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22 mai 2019 3 22 /05 /mai /2019 07:00

Nous avons, ma femme et moi, un couple d'amis que nous apprécions beaucoup tout en les dissociant. En effet lui c'est lui et elle c'est elle comme disait (à peu près) le Président Mitterrand en parlant du mirobolant premier ministre qu'il avait donné à la France, Laurent Fabius, une ébauche de mauvaise qualité d'Emmanuel Macron.

Mais je m'égare.

F*** est rationnel, calme, réfléchi et scientifique. Sa femme, qu'il adore, est littéraire et passionnée. Elle même écrivain elle ne vit que pour et par les livres. Quand elle sature elle reporte sa fougue curieuse et avide sur le cinéma.

Chez eux la musique, les livres, les revues ou journaux ou magazines et les films sont présents partout. Vous ne pouvez surprendre M*** qui a déjà vu le film hongrois que vous pensiez être le seul à avoir découvert, elle a lu la critique du disque qu'il faut avoir lue et a réservé pour le spectacle dont tout le monde parlera.

Aucune forfanterie et nul snobisme dans leur passion mutuelle. Ils n'envisagent pas la vie autrement que baignée dans une culture ouverte et riche.

Pour sa carrière lui a été nommé dans un pays où celle-ci est réduite à sa plus simple expression. On y confond Batman et le Bauhaus, on pense que Beethoven est un gros chien et on considère Harry Potter à l'égal de la Comédie Humaine.

Ils ne se plaignent pas mais je les imagine, regardant l'océan et pensant à la séance du vendredi 19H30 d'Utopia Tournefeuille...

Pourquoi diable je vous parle d'eux?

Parce qu'au moment des adieux (ils sont partis pour trois ans) M*** m'a donné, presque négligemment, une pile de 3 ou 4 livres. Tout juste si elle ne m'a pas dit qu'elle allait les jeter si je ne les prenais pas.

Je les lis en fonction du hasard et je les trouve différents et bons. Comment fait-elle pour les choisir? en ce moment je termine un livre de David Goudreault, un Canadien, "La bête à sa mère" que je trouve tellement drôle et "bien" écrit (original, très original) que je trouve des prétextes pour ne pas en achever la lecture trop vite. Quelle imagination.

Sans eux la ville rose est assez ennuyeuse.

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21 mai 2019 2 21 /05 /mai /2019 07:00

Ma mère qui l'adorait et l'avait vu à l'Olympia lors de la création d' "Amsterdam" m'a fait connaître et apprécier Jacques Brel. Pendant de très longues années, parallèlement au rock, au R n' B et quelques autres musiques il a été l'une de mes références.

Je connaissais par cœur ses chansons, de l'époque Philips à celle de "L'homme de la Mancha". Il y avait bien quelques scories dans l’œuvre et l'homme Brel n'était pas sans défauts. J'ai moins aimé l'acteur et encore moins le metteur en scène. Mais pour des paroles telles: "Mon Père était un chercheur d'or/l'ennui c'est qu'il en a trouvé" (l'Enfance) je lui pardonnais tout (enfin... sauf d'avoir joué dans un film de Lelouch!) et lui revenais.

Je considère encore qu'il a écrit de très grandes chansons même si, aujourd'hui, elles sont datées musicalement et présentent un monde englouti déjà ancien. Des mondes, le sien et le mien de l'époque.

Je confesse que je ne l'écoute plus qu'accidentellement mais ai gardé une certaine tendresse pour le "Grand Jacques".

Hier, mercredi 15 mai, vers 22H35 j'ai surpris, sur France Culture, un morceau de conversation entre deux hommes qui discutaient avec des arguments élevés de la masculinité, du phallus, du pouvoir et autres sujets aussi ardus et compliqués. Leur questionnement portait sur "l'inconscient est-il sexué". Ni plus ni moins!. Il y avait là un psychanalyste appelé Jacques André qui, soudainement, a parlé de "Ne me quitte pas" la chanson de Brel. André disait qu'il avait lu qu'Edith Piaf avait dit à Brel qu'un homme ne pouvait chanter un tel texte trop féminin à ses yeux. Il fit alors cette remarque: "beaucoup de chansons de Brel sont assez féminines" et, lui et l'animateur Frédéric Worms passèrent à autre chose me laissant ahuri avec "ça".

Et, en y réfléchissant, j'abonde dans le sens de ce psychanalyste. Brel, par ailleurs macho et goujat, a écrit une œuvre dans laquelle il n'a pratiquement jamais "le beau rôle" mais aussi dans laquelle ses sentiments et réactions sont effectivement assez féminins. M'est revenu le texte de "La Fanette" une chanson qui illustre à la perfection cette découverte. Plus connue "Mathilde" est aussi une illustration de ce que disait ce psychanalyste.

En m'endormant je cherchais avec inquiétude d'autres preuves de cette sensibilité particulière qu'aurait eue Jacques Brel mais n'en ai pas trouvé d'autres aussi évidentes.

Si j'aimais bien "Mathilde" et son emballement, ni "la Fanette" ni encore moins "Ne me quitte pas" n'ont fait partie de ses chansons que j'appréciais.

Et puis... A ses débuts on l'appelait "l'abbé Brel".

C'est le propre d'une oeuvre profonde d'être analysée sous tous les angles et de susciter des commentaires nombreux et variés, déplaisants aussi.

 

 

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20 mai 2019 1 20 /05 /mai /2019 07:00
"Êtres Chairs" Olivier de Sagazan, exposition à Toulouse"Êtres Chairs" Olivier de Sagazan, exposition à Toulouse
"Êtres Chairs" Olivier de Sagazan, exposition à Toulouse"Êtres Chairs" Olivier de Sagazan, exposition à Toulouse

Depuis "La nuit des morts-vivants" le zombie a bonne presse. C'est un concept qui a irrigué la littérature, le cinéma, la musique (on se souvient du clip de Michael Jackson "Thriller") et d'autres arts comme le maquillage.

On n'a sans doute pas attendu le film horrifique de George A. Romero (1968) pour se faire peur avec des revenants et, des momies aux sorcières en passant par les goules, les vampires et toute une ménagerie, les représentations de la mort (que l'on songe aux squelettes grimaçants des danses macabres du Moyen Age) ont été sources d'inspiration de nombreux artistes dans des civilisations différentes.

L'exposition dont je souhaite vous entretenir tient de tout cela à la fois. Et aussi de la sculpture sur corps, de la vidéo, du rapport entre l'artiste et son art, de la représentation de soi-même comme une œuvre d'art et d'une infinité d'autres thématiques que font naître les tableaux, les sculptures, les films et les improvisations de Olivier de Sagazan dans une (trop petite) exposition qui lui est consacrée à Toulouse. (18/04 - 5/07 Centre culturel Bellegarde, 17, rue Bellegarde 31000 Toulouse, entrée libre).

Pour une fois j'ai beaucoup aimé les vidéos diffusées l'une à l'entrée de l'exposition sur un téléviseur et dans laquelle Sagazan s'explique l'autre à la fin sur un écran et consacrée à ce que je qualifierais d' "happenings dérangeants mais intéressants".

Tour à tour Oniriques, brutaux, poétiques, agressifs les arts pratiqués par Sagazan ne peuvent laisser indifférents.

j'ai visité l'exposition (belles salles aux parquets magnifiques éclairés par la lumière du jour) en même temps qu'un groupe d'enfants de moins de 10 ans et ai trouvé curieux qu'on leur montre des choses qui ne manqueront pas de se rappeler à eux dans leurs cauchemars.

Je ne dis pas que l'exposition est laide ou "tape-à-l’œil", loin de là, mais elle est, à coup sur, impressionnante. Comme l'est le remarquable livret d'accompagnement de l'exposition qu'on peut prendre à l'issue de celle-ci.

 

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17 mai 2019 5 17 /05 /mai /2019 08:53
Guy Bedos, Exit le fielleux

Dans le maelstrom d'images et de sons auquel nous sommes soumis quotidiennement, la plupart du temps sans l'avoir expressément voulu il en est qui nous affectent plus que nous ne l'aurions souhaité.

Le passage obligé du festival de Cannes est l'illustration parfaite de ce bombardement d'informations qui ne nous intéressent pas mais que nous sommes bien obligés d’absorber.

En plus de cette bouillie médiatique nous sommes aussi contraints de supporter des personnalités qui nous déplaisent mais qui sont, selon le navrant vocable employé pour les désigner "incontournables".

On a tous en tête ce défilé permanent d'hommes et de femmes que l'on dit "bons clients" des télévisions et qui n'ont pas nécessairement besoin de vendre leurs mémoires, un disque, un album à colorier ou une villa dans la Palmeraie, pour squatter les micros et les caméras car Ils sont eux-mêmes leur produit d'appel.

Je parle du concentré de haine et de contentement de soi qu'était le petit comique des années 50.

Mais oui, vous avez son nom sur le bout de la langue. Celui dont j'ai pris conscience hier qu'on ne le voyait enfin plus! L'insupportable et fielleux Guy Bedos a déserté les plateaux de télévision. Voilà un constat qui fait du bien!

 

 

 

 

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16 mai 2019 4 16 /05 /mai /2019 07:00

Qu'attendent celles et ceux qui s'acharnent sur la tête de liste En Marche Nathalie Loiseau? qu'elle craque? qu'elle essaie de mettre fin à ses jours? Je ne disconviens pas qu'elle est une "erreur de casting" et qu'elle n'est pas à sa place sur l'estrade devant des foules militantes, convaincues avant d'arriver. Elle ne suscite pas l'enthousiasme et ne possède aucun charisme, c'est entendu. L'attaquer sur son physique est il digne? à ramener des arguments de campagne électorale au niveau du caniveau certains prennent des risques.

...Et en font prendre au pays.

A ce petit jeu de massacre, l'air de ne pas y toucher mais en envoyant des Scuds mortels Yann Barthès n'est plus si éloigné de son rival Hanounah. Bête et méchant.

Nous sommes un pays décidément incorrigible. Prenez la libération des 2 otages par un commando. Au légitime soulagement qui l'a accueillie a suivi presque immédiatement des critiques sévères sur "l'inconscience" des 2 touristes (ce mot a été prononcé avec un mépris incroyable) et sur l'attitude du Gouvernement (et du Président) qui, c'est vrai, en mettant en scène le retour des 2 otages envoie des message subliminaux aux ravisseurs de tout acabit: "allez-y, un Français ça rapporte" et "kidnapper n'importe quels occidentaux est de bon rapport".
Ce cirque médiatique et politique, qui existe depuis Nicolas Sarkozy, est contre-productif, dangereux et ridicule. Il n'empêche, critiquer avec virulence au moment où les polémiques devraient être mises sous le boisseau est un trait de caractère insupportable de notre pauvre pays.

J'en arrive à un travers qui est aussi le mien, je le confesse. Il concerne le mépris insondable qui enveloppe la personnalité et l'action de Donald Trump. Que ce président-là ne nous convienne pas, tout le monde l'aura compris. Cependant nous crachons sur absolument tout ce qu'il dit ou fait. Sans la moindre nuance et avec une mauvaise foi stupéfiante.
Je pense parfois à ce que seront les attitudes et commentaires internationaux si, par malheur, la France offrait l’Élysée à la famille Le Pen...

Je terminerai le post de ce jeudi 16 mai par l'expression de ma parfaite incompréhension du phénomène Balkany à Levallois-Perret. Que des électeurs apportent  leurs suffrages en nombre suffisants pour que les Bonny & Clyde des hauts de Seine soient élus et réélus dès le 1er tour me laisse sans voix. Le suffrage universel à de ses revers.

 

 

 

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15 mai 2019 3 15 /05 /mai /2019 07:00

On gouvernait en fonction des sondages de popularité. On a vu le résultat. Madame Le Pen propose une interprétation stupéfiante de la Constitution de la V ème: le Président est élu pour quelques mois: dès que sa majorité perd une élection intermédiaire (européennes, régionales, municipales, référendum ou législatives anticipées ou partielles) et bien qu'élu pour 5 ans le chef de l'Etat doit démissionner!

Si on la suit, la France va être en permanence en période d'élections et un tourbillon de présidentielles et de législatives la rendront plus ingouvernable qu'elle ne l'a jamais été!

Ce qui est stupéfiant est que cette idiotie indigne d'un élève de CM2 provient d'une femme qui a postulé et postulera encore à la présidence du pays.

Le comportement grotesque et infantile, accablant d’impréparation et d’incompétence du débat d'entre deux-tours de la présidentielle 2017 n'était donc pas un accident. La fille de Le Pen n'a ni la réflexion ni le bagage minimum pour une fonction manifestement pas faite pour une famille qui se croit pourtant désignée.

Si à chaque baisse des sondages, à chaque élection secondaire ou tout simplement à chaque fois qu'un membre de la famille Le Pen élargie le demandait le Président élu pour un quinquennat devait démissionner on serait dans un régime de cirque, une guignolade absurde.

Si, par désastre, elle-même arrivait à l'Elysée tous les jours ou presque on lui demanderait de quitter le pouvoir selon un précédent qu'elle aurait elle même initié.

Que (presque) personne ne le lui ai fait remarquer me désole. Que la totalité de la presse, écrite ou parlée, ait donné une caisse de résonance à ses propos imbéciles et irresponsables me confond.

 

 

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14 mai 2019 2 14 /05 /mai /2019 07:00

J'ai enfin lu le livre référence "La France Périphérique" de Christophe Guilluy paru en poche chez Champs Actuels. Le livre de ce géographe est cité au moins une fois par jour sur tous les supports médiatiques.
Premier constat: un géographe s'intéresse aux disciplines connexes de la sienne, il a des facilités pour comprendre des mécanismes ayant des répercussions sur celle-ci... cela le rend il compétent dans tous les domaines? cela le rend il apte à émettre des jugements définitifs? j'avoue que je n'en suis pas absolument convaincu.

Je m'explique: la thèse centrale de ce livre est que la majorité des habitants de ce pays vit, contrainte, dans une seconde France qui est celle de la petite ville de province, de la ruralité. En gros celle qui est éloignée des villes de la mondialisation, des services publics, des facultés et de l'emploi.

Sa démonstration emporte l'adhésion sur une majorité d'assertions mais, en ce qui me concerne, pas sur toutes. Par exemple je ne suis pas d'accord avec ce qu'il dit des banlieues qu'ils considère comme intégrées ni des populations d'immigrés (hors ceux qui arrivent aujourd'hui) qu'il considère comme en plein "embourgeoisement", et même en cours d'assimilation. La démonstration est tarabiscotée, hermétique, spécieuse et n'est pas convaincante. De même son analyse du Rassemblement National (ex-FN) et de ses électeurs est original, intéressant mais peu étayé et sujet à caution.

Alors, c'est vrai, le livre qui date de 2015 a bel et bien "prédit" l'explosion des Gilets jaunes et en a décrit les caractéristiques bien avant de pouvoir les observer: jusque boutisme, rien à perdre, violence et revendications sociales et politiques: tout y est.

Je lui reprocherais ce Français beaucoup trop technique et jargonneux. Ces références succinctes qui n'apportent rien et, en définitive, le fait que tout est dit à la fin du 1er chapitre.

 

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13 mai 2019 1 13 /05 /mai /2019 07:00
André Mare et le Premier Conflit Mondial

Je n'avais jamais entendu le nom d'André Mare. Je ne savais ni qui il était ni ce qu'il avait fait. C'est la chaîne de télévision "Toute l'Histoire" qui me l'a fait découvrir.

C'est un peintre proche du cubisme qui a connu l'enfer de la Première Guerre Mondiale, qui l'a racontée par écrit à sa femme Charlotte, qui a dessiné ce qu'il voyait et qui a été affecté à la première section de camouflage de l'Histoire mondiale des armées.

En prenant ce peintre méconnu et ses splendides carnets pour sujet d'un film documentaire sur le premier conflit mondial la chaîne a eu le nez creux. Ce film est remarquable et absolument passionnant.

J'ignorais totalement que les ballons captifs puis les avions qui photographiaient les lignes ennemies désignaient ensuite, par ces clichés mêmes, les terrains des futurs carnages. Pour y remédier on eut recours à toutes sortes d'expédients: maquillage (des armes et des lieux saillants) création de leurres, peintures etc. C'était à la fois ingénieux et pratique, vital.

Nous est donné l'exemple filmé du remplacement d'un tronc d'arbre par son jumeau en acier qui comprend un poste d'observation blindé et invisible, d'un faux cadavre en plâtre qui abrite la même chose ou de bustes de soldats factices pour faire nombre.

Quant à André Mare j'ai été ébloui par la qualité des illustrations de ses carnets qui oscillent entre l'art déco avant la lettre et la bande dessinée de la ligne claire. ses réflexions donnent le sentiment de l'intelligence de cet homme de 29 ans qui saisit le détail et l'ensemble et sait les décrire.

Ce film, comme tous ceux que j'ai vus sur les chaînes dédiées à l'histoire pendant le centenaire de 14/18 a été digne. On pouvait craindre le pire, genre congratulations militaires et grandiloquentes à l'armée; il n'en a rien été. Tous les aspects de ce drame européen et Français ont été évoqués et si l'on voulait le connaître dans sa globalité on le pouvait.

...Et découvrir des "inconnus" comme André Mare par la même occasion.

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10 mai 2019 5 10 /05 /mai /2019 07:00

Le duo diabolique Davet/Lhomme, qui sévit au "Monde" a encore écrit "le" livre qui fait trembler le landerneau politique et son extension médiatique.

Leur précédente bombe à fragmentation est un livre qui a, excusez du peu, empêché un Président de la République de solliciter un second mandat. "Un Président ne devrait pas dire ça..." On se souvient encore aujourd'hui de la polémique moins sur quoi elle portait, preuve que le fameux landerneau (et son extension) se noie souvent dans des flaques d'eau.

"La haine", tome 1 est consacrée à la droite avec, nous dit-on, des révélations grinçantes à tous les chapitres. Un peu échaudé (à écouter les critiques le chef d’œuvre est quotidien et dans tous les domaines) je suis allé à la FNAC et ai longuement feuilleté le brûlot.

Ce faisant j'avais un autre livre en tête qui me semblait raconter les mêmes choses et que j'ai lu il y a au moins un an. Mais oui, "La déflagration" de Patrick Stéfanini.

Admettons que les livres soient moins semblables que je l'ai envisagé... Davet et Lhomme disent partout que ce sont les confidences de jérôme Lavrilleux qui leur ont permis d'écrire le leur.
Cet homme qui pleurait dans les interviews à l'époque de l'affaire de financement frauduleux de la campagne Sarkozy connue sous le nom de Bygmalion ne m'inspire aucune confiance.

Un Cahuzac de droite qui vous assure les yeux dans les yeux qu'il ne ment pas. Un faux-témoin à la Lucky-Luke ("le Juge").

Je crois que j'ai eu mon comptant sur la haine entre Sarkozy et Fillon, entre Fillon et Copé, entre Baroin et Juppé, entre Sarkozy et Juppé tout comme sur leurs coups en vache. Les coulisses de la dernière présidentielle ne m'intéressent pas ou plus. J'attends juste que le couple Fillon soit jugé, ait épuisé les recours, soit condamné s'il est, comme tout le porte à croire, coupable et basta.

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9 mai 2019 4 09 /05 /mai /2019 07:00
Un film remarquable, "Tremblements" en provenance du Guatemala

Les salles de cinéma d'Art et Essai sont une bénédiction. Si l'on veut continuer à aimer le cinéma mais refuser d'être condamné à "Tanguy: le retour" ou à la 8ème resucée de "Batman" il n'y a plus guère que ce circuit-là pour nous satisfaire.

Alors c'est vrai: c'est un cinéma un peu militant, un peu altermondialiste, en tous cas loin du cinéma excessivement industriel que nous connaissons aujourd'hui.

Je suis allé voir "Tremblements", un film d'origine Guatémaltèque signé Jayro Bustamante qui, à des qualités esthétiques ajoute un scénario solide interprété par des comédiens impeccables. Le film dénonce, en filigrane, la fermeture d'une société, la persistance de préjugés, les différences sociales, l'emprise de la bourgeoisie mais surtout des églises évangéliques sur la société du Guatemala sans jamais être caricatural ni outré.
Le film raconte la descente aux enfers d'un homme marié de la bonne société qui s'amourache d'un autre homme qui représente la Liberté pour lui.

Naturellement, avec une cruauté d'autant plus sauvage qu'elle a la bonne conscience pour elle, ce renégat sexuel va être rejeté, puni puis "sauvé" par l'alliance de la religion et d'une "médecine" ésotérique.

L'appartement étouffant de la famille aisée, celui affreux et sale où les deux hommes se retrouvent, la propreté au cordeaux des salles de prières sont filmées pour mettre en image le chaos mental et physique dans lequel se meut l'homme qui a transgressé "les" morales. Il est interprété par Juan Pablo Olyslager qui m'a beaucoup rappelé Mel Gibson et sa femme par la très belle Diane Bathen qui, elle, ressemble à Carla Bruni avant les bistouris.

Que peut faire un homme à qui on reprend son travail, donc son argent, sa dignité, ses enfants, sa réputation et son désir de vivre? se soumettre. C'est ce que fait, dans une scène glaçante de la fin du film le transfuge revenu à de meilleures intentions hétérosexuelles.

Le film ne traite pas de l'homosexualité (il en prend prétexte) mais des normes sociales et de la manière qu'ont les institutions de les imposer. Le film montre que la religion, quelle qu'elle soit et sous quelque latitude qu'elle soit est toujours l'intolérance et l'hypocrisie incarnées.

Celles et ceux qui hurlent au loup pour un foulard feraient bien d'aller voir ce film.

 

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