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13 octobre 2021 3 13 /10 /octobre /2021 07:00

Dans ce bureau il y a des personnes salariées à plein temps et d'autres qui sont rémunérées pour un travail donné. La cohabitation entre les uns et les autres se fait bien et chacun semble y trouver son compte. Les salariés sont un peu plus surveillés que les autres et du coup, sont plus ponctuels, mieux habillés et plus discrets. Mais c'est une nuance qui doit passer très au-dessus de l'entendement des clients et des fournisseurs. Pour eux c'est l'entité qui compte. Les contrats de travail et les conditions de rémunération les indifférent.

Pour qui reste un peu au sein de l'entreprise ces subtilités ne s'imposent pas mais se laissent deviner. On se côtoie entre personnes ayant même statut et l'on se méfie, même subliminalement, de ces catégories discriminantes. D'aucuns n'hésiteraient pas à parler de clivages.

Dès lors que la raison de votre présence est sue et acceptée les langues se délient et l'on apprend rapidement tout ce qu'il y a à savoir sur l'entreprise, sa santé financière, ses dirigeants, la concurrence, l'état du marché, les perspectives d'avenir et d'autres choses encore. Si vous prêtez l'oreille aux informations moins nobles les ragots et le "qui couche avec qui" vous seront livrés sur un plateau. Mieux, ils le seront avec les détails.

Maintenant vous faites partie de la machine. La période d'essai, renouvelée ou pas, a été concluante, vous avez été engagé et avez signé le contrat de travail.

Subitement les données que vous aviez mentalement absorbées ne sont plus justes. La situation du marché n'est pas florissante et celle de votre entreprise carrément mauvaise. On (sur)vit grâce aux aides de l’État et à l'habileté des commissaires aux comptes qui savent rendre attrayant un bilan cafardeux. L'ambiance est tendue et deux clans s'affrontent presque ouvertement. (oui, évidemment, les salariés (planqués) et les contractuels (des bons à rien qui ne savent que râler). Même les aventures de bureau tournent à l'aigre dans une atmosphère crapoteuse.

Tel qui était aimable et semblait s'intéresser à votre intégration dans l'entreprise semble ne plus vous voir et ne répond pas à vos "bonjours". Telle autre qui s'était proposée de vous aider semble vous fuir tant elle disparaît dès que vous êtes en approche. A la cantine, pardon, au "restaurant d'entreprise" personne ne vient manger ses frites grasses avec vous ou alors seulement la timbrée du courrier.

Et pourtant... vous l'avez voulu ce CDI. Vous en avez fait des pieds et des mains pour le décrocher! trois mois après vous réfléchissez déjà à la méthode la moins pénalisante pour déchirer le contrat de travail sans y laisser trop de plumes.

Le boulot; quand ça ne va pas, c'est tout simplement l'enfer. Et l'on se cache le nombre de psychopathes, de sadiques, de pervers, de crétins et de déprimés que recèlent les fichiers de salariés. Il n'y a guère qu'au cinéma que l'on semble s'épanouir au travail! c'est ben simple: même l'ennui mortel des "pots" d'entreprise semble gommée et on jurerait y entendre des rires et de la spontanéité.

 

 

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12 octobre 2021 2 12 /10 /octobre /2021 07:00

Film Français de Yves Boisset (1970) avec Michel Bouquet, Théo Sarapo, Henri Garcin, Françoise Fabian, Bernard Fresson, Rufus, Adolfo Celli et Michel Constantin.

J'ai vu (revu?) ce vieux film sur Arte le 4 octobre et ai été surpris par sa violence, sa dureté, le jeu de Michel Bouquet et son côté dépassé de polar-politique post soixante-huitard. Yves Boisset est connu pour ses films coup-de-poing peu nuancés voire manichéens. Ce "Condé" là exploite la veine des policiers-justiciers peu regardants (c'est un euphémisme!) sur leurs méthodes. On songe au Charles Bronson justicier ou aux Clint Eastwood de la même époque. Michel Bouquet y est un flic impitoyable et manipulateur qui se fait justice lui-même pour venger un collègue assassiné par des truands caricaturaux. Il est tout d'une pièce, animé par une colère froide et un sentiment d'impunité totale. Il ne déserre quasiment pas les dents et sa bouche est un trait amer. Dans les films de cette décennie truands et policiers portent chapeau, fument à chaque plan, conduisent des voitures de sport (Alpine, Triumph) et sont plus armés que la Deuxième DB. On tue plus qu'à Stalingrad et la mort est très photogénique. Constantin meurt poétiquement, presque philosophiquement!

Le dialogue est édifiant: "Tu as un flingue, moi aussi mais je suis assermenté", "le boulot de flic consiste à fouiller les poubelles, "Il faut que je l'interroge. Oui, la police interroge les victimes, pas les coupables", "C'était un flic honnête. Un naïf, quoi. "La police c'est un métier sale qu'on ne peut faire que salement" et enfin, la meilleure formule: "la fonction de policier n'est pas une fonction noble. Un corps qui fonctionne bien produit des déchets. Il convient de les éliminer convenablement. Les fonctions d'élimination doivent être assurées rapidement, proprement et discrètement". Sans humour ces citations montrent la pesanteur du propos et le moralisme de l'affaire.

A l'époque le film avait choqué mais avait aussi, paradoxalement, profité de la publicité involontaire donnée par le ministre de l'intérieur Marcellin qui avait essayé de censurer le film et même de l'interdire en partie, eu égard à la violence des situations et au propos antiflic évident. La scène "difficile" du tabassage de Rufus n'y étant pas pour rien.

Que reste t'il, 51 ans après, de cette écume là? un ennui, des scènes vues partout, un propos juste mais exagéré, et un film ennuyeux et prévisible. Le seul personnage féminin, joué par Françoise Fabian est inexistant et faible. C'est "sois belle et tais-toi".

Du cinéma qui n'a pas bien vieilli et qui du propos à la mise en scène accuse son âge.

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11 octobre 2021 1 11 /10 /octobre /2021 07:00

Après une journée passée à Paris j'ai repris le TGV de 19H00 pour retourner dans ma bonne ville de Haute-Garonne qui me manquait déjà! Fatigué et décidé à éviter le métro plus le tramway je choisis un taxi, lumière verte allumée mais sans chauffeur. Celui-ci était sur le parvis de la gare, fumait et buvait un café. M'apercevant il vint vers sa voiture, mais sans se presser.

Une fois dans la Mercedes rutilante extérieurement et impeccable intérieurement il entama la discussion par deux ou trois banalités d'usage. L'observant rapidement je lui donnais une petite trentaine.

Au pont de la Halle aux Grains, à quatre minutes de la gare, le chauffeur se met à parler du pass et des manifestations anti-pass.  Je n'ai pas eu le temps de dire "ouf" que le couplet complotiste ("c'est la faute du gouvernement global", "les laboratoires (médicaux) se goinfrent par milliards (sic), les adolescents de 12 à 17 ans vont tomber comme des mouches (après la vaccination. re-sic) et enfin "le vaccin ne sert à rien"(re-re-sic) m'était servi sans omettre une virgule et un argument.

Dans le fond de mon fauteuil en cuir blanc je me posais la question de savoir si je répondais aux pauvres arguments du chauffeur ou si je lui intimais de se taire. Après tout je n'étais pas obligé d'écouter ces conneries. La course n'était pas gratuite et j'avais, il me semble, le droit d'avoir la paix et de ne pas entendre des fadaises après une journée épuisante.

Finalement je me suis tu, j'ai même vaguement grommelé de temps à autres lui donnant à penser que je l'approuvais et, lorsqu'il m'a enfin laissé devant chez moi.... je lui ai laissé un pourboire.

Il n'y a pas de quoi être fier!

 

 

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8 octobre 2021 5 08 /10 /octobre /2021 07:00

Je confesse à nouveau faire une réelle "fixette" sur les Beatles et ce depuis la déflagration qu'a été pour moi l'écoute de l'album "Abbey road" sur l'instigation de mon frère qui, ceci le prouve, n'a pas que des torts. 

Comme de nombreux représentants de ma classe d'âge les Beatles ont marqué d'une trace indélébile et sans doute exagérée notre adolescence en particulier mais aussi, d'une certaine manière, toute notre vie. 

Je n'en suis pas au stade de mon ami L***  qui a TOUT acheté, dans tous les formats et dont la collection monumentale comprend jusqu'à la discographie de Yoko Ono,et celle de Linda McCartney.

J'ai, moi aussi, guetté le 45tours de George, l'album de Paul ou le CD collector des quatre. Quand les disques n'ont plus suffit il y a eu les livres, les vidéos, les DVD et je dois en oublier. Nous avons eu du mal à vivre dans un monde où leur influence, prépondérante à leur apogée, est devenue moins importante puis marginale au fil des années. Aujourd'hui seul (ou presque) Paul maintient le flambeau avec un regain de créativité et une capacité stupéfiante à composer encore et toujours des titres séduisants. Son public a vieilli avec lui et les deux sombrent petit à petit.

Décédé en 2001, Beatle-George (il haïssait qu'on l'appelle ainsi!) est plus oublié encore. Lui aussi semble n'être reconnu par la postérité que pour deux titres (mais quels titres...) de sa carrière solo à éclipses "My Sweet Lord" et "Got my mind set on You" (dont il n'était qu'un interprète).

Le batteur, Ringo Starr, n'ayant vécu toute l'affaire qu'en qualité de super-témoin privilégié n'existe plus, médiatiquement et musicalement. Non qu'il n'ait pas de talent mais parce qu'il n'était tout simplement pas au niveau des trois autres. (tout en étant bien meilleur musicien qu'on ne le dit).

Parmi les raretés âprement disputées par les fans, groupies et autres discophiles le coffret de mai 70 "Let it Be" avec son carton comprenant le vinyl 33t1/3 et un livre des photos du film fait figure de Graal. ll me restait le livret, en mauvais état mais à moins de n'avoir jamais ouvert le coffret ils le sont tous, mauvaise colle et défaut d'impression obligent, et le disque vinyl. Le carton Garrod & Lofthouse ayant disparu depuis 51 ans au moins.

Dimanche, aux Brocantes François Verdier, sur une pile de vieux vinyls oubliés j'avise le carton noir dans un état correct. J'ouvre le coffret il y a bien la découpe en carton noir dans lequel s'insère le livre. Absent dans le cas qui me préoccupe. Je cherche le responsable du stand et vois une dame, occupée à discuter avec un prospect. Je me fais tout sucre (mais pas tout miel), prêt à lâcher 100/150€ pour l'objet de ma convoitise.

Je lui demande, l'air de rien (ne pas montrer que je tire la langue, que j'ai des palpitations, que je sue à grosses gouttes et que JE VEUX CE CARTON) combien elle demande pour l'objet. Elle me regarde, me dit: "il n'y a pas le disque dedans, prenez-le, je vous le donne".  Comme dans la chanson je défaille. Pas longtemps! Je la remercie sans en faire trop et pars avec ma pochette sans demander mon reste. Des fois qu'elle se ravise! son interlocuteur, qui n'a rien perdu de notre échange, me regarde avec un drôle d'air. Comme s'il avait compris que je venais de faire une bonne affaire mais surtout de trouver quelque chose que je cherchais depuis longtemps.

Je regarde le carton une fois à bonne distance du marché à la brocante. C'est bien lui. Le seul, le vrai, l'unique. En état plutôt flatteur quand on sait combien tout l'ensemble était fragile à l'époque de la sortie. pour une bonne surprise c'est une bonne surprise!

J'ai nettoyé l'ensemble au coton-tige imbibé d'eau-oxygénée. Il a franchi un nouveau seuil de propreté. Et puis, une fois l'excitation retombée, j'ai trouvé la pochette triste et les photos moches.. 

Encore un truc que mes enfants jetteront dans les bacs papier de la déchetterie quand je ne serais plus là!

 

 

 

                                                           

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7 octobre 2021 4 07 /10 /octobre /2021 07:00

J'ai visité, la semaine dernière, la maison de Salvador Dali à Port Lligat, près de Cadaquès. Ce n'était pas la première fois mais j'étais heureux d'y revenir, accompagné de ma fille qui se faisait une joie de cette visite.

Nous étions comblés: la réservation garantissait la visite et nous en avions choisi l'heure. Le parking était quasiment vide et...gratuit. Un guide bilingue humain* pour 4 à 5 personnes et de une demie-heure à trois quarts d'heure prévus.

La route descend vers la mer, les maisons blanches rappellent la Grèce, les bateaux de pêcheurs oscillent doucement sous le soleil. Dans un petit hameau une maison se distingue des autres par de grands œufs blancs sur son toit, par sa taille supérieure à ses voisines et par les personnes qui piétinent autour d'elle.

C'est la fameuse "Casa Dali" que nous avons vue indiquée dès Figeras.

Nous entrons par le vestibule à l'ours et sommes d'emblée mis en condition: le maître était facétieux et se moquait (sans doute) un peu du monde. L'ours est empaillé, debout, et des colliers et chaînes (dont un tastevin) le décorent. 3 cygnes, naturalisés également, sont en hauteur. 2 peintures (des reproductions) assez laides sont visibles derrière les oiseaux plus très blancs.

Le ton est donné: de l'originalité, des idées étonnantes, des objets "détournés" et d'autres sont alignés ou posés selon un ordre et un plan inconnus. Des gadgets côtoient des antiquités, des installations (il semble avoir été un précurseur) voisinent avec des choses plus logiques.

De belles carafes, des drageoirs splendides, des vases, des cages (à oiseaux, à grillon), des miroirs, des fleurs immortelles séchées (et fanées), des boîtes de couleurs, des "curiosités" forment un décor personnel encore habité par le peintre Catalan et sa femme Gala. Leur chambre, que l'on peut trouver kitchissime ou originale, le dispositif ingénieux permettant à Dali d'être le premier Espagnol à voir les rayons du soleil, leur salle de bain et cabinet de toilette (avec robinetterie d'époque et serviette au chiffre de l'hôtel parisien préféré du peintre), la salle en "oursin" et son phénomène acoustique, l'atelier au dispositif génial lui permettant de peindre "à hauteur d'homme", la salle des photos (ridicule "name-dropping" du guide!) une partie de la cuisine puis l'accès aux terrasses (dont celle avec le bassin-piscine et les célèbres publicités Pirelli encadrant le (vilain) transat rose en forme de lèvres; la visite est complète et les explications amusées.

150 000 visiteurs usent les tapis d'époque (une sorte de jonc de mer) et obligent les gestionnaires à repeindre en blanc l'ensemble des murs de la maison une fois par an. Les très belles portes en bois ne nécessitent que de l'entretien quotidien.

Comme nous avons été contraints de laisser sacs et objets encombrants au vestiaire nous nous livrons à une danse d'abeille à la sortie pour faire comprendre au guide que nous ne pouvons rétribuer sa visite "personnalisée".

L' obligatoire petite boutique adjacente est sobre et ne vend pas d'horreurs. Au contraire, des livres en toutes langues élèvent le niveau. C'est rare et à noter.

On reste un peu autour de la "Casa Dali" à observer les bateaux qu'on met à l'eau et à prendre le soleil, généreux en cette fin septembre. Ma fille est enchantée de sa visite et j'ai une idée de cadeau pour son prochain birthday: une cage à grillon ancienne. Comme celle que Dali avait disposée à côté de celle de ses canaris.

 

 

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6 octobre 2021 3 06 /10 /octobre /2021 07:00

On dit que le Général de Gaulle piqua une crise de colère mémorable lorsqu'il réalisa que les Français allaient en masse passer leurs vacances en Espagne. Il ne supportait pas que les "veaux" (ainsi qu'il nous qualifia un jour) aillent dépenser leurs devises chez Franco. C'est à la suite de ce coup de sang que les rivages du Languedoc-Roussillon notamment devinrent ce qu'ils sont et que de Cap d'Agde à La Grande Motte une architecture pour le moins contestable, un environnement saccagé et le tourisme de masse s'ancra définitivement et que le peuple Français repassa (en partie) les Pyrénées pour poser serviettes de bains et parasols dans l'hexagone.

L'habitude était cependant prise et la Costa Brava resta et est toujours accueillante aux touristes d'ici qui trouvent sur place des prix attractifs, un bon accueil inconnu chez nous, un soleil franc et régulier, des infrastructures nombreuses et gratuites (pas ou plus de péages), un dépaysement réel et la sensation d'avoir passé une frontière, frisson assuré pour les habitants d'un pays qui aime retrouver son chez soi à l'étranger).

Nombreux sont les Français qui achetèrent des maisons ou appartements à Rosas, Figueras, Lescala, Empuriabrava, Cap Creus....

Et il faut le reconnaître, même si la rive de la Méditerranée espagnole est bétonnée à perte de vue certains endroits comme Cadaquès restent préservés.

Nos côtes sont désormais protégées et le littoral surveillé par les autorités. On ne construit plus ou pas d'immeubles barrant la vue comme pendant les 60's et 70's. Les maires ne peuvent plus accorder de permis de construire à des gougnafiers ayant uniquement la rentabilité maximum comme objectif. On respecte l'environnement, on tient compte de l'architecture spécifique du lieu et des perspectives.

Bien sur tout n'est pas rose et l'on est choqué par la laideur uniforme de certains bords de mer, en Occitanie comme ailleurs. Mais il y a une prise de conscience et des décisions allant dans le bon sens. C'est rare, il faut donc s'en rendre compte et s'en féliciter.

Et s'étonner que les "ecologistes politiques" ne soient pas plus présents sur ce terrain-là.

 

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5 octobre 2021 2 05 /10 /octobre /2021 07:00

Comme un mauvais film, comme un remake raté nous assistons, j'assiste, consterné, aux prémisses de la campagne électorale pour la présidence de la République d'avril 2022.

Si, dans l'ensemble, les "verts" ont eu à cœur de nous éviter leurs luttes intestines et les sempiternelles manœuvres de l'appareil EELV, la gauche et la droite se conduisent exactement comme il fallait le craindre et s'y attendre.

Prenons la droite. sans majuscule parce qu'elle ne le mérite guère. Outre les "zozos" inconnus au bataillon ou qui concourent juste pour que l'on parle d'eux et leur réserve un poste en cas de victoire de leur camp il y a des mini-poids lourds comme Michel Barnier, Valérie Pécresse et Xavier Bertrand qui espèrent qu'un malentendu, une surprise divine, un coup de chance les déposera Faubourg Saint-Honoré.

Pécresse et Bertrand sont sortis du parti des Républicains avec fracas. Après y avoir grenouillé pendant des années ils ont, l'un et l'autre, jugé que leur "destin national" (défense de rire) se passait "en-dehors des partis". Leurs chances à une primaire était ténue!

LR n'organisera pas de primaires mais un congrès. Toute leur stratégie est aux orties et ils se contorsionnent pour y retourner sans le dire, parlant de leur "famille politique" avec des trémolos dans la voix.
A ce jeu de dupes Xavier Bertrand montre un cynisme rare et surprenant (on ne l'imaginait pas si faux-cul) et sans voile (son interview sur France 2 le 30/09 à 20H20 était un modèle de langue de bois).

Pécresse est une Hidalgo de droite qui parle par clichés et slogans. De la communication brute de fonderie.

Je me demandais si je citerais Eric Ciotti, l'homme qui veut rétablir le service civil alors qu'il a tout fait lui-même pour s'en faire exempter quand il existait.

La gauche maintenant. Montebourg a donné la pire image de la politique qui soit en critiquant ouvertement le gouvernement dont il était un poids lourd et le Président qui l'avait nommé. Arrivé 3ème des primaires de son camp, avec un mini-score, il avait pris le large en rejoignant le privé. Il en est revenu, personne ne sait pourquoi. Il n'a pas changé d'un iota et reste le bretteur fou qui cogne contre son camp.

Hidalgo est inexistante et rappelle Ségolène Royal par son culot, sa façon d'énoncer des contre-vérités et la foi qu'elle a en elle. Ses électeurs parisiens savent à quoi s'en tenir sur ses promesses!

Roussel veut faire mieux que Marie-Georges Buffet et ses moins de 2% en 2002. Pas sur qu'il y parvienne.

Jadot et ses "fans", si par malheur ils arrivaient aux décisions, nous taxeraient l'air qu'on respire. Et ce avec les meilleures intentions du monde. Le Pen, il n'y a rien à en dire. C'est la même chose depuis son père et ça continuera avec une nièce, une cousine ou une belle-sœur Le Pen. C'est une marque. Un produit.

Les Insoumis sont la chasse gardée de leur gourou Mélenchon qui, ne l'oublions pas, "est la République".  Je comprends que droite ou gauche les camps soient divisés: les aventures personnelles passent avant l'intérêt général et, depuis l'élection surprise d'Emmanuel Macron chacun s'y voit. Même un Ciotti!!!

Tant de prétendants -souvent médiocres- pour ce poste si exposé, si difficile laisse songeur. Le pouvoir doit avoir de sérieux attraits pour rendre fous ceux qui le convoitent ainsi!

 

 

 

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4 octobre 2021 1 04 /10 /octobre /2021 07:00

J'ai lu un livre dérangeant qui me fait me poser d'innombrables questions. "Je suis à l'Est" de Josef Schovanec (Plon 2012). Il est sous-titré, par l'éditeur, "SAVANT ET AUTISTE". Ce deuxième titre détermine plus exactement de quoi il retourne.

Notre grand pays, si donneur de leçons, a foncé tête baissée dans les âneries de la psychanalyse et a négligé les "vraies" sciences telle la psychiatrie. Pendant que nous explorions les arcanes de la pensée de Papa Freud nous sommes passés à côté de pans entiers de la Psycho et singulièrement de l'autisme pour lequel nous avons un retard considérable.

Le constat est fait, on le déplore et on doit vite rattraper notre retard parce que des vies humaines sont comme sacrifiées par notre ignorance, notre aveuglement ou nos œillères.

La vie des personnes atteintes de cette affection est compliquée du fait de l'autisme lui-même mais aussi parce que nous ne le connaissons pas suffisamment et que nous n'avons pas pris sa mesure. Les établissements susceptibles d’accueillir les autistes et les spécialistes formés pour les comprendre et les aider sont très insuffisants et les familles doivent se "débrouiller" avec leurs difficultés.

L'auteur du livre donne un récit accablant de son parcours chez toutes sortes de psy dingos qui l'ont enfermé dans une véritable camisole chimique. Ce serait drôle si ce n'était pas dramatique. Inadaptés et chers (des sommes folles dépensées en pure perte) les traitements étaient capables de soigner le sujet comme l'eussent été des verres d'eau sucrée.

Schovanec raconte son quotidien d'enfant, de lycéen et d'étudiant (à Science-Po, époque Richard Descoing) c'est terrible et douloureux. L'humanité et la compassion sont deux choses sinon incompatibles du moins très éloignées. Et ce très jeune: l'enfant n'a de cesse de tourmenter qui n'est pas dans la norme. 

La personne autiste souffre de mille maux quotidiens dus à son incompréhension du monde, des rapports sociaux, de la vie quotidienne et des usages. S'y ajoute une persécution de tous les instants à laquelle se greffe la mauvaise conscience de l'autiste qui se croit "responsable". Un enfer!

Le livre n'est pas sinistre! l'auteur s'amuse de ses contacts douloureux avec les autres et de ses réactions parfois surprenantes. Il donne des exemples de réactions et de comportements détestables de la part des enseignants surtout mais aussi de tous les bien-portants qui sont rarement bienveillants. 

Il veut en finir avec les stéréotypes commodes ("l'autiste compte bien"...) et faire comprendre un monde intérieur tourmenté mais ayant "sa" logique. 

Un livre profitable en ce qu'il détruit les idées toutes faites et ouvre la voie à la réflexion.  

 

 

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1 octobre 2021 5 01 /10 /octobre /2021 07:00
Tuez les tous!

« Il n’y a plus de Vendée, citoyens républicains. Elle est morte sous notre sabre libre, avec ses femmes et ses enfants. Je viens de l’enterrer dans les marais et dans les bois de Savenay. Suivant les ordres que vous m'aviez donnés, j’ai écrasé les enfants sous les sabots des chevaux, massacré les femmes, qui, au moins pour celles-là n'enfanteront plus de Brigands. Je n’ai pas un prisonnier à me reprocher. J'ai tout exterminé.

                                                                                                                              (P.J Westermann - 1793)

 

Réveillé aux aurores et dans l'impossibilité de me rendormir j'ai fini par regarder sur la chaîne Histoire un documentaire fascinant sur "Robespierre et la Vendée".

J'avais été intéressé, en son temps, par le brûlot "La Vendée Vengé, le génocide vendéen" de Reynald Sécher qui avait empêché le Bicentenaire de la Révolution Française de ronronner en rond. Pour nous Français l'idée de Clemenceau selon laquelle  la Révolution est un "bloc" qui s'appréhende comme tel et qui a fini par s'imposer était remise -et comment- en question.

Chacun, pour peu qu'il dépasse les images d’Épinal et s'intéresse à l'incroyable période baptisée "la Terreur ou La Grande Terreur" sait qu'une forme de guerre civile s'est engagée entre la République et ceux, localisés dans la Vendée, qui n'acceptaient ni la levée en masse (conscription), ni la forme de gouvernement (ils étaient plutôt Monarchistes) ni enfin à la Constitution Civile du Clergé. Ces opposants à la République, on le sait, ont longtemps combattu le régime issu de la Révolution. Exaspérée par leur résistance et leur succès la Convention a d'abord combattu les hommes puis les hommes, les femmes et les enfants au point de commettre des atrocités qu'on a longtemps eu difficulté à désigner: populicide? génocide? A ce jour la question n'est pas totalement tranchée. 

Le documentaire partait de la découverte de charniers dans le sous-sol de la ville du Mans (159 squelettes dans 3 fosses, des marques de sabre nombreuses sur plusieurs endroits et 30% de squelettes féminins) et s'achevait sur le nom des plus de 500 personnes, du nourrisson au vieillard, massacrés aux Lucs en 1794.

Entre ces deux évènements une longue litanie d'horreurs culminant avec les noyades de Carrier à Nantes.il ne sert sans doute à rien de s’appesantir sur une période recouverte par le temps et l'oubli mais il est peut-être nécessaire de s'y intéresser pour ne pas oublier que les meilleures intentions peuvent aboutir à des sommets d'intolérance et aux meurtres légaux. 

Jusqu'ici TOUTES les Révolutions "ont dévoré leurs enfants" après avoir détruit leurs opposants. Ca commence dans la joie et ça se termine par l'assassinat. Le document en montrait l'implacable logique.

Tout ceci est loin et n'en déplaise aux incultes obscènes qui osent parler de dictature sanitaire n'est pas prêt de revenir. La vigilance reste de rigueur quand on sait que nombre de contemporains souhaiterait confier le pays à "un homme fort". Erdogan, Bolsonaro et même Trump montrent que le danger, dans ce cas, est réel et qu'on ne se débarrasse pas facilement d'un Néron élu légalement.

Quant à Robespierre je n'ai pas vraiment avancé dans ma compréhension du personnage et de son action. la vision manichéenne et partisane qu'on a de lui, selon l'endroit où l'on se situe, empêche toute analyse dépassionnée.

 

 

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30 septembre 2021 4 30 /09 /septembre /2021 07:00

Maintenant qu'il est en pré-retraite et qu'il prend ses distances avec Airbus notre chef de cœur a l'air plus libre, moins contraint. Il fait de grands gestes, se trompe sur les pupitres et rit de ses erreurs. La chorale s'est arrêtée de fonctionner une année et celles et ceux qui reviennent sont les plus passionnés. En un an nous avions presque oublié la discipline requise et le travail nécessaire pour un chant de qualité. Nous redécouvrons nos voix, l'harmonie de l'ensemble, les chants que nous avions pourtant beaucoup répétés, l'atmosphère agréable de ces mercredis soirs où un plaisir commun nous réunit dans le gymnase d'une école de la Côte Pavée.

Il y a des "nouveaux" qui font des efforts pour "s'intégrer". On leur prête des partitions, on se rapproche d'eux pour qu'ils suivent le chœur. On retrouve la  voix bien placée d'une-telle, la justesse de notre unique ténor ou la difficulté de telle autre à suivre le mouvement.

Nous formons une petite communauté plaisante réunie par une activité commune choisie. Personne ne joue les "chefs", pas de question d'argent entre nous et un réel intérêt des uns pour les autres. Une sorte d'unanimité rare.

Un contraste saisissant avec la première réunion du "bureau" de l'association qui gère les jardins partagés: J'ai eu l'accès au jardin le 1er juin 2020 et la réunion se tenait en plein air le 5. Une pétaudière à laquelle je ne m'attendais pas de la part de ces cultivateurs discrets de fleurs, de fruits et de légumes. Les insultes volaient bas et le mépris réciproque d'une partie de l'assistance pour l'autre éclatait littéralement. Il y eut même une sorte de "coup d'état" et le bureau précédent, désavoué par un vote à bulletins secrets fut remplacé séance tenante par une équipe qui avait manifestement préparé la chose. J'ai cru qu'ils allaient en venir aux mains! Ces évènements minuscules ont eu lieu il y a un peu plus d'un an. La haine et la rancœur polluent plus l'atmosphère du potager que les doryphores, les limaces, les escargots et les lapins. Personnellement je dois dire moins de 10 mots aux autres jardiniers et fuit les barbecues et autres pots. Françoise, public-relation étonnante, est "bien" avec tout le monde, sympathise avec les Horace et les Curiace verts sans distinction d'étiquette...

Et je viens d'être adoubé par une troisième association...

 

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