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1 novembre 2021 1 01 /11 /novembre /2021 07:00

En Arles (on dit comme ça) j'ai visité le Luma ou Musée d'art moderne assez récemment construit en centre ville sur une vieille friche urbaine longtemps oubliée.

Le bâtiment qui abrite le musée ne peut se rater: c'est une sorte d'appendice ou de résurgence du musée Guggenheim de Bilbao en plus petit. Une tour métallique biscornue pleine de fenêtres, d'escaliers et de portes, tous factices. Cette hauteur et sa capacité à sublimer l'effet miroir font qu'on le voit de loin.

Un très bon point: l'entrée est gratuite (NB: Je n'imagine pas qu'on aie du payer pour voir ce qui est présenté; mais je brûle les étapes ...) L'intérieur est étonnant et les volumes déconcertants mais originaux et grands. Le problème de ce musée, selon moi, est qu'il n'y a strictement RIEN à voir. Absolument rien. Le néant. Jugez-en vous-même.

Un toboggan sur 2 étages de grande hauteur est à la disposition de tous. Oui, un toboggan. Une "installation" qui ne présente aucun intérêt et qui souligne l'affligeant vide intellectuel qui caractérise une certaine forme d'art dit moderne et célébrée dans les cénacles dédiés et jusqu'à l'inutile Ministère de la Culture. Le public, surtout constitué d'étrangers, âgé et repus (pour ne pas écrire replets) suit sagement les consignes. Hommes et femmes mettent leur jambes dans un sac en toile et glissent en gloussant*. Une salariée culturelle les réceptionne à longueur de journée. Voilà un boulot "dans la culture" valorisant.

Dans une vaste salle obscure (dans laquelle il y a... un grand bassin rempli d'eau!!!) on passe en boucle un film vidéo à la bande son agressive et aux images anecdotiques et répétitives. Complètement idiot, le "concept" m'échappe encore.

Dans une autre salle, des vidéos sont projetées sur des écrans de télévision. Un "artiste" a filmé son sexe sous toutes les coutures. C'est de l'art.

J'ai abandonné la visite à la troisième salle qui, contrairement aux apparences, n'était pas la boutique du musée. Y étaient exposés dans des cubes vitrés des livres d'art consacré à des photographes (dont la très reconnue Bettina Rheims) accompagnés de panneaux commentant les dits livres en termes plus qu'élogieux.

Les ascenseurs déversent sans discontinuer les visiteurs sur des terrasses ventées mais offrant une vue à 180° sur Arles. C'est sans doute ce qu'il y a de mieux à voir au Luma.

Ah, j'oubliais. Le café des "ateliers" mérite le détour. Presque plus que le musée dont, de sa terrasse, on voit le meilleur à savoir ses façades.

 

* et réciproquement.

 

 

 

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25 octobre 2021 1 25 /10 /octobre /2021 09:29

Je suis en Corse et n'ai plus une minute à moi.

Je reprendrai lundi .... si tout va bien.

 

Merci de votre fidélité.

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25 octobre 2021 1 25 /10 /octobre /2021 07:00

Il y a très longtemps j'étais tombé sous le charme littéraire de Milan Kundera. Comme je le faisais à l'époque j'ai lu en un minimum de temps l'essentiel de sa bibliographie jusqu'à ce que je m'en lasse ou, je crois m'en souvenir, qu'un de ces livres disponibles alors ne me plaise pas.

Puis je suis passé à autre chose.

A la bibliothèque de l'hôpital Purpan j'ai ouvert "L'ignorance" un livre qu'il a signé en 2000.

Comme un ami retrouvé, une musique oubliée, j'ai redécouvert cet écrivain Tchèque après plus de vingt ans d'infidélité et d'oubli.

Dès les premières pages j'ai été conquis. La sémantique internationale au service des sensations. On se sent intelligent en lisant ces pages pourtant dépourvues de la moindre afféterie.

Au détour d'un chapitre, c'est Ulysse, celui d'Ithaque, que Kundéra évoque et l'Odyssée est sans doute un des livres qui m'a le plus marqué.

Je n'en suis pas plus loin et ne sais pas si le livre tiendra les promesses des premières pages. C'est égal, Milan kundera est "revenu" et a repris sa place dans ma vie de lecteur exigeant. Ca valait la peine de le constater et de l'écrire.

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22 octobre 2021 5 22 /10 /octobre /2021 07:00

Par hasard j'ai entendu, tôt samedi 16 au matin à la radio (France Inter) une chanson de Léo Ferré interprétée par Marc Ogeret et intitulée "Les poètes". Je ne connaissais pas ce Marc Ogeret mais sa version n'apportait pas beaucoup à la chanson: il la chantait de la même manière que Ferré, d'une voix traînante.

Cette chanson, allez savoir pourquoi, a été coupée en son milieu. La manie qu'ont les gens des médias de courir perpétuellement après le temps, sans doute.

Couper "Les Poètes" de Ferré, même interprétée par un autre, m'est apparu stupide. Une énormité.

Léo Ferré, on aime, on déteste, mais c'est quand même lui, d'origine italienne, qui a sublimé Arthur Rimbaud, Paul Verlaine, Guillaume Apollinaire, Charles Baudelaire, Louis Aragon....

Il a choisi des poésies (pas toujours les plus connues ou les plus "faciles"), a composé des musiques soulignant leur beauté ("Âme te souviens t'il?", "Les assis", "A une Malabaraise", "L'albatros", "l'étrangère"...) et les a interprétés en s'effaçant derrière la splendeur des vers.

Ce chanteur fantasque, imprévisible, coléreux et perfectionniste a consacré beaucoup de temps à des enregistrements qui lui tenaient particulièrement à cœur. D'une grande sensibilité ses interprétations rendent justice à la force des vers et à leur évidente musicalité.

Naturellement les disques sont encore disponibles mais tant l'interprétation chantée que l'accompagnement musical a considérablement vieilli. Les poésies elles-mêmes n'ont pas subi cette dégradation due au temps et restent intemporels.

La poésie, à ce niveau d'incandescence, ne saurait s'altérer. Rimbaud se découvre à l'adolescence. C'est trop tôt et insuffisant. C'est avec l'expérience d'hommes faits que les poésies de ces génies du dix-neuvième siècle (et du vingtième pour Aragon) s'apprécieraient plus tardivement, me semble t'il.

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21 octobre 2021 4 21 /10 /octobre /2021 07:00

Certains livres sont tellement bien écrits, tellement novateurs et tellement prenants qu'ils font oublier tantôt le sujet traité tantôt la personnalité détestable de leur auteur. Céline, l'homme, est ainsi le repoussoir de sa propre écriture qui est pourtant l'une des plus novatrices de la littérature du vingtième siècle.

En rentrant tard de la chorale mercredi j'ai regardé sur Arte la fin d'un document sur la "Lolita" de Vladimir Nabokov. Ce livre est un archétype de ce que je disais dans mon paragraphe d'introduction: son sujet (l'amour total d'un écrivain pour une enfant de 12 ans qu'il "trimballe" à travers les USA) est non seulement casse-gueule (dans les années 50 on ne plaisantait pas -à juste titre- avec la pédophilie)* mais osé (situations hardies quoi que seulement suggérées, différence d'âge prononcé, personnalité de Dolorès Haze (Lolita), amour fou de Humbert traduite en mots...) mais moralement indéfendable.

Et, malgré cela le livre est une merveille. Admirablement écrit, parfois drôle, prenant et intelligent. Ne s'en tenir qu'à la situation de départ, à l'âge des protagonistes ou à leur relation c'est passer à côté du livre qui, je le répète, vaut mille fois mieux.

Notre époque, qui s'intéresse presque exclusivement à l'écume des choses ne voit que le côté scandaleux du roman et, naturellement, passe à côté.

* c'est toujours vrai et ça doit le rester.

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20 octobre 2021 3 20 /10 /octobre /2021 07:00

Personnellement je suis las des pizzas qui, rarement, sont à la hauteur des premières qui m'ont marqué lorsque ce genre de restaurant/plats à emporter s'est imposé ici. Trop d'ingrédients, une pâte pas toujours réussie et une sensation de ""trop" m'en ont sinon dégouté du moins éloigné.

J'ai du mal avec les olives encore noyautées, avec le blanc d’œuf pas cuit ou le jaune dégoulinant, les oignons trop rares ou carbonisés, les jambons secs comme du papier et la pâte trop fine ou, au contraire, trop épaisse. Je déteste ces tupperware remplis de dés de fromage ou de tomates pelées 3 jours auparavant dans lesquels les pizzaiolos prennent parcimonieusement de quoi garnir leur pizzas.

J'ai, en fait, l'impression que ces italiennes là ne sont pas généreuses et qu'il y a longtemps que l'on ne trouve plus celles qui ont crée le désir.

Dans ma rue il y a au moins 4 endroits dans lesquels on fabrique des pizzas standard, ni bonnes ni mauvaises mais sans personnalité. Cela "dépanne" parfois quand on est pressé. Je ne parle même pas des pizzas surgelées qu'on trouve au Casino et chez Picard. Celles là sont des erstaz, des pis-allers.

Au retour des vacances j'ai vu s'installer, sous mes fenêtres, une pizzéria "à l'italienne". Rien que pour passer le four il a fallu faire vibrer tout mon immeuble pendant 3 jours! Le décor a pris du temps et puis est venue l'inauguration. Musiques italiennes (voix graves et le mot "amour" en V.O toutes les 2 phrases), serveurs, barman et pizzaiolos 100% Italiens, décor réaliste et conforme à ce qu'on attend et..... des pizzas excellentes et "simples". Pas d'ananas, de chorizo ou de poivrons. Une carte en italien et offrant un choix restreint mais sérieux.

J'y ai repris goût.

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19 octobre 2021 2 19 /10 /octobre /2021 07:00

J'ai regardé une partie de l'émission "tous nus avec Mary Beard" sur Histoire TV le lundi 11 octobre. J'ai trouvé ça intéressant et drôle. La dame en question visite les musées du monde et regarde surtout les nus, en sculpture comme en peinture.

Après des digressions très amusantes sur l'ajout de feuilles de vigne sur des statues antiques au dix-neuvième siècle pudibond elle en est venue à "L'Origine du Monde" de Gustave Courbet qui représente le sexe d'une femme sans fard. Elle s'est demandée qui avait bien pu baptiser ainsi cette toile "sulfureuse" et a ajouté en souriant malicieusement que si ce tableau s'était appelé "le minou de Jeannette" les choses auraient peut-être été différentes et le tableau moins censuré!

La réflexion venait ensuite, de Mme Beard et du spectateur.

 

Xavier Bertrand, qui s'était déjà ridiculisé en expliquant sa candidature à l’Élysée comme permettant "d'éviter la guerre civile" n'avait qu'une stratégie: fuir le parti LR et tout tabler sur son profil d'homme seul. Cette situation devait le faire monter dans les sondages et les autres candidats de la droite et du centre devaient se rallier au terne Président des "Hauts de France"....

Rien n'a marché comme prévu. Il patauge dans une campagne au ras des pâquerettes et a dû, après un suspens téléphoné, rallier son ancien parti, la queue basse et l’œil torve.

Les sondages sont plats. Sa campagne est moins pétillante (!) que celle de Michel Barnier et son programme ne fait rêver que quelques experts comptables et un dentiste à la retraite.

Chapeau la stratégie électorale.

 

PS: Depuis deux jours un rien me tire le cœur. Ma Smirnoff, siamoise de presque 20 ans est morte. Ce ne sont pas les interactions que nous avions qui me manquent, elles étaient réduites à leur plus simple expression. C'est l'absence définitive de cet animal gracieux et ô combien mystérieux qui est si pénible.

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18 octobre 2021 1 18 /10 /octobre /2021 07:03

Combien de temps aura-t'il-fallu à l’Église pour comprendre que la chasteté, exigée des prêtres, évêques et cardinaux était une ineptie, une utopie, une hypocrisie et une cruauté avérée? Je crains, à lire les réactions ampoulées et mal à l'aise de l’Épiscopat que le rapport et les chiffres  de la Commission Indépendante sur les Abus Sexuels (CIASE) ne soit pas suffisant. D'ailleurs "ils" n'en parlent même pas.

216000 mineurs victimes de curés depuis les années 50 en se basant sur un échantillon de 28000 personnes chiffres notoirement sous-estimés pour des raisons statistiques, de sources et pratiques (personnes décédées, secret, archives indisponibles...). La commission, on le sait, a estimé que 2900 à 3200 curés pédophiles ont sévi durant ces années. Chiffres là aussi certainement minimisés. Cette épouvantable statistique et ce qu'elle recouvre fera encore les unes de l'actualité 1 jour ou 2 et la mort d'un Tapie ou même d'un Mougeotte la fera glisser en dernière page avant de la faire disparaître.

Le Pape, pouvait-il faire moins? Il a confessé un "immense chagrin". C'est le service minimum et sans doute même une insulte pour les enfants abusés.

Le pire, dans cette affaire, est le silence obtenu dans la majeure partie des cas, l'hypocrisie des autorités ecclésiastiques qui résolvaient les problèmes en déplaçant les prédateurs (tout en demandant à leurs malheureuses proies de leur "pardonner") et leur absence presque totale de compassion et de sens de leur responsabilité.

On a presque là affaire à de la criminalité connue et sue de tout le monde mais tue on ne sait pourquoi.

Ces sordides histoires devraient -dans un monde normal- déstabiliser une institution séculaire mais non exempte de "casseroles" tolérées jusqu'ici. L'association du "sabre et du goupillon", qui existe encore au XXI ème siècle, le dogme intangible  qui ne résiste pas à l'étude scientifique, les immenses richesses et l'immuabilité de la vision de l'homme et de sa destinée par une église incapable d'évoluer laisse entrevoir son déclin irrémédiable mais lent.

Je pense que ces affaires de pédophilie sont un des poisons qui terrassera l'Eglise universelle.

 

 

 

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15 octobre 2021 5 15 /10 /octobre /2021 08:24

Il existe une sorte de planète exogène que l'on fréquente sans le savoir bien que nous n'en maîtrisions ni la langue ni les usages. Cette planète c'est la banque. Tant que l'on n'a besoin que de ses services superficiels on arrive -à peu près- à s'en sortir. Langue des signes, sourires et hochements de têtes suffisent à calmer cette entité qu'on sent aussi apaisée qu'elle doit pouvoir être éruptive.

Les indigènes nous ressemblent mais ils sont trompeurs: ils ne pensent qu'à nous rouler dans la farine. Demandez leur un crédit, une carte de débit ou de crédit, un chéquier (oui, ça existe encore!) ou un agenda de l'année à venir et ils se mettent en trois pour vous satisfaire. Dès que votre demande dépasse ce cadre ils deviennent incompréhensibles, parlent votre langue mais l'émaillent de termes barbares et obscurs et vous vous sentez livrés à leur bon vouloir. Amortissement, taux, crédits, découvert, rendement ils sortent l'artillerie sémantique et vous ne comprenez plus rien.
Avec les assureurs (mais le monde est bien fait: les banquiers sont souvent également assureurs!) ils savent comme personne rendre compliqué ce qu'ils touchent et incompréhensibles ce qu'ils disent.

Rarement profession n'aura élevé un tel mur entre ses clients et elle. Vous gagnez c'est grâce à ses conseils avisés, vous perdez c'est de votre faute. Dans ce cas estimez-vous heureux qu'elle ait limité la casse.

Frais de banque, taux et produits financiers: ils maîtrisent, vous pas. Vos cours d'économie sont loin et la banque s'est considérablement complexifiée. Vous vous en remettez à la chance et... vous avez bien tort: elle ne joue jamais en votre faveur. Jamais. La banque c'est génial, à tous les coups elle gagne. Placements hasardeux, faillite... le gouvernement paiera. Dividendes, rentrées miracles? c'est pour elle.

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14 octobre 2021 4 14 /10 /octobre /2021 07:00

Tout récemment Nicolas est venu à Toulouse pour un passage éclair. Notre appartement étant trop petit pour le recevoir et souhaitant sans doute avoir ses aises il a loué un petit duplex en R B'n'B absolument superbe. Dans un immeuble très ancien du centre historique, à deux pas d'Esquirol, des Carmes, du Capitol et de la Daurade, un appartement magnifiquement restauré tout en gardant son charme et sa beauté historiques. Confortable et ingénieusement agencé.

L'immeuble lui-même est une splendeur du XVIII ème qui est offert aux regards lors des "Journées du Patrimoine", une fois par an. La disposition de la cour m'a fait me souvenir que j'y étais venu avec mon père il y a plus de quinze ans et qu'on y avait pris une ou deux photos sur l'escalier ancien.

Je ne sais pas pourquoi mais je me souvenais d'un manteau rouge que mon père aurait alors porté (mais mon père ne s'habillait qu'en couleurs passe-partout!) et d'un froid intense ce jour là.

J'ai retrouvé une des photos. La cour rappelle beaucoup celle dont je parlais mais je ne jurerais pas qu'il s'agit d'elle. Et c'est moi qui ai une doudoune rouge. Mémoire, mémoire.

Cette journée a d'ailleurs été marquée par le passé et ses traces. A l'aéroport, en attendant l'avion retardé de Nicolas j'ai longuement feuilleté une grosse revue sur les lieux historiques de France. On y voit surtout des peintures mais les photos sont plus parlantes parce qu'elles sont mises en perspective avec des clichés pris actuellement. La persistance de lieux chargés d'Histoire est génératrice d'émotions et favorise la réflexion.

J'adore les photos constituées d'un montage autrefois/maintenant, noir et blanc (ou sépia)/couleurs.

Dans les brocantes et chez les antiquaires je regarde parfois ces vieilles cartes postales en noir et blanc de la France d'autrefois. Tramways antiques, trains tractés par des locomotives à vapeur, présence envahissante des voitures sur des places depuis longtemps rendues aux piétons... la confrontation du présent et du passé dans un lieu unique est intéressante et parfois pleine de nostalgie.

Mon père et moi n'étions pas proches et ne l'avons jamais été. En voyant son emplacement "virtuel" dans la cour de l'immeuble de la rue des Changes j'aurais souhaité qu'il soit là, hologramme du passé. Un instant, juste un instant.

Mais, sur la photo, il tourne la tête et on ne voit pas sa figure. J'y vois comme un signe.

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