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23 juillet 2021 5 23 /07 /juillet /2021 07:00
A vos podcasts !A vos podcasts !

A vos podcasts, France Culture rediffuse une série de 1971 adaptée de "Bouvard et Pécuchet", roman inachevé de Gustave Flaubert. L'adaptation est de Michel Manoll, on y reconnaît la voix de Michel Galabru, parfait Bouvard et on entend aussi Jacques Duby, Pécuchet assez niais et Claude Pieplu en abbé Jeuffroy. C'est un texte drôle et intelligent (qui inspira Jean-Claude Carrière qui en fit une adaptation télévisée très réussie avec les excellents Jean-Pierre Marielle et Jean Carmet) que j'ai écouté en baladant mon enceinte connectée de la salle de bains à la cuisine, du bureau à la terrasse et même au jardin.

S'endormir avec les échecs de Bouvard et Pécuchet en agriculture, anatomie, médecine, égyptologie, archéologie, théâtre, amour, hydrothérapie, jardinage, la céramique, l'Histoire etc. est un excellent moyen de trouver le sommeil.

La radio n'est pas obligée d'être un robinet à conneries recyclant les vieilleries et présentateurs que la télévision ne veut plus. Privée d'images, par définition, elle permet à l'imagination de se donner libre cours.

Des textes comme celui de Flaubert prennent toute leur force de ce théâtre aveugle et l'on se surprend à redécouvrir la subtilité et l'humour de textes trop figés.

Pour l'anecdote je me demande comment il se fait qu'on reconnaît immédiatement feu Michel Galabru qui fut, ce n'est pas une révélation, un comédien caricatural au jeu trop appuyé. Il est des célébrités qui, même disparues, restent dans nos mémoires et dont on reconnaît la voix dès qu'on les entend. Même chose pour Piéplu qui à cause de sa voix et de son physique de notable pompeux de province n'eut pas la reconnaissance que son talent véritable lui devait.

A quoi tient le fait qu'on sent l'ancienneté du spectacle? aux comédiens, bien sur, qui sont tous morts, à la musique (Jean Wiéner) incroyablement datée sans nul doute.

 

 

 

 

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22 juillet 2021 4 22 /07 /juillet /2021 07:00

A chaque fois que je vois Hitler je me demande comment il a pu devenir le dirigeant de ce pays européen civilisé qu'était l'Allemagne. Il a fallu les quatre années de boucherie sanglante de la 1ère guerre mondiale, la défaite de 1918, le refus de la réalité d'un peuple, la crise économique et politique, l'aveuglement d'une population, le "charisme" d'un homme et le cynisme des élites pour que la plus grande catastrophe s'abatte sur le monde faisant 61 millions de morts en 5 ans. Oui, il s'agit bien d'un aveuglement. Personne ne voyait le ridicule de celui que le Maréchal Hindenburg appelait "le caporal Bohémien" ni sa folie destructrice

 

Dans ce qu'elle a d'innommable et de monstrueux, d'inédit aussi (du moins à cette échelle) la destruction des juifs d'Europe connue sous les noms d'Holocauste ou de Shoah a étouffé la connaissance complète du régime des nazis de 1933 à 1945. 

Car, question horreurs, la Shoah était un point d'orgue mais au milieu de beaucoup d'autres.

En voulant changer la société, créer une "race" parfaite, détruire des "ennemis" politiques, religieux ou raciaux et en déclenchant une guerre d'anéantissement l'Allemagne d'Hitler avait des objectifs prométhéens. 

Jusqu'au tournant de Stalingrad il s'en est d'ailleurs fallu de peu qu'elle les atteigne. 

En stérilisant ou en tuant les handicapés (Action T4), en créant les "Lebensborn" (pouponnières de germains parfaits souvent enlevés à leurs parents), en pratiquant la "guerre totale", en massacrant des millions de personnes, en donnant une réalité au concept barbare "d'espace vital", en refusant d'appliquer le droit international aux prisonniers de guerre, en ciblant expressément les civils et en pratiquant la "politique de la terre brûlée", en faisant des expériences médicales sur des êtres humains vivants les nazis ont en quelque sorte innové. Enfin s'ils n'ont pas inventé le génocide ils l'ont en quelque sorte industrialisé. 

Aucun autre régime au monde n'avait, avant lui, tué 150 otages contre la vie d'un des siens ni déporté des familles entières, du nourrisson au vieillard pour les tuer à mille kilomètres de chez eux ni enfin quadrillé la société par une police d'état (la Gestapo) toute puissante. Ne parlons pas des libertés qui ont toutes été supprimées ni de l'individu qui a été nié au profit d'une collectivité uniforme. Certes l'URSS a égalé l'Allemagne sur bien des points mais sans arriver à l'égalité dans l'horreur.

Ce qui donne le vertige c'est que ce régime n'avait qu'une idée destructrice comme objectif, qu'il ne s'en est pas caché et qu'il a trouvé un pays civilisé pour la faire sienne et la réaliser: une société déshumanisé, bâtie sur la loi du plus fort, prônant la violence et le meurtre et ayant la guerre comme moyen d'agir. 

Rien de positif même involontairement. A terme une race de seigneurs (ainsi se voyaient-ils!) servie par des esclaves. Pas de religion, pas de culture, pas de réflexion, pas de libre arbitre, pas d'humanité. 

Ce monde ressemblait bel et bien au soleil noir auquel se référaient leurs fumeuses théories sur l'aryanité. Je l'ai constaté, les chaînes Histoire ont un tropisme "2ème guerre mondiale" très prononcé. Mais on est fasciné par la noirceur de cette période.

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21 juillet 2021 3 21 /07 /juillet /2021 07:00

J'ai garé la voiture et je suis resté à l'intérieur pour écouter, ce lundi 12 juillet, "le temps d'un bivouac" sur France Inter à 16H00. C'est une émission de Daniel Fievet et elle était consacrée à la grotte de Lombrives en Ariège, où s'est déroulée une expérience humaine, sociologique et scientifique. 

L'émission rendait compte de l'expérience de 40 jours dans la grotte de personnes qui ne se connaissaient pas au départ et qui allaient devoir vivre sans soleil, dans une humidité de 100% et une température de 10°.

Inutile de dire qu'ils n'avaient aucun contact avec l'extérieur et que téléphones, consoles etc étaient prohibés. 

Ils avaient des missions à accomplir (topographie 3D de la grotte, culture et relevé de dessins) et tous ceux qui ont parlé de cette expérience étaient enthousiastes. 

Ce qui les a le plus impressionnés c'est la notion du temps et son importance dans nos vies. Tous ont  retiré 10 jours aux 40 de l'expédition et ce bien qu'ils aient l'impression de vivre de longues journées. Christian Clot, l'organisateur de l'expérience, a d'ailleurs fondé l'Adaptation Institute, qui travaille précisément sur la façon dont l'être humain s'adapte aux conditions extrêmes. Un moyen d'anticiper les conditions de vie de demain, induites par les grands changements climatiques annoncés.

L'émission n'était pas démonstrative et nous n'avons pas eu droit au couplet menaçant sur le réchauffement de la "vieille boule" ni sur nos empreintes carbone et encore moins sur l'épuisement des énergies fossiles...

France Inter, à l'heure où les radios sombrent dans le ricanement ou le people reste fidèle à sa réputation: éclairée, curieuse et pionnière.
... sauf en politique. 
Rien n'est parfait!

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20 juillet 2021 2 20 /07 /juillet /2021 07:00

Je reviens sur un sujet déjà dépassé dont on n'a sans doute pas mesuré l'ampleur catastrophique et les conséquences funestes. Je veux parler de la présidence de Donald Trump et surtout de ses arrangements avec la vérité tout au long des quatre années interminables de son mandat présidentiel.

Tout d'abord reconnaissons que c'était un Président légitime et qu'il a bel et bien été élu démocratiquement.

Immédiatement après cette élection, on l'a oublié tant les "affaires" ont été nombreuses et ahurissantes, Trump a été "mouillé" dans une sale affaire de mœurs avec des prostituées en Russie. Scandale dit des "golden showers" promptement étouffé. Plus grave un sérieux coup de pouce de la Russie de Poutine a été évoqué qui l'aurait aidé à se faire élire. Dans la foulée stupéfiante assertion, contre toute logique et toute vérité, de Trump selon laquelle il y avait une foule plus importante à sa prestation de serment qu'à celle de Barack Obama. Ca commençait bien!!!!

Comme un dictateur moyen un Président américain a menti comme un arracheur de dents du premier au dernier jour de sa chaotique présidence. Menti sur des détails, menti sur des choses importantes, érigé en dogme l'existence de "vérités alternatives". Il a renvoyé dos-à-dos des victimes et leurs bourreaux, "légitimé" des tyrans et jeté le trouble dans les relations internationales. 

A un moment où la démocratie peine à fonctionner (elle détient une part de responsabilité, j'en conviens) la présidence Trump a sapé ses fondations comme aucune (à part l'administration Nixon) avant elle.

Ce qu'on ne demande pas à la Turquie, la Russie ou la Chine on l'attend des USA. Mieux, on l'exige. Ce pays n'a pas fini de payer les quatre années de direction des affaires données à un bouffon stupide et manipulateur. La graine de la discorde semée par d'autres a prospéré et le monde n'oubliera pas l'assaut du Capitole "couvert" (à tout le moins) par le Président. 

On me dira que George W. Bush avait donné le La. Ce n'est pas faux. Son administration a en effet beaucoup menti et manipulé les opinions a des fins politiques.  

Peut-être est-il temps d'inventer une justice des élus et dirigeants qui, indépendante, dresse un bilan non partisan de leur direction d'Etat et de ses résultats réels. Un chef d'entreprise, un militaire, un chirurgien doit donner des comptes sur sa pratique. Pourquoi pas un chef d'Etat? 

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19 juillet 2021 1 19 /07 /juillet /2021 07:00

J'ai entendu une drôle d'information sur France-Inter, samedi 10 juillet vers 7H00. La journaliste scientifique parlait d'une sorte de mutation intervenant sur la peau de certains zèbres de l'est de l'Afrique. Certains deviennent plus roux tandis que les raies des autres se transforment en tâches. Elle précisait que ces modifications étaient étudiées de près et conduisaient à une faiblesse génétique due à l'insuffisance du renouvellement des échanges entre animaux; entre d'autres termes les gênes ne se renouvellent pas assez et les zèbres, comme d'autres animaux sauvages, voient leur "capital génétique" s'affaiblir faute de renouvellement suffisant. 

Ce qui était intéressant était que, pour une fois, l'homme n'était pas rendu responsable ni le changement climatique. Une première!

La journaliste, se référent à cette étude précisait que les zèbres roux ou tachetés n'étaient pas rejetés par leurs congénères. Par contre il semblerait que la perte des rayures pour des tâches ou une autre teinte les désigne plus aux prédateurs qui les distinguent mieux que les zèbres rayés.

Voilà une information qui, je l'avoue, m'a plus captivé que les chances en 2022 de Bertrand/Pécresse/Wauquiez...

 

* Jacques Brel, "Le cheval" (1967)

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16 juillet 2021 5 16 /07 /juillet /2021 07:00
Incroyable, le Musée Ingres ne sort pas abîmé de sa modernisation!Incroyable, le Musée Ingres ne sort pas abîmé de sa modernisation!

Je reçois un message de l'hébergeur (Over-blog) me suggérant, pour faire grimper le nombre de visiteurs de ce blog, de parler d'Axel Kahn ou du Tour de France. N'importe quoi!

Après un déjeuner avec un collègue relégué à Montauban je suis allé, curieux, voir comment avait été modernisé le Musée Ingres dont j'aimais les grandes salles et les parquets bruyants. J'ai poussé un ouf de soulagement: il n'a pas été défiguré et reste fidèle à ce qu'il était et met, dans l'ensemble, les œuvres exposées en valeur. Les œuvres en question sont un peu disparates et le fil conducteur n'est ni évident ni expliqué mais ce n'est pas très grave. Grandes salles lumineuses et bien éclairées (trop?), peintures groupées par salles et, semble t'il, par thématique, signalétique réservées aux scolaires; tout est pensé pour obtenir les satisfécits d'un public peu nombreux ce mercredi de début juillet. Il faut dire, pour le déplorer, qu'Ingres ne fait pas rêver les générations post-boomers. 

A des gamins qui entendent dire que Warhol ou Jeff Koons sont des "artistes" et des grands noms de la peinture et donc de la culture il n'est pas évident de faire apprécier un peintre du XIXème siècle!

Voulant développer le nombre de visiteurs le musée Ingres-Bourdelle, logé dans un très beau hôtel particulier du centre ville historique de Montauban, a eu la curieuse idée de consacrer quelques salles d'exposition temporaire au fils aîné du Roi des Français Louis-Philippe 1er (1830-1845) prince dont je reconnais humblement n'avoir qu'une vague idée. Ce Prince qu'on disait éclairé et prometteur est mort jeune d'un accident de voiture à cheval et cet accident privait la branche cadette des Bourbon d'une assise de sa dynastie. Certains objets comme sa médaille de la légion d'honneur cassée dans l'accident ou son beau masque mortuaire ne laissent pas indifférent mais les Orléans sont loin des préoccupations des Français qui connaissent mieux les Windsor que ceux qui les ont gouvernés!

J'adorais le Musée Toulouse-Lautrec d'Albi avant sa "réfection-massacre" qui l'a défiguré et, c'est un comble, en montre moins et moins bien après les travaux. Le Musée Ingres de Montauban évite cette malédiction mais devra peut-être réfléchir à des expositions pouvant potentiellement attirer plus de monde. 

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15 juillet 2021 4 15 /07 /juillet /2021 07:00
L'affaire Sophie Toscan du Plantier sur Netflix

D'abord et avant tout il y a l'incroyable beauté de cette femme. Une beauté rare et évidente. Sur presque toutes les photos ou dans les films d'amateur elle est souriante, lumineuse, profonde et gracieuse. Ensuite il y a la beauté stupéfiante de l'Irlande. De la partie de l'Irlande où elle venait se "ressourcer". J'ai visité une partie de l'Irlande et en particulier la région en question (Cork). J'en garde le souvenir d'une des plus belles natures qu'il m'ait été données de voir. Une lumière et des couleurs qu'on croit irréelles. Des paysages sublimes qui évoluent avec le temps et la météorologie. Avec l’Écosse et une partie du Pays de Galles le Royaume Uni offre certains des plus beaux paysages d'Europe. 

Netflix revenait sur l'assassinat, en 1996 en Irlande de Sophie Toscan du Plantier. Ce document en 4 parties de 40 minutes est une réussite car il intéresse sans trop faire un voyeur du spectateur. On le sait l'enquête a assez rapidement désigné une sorte de géant mythomane comme coupable mais n'a pas réussi à rassembler suffisamment de preuves pour l'inculper. Beaucoup de signes (et en particulier ses propos) indiquent que Ian Bailey, journaliste à la personnalité "difficile" est l'assassin de cette Française riche et faisant partie de l'élite parisienne (elle était l'ex épouse du producteur Daniel Toscan du Plantier dont elle était séparée), mais il est, jusqu'ici, resté libre.

La France l'a d'ailleurs jugé en son absence et l'a condamné à 25 ans de prison mais l'Irlande a refusé toutes les demandes d'extradition. L'homme parade encore et tient des propos offensants qui scandalisent ceux qui furent proches de cette femme dont tous s'accordent à dire qu'elle était une  "belle personne".

Sa famille et ses amis font en creux le portrait d'une femme non seulement superbe mais aussi droite et intéressante. Le témoignage de son fils est poignant.

Bien sur il est curieux de s'intéresser à un meurtre et de regarder comme un spectacle la souffrance des autres. On se sent un peu voyeur et cela met parfois mal à l'aise. Il reste que la justice cafouille en Irlande comme ailleurs et qu'une mort violente est encore plus inadmissible qu'une autre.

... et que l'Irlande est à visiter, toutes affaires cessantes.

 

PS: j'apprends que, malgré les pressantes et innombrables sollicitations de ses "amis" politiques François Baroin a à nouveau dit non à une candidature présidentielle. Pour sauvegarder sa vie privée et, disent les mauvaises langues du "Canard enchaîné" pour maintenir son train de vie.
Peu importe. Ils sont suffisamment rares ceux qui ne se voient pas en chef sioux avec les plumes et les franges pour que l'on félicite celui qui a ses chances et y renonce.

 

 

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14 juillet 2021 3 14 /07 /juillet /2021 07:00

Lorsque nous étions petits une des étrangetés de mon frère était qu'il conservait -en bon état- les emballages des cadeaux qu'il recevait et qu'il n'abîmait rien contrairement à moi qui ai toujours eu une réputation de casse-tout. Je faisais des accidents avec les voitures en plastique ce qui avait pour conséquence de les remodeler. Ce n'est donc pas moi qui allais conserver les boîtes et les coffrets; Lui, oui. 

Il a ainsi su garder à travers le temps les boîtes en carton jaune des autos "Dinky Toys", celles des "Solido", des rails et wagons des premiers trains Jouef et je ne parle pas des soldats ("Grenadiers") de Napoléon qui doivent toujours posséder intact leur fusil ou leur baïonnette au bout.

Je crois qu'il ne vendrait pas, pour un empire (c'était facile!), ces témoins de son passé et il n'a donc pas à faire avec les vendeurs d'antiquité auxquels je m'affronte souvent. Cette engeance a le grand défaut de vouloir que les objets d'occasion soient dans un état impeccable alors que, par définition, c'est difficile pour ne pas dire impossible.

On dit facilement qu'on donne une "deuxième vie" à des objets lorsqu'on les revend. S'il y a une deuxième vie, l'évidence est qu'il y en a eu une première avant! or cette première vie, à moins de laisser tout sous protection, les use, les patine, les décolore, les endommage même, bref, leur donne un coup de vieux.

Même nettoyés, rafistolés, repeints, réparés, complétés, les objets d'occasion ont eu une vie derrière eux. Les vendeurs d'occasion semblent ne pas le comprendre qui veulent des vêtements pétillants, des meubles frais, des disques sans rayures et des livres jamais ouverts. C'est absurde mais c'est ainsi. 

Je n'ai jamais compris la démarche de ceux qui mettent des housses, de ceux qui prennent des trésors de précaution pour protéger tout et n'importe quoi...

Mon pote L*** qui fait commerce de disques et livres sur la Pop et le Rock par Internet me recale presque systématiquement. Mes objets à vendre seraient invendables. J'avoue que je ne prends pas toujours facilement ce refus vexatoire!

Ils me font sourire ces vendeurs: ils voudraient que le vieux, le daté, l'usagé, l'occasion, l'antiquité ait l'aspect du neuf. Ils n'ont pas de miroirs chez eux? 

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13 juillet 2021 2 13 /07 /juillet /2021 07:00

Parmi les films qui m'ont marqués je n'oublierais pas de citer "Délivrance" (Deliverance, 1972) de John Boorman avec Jon Voight et Burt Reynolds comme interprètes majeurs. 

Disons-le de suite, c'est un film dont le visionnage ne laisse pas indemne et qui, même après plusieurs visions, reste très dérangeant. Il fait partie, avec "Orange Mécanique" (Clockwork Orange, Stanley Kubrick, 1971) et "Les Chiens de paille" (Straw dogs, Sam Peckinpah, 1971) et quelques autres d'un cinéma soulignant la violence de l'Homme et celle de la société. Une veine creusée au scalpel.

L'intrigue est simple et tient en peu de mots: quatre citadins américains de la classe moyenne, encore jeunes mais peu entraînés descendent une rivière sauvage en canoë avant qu'un barrage ne noie irrémédiablement la région et que la rivière disparaisse. Le caractère sauvage de la nature et celui de l'homme va leur sauter à la figure.

On assiste à leur mise à l'eau brouillonne et dans la bonne humeur. Ils ont eu affaire, pour la logistique, à des villageois frustes, brutaux et dégénérés qui leur ont laissé une fort méchante impression malgré un superbe intermède musical pendant lequel l'un des quatre a improvisé un étonnant duo guitare et banjo avec un enfant handicapé. 

La rivière est impétueuse et sa descente ne va pas sans mal jusqu'à ce que la tragédie intervienne à la suite d'une erreur de navigation.  L'un des deux canoë prend une mauvaise direction et suit un bras de la rivière qu''il n'aurait pas dû. deux des citadins sont alors confrontés à la folie sauvage de deux "montagnards" et ne doivent la vie qu'à l'intervention des occupants de l'autre canoë. Un homme est mort, un autre est dévasté psychologiquement, les quatre vont décider de faire disparaître le corps de leur agresseur. L'autre a réussi à leur échapper. Il réussira à tuer un des quatre tandis que l'équipée tournera au drame. 

Quand ils arrivent au bout de leur affreux périple deux sont encore valides, le troisième sera sans doute amputé d'une jambe et ils sont responsables de la mort de deux habitants du coin. La police les cuisine mais ils s'en tiennent à la version qu'ils ont mise au point avant. Le chargé d'enquête a des doutes mais pas de preuves... il les laisse partir à contrecœur. 

Admirablement interprété, le film a un rythme impeccable alternant les moments de rapidité et de violence et ceux de calme où la beauté de la nature fait contraste. On est pris par l'action et épouvantés par l'irruption du drame au milieu d'une sortie qui devait être le contraire. Les réactions des uns et des autres et la teneur de leurs réflexions sont passionnantes et authentiques. Un film indispensable. 

Je l'ai acheté en DVD pour la 3 ou 4ème fois: je le prête, j'oublie à qui, et je ne le revois jamais!

PS: Bon anniversaire Violette. Mi aime a ou.

 

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12 juillet 2021 1 12 /07 /juillet /2021 07:00

De temps à autres je me laisse aller à un peu de "beauferie" c'est à dire à des accès de bêtise (assumée) et de critique à la limite de la mauvaise foi. Le tout arrosé, si j'ose dire, par de l'inculture (revendiquée) et un soupçon de jalousie (décelée).
Alors voilà. Ce lundi 5 juillet 2021 j'ai entendu, sur France-Inter, une courte interview de Olivier Py, le Président du Festival (de théâtre) d'Avignon.

Comme il se doit, l'homme est excessif et caricatural et ses propos m'ont agacé. A l'entendre un Festival annulé (en 2020, because Covid) est une sorte de tragédie, une victoire "de la mort" (rien que ça!) sur la vie et autres hyperboliques réflexions, toutes aussi nuancées.

Cet homme au parler affecté et précieux vit sur une planète appelée "spectacle vivant". C'est un microcosme de personnages culturés se fâchant pour des détails et organisant des cabales pour des insignifiances. On s'aime, on se déteste mais on communie autour d'Isabelle Huppert jouant la "Cerisaie".

Plus hermétiques et moins vulgaires que leurs homologues du cinéma à Cannes ils n'imaginent pas un instant qu'on se fiche complètement de leurs Festivals, leurs pompes, leurs œuvres.

J'en arrive même à me demander si, obligé de choisir entre Avignon, Cannes et le Tour de France cycliste je ne choisirais pas ce dernier!

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