine substitution et ai, merci "Copains d'avant", retrouvé la trace de Nelly. Sans entrer dans les détails je lui ai dit posséder son Gainsbourg et être disposé à le lui faire parvenir.

Je vous dirai ce qu'il est advenu après ce remord tardif.

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28 juillet 2021 3 28 /07 /juillet /2021 07:00

J'ai été marié deux fois. Je suis toujours marié avec la seconde. Les deux femmes dont j'ai partagé un moment de leur vie sont aussi différentes que peuvent l'être Joan Baez et Madonna.
Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit. Catherine ne ressemble pas à Joan Baez ni Françoise à Madonna. Et réciproquement.

Elles sont très différentes physiquement et moralement. En fait elle sont tellement dissemblables que je m'étonne parfois d'avoir aimé et d'avoir été aimé des deux. Je suis toujours aimé de la seconde.                    Et réciproquement donc.

Il sera difficile d'achever ce post si je m'autorise fantaisies de style et digressions.

J'ai eu deux enfants avec Catherine et zéro (pour le moment) avec Françoise. Mais nous n'en voulons pas vraiment, ce qui tombe bien puisque nous avons atteint les rives froides de la soixantaine. De toute manière mes enfants et les siens ont été éduqués avec des méthodes aux antipodes les unes des autres. Irréconciliables eussent été les méthodes de chacun. Sachez-le, on s'évite des conflits en convolant juste avant l'EPHAD!

J'ai réussi pendant un long laps de temps à faire en sorte que ces dames ne se rencontrent pas. J'ai vu trop de films et lu trop de livres dans lesquels les deux femmes ne s'entendent que "sur le dos" de leur mec en commun, pour lui saboter l'existence.

J'ai aussi le souvenir d'un passage de témoin entre Catherine et C*** et d'une soirée électrique que je n'avais pas forcément envie de revivre.

... Elles se sont rencontrées, plusieurs fois de suite et sans l'avoir voulu. Je les sens qui luttent pour que leur complicité naissante ne devienne pas une sympathie débouchant elle-même sur une amitié. Elles faisaient la cuisine pour les petits, l'autre jour, dans la maison de vacances de mon fils et riaient comme deux complices de toujours. J'ai entendu un "tu n'as qu'à demander à mon ex" qui les a faites pouffer.

Mais les voir un autre jour à vélo en pleine conversation et riant aux éclats me fait penser que, décidément, je n'ai pas tout raté.

 

 

 

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27 juillet 2021 2 27 /07 /juillet /2021 07:00

Le plus grand de mes petits-fils -il n'a que 6 ans et demi!- est l'objet de passions qui confinent parfois à l'obsession.

Au point d'inquiéter ses parents.

Il nourrit par exemple une admiration phénoménale pour les pompiers, leurs casernes, leur matériel, leurs engins d'intervention et leur tenue. Celle-ci est tellement prégnante que tous la trouvent excessive sans savoir comment la canaliser.

Nous sommes en général bien accueillis par les "soldats du feu" qui en ont vu d'autres. Tous nous disent les visites de petits garçons tremblant d'émotion devant leurs héros et leur univers. Ils disent les connaissances surprenantes de ces enfants, leur curiosité et leur certitude d'être un jour le pompier qu'ils admirent, avec les bottes et le casque-miroir.

Ayant à domicile ce petit fan nous avons, sur la demande de ses parents donc, tenté d'élargir son horizon, non pour le détourner de sa passion première mais pour qu'il s'intéresse aussi à d'autres objets.

Nous n'avons que trop réussi! le métro sans conducteur de Toulouse, le tramway et les bus automatiques sans chauffeur ont fait chauffer nos cartes de transport! j'ai plus pris les transports en commun toulousains en 7 jours qu'en une année. Matin, après-midi, après dîner.... c'était toujours le moment d'y aller.

Ce dimanche matin mon cerveau se cabrait tout seul à l'idée de rendre une visite aux pompiers ou de descendre les escaliers mécaniques du métro.

Nous lui avons "vendu" un magasin "génial" où l'on trouvait des animaux vivants, des fleurs, des plantes, des jouets et même du chocolat (une autre de ses passions dévorantes). Bref nous devions nous rendre au "Jardiland" et l'avons emmené avec nous. Ça passait (c'est génial, il n'y a pas ce magasin à Montréal) ou pas (c'est nul). C'est passé!

Grâce à un Cacatoès "coiffé" comme lui, des poissons très curieux (et affamés), des fleurs qu'on lui a fait choisir et une voiture miniature achetée à la caisse nous avons acheté ce dont nous avions besoin, oublié les pompiers une paire d'heures et intéressé ce petit bonhomme avec des poissons.

Nous n'étions pas mécontents de nous.

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26 juillet 2021 1 26 /07 /juillet /2021 07:00

J'ai regardé un doc formidable sur une affaire pitoyable datant de 1985 connue sous le nom du bateau ("Rainbow Warrior") de Greenpeace que la France avait jugé bon de faire sauter dans le port d"Auckland (Nouvelle Zélande) en 1985, sous la très riche et fructueuse présidence de François Mitterrand.

C'est, entre autres, pour des affaires comme celle-ci que nous sommes peu aimés (litote) à l'étranger. Morgue, méthodes barbouzes, ratage, mensonge... rien ne manque dans le grotesque et l'odieux d'une opération stupide -minable même, qui étonne par son amateurisme et ses conséquences. N'eut été la mort d'un homme (un photographe de l'association écologiste), le ridicule de la France qui mentit effrontément avant de reconnaître piteusement sa responsabilité pleine et entière et surtout l’aplomb des politiques Français de l'époque, Mitterrand, Hernu, Tricot, Fabius et Chirac on aurait bien ri. .

Cette affaire de pieds-Nickelés, absurde dans son principe et consternante dans sa réalisation se (re)découvre comme une Bande Dessinée, un roman d'espionnage parodique ou une farce politique.

La France essaie ses armes nucléaires à Muruoa, dans le Pacifique. Greenpeace s'oppose au nucléaire en général et aux essais Français dans la région en particulier. Le "cher et vieux pays" de de Gaulle veut frapper un grand coup et décide de faire sauter et couler le bateau de l'association.
Hop! sans prévenir le Gouvernement démocratique de Nouvelle Zélande on envoie 1, 2 ou 3 (en fait 3) équipes d'agents de la DGSE avec mission de placer et de faire exploser 2 bombes sous le Rainbow Warrior.

Une de ces 3 équipes, car il a fallu ça!, celle "des-faux-z'époux-Turenge" se fera prendre pour son manque de discrétion. Après tout s'enchaîne, le scandale mondial, le mensonge d'état, le déni de Mitterrand et Hernu, la comédie Fabius qui dit non en levant le sourcil le lundi et oui en l'abaissant le mercredi, les révélations sur les équipes d'espions etc.

Hernu, après avoir menti comme un enfant de 4 ans démissionne, Mitterrand le déplore puis plane et Fabius croit en son étoile présidentielle.

Coup de tonnerre final: la grossesse-surprise de la fausse madame Turenge et les douleurs stomacales de son mari d'opérette leur valent une libération en Concorde orchestrée par un Chirac en général Zantafio.

J'avais oublié cette affaire consternante. Son grotesque est certainement en partie responsable du discrédit des Hommes et femmes politiques. Certainement.

 

 

 

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