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4 novembre 2019 1 04 /11 /novembre /2019 07:00

La chaîne "Histoire" a diffusé en octobre une dramatique consacrée au procès de la ci-devant Reine de France Marie-Antoinette. Il s'agissait d'un film relativement ancien puisque, dans les comédiens j'ai reconnu Thierry Mesguich et Jacques Rispal. Il s'agissait du film "l'Autrichienne" de Pierre Granier-Deferre (1989) avec Ute Lemper dans le rôle titre et un scénario signé des deux historiens-stars des années 60-80 Alain Decaux et André Castelot.
Basé sur les minutes du procès le film était sobre et ne sombrait pas dans le pathos, risque pris par tout film ou récit consacré à ce moment délicat de notre histoire, j'y reviendrais.

J'avais regardé ce film de cinéma et ai donc "sauté sur l'occasion" pour visiter l'exposition à la Conciergerie "Marie-Antoinette Métamorphoses d'une Image" (16 octobre 2019 - 26 janvier 2020) lors de mon passage à Paris.

L'exposition est décevante et sombre souvent dans le kitsch voire dans l'anecdotique. C'est l'époque actuelle qui veut ça: parfois on se demande si Jean-Paul Gaultier n'en est pas le commissaire!

A d'autres moments (1ère salle) elle est remarquable et, osons le mot, "émouvante". L'acte d'accusation original, l'acte de condamnation et le "testament" de Marie-Antoinette sont impressionnants même s'ils sont difficiles à lire. Les tableaux, dessins, peintures et libelles du temps démontrent que le "lynchage" existait déjà et n'a guère évolué: la sexualité de la Reine, comme celle du Président Macron a fait l'objet de spéculations tout aussi scandaleuses et ignobles...

Cela dit, si les accusations étaient odieuses, exagérées, sans fondement ou pas prouvées pour certaines il ne fait aucun doute, par exemple, qu'il y a eu "intelligence avec l'ennemi" et que cette seule accusation valait condamnation.

Arte, ce samedi 26 octobre, s'était elle aussi mise à l'heure de la dernière Reine de France (La Reine Marie-Amélie, femme de Louis-Philippe n'était que Reine des Français) et a, à son tour, diffusé un film sur le même évènement historique. Basé sur le travail de l'historien Emmanuel de Waresquiel le film "Marie-Antoinette, ils ont jugé la Reine" est très proche, puisque utilisant les mêmes sources historiques, du film de Granier-Deferre. L'interprétation y est parfois (à part Maud Wyler qui interprète la Reine et le comédien qui incarne Robespierre) caricaturale et j'y ai décelé un parti-pris compréhensible mais qui fausse parfois le récit.
Tous voulaient la mort de l'ancienne Reine et, du point de vue des révolutionnaires et de la République cela se comprenait. Le procès, mal préparé et tenu dans l'urgence a été bâclé et certaines accusations resteront comme des ignominies indignes (entre autres l'accusation d'inceste sur un garçonnet de 8 ans...). Une Révolution est un ouragan qui emporte tout et particulièrement les vestiges du monde englouti. Marie-Antoinette, la monarchie et l’aristocratie devaient disparaître; ils ont disparu.

On a compris que la femme Marie-Antoinette s'est "rachetée" en fin de vie et que, comme son Royal époux, elle a vécu l'enfer avant d'être guillotinée.

En tant que Reine et ci-devant Reine elle ne s'est jamais appartenu. Symbole elle était, symbole elle restera, aujourd'hui encore.
L'exposition, en surjouant la branchitude et le contemporain passe -un peu- à côté de l'histoire. Y aurait-il la queue Boulevard du Palais s'il en avait été autrement? je pense que non. Cela explique la déclinaison des "Marie-Antoinette à la rose" de Mme Vigée-Lebrun en Botéro puis en Manga et la place prise par l'évocation du grotesque film de la fifille Coppola..

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1 novembre 2019 5 01 /11 /novembre /2019 07:00

En ce 1er novembre laissez-moi être intolérant et négatif. Oui. Plus qu'à l'ordinaire.

Loin de moi l'envie de discuter des éminentes qualités du cinéma de Ken Loach. Le cinéma vérité avec (beaucoup) de politique d'extrême-gauche dedans me fait fuir.

L'octogénaire, certainement sincère et bien intentionné, sort un film par semaine et toujours sur le lumpenprolétariat, la lutte des classes, l'horreur économique et l'abjection capitaliste. C'est son droit mais c'est un créneau cinématographique assez casse-gueule: il draine d'autant moins de spectateurs que la critique est bonne. Or elle est toujours bonne. Toujours laudative et extasiée. La critique se pâme aux films de Ken Loach. Elle prend un pied immense, inversement proportionnel à celui des spectateurs payants à regarder ces exclus lutter en vain contre le système oppressif du capital.

Les journaleux de cinéma et les critiques idéologues trouvent toutes les qualités à Mr Loach, à ses films interchangeables, à sa philosophie politique et à son cinéma "engagé"... Ils se prosternaient devant Harvey Weinstein, idolâtrent la fille Seydoux, trouvent toutes les excuses à Polanski mais aussi, parallèlement, toutes les vertus au cinéma vermillon du vieux combattant britannique.

Je déteste la psychanalyse mais on est bien là devant un cas clinique: des nababs bourrés de fric et vivant en vase clos dans des réserves bourgeoises qui encensent un vieillard qui Trotskyse avec une caméra mal embouchée.... Pour se donner bonne conscience et se donner des allures de révolutionnaires.

Avec ses films "fête de l'Humanité-Positif-cahiers du cinéma-Masque et la Plume" Ken Loach donne du grain à moudre au sur-Moi de gauche des petits marquis qui croient encore qu'on les suit.

Le film fera 13 entrée dans le circuit MK2 et autant en province dans les MJC des villes de gôche.

 

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31 octobre 2019 4 31 /10 /octobre /2019 07:00

Avez-vous vu le spectacle grotesque de ce milliardaire décati, propriétaire des marques du "Luxe" à la Française recevant des compliments de l'ineffable Mr. Trump, alias le Président des États Unis d'Amérique?

J'ai été pris d'un fou-rire en voyant cette scène plus comique que 3 heures d'antenne de "Rire et Chansons". Bernard Arnault, l'homme d'affaires et collectionneur d'art contemporain allait implanter une unité de production aux USA et le Président le plus grotesque de toute l'histoire des démocraties le récompensait pour cette initiative.

Pour ce faire l'un, celui dont le teint est gris et les yeux charbonneux s'était fait faire un lifting "contour des yeux et paupières" ma foi assez réussi. On lui donnait facilement 6 mois de moins que son état civil. L'autre, boudiné dans un costume bleu, sanglé d'une cravate rouge qui doit aussi lui servir de serviette de bain, la mèche laquée et la mine carotte enfilait les compliments comme d'autres les perles.

L'homme d'affaires hexagonal, perché derrière son pupitre Louis Vuitton rougissait de plaisir d'être en présence d'un si grand homme et d'être félicité pour ses talents.
Son rival de toujours, Pinault, également homme d'affaires et collectionneur d'art contemporain n'étant pas dans la salle, Arnault a même souri. Son sourire ressemblait à celui de Mercredi Adams lorsqu'elle est dans le camp Chippewa.

N'en ratant jamais aucune le N°1 US, qui a battu Berlusconi, Sarkozy, Johnson et même l'empereur Bokassa 1er dans la liste des chefs d'états drôles à force d'être indignes a cru bon de faire une réflexion sur les dollars qu'il a donnés au groupe de Bernard Arnault, sous-entendu: "ma femme me coûte cher en articles griffés Vuitton".

Il ne s'arrête donc jamais?

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30 octobre 2019 3 30 /10 /octobre /2019 07:00

Sur la scène de l'un des plus beaux et des plus préservés théâtres de Paris, le Théâtre du Ranelagh, on joue une pièce adaptée d'un court  roman de Dostoïevski "Le double".

L'histoire d'un homme extrêmement timide mais attiré par les autres dont la vie est bouleversée par l'apparition d'un double de lui même.

Bien jouée et bénéficiant d'une jolie mise en scène (avec un bon point tout particulier à l'éclairage et au pianiste -Olivier Mazal- qui accompagne l'action) le spectacle est prenant. Sur la petite scène 5 hommes et une femme se donnent la réplique avec des mots choisis. La langue est belle, les dialogues sont brillants et, malgré l'intelligence des situations et des propos échangés on sourit souvent et rit parfois.

Pas parfois. souvent.

L'histoire de ce double qui a même nom, même adresse, qui convoite la même femme (avec plus de chances d'y parvenir) et même travail que le protagoniste principal et qui finit par le phagocyter totalement n'est pas sans rappeler "la Métamorphose" de Kafka et est bien une idée slave.

Un moment intemporel dans un cadre, je le répète, absolument magnifique. Le théâtre du Ranelagh, de l'extérieur, ne paye pas de mine. Il en est autrement de l'intérieur où, dès la caisse, on est transporté plus de 2OO ans dans le passé. double escalier élégant, foyer-salon de thé discret et salle avec fauteuils de velours rouge, boiseries, plafond à caissons et éclairage sobre. Un écrin.

 

Théâtre du Ranelagh 5 rue des Vignes 75116 Paris. "Le Double" de Dostoïevski, Adaptation et mise en scène de Ronan Rivière.

 

 

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29 octobre 2019 2 29 /10 /octobre /2019 07:00

Le cinéma Français est très injuste. Il fait des mamours à un Jean-Luc Godard qui n'a tourné que 2 ou 3 films regardables il y a plus de quarante ans et fait la fine bouche devant Henri-Georges Clouzot à qui l'on doit un cinéma autrement audacieux.
Ils préféreront toujours voir Anna Karina s'ennuyer et le dire ou Jean Seberg vendre des journaux à la criée que voir Charles Vanel écrasé par un camion dans une mare de pétrole...

Comme tous ceux qui sont au-dessus du lot Clouzot n'était pas homme de compromis. Pire, il avait des idées et les imposait.
Le documentaire qui lui était consacré et qui a été diffusé sur Arte dimanche 20 octobre 2019 rendait justice à un metteur en scène respecté, certes, mais rarement jugé à l'aune de son époque, de ses confrères et du cinéma en général. Je considère, pour ma part, que les essais techniques qu'il a fait (et qu'on trouve assez aisément en Blue ray) pour le film "l'enfer" avec Romy Schneider et Serge Reggiani qu'il ne pût finalement tourner sont tout simplement éblouissants et renversants. Cet homme avait le cinéma dans le sang.
Je ne reparlerai pas du film IN-DIS-PEN-SABLE qu'il a consacré à Picasso et qui voit le peintre créer en direct pour l'avoir déjà fait ici. ("Le Mystère Picasso" 1956).

Arte a rediffusé, pour cette "soirée Clouzot" la fameuse adaptation qu'il a faite du roman de Georges Arnaud "Le salaire de la peur" (1953).

Pour l'avoir vu à plusieurs reprises j'avais un sentiment mitigé sur le film. Un équilibre instable entre admiration pleine et entière et déception. Je trouvais Montand mauvais, le prologue beaucoup trop long, les rapports humains un peu "cliché" et le film  un peu long.

Je trouve Montant agaçant (il l'a toujours été à mes yeux) mais sa prestation dans le film est sobre et juste. On croit qu'il est ce looser prêt à tout, un peu gamin mais solide et déterminé. Vera Clouzot, sans être une "vraie" comédienne, donne corps et âme à son personnage pour le moins parti perdant. Peter Van Eyck est excellent tout comme Folco Lulli qui est un concentré d'humanité touchant.
Charles Vanel est tout simplement exceptionnel et prend la vedette du film dès son apparition à l'aéroport de "Las Piedras". Cet homme qui se déballonne, qui tombe une à une ses défenses jusqu'à la nudité de l'âme est à la fois insupportable et bouleversant. Oser interpréter un tel rôle n'est pas à la portée de tout le monde. Charles Vanel était coutumier de ces rôles peu reluisants et je me souviens encore de Simone Signoret, exaspérée, dans un film de Bunuel, lui cracher au visage: "t'es vieux, t'es moche, t'es minable". Qu'il ait déjà été dans ce registre n'enlève rien à son travail dans "le salaire de la peur". Je le répète, il est magistral.

Ce que j'ai appelé le prologue est indispensable à la compréhension du film, de la seconde partie et des 4 principaux personnages. Il possède la durée nécessaire et est à la fois riche, amusant, anecdotique et important. Les rapports futurs entre Montand et Vanel sont la conséquence du positionnement que prend le dernier entre son arrivée en ville et son départ comme co-conducteur du camion chargé de nitro-glycérine. La déception de Montand sera cause de sa brutalité (sans omettre un rapport sado-masochiste sous-jacent!).

On s'en souvient le film raconte le voyage à très haut risque des équipages de deux fois deux hommes convoyant des camions "normaux" sur lesquels on a placé des jerrycans d'un explosif instable destiné à souffler un incendie de derrick. Le mauvais état des pistes, la vitesse, la chaleur et les aléas des humeurs et de la nature humaine compliquant l'infernal trajet.

A l'issue d'une équipée tragique et pleine d'embûches le chauffeur Montand est le seul rescapé qui se tuera stupidement, tout à sa joie, sur le chemin du retour.

La copie restaurée, le noir et blanc très beau, une image recherchée et des situations bien amenées rendent ce film inoubliable et son suspense, pourtant éventé fonctionne toujours.

Certains passages comme le ticket de métro (séquence nostalgie), celui ou 3 chauffeurs pissent de concert et le personnage féminin interprété par Vera Clouzot sont clairement démodés et datent. Il est aussi incontestable que les dialogues ont pris de l'âge. Je pense en particulier à la réflexion de Charles Vanel à propos d'une indigène noire: "celle-là elle vient de descendre de son cocotier"!

 

 

 

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28 octobre 2019 1 28 /10 /octobre /2019 07:00

C'est entendu, Olivier Gourmet possède le charisme d'une Huître. Il est sympathique comme la grille d'entrée des Catacombes et a commencé sa carrière avec les frères Dardenne, deux joyeux lurons rois de la déconne.

Ce n'est donc pas sans réticence qu'on prend un ticket pour "Ceux qui travaillent", film de Antoine Russbach (2019) dont le sujet est à lire avec un verre d'eau et un cachet de Prozac à la main.                  Ce n'est ni "Camping 3" ni "La vérité si je mens 4", on s'en doute. Et tant mieux car je déteste ces comédies pas drôles où les ficelles sont voyantes et usées à la corde.

Oui. La ficelle usée à la corde est une image étonnante.

Gourmet joue un cadre d'une société de fret maritime qui prend sur lui une décision monstrueuse en se mettant à la place de sa hiérarchie et en tenant compte uniquement de l'aspect financier du "problème" qu'il lui faut résoudre dans l'urgence. Il perd son emploi et en est sonné comme un boxeur sur le ring. Sa vie, confortable mais vaine est bouleversée et il ne sait comment faire face à ce cataclysme sans remettre en cause l'abjection de son ex-entreprise et de ses dirigeants ni sa soumission aux règles affreuses et non-dites de son travail.

Pour conserver sa vie, son standing, sa famille et l'argent qui achète tout il signera un contrat de travail avec un concurrent aux méthodes pires et qui implicitement l'engage pour qu'il se conduise toujours comme il l'a fait par erreur.

A la lecture de ce qui précède on conçoit que le film n'est pas à conseiller aux neurasthéniques, aux dépressifs, aux angoissés d'octobre finissant et à ceux qui ne jurent que par Franck Dubosc.

Et de fait c'est une plongée dans des eaux grises où rien n'est vraiment positif à part la plus jeune des enfants du "héros" qui est lumineuse et joue très juste. La femme, les enfants, les collègues, les voisins, les hommes et femmes du film sont durs et prévisibles, froids et routiniers. La jolie jeune femme qui est chargée de redonner envie de chercher un job à Olivier Gourmet, par exemple, s'efface derrière des protocoles glacials. "L'ami" qui lui remet le pied à l'étrier de montre d'un cynisme noir et met bat le masque: il n'a que faire de la souffrance de son ami. Pire il s'en sert.

Le film est inattaquable sur la forme et sur le fond. La société est vraiment ainsi faite et le capitalisme donne de tels choix à faire, que l'on songe aux abattoirs, aux usines Ceveso, à AZF.....

Les rapports humains sont bien dépeints et la vacuité des jours sans travail, comme le mal-être du personnage principal s'expriment par sa conduite d'une voiture de grand luxe dont le bruit du moteur est le symbole. La lumière aussi participe à l'ambiance. Les êtres, même vivant sous le même toit, se côtoient sans se parler et encore moins se témoigner des sentiments.

Tout ceci est à la fois vrai et triste. Un cinéma du réel qui n'enjolive rien.

 

 

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25 octobre 2019 5 25 /10 /octobre /2019 07:00

Ainsi les Français en général et les Parisiens en particulier pourront voir de près "l'Homme de Vitruve" de Léonard de VincI. En effet La justice italienne a autorisé ce mercredi le prêt de plusieurs œuvres de Léonard de Vinci au Louvre, dont le célèbre dessin “L’Homme de Vitruve” (ci-dessus), qu’une association de défense du patrimoine ne voulait pas voir quitter l’Italie.

Bien avant les fumisteries puériles du "Da Vinci Code" Léonard de Vinci bénéficiait d'une très grande popularité en France où, disons-le sans ambages, on se l'était un peu facilement annexé.

Mona Lisa ou "la Joconde" est l'une des toiles les plus célèbres du grand musée Parisien et on ne saurait compter le nombre d'admirateurs quotidiens venus la visiter depuis qu'elle est. revenue de sa "petite escapade".

On ne peut que se réjouir d'avoir la possibilité ici, dans le cadre d'une rétrospective assez complète consacrée au génie, de voir ce dessin mondialement célèbre et qui a inspiré tant d'artistes tout en suscitant des interprétations parfois surprenantes.

Ces grandes expositions internationales de prestige permettent au plus grand nombre de découvrir en face à face les œuvres les plus connues du "patrimoine de l'humanité". Les risques d'une fréquentation insuffisante de l'exposition sont limités mais, selon moi, il y a moins de raisons d'éviter Léonard de Vinci que les collections fumeuses des milliardaires ennemis ...

 

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24 octobre 2019 4 24 /10 /octobre /2019 07:00

Après tous ces énervements il est bon de faire retomber la tension. Ce monde d'abrutis (comment qualifier autrement un monde dont l'homme le plus puissant est...Donald Trump?) possède un envers acceptable qui, hélas, retient moins l'attention.
On entend, lit ou voit plus de choses inintéressantes par tranches de 24 heures qu'on n'en entend, lit ou voit de passionnantes. C'est ainsi.

Cette longue et lourde intro pour parler de Pascal Bruckner, romancier et essayiste Français qui vous transporte vers le meilleur dès qu'il parle ou écrit.

Son récent livre "Une brève éternité" est sous-titré "Philosophie de la longévité". Il aborde le vieillissement en traitant tous ses aspects avec clarté, recherche et soucis de ne rien laisser dans l'ombre.

Sa pensée est forte et ce qu'il écrit est facile à comprendre. Pas de concepts fumeux chez lui, à la différence de "philosophes" plus en vue. Une seule critique de ma part, le trop grand recours à des citations et, particulièrement à des citations d'auteurs très éloignés.

Certaines pages sont éblouissantes et l'on se prend à regretter de ne pas avoir formulé soi-même ces constatations ou ces idées.

Bruckner ne se prend ni pour Badiou (heureusement!), ni pour Onfray (ouf!) ni pour le cuistre à chemise  blanche. C'est reposant.

Ce petit livre vous fait vous sentir intelligent et sa lecture "fait du bien".

C'est dit!

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23 octobre 2019 3 23 /10 /octobre /2019 07:00

Ainsi donc il suffit qu'un demeuré au Q.I de bigorneau, naturellement encarté au RN (ex-Front national) agresse stupidement une femme voilée parce qu'elle est voilée pour que le pays entier, comme commotionné, ne parle plus que de ça.

Ah! ils doivent rire les terroristes, les Djihadistes et autres Islamistes: nous leur offrons les visages successifs ou simultanés de la peur, de l'affolement, de la lâcheté et, car ce n'était pas suffisant, de l'idiotie.

Nos euphémisations ("loup solitaire", "radicalisé", "antécédents psychiatriques" doivent faire se gondoler les émules de Ben Laden: nous réagissons exactement comme ils le souhaitent, comme ils l'espèrent.

A ceux qui se transforment en bloc de haine, compacte et inébranlable, répondent ceux qui trouveraient des excuses au conducteur du camion de Nice. Car il y en a: Il suffit de voir les affiches et les autocollants réclamant la libération de G.I.Abdallah partout à Toulouse.

La France réagit (sur-réagit devrais-je écrire) et se déchire à belle dents devant l'ennemi qui n'en demandait pas tant.

Les 4 ou 5 jours d'hystérie médiatique collective à propos de cette histoire de maman voilée qui accompagnait une sortie scolaire ont dépassé tout ce qui avait précédé. On en a moins fait, proportionnellement, pour de vrais attentats.

Je ne sais si je l'ai déjà dit mais notre pays me fait penser à ces fourmilières qu'on voit parfois en forêt: on agite l'intérieur avec un bâton et c'est l'effervescence. On revient une heure après tout est redevenu calme. Sauf que nous, Gaulois indomptables, passons de Dupont de Ligonès en affaire du voile avec la même excitation psychotique.

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22 octobre 2019 2 22 /10 /octobre /2019 07:00

Je me fous, mais alors complètement, de l'héritage de Jean-Philippe Smet, alias Johnny Hallyday qui ne m'a jamais intéressé et dont je n'aimais ni la voix ni l’œuvre tout en reconnaissant que durer ainsi était un exploit.

Les tribulations de sa veuve, les histoires de gros sous, le projet d'exhumation, le Droit Français et le Droit des Etats Unis, les disques posthumes, les obsèques nationales et tutti quanti m'ennuient profondément et je fuis tout ce qui, de près ou de loin, concerne le rocker Franco-Belge (relisez ces 3 derniers mots et essayez de garder votre sérieux!).

Cependant la veuve m'amuse un peu. Elle a déjà eu, si j'en crois la rumeur médiatique, un demi-milliard d'euros et elle veut récupérer l'autre demi-milliard que lui contestent les enfants d'unions précédentes.

Le fils aîné chante et la fille pas adoptée fait du cinéma, rassurez-vous. Ce petit monde est à l'abri du besoin. Mais ils s'estiment lésés, nous dit-on, par cette belle-mère plus jeune qu'eux et, semble t'il, plus intéressée par les dollars et les euros que par tout autre chose. (la mémoire du défunt, l'harmonie familiale, la décence....). Comme ce ne sont pas d'authentiques bourgeois ils ne se disputent pas violemment dans le secret ouaté de leur étude notariale mais au vu et au su de l'univers dans la presse de caniveau et les médias de ragots.

J'arrête là parce que tout ceci ne présente aucun intérêt. Je voulais seulement en venir là: L'idole a été marié à Sylvie Vartan (la momie liftée de 75 ans qui ressemble désormais à Ludmilla Tchérina morte) qui a passé son enfance dans la Bulgarie communiste.  Elle a dit ou fait dire que les méthodes de la veuve Hallyday rappelaient celles de la police politique stalinienne bulgare.

Ils en sont là.

 

 

 

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