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2 septembre 2021 4 02 /09 /septembre /2021 07:00

Physiquement il n'y avait pas moins rock que lui. Il faisait penser à un livreur de supermarché ou, à la rigueur, à un clerc de notaire. A un prolo anglais. Sur les photos du groupe il "détonnait" avec son complice/comparse de la section rythmique des Rolling Stones, Bill Wyman. Couraient sur lui des bruits sur son alcoolisme passé ou sur le coup de poing sur le nez de Mick Jagger le jour où ce dernier osa demander "son" batteur.

Comme s'ils avaient honte d'avoir aimé ce groupe à la longévité de dinosaures les cuistres, pour rehausser l'image du batteur Charlie Watts soulignaient qu'il venait du jazz et que ses goûts profonds l'y ramenaient. Toujours ce mépris pour le binaire!

Charlie Watts, récemment déclaré forfait (à plus d'un titre) de la tournée des Stones aux USA faisait partie du groupe depuis ses débuts en 1963 (qui a demandé avant ou après J.C ?). Il battait sur "Come On", le premier 45 tours du groupe et battait encore sur "Living in a ghost town" en 2020. 57 ans de bons et loyaux services derrière les fûts de l'autoproclamé "plus grand groupe de rock n'roll du monde"... ça laisse songeur.

Wyman ayant déclaré forfait en 1993 Charlie faisait partie des historiques et était considéré pour cela et, ne le négligeons pas, ses qualités authentiques de drummer.

Ça peut paraître anecdotique ou dépassé mais en fait ça signifie qu'il officiait sur les 5 meilleurs albums du groupe qui font aussi partie des 5 meilleurs disques de rock de tous les temps. "Beggar's Banquet", "Let it Bleed", "Get yer ya ya's out !", "Sticky Fingers" et "Exile on Main Street", de 1968 à 1972. Dit comme ça la nécro admirative du bonhomme devient plus facile voire évidente.

En écoutant "Voodoo Lounge", un album pris au hasard dans leur pléthorique discographie on entend ce que Charlie Watts apportait et ce que le groupe lui devait...

La disparition définitive de Watts le rapproche de ce qui motive Mick Jagger depuis 40 ans au moins: une carrière solo! Rien que pour celà Keith Richards devrait faire valoir ses droits à la retraite!

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1 septembre 2021 3 01 /09 /septembre /2021 07:00

Depuis 2 étés nous jardinons de concert, ma femme et moi et sommes surpris et comblés par notre récolte et la beauté de notre jardin. Il s'agit d'un "jardin ouvrier" de 200m2 situé dans une boucle de la Garonne.
La terre alluviale est tellement bonne que les manches des outils pourraient germer!

Je suis un indécrottable citadin et n'avais jamais été attiré par le jardinage, jusque là. Je désherbe, j creuse, je retourne la terre, j'arrose, je sème, je plante, je fixe et je retire des racines, des pierres et surtout j'essaie d'éradiquer le chiendent.

Nous allons au jardin à tous moments mais le coucher du soleil est de loin le meilleur si on fait abstraction des nuées de moustiques venues au self-service.

Nous sommes une trentaine de jardiniers amateurs et, pendant une bonne année ils ont été d'une discrétion absolue. Nos échanges se limitaient à "Bonjour" et "Au-revoir". En fait ils nous observaient. Allions-nous gaspiller l'eau, introduire des engrais ou insecticides chimiques? étions-nous des adeptes de la "permaculture", savions-nous travailler, qu'allions-nous faire? ces questions plus d'autres (quel "clan" de jardinier intègrerons-nous? des deux rivaux en proie à une détestation de l'autre aussi forte qu'irréelle), allons-nous jeter nos déchets verts au bon endroit? etc etc. 

Ce n'est qu'une fois leur opinion, apparemment favorable, faite qu'ils ont commencé sinon à nous envahir du moins à vouloir parler avec nous. Au désert a succédé le trop-plein. On a dû freiner et dire qu'on souhaitait être tranquilles! (je déteste les "pots" et les barbecues).

Mais bon. On n'est pas des sauvages non plus. Finalement, comme au boulot, c'est la période d'essai la meilleure.

 

 

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31 août 2021 2 31 /08 /août /2021 07:00

Récemment nous discutions d'une relation que je n'apprécie pas trop. Voulant trouver un argument pour m'amadouer à son propos Françoise m'a dit: "il a des problèmes de cœur". Ma réaction a été inverse; au lieu de m'apitoyer sur lui j'ai répondu: "je me fiche de ses problèmes sentimentaux". Françoise a souri et a dit: "non, il a des problèmes cardiaques, pas sentimentaux.", illustrant ce que peut-être un dialogue de sourds lié à une mauvaise communication.

M'est revenue une autre erreur d'interprétation que j'ai faite il y a bien longtemps dans un de mes premiers jobs. Je travaillais alors dans une petite maison d'édition A.Hatier au quartier latin, éditeur surtout connu pour ses livres scolaires. je faisais un travail sans grand intérêt de "gestion des stocks". C'était bien avant l'arrivée des ordinateurs. On fonctionnait de manière empirique et approximative. J'avais un CDD de 6 mois et étais payé des clopinettes.

Lors d'un "pot" regroupant une vingtaine de personnes dont le PDG, le Directeur général et d'autres faisans le DG m'a avisé et dit à la cantonade en me désignant: "Mr Poirier est la cheville ouvrière" de notre société. Je ne connaissais pas l'expression et en ignorait le sens. Les mots "cheville" et surtout "ouvrière" ainsi que le sourire mielleux des présents m'ont fait penser à une moquerie ou pire.

J'ai sorti une phrase échevelée sur la modestie de mes émoluments et sur mon envie de quitter l'entreprise dès que mon contrat serait achevé et suis parti en maugréant.

En fait... c'était un compliment (la cheville ouvrière est une personne indispensable quoi que discrète) et personne n'a compris ma réaction. Problème de communication, une fois encore.

 

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30 août 2021 1 30 /08 /août /2021 07:00

Un tiers des funérailles se fait par crémation. Voilà une information qui m'a surpris. Je pensais, en toute contradiction, que c'était plus, ou que c'était moins. Ce samedi les journaux du matin (jusqu'à 8H00 et les conseils jardiniers d'Alain Baraton) avaient l'humeur primesautière: agressions vinicoles, pont aérien à Kaboul, exaspération des soignants, aide-soignants et personnel infirmier à qui l'on demande de travailler en réanimation sans la moindre préparation, 6ème samedi de mobilisation contre le "pass" et, last but not least, un doc sur les cimetières en France. Dans le cadre de "L'ÉTÉ ARCHI" France Inter, à 7H24 très précisément, diffusait un document sonore très intéressant et qui donnait envie d'en savoir plus.

 

 

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27 août 2021 5 27 /08 /août /2021 07:00

Comme l'indique (ou veut l'indiquer) le titre de ce post; il y a comme un écho dans les rues désertes de ma ville en ce jeudi d'après 15 août. Le soleil est écrasant, pas un frémissement n'agite les arbres. Les rares voitures passent presque distraitement tandis que les motos semblent rouler avec une discrétion nouvelle. Imperturbable le tramway, aux trois-quarts vide, glisse sur ses rails avec une régularité désordonnée.

Les places de stationnement abondent et les agents de police municipaux font leur ronde à la fraîche, en début de soirée, quand la température consent à baisser un peu. Ils verbalisent mais sans conviction.

Les moustiques, élevés sur nos balcons traquent le sang humain. On voit même passer une abeille perdue ou un frelon agressif. Les volets sont fermés, les stores baissés. Même le temps semble apaisé. Il passe lentement, comme s'il faisait la sieste.

Sur le Pont St Michel on ne fait plus la queue que le matin et le soir aux heures de bureau. La Garonne résonne des cris des rameurs, des kayaks, des avirons, des bateaux électriques et des canoës que l'eau fait avancer. Des algues ont même fait leur apparition qui obligent les embarcations à les éviter en zigzagant.

Le soleil se couche un peu plus tôt: dès la tombée du jour des "promène-couillons" (c'est ainsi qu'on appelle ces bateaux qui passent doucement sur le fleuve dans une profusion de musique et de lumières) On y dîne  tout l'été, comme aux terrasses des "guinguettes" estivales, certes bien placées mais culinairement suspectes.

Des oiseaux exotiques en liberté et se déplaçant par bandes répondent aux pies, aux moineaux et aux oiseaux de la réserve ornithologique du Bazacle. Les corneilles tentent de couvrir leurs cris. Il me semble qu'hirondelles et martinets ont déserté mon ciel.

Les touristes étrangers sont rares, cette année encore. Ils sont remplacés par des Français moins plaisants. Ils râlent, se garent n'importe où, jettent leurs déchets partout. Mais personne ne se plaint car ils dépensent. Ils achètent même frénétiquement et les commerçants leur en sont reconnaissants. La vie est trépidante dans "l'hyper-centre": vélos, scooters, trottinettes, planches à roues et autres engins urbains laissent la portion congrue des trottoirs aux piétons courbés sur leur téléphone. Le contraste est saisissant avec les quartiers moins connus qui semblent alanguis. Là beaucoup de magasins sont fermés pour "congés d'été". (Preuve que les confinements ne les ont pas ruinés!).

On traîne en terrasse, on fait la queue pour un granité 100% sucre ou un sorbet au goût improbable. La Garonne attire tout le monde par la fraîcheur supposée de ses rives.

De temps en temps un véhicule prioritaire, toutes sirènes déclenchées, trouble un instant le silence. Rien à voir avec le reste de l'année où leur bruit fait partie du fond musical de la ville.

La "grande roue" tourne lentement dans le village factice de Port-Viguerie. Les enfants crient et jouent aux jeux installés pour eux. Je vais rentrer par le Cours Dillon et longer la prairie des filtres entièrement vouée, comme chaque été aux enfants et à Toulouse-plage.

Le bruit des boules de pétanque rythme la balade sous les platanes aux feuilles vert foncé.

 

 

 

 

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26 août 2021 4 26 /08 /août /2021 07:00

En ces temps de vache maigre culturelle je me rabats sur le petit écran et j'ai regardé avec plaisir et étonnement la série documentaire* sur Jésus qui prenait elle-même prétexte de la série de Franco Zeffirelli "Jésus de Nazareth" pour raconter et expliquer (du moins essayer) certains épisodes des Évangiles.

Le guide n'était rien de moins que l'acteur principal de cette série et du film en question, Robert Powell (1977) qui incarna un Christ absolument renversant. Né en 1944 le comédien n'était plus le jeune homme d'autrefois mais il nous donnait la possibilité étonnante de voir un Jésus à lunettes et au ventre rebondi! Je plaisante, le comédien dit en préambule ce que ce rôle lui avait apporté mais aussi ce qu'il lui avait coûté. On n'est pas Jésus impunément. (cf Robert Le Vigan et "Golgotha" de Julien Duvivier (1935).


Je dirais quand même deux mots sur le "Jésus de Nazareth" de Zeffirelli. C'est un beau film et c'est un film sage. Je n'ai pas dit ennuyeux, quoi que.. Je me souviens de la distribution pléthorique (des célébrités en fin de carrière venaient faire un caméo), d'une bonne idée (Claudia Cardinale en femme pécheresse) et de très beaux paysages. Époque oblige tous les acteurs étaient barbus, même Michael York.

Non... ni Olivia Hussey (Marie) ni Anne Bancroft. (Mrs. Robinson).

Les lieux saints aujourd'hui restent étonnamment beaux et comme marqués par cette "Histoire". Les historiens, les géographes, les archéologues et les théologiens se posaient des questions passionnantes et de doctes savants tentaient d'y répondre.

Cette religion qui a tant inspiré les hommes possède des secrets enfouis et des interprétations successives qui font que l'on n'en sait pas plus sur les mystères qui la caractérisent. Et c'est bien ainsi.

Réfléchir sur le baptême, sur la violence (mort de Jean le Baptiste, des zélotes, de Jésus), sur le pouvoir (les Romains), sur la foi, la croyance et sur Dieu... La chaîne "Histoire TV" avait des ambitions ce soir là.

(*"Jesus - la quète de la vérité")

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25 août 2021 3 25 /08 /août /2021 07:00

A propos de l'Afghanistan je retrouve, pratiquement sous les mêmes formes, toutes les erreurs commises par la presse quand un pays s'effondre et qu'une relève dictatoriale s'installe.


1°) l'à peu près.

Ne sachant pas trop ce qui se passe on emploie des mots creux style "Chaos". Ça ne sert strictement à rien, ce n'est pas de l'information mais ça fait du remplissage.

2°) On diffuse les mêmes images jusqu'à l’écœurement.

Les aéroports de Kaboul envahis par des civils désirant à tous prix quitter le pays sont diffusés en boucle. Là aussi les explications restent sommaires. Pourquoi cette panique? qu'espèrent-ils? que craignent-ils?

3°) le commentaire plutôt que l'information.

des "spécialistes de l’Afghanistan" (sic) viennent doctement parler de ce pays "qu'ils viennent juste de quitter". Moyennant quoi ils racontent les mêmes sornettes que ceux qui ne sauraient placer le pays sur un globe terrestre.

Le ressenti des journalistes, entretenu par le ton de la catastrophe historique en train de se produire amène les médias à sur-dramatiser les évènements ou, au contraire, à les minimiser. Une conférence de presse de 4 talibans rassurants (re-sic) délivre un message de paix et d'amour aux occidentaux et "ça passe"!

4°) on ignore le passé ou on l'interprète mal.

Les Talibans, fondamentalistes islamiques, sont des religieux purs et durs. Ils sont pour l'application intégrale de la Charia et ont montré, par le passé, qu'ils étaient intransigeants sur ce point. La destruction des Bouddhas de Bâmiyân en 2001 montre qu'ils ne respectent ni la culture, ni le passé, ni l'Histoire ni, en définitive, l'Humanité. Avec les mêmes principes et la force que leur donne une victoire totale pourquoi s’embarrasseraient-ils de considérations humanistes ou humanitaires? Ils ont été au Pouvoir de 1996 à 2001. Des femmes se suicident pour les fuir, des Afghans sont prêts à tout pour quitter le pays... ils ont changé? Vraiment?

5°) on "gobe" tous les bobards et on les répète en boucle.

Plus c'est gros, plus ça passe. Les Talibans auraient changé et seraient devenus de frêles agneaux soucieux de l'image qu'ils donnent d'eux-mêmes! Ils recruteraient , pendant qu'on y est, des serveuses diplômées topless! ...et il y a des journalistes pour véhiculer cette propagande meurtrière qu'un enfant de 5 ans décèlerait.

6°) On étouffe le spectateur, l'auditeur ou le lecteur avec un sujet (l'Afghanistan) jusqu'à satiété ou épuisement.

Pendant 8 jours ce malheureux pays ouvre tous les journaux et en constitue l'essentiel. On ne parle que de lui, on ne voit que lui. Des images intrigantes et mal expliquées tournent en boucle et relancent des discussions creuses. La canicule, les incendies, Charlene de Monaco ou le Mildiou attendent leur tour pour truster les unes.

7°) l'infantilisation du spectateur.

Il va de soi que celui qu'on "informe" est bête à manger du foin. On lui parle bêtement et on simplifie le propos comme s'il était incapable de comprendre une info non décryptée. Car c'est un fait, on décrypte sec dans les médias. On ne fait même que ça!

 

 

 

 

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24 août 2021 2 24 /08 /août /2021 07:00
Les femmes de confort

L'armée Japonaise, on ne le dira jamais assez, s'est conduite pendant le XXème siècle de manière aussi cruelle et monstrueuse que les divisions SS les plus dures. Même mépris de la vie humaine et des adversaires, mêmes massacres et même mépris de la Convention de Genève, des droits des prisonniers, et surtout des civils. L'ennemi n'avait qu'un droit: disparaître.

L'occupation de la Corée du Sud est, à ce jour, assez peu étudiée et c'est regrettable. Les exactions commises par la soldatesque nippone y sont égales à des évènements comme le siège de Nankin. Dantesques. On a peine à croire aux récits des fusillades de masse auxquelles s'est livrée une armée d'occupation il y a moins de 100 ans. On se croirait revenu au temps de Gengis Khan ou Alexandre !

Hélas c'est après coup que je me suis informé et ai lu des livres sur cette occupation. Je savais que le Japon, allié de l'Allemagne et de l'Italie avait attaqué par surprise les USA à Perl Harbor, je savais leur ténacité illustrée par les avions kamikazes et je n'ignorais pas qu'en 1945, pour les stopper définitivement et "économiser" 2 millions de vies humaines et 1 an de guerre il avait fallu larguer deux bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki.

Yeong, notre amie Coréenne nous avait invité à Séoul et nous avons fait le voyage pour un séjour de 15 jours à Séoul, dans le centre du pays puis à Busan.

J'ai encore honte en pensant à ce moment où je me suis couvert de honte et où j'ai dû passer pour un crétin ignare. A Séoul, sur certains bancs publics, se trouvent des statues grandeur nature de femmes et de jeunes filles et même parfois de très jeunes filles. Touriste médiocre je me suis fait prendre en photo sur un de ces bancs et Yeong a réagi très vite en me demandant de me lever et de ne pas recommencer. C'est la seule fois où je l'ai vue manifester sa colère ou du moins son impatience devant l'une de nos réactions irréfléchies de touriste européen.

Elle nous a alors expliqué que, pendant la très dure occupation Japonaise, les occupants prenaient des "femmes de réconfort" (慰安婦 ianfu) véritables esclaves sexuelles enfermées dans des bordels militaires , prises au hasard et âgées de 11 ans parfois. Des dizaines de milliers de ces pauvres femmes et filles ont été ainsi violées et le Japon, aujourd'hui encore, traîne la jambe pour reconnaître ses responsabilités. 

Ma méconnaissance de ce fait historique et mon manque de discernement (seule excuse il y a des bancs avec des statues en Europe pour de toutes autres raisons) m'ont fait honte et je le regrette chaque fois que j'y repense.

 

 

 

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23 août 2021 1 23 /08 /août /2021 07:00

Le fameux "rideau de fer" qui, selon la belle expression de W.Churchill s'est abattu sur les pays de l'Est à la fin de la seconde guerre mondiale a comme glacé l'image que nous nous faisions de la Hongrie, de la Pologne, de le Tchécoslovaquie, de l'Albanie, de la Roumanie, des pays Baltes et des satellites de l'URSS. Il les a rendus opaques d'autant plus que ce qui transparaissait de ces pays n'était guère encourageant: police politique, surveillance du citoyen, pénuries, passeport intérieur et impossibilité de quitter le pays. Les remises au pas par les chars russes de ceux qui s’émancipaient un tant soit peu était -pour ceux qui voulaient voir- des rappels brutaux à  la réalité du monde de Staline et de ses successeurs. Ce partage du monde a comme figé les situations pendant des décennies jusqu'à ce que la fermeté du Pape Jean-Paul II et de Ronald Reagan secondée, il est vrai, par la faillite de l'économie soviétique rendent leurs libertés aux peuples des pays-de-l'Est, RDA comprise, comme on les appelait. Il y eut comme une parenthèse enchantée et, depuis au moins 20 ans au joug communiste a été substitué le modèle libéral.

A ce stade de l'Histoire il n'y a pas de 3ème voie. Le marché et sa folie, le socialisme dans la sienne (cf la Chine).

Ce petit rappel dans sa simplification pour en venir à un reportage sur l'Albanie (LCI, 16/08/21) qui attirerait plus de 6 millions de touristes chaque année. L'Albanie, pour moi, c'était la Corée du Nord en plus petit. Une dictature inflexible, le culte de la personnalité poussé à l'extrême et une militarisation de la pensée. Or ce petit pays aurait conservé ses monuments et ses paysages, sa beauté naturelle et un sens de l'hospitalité oublié ailleurs. J'ai une prévention contre le tourisme de masse mais s'il peut aider des pays à se relever et faire découvrir d'autres styles de vie c'est tout bénéfice pour les deux parties.

Je pensais que l'Albanie avait subi les folies architecturales d'un Ceaucescu nommé Enver Hodja et il semble que non. Rectifier les pensées lui suffisait. Ce que j'ai vu de l'Albanie donnait envie de s'y rendre pour voir autre chose que l'uniformité touristique à laquelle nous sommes habitués/condamnés. Comme le "nationalisme-indépendantisme" pour la Corse le bon revers de la médaille pour l'Albanie est un littoral préservé et une nature respectée.

 

 

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20 août 2021 5 20 /08 /août /2021 07:00

Et si le propre de l'homme (et de la femme) n'était ni le rire ni la possession d'un langage complexe? En regardant nos contemporains, pourtant en été et en vacances je me demandais si leur capacité à "faire la gueule" n'est pas justement ce qui nous éloigne des autres organismes vivants de la planète.

On aura beau chercher il n'existe pas de photographie d'une girafe ou d'une fougère faisant la tronche. L'animal comme la plante ont pourtant des raisons aussi valables que nous de ne pas être contents: une hyène a peut-être manqué de respect au long cou, une branche masque un peu le soleil à la plante.

L'Humain de base, assez rapidement, sait montrer à son entourage qu'il n'est pas content: les muscles faciaux sont nombreux qui nous permettent de faire savoir à ceux qui nous croisent qu'on est de méchante humeur et qu'ils feraient mieux de passer leur chemin.

J'ai un chat très expressif qui n'en finit pas de vieillir. Plus de 20 ans! eh bien croyez-le ou pas il ne se plaint pas ni ne fait la gueule. Je ne l'ai pas entendu parler de son arthrose, de son diabète ni regretter les croquettes d'avant. Parce qu'il a une dignité. Tout simplement.

Qu'Arnaud Montebourg, pulvérisé par son camp à la primaire de 2017 songe à se représenter, que la canicule succède à des températures exceptionnellement basses et des précipitations nombreuses, que Nicolas Bedos ait remplacé Michel Hazanavicius à la réalisation d'OSS 117, que les tomates soient chères et sans goût au Carrefour Market, les raisons de tirer une gueule d'enterrement sont nombreuses. Je l'admet.

Mais pourquoi ne pas faire comme la chauve-souris ou le pangolin? ils gardent leur quant-à-soi et font bonne figure. Eux.

Je nous invite à faire de même!

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