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23 janvier 2018 2 23 /01 /janvier /2018 07:00

L'émission "C'politique" de samedi dernier (20/01/2018) contenait une rubrique proprement stupéfiante. 12' de télévision incroyable.
Consacrée à la campagne présidentielle de François Fillon entre les révélations de son rapport curieux à l'argent et à la vérité, ses réactions après que le scandale eut tout emporté et son impossibilité à dire: "Oui j'ai payé ma femme et mes enfants avec de l'argent public à ne rien faire, j'ai aussi bénéficié de passe-droits limites (on m'offrait des costumes à 5000€ pièce sans contrepartie) et j'irai au bout de la campagne quoi qu'il arrive car c'est mon tour" on l'a revu, s'enfonçant dans des critiques ineptes non de ses actes délictueux mais de ceux qui les avaient révélés, s'enfoncer dans une défense absurde invoquant un complot de l'Elysée, dire qu'il abandonnerait la campagne s'il était mis en examen et la poursuivre après qu'il l'ait été et, en fin de compte ne jamais dire la vérité sur les emplois de sa femme Pénélope et de ses enfants. Fillon se réfugiant dans un déni absolu entouré de la droite la plus figée ("Sens commun") et des hommes de droite les plus rances (Longuet).

L'étonnant était la parole de Mr Costumes, Robert Bourgi qui, tout en proclamant sa fidélité à Nicolas Sarkozy le poignardait en révélant que ce dernier voulait "niquer" François Fillon avec cette histoire de costumes.

Le fameux "complot" ourdi depuis l'Elysée semble bien être un règlement de compte entre Sarkozy et son ex-"collaborateur", une vengeance mesquine de la primaire. Robert Bourgi qui ne respire pas vraiment l'honnêteté et la rigueur morale concède à l'éternel Pujadas qu'il savait ce qu'il faisait en offrant ces costumes à Fillon.

Comme le dit l'une des participantes à l'émission ce n'est pas le cadeau en soi qui fait scandale c'est que Fillon l'ait accepté (et accessoirement qu'il l'ait accepté en plein "Pénélope-gate" et qu'il ait dit les avoir rendus alors qu'il rendait d'autres costumes usagés). 1 an après François Fillon n'a jamais apporté la moindre preuve d'un complot, de fournitures de documents au "canard enchaîné" et de la main de l'Elysée de François Hollande dans ses affaires dont il n'a jamais pu prouver qu'elles n'existaient pas. Les preuves du travail d'assistante parlementaire et au "Journal des 2 Mondes" de Pénélope n'ont jamais été apportées. Son fils et sa fille n'étaient bel et bien pas avocats au moment où ils "travaillaient" pour lui. Bref ce qui lui était reproché semble bien l'être à raison.

A l'heure où l'on n'a pas de mots assez durs pour Donald Trump c'est étonnant que les agissements lamentables d'un ex-président hexagonal, mis en examen dans plusieurs affaires et battu à plate couture à la primaire des présidentielles à laquelle il se présentait malgré une impopularité  jamais démentie et dans le but à peine voilé de reconquérir une immunité juridique savonnait la planche du candidat choisi par son camp politique.
 

Alors... quand nous donnons des leçons de démocratie aux Etats Unis on ne doit pas s'étonner de ne pas être sinon écouté du moins entendu...
Et qu'un Jack Lang, qui a mis l'état en coupe réglée depuis son premier poste traite Trump de "président de merde" ne devrait pas passer.

 

 

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22 janvier 2018 1 22 /01 /janvier /2018 07:00

Ce vendredi matin France Inter donnait la parole à l'un de ces "cultureux" vivant des subsides de la Culture institutionnelle qui a "mis en scène" la pièce "Comme il vous plaira" de William Shakespeare dans un théâtre subventionné de Dunkerque.
Enfin... une adaptation de Christophe Rauck (c'est lui) qu'il a lui même expliquée comme étant "personnelle". il a taillé dans le texte (de quel droit?), a supprimé des passages (de quel droit?) a "ramassé l'action" (...) bref a transformé une oeuvre séculaire en salmigondis à la mode que les critiques branchés et les intellos élitistes vont porter aux nues tandis que le public de TF1 qui n'y comprendra goutte aura vu du Shakespeare (du moins le croira t'il) pour la première fois de sa vie..

L'escroquerie le dispute à l'immodestie quand sur les affiches on voit un tâcheron prétentieux accoler son nom à la même taille que le génie qu'il vandalise.

Rauck/Shakespeare... ce n'est pas qu'immodeste c'est injurieux pour l'auteur et le spectateur.

Le cinéaste britannique Kenneth Branagh a adapté Shakespeare au cinéma en respectant le texte original en vieil anglais et ses films sont magnifiques. "Beaucoup de bruit pour rien" est un film splendide et la compréhension de l'intrigue et des dialogues est complète.

Pourquoi dénaturer une oeuvre pour la moderniser?

On a parlé, récemment, d'une adaptation de "Carmen" de Bizet dans un genre féministe-moderniste. Le coup d'éclat consiste à faire mourir Don José au lieu de Carmen. Quelle audace! quel génie!

Comme certains ne comprennent rien à l'Opéra et en conçoivent une haine impitoyable, sous couvert de modernisation ou d'audace scénique il ridiculisent une oeuvre en en changeant le sens ou l'époque, quand ils ne modifient pas,en l'élaguant, la partition.

Lucia de Lamermoor roule en 2CV et l'action se passe au supermarché, La Traviata au cirque et Manon Lescaut dans la jungle de Calais, pour l'immense plaisir d'une critique esbaudie.

 

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19 janvier 2018 5 19 /01 /janvier /2018 07:00
Une brochette de vaincus qui essaient (maladroitement) de ne pas le montrer

Une brochette de vaincus qui essaient (maladroitement) de ne pas le montrer

Je veux juste vous faire partager mon hilarité à chaque fois que je tombe sur une photo des soutiens de François Fillon à la dernière Présidentielle.

De vainqueurs potentiels ils ont compris qu'ils étaient sans doute passés à vaincus et ils n'arrivent pas vraiment à le masquer. Ces visages habituellement confiants et presque hautains ne parviennent pas à cacher une déception qui frise la déconfiture.

Ces élus qui essaient de faire croire que leur vie est un lit de roses le démentent sur le cliché: rage contenue (Valérie Boyer) et consternation (Luc chatel) sautent aux yeux.

Je ne sais pas où et à quelle date a été prise cette incroyable photo mais elle est réjouissante comme peu de photos politiques le sont: la "gagne" les a quittés et les grognards du Fillonnisme ont des soucis à se faire pour leur carrière politique.

Il y a là "l'abbé" Retailleau (Bruno Retailleau, de la droite catholique sans concession), Valérie Pécresse, le 1er communiant Baroin, Eric Woerth qui a compris qu'il a misé sur le mauvais cheval et qui se dit qu'après l'hippodrome de Compiègne ça valait bien la peine!), Valérie Boyer (la pimbêche qui s'y voyait déjà et a écrasé le monde de son mépris et de son arrivisme), Luc Chatel (cf Woerth) et il manque le plus consternant de tous, celui dont il faut regarder les images du rassemblement du Trocadéro pour croire à sa bassesse) à savoir l'ultra-droitier et inamovible sénateur, dans la politique depuis Giscard à savoir Gérard Longuet.

Celui-là il manque sur la photo mais l'éviction de son champion a dû être douloureuse!

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18 janvier 2018 4 18 /01 /janvier /2018 07:00

Pas totalement usurpée, lorsque j'étais enfant puis adolescent j'avais une solide réputation d'exagérateur quand ce n'était pas d'affabulateur.

On évolue, on change on s'améliore mais pour ceux qui vous ont connu (parents -mère surtout- frères, soeurs, famille élargie) on  demeure ce qu'on a été ad vitam aeternam.

C'est d'ailleurs la principale cause de malentendus et de discordes que cette quasi-impossibilité d'envisager qu'un familier a suffisamment changé pour qu'il ne faille pas appliquer à ses paroles et actes une grille de lecture obsolète et, il faut le dire, exaspérante.

Le pire est qu'on la conserve dans le temps et que nos propres enfants en intègrent une partie et ont de nôtre enfance une image façonnée par ce qu'ils en ont entendu dire.

S'ajoutent, à ce portrait peu flatteur (il est rare qu'il le soit!) des anecdotes cent fois racontées, polies par le temps et moins discutables que la Présidence Trump: vous les sentez arriver dans les fêtes de famille et rien ne peut l'empêcher.

Des légendes sont ainsi nées après qu'une historiette soit augmentée de détails la rendant plus vraisemblable, plus drôle et plus spectaculaire.

Le plus déroutant est qu'on se surprend soi-même à agir de la sorte, à imaginer une réaction de ses enfants non tels qu'ils sont ici et maintenant mais tels qu'ils étaient lorsqu'ils partageaient votre salle de bains et votre frigo, long time ago.

On en revient toujours à la fameuse sentence de Jules Renard: "Tout le monde n'a pas la chance d'être orphelin".



 

 

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17 janvier 2018 3 17 /01 /janvier /2018 07:00

Au restaurant, à force de manger des choses insipides, on finit par être blasé. J'ai toujours aimé déjeuner ou dîner au restaurant et que ce soit dans le cadre professionnel ou le soir en petit comité ou en table impressionnante.

J'aime lire la carte, découvrir la présentation, observer le décor et les rites, goûter et être surpris. J'aime la politesse soulignée des serveurs et l'ambiance particulière du restaurant, quelle que soit la nature Française, européenne ou "exotique" de sa cuisine. J'aime les verres à pied qui forment une barrière transparente, les couverts brillants, les serviettes empesées, le serveur qui pousse les miettes avec sa raclette. Le cérémonial du goûter du vin aussi.

L'inflation artificielle des prix et des à-côtés (surtout les boissons, eaux minérales comprises), l'uniformisation des saveurs et l'anonymat de bien des tables m'ont un peu lassé et je vais moins souvent "dîner dehors" d'autant que j'ai épousé une femme qui n'aime vraiment pas s'asseoir à une table de restaurant.

Deux ou trois fois par semaine j'y vais cependant et, comme je le disais au début de ce post, je ne suis pas lassé mais presque blasé.

Je garde comme un excellent souvenir la Poutine dégustée à Montréal avec mon fils. Le choix des 7 ou 8 ingrédients, la présentation et le goût m'ont conquis au point que je sais déjà qu'à mon prochain séjour (mars!) je retournerais à ce restaurant et je commanderais la même (avec chou-rouge, parfaitement).

Tout récemment je suis allé avec ma femme et l'une de nos amies dans un restaurant Indien dont cette dernière avait entendu des éloges.
Nous cherchons son adresse sur le téléphone puis comment nous y rendre (toujours sur le téléphone) et nous regardons la carte apposée à l'extérieur. Un restaurant indien classique et même banal. Une déco passe-partout  Ganesh-le Gange-le Taj Mahal!) mais propre et frais.

On commande et tout, absolument tout, était appétissant et excellent. Même les nans au fromage étaient délicieux (d'habitude c'est une vulgaire "vache qui rit" fondue qui sert de fromage, pas là). Le dessert (une crème à la mangue je crois) à se damner ("Marie!")... bref une excellente surprise au tarif des Indiens c'est à dire modéré.

Comme quoi il ne faut pas désespérer et compter aussi avec les petites tables sans esbroufe!

(Le Bombay, 11, rue des Gestes 31000 Toulouse)

 

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16 janvier 2018 2 16 /01 /janvier /2018 07:00

Si vous le pouvez, écoutez en Podcast l'émission de France Inter "Affaires sensibles" de Fabrice Drouelle du jeudi 11 janvier 2018 consacrée à l'affaire du Sofitel de New York en 2011.C'est une émission que ne renierait pas Kim Jong Un!

Incroyable le parti-pris pro Strauss-Kahn de Drouelle et l'infantilisation de l'auditeur par ce journaliste dont je n'avais pas vu ou voulu entendre les partis-pris politiques jusqu'ici.

Dominique Strauss-Kahn a toujours bénéficié d'un "fan-club" qui n'a rien à voir avec la seule politique. Sa personnalité, son positionnement politique, son train de vie, sa femme, ses différents postes prestigieux, au gouvernement ou au PS et sa consécration internationale avec son titre de directeur du FMI lui valaient une sorte d'admiration des médias ainsi qu'une indulgence longtemps totale malgré des alertes qui n'ont pas manqué.

On se souvient du décalage phénoménal entre la fortune et la notoriété du responsable socialiste et la situation précaire de la femme de chambre de l'hôtel New-Yorkais. Elle n'a pas empêché ses défenseurs américains de salir la victime..

Cette dernière avait été scrutée au laser et moquée tandis que DSK bénéficiait de sa cellule communication et des meilleurs avocats américains. L'affaire s'est, comme celles de pédophilie attribuées à Michael Jackson soldée par une négociation entre avocats du violeur et de sa victime et versement d'une indemnité exorbitante. On imagine que la femme de chambre a accepté l'argent qu'on lui proposait sans trop de difficultés. Elle avait été humiliée et son passé fouillé, piétiné et finalement exhibé. Qu'une "pauvre" accepte de l'argent comme prix de son silence semble heurter la sensibilité de nos médias qui, d'ordinaire, voient des "victimes" à indemniser partout.

L'émission de radio était tellement partiale qu'on avait l'impression que Fabrice Drouelle avait non seulement pris partie pour DSK mais qu'il regrettait que cette affaire l'ait empêché d'être président (rappelons qu'il était seulement donné vainqueur dans les sondages, comme Balladur et Fillon avant et après cette répugnante affaire..)

Drouelle, pour moi, rejoint les personnages honteux qui, au moment de l'affaire, perdirent toute dignité et tout honneur en parlant de "troussage de domestique" (Jean-François Kahn) ou en écrivant un "livre" déclaration d'amour au... politique qui avait épousé sa femme (Yvan LevaÏ).

Cette affaire assez  sordide n'a pas contribué à améliorer l'image des médias et de la classe politique en France. Ce n'est rien de le dire.

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15 janvier 2018 1 15 /01 /janvier /2018 07:00

Autour de l'ineffable Laurent Wauquiez des conseillers en pincent toujours pour "la perpétuité réelle" en matière judiciaire.
Or, si la mesure frappe l'opinion et semble donner un message de fermeté (à destination de la frange la plus droitière des républicains mais aussi aux électeurs de Le Pen) elle est à la fois stupide et criminelle.
Stupide: Dans aucune civilisation on ne condamne à une mort lente un homme sans lui laisser entrevoir la possibilité d'une libération, même lointaine. De plus le condamné qui entre en prison entre 35 et 55 ans sera fatalement différent, ne serait-ce que physiquement, 30 ou 35 ans plus tard. En chaise roulante ou grabataire sa dangerosité se sera émoussée. Privé de liberté le corps et l'esprit s'usent beaucoup plus vite. la nourriture, le manque d'exercice et d'espoir détériorent l'état général des individus. Je n'ai jamais entendu dire que la prison conserve.

(NB: l'immonde Charles Manson, aux Etats Unis, décédé récemment, infirme ce qui précède mais l'homme est resté potentiellement dangereux jusqu'à son dernier soupir).

Criminelle: Sans espoir et condamné à vieillir et mourir en prison le condamné deviendra ingérable et, sans espoir, capable de tout. N'ayant rien à perdre il n'aura aucun scrupule à blesser ou tuer en prison si cela l'arrange.

La loi actuelle, loin d'être parfaite mais cependant inspirée par l'humanité du législateur et l'espoir que tout homme, même le pire des criminels peut s'amender, réfléchir sur lui-même et ses actes et s'améliorer prévoit des peines de perpétuité assorties de "période de sûreté" qui assurent le maintien en prison d'un condamné dangereux pour la société pour un temps incompressible.

Ce temps est précisé par le tribunal et inclus tout le temps passé en prison, avant sa condamnation par le condamné.

Dans une surenchère navrante et indigne, à des fins bassement électoralistes et sans la moindre gêne les partisans d'une droitisation forte des libéraux dits Républicains appuient des revendications ineptes que suscitent les affreux "faits divers" montés en épingle par des médias complices.

La prison est parfois utile mais elle manque son but (punir et permettre au condamné de réfléchir à son acte et lui permettre de changer) trop souvent pour être, comme en France la mesure presque  unique comme réponse à des actes délictueux ou criminels.
Aggraver le temps passé dans ces pourrissoirs n'est certainement pas la solution.

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12 janvier 2018 5 12 /01 /janvier /2018 07:00

L'autre jour, voulant écrire un post "personnel" (c'est à dire me concernant personnellement, ce sont ceux qui sont les plus lus et commentés) je suis allé sur "Google" chercher une citation dont je n'étais plus certain.
Quelle n'a pas été ma surprise de voir un post de mon blog avec cette définition! et en 3ème position.. Le net me disait donc que pour cette phrase de Rodin j'étais une référence! et, 3 lignes plus loin, donnait une autre forme de la citation avec les mêmes mots mais assemblés différemment!

Cette surprenante découverte m'a fait subitement prendre la conscience claire que je commence à rabâcher (le post était, à peu de choses près, celui que je m'apprêtais à écrire!) et que ce qu'on écrit partout comme un fantasme est une réalité: sur le net tout reste et est consultable, même des années après.

Accessoirement, et cette phrase du sculpteur devant laquelle je suis passé des centaines de fois au Lycée qui porte son nom peut être modifiée et cependant présentée comme correcte sur le même support.

Vertigineux!

En l'occurrence un "papier" de 2012 accessible en dehors de l'acte volontaire d'aller consulter "les bonnes feuilles".
 

Comme, c'est vrai, j'aime toujours autant écrire ce blog mais que les idées se font de plus en plus difficiles à trouver je crois que je vais en modifier la périodicité et l'inspiration.

Je crois.

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11 janvier 2018 4 11 /01 /janvier /2018 07:00

Comme une immense partie de la gent masculine et ce depuis des générations, le naufrage du Titanic m'a longtemps passionné et j'étais friand de tout ce que l'on racontait à son propos.

C'est, me semble t'il, cet immense navire avec ses passagers milliardaires en dollars et ses pauvres immigrants allant tenter leur chance au "Nouveau monde" qui me frappait le plus. Mais la merveille technologique frappée par un élément naturel (le fameux iceberg), le bâtiment condamné, l'héroïsme des uns la lâcheté des autres,  les récits du naufrage, les conséquences, la recherche de l'épave, les objets retirés du sanctuaire marin et les progrès techniques qui ont permis d'analyser le désastre et d'en comprendre les causes et le déroulement m'intéressaient tout autant.

Le film de James Cameron de 1996 par l'incroyable qualité de sa documentation avait donné un "coup de frais" à cet intérêt jamais affaibli pour le géant des mers.

J'ai regardé distraitement, sur ma chaîne de prédilection, "National Geographic" la soirée consacrée à ce célèbre bateau. Les prouesses techniques permettent de tout comprendre et de tout savoir et cette connaissance... supprime quasiment l'intérêt en tuant le mystère et la légende. Les reconstitutions en 3D, la traque des détails, les hypothèses séduisantes balayées par l'analyse et le sérieux des spécialistes tuent dans l'oeuf toute velléité de rêver à ce navire perdu au fond de la nuit Atlantique en avril 1912.

En faisant travailler non l'imaginaire mais le rationnel le naufrage de "l'insubmersible" Titanic étudié par des savants devient ennuyeux. Je me fiche de la qualité des rivets et du modèle de radio monté à bord. Voir des spécialistes essayer in situ les fusées de détresse employées ce jour là m'apparaît un peu ridicule. Trop de savantes recherches. Trop de calculs. Trop d'ingénierie.

Et puis, il faut bien le dire, notre chère Humanité a connu tellement de catastrophes infiniment plus mémorables et meurtrières que les 1496 morts du naufrage paraissent lointains et peu nombreux.

Pour mémoire, et juste en rappelant d'autres naufrages,  je citerais, dans le désordre, les catastrophes maritimes du "Lusitania", du "Wilhelm Güstlof", du "Herald of free enterprise" et du "Joola" pour ne citer que ceux qui me viennent en tête en matière de naufrages.


 

 

 

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10 janvier 2018 3 10 /01 /janvier /2018 07:00

Il y a une grande hypocrisie à parler du "retour de l'antisémitisme" en France et, dans le même temps, à déplorer les rapports hommes/femmes qui se dégradent depuis une quinzaine d'année sans dire où, comment et "pourquoi".
Pour ce dernier point, demandez aux jeunes femmes qui les insulte, qui les maltraite, qui les considère comme des "proies" et des inférieures et toutes vous répondront : "les beurs lorsqu'ils sont plus de 2".

Crachat ou même gifle pour port de jupe, même chose pour un "regard"... les victimes de ces violences ne cachent pas que celles-ci viennent presque toujours de ces machos stupides et agressifs à la virilité en sautoir et qui conservent des réflexes d'Afrique du Nord.

Même chose pour l'antisémitisme. Ce sont les mêmes, parce qu'ils adaptent une grille de lecture sommaire, qui menacent les juifs et les insultent. En important avec un manichéisme de cour d'école le conflit Israélo-Palestinien ils ont réactivé des slogans qui ont conduit à Auschwitz il y a 70 ans.

Globaliser en disant que l'antisémitisme progresse et en masquant les formes spécifiques qu'il prend c'est désinformer en connaissance de cause. Même chose sur les violences faites aux femmes au quotidien.
Désinformer, c'est ce que fait un grand nombre de médias qui par pudeur? crainte? autocensure? travestit la réalité pour qu'elle coïncide avec ses fantasmes. Ou ses présupposés idéologiques.

Naturellement je ne dis pas que les agressions sexuelles et le harcèlement au quotidien n'est que le fait d'originaires du Maghreb et qu'il n'y a pas d'antisémitisme spécifiquement "hexagonal". Mais je souligne que l'on biaise l'information lorsqu'on la donne tronquée ou arrangée.

Pour combattre la stupidité et la violence, contre les femmes ou contre les juifs, il faut désigner ceux qui la pratiquent et dire pourquoi ils agissent ainsi. Yusuf Fofana a torturé à mort Ilan Halimi parce qu'il était juif et que (pour un esprit limité comme le sien) "les juifs ont de la thune". Si on ne donne pas la totalité de l'information on fait de la désinformation.
Le conflit Israélo-Palestinien , importé brut de fonderie sur les rives de la Seine est responsable de l'immense majorité des crimes antisémites et de la dérive antijuive dénoncée par la presse.

 

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