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11 juin 2021 5 11 /06 /juin /2021 13:00

 

Le copinage continue alors que l'icône Sinclair publie ses mémoires. Personne n'a envie de les lire mais le bouquin est chroniqué par les innombrables "amis" journalistes de la dame. Papy Pivot a donné le "la" ce dimanche dans le journal du même nom. On est priés d'admirer.

Je n'ai jamais compris l'aura dévote et admirative de la journaliste Anne Sinclair,  dans le microcosme médiatique et auprès du grand public.
Enfin... si je me base pour la calculer, sur les 7 d'or et autres colifichets qu'elle accumulait à l'époque où elle sévissait dans une émission de télévision aussi objective qu'un rapport du PCF des années 70.

Rappelons que la dame posait alors des questions tellement téléphonées et convenues que même à l'école de journalisme de Bucarest on faisait plus subtil à l'époque. Les invités de Mme Sinclair entraient dans trois catégories et une sous-catégorie: les gens de droite, les gens de gauche et les amis de François Mitterrand. Dans la sous-catégorie on trouvait les ministres de François Mitterrand, passés, du moment ou à venir. A ceux qui avaient soutenu ou qui persistaient à soutenir le premier président socialiste de la Vème République Anne Sinclair passait la pommade, maniait la brosse à reluire, enfilait les cajoleries et prenait garde de les questionner avec une once d'irrévérence. Au contraire! Elle se faisait aimable, souriante et complice. L'exact contraire de son attitude avec une opposition qu'elle semblait supporter avec une extrême difficulté.

Pour elle et son micro-milieu qu'on a qualifié avec justesse de "gauche caviar" la droite commençait à Le Pen et finissait aux centre-droit. Des gens infréquentables, des politiques prêts à s'allier à l'extrême-droite que son grand homme de l'Hôtel du vieux Morvan, de la Roche de Solutré, de la Rue de Bièvre, de Latche et du Mont Beuvron avait pourtant, en connaissance de cause, en quelque sorte légitimé, en lui ouvrant les plateaux de télévision. 

Elle fronçait les sourcils et répétait son crédo "hou, que c'est vilain la droite, hou que c'est pas beau le racisme" tous les dimanches soir sur la chaîne des beaufs, la plus regardée.

Multi-millionnaire la dame était fidèle à Woolite pour ses pulls et à son benêt de mari de l'époque, l'insupportable Yvan Levaï (leur couple avait été traité de "porte-coton de Mitterrand" par un Thierry le Luron pour une fois inspiré) pour la flagornerie.

Elle enfonçait des portes ouvertes (le racisme c'est pas joli, le racisme c'est moche) et (se) donnait bonne conscience à peu de frais.

Allez savoir pourquoi, alors que cette majorité politique était honnie des Français l'émission de propagande chargée de le cacher et son animatrice bénéficiaient, nous disait-on, d'une bonne audience et d'une enviable cote de popularité.

Après cela on vit Madame Sinclair faire fructifier son business en ne changeant pas une virgule à un process qui avait fait ses preuves.

A relever quand même la soirée de "République bananière" où l'on vit deux épouses de ses ministres interroger avec des chattemites le vieil homme devenu idole qui sévissait à l'Elysée. La "grande professionnelle" Anne Sinclair était l'une d'elles. Elle était devenue la femme de Dominique Strauss-Kahn et sa conscience professionnelle ne la tourmentait guère.

C'est pourtant cette conscience professionnelle qu'elle invoqua pour cesser d'être à l'écran tout en continuant à soutenir TF1 et sa direction à visage humain représentée par le tandem d'enfer Le Lay-Mougeotte.

Elle fut remerciée et le recours lui rapporta plus d'un million. L'argent attirant l'argent.

Sa vie privée fut assombrie mais elle fut arrogante et hautaine avant d'accepter l'évidence; cette femme ne sait faire qu'une chose. Donner des leçons.

Facile quand on fait partie des 1% les plus riches du pays!

 

 

 

 

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10 juin 2021 4 10 /06 /juin /2021 13:00

On dit: "le sang parle". Le chanteur Balavoine allait jusqu'à parler du "fruit de ses entrailles"... il est des enfants que vous ne pouvez renier tant ils possèdent des traits connus. Je ne parle pas du physique, encore que..

Nicolas d'abord, son fils Raphaël ensuite... ces deux là sont évidemment attachés à moi en ligne droite bien sur mais à l'histoire familiale parce qu'ils y a le "je ne sais quoi" qui rend la filiation évidente. Un sourire, une voix, des intonations, des regards, un comportement, des gestes. Nous en partageons certains, ils améliorent ou grossissent le trait. Une démarche, une coiffure-pétard. Des idées.

Raphaël a six ans et demi. Il vit au Canada, province du Québec, depuis sa naissance. Il s'exprime avec cet accent caractéristique de "la belle province". Comme son père, le père de son père (moi!) et mon propre père il emploie le mot juste et recherché. Il a des passions dévorantes et aime le contact des adultes qui le lui rendent bien. Ce petit homme s'inquiète facilement de l'évolution de nos sentiments à son égard et se rassure en nous demandant de temps à autres si on l'aime toujours et si "on le trouve intéressant".

Une passion (souvent partagée par les petits garçons) pour les pompiers et tout ce qui concerne leur activité anti-feu indique t'elle une vocation précoce ? il en sait déjà plus que bien des soldats du feu !

Il est spontané, gai, rieur, provocateur et prend sa place, toute sa place. Quand il veut quelque chose il est capable d'inventer des stratégies compliquées pour arriver à ses fins. Impossible, pour lui, d'accepter (et encore moins de comprendre) qu'on lui mesure l'accès au téléphone portable. Jeux, photos, vidéos... il fait siens nos dossiers et ses doigts glissent sur le clavier comme ceux d'un joueur professionnel sur les cartes.

Il a d'ailleurs un don pour les photos. Il fait du tout-venant et toutes les 8 ou 10 il y en a une qui est magnifiquement cadrée et composée. "Oui, celle là est pas mal" concède t'il.

Il n'a pas, pour le moment, d'interactions fortes avec son petit frère de 2 ans demi. De temps en temps ils ont comme des fou-rires complices mais, la plupart du temps, Raphaël n'en tient pas compte. J'imagine, dans une quinzaine d'années, des partenariats et des contrats d'association implicites!

Alors qu'il est élevé dans une famille jeune et consciente des enjeux, que sa maman le reprend fermement, il tient sur les filles des propos parfois très "machos"! Il ne dédaigne pas choquer par paroles.

Il a une personnalité adorable, un regard craquant et des traits d'humour rares à cet âge. Quelle chance j'ai de le voir en ce moment. Un bonheur que je savoure à chaque instant.

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9 juin 2021 3 09 /06 /juin /2021 13:00

Mon fils dit que c'est l'avenir du cinéma et je crois bien qu'il a raison.

Il suffit d'enfiler un casque léger pour se retrouver ailleurs en immersion complète, ça peut-être pour affronter un boxeur pas commode, un partenaire de tennis ou pour disputer une partie de ping-pong dans un décor de chalet de montagne mais et surtout pour être transporté dans une action filmée en 3D dans laquelle vous devenez sacrément vulnérable.
Je me suis ainsi télétransporté à l'époque des dinosaures au milieu d'un paysage inquiétant et hostile. Les animaux, droits sortis de "Jurassic Park" ne s'en sont pas pris à moi mais se sont affrontés dans un climat d'extrême violence qui m'affecté au point parfois d'oublier qu'il me suffisait d'enlever le casque pour leur fausser compagnie. Je me tenais immobile et maîtrisais ma respiration de peur qu'ils me voient et me transforment en dîner. A un moment le vélociraptor a donné un coup de queue subit et j'ai fait un saut de côté, ma main heurtant violemment la table proche. J'imagine le bruit d'une salle pleine de spectateurs terrorisés!

Comme, dans la vie, on ne rencontre pas de dinos à chaque coin de rue j'ai plongé sous l'océan et ai rapidement été repéré par un requin. Un grand requin blanc à l’œil sournois et qui, lui aussi, m'a envisagé en déjeuner rapide.  Je l'ai blessé, il a saigné, ça a attiré d'autres squales qui ont fini par me faire la peau. Mes cauchemars matérialisés, émotions incluses. On n'arrête pas le progrès.

Outre le casque on a des manettes multifonctions aux mains et, une fois leur maniement compris (ça peut être long...) elles sont gants de boxe, raquette, verre, fusil etc.

Si ces techniques continuent à se développer au rythme actuel on pourra vraiment, mais alors vraiment, parler de cinéma interactif. Comme Jeff Daniels (et Mia Farrow) dans "La rose pourpre du Caire" on sera sur et hors de l'écran. Peut-être pourra t'on même faire évoluer le scénario voire en prendre le contrôle?

Après les effets spéciaux, dernière évolution spectaculaire, une véritable révolution en marche.

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8 juin 2021 2 08 /06 /juin /2021 13:00

Le parolier indigent, la vieille ex-reine de la nuit tous et toutes se réclament de Serge Gainsbourg qui n'est plus là depuis 1991 pour faire cesser ces hommages qui fleurent bon l'imposture.

D'autres, en perte de vitesse, se mettent à massacrer Nougaro ou d'autres défunts, le principal étant de vendre des accès-plateforme (on ne vend plus de disques) à des ignares ou des très jeunes (ce sont souvent les mêmes).

A midi, sur une magnifique terrasse rouverte (les prix ont doublé et le service n'est ni fait ni à faire) j'ai entendu une reprise si désastreuse de "Ashes to Ashes" de David Bowie que ni moi ni mes oreilles n'en sont revenues.

Les vautours de l'industrie musicale et phonographique tablent sur la méconnaissance abyssale de la musique, de toutes les musiques, d'un public pour qui "Taratata"est l'équivalent d'une première à l'opéra pour les "boomers" tant critiqués.

Moyennant quoi, si Freddy Mercury est mort on le remplace, si un groupe n'existe plus on le "ré-invente" et on se livre encore à beaucoup d'entourloupes de ce genre. La pire, parce que la plus faux-cul, étant ces "hommages" minables et larmoyants qu'on entend beugler de ci de là.

Le monde du cinéma comme celui de la musique est frelaté et gouverné par des gougnafiers sachant mieux lire un bilan financier qu'un scénario ou qu'une portée musicale.

Ils ont en commun un mépris qu'ils ne prennent pas la peine de cacher pour les "consommateurs" de musique.

Il est vrai qu'un peuple ayant aussi peu d'oreille...

 

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7 juin 2021 1 07 /06 /juin /2021 13:00

Nous sommes terriblement, et sans doute à notre insu, influencés par les médias et ce dans pratiquement tous les domaines. J'en veux pour preuves de récurrentes prises de bec avec un des groupes auxquels je suis affilié sur Facebook et que je conserve par paresse. Ce groupe est constitué de "vieux" exprimant leur goûts musicaux en général et chroniquant leur disques Pop et Rock préférés. Quasiment jamais de femmes signant un post et des disques le plus souvent archi-connus.
La passion des chroniqueurs amateurs et leur envie de la partager fait que je découvre des disques à côté desquels j'étais passé et que je revois à la hausse d'autres qui ne m'avaient pas plu ou pas suffisamment. On dit que la passion libère l'écriture. En l'occurrence c'est faux. Je retrouve dans ces critiques tous les poncifs de la presse rock qui est l'une de celles qui ont le moins évolué depuis "Rock n' Folk", "Extra", "best", "les Inrockuptibles", "Rolling stones" etc. On emploie un vocabulaire convenu et des clichés archi-rebattus. la tolérance n'y est pas le dénominateur commun le plus évident.

Je le faisais gentiment remarquer à l'un de ces critiques plus chatouilleux qu'un pro. A propos de cette vieille lune qui veut que Tina Turner était digne d'admiration du temps où elle faisait du Rythm n'blues sous la conduite impérieuse et brutale de son mari Ike tandis que son come back inouï en 1984 et jusqu'à ses adieux volontaires n'auraient été que de la variété, pire, du "Rock F.M"*.

Ce raccourci méprisant, concernant l'une des plus grandes chanteuses de Rock du monde, m'agace souverainement. "The Best", la chanson, vaut tous les piaillements imbéciles de ces Björk que la critique officielle adore célébrer. Les concerts de Miss Turner étaient ce qui se fait de mieux dans le genre et s'il est quelqu'un qui n'a pas à rougir de sa discographie -même pléthorique- c'est bien Lady Turner.

Je faisais, avec humour (enfin... je le pensais), mention de tout ce que Mick Jagger devait à Tina Turner et franchissait là, crime abject, blasphème impie, une limite intangible. Une volée de bois vert m'a accueilli.

Quand on a de l'expérience et du vécu (et réciproquement) il est des expressions qu'on a croisées ici ou là et qui reviennent sous des signatures différentes. Regardez un dossier de presse sur David Bowie: vous y trouverez toujours les mêmes titres, toujours les mêmes comparaisons.
Dans cette presse-là on ne fait guère preuve d'imagination: Iggy Pop est "l'iguane", Dylan "le Zim" etc. Je comprends que certains (dont moi) aient été influencés. Je trouve dommage que ces derniers (dont moi) n'aient pas cherché à se démarquer. Ecrire comme de Caunes, Philippe Manoeuvre et ceux du dictionnaire rock............... c'est un peu facile.

 

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7 juin 2021 1 07 /06 /juin /2021 07:00

Ils prennent un air à la fois pénétré et sérieux et se lancent dans une litanie d'adjectifs tous plus forts les uns que les autres. Le ton oscille entre l'admiration et la peine d'avoir "perdu" un grand chanteur.

Il ne fait pas bon ne pas aller dans le sens du courant: on vous fusille du regard avant de vous adresser du mépris ou de la condescendance, voire les deux simultanément.

Car il fait, même décédé, partie des références d'une certaine catégorie de personnes. Télérama en tête lui voue un culte.

N'essayez même pas d'argumenter. On aime sans condition. On adorait de confiance et on voue un culte définitif.

Qui, il, lui? Alain Bashung. Chanteur très largement surestimé et pourtant révéré par des personnes de goût qui perdent tout sens critique dès lors qu'il s'agit de celui qui chantait "La nuit je mens", "Osez Joséphine" et autres titres tout aussi hermétiques. Quant à la voix c'était affaire de goût.

Alors que des pointures comme Léo Ferré, Claude Nougaro ou Henri Salvador se morfondent au purgatoire des artistes oubliés "il" continue à fédérer des fans transis pour qui Bashung était indépassable.

J'ai du mal à comprendre ce culte et plus encore lorsque ce sont des personnes avec qui je partage de nombreux goûts. Serai-je un renégat moi qui ne communie ni avec Patti Smith ni avec le Bowie prétentieux et indigeste qui menait les médias par le bout des oreilles ?

 

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4 juin 2021 5 04 /06 /juin /2021 13:00

Je me souviens que de nombreux chefs d'entreprise, dans un de mes emplois, me demandaient comment faire contrôler chez eux des salariés dont ils estimaient l'arrêt-maladie probablement infondé.

Ils accusaient la Caisse Primaire d'Assurance Maladie au mieux de laxisme au pire d'incompétence et lui tenaient grief de ne pas faire de contrôles plus fréquents et de ne pas frapper les récalcitrants et les simulateurs au portefeuille .

A leurs yeux un travailleur absent et excusé était forcément suspect. Je me souviens que ma réponse était que la CPAM était seule maîtresse à bord pour effectuer des contrôles à domicile et qu'il existait bien des entreprises de droit privé qui pouvaient être missionnées pour la même chose mais dont les conclusions n'avaient pas de valeur juridique.

Le salarié chez lui pouvait ou pas ouvrir sa porte, montrer les médicaments qu'il prenait ou reconnaître qu'il abusait. Le rapport de l'entreprise ne permettait ni la saisie sur salaire ni la mesure disciplinaire.

... Mais peu de salariés contrôlés le savaient et la plupart laissait entrer le médecin et reprenaient le travail si celui-ci diagnostiquait un accès de flemme.

Je savais, pour l'avoir vécu depuis 8 jours, que le Québec est nettement plus strict que la Douce France avec les règles de quarantaine des étrangers. Les contrôles à domicile m'ont étonné. Il y a bien une société mandatée pour vérifier que vous êtes respectueux des innombrables règles édictées pour contenir la pandémie de Covid 19. Mon contrôleur ce matin était un homme plutôt âgé et peu doté d'humour. Sa mission consistait à vérifier que j'étais là et que j'avais bien renseigné les divers questionnaires que l'on m'a soumis depuis mon arrivée. Il s'en est acquitté avec un minimum d'humanité malgré son accent distrayant.

Se sentir ainsi "fliqué" n'est certes pas agréable mais, comme on dit, "c'est pour la bonne cause". Comme pour les "contre-visites patronales" (c'est comme ça qu'on appelait les visites que je décris au début de ce post) il est difficile de dire ce qui est le plus désagréable: être pris pour un fumiste ou se savoir possiblement surveillé.

 

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3 juin 2021 4 03 /06 /juin /2021 13:00

Des processus électoraux stoppés parce que les résultats escomptés ne se profilent pas, d'autres modifiés ou simplement "influencés", la démocratie est malmenée souvent, attaquée tout le temps.

Sa fragilité a été mise à rude épreuve tout au long du siècle dernier et, malheureusement, ceux qui la détestent n'ont pas renoncé à la subvertir pour mieux l'asservir. 

Si elle a finalement eu le dernier mot c'est qu'une bonne étoile veille sur elle et que certains de ses éléments constituants se sont révélés plus forts que les virus chargés de la tuer.

Ces virus sont très nombreux. Dans le désordre il y a la fraude, l'anti-parlementarisme, l'idéologie, la volonté de puissance, le nationalisme, le bellicisme, la corruption, la tricherie électorale etc.

Il ne faut jamais oublier que ceux qui sont acharnés à la détruire sont infiniment plus nombreux que ceux qui veulent la renforcer. Par aberration difficile à admettre; d'autres pouvoirs, qui devraient au contraire la choyer et la protéger, ne sont pas les derniers à lui flanquer des coups déstabilisateurs. La presse, les partis politiques, les extrêmes et les électeurs peuvent adopter cet exécrable comportement suicidaire.

C'est que la démocratie, notre bien à tous, est faillible et que ses faiblesses attirent les mauvais médecins qui pensent qu'en tuant la malade ils agissent intelligemment.

Il y a pire que ces charlatans: il y a ceux qui réclament la dictature en connaissance de cause. Une variété de masochistes qui sont prêts à suivre tous les totalitarismes plutôt que d'accepter la démocratie. Pour ces malades là les régimes autoritaires masqués derrière une idéologie "progressiste" valent mieux qu'une démocratie imparfaite mais perfectible. Certains écologistes jusqu’au-boutistes démontrent tous les jours que les admirateurs volontairement aveugles du Léninisme, du Stalinisme, du Maoïsme, du Castrisme, du Khomeinisme n'ont tiré aucune leçon de leur passé idéologique pourtant chaque fois douché par la réalité.

Au nom de la défense de la planète ou de la décroissance "on" nous plongerait bien dans une dictature. On sent chez certains, insoumis ou écolos, des crispations inquiétantes.

L’extrémisme de droite passe lui, l’expérience l'a toujours prouvé, de la bouffonnerie à la tragédie sitôt qu'on baisse la garde.

C'est à chacun de nous de veiller sur la bonne santé de notre démocratie, de veiller sur son système immunitaire, sur sa santé et sur la permanence de ses idéaux.

La dernière élection aux États Unis est inquiétante: Trump a sans doute été battu "à la loyale", certainement même, mais on ne devait pas battre d'un revers de main la suspicion sur les votes électroniques.

Ce sont des situations comme celle-ci qui favorisent les menées intéressées de ceux qui veulent saper les fondements de la démocratie pour mieux l'abattre le moment venu.

 

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2 juin 2021 3 02 /06 /juin /2021 13:00

On nous annonce, avec des airs gourmands, le "rapprochement" entre les chaînes de télévision françaises TF1 et M6.
Sans jamais rappeler que derrière ces acronymes commerciaux on trouve la plus importante entreprise de décervellement hexagonale et l'une de ses imitatrice les plus ressemblantes.

TF1 est et reste une machine de guerre dont le cahier des charges ne comporte aucune ambiguïté: faire le plus d'argent possible en fédérant un maximum de spectateurs par un nivellement par le bas impitoyable, sans complexe et de tous les instants.

A coup de jeux idiots ("Koh-Lanta"), de séries lamentables ("Joséphine ange-gardien") et d'actualité orientée le navire amiral Bouygues s'en tient à une formule éprouvée.

On a maintenant oublié les conditions scandaleuses de la privatisation de la chaîne et personne n'a demandé de comptes à François Léotard, ancien "ministre de la culture", responsable de cette forfaiture au nom du "mieux-disant culturel". On a aussi oublié le règne d'Etienne Mougeotte comme on a oublié Patrick Le Lay, ex-PDG  qui vendit la mèche avec son "temps de cerveau disponible pour Coca-Cola".

Il est vrai que les audiences de cette "boîte à conneries" ne faiblissent pas même si Annie Cordy et Guy Lux ne sont plus. Le vieux débat à propos du rôle éducatif de la télévision n'amuse plus personne. Pourquoi faire semblant?

On est au temps des "centres culturels E.Leclerc", des mangas et du foot pro. TF1 a non seulement accompagné cette évolution mais l'a favorisée.

La publicité, nerf de la guerre et vraie puissance intouchable conduit à ces regroupements de "cerveaux". TF1 et M6 l'alliance du rire enregistré et du cynisme sans fard.

Bonne journée!

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1 juin 2021 2 01 /06 /juin /2021 13:00

Yasmina Reza n'a pas besoin de moi pour que son dernier roman, "Serge" publié chez  Flammarion, rencontre un public et soit à la fois fêté par une critique conquise (à juste titre) et un succès de librairie.

Comme une part importante des lecteurs de son dernier roman j'avais été sensible au fait que l'ensemble des critiques s'était régalé des passages dialogués du livre : ceux-ci sont effectivement excellents et réussissent à intéresser et faire sourire tant ils paraissent justes tout en étant bien construits. Dans un roman le dialogue tient de l'équilibrisme. Ou ils "fonctionnent" ou ils semblent artificiels et décrédibilisent le livre. Il n'y a pas de moyen terme. 

Dans le roman "Serge" ils sont indispensables tout en n'étant pas hégémoniques. Ils font avancer l'histoire, permettent de ciseler des portraits, soulignent les tensions entre les personnages et ils promènent le lecteur entre deux actions.

Le "morceau de bravoure", si j'ose dire, est la visite de l'ancien camps d'extermination d'Auschwitz-Birkenau en Pologne qui est excellente, osée et respectueuse. Il fallait l'intelligence de l'écrivain pour réussir cette gageure : faire rire et réfléchir tout en questionnant le lecteur sur des notions aussi explosives que "le devoir de mémoire", la transmission du vécu, la disparition des témoins, la judéité et "la solution finale", le tout en évitant le pathos, le style ampoulé et le ton moralisateur.

Un des personnages principaux du roman visite le camp à contre cœur et de fort méchante humeur tandis que sa fille mitraille les ruines inhabitées. Tous passent par les étapes obligées du "chemin de croix" des déportés et des baraques du souvenir. Jusqu'aux wagons translucides en plexiglas qui sont l'appoint ridicule à ce passage essentiel du livre. Passage formidablement réussi quand on pense à son potentiel casse-gueule.

Yasmina Reza écrit un roman. Après Auschwitz les personnages vont à Cracovie dans un mauvais restaurant. L'arrière de leur hôtel donne sur la vieille voie ferrée qui conduisait peut être au camp soixante quinze ans auparavant... On se chamaille devant les ruines du crématoire et l'on adopte en ce lieu si marqué des attitudes convenues d'une solennité absolument conventionnelle.

Le selfie d'une touriste a beaucoup fait parler...

 

Je le répète; un livre original, sincère, fin et profond qui n'ennuie jamais et moralise encore moins. Belle "performance" d'écrivain.

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