Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
13 novembre 2021 6 13 /11 /novembre /2021 05:45

Les tueurs du Bataclan et des terrasses de bars parisiens, en massacrant leurs victimes, en ont rendu responsable le Président de la République d'alors, François Hollande. Ils l'auraient, nous dit-on, cité à 4 reprises en incriminant sa personne et sa politique vis-à-vis de la Syrie. Cette assertion aurait été enregistrée et diffusée au procès, noyée au milieu des balles tirées sur la foule. 

De ce fait il a été prié de venir s'expliquer, en témoin, à la barre du tribunal qui juge une vingtaine d’acolytes responsables secondaires (sauf un) de la tuerie parisienne.

Que le président puisse être entendu dans un tribunal après son mandat n'a rien de choquant même si, me semble t'il, les juges abusent un peu de la formule. Premiers ministres, responsables politiques et autres ne doivent pas être plus justiciables que les patrons, les célébrités ou les détenteurs de fortune, non plus que le citoyen ordinaire.

Dans le cas de ce procès du Bataclan il m'apparaît AHURISSANT mais aussi choquant, ridicule, consternant et scandaleux que l'ex-chef de l’État doivent s'expliquer, devant des assassins de droit commun, des brutes sans foi ni loi qui ont massacré des civils sans défense et innocents sur la politique du pays. 

Quand le président Sarkozy refuse d'être présent à un procès qui le concerne personnellement il a des partisans et des journalistes pour l'approuver. Quand François Hollande est auditionné pour "justifier" la politique extérieure de la France personne ne dit qu'il aurait dû faire comme son prédécesseur: refuser de venir et s'interdire une auto-justification.

Je vois là, sans connaître le Droit, une faute grave. Un précédent dramatique.

 

Partager cet article
Repost0
12 novembre 2021 5 12 /11 /novembre /2021 07:00

J'ai lu quelques pages du livre de Thierry Ardisson "Baby Boomer" que j'ai trouvées assez consternantes. A plus d'un titre. Le narcissisme de l'auteur n'est pas une surprise mais il dépasse de loin ce que j'avais pu rencontrer jusqu'ici. Certes il s'agit d'une autobiographie mais quel égocentrisme! Pour donner le change il donne, rarement, des arguments contre lui. Ceux-ci concernent surtout son physique, c'est dire si ce sont des alibis.... Quand on n'a que ses "grosses fesses" à déplorer sur presque 400 pages c'est qu'on a rien à se reprocher. Et que l'on s'aime et auto-admire plus que de raison (CQFD).

Ardisson est très fier de lui et s'admire beaucoup. Il est ébahi de sa vie, de ses succès, de son aura et de sa célébrité. L'argent, la dope, les femmes, le sexe et la fréquentation des personnages de la télévision constituent ses passions exclusives. Il feint de s'intéresser aux arts, au cinéma, à la littérature (ce qui nous donne d'autres pages d'auto célébration) mais chaque page témoigne du fait que la seule passion d'Ardisson c'est Ardisson. Il célèbre avec faste et pompe le culte de lui-même, homme de plume, créatif dans la publicité (un monde creux fait pour lui), animateur de télévision (le summum du vide), producteur etc.

L'homme aime choquer et il le fait en conscience. Il est ébahi de ses propres audaces et en relate quelques unes qui témoignent non de la richesse de sa vie mais au contraire de son vide sidérant. Il est encore (au moment où il écrit "Baby-Boomer") à s'extasier de fréquenter des people, de tutoyer untel ou d'embrasser une-telle. Il termine d'ailleurs le livre par son exaltation pendant une rencontre du désormais proscrit Harvey Weinstein producteur pervers aujourd'hui déchu.

Sa description du monde télévisuel est, sans qu'il s'en rende compte, absolument pathétique. Des personnes dont la médiocrité est inversement proportionnelle à la notoriété. ou à la fortune. Un microcosme d'égos boursoufflés et de sous-culture. Des personnes qu'on ne voudrait voir sous aucun prétexte tant ils sont vains. Après certains sportifs de "haut niveau" les gens de la télévision remportent aisément la palme de la nullité prétentieuse.

Ardisson se tire par une pirouette de l'affaire de plagiat de son livre "Pondichéry" et rase le lecteur avec son goût pour la monarchie. Le seul passage drôle et vivant du livre est la préparation, le réalisation, le succès puis les disputes internes de l'émission de femmes "frou-frou": quelle dérision!

Je suis sans doute un cas en n'admirant pas ce septuagénaire imbu de lui-même et répétant toujours les mêmes choses. J'avoue que, un temps, j'ai aimé certaines de ses émissions et rit de ses questions abruptes et du ton de certaines de ses émissions du samedi soir. En entrant dans les coulisses par ce récit on s'aperçoit que tout était calibré, réfléchi,  planifié... La présence de faire-valoir aux saillies longuement préparées, les questions choquantes aux réponses ciselées; toute la scénographie décrite dans le livre démontre que la spontanéité était feinte, l'humour calibré et le spectateur pris pour un c...

Je n'avais pas tort de cantonner Ardisson à sa question à Michel Rocard: "est-ce que sucer c'est tromper". Il se limite quasiment à ça. Pourtant, dans la galaxie des animateurs télé c'est "un des moins pires"!

 

 

Partager cet article
Repost0
11 novembre 2021 4 11 /11 /novembre /2021 07:00
Jacques Perrin, un comédien aux facettes brillantes

Il fait partie de ces comédiens Français qu'on admire parce qu'ils ont une carrière exemplaire, qu'on les voit rarement dans des festivals bidons ou à la télévision qui racole; que leur filmographie est digne et qu'ils ne se sont pas limités à endosser des rôles devant la caméra.

Comédien reconnu, réalisateur et producteur respecté Jacques Perrin est de ceux-là. Doté d'un physique de "jeune premier" il a longtemps été une sorte de prince charmant car il faisait trop jeune pour certains rôles. Dans trois de ses films ("La 317ème section", "le Crabe-Tambour" et "L'Honneur d'un Capitaine") le metteur en scène Pierre Schoendoerffer n'hésita pas à lui confier des premiers rôles dans lesquels il excella.

Il fut aussi dans "Z" et "Section Spéciale" de Costa-Gavras, dans "les demoiselles de Rochefort" et "Peau d'âne" de Jacques Demy (ça, j'aime beaucoup moins!) dans le beau film de Valerio Zurlini "la fille à la valise" dans lequel il formait, avec la sublime Claudia Cardinale, un des plus beaux couples de l'histoire du cinéma et il possède une filmographie nombreuse, diverse, variée et brillante mais sans éclats.

Il fut ensuite le producteur avisé et exigeant de documentaires prestigieux tels "le peuple singe", "Microcosmos" (un enchantement), "le peuple migrateur" et "Tabarly". Des films ambitieux sur des sujets qui ne le sont pas moins.

Connu sans être célèbre Jacques Perrin est un homme intéressant et modeste qui préfère la reconnaissance à la célébrité: dans ce métier de "m'as-tu-vu" c'est suffisamment rare pour être souligné.

Un de ses partenaires au parcours semblablement exigeant, Jean-Louis Trintignant en dit du bien avec réserve et gentillesse dans le documentaire réalisé par Emmanuel Barnault diffusé en ce moment par la chaîne Histoire. On sent qu'il s'agit d'une admiration réelle, pas de cinéma.

 

Partager cet article
Repost0
10 novembre 2021 3 10 /11 /novembre /2021 07:00

Comme en Écosse la cornemuse, la référence systématique à Napoléon 1er et à sa famille élargie en Corse est d'abord séduisante (fidélité) puis vite ennuyeuse (exagération).

Il n'est pas nécessaire d'être féru en Histoire pour admettre que le règne du 1er Empereur ne mérite guère de satisfecit. Régime autoritaire, guerres incessantes, défaite majeure (Waterloo), invasion des ennemis coalisés contre le pays, perte importante de territoire, la simple description de ces  grands traits suffirait à le condamner. L'homme, à la tête de ce régime mérite largement un jugement plus modéré. Génie pour les uns, monstre pour les autres Napoléon 1er est unique dans l'histoire humaine. Doté d'une intelligence phénoménale, force insatiable, organisateur émérite et stratège génial, capable de rétablissements incroyables l'homme étonnera encore des générations*.

Mais enfin... si on juge un système humain à ses résultats, positifs et négatifs, l'Empire et Napoléon sont des échecs qui ont coûté cher à la France. Une culture du coup d'état (18 Brumaire, plus tard le coup d'état du 2 décembre 1851), d'innombrables vies humaines hachées sur les champs de bataille, un régime autoritaire surveillé par une police arbitraire, l'Europe malmenée puis finalement obligée, presque à l'unanimité, d"écraser "l'ogre", la folle et ruineuse équipée des "Cent-Jours" et une division accrue des Français se perdant dans des antagonismes désespérants.

Sa défense légitime implique de rappeler qu'il succédait à la Révolution, à la Grande Terreur, aux victoires militaires de la République, à Robespierre et qu'il s'imposa à un pays exsangue.

Restent une image (souvent dessinée par l'empereur dans ses mémoires), une épopée, des récits et une trace indélébile qui offrent au pays quelques raisons de glorifier son passé et de surévaluer sa place dans le monde.

Pas de ces subtilités en Corse en général et à Ajaccio en particulier. Le "grand homme" est partout, célébré comme si son règne avait été long et fécond, ses réussites exemplaires et son régime stabilisé. Malgré le cynisme de notre époque Bonaparte est souvent une caricature bonhomme sur son île natale. Portraits retouchés, dessins naïfs, interprétations grandiloquentes, détournements... tout le monde se l'accapare et sa figure est visible partout. Tant de fois quotidiennement qu'on n'y fait plus attention .

Sauf quand, à Bastia, Cours St Nicolas, il est représenté en monumental empereur romain, à l'antique, au corps sculptural et à la figure bien faite, en toge avec un aigle à ses pieds. (Il m'a fait penser à Marlon Brando!).. là on se dit que l'admiration perd le sens de la mesure.

Chaque ville, chaque village a ses références au grand homme. Son "rival" Corse, Pascal Paoli ayant le reste et un ferry.

 

* Parmi ses nombreux défauts humains on rappellera son caractère emporté, sa grossièreté, son impatience, son mépris de la vie humaine, sa vanité et le sentiment de sa toute-puissance l'aveuglant au fur et à mesure de l'avancement de sa vie avant son exil rédempteur.

Partager cet article
Repost0
9 novembre 2021 2 09 /11 /novembre /2021 07:00

Montand, Trenet, Brassens.... après la "Belmondo-mania" notre pays semble gagné par une fièvre rétro que le centième anniversaire de la naissance du Sétois ne suffit pas à justifier. Nous avons en effet une fâcheuse  tendance à glorifier le passé au détriment du présent.

Thierry Ardisson, que je n'apprécie pas tellement est un homme intelligent. L'émission qu'il produisait et son commentaire (qu'il n'a pas écrit mais qu'il disait comme si c'était le sien) flirtait avec le refrain pénible du "c'était mieux avant". Sheila, Léon Zitrone, les frères Rouland, Guy Lux, Anne-Marie Peysson, Denise Fabre, les Carpentier... ont consciencieusement endormi (dans le sens "abrutir") la France des trente glorieuses. Suffisamment pour qu'on ne les voient plus et qu'on ne les fasse pas passer pour des talents d'autrefois. Je disais Ardisson intelligent... il a su contre-balancer le propos en citant longuement Barbara, Denise Glaser, 5 colonnes à la Une, Brel, Béart et d'autres. Mais l'émission de jeudi sur la télévision d'avant (celle de l'ORTF) faisait -à mon humble avis- la part trop belle aux Français caricaturaux et archétypaux (Georgette Lemaire v/s Mireille Mathieu).

Je comprendrais sans mal que les jeunes Français, de toute origine, ne se retrouvent aucunement dans cette France-là. Ni, d'ailleurs, dans la télévision contemporaine ou les Sylvie Vartan sont encore et toujours reçues en vedette .

Netflix, vendeur d'audiovisuel à la carte, met Belmondo et Romy Schneider en tête de gondole. Le trépas récent du premier justifie peut-être ce choix. Il n'empêche: nous sommes en 2021 pas en 1974. "Flic ou voyou" de Lautner ou "Peur sur la ville" de Verneuil sont d'épouvantables vieilleries pas regardables.

L'estampille "vintage" ou "culte" (mis à toutes les sauces) est un tour de passe-passe. Elle permet de ripoliner des vieilleries et de faire du neuf avec du vieux.

Noter que le contraire est agaçant aussi: Danny Boon fait du Bourvil sans Bourvil. Et ça marche.

 

 

Partager cet article
Repost0
8 novembre 2021 1 08 /11 /novembre /2021 07:00
De l'épave à la bonne affaire, les voitures de RMCDe l'épave à la bonne affaire, les voitures de RMC

Je regarde, de temps en temps, en différé et sur une chaîne de télévision qui, autrement, ne m'a pas souvent comme public, RMC Découverte, une émission intitulée "Vintage Mecanic" animée par un type grognon mais professionnel répondant au nom de François Allain.

C'est typiquement une émission conçue pour des hommes, plutôt jeunes, habiles de leurs mains et férus de mécanique/tôlerie/carrosserie/sellerie et restauration de voitures ayant de la personnalité.

Exactement...ce que je ne suis pas! ni ma compagne qui ne dédaigne pas quitter les émissions "l'a dit, l'a fait" comme elle appelle les commérages habituels de la télévision pour assister à la restauration d'une Triumph TR4 ou d'une Karmann Gia.

C'est pourtant de cela qu'il s'agit mais le résultat est plaisant parce que la "dramaturgie" y est soignée et les rebondissements nombreux.

François Allain, en début de chaque émission, s'entiche d'une voiture ancienne en piteux état mais pleine de promesses. Il la négocie et calcule grossièrement le montant des pièces à changer, le coût de la main d’œuvre, les aléas qu'il va rencontrer et le bénéfice à la revente qu'il fera, si tout se passe bien.

Difficile, de prime abord, de voir une belle auto dans la presque ruine que l'on feint de découvrir en même temps que l'animateur. Longerons rouillés, moteur venant d'un autre véhicule, carrosserie piquée, sellerie abîmée, planche de bord dévastée et peinture à refaire la déception se lit sur sa figure et sa crainte de faire une affaire neutre ou pire, négative, compromet sa bonne humeur initiale.

L'homme a de la ressource et... des copains spécialistes qui du moteur qui de la carrosserie. Il les convoque devant un container contenant sa trouvaille, fait monter les enchères (en fait le moins-disant tarifaire) et fait l'éloge de sa voiture à rendre comme neuve au moindre coût et dans un délai indécent.

Payer moins, se débrouiller, inventer, improviser sont les maître-mots du story-telling de l'émission comme on dit.

Naturellement des pièces semblent introuvables, des défauts irréparables et les coûts astronomiques pour mieux vanter l'action de l'animateur, sa "débrouillardise" mais aussi le savoir-faire technique et le métier des garagistes de l'émission.

Une petite séquence sympathique montre le modèle dans son époque, au cinéma ou détenu par une personne connue.

...pendant ce temps, grâce à un cahier des charges draconien (pièces et peintures d'origine, tissus et bois également) l'épave reprend vie et la citrouille devient carrosse. La Triumph TR4 était VRAIMENT redevenue sublime.

Allain essaie la voiture, est content du travail des équipes (mais ne le leur dit pas) et envisage à voix haute la plus-value que va lui valoir la vente de "sa" voiture.

La plupart du temps la revente se fait à l'avantage de l'émission mais tout le monde est content. (on ne verra jamais la réaction des acheteurs qui ont payé plus que ce qui était attendu).

générique!
 

 

Partager cet article
Repost0
5 novembre 2021 5 05 /11 /novembre /2021 07:01

Lionel Jospin, qu'on le reconnaisse ou pas, est tout sauf un rigolo. C'est un homme politique rigoureux, réfléchi, honnête, intelligent et un brillant analyste de la situation en France depuis de très longues années. Premier ministre d'une longue période de cohabitation il possède une expérience unique du pouvoir ayant été aux commandes (sans le titre de président) de 1997 à 2002.

Doté d'une personnalité rugueuse, il est peu porté aux joutes télévisées ou à la comédie du pouvoir. Son caractère a peut-être été l'écueil l'empêchant d'accéder à la présidence en 2002.

Quoi qu'il en soit son action à Matignon et sa gestion du pays ne méritaient pas l'affront qui lui a été fait de voir Le Pen père et Jacques Chirac le doubler au premier tour de la Présidentielle de 2002 et le dernier cité voir son mandat renouvelé pour cinq ans. Nous autres, Français, sommes parfois cruels avec nos dirigeants.

Après sa (trop rapide mais respectable) décision d'arrêter sa carrière politique il a eu quelques velléités de retour,  a donné son avis (rien moins que positif) sur la campagne présidentielle de Ségolène Royal, a été membre du Conseil Constitutionnel de 2015 à 2019 et a écrit quelques livres estimables dont un "Mal Napoléonien" (2014) de haute tenue.

Ce passé plutôt respectable m'a fait acheter "Un temps troublé" un livre qu'il a écrit en 2020 et qui vient de sortir en édition de poche.

Voilà 7,20€ bien utilisés. L'analyse est pénétrante, jamais polémique. L'ancien premier ministre est un observateur privilégié qui connaît la politique, la France, les Français et les rouages de l’État et de  l'économie. C'est un politique partisan mais pas hémiplégique. Il est respectueux des autres et de ses adversaires  et ses jugements sont toujours clairs et évidents. Il n'est jamais dans l'invective et, c'est suffisamment rare pour le remarquer, pas dans la justification ni le plaidoyer pro-domo. Bien sur, de temps à autres, le grand blessé qu'il doit être défend "sa" politique mais réduire le livre à cela serait une erreur et une malhonnêteté.

J'ai été (agréablement) surpris par sa mesure dans l'analyse des présidences de Nicolas Sarkozy et de François Hollande. Il est plus circonspect sur celle d'Emmanuel Macron mais dit pourquoi et le dit bien. C'est un homme politique qui a connu la fin de la Présidence de Gaulle. Son univers politique n'est pas habilité à accepter une présidence hors-sol dont les buts sont indécis et les méthodes peu orthodoxes. Lionel Jospin analyse avec intelligence et sans parti pris la crise des Gilets Jaunes comme les palinodies de la réforme des retraites. Je ne partage pas forcément ses critiques mais lui trouve une authentique réflexion aboutissant à des conclusions qui paraissent logiques.

La partie, longue, documentée et didactique consacrée aux partis politiques nationaux est remarquable et j'avoue avoir été ébranlé par celle consacrée à LREM.

"Un temps troublé" en dit plus sur notre situation, sur l'état du pays et sur la Présidentielle qui s'approche que toute la presse de la semaine. Hauteur de vues en plus. Il donne des pistes pour l'avenir qui méritent notre attention.

Enfin j'ai apprécié une écriture fluide, "austère" parfois (on ne se refait pas) et une pédagogie indiscutable. Sans oublier une politesse et un respect des autres (Chirac et Sarkozy entre autres) qui est à souligner.

 

 

Partager cet article
Repost0
4 novembre 2021 4 04 /11 /novembre /2021 07:00

Réservation centralisée, uniformisation, concurrence de R B n'B... l'hôtel a moins la côte.

Moi, je suis souvent à l'hôtel et, en général, j'aime bien ça. Mon expérience montre que seuls les détails distinguent les chambres confortables de celles qui le sont moins. La présence de serviettes de toilette neuves en grand nombre, l'état des robinets, l'éclairage, la superficie de la pièce, l'insonorisation, la fourniture de produits de qualité pour la salle d'eau (savon, lotion pour le corps, shampoing, sèche-cheveux, miroir grossissant, peignoirs) fait la différence.

Pour la salle de bains; jolies lampes et éclairage indirect sont des indicateurs qui ne (me) trompent pas. Pour la chambre, qualité de la literie, nombre et forme des oreillers, qualité des draps, la propreté, la vue (importante la vue!), la taille de la pièce, le revêtement de sol (en ce moment la mode est au parquet gris, réel ou imité), papier peint, présence d'éléments décoratifs et de confort (cintres de qualité, cafetière, sucres, cuillères, en-cas) tous concourent à ce que le voyageur se sente bien.

... ou pas. Moustiques, climatisation bruyante, lumières trop vives d'appareils en veille, volets laissant trop la lumière extérieure passer, télécommandes HS, literie molle ou trop dure peuvent gâcher la nuit.

Tous les éléments listés plus haut ne sont pas individuellement indispensables mais qu'ils viennent à manquer et le séjour en est affecté, comme il le sera si les occupants précédents se rappellent à vous par un objet ou un cheveu oublié!

Les prises de courant difficiles à trouver, toutes utilisées ou en nombre insuffisant, la télévision trop petite ou mal réglée et l'accès fluide au WiFi sont d'autres détails qui ont une certaine importance.

Mais pour moi le petit-déjeuner est éliminatoire: il doit m'être servi. La COVID a bon dos qui permet de justifier le "self-service" que, personnellement, je déteste.

Un mini frigo rempli de boissons (hors de prix)? pourquoi pas s'il est silencieux. le bloc de papier et les enveloppes siglées au nom de l'hôtel? j'aime bien. Le menu du restaurant accessible dès la chambre? pourquoi pas. Et on dira que je suis difficile!

 

Partager cet article
Repost0
3 novembre 2021 3 03 /11 /novembre /2021 07:00

J'étais devant l'écran de télévision jeudi 28 à l'heure où Pascal Obispo était invité de l'émission  "C  à vous". Obispo, chanteur de variétés qui, c'est un fait, ne se prend pas pour la moitié d'un con.

Le chanteur, au look étudié et immuable parlait de sa passion: lui-même. Lancé il était difficile de le contenir tant il possède son sujet.

L'homme publie un album (il y aurait donc encore des disques et des personnes qui les achètent) qui, si je l'ai bien suivi, contiendrait des chansons qu'il avait proposées à France Gall veuve de Michel Berger et qu'elle aurait refusées parce que, comme il l'a dit deux fois avec fierté "c'était du Michel mais ce n'était pas Michel" (en d'autres termes un mauvais plagiat). Se rengorger d'avoir été congédié! drôle de fierté.

Obispo qui (ne) s'écoute (pas) parler se flattait d'avoir donné ces titres refusés par France Gall à Johnny et Florent. (comprendre "mes amis chers", Johnny Hallyday et Florent Pagny). On n'a peut-être pas de dignité mais on a le sens du commerce.

Ensuite, lyriquement, il s'est comparé aux poètes en récitant ses propres chansons. A ce stade d'auto-célébration l'interviewer ne sert plus à rien si ce n'est à relancer la machine lorsque la brosse à reluire ne s'autosuffit pas. Derrière ses lunettes bleues le génie de la chanson avait à cœur d'éteindre la rumeur qui veut que Michel Polnareff le méprise et ne le lui aurait pas envoyé dire. Notre troubadour des soirées anti-Sida (oh, le généreux!) nous annonça avec une feinte discrétion qu'il communiquait avec Polnareff sur "WhatsApp". Invérifiable mais flattant l'égo surdimensionné du bonhomme.

Enfin la vedette un peu en disgrâce interpréta un medley de 4 de ses chansons nouvelles-mais-anciennes en direct. Maniéré le chanteur, creuses les chansons.

Le vide de la variété Française tel qu'en lui même l'éternité le fige.

 

Partager cet article
Repost0
2 novembre 2021 2 02 /11 /novembre /2021 07:00
Moi, ma copine, Napoléon III et sa famille

En 1978 je suis allé en Grande-Bretagne avec R***, mon amie de l'époque. C'était une fille adorable et drôle. Je ne sais pas ce qu'elle faisait avec moi qui, à l'époque était sans nul doute un garçon coincé et ennuyeux.

Nos roues (de voiture de location) nous conduisirent -pas innocemment- à Farnborough dans une sorte de prieuré abritant les tombeaux de Napoléon III, de l'impératrice Eugénie et du Prince Impérial. Nous discutâmes avec un moine chargé d'accueillir le (maigre) public venu en Angleterre se pencher sur la destinée du neveu de l'Empereur Napoléon 1er et de sa descendance.

Inutile de dire que son travail n'était pas des plus épuisants. Comme; à cette époque, je m'étais entiché de ce règne (pourtant funeste pour la France) j'étalais ma science et impressionnais le moine et R*** qui était plus fan de Carly Simon et de Kate Bush que d'Eugénie et la Castiglione.

Nous eûmes alors droit à une visite "V.I.P" et l'on nous présenta des effets impériaux qui ne voyaient pas la lumière du jour tous les quatre matins. Je me souviens de médailles, de soieries et de deux robes de cour en excellent état. R*** put même essayer (sans l'enfiler) une robe blanche avec pierreries qu'avait porté la dernière impératrice des Français. Étonnement quand nous constatâmes que R* et Eugénie avaient la même corpulence. J'étais, pour ma part, nettement plus grand (et moins gros) que Napoléon III.

Nous visitâmes ensuite, sans limitation de temps, la crypte de l'Abbaye St Michel qui abrite les trois tombeaux. Je pensais alors aux descriptions presque positives de l’empereur vaincu à Sedan que fait Zola (pourtant peu suspect d'être favorable au régime et à son chef) dans "La débâcle". Je pensais aussi à la curieuse et tragique destinée du "quatrième" Bonaparte et avais une autre pensée pour l'impératrice qui leur survécu jusqu'après la fin de la première guerre Mondiale et aida la République à "récupérer" l'Alsace-Lorraine raflées par Bismarck en 1871.

Notre interlocuteur, homme simple et ouvert, nous laissa seul de temps à autres. Il m'avait eu à l'oeil au début de la visite puis s'était rassuré sur mes capacités à rester sérieux.

Je terminerai par une banalité: pourquoi ne pas rapatrier les cercueils de la famille impériale? les vieilles haines sont depuis longtemps éteintes et cet homme qui a gouverné la France de 1848 à 1870 pourrait reposer "au milieu du peuple Français qu'il a (lui aussi) tant aimé".

Quand à R*** nous avons eu une relation agréable et amusante qui s'est terminée parce que je ne lui ai pas proposé d'avenir commun alors que c'était ce qu'elle recherchait. Grâce à un site dédié aux amitiés de lycée nous nous sommes recontactés plus d'une vingtaine d'années après cet épisode britannique. Elle avait un mari et quatre enfants.

Aucun ne s'appelait Napoléon ou Eugénie. Aucun n'avait mon prénom.

 

 

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Les bonnes feuilles du Poirier
  • : Le blog d'un Toulousain très critique sur l'actualité, et vachement calé en histoire en plus.
  • Contact

Stats

Visiteurs Uniques depuis le 22 Mars 2013
(18274 Visiteurs Uniques depuis sa création)

 

Il y a    personne(s) sur ce blog

 

Blog créé le 8 Décembre 2009

Pages