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17 mai 2021 1 17 /05 /mai /2021 07:00

On nous parle parfois de "l'après" avec des mines gourmandes. Dominique Seux, Lou Ravi de l'économie sur France Inter se lèche les babines à l'idée de ce qui nous attend de félicité une fois la pandémie éloignée.

Moi, la pandémie je la vois comme une énorme contrainte, pas comme une opportunité. N'en déplaise aux fous du marché j'ai bien l'impression que notre monde d'après sera toujours aussi invivable! peut-être même le sera t'il encore davantage.

Prenez l'aérien... Comme ça, par hasard. Prendre l'avion, depuis longtemps, c'est connaître la promiscuité, les règlements tatillons, les mesures absurdes et vexatoires et se sentir, le temps de l'embarquement, comme du bétail.

Ces contrôles minutieux et parfois absurdes ne sont pas tout ce qu'il y a à redouter d'un voyage en avion: la "politique des bagages" en est le versant ubuesque . Désormais il faut payer pour les bagages en soute, même pour un long trajet. Si vous n'y prenez pas garde vous ne verrez pas que votre Paris-New York ne vous autorisera qu'un sac de cabine (taille équivalente à une trousse de toilette).

On doit ce racket légal aux compagnies low-cost qui, les premières, ont instauré ce tracas. Naturellement (pourquoi se gêner?) vous payez deux fois -et à un tarif élevé- pour vos bagages: une fois à l'aller, une fois au retour. Et ne venez pas râler si votre belle Delsey est une loque au premier voyage, trop content de l'avoir récupérée!

Je vous rappelle que c'est à vous de prendre le billet, de le choisir, de le payer, de renseigner la compagnie, les douanes etc., d'imprimer telle ou telle pièce et de VOUS DEBROUILLER. Seuls, des numéros de téléphones surtaxés seraient à même de vous aider dans ces tâches harassantes. Hélas ils ne répondent quasiment jamais ou en Albanais, dialecte du Nord-Est du pays.

J'exagère? vous verrez! je suis encore en deçà de la réalité.

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14 mai 2021 5 14 /05 /mai /2021 07:00

Ca nous a pris (un peu) par surprise. Après la reine d'Angleterre et le prince Philip, après le divorce de Bill et Melinda (on a l'impression de les fréquenter!) et le soufflé du bicentenaire de la mort de Napoléon enfin retombé voilà qu'a débarqué l'anniversaire du 10 mai 81 et cette commémoration en présence des apôtres (Adler, Orsenna, Lang, Glavany, Lauvergeon, Moati...) avait des airs de culte religieux.
Sans prévenir une Mitterrand-mania déboule sur le pays et ses médias. Serge Moati, en Grand Prêtre du Culte a donné le signal de départ. Il était GRO-TES-QUE mais ses lunettes n'étaient pas embuées par le masque mais par la peine, lui.

Certains des plus laudateurs de l'inoubliable écrivain-homme politique (comment ça, "pas écrivain? "l'abeille et l'architecte" ce n'est pas un livre peut-être?) ne sont plus de ce monde pour passer la brosse à reluire. Ce n'est pas grave, on a des compliments filmés! Sans Kiejmann (vous êtes certain qu'il vit encore?) ou Bergé la fête n'aurait pas été la fête!

Robert Badinter a concédé que l'idole de Solférino et de Latché mentait comme un arracheur de dents, ce que feu Ormesson a confirmé d'une jolie formule: "il avait un problème avec la vérité".

On a eu droit à tous les poncifs répétés dès que l'homme de la Roche de Solutré est évoqué. On s'est longuement étendu sur son magnifique combat contre la mort sans regretter qu'il nous l'ait fait partager des mois durant ("je crois aux forces de l'esprit", on l'avait constaté avec Roger Hanin et Pascal Sevran!), on a évoqué Mazarine (notre prince Philip à nous) et on a glosé sur la suppression de la peine de mort.

J'ai poussé un ouf de soulagement: Fabius est resté chez lui.

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13 mai 2021 4 13 /05 /mai /2021 07:00

Situé à Briec, dans le Finistère cet abattoir de porcs fait partie du groupe "les Mousquetaires" à qui appartiennent les magasins à l'enseigne Intermarché.

Proposée par Guillaume Meurice avec une phrase de présentation ô combien ironique ("Mais?? je croyais que manger de la viande était compatible avec le bien-être animal?") et commentée par un Frédéric Lenoir visiblement remué  cette vidéo de l'association L214 est, une fois encore, accablante.

Les truies de réforme, porcs femelles de 3 ans qui ont mis bas durant leur courte vie à une cadence épouvantable sont envoyées à la mort. Celle-ci leur est infligée de façon atroce, monstrueuse, cruelle et, en un seul mot, révoltante.

Je me refuse à décrire ces deux minutes et quarante cinq secondes. J'y verrais de la complaisance.

Ne nous cachons pas derrière la critique de l'association ou les sophismes d'un autre temps. Notre "civilisation" pourra t'elle encore longtemps faire fonctionner des abattoirs sur ce modèle? nos barquettes de jambon rose nous leurront t'elles encore longtemps?

Quoi qu'il en soit regardez la vidéo, les animaux torturés qui y figurent méritent ce sacrifice.

 

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12 mai 2021 3 12 /05 /mai /2021 07:00
Moi en empêcheur de parties-fines
Moi en empêcheur de parties-fines

Cette semaine encore j'ai découvert avec un grand plaisir une activité dont j'ignorais tout.

Cette activité est à la fois physique, technique et... poétique.

Qu'on en juge.

Mon ami A*** possède une exploitation vinicole de 50 ha dans la région de Carcassonne. Il produit du vin connu sous le nom de Malepère. Sa belle maison de famille est littéralement entourée de vignes. Nous venons régulièrement à la propriété, pour le plaisir et pour aider, à la vigne, pour cueillir les olives et pour répondre aux nombreuses sollicitations des 20 ruches de le femme d'A***.

Les vignes nécessitent, à périodes régulières, des soins importants et vitaux pour elles. Ce jeudi notre aide était requise pour une étonnante opération appelée "la confusion". Celle-ci consiste à nouer régulièrement, sur certains ceps, des diffuseurs de produit chimique qui se présentent sous forme de fils de fer enrobés de plastique rouge. Ces diffuseurs, que l'on noue autour du bois, doivent être protégés du soleil en étant, si possible, glissés sous les feuilles. Les dispositifs doivent être noués sur des pieds de vignes en quinconce tous les huit d'un côté les neuf de l'autre, noués un peu à la manière des rubans rouges de la journée du SIDA. C'est techniquement simple.

Ils sont des diffuseurs de phéromones pour lutter contre l'Eudémis mâle, un papillon dont la femelle a la fâcheuse habitude de pondre (après fécondation) dans les toutes jeunes grappes de raisin.

Le dispositif émet des phéromones et, par confusion sexuelle, le papillon mâle ne sait plus où il est ni où est sa (ou ses) partenaire(s) d'amour. Voilà pour le côté poétique. Notre mission consistait donc à installer très régulièrement dans toutes les vignes un système de brouillage sexuel frustrant les papillons d'une possible nuit de félicité.

Et voilà comment, par amitié, j'ai en quelque sorte rompu mon vœu de ne plus jamais tuer une créature animale vivante, fut-elle un moustique-tigre assoiffé de sang.

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11 mai 2021 2 11 /05 /mai /2021 07:00

Nous habitions le même immeuble, un superbe hôtel particulier hélas laissé dans un presque abandon, situé près du Pont-Neuf à Toulouse et proche de l'Hôtel d'Assezat, l'un des plus beaux immeubles anciens de la ville rose qui n'en manque pourtant pas. Il y habitait avec sa jeune et jolie épouse originaire du Cap-Vert qui devint l'amie de ma femme. J'encourageais cette amitié parce que j'avais reconnu en lui un écrivain de ma génération qui avait écrit des choses intéressantes et dérangeantes. Des livre âpres dont un fut reconnu par la critique et obtint un prix respecté. 

Je n'osais pas l'aborder en lui disant que j'admirais son écriture et enviais son imagination. J'espérais que sa femme et la mienne nous présenteraient. Raisonnement que je ne m'explique pas si longtemps après.

...D'autant plus que l'une des rares fois où nous échangeâmes plus de deux mots ce fut pour s'engueuler mutuellement à propos d'une voiture mal garée dans la cour-jardin!

J'ai lu pratiquement tous ses livres, en aimant certains, en détestant d'autres. Une de nos amies les dévorait ensuite et extrapolait des points de vue sur l'auteur à partir d'une œuvre il est vrai parfois assez surprenante. 

L'homme ne s'épanchait guère dans les interviews, fuyait les mondanités, voyageait beaucoup et condamnait d'un regard les approches qu'il réprouvait.

Je l'avais complètement oublié jusqu'à ce qu'un livre récent de lui soit chroniqué dans un hebdomadaire. Critique qui laissait comprendre que l'interviewer avait eu du mal à lui soumettre des questions ordinaires et à obtenir des réponses concernées.

J'ai acheté le livre qui a l'air intéressant et repensé à cette époque où j'arrivais dans cette ville dont je ne me lasse pas. Je pense que je n'aurais plus cette "timidité" devant un écrivain, profession que je tiens pour admirable, passionnante et prestigieuse.

 

 

 

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10 mai 2021 1 10 /05 /mai /2021 07:00

Je vais finir, moi aussi, par développer des thèses complotistes tant mon voyage au Québec apparaît compliqué pour cause de Covid 19.

J'ai beau être vacciné et avoir eu le rappel 4 semaines après l'injection cette vaccination n'est en aucun cas prise en compte par les autorités canadiennes. Elles exigent en effet qu'un test PCR soit effectué 48 heures avant le départ de Paris Charles de Gaulle.

Or, ces fameux tests ne sont pas réalisés par les laboratoires qui sont fermés le dimanche. Il faut donc aller à l'hôpital tôt le dimanche matin pour faire pratiquer le test et croiser bien fort les doigts pour que le résultat s'affiche sur le téléphone mardi pour l'embarquement.

Il semble bien -mais tout ceci est écrit dans un jargon technocratique obscur- qu'à l'arrivée à l'aéroport de Montréal un autre test (200 $ canadiens à votre charge) soit exigé ainsi qu'un autre 8 jours après votre arrivée.

Le plus beau arrive: vous êtes consigné 3 jours dans un hôtel agréé par les responsables sanitaires du Canada. Compter environ 1200 $ pour une pension complète même si,  c'est vérifié, vous êtes "libéré" dès les résultats négatifs connus du test effectué à votre atterrissage. Il est prévu également que ces dispositions, obligatoires et très contraignantes, ne soient ni annulables ni (évidemment) remboursables ni entièrement ni au prorata de votre présence. Il semblerait que ceci ait été corrigé depuis (NDLR).

Ouf! c'est fini? que nenni! à la sortie de l'hôtel-séjour forcé suit la quarantaine. Vous êtes tenu de rester 14 jours dans un lieu que vous aurez indiqué et duquel vous avez interdiction de vous absenter. Bons princes vous êtes autorisé à aller sur le balcon ou vous tenir dans le jardin s'il y en a.

Et il y a des ... pour dire que la Covid n'existe pas, que les hôpitaux sont vides (comprendre: la situation en réanimation est très exagérée),et que "tout ça est politique". Je suis partisan de mettre ces ... dans le premier vol pour Bombay ou Calcutta!

ce lundi 10 j'arrive au bout du parcours du combattant. Je pense avoir un dossier complet. (à suivre).

PS: je vais au Québec découvrir mon second petit-fils que je ne connais que par écrans interposés et pour voir son frère et ses parents que je n'ai pas vus depuis août 19. Pas pour chasser le caribou ou voir les baleines (avec ou sans bosse) amoureuses.

 

 

 

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7 mai 2021 5 07 /05 /mai /2021 07:00

Et si Steven Spielberg n'était pas au niveau de sa légende? à trois reprises, tout récemment, j'ai regardé le début de films qu'il a réalisés et ai été comme déçu. Il y a, bien sur, une maestria indéniable dès les premières minutes mais aussi une lourdeur qu'on ne peut nier. "Jurassic Park", "Arrête-moi si tu peux" et "le cheval de guerre" ont fait les frais d'un passage en télévision récent. Un film de cinéma, j'enfonce des portes ouvertes, ne devrait pas être rabaissé à cet expédient qui le dénature.

"Jurassic Park II" n'est pas un mauvais film (aucun Spielberg ne l'est complètement) mais il est peu habité par un réalisateur ambitieux et génial. La faute à une distribution pépère (Julianne Moore qui joue un personnage féminin agaçant et creux) et Jeff Goldblum (dans le rôle peu crédible d'un homme qui sait qu'il fait la bêtise de sa vie, une bêtise aux conséquences mortelles pour lui et d'autres mais qui y assiste comme fasciné) et  un scénario bâclé. 
Il y aura des scènes spectaculaires, des effets spéciaux incroyables et des rebondissements mais pratiquement jamais ce sens unique du cinéma du réalisateur de "Duel" ou de "Lincoln". (ah... "Lincoln"...)

"Le cheval de guerre" exploite trop, à mon goût, le sentimentalisme du réalisateur. Son rapport comme lacrymal avec une enfance mythifiée. Certes il s'agit de l'adaptation d'une histoire pour enfants mais au-delà de 12 ans on ne se sent pas concernés même et toujours si la mise en scène est là aussi spectaculaire et maîtrisée. 

"Arrête moi si tu peux" bénéficie d'un des plus beaux génériques graphique et musical de ces trente dernières années. Une merveille. Tom Hanks, Léonardo di Caprio, Christopher Walken et Nathalie Baye sont les interprètes de cette comédie brillante qui voit un Spielberg au sommet de son art. D'où vient, alors, ce sentiment, à ce visionnage-là, d'un très bel écrin pour du vent? les dix premières minutes m'ont semblées laides (!) et inutiles. Ne donnant pas envie de regarder le film.

Pourtant de "Les dents de la mer" à "La liste de Schindler" Spielberg a réalisé des films qui marquent les spectateurs et qui ont enrichi l'histoire du cinéma.

Mauvaise humeur d'un soir? trop vu? esprit trop critique? tout cela sans doute.

Il n'est pas impossible que le fait d'avoir un accès facile et répété, trop souvent dans le temps et sur des supports inadaptés (un film se voit en VO sur grand écran) démystifie le réalisateur et son œuvre.

Parole de passéiste élitiste et coupé de son époque? certainement!

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6 mai 2021 4 06 /05 /mai /2021 07:00

Selon la formule consacrée: le livre, une fois entamée sa lecture, ne quitte pas vos mains. C'est une histoire vraie qui vous glace le sang et vous met mal à l'aise tant ce qui est raconté à la première personne du singulier vous remue et vous heurte.
"Le piège américain", de Frédéric Pierucci (JC Lattès et Collection poche j'ai lu) est de ces témoignages qui vous font vous poser la question critique: "moi, dans cette situation, aurais-je tenu?".
La réponse n'est pas évidente. En ce qui me concerne elle est négative, ne serait-ce qu'à cause de mon insuffisante maîtrise de la langue anglaise (et américaine des affaires).

Cadre de haut niveau chez Alstom l'auteur raconte comment la "justice américaine", kafkaïenne et indigne d'un pays démocratique, a fondu sur lui, l'a emprisonné, malmené, torturé moralement, s'en est pris indirectement à sa famillle, à ses amis, à ses vieux parents pour atteindre des cadres (bien) plus importants que lui dans un dossier de corruption avec l'Indonésie. Car, au nom de la lutte contre la corruption, légitime au demeurant, les USA se sont dotés d'une machine de guerre propre à affaiblir leur rivaux économiques quand ce n'est pas à les détruire. 

Cette descente aux enfers ne concernait l'auteur du livre qu'à la marge: il savait que son entreprise pratiquait la corruption mais il n'avait ni le pouvoir de l'initier ni celui de la stopper et n'en profitait pas à tite personnel.

La justice américaine jouait du billard à plusieurs bandes et visait rien moins que démanteler une société multinationale européenne concurrente et l'absorber à moindre frais. Pierucci était à la mauvaise place au mauvais moment et l'a payé de mois de prison (description incroyable des prisons privées américaines où l'on ne voit JAMAIS le ciel et où l'on humilie sciemment les prisonniers). Il y a, dans ce livre, une effarante description du rôle des avocats américains, de la presse (qui ment effrontément), de la justice (qui poursuit des buts économiques et n'a de démocratique que le nom) et des États Unis comme d'un pays où l'argent est l'alpha et l’oméga. Tout se joue à pile ou face et tout se négocie sans que les termes du marché, pour celui qui joue gros, ne connaisse les tenants et aboutissants des décisions qu'il prend et celles de la justice. Un arbitraire pervers et implacable.

Des frissons vous parcourent. L'indignation est permanente. Cette machination économique ne rend pas, c'est le moins que l'on puisse dire, ceux que l'on rencontre sympathiques ou même simplement "humains". Patrick Kron, le PDG brade sa boîte, un fleuron de l'économie Française pour échapper à ce qu'il laisse subir par un sous-fifre, Macron est illisible, la direction d'Alstom incapable, suicidaire et inefficace, le gouvernement Français et Hollande et Valls évanescents sur un dossier primordial qui concerne le nucléaire...
Seul, et jusqu'à un certain point, Arnaud Montebourg (et j'en ai été surpris) a une attitude responsable d'homme d'état conscient de l'importance stratégique phénoménale de l'enjeu.

Au final un gâchis économique, humain, politique, géostratégique et d'image. Un homme et les siens (ses 4 enfants, son couple) sacrifiés pour sauver un homme cupide et désinvolte (récompensé de sa lâcheté par un bonus de 4 millions d'euros!) et donner aux États Unis (oui, donner!) un fleuron du CAC 40 sans se battre.

Le licenciement de Frédéric Pierucci, alors qu'il est injustement détenu dans un centre de haute sécurité où il vit un cauchemar quotidien "pour non présence à un entretien" est symbolique de ce que ce monde économique et financier peut faire de pire.

Vous l'aurez compris, cher lecteur, un livre que je vous recommande chaudement.

Merci Patrick de m'en avoir parlé, d'avoir suscité mon envie de le lire et de me l'avoir prêté.

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5 mai 2021 3 05 /05 /mai /2021 07:00

En tant que produits de grande consommation les livres et les disques ne prennent que rarement de la valeur avec le temps. Seules les éditions rares, les livres épuisés depuis longtemps, les éditions de bibliophilie ou les éditions limitées voient leur cote s'envoler mais ce sont des exceptions.

Pour les disques le marché de l'occasion est mouvant. Ici aussi la rareté donne du prix aux vinyles et cd. Une édition originale, une version numérotée, un disque ou coffret en très bon état (même plus de 35 ans après sa sortie d'usine) peut, s'il est recherché par des connaisseurs, atteindre des prix dont on n'a pas idée.

Car dans ce domaine comme dans tous les autres on est confronté à l'immuable loi de l'offre et de la demande. La rareté ne se décrète pas, ni la demande ni l'offre. Chaque livre, chaque disque, chaque DVD a son prix propre qui ne coïncide que très exceptionnellement avec celui que le vendeur espère tirer de sa pièce "rare".

Ne trouvant pas en librairie à Toulouse, dernièrement, "le zéro et l'infini" d'Arthur Koestler je l'ai recherché sur les sites de vente en ligne. Il m'en a coûté moins de 3€ pour une édition de poche correcte, prix incluant les frais d'envoi. J'en conclus que cette œuvre, excellente au demeurant, n'intéresse pas grand monde en ce moment!

Le plus difficile est d'accepter ce prix du marché qui, je l'ai dit, est plus bas qu'espéré mais aussi différent selon que vous êtes vendeur ou acheteur. Chacun est persuadé de posséder des pépites qui, hélas, ne le sont que pour soi.

Mon ami Lambert a longtemps vendu des disques de succession, de faillites, de vide-greniers ou vide-maisons et... ceux que ses amis qu'ils encombraient lui remettaient pour qu'il les vende.  Ce n'était pratiquement jamais ceux que je pensais intéressants qu'il écoulait en premier. Au contraire.

Ce second marché rapporte (un peu) dans les "conventions" de disques d'occasion où le gros du public est constitué de passionnés qui sont capables d'acheter 5 ou 6 fois le même disque s'il y a une coquille ou une particularité sur la pochette. Ils connaissent les pressages étrangers, les bonnes affaires et... les moins bonnes.

Au fil du temps j'ai jeté jeté jeté des livres ou des disques qui n'avaient que le plaisir qu'ils me donnaient comme véritable valeur. J'ai offert "Their satanic majesties request" des Rolling Stones, la pochette avec le mica animé qui est recherchée aujourd'hui et donné "Beatles for sale" dans la version française qui a une certaine valeur.

Dans ce domaine il semble que je n'ai pas eu la main heureuse!

 

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4 mai 2021 2 04 /05 /mai /2021 07:00

En veine surprenante de confidence (ce n'est pas le style du bonhomme) et sans qu'un excès de boisson ne l'ait rendu loquace un de mes amis du "second rang" avec lequel j'entretiens des relations cordiales mais pas privilégiées m'a confié un jour, au cours d'un repas surprenant, que son manque de confiance en lui (que je n'avais pas particulièrement remarqué) venait du complexe qu'il avait développé de n'avoir qu'un testicule.

l'aveu m'a moins surpris que le complexe qui en était résulté. N'avoir qu'une c...., la belle affaire! en quoi cette particularité -qui ne l'a pas empêché d'être père (je serais Lacanien je l'aurais écris paire)- est-elle de nature à gâcher la confiance en soi d'un individu?

Jugeant que le sujet abordé ne devait pas durer plus longtemps que les entrées (nous étions au restaurant, ignorant notre chance pré-covidienne) j'essayais tant bien que mal de dévier la conversation mais il revenait encore et encore sur sa cryptorchidie; sujet dont je pensais, si j'ose dire, qu'on avait fait le tour.

Il me raconta alors que lors de sa première expérience sa partenaire, en découvrant l'absence en question, fut prise d'un fou-rire qu'elle eut du mal à enrayer ce qui le mis dans un embarras dont je sentais encore la profondeur des décennies après.

De plus en plus mal à l'aise avec cette confession d'un genre inédit je compris alors que cette absence était réellement source de souffrance et que j'avais tort de la prendre à la légère. Cette confidence était un signe de confiance que j'ai failli négliger.

Et le Buzet a été ma planche de salut pour enfin changer de sujet de conversation!

 

 

 

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