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31 mai 2021 1 31 /05 /mai /2021 13:00

Mon frère et son ami Vincent l'écoutaient et moi, de mon lit, j'en entendais des bribes à travers la porte. Je l'aimais déjà beaucoup et comptais les baby-sitting à faire pour pouvoir me l'offrir.

"RAM" de Paul & Linda McCartney est un des albums que j'ai adorés, écoutés tant et plus et dont je crois ne m'être jamais lassé. Je reconnais, désarmons la critique, que j'ai une passion immodérée pour ce chanteur compositeur capable du meilleur mais aussi du moins bon, qui sombre parfois dans la facilité mais dont l'inspiration est intacte depuis 5 ou 6 décennies. Je ne suis pas parvenu à me détacher de sa musique.

Sorti il y a 50 ans (cinquante ans!!!!) en 1971 sur le fameux label à la pomme Granny et sous une belle pochette jaune cet album est le deuxième exercice solitaire de Macca. Enregistré aux USA avec des musiciens professionnels et un orchestre symphonique sur certains titres, "RAM" est aux antipodes de "McCartney" sorti un an auparavant, en pleine dissolution du groupe légendaire auquel Paul McCartney avait tant apporté.

"Ram" est un disque un peu sucré, un peu "bâclé", mais original et habité. Chaque chanson explore un univers différent et la diversité d'inspiration et de style forme un patchwork attachant qui n'a aucune difficulté à séduire l'auditeur, même 50 ans après l'enregistrement.

Il fut pourtant mal accueilli par la critique qui le dépeignait comme une pâtisserie musicale écœurante ce qu'il était un peu par moments, mais pas seulement, loin de là.

Des titres comme "Too many people", "Dear Boy", "Uncle Albert/Admiral Halsey" (composé d'au moins 3 bouts de chansons différentes assemblés ensemble), "Monkberry Moon Delight" "Eat at Home" et "The back seat of my car" étaient de purs joyaux que le temps n'a pas ternis. Ils démontraient, ce que la critique refusait d'admettre, que sans son alter ego, McCartney possédait toujours la vista. Il la possède d'ailleurs toujours! incroyable longévité, veine créatrice jamais épuisée.

Enregistré dans les conditions de l'album avec la plupart des musiciens de "RAM" le single "Another day"devant servir de locomotive à "RAM" reste l'exemple parfait du talent, de la légèreté et du style de ce diable d'homme qu'a été et que reste Paul McCartney.

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28 mai 2021 5 28 /05 /mai /2021 13:00

Un coup de gueule pour terminer la semaine!

Mon voyage s'est globalement bien passé mais que d'embûches, de stress, de difficultés inutiles! A croire que nous compliquons tout à dessein.

Covid oblige les précautions sont infinies et souvent grotesques. Les pays ne s'entendent pas sur un protocole commun ni sur un minimum de règles applicables partout. Les règles sont donc contradictoires quand elles ne sont pas redondantes.

On est vite regardé de travers et suspecté de je ne sais quoi (apporter du miel ou du Comté à ses hôtes peut conduire à une fouille en règle de ses bagages) si l'on s'éloigne des actes autorisés. Les peines encourues oscillent entre démesurées et effrayantes.

Devant les précautions frôlant le ridicule et prises pour lutter contre la prolifération du Coronavirus j'ai eu la nette impression que sa dangerosité n'est pas estimée au même trébuchet en France et au Québec.

Sa dangerosité serai-elle sous estimée chez nous? Pour ne pas affoler les populations?

Du coq à l'âne je parlerais de ces migrants qui passent par l'enclave de Ceuta en Espagne. Quel danger représentent-ils pour qu'on les pourchasse comme du gibier? pourquoi si mal les traiter? 

Les frontières n'ont jamais été abolies. On reste déterminé par le pays ou la région où l'on naît. C'est à la fois idiot, criminel; inhumain.

Comment rester de marbre devant tant de détresse et d'injustice?

Ah, oui. Les terrasses sont ré-ouvertes!

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27 mai 2021 4 27 /05 /mai /2021 13:00

Je suis au Canada, au Québec plus précisément. J'attends une délivrance qui tarde, à l'hôtel, en quarantaine, isolé. Il y a des attentes plus désagréables. Pourtant mon esprit évoque des emprisonnements, des cellules, des libertés confisquées. Je suis à l'isolement. Un Q.H.S de luxe. Je ne vois ni n'entends personne. On me fuit comme si j'étais pestiféré. Je dois presque agiter ma crécelle, comme jadis les lépreux, pour m'annoncer. On dépose ma pitance -généreuse et stérilisée- devant ma lourde porte. Je n'ai pas de compagnon d'infortune visible. Il y en a, je le sais, mais ils sont soustraits à ma vue. La chambre est vaste, propre, confortable et pourvue d'un équipement international. Rien n'y manque. La fenêtre, cependant, ne s'ouvre pas. Et cela explique le ronflement perpétuel de la climatisation. La vue donne sur un parking désert.

Difficile de s'imaginer à Zanzibar ou à Bora-Bora. Pas de feuilles de papier pour les recouvrir de mes pensées écrites en pattes de mouche. La liberté est une et indivisible. Elle ne se marchande ni se divise. J'en fais l'expérience temporaire et volontaire (c'est à ce prix que je verrais mon fils et sa famille) aujourd'hui.

Élevé dans une Liberté formelle aussi vaste qu'éprouvée sans même s'en rendre compte je suis comme un papillon de nuit s'écrasant dans la lumière: le chauffeur du bus-navette m'a exaspéré en traitant le groupe de visiteurs dont je faisais partie comme des malades contagieux, en nous désignant par le mot "Covid" et en exigeant qu'on se tienne loin de lui. Le fait qu'il nettoie frénétiquement les poignées de nos valises et nous force à nous asseoir au fond du bus montrait sa paranoïa et le peu de cas qu'il faisait de nous.

A quoi, mais à quoi servent alors les deux vaccins et le dépistage au résultat négatif de moins de 72 heures qu'on a été contraints de faire s'ils ne sont pas considérés à l'extérieur du pays?

A l'hôtel j'ai voulu qu'on me communique le code du WI-FI et sortir de la chambre, même une minute. On m'a envoyé un cerbère pour m'intimer l'ordre de rester dans ma cellule, euh, chambre.

Je voudrais voir ici les contempteurs Français de la "dictature sanitaire". Confrontés à une telle rigueur administrative; ils verraient que certes ce n'est pas non plus la "dictature" mais ça y ressemble plus que les décisions du gouvernement Français que chacun s'efforce de contourner.

 

 

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26 mai 2021 3 26 /05 /mai /2021 13:00

A bord de l'avion et pour tuer le temps j'ai regardé une comédie Française bien franchouille : "Belle fille" de Méliane Maccaggi avec Miou-Miou et Alexandra Lamy mais avec aussi l'habituellement bon comédien Patrick Mille, il est vrai ici dans une "participation amicale" et un rôle indéfendable.

Étant plus jeune je me demandais ce que deviendrait Miou-Miou une fois la jeunesse passée et l'âge venu. Je m'imaginais que, comme certains devanciers, (André Bourvil ou Zabou Breitman) elle serait obligée de "normaliser" son nom de scène. On ne peut pas (...) s’appeler Zizi, Zou-Zou ou Pouet-Pouet toute sa vie! Une septuagénaire s’appelant Miou-Miou c'était peu valorisant et ça ne fait pas sérieux.

Miou-Miou s'appelle toujours Miou-Miou. De comédienne dilettante elle est devenue une actrice crédible et elle joue encore. Ses rôles auraient suscité les rires moqueurs ou les critiques ironiques de ses potes du "Café de la Gare" Romain Bouteillle, Coluche, Sotha, Dewaere et les autres. Eux n'avaient pas de mots assez durs pour ce cinéma de divertissement sans ambition.
...Avant d'en devenir des piliers, naturellement.

Avec le temps, donc, Miou-Miou est devenue une vraie actrice mais elle n'a pratiquement plus que des rôles sans intérêt à interpréter. La "belle fille" est un film qui passe à côté. Il n'est pas drôle et ne réussit à nous faire sourire qu'une ou deux fois. C'est bête, caricatural et vain. Cette pauvre Alexandra Lamy associe depuis si longtemps son nom aux comédies ratées qu'il suffit qu'elle soit à l'affiche pour que le public déserte. Avec elle un film dans lequel elle est devient un navet A.O.C

Depuis la pandémie le monde du cinéma essaie de nous intéresser à ses difficultés.....Ce qu'il propose trop souvent dissuade d'aller en salles voir des films ni faits ni à faire. Je ne disconviens pas que Miou-Miou, Alexandra Lamy et Patrick Mille ont besoin d'argent. Le spectateur aussi! suffisamment en tous cas pour ne pas le jeter en allant au cinéma pour visionner une daube.

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25 mai 2021 2 25 /05 /mai /2021 13:00
3 objets oubliés3 objets oubliés3 objets oubliés

Le centreur de 45tours fait désormais partie d'un passé lointain. C'est presque une pièce de musée, hélas sans valeur.

La vogue aussi étonnante que rétro du disque vinyle concerne le 33 tours 30cm. Le fameux "L.P" (long play), pas le 45t 2 titres ni encore moins le super 45t 4 titres.

Dans les soirées ou "boums" l'électrophone jouait les piles d'une dizaine de 45t (la face A) ou le préposé aux disques (on ne disait pas encore disc-jocket ni encore moins DJ à l'époque) pouvant changer les singles au fur et à mesure.

Objet indispensable un temps c'est devenu une relique d'un autre temps.

Les petites consoles de jeux Nintendo "Game and Watch" sont les premières, rudimentaires, à être apparues au début des années 8O. Elles seraient par la suite remplacées par la fameuse "Game-Boy" puis par des consoles de plus en plus complexes, de mieux en mieux définies. voire du "high-tech"

Les possibilités réduites mais déjà addictives de ces jeux vaguement électroniques rencontrèrent immédiatement un immense succès auprès d'un public vite conquis. Le "Snoopy Tennis" me fut offert en 1982 et les scores gigantesques que nous obtenions faisaient débat.  Les jeux sur téléphone auxquels s'adonnent sans honte des vieux joueurs dans le métro ou le tramway sont les héritiers de "Octopus" et autres jeux Nintendos à piles "boutons".

Apparus en 2005 et produits jusqu'en 2017 (avec le n°7) et fabriqués par Apple l'I-Pod" contenait l'intégralité de votre playlist préférée sans exclure quelques photos et d'autres choses aussi importantes! Pour ma génération qui venait du musicassette voire du "mange-disque" c'était tout bonnement de la science fiction que ce bel et minuscule appareil qui, couplé à un casque, restituait le meilleur de votre musique.

Alors, c'est vrai, le standard Apple était contraignant et empêchait de télécharger des MP3 mais quel plaisir d'écouter la musique partout...

 

 

                                                                            (A SUIVRE)

 

 

 

 

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24 mai 2021 1 24 /05 /mai /2021 13:00

Sa filmographie recèle certains des films les plus prestigieux du cinéma mondial. Aucun ne laisse froid même si certains plaisent plus que d'autres. L’œuvre cinématographique de Stanley Kubrick est constituée de 13 films réalisés en moins de 50 ans et abordant une grande quantité de thèmes littéraires, historiques, scientifiques, philosophiques ou sociologiques. Le réalisateur réfugié en Grande-Bretagne s'investissait tout entier dans ses films au point de faire naître des légendes parfois absurdes, toujours anecdotiques.

Homme d'une intelligence et d'une culture surprenantes, légèrement misanthrope il mettait dans ses films la somme de ses connaissances, de celles des spécialistes et des spéculations scientifiques qui les rendaient parfois hermétiques ou "difficiles".

Libéré des studios et des basses œuvres du cinéma hollywoodien il n'était redevable que du public qui, hormis une armée de fidèles passionnés, ne le comprenait pas toujours, pas plus que les thèmes qu'il illustrait.

Certains films furent bien accueillis tandis que d'autres s'imposaient dans la durée. Qu'un film comme "Barry Lyndon" (1975) ait été plus ou moins rejeté par la critique et le public me laisse stupéfait: quel film peut prétendre à une réussite supérieure tant formelle qu'intellectuelle?

Je voulais -rapidement- aborder le dernier film de Kubrick, "Eyes wide Shut" parce que je suis incapable de dire si, après 4 ou 5 visionnages, je l'aime ou pas. J'en aime l'image, le New-York reconstitué que le film nous donne à voir, certains des personnages et certains passages, une partie de l'intrigue, les décors, les couleurs et les "kubrickeries" typiques; je n'en aime pas (trop) l'hermétisme du thème principal, le jeu (et le personnage que joue) Tom Cruise, la musique du film dans son ensemble et surtout la "conclusion" (tout ça pour ça?). Bien sur je suis bluffé par les scènes du début, par la scène de "l'orgie" que je trouve sublime, par certains moments (la soirée chez le Dr Ziegler interprété par Sydney Pollack, la scène du marchand de costumes et d'autres. Je ne crains pas de revendiquer le fait que je n'ai pas compris et ne comprend pas toute la réflexion que le cinéaste souhaitait favoriser et je reconnais être  décontenancé par ce que j'ai pu lire ici ou là à propos du film.

Il faut l'accepter: je ne possède peut-être pas le bagage intellectuel pour assimiler la pensée d'un homme brillant et érudit. Je dois me satisfaire d'une lecture plus terre à terre qui, déjà, m'apporte beaucoup et m'a énormément apporté avec les années. "Eyes wide shut" ne déroge pas à la règle: j'ai parfois la sensation que le film s'adresse à moi personnellement. Comme le firent, chacun à sa façon, les 11 autres films de Stanley Kubrick. (j'exclue le premier "Fear and Desire" que je n'ai pas aimé du tout, en toute symbiose avec son auteur qui le reniait formellement.

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21 mai 2021 5 21 /05 /mai /2021 07:00

Je me sens dans l'obligation de me dédouaner en commençant ce post par des "excuses": insomnie, curiosité malsaine, replay... tout est bon pour me faire pardonner d'avoir intégralement regardé "François Mitterrand, président culturel" une grotesquerie hagiographique diffusée dans le cadre des "documents stupéfiants" de Léa Salamé.

Par où commencer pour ne pas faire se heurter les commentaires et les adjectifs les plus critiques?

On a eu droit, sans recul ou presque, à la lecture de "poésies" écrites dans sa jeunesse par le Président élu le 10 mai 1981. Qu'en dire? lamentables est encore faible. On a ensuite communié devant une relique: un agenda sur lequel l'homme de Solutré inscrivait les livres qu'il lisait. La dévotion et l'éblouissement de celui qui manipulait le petit opuscule devaient être ceux de Champollion déchiffrant les hiéroglyphes!
Évidemment on a eu droit à l'interview de Jack Lang morcelée en plusieurs tronçons et qui montrait que s'il était lui-même lifté d'importance son idolâtrie, sa mauvaise foi, son intolérance et sa suffisance ne l'avaient pas été du tout.

Le caractère intransigeant et, disons-le, autoritaire du monarque républicain de 1981 à 1995 transpirait dans nombre des témoignages pourtant laudatifs à l'excès.
Si Jean Glavany, Buren et surtout Mazarine conservaient un certain recul d'autres sombraient encore dans leur travers en singeant leur ancienne attitude courtisane. Laure Adler semblait ne pas en revenir d'avoir déjeuné avec le grand homme. Et que dire de Pascal Danel, obscur chanteur des années 60 dont l'interview lèche-bottes rappelait l'Albanie de Ceaucescu?

Je l'ai dit. La fille de F.Mitterrand, Mazarine, m'a semblé être la seule à conjuguer amour, admiration et fidélité sans sombrer dans le ridicule. Et pourtant ce n'était pas facile de répondre aux questions convenues (et cucul) de Léa Salamé qui, cependant, conserve quelque lucidité en intitulant son exercice de culte de la personnalité de "document stupéfiant". Stupéfiant, oui, en effet, stupéfiant de connerie!. Que penser de cette obsession des admirateurs de Mitterrand de le considérer comme un "grand" écrivain? le peu qu'on a entendu était bien mauvais! Inversement proportionnel aux compliments.

Au passage on a appris que Jack Lang voulait censurer Thierry Le Luron et s'offrait le magazine "Globe" pour faire réélire Mitterrand et que Françoise Sagan, elle, vivait une overdose de cocaïne en Colombie. Rafraîchissant!

J'ai relevé un mensonge assumé à propos d'un document ("Vive la crise") diffusé pendant la présidence de F.Mitterrand et s'apparentant à de la propagande politique. J'ai très bonne mémoire et me souviens parfaitement qu'il y avait eu une polémique concernant Yves Montand qui avait été grassement payé pour la présenter. Pourquoi perpétuer le mensonge sinon pour appuyer une vérité officielle?

L'épisode du marbre de la "Grande Arche de la Défense" qui a coûté un bras au pays était savoureux et démontrait que la "politique des grands travaux" avait ses limites.

Le documentaire, lui, soulignait que la gauche est parfois prête à sombrer dans le culte de la personnalité sans crainte du ridicule. Latche, les ânes, Pascal Danel, Renaud et quelques éléments du culte restent incroyables, 40 ans après.

 

 

 

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20 mai 2021 4 20 /05 /mai /2021 07:00

Je ne peux m'empêcher de regarder avec commisération les files compactes de voitures attendant sagement leur tour au "Drive" chez McDonald's. Je ne peux non plus m'empêcher de juger avec un certain mépris les clients de ces établissements, toujours plus nombreux, où l'on fabrique et vend des produits alimentaires allant à l'encontre du bon.

Je ne suis pas sectaire et ne leur veux aucun mal, à eux comme à leurs clients. Je regrette simplement que des enfants y prennent de mauvaises habitudes alimentaires et que la tradition de bonne cuisine du pays soit petit à petit battue en brèche par une standardisation de qualité culinaire discutable et aux conséquences négatives sur la santé.

Les parents sont libres d'emmener leurs enfants où bon leur semble et ont aussi le droit de leur faire ingurgiter des graisses, du sucre et autres produits néfastes présents en quantité industrielle dans les produits vendus par ces innombrables fast-food qui sont légion sur tout le territoire. Burger King, McDonald's, Quick, Pizza Hut, KFC... se partagent un marché florissant et luttent pied à pied avec les Tacos et les Kébabs.

Comme tout le monde nous nous méfions des fast-food et de ce que l'on y sert et ne comprenons pas pourquoi les mêmes qui se méfient des vaccins invitent leurs enfants à se bâfrer de burger-éponges.

Il y a peu de temps, notre "alibi" étant que le 1er jour du pont de l'Ascension tout était fermé, nous sommes allés acheter les produits en question pour rester une heure de plus au jardin, la météo étant meilleure qu’annoncée.

Bien que nos achats soient dans une poche fermée, la voiture s'est emplie de l'odeur caractéristique, vaguement écœurante, de la marque au "M".

C'est une odeur tenace et presque inquiétante qu'une amie étudiante de mon fils, qui travaillait dans l'enseigne pour avoir un peu d'argent, rapportait à la maison quand elle passait après ses heures de travail. Elle en était elle-même gênée et mettait son manteau sur le balcon, quelque soit le temps, pour l'enlever. Une telle odeur devrait à elle seule suffire pour se poser des questions. Apparemment ça ne suffit pas!

 

 

 

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19 mai 2021 3 19 /05 /mai /2021 07:00

La valise remplie de morceaux de cochon en moins j'ai pu me croire dans le film "la traversée de Paris"* tant la ville faisait décor hier soir.

Faut-il préciser que je parle de Toulouse, "la ville de Nougaro",  (je dis ça pour faire plaisir à mon ami Eric) que j'ai traversée sur 4 ou 5 kilomètres du Nord au Sud, d'une rive à l'autre via les avenues Haussmanniennes d'Alsace et de Metz? je venais de la gare Matabiau ("tue-boeufs", en Occitan, on ne quitte as les animaux dans ce post) où le train qui me ramenait de Paris m'avait jeté avec une foule animée et pressée.

Les rares taxis étaient pris d'assaut tandis que les voitures uber ne répondaient pas. Couvre feu oblige le métro, à 23H10, ne fonctionnait pas plus que le tramway. Ne restait que la marche.

Il faisait bon, la nuit était résolument calme et le toulousain comme manquant au tableau. Je n'ai croisé que des "punks à chiens" (tout au pluriel et plutôt deux fois qu'une), des promeneurs de chiens et quelques couples pressés de rentrer chez eux. Pas un policier, national ou municipal durant les 3/4 d'heure de la promenade forcée.

Un Iroquois à crête, vêtu assez différemment de moi, m'a très aimablement -et à ma surprise- souhaité bonsoir. C'est d'ailleurs l’unique échange entre humains que j'ai eu ce mardi 11.

Je me répète, la ville désertée était comme embrumée par l'évaporation des pluies diluviennes de la journée. La brique, l'éclairage orangé, les feux de circulation fonctionnant comme par habitude rendaient l'atmosphère fantomatique. De temps en temps des rires venant de fenêtres illuminées venaient rappeler que Toulouse est contrainte et que ce calme ne lui ressemble pas.

Je suis arrivé chez moi heureux de cette balade improvisée. J'habite décidément une bien belle cité.

 

"La traversée de Paris" de Claude Autant-Lara (1956) avec Jean Gabin, Bourvil et Louis de Funès. D'après une nouvelle de Marcel Aymé.

 

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18 mai 2021 2 18 /05 /mai /2021 07:00

Je crois que la personne qui a conçu la rampe circulaire permettant d'accéder au premier et deuxième sous-sol de mon immeuble était un sadique, un maffieux en cheville avec les carrossiers du quartier, un architecte sans le diplôme et un authentique bon à rien. Il a dû s'entraîner avec des Lego!

Même un très bon conducteur, un jour, frottera le mur en béton nu. Pas besoin d'algorithmes pour le démontrer: ç'est un miracle quotidien de descendre au parking: les néons ne sont pas synchronisés et ne s'allument pas à votre passage, la rampe est quasiment à angle droit et vous êtes sur 3 roues un bref instant, votre bas de caisse avant frotte au palier et les places de stationnement ont été dessinées par un être malfaisant. 

Une fois garé vous n'êtes pas au bout de vos peines: les portes palières sont équipées de portes aux serrures récalcitrantes qui s'ouvrent... dans le mauvais sens. La porte pare feu empêchant presque celle du parking de s’ouvrir. lorsque vous êtes chargé c'est l'enfer.

On devrait obliger les concepteurs de pièges à humains appelés immeubles à vivre deux semaines minimum dans leur œuvre. Les balcons des voisins qui inondent le vôtre, les ascenseurs rassurants comme ceux d'un film d'épouvante, les portes se contredisant, les minuteries trop courtes, les locaux à vélos exigus et humides, les "parties communes" conçues pour gâcher la vie... ils seraient contraints de les utiliser!

Le plus beau, malgré ces malfaçons qu'on jugerait presque voulues est que l'immeuble est sympathique, que la majorité des habitants le sont également et qu'il y a une vraie ambiance dans la résidence!

 

 

 

 

 

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