Il y a 3 ans nous avons acheté une voiture de marque Toyota, modèle Yaris Hybride neuf dont, jusqu'ici, nous n'avons aucune raison de nous plaindre.
Nous l'avons achetée chez le concessionnaire de Toulouse et, hormis le prix des "révisions", nous en trouvons l'usage et le fonctionnement pratique et les gens du réseau de la marque japonaise efficaces.
Trop efficaces peut-être! ils se manifestent par téléphone ou SMS, par mail aussi, pour nous rappeler telle ou telle opération indispensable pour conserver une garantie valable. Moins par altruisme que pour faire rentrer de l'argent, on l'a compris.
Nos coordonnées ont d'ailleurs été revendues à des sociétés qui utilisent les informations contenues dans notre dossier "Toyota" pour qu'ils fassent de la "retape" auprès de nous: gravage des vitres, assurances, post-garantie constructeurs, essai du nouveau modèle de la même gamme ou du modèle au-dessus...
Tout ceci est parfois risible (quand on nous invite à des "journées V.I.P") mais fait partie de ce monde où tout se vend et où l'on n'existe qu'en fonction de son pouvoir d'achat.
Très récemment une femme m'a appelé au téléphone comme si j'étais une de ses connaissances, quelqu'un d'important et de privilégié, pour me faire une proposition de rachat merveilleusement adaptée de ma "vieille" voiture pour l'achat de la 6, 7 ou 8ème Yaris depuis le lancement de ce modèle. Je lui ai clairement signifié que la toute nouvelle Yaris ne nous plaisait pas mais mon interlocutrice a zappé cette objection.
Bon prince, comme nous trouvons l'habitacle et surtout la malle un peu petite j'ai accepté le rendez-vous en précisant que je viendrais seul et en vélo électrique.
Presque imperceptiblement le ton de mon interlocutrice a changé. Je devenais subitement moins "V.I.P" et ne l'intéressais quasiment plus.
Il fallait en fait venir avec la voiture, accepter une offre de rachat gonflée par la crise du Covid (les voitures se vendent mal et les stocker coûtent cher) et passer commande sur le champ de modèles sur parc. La stratégie commerciale* exigeait au minimum une personne capable de s'engager vite et sa voiture que l'expertise élevée devait aider à passer commande illico.
Avec mon vélo (Brassens le chantait!) "j'avais l'air d'un con".
* C'était la seconde tentative de Toyota et son insuccès est de ma responsabilité cette fois.
