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19 août 2021 4 19 /08 /août /2021 07:00

Accablé mais pas étonné. Et puis, après avoir réfléchi j'ai bien senti que j'avais tort et que ma condamnation et mon regard intérieur hautain venaient sans doute d'une certaine jalousie inavouée.

De quoi je parle? de la discussion au bord de la piscine, de quatre presque quadragénaires que j'aime beaucoup tous les quatre concernant leur cuisine refaite à neuf. Ils s'esbaudissaient du matériau utilisé (du granit poli), de la taille et de la forme de la table de travail, de la beauté (sic) de la crédence etc.

Ils s'échangeaient leurs téléphones pour regarder les photos de.... leurs cuisines intégrées. Et notre frigo ci... et nos plaques à induction ça... et l'éclairage et les rangements. Une discussion entre deux plongeons avec les enfants (et les vieux, puisque j'étais là avec d'autres aux soucis moins cuisinistiques) et ils revenaient sous les arbres s'esbaudir et se féliciter de leur onéreux investissement.

Ils ne font rien de mal et dépensent leur argent comme bon leur semble. De même ils discutent de ce qu'ils veulent et s'intéressent à ce qui leur plait mais ces histoires de cuisine me sont apparues terriblement creuses et leurs préoccupations très (trop) terre-à-terre.

Ça n'a aucun rapport mais les Talibans s'apprêtent à entrer à Kaboul. Poutine ne nous veut aucun bien et la Chine pille le monde. Je vous épargne le couplet sur le gaz à effet de serre et celui sur la Covid et ses virus mutants. Portails automatiques, aspirateurs sans sacs, cafetière à la mode.... N'y a t'il pas d'autres causes pour mobiliser la génération qui arrive aux affaires? 

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18 août 2021 3 18 /08 /août /2021 07:00

Depuis l'invasion soviétique de 1978 l'Afghanistan n'a pratiquement jamais connu d'épisode de paix, même relative. Les USA n'avaient assurément le bien-être de la population comme objectif premier dans leur ordre de marche.

En regardant les innombrables reportages consacrés à ce pays on sent bien que ni la population ni la richesse éventuelle du sous-sol ne motivent les uns et les autres. Stratégiquement ce pays est primordial et c'est cette seule connotation géopolitique qui est la cause de tous les malheurs Afghans.

Comme des pays martyrs tels le Cambodge, l’Éthiopie, le Yémen, le Liban et tant d'autres l'Afghanistan n'en finit pas de souffrir depuis si longtemps qu'on se demande s'il sortira un jour de ce cycle infernal. Phnom-Penh ou Addis-Abeba ont bien rompu avec ce cycle.

Je suis, comme tous le monde, l'effondrement du gouvernement en place et ne peux m'empêcher de penser que Karzaï ou le "Président" actuel, Ashraf Ghani, marionnettes aux ficelles basées à Washington ont une part non négligeable de responsabilité dans les horreurs passées et à venir.

Ils sont et demeurent moins ignobles cependant que le monstre Mohammad Najibullah, dictateur communiste sanglant placé à la présidence par le Moscou des gérontes.

Car telle est le karma (je n'ose écrire destin) de ce pays magnifique et fier: passer d'une dictature à une autre (communiste puis religieuse fondamentaliste) en n'oubliant ni les gouvernements fantoches ni les "protectorats". Celle qui se prépare (31/08/2021) est tout sauf une surprise. Le monde entier sait qui va faire quoi et qui sera victime de ce qui se prépare...

Je me souviens des USA embarquant à la sauvette leurs supplétifs au départ de Saïgon ou des Français obligés de virer les leurs à Pnom-Penh en 1975. Nous revivons ces mêmes désastres: le drapeau étoilé plié, le portrait de Joe embarqué dans un hélico et la destruction des "documents sensibles" (ah, oui, lesquels?)

Les Talibans auraient changé!!!! La bonne blague. J'ai entendu l'un d'eux dire que "couper quelques mains est un mal nécessaire". Le changement ne crève pas les yeux.

On parle ici de "dictature sanitaire": je suis bien certain qu'à choisir les femmes Afghanes n'hésiteraient pas trente secondes entre les Talibans et Olivier Véran!

 

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17 août 2021 2 17 /08 /août /2021 07:00

A propos du réchauffement de la terre Jacques Chirac avait employé une jolie formule: "la planète brûle et nous regardons ailleurs". De temps en temps ce président à peine passable avait un sursaut.

Il en eut un autre, plus fort et qui résonne encore à propos de la responsabilité de "l’État Français" dans la déportation et la mort de milliers de Juifs Français et étrangers que Vichy persécuta avant de les livrer aux nazis. A part ça et en soulignant qu'il avait aussi supprimé le "service militaire" peu de choses à dire sur la carrière exceptionnellement longue de cet homme .

Au Cambodge on rejuge, en appel, khieu Samphân l'un des dirigeants de la nébuleuse Khmère rouge à l'origine d'un génocide aussi phénoménal qu'idéologique (1975-1979). Ne se reconnaissant aucune responsabilité l'homme, nonagénaire, n'a jamais exprimé le moindre regret. La formule "cela doit hanter ses nuits" n'est hélas qu'un vœu pieux. Les tueurs de masse n'ont quasiment jamais -semble t'il- de remords ni d'états d'âme.

50 ans. le célèbre coffret de 3 albums "All things must pass" de George Harrison a atteint cet âge vénérable. Dire qu'il n'a pas vieilli ou qu'il est excellent de bout en bout est sans doute exagéré. Mais c'est un bon disque et peut-être le meilleur d'un des Beatles en solo. L'édition anniversaire est une entreprise commerciale qui n'apporte rien (les "inédits" sont moches et on les connaissait grâce au net) et sent son arnaque commerciale. Personnellement je n'aime pas ces versions "alternatives" ou de travail de chansons dont j'ai aimé la version originale. (cf "What is life")

Après mes pérégrinations au Canada en juin je bénis chaque jour la (relative) liberté que j'expérimente tous les jours en France. Tout n'est pas parfait mais il n'y a pas de confinement ni de traque aux infectieux! les magasins sont ouverts, les restaurants également, on me fiche la paix. Que demander de plus?

"Superstore", la série de Prime en est à sa 5 ème saison. Non quelle soit passionnante mais les personnages sont drôles et sévèrement déjantés. Ils évoluent avec le temps passant par des stades souvent délirants. L'un des personnages principaux, Amy, est adorable et touchante. Garrett, Cheyenne, Jonah, Sandra et Marcus (un authentique fêlé) sont eux aussi impressionnants et rendent la série vivante. Le langage est cru, les péripéties parfois "limites" mais je ne décroche pas. Ce n'est ni "Boss", ni "Breaking Bad, ni "Walking Dead" mais les 20 minutes de chaque épisode détendent et distraient.

Hollande "revient" et surveille Anne Hidalgo. Bertrand n'a pas creusé l'écart et Pécresse y croit. Dieu! que cette présidentielle s'annonce mortelle.

En regardant la nature reprendre faiblement mais fermement ses droits (arbustes dans les anfractuosités des murs et des trottoirs, herbes sur les rails du tram....) je me demande combien d'années il faudrait pour que la ville disparaisse. Sans doute moins de 50.

Créé de toutes pièces le besoin de VAE vélos à assistance électrique a donné le jour à un marché florissant. Évidemment, concurrence oblige, il y en a pour tous les goûts et toutes les bourses et chaque constructeur possède ses standards inadaptables sur les autres (batteries surtout). J'en ai vu un ou deux qui sont presque des œuvres d'art contemporaines tellement ils sont beaux. Évidemment le prix de ces merveilles croît avec la technologie et l'esthétique...Je me suis offert une entrée de gamme qui, déjà, est un bel engin qui fonctionne vraiment bien. J'essaie d'alterner avec le bon vieux vélo sans moteur mais cède le plus souvent à la facilité.

 

OSS117 avec Jean Dujardin. J'ai vu les deux premiers films réalisés par Hazanavicius et les avait trouvés drôles et légers. Le personnage interprété par Jean Dujardin m'a fait rire et c'est un cinéma de distraction que je ne boude pas. Les dialogues sont amusants, les situations bien absurdes et on passe un bon moment en (sou)riant des bons mots et de la suffisance du "héros". Autant je détestais "le beauf de gauche"qu'était Guy Bedos, sa certitude d'être dans le vrai et son manque de recul, autant j'aime bien son fils Nicolas qui n'a heureusement hérité d'aucuns des traits négatifs du caractère paternel. Jusqu'ici je n'ai trouvé personne désirant aller voir le film avec moi. Et seul...

 

 

 

 

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16 août 2021 1 16 /08 /août /2021 07:00

A l'aéroport, il y a peu, j'ai vu une scène anodine qui m'a cependant beaucoup marqué. J'ai été attiré par du mouvement provenant du comptoir d'enregistrement des bagages d'Air Corsica. Il y avait du monde et les files avançaient peu et (très) lentement. Beaucoup de familles avec enfants en bas âge patientaient tant bien que mal.

Comme il est d'usage certaines files avançaient plus rapidement que d'autres. J'avisais une (jolie) femme, la trentaine, cheveux blonds et longs, bien habillée qui semblait "craquer". Elle essayait de calmer un petit garçon de 3 ans environ qui ne supportait plus la contrainte. Il s'échappait, courrait, faisait tomber les cordes matérialisant la file d'attente ou les bagages d'autres voyageurs. Il criait de plus en plus fort et manifestait violemment contre sa mère qui essayait de canaliser son impatience et sa colère.

Plus elle essayait moins elle y parvenait. L'enfant hurlait, la tapait, se jetait par terre et vida même une partie du sac-à-main de sa mère sur le sol. Complètement dépassée la jeune mère menaçait son fils, lui promettait des cadeaux ou des bonbons et finalement optait pour une tape légère sur les fesses. La boulette! les hurlements atteignirent une fréquence à briser le verre. Et les nerfs des témoins.

Nous, le public, étions gênés d'assister à cette scène dérangeante, conscient que le manque d'autorité (NDLR: je reviens sur ce thème!) de la jeune maman était le problème et qu'elle ne parviendrait sans doute pas à calmer l'enfant et rendre une certaine sérénité à notre attente.

Finalement rouge, en larmes, pleurant bruyamment l'enfant par sa crise permit à sa maman d'être traitée en priorité. Une hôtesse de comptoir la fit s'enregistrer plus vite. Au grand soulagement de tous.

Les autres enfants donnaient l'impression d'avoir assisté à une scène qu'ils n'oublieraient pas.

Je pensais alors au golden retriever de mon ami A*** qu'il avait été chercher à la SPA. C'était un dominant non dressé qui fut impossible jusqu'à ce qu'il lui fit donner quelques leçons de dressage. Loin de moi l'idée de comparer les deux situations mais, en tant que spectateur involontaire de cette crise enfantine hors normes je pensais que certains enfants se promettent des vies difficiles. De telles colères sont inadmissibles et un comportement dérivé de celles-ci vous mettent tout le monde à dos.

Apprendre à gérer la frustration est une des bases de l'éducation. Menacer de représailles sans jamais les appliquer est une erreur que font beaucoup de parents débordés. S'en remettre à la "garde" par écrans interposés également.

J'ai eu, en voyant ce petit garçon "hors de lui" une pensée pour les institutrices, les maternelles, les centres aérés et autres gardes d'enfants qui ont plusieurs situations quotidiennes de ce type à affronter. Des héros!

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13 août 2021 5 13 /08 /août /2021 07:00

Nous ne sommes pas, en Europe, très familiers avec la "country-music" américaine que nous assimilons à une musique de ploucs avec danse ridicule, chapeaux de cow-boys, violon et fiddle,voire banjo. L'image de Dolly Parton ou de Johnny Cash s'interpose et peut donner envie de fuir.

On a tort. Si la country-music est souvent inécoutable tant le pire côtoie le meilleur, avec un bonus pour le premier il y a, dans ce style musical aux origines marquées de quoi rassurer l'homme et la femme de goût. Aux États-Unis le courant musical qu'elle représente est respecté et prolifique. De très nombreux artistes de renommée mondiale s'y sont frottés. 


Je retiens des gens comme Arlo Guthrie, Kris Kristofferson, Rita Coolidge et l'immense Emmylou Harris qui méritent largement qu'on leur prête une oreille (et même les deux) attentive(s). Kristofferson est un chanteur, un song-writer et un interprète remarquable. Un bon comédien aussi. Elle fut un temps sa femme, Rita Coolidge est plus  connue pour ses interprétations ("Your love has lifted me (Higher and Higher") sa très belle carrière de choriste (de Joe Cocker à Roger Waters) et même l'une chansons de générique des James Bond des plus réussies  ("All time high"). Sa voix transcende ce qu'elle chante.

Quant à Emmylou Harris il suffit d'écouter tel ou tel titre de son éblouissante discographie pour se convaincre de son authenticité. Une voix splendide qui défie le temps et une fidélité à toute épreuve à un style qu'elle a profondément marqué en le faisant évoluer. Des titres enregistrés avec l'inoubliable Gram Parsons à ceux qu'elle enregistra avec Mark Knopfler ("All the roadrunning") ce ne sont que des pépites.

 

 

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12 août 2021 4 12 /08 /août /2021 07:00

L'autorité on l'a d'office... ou pas. Elle ne se décrète pas.

Je ne l'ai jamais vraiment eue. Je criais pour obtenir un semblant de résultats. De ce fait j'ai été un père pas terrible et un salarié à qui on ne confiait pas d'équipes à manager. Je serai sincère en reconnaissant que "ce n'était pas mon truc".

J'ai su très jeune que je n'étais pas un chef charismatique. Si on me choisissait au ballon-prisonnier, à un autre jeu collectif ou à un sport c'est parce que je courrais vite. Je n'ai pas souvenir d'avoir une seule fois été chargé de constituer une équipe! Ni à l'école primaire, ni en colonie de vacances, ni au "service militaire", ni en séminaire d'entreprise ni en randonnée avec des amis, jamais on ne m'a donné le commandement.

J'ai participé à "Fort Boyard" mais... en tant "qu'intellectuel"!

On m'a, au cours de ma carrière professionnelle, fait suivre des stages au titre évocateur: "conduire et animer une réunion" entres autres. Je me souviens d'un fiasco retentissant à une épreuve bizarre: un type avait les yeux bandés et je devais le conduire où je voulais. J'avais spontanément choisi un parcours compliqué et lui s'était laissé mené sans se plaindre. Le commentaire après coup était que je faisais prendre des risques, que j'étais dangereux, que mes choix n'étaient pas clairs ni évidents etc... celui que j'avais mené n'importe où était plaint alors qu'à aucun moment il ne s'était rebellé. Je me souviens vaguement que l'on ne s'était pas bousculé pour s'asseoir à côté de moi au déjeuner et que la fin du "stage" avait été pénible.

J'adore mon fils mais ce n'est pas le critiquer que dire qu'il a été un enfant compliqué. Il m'en a fait voir de toutes les couleurs et savait comme personne obtenir beaucoup de moi. Récemment il m'a avoué avoir poussé à fond la Golf que je lui avais laissé (jeune possesseur du permis) avec maintes recommandations. "à 220 km/H" a t'il précisé. Il signait ses carnets, trafiquait les bulletins mensuels, utilisait mes cartes de crédit le tout avec une figure d'ange miséricordieux. Je ne voyais RIEN. Il me faut le recul pour comprendre pourquoi livres et disques disparaissaient: il les revendait.

Quand il est né mon père m'a dit que ce serait justice s'il était "au moins la moitié chiant que je l'avais été".

Je n'ai rien dit de tel à la naissance de ses fils mais je crois que la malédiction s'accomplit de génération en génération!

Mes petits fils et ceux de Françoise, quatre en tout, savent que je suis gentil et "cool". Ils ne me craignent pas et c'est tant mieux. Je suis ainsi fait. 

 

 

 

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11 août 2021 3 11 /08 /août /2021 07:00

Comme d'habitude je découvre avec des mois de retard une série que tout le monde a vue et aimée. Je n'en avais pas entendu parler et personne ne m'en avait vanté les qualités. Du moins me semble t'il.
C'est une série qui vient du Danemark et qui traite de la politique en général et de la Démocratie en particulier. Elle s'appelle "Borgen".
Nous suivons le parcours d'une femme, bonne bourgeoisie aisée, mari enseignant de haut-niveau, deux enfants, belle maison dans la capitale qui fait de la politique (elle est plutôt centriste avec velléités écologiques et un tropisme pour les droits de l'homme). Elle est finalement en passe d'être nommée premier ministre (le pays est une monarchie constitutionnelle) et , naturellement, les soucis commencent.

Les hommes comme les femmes qui font de la politique l'essentiel de leur vie (au détriment de leur autres vies et particulièrement celle qui concerne leur famille), on le sait, sont souvent prêts à tout pour arriver à leur fin. Trahisons, manœuvres, coups-bas, mensonges, arrangements, tricheries ils et elles ne reculent devant rien pour obtenir le poste convoité et la célébrité qui va avec. Pour être appelé "Monsieur le Ministre" certains ne sont pas avares de bassesses, de courbettes ou pire.

Notre histoire nationale nous donne presque quotidiennement des exemples de cette cour des miracles où seuls les initiés (et c'est rarement la presse qui les informe) savent à quel prix untel et une-telle est devenu(e) Ministre et ce qu'il ou elle est capable de faire pour le rester!

En soi cette quête frénétique du pouvoir pourrait être ennuyeuse mais il n'en est rien. Du fait que c'est une fiction on suit les pensées et actions des personnages et les conséquences prévisibles ou pas de celles-ci. C'est passionnant quand ça se passe à une époque ancienne ("Game of thrones"), à une époque déterminée ("The Crown") ou lorsque ça narre des évènements fictifs ("Boss", "Borgen") mais largement inspirés par des faits réels.

La série alterne les histoires dans l'histoire en pimentant celles-ci d'affaires de cul ou de cœur jamais vulgaires. Il y a une authentique réflexion sur le Pouvoir, sur ceux qui le recherchent comme sur ceux qui l'exercent et aussi sur ses effets à long terme. La femme Premier Ministre n'est pas longue à comprendre que les reniements et les compromissions font partie du job ni que la réalité s'impose et que les jeux et enjeux du pouvoir s’accommodent mal avec la morale. Le rôle de la presse est intelligemment montré et ses déviances également.

En visionnant cette série je comprends que la course aux pouvoirs est réservée à des personnes qui ont théorisé leur désir d'arriver et la façon de le satisfaire que cela ne s'improvise pas et qu'il faut pour cela des qualités (et des défauts) que peu possèdent en quantité suffisante.

Cette série-là est intéressante, intelligente et instructive. Bien interprétée, suffisamment rythmée elle donne en plus à réfléchir. C'est presque trop beau pour être vrai.

 

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11 août 2021 3 11 /08 /août /2021 07:00

Autour de moi une nouvelle manie accapare mes contemporains: se pensant atteints d'allergies ils racontent leurs peurs et leurs difficultés en imaginant que celles-ci peuvent m'intéresser. Non que je sois insensible aux heurs et malheurs des autres mais "trop c'est trop" et les rétifs aux cacahuètes, aux kiwis, à la salive de chat ou au gluten me les brisent.

En écrivant qu'ils "se pensent" atteints et non qu'ils sont affectés d'allergies, je donne un jugement de valeur et par définition il est subjectif. Je ne suis pas médecin et n'ai qu'une expérience limitée des allergies et de leurs effet.
J'observe juste que ces personnes se gâchent l'existence en s'inquiétant exagérément des conséquences de l'ingestion d'une pistache ou de passer sous une ligne à haute-tension. Une allergie ne suffit pas. La plupart du temps elle cohabite avec d'autres toutes aussi improbables les unes que les autres.

A mon humble avis il y a de l'auto-persuasion dans l'air. Certains produits sont tellement décriés qu'ils véhiculent une image entièrement négative. De là à décréter une allergie pour éviter d'en consommer le circuit mental est direct.

Alors, les personnes qui veulent ne consommer que des produits aseptisés, BIO, provenant de circuits courts ou anti-allergiques nous font part de leur vie un enfer quotidien à éviter la rencontre avec la fraise-des-bois déclenchante, avec le sel ou le crustacé qui les mettra à terre.

Je ne me connais aucune allergie hormis une intolérance critique à Anne Hidalgo ou à Bernard Tapie. Mes anticorps fonctionnent. Je me sens coupable de ne pas frémir devant du lait ou de la charcuterie!

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10 août 2021 2 10 /08 /août /2021 07:00

J'avoue que je suis bluffé lorsque je vois un livre comme "La nuit du chasseur" - une esthétique cinématographique de Damien Ziegler (édition Lettmotif - 2008 réédité en 2021 - 24€) parce que, même si j'aime le film de Charles Laughton (1955) que j'adore regarder de temps en temps avec des longues années entre deux visionnages.

Oui, "La nuit du chasseur" est un de mes films préférés, sans doute même est-il dans les 10 premiers de mon panthéon personnel. Comme tous les sujets je comprends qu'un passionné ait une multitude de réflexions à faire et à partager sur un sujet qu'il maîtrise et le qui le passionne mais en même temps je me demande si trop n'est pas trop et si une exégèse aussi fouillée ne passe pas à côté du film en le disséquant d'une façon trop approfondie. A trop creuser un sujet on peut l'épuiser. Du moins me semble t'il.
J'ai acheté le livre en question à la librairie "Ombres Blanches" du cinéma qui est spécialisée dans un cinéma "exigeant". On y cherche la petite bête, on emploie des mots de professionnels, on analyse les mouvements de caméra, on s'interroge sur l'image, les intentions du scénariste, du metteur en scène et du producteur, le son, les décors, les costumes, le découpage, le montage, le story-board, l'impact du film et, naturellement, on le fait pour des films ambitieux et réputés difficiles. Ce n'est pas la librairie idoine pour chercher une biographie de Fernandel ou les mémoires de Jean Lefèbvre!

J'avoue m'agacer parfois de ces livres thèses destinés à quelques fous de films qui croient déchoir s'ils ignorent le nom du perchman ou de la monteuse d'un film japonais muet. Je lève un sourcil dédaigneux devant ces monographies "complètes" de Robert Guediguian ou une Nième filmographie laudative de Jean-Luc Godard.  Mais c'est là que je trouverai le DVD/Blue ray de "Deep End" de Jerzy Skolimowski. Ni chez Joseph Gibert ni à la Fnac. Pareil pour l'étude sur "Shining" ou "La comtesse aux pieds nus".

Revenons, car on s'en éloigne, à ce film magique, étrange, bouleversant, merveilleux, brillant, curieux, maudit, "culte" et singulier qu'est "la nuit du chasseur". Seul et unique réalisation de l'acteur britannique Charles Laughton il réunit à l'écran l'actrice du muet Liliane Gish, l'excellentissime Robert Mitchum dans le rôle d'un prédicateur fêlé et assassin, Shelley Winters une fois encore malmenée dans un film ("Lolita") et deux enfants chargés de nos peurs enfantines.

Je ne vous ferai pas l'injure de raconter l'histoire, le film est suffisamment connu pour m'en dispenser. La narration, la musique, l'image, le scénario, le jeu des comédiens (et tout particulièrement celui de Robert Mitchum) la mise en scène et le film dans son entier vous transportent dans ce que le cinéma peut faire de mieux: ailleurs. Un endroit où nulle préoccupation autre que l'action se déroulant sur l'écran ne peut vous atteindre.

Le livre, que j'ai évidemment acheté, m'a donné envie de revoir -en V.O naturellement- la nuit du chasseur. Un de ces soirs je regarderai, c'est certain, le combat entre l'amour (LOVE) et la haine (HATE). C'est tout le mal que je vous souhaite également.

 

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9 août 2021 1 09 /08 /août /2021 07:00

samedi 7 août la petite ville ariégeoise de Foix, à une centaine de kilomètres de Toulouse, était bloquée par les manifestants anti-pass Covid. Pour une petite cité comme Foix il y avait du monde.

La police bloquait les entrées et sorties des voitures qui, fatalement, constituaient de gros et impressionnants bouchons. Le centre-ville, souvent thrombosé en temps ordinaire, était totalement inaccessible. Les commerçants, qui en douterait?, s'arrachaient les cheveux devant cette matinée commercialement perdue. Le château, admirablement restauré et réorganisé ne pouvait compter que sur une infime partie des visiteurs prévus.

Et, comble de malchance, il faisait beau et (relativement) chaud en ce début août. De quoi, effectivement, regarder d'un œil torve ces bataillons de râleurs qui scandaient des slogans à ras de bitume.

On comprenait que Macron ne leur plaisait pas et que le vaccin dont il est question depuis des mois ne leur agréait guère. C'est une litote.

Foule pacifique constituée de "baba-cools" la manifestation était vraiment pacifique, impression confirmée par le nombre important d'enfants brandissant des pancartes artisanales dont, à l'évidence, ils ne comprenaient ni le sens ni l'absurdité de certains propos.

Car enfin, même à Foix il est possible de s'informer et donc ridicule de crier à la dictature et à l'atteinte aux libertés.

Qu'on ait des préventions contre les vaccins en général est déjà inquiétant: la polio-myélite, le tétanos, la rougeole, la rage et tant d'autres maladies ont disparu non par l'opération du Saint-Esprit mais grâce à la vaccination généralisée. Mais que l'on soupçonne les "Labos" (comprendre "le grand Capital" ou "Satan") de vouloir injecter un poison aux habitants de la planète est un délire que je ne m'explique pas.

Je vois là les preuves que certains de nos contemporains croiraient sans doute aux sorcières, au Malin, au protocole des sages de Sion et à toutes autre sornette tant ils sont prompts à accepter l'idée d'un complot mondial, à l’injection de nano-particules etc.

Tant qu'on y est, effectivement, pourquoi ne pas croire au désir de devenir tyran d'Emmanuel Macron même si la simple formulation de cette extravagance dépasse l'entendement. Et je n'ai pas parlé de la 5G maléfique et autres délires.

Je le redis; ce qui m'a étonné (et consterné) samedi en regardant cette foule passer c'est le décalage entre les slogans et la sagesse apparente des hommes, des femmes et des enfants qui défilaient.

J'avais l'impression (je l'ai depuis le début) qu'ils avaient été abusés et qu'ils n'étaient pas capables de raisonner. Qu'ils allaient sortir de leur somnambulisme abêtissant.

Les commentaires des journaux parlés et écrits, le soir même, indiquaient nettement que la contagion s'auto-alimentait.

 

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