Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 07:10

Les traders chypriotes qui spéculent sur le prix de la viande reconstituée devraient

nous faire réfléchir sur notre mode de vie et son devenir.

Sans légitimer leurs discours et leurs actes je peux comprendre ceux qu'on

qualifie un peu vite de "terroristes" et qui refusent notre monde entièrement tourné

vers la consommation et uniquement vers elle.

Sans frein de nature religieuse, morale, psychologique ou éthique nous courons

vers la seule satisfaction de nos désirs matériels.
Comme ceux-ci sont insuffisants la publicité se charge d'en inventer chaque jour

afin de nous empêcher de penser à la vanité de ces besoins artificiels.
L'obsolescence programmée permet aux industriels de nous revendre les mêmes

produits dont seul l'habillage, la plupart du temps, change.

La voiture doit être changée tous les 2 ans, le grille pain ou le sèche-cheveux tous

les 3 ans et le manteau, que la mode se charge de rendre ringard (couleur,

matière, forme) tous les 2 ans.

Et tout fonctionne sur ce schéma simple:

c'est nouveau, c'est un nouveau goût, c'est une nouveauté, ça vient de sortir,

c'est le nouveau modèle. Cet argument stupide et fabriqué de toutes pièces est

le sésame qui fait se ruer le public dans les magasins.
A cet égard la saga du téléphone mobile est un exemple insurpassable. Tous les

dix huit mois il est dépassé techniquement (du moins veut-on  nous le faire croire)

il envahit toutes les sphères en polluant partout nos environnements dont le sonore,

il coûte cher (notamment en matières premières rares) et il est l'objet de stratégies

stupides de convoitises, d'appropriation de possession et d'ostentation ridicules

gènantes ou malhonnètes.

L'industrie a crée un besoin, l'a rendu à la fois branché et indispensable et les

boutiques de téléphonie sont absolument partout et ne désemplissent pas. Comme

Messieurs Orange, Bouygues et Essèfer doivent rire lorsqu'ils se retrouvent!

 

La filière viande, je n'y reviens pas, a crée un enfer animal sur terre. Le jour où

l'on saura enfin comment on selectionne les races, comment on les transforme

génétiquement, comment on élève les animaux, ce qu'on leur donne à manger

les médicaments qu'on leur fait incurgiter et les conditions d'abattage qui sont

les leurs il y aura un haut-le-coeur mondial difficile à imaginer.
Tourisme, transports, cinéma.... toutes les activités humaines ont été prises en

main par les amis des traders Chypriotes et sont destinés non à nous grandir

mais à nous enchaîner.

Le "panem et circensens" des Romains est moins le signe d'une barbarie que

la consommation comme idéal indépassable de notre civilisation.
....Et Chinois et Indiens de vouloir l'atteindre!

 

Partager cet article
Repost0
11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 11:20

Pour ceux qui en ont assez de mes élucubrations sur la viande ou le syndrome

du complot je vais essayer de me renouveler et de vous donner envie de faire

la découverte que j'ai faite l'été dernier.
Tous les ans, sur la "prairie des filtres" (un magnifique ensemble de jardins

accueillants sur la rive gauche de la Garonne en plein centre ville de Toulouse)

se tient le festival "Rio Loco" dédié à un pays ou à un stye de musique.
En 2012 le Portugal* était à l'honneur et le concert d'ouverture était donné par la

formation "MADREDEUS", un orchestre de musiciens utilisant des instruments

comme la harpe, les percussions, la basse, la contrebasse, la batterie, le

violon, les guitares, le violoncelle et l'accordéon.
Une chanteuse à la très belle voix donne aux compositions l'élément qui les

enrichit sans les trahir.
La formation a subi des départs et des avanies pour arriver telle qu'elle est

aujourd'hui derrière la chanteuse Rita Damasio.

Cette chanteuse, outre un charme irrésistible en concert, possède une voix très

agréable et chante des airs (assez) tristes qui vous retournent.
Le 13 juin 2012 il pleuvait tout ce que le ciel peut contenir d'eau et la température

extérieure n'excédait pas les 10°.

Donné sur une grande et belle estrade le concert était en plein air et, devant la

scène, les très rares spectateurs pataugeaient dans l'herbe mouillée et les

chemins détrempés.
La rumeur de l'annulation du spectacle a précédé de peu l'arrivée des musiciens.
J'étais devant la scène avec tout au plus 10 personnes lorsque la chanteuse est

venue nous remercier d'avoir "bravé les éléments" pour venir l'écouter.
Je n'avais jamais entendu ce groupe et ai été pris dès les premières mesures

jouées et dès le premier air entamé par Rita Damasio. Quelle beauté, quelle

grâce, quelle élégance et quelle mélancolie.
La pluie ne cessait pas mais des grappes d'auditeurs regroupés sous des

parapluies multicolores se sont rapprochés et ont communié dans la musique.

Le jeu de scène était inexistant mais il y avait beaucoup de charme dans les

gestes de la seule femme sur scène et une harmonie palpable entre les

musiciens qui faisait plaisir à voir.

Instrumentaux et chansons se sont suivies jusqu'à la fin et la nuit est tombée

sans que l'on s'en aperçoive.
Jusqu'au rappel j'a été sous le charme de la chanteuse, de sa voix et de la

formation qui l'accompagnait.
Rentré à la maison j'ai pensé longtemps à ce concert qui m'a fait oublier le

bas de mon pantalon à tordre, mes chaussures trempées et défigurées

par une traînée de sel et le froid qui m'avait fait trembler toute la soirée.

Sur disque ou DVD je n'ai pas retrouvé cette magie-là. C'est beau mais un

peu froid.

 

* pas au Portugal, à la Lusiphonie. Mille excuses.

 

Partager cet article
Repost0
11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 07:55

Ahurissante "découverte" du public et de le presse de la filière viandes.
Tout à coup on découvre des choses aussi monstrueuses que le

"minerais" , sorte d'aggloméré de maigre,de gras et de collagène qu'on

met sur les marchés boursiers et sur lesquels on spécule de manière

éffrénée.
C'est ce minerais qui entre -en partie- dans la composition des plats

cuisinés surgelés ou pas qu'on achète.
Et donc, depuis août (au moins) du cheval à la place du boeuf parce que

c'est moins cher.
Mais tout le monde est rassuré: les éléments de langage sont en place.
Donc:

- la traçabilité est bien faite (ben voyons)

- on saura bientôt de quel pays vient la viande (on s'en fout)

- on met en route le principe de précaution (ça ne mange pas de pain!)

- bouh, les vilains Roumains sous-développés.

 

et on oublie: 

- la vache de réforme qu'on s'obstine à appeler "boeuf"

- les conditions inhumaines d'abattage des animaux dans le monde entier

- que le scandale vient du fait qu'on a vendu du cheval pour du boeuf

- qu'il y a pléthore d'intermédiaires

- qu'on spécule affreusement sur la viande

- qu'on n'a plus aucune éthique vis à vis de l'animal qui est une "marchandise"

 

On sort le ministre et la ministresse de leurs boîtes et ils nous font un discours

qui pourrait concerner la banque, l'automobile, les tsunamis ou le football

professionnel. ("On va rechercher les fautes dans la chaîne de responsabilités,

on va appliquer le principe de précaution, il n'y a pas de quoi s'alarmer, les

services vétérinaires disent qu'il n'y a pas de danger... la justice punira les

coupables").

Le but premier de cet étouffoir verbal est de renvoyer le public à son caddie et

de faire en sorte qu'il ne boycotte pas trop ses surgelés au cheval-boeuf.

Rassurons-nous: Beckam, le Mali ou Marion Rolland sont là pour faire diversion.

 

Si ce qui se passe dans les abattoirs était connu nous deviendrions tous

végétariens. Si ce qui est produit (des animaux-marchandisés, drogués de

médicaments et d'antibiotiques) était su nous serions tous horrifiés par les

conséquences probables de cette folie: pour produire cette "viandasse" on

utilise des quantités d'eau, d'engrais, de terre fertile et on met en commun

les possibilités pour un virus animal de sauter les barrières des espèces

et se transmettre à l'homme.
Roselyne Bachelot n'a pas disjoncté -et le monde non plus- à propos de la

grippe aviaire H1N1. Elle avait anticipé. Celle-ci est pratiquement inéluctable

et tuera comme la "grippe espagnole" de 1918 par notre seule faute.

N'écoutons pas les endormeurs et leurs fables sur la "bonne viande made in

France". Regardez  les films clandestins faits dans les abattoirs...

 

Enfin, parce qu'il faut sourire, le beau tweet de Yves Lande: "Avoir l'estomac

dans les talons. Se faire réchauffer un plat de lasagnes Findus et avoir

l'étalon dans l'estomac".

 

 

Partager cet article
Repost0
9 février 2013 6 09 /02 /février /2013 16:18

L'industrie alimentaire, qui permet de nourrir la planète (ou presque) n'en rate pas une.
C'est le prix que nous avons à payer pour cette abondance de nourriture trop riche, trop grasse, trop salée, trop sucrée, trop tout quoi, et dont la composition nous échappe totalement.
Je parlais ici de la "filière viandes" qui, si on savait les conditions d'élevage et d'abattage des animaux, quels qu'ils soient, nous révolterait et nous ferait réagir.

Un scandale en Grande Bretagne concernant les lasagnes de marque FINDUS est en train de scandaliser le pays et de déborder sur l'extérieur. Les lasagnes ne contenaient pas de "boeuf" mais 100% de cheval roumain.
Oui, les Anglais se voyaient vendre du cheval (un comble dans un pays où l'on ne mange pas de cheval) mais roumain qui plus est.
...Il est vrai que sur l'étiquetage il y avait indiqué: "100% pure beef from France". La Roumanie est Française et le cheval est du boeuf. Vive l'industrie agro-alimentaire si poétique avec la géographie.

Le plus drôle en l'affaire est le système de défense de FINDUS: "nous reconnaissons notre erreur, dit elle en substance, mais il n'y a aucun risque pour la santé".
Voilà. On vous fait des lasagnes au cheval, c'est bon pour votre santé et en plus vous n'ètes pas contents! J'aimerais quand même qu'un jour on m'explique pourquoi, en toute hypothèse, les plats "cuisinés" et vendus en France contiennent des protéines animales venant de l'autre bout de l'Europe.
...J'espère que ce n'est pas parce que c'est moins cher ni parce que les contrôles sont moins sévères.
J'espère.

 

* le slogan publicitaire de la marque qui appartient à LION CAPITAL après avoir appartenu à Nestlé. Il serait intéressant de savoir s'il ne faut remonter qu'à août 2012 pour avoir du cheval devenu boeuf ou si ce jeu de substitution est antérieur à la date donnée par Findus...

J'espère que les actionnaires de LION CAPITAL ne vont pas voir leurs actions baisser à cause de cette histoire. Après tout "il n'y a aucun risque pour la santé".

 

Partager cet article
Repost0
8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 07:16

Je viens de comprendre pourquoi le show-business comme le monde politique

n'aime pas Internet.
Il ne l'aime pas parce qu'il le redoute et il le redoute parce qu'Internet ne se

maîtrise pas par les moyens habituels que ces petits mondes connaissent

depuis toujours.
Intimidation, censure, mépris... sont inopérants pour faire taire le net qui a sa

propre logique et, je dirais presque, morale.
L'Express de ce 7 février nous l'explique indirectement en nous contant les

malheurs de la très belle Beyonce Knowles et sa prestation (très) remarquée à

la finale du Superbowl.

On a tous vu la danse incroyablement sexy de Beyonce qui, par comparaison,

renvoyait celles de Madonna ou Lady Gaga aux chorégraphies des Carpentier.
Cette danse et le corps aux proportions affolantes de la Belle ont été si diffusés

qu'il faudrait vivre à Egreville (Seine et Marne) pour ne pas les avoir vues.

Auréolées de cheveux dorés, (dés) habillée de cuir,  Beyonce a fait sensation et

a donc été filmée et photographiée comme l'attraction universelle qu'elle est

(et souhaite être).

Beyonce (accompagnée pour l'occasion de ses danseuses du groupe Destiny's

Child) a donc fait le fameux "Buzzzz" sur le net et des photos moins flatteuses

que celles choisies par la presse ont fait leur apparition sur la toile.
Au lieu de les ignorer l'entourage de la belle s'est ému de la laideur de certaines

photos qui circulaient et a demandé qu'elles soient retirées.

On a tous connu de ces photos de soi sur lesquelles on a une expression hideuse

et qu'on ne se connaissait pas. Ce qui est valable en privé pour n'importe qui (et

nous ne sommes pas n'importe qui, je le souligne) est encore plus vrai pour une

chanteuse dont la plastique fait 99,99% du talent....


L'effet Streisand, du nom d'une autre star américaine, a fonctionné à plein: au lieubbbbb.jpg

 

de faire disparaître les photos cette demande de les faire disparaître les a

au contraire encouragées à être publiées elles et beaucoup d'autres encore.

Résultat: au lieu des photos magnifiques de la splendide Beyoncé on peut

voir partout des photos où elle grimace mieux que Mick Jagger ou Tina Turner

 

Ici ce n'est qu'anecdotique et on oubliera ces vilaines photos mais pour les

medias classiques et les faiseurs d'opinion c'est une révolte qui doit les

terroriser.

Tant mieux! 1250353_super-bowl-xlvii-pepsi-halftime-show-new-orleans.jpg

 

PS personnel: Mon ami Gérard (1956-1996) aurait 57 ans aujourd'hui. Il me manque

toujours autant. (il aurait aimé Beyonce!)

Partager cet article
Repost0
7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 10:23

J'adore cette propension, dans l'opposition, à rappeler à tous propos que la défaite de

l'ancien Président a été "courte".
Il s'agit cependant bien d'une défaite, d'une râclée, d'une gifle, d'une bataille perdue,

d'une branlée; bref il n'a pas gagné.

 

Il n'a pas gagné alors qu'il détenait les moyens de l'Etat, une presse amie forte et

disciplinée (presse gratuite, TF1, groupe Bolloré, groupe Lagardère....) des moyens

considérables (le financement de sa campagne a même été retoqué par le Conseil

Constitutionnel peuplé d'amis!), qu'il s'est déclaré tard tout en ayant déjà commencé

une campagne présidentielle qui ne disait pas son nom avec les finances de l'Etat

et qu'il avait le soutien ferme de l'Allemagne d'Angela Merkel, celui un peu moins

ferme de David Cameron et même celui de Barack Obama.

N'oublions pas "la prime au sortant" ni la campagne assez racoleuse qu'il a menée

dans le but de ramener à lui des électeurs peu au fait de la politique. 

 

Avoir perdu dans ces conditions, même de "peu", est un résultat lamentable. Il faut

être aveugle pour voir en lui des promesses futures.

 

"La campagne présidentielle n'a pas été mauvaise, puisque nous l'avons perdue de

peu, alors qu'on nous donnait perdant de beaucoup" dit même Christian Estrosi dans

"le journal du dimanche" daté du 1/02/13.

 

Une sportive (ski alpin par exemple) qui dirait : "je n'ai pas perdu, seuls 2 centièmes

de seconde me séparent de la vainqueure" passerait pour une folle et une mauvaise

joueuse.
Une équipe de Rugby ou de Foot qui, battue d'un essai ou d'un point entonnerait le

même refrain serait ridiculisée à jamais.

Un recalé au Bac (c'est rare mais il y en a) ou à l'examen d'entrée à une grande école

qui dirait "j'ai presque été reçu donc c'est un succès" serait considéré comme un

pauvre type.


Pas l'Ex n°2 (l'Ex n°1, Valéry Giscard étant fait du même tonneau que l'autre Président

ayant échoué à sa réélection) qui considère qu'avoir perdu de peu... c'est presque avoir

gagné!

 

 

 

Partager cet article
Repost0
6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 07:58

Les grands mots de Démocratie, Droit de la Presse, Droit de Grève s'effacent lorsque

des crètins tous puissants empêchent les journaux d'être distribués dans tous le pays

pour obtenir la satisfaction de leurs revendications salariales ou d'amélioration de

leurs conditions de travail.

Ou pour empêcher, comme dans le cas présent, le licenciement de 1250 salariés

sur 2500 à cause de la "réorganisation" de leur société Presstalis, ex NMPP.


Déjà fort mal en point, par sa faute et du fait du nombre insuffisant d'acheteurs en

kiosques, la presse Française s'asphyxie et, avec elle, les 30000 points de vente

des journaux quotidiens.

Depuis octobre 30 actions syndicales et mouvements sociaux ont affecté la

distribution des journaux dont la diffusion a baissé de 5% dans tout le pays.

 

Dimanche, l'hebdomadaire "Le Journal du Dimanche" n'a pas été distribué et j'ai

entendu (ou lu) la lassitude d'un des responsables devant ces coups de

poignards répétés.

La question n'est pas de savoir si le journal est bon ou pas ni si les plaintes et

revendications des grèvistes sont justifiées.

 

Comme eux je suis scandalisé de ces charettes géantes (1250 sur 2500!!!!) et

trouve qu'on les accepte un peu vite. Les responsables de ce démantèlement

devraient rendre des comptes et venir expliquer les brillantes stratégies

économiques qui ont abouti à ces triomphes.
A tout le moins on devrait connaître leurs noms et les interdire de direction comme

on interdit certains de casino ou qu'on désigne d'autres comme inerdits bancaires.


La grève Presstalis est une action de quelques uns sur l'ensemble d'un secteur

économique déjà fragilisé et que leurs coups de force contribuent à fragiliser un

peu plus encore.

 

Le vendeur de journaux de la Gare St Jean, à Bordeaux, celui de Montpellier ou

d'Ajaccio n'en peut mais des problèmes de Presstalis et de ses salariés.
Il y a, tous les jours et dans tout le pays, des plans sociaux qui affectent des

milliers de salariés. Tous essaient de sauver leur emploi, pas de détruire celui

des autres et de faire sombrer un pan de l'économie.

 

Pour moi, ne pas trouver un journal au kiosque est inadmissible. Je vois cette

impossibilité comme une atteinte à MA liberté et ne comprendrais jamais ces

"ouvriers du livre CGT" qui, depuis tant d'années, scient et la branche sur laquelle

ils sont assis et l'arbre auquel appartient cette branche.


Partager cet article
Repost0
5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 07:14

Cela fait des années que la présidente d'Ethic distille à tous les râteliers sa mystique pro-PME et ses commentaires bobos et élitistes sur la condition humaine.

Depuis son obscure et invérifiable réussite comme femme d'affaires Sophie de Menthon se croit autorisée à juger tout le monde, du Président Obama à François Hollande en passant par à peu près tous ceux qui la dépassent de cent coudées.

La dame, outre une voix qui tient plus de la crécelle que d'autre chose, est ainsi faite: de mauvaise foi, péremptoire, partiale, aigre et, ce qui n'arrange rien, d'une parfaite stupidité.
Qu'elle soit invitée partout et tenue pour une personnalité dont les jugements méritent d'être écoutés montre bien que les médias aiment faire parler celles et ceux qui n'ont rien à dire mais le font avec véhémence.

A plus d'une reprise j'ai entendu des jugements désolants de ladite Sophie de Menthon et en ai été outré ou exaspéré. On croirait entendre Muriel Robin lorsqu'elle croyait plagier les aristos snobs dans le second volet des "Visiteurs".

Ou Anne Roumanof dans le même exercice à ses débuts, à la fin de la guerre.

Sophie de Menthon vient de choquer les plus fidèles de ses partisans, les animateurs de l'émission "les grandes gueules" de RMC, la radio des beaufs et des râleurs.

Elle était l'invitée récurrente de ce café du commerce libéral et défouloir des ondes depuis 9 ans. Il se trouve que l'affaire DSK/Nafissatou Diallo qu'elle a, sur les ondes, injuriée et méprisée en disant  en substance que pour un "tromblon" pareil; 1,5 millions de dollars était "un conte de fée" inespéré. Elle a continué en précisant sa pensée que pour une domestique à mille euros par mois cette somme valait consécration.

Il est vrai que ces ineptes propos étaient partagés avec un autre invité (un dénommé Franck Tanguy) qui n'a pas fait dans la dentelle non plus.
A aucun moment elle n'aurait cherché à atténuer ses propos ni ceux de ce Tanguy dont la médiocrité ne le cèle qu'à la goujaterie.

Mise à pied elle s'est enferrée dans sa logique sans voir que ses propos, publics et grossiers* n'étaient ni acceptables ni acceptés. Cette mise à pied s'est changée en renvoi et Dame de Menthon va enfin connaître, même si les conditions sont différentes hélas, ce que c'est qu'être licenciée elle qui justifie toujours tous les licenciements.

Par ailleurs son système de défense, libéral en diable, a été en quelque sorte: "c'est pas moi, les animateurs sont aussi responsables que moi, j'ai mal été comprise et, réflexion habituelle de ceux qui n'assument pas leurs erreurs, "les propos que j'ai tenus ont été sortis de leur contexte...".

Je jubile que la pénible pasionaria de la libre entreprise ait montré son grand mépris des autres. Je jubile que cette fois ce ne soit pas passé et enfin je jubile qu'elle paie enfin des années de propos offensants impunis.

Si seulement cela pouvait l'amener à réfléchir sur l'obscénité des propos qu'elle a tenus sur l'économie, la mondialisation et les salariés en général et sur Nafissatou Diallo en particulier.
Mais j'en doute.

 

* j'ai entendu, et en ai même relayé une ou deux ici ou là, mille plaisanteries sur la femme de chambre de l'hôtel Sofitel de New York. Mais elles n'étaient pas dites à la radio et encore moins pensées avec cette morgue méprisante.

 

 

 

Partager cet article
Repost0
4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 09:37

Je crois que je n'arriverais jamais à bout de mon pire défaut. Il est à moi aussi

loin que je remonte dans ma vie et je pourrais l'appeler: "à peu près".
Il cohabite avec une certaine maniaquerie, ce qui n'est pas le moindre des

paradoxes. (mais en y réfléchissant peut-être cette dernière essaie t'elle de le

contrecarrer?)

Hier j'ai versé dans l'à peu près à tant de moments que c'en est presque devenu

amusant.

Mais je n'ai pas beaucoup ri.


Je n'ai plus une compagne que ce défaut tétanise et, tout en luttant contre, je le

laisse passer encore trop souvent. Quelquefois en connaissance de cause, ce

qui est impardonnable.


A peu près: Olivier m'avait donné rendez-vous, par téléphone, dimanche matin

sur le parking en terre devant le CNES*. Comme j'étais en train d'acheter des

fleurs au moment où il m'a appelé et que Françoise m'attendait dans la voiture

garée en double file** j'ai vaguement compris le lieu du rendez-vous.
Dimanche matin j'ai écumé les parkings du Parc Technologique du Canal

(Intespace, Bikini et friterie) pour finalement m'aperçevoir que j'avais bien

compris mais qu'Olivier ignorait -tout comme moi- que le parking était fermé.

 

A peu près: Passé Tarascon (sur Ariège) la route de montagne menant au Col

du Port était enneigée et glissante et il a fallu penser aux chaînes.
Je savais que j'en avais mais je n'avais jamais songé -repoussant toujours le

moment de le faire- à vérifier qu'elles s'adaptaient bien aux roues de ma voiture

et surtout qu'elles se montaient bien et comment elles se montaient.
20 minutes dans le froid, la neige et la peur de voir surgir un véhicule et j'ai dû

faire demi-tour, sans les chaînes (emmêlées et immettables).

 

J'avais préparé mon sac et, cette fois, sans trop d'à peu-près. Malgré un froid très

vif j'ai pu ajouter un vêtement, en retirer, en remettre sans qu'il n'en manque un.
Bonnet (indispensable cette fois), capuche, gants, bâtons, raquettes en parfait

état, boisson, barres céréales; le sac à dos était parfait.
Mais je m'étais relevé brusquement la nuit précédente pour ajouter les gants. 

Qu'aurais-je fait sans gants?

 

Sans croire que les choses s'améliorent d'elles-mêmes j'ai souvent recours à

la "pensée magique" qui, dans mes rêves, devrait suppléer à mon à peu près.
Sans l'avoir formulé je me disais que les chaînes de roues seraient faciles à

poser, que le parking s'imposerait à moi et fais trop souvent ainsi.

J'attends de la "providence" qu'elle vienne au secours et pallie ma légèreté.
Inutile de dire que ce que j'obtiens en règle générale c'est plutôt l'aggravation

de ma situation initiale.

 

J'ai appris à vivre avec ce défaut majeur. Il ne m'a pas facilité la vie et a sans

doute contribué à mes plus grands fiascos professionnels. Aujourd'hui j'essaie

de lui laisser le moins de marge possible mais...

 

 

* CNES Centre National d'Etudes Spatiales à Ramonville St Agne, près Toulouse.

** Moi je m'occupais des fleurs et Françoise du dessert. :-)

 

Partager cet article
Repost0
2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 07:00

Une grosse camionnette de location obstrue la double porte d'entrée. "Tiens

quelqu'un s'installe dans l'immeuble (ou le quitte) pense-t'on indifférent.
On n'y prête à peine attention même si l'ascenseur est bloqué et toutes les

portes intermédiaires ouvertes.
Une demi-douzaine de costauds transbahutent des cartons et des meubles

sans âme.
De grandes plantes vertes semblent incongrues à la porte, dans le jardin.

Des ustensiles de cuisine, des piles de revues et des lampes de toute sorte

s'accumulent au pied de l'escalier: on ne s'installe pas, La présence de ce

bric à brac s'explique: on déménage.


Aussitôt le petit jeu s'impose: "mais qui s'en va?" l'emmerdeuse du 3ème et

dernier étage dont le dalmatien pourrit mes soirées? le vieux qui est au

courant de tout avant même que ça se produise? la revêche discrète? moi?

Je plaisante... Si je démenageais j'en serais quand même informé!

 

Non! c'est celui du dessous. Celui qui avait la même "Golf" que moi. (un

sujet de conversation et de rapprochement comme les chiens, les bébés,

la pluie et le beau temps ou le sans-gène des visiteurs).
Je le trouvais sympa sans jamais avoir eu une discussion de plus de 3'

avec lui.
Parfois je ne pouvais m'empêcher de penser que je devais l'agaçer avec

les bruits qu'il m'arrive aussi de faire. (claquer une porte, déjeuner avec

quelqu'un sur la terrasse, remuer une chaise, faire tomber des objets sur

le sol). Il ne s'est jamais plaint.
J'avais bien pensé à organiser un "dîner de voisins" dans le jardin ou à

l'inviter, lui, à prendre un verre.
Toujours reportée cette initiative n'a finalement jamais vu le jour.

Sa nouvelle amie y est sans doute pour quelque chose: elle n'était pas

franchement aimable. En tous cas elle n'avait pas un regard aimable.
Bon, ils partent.

Espérons que leur(s) successeur(s) sera (ou seront ) sympas.

Incroyable cette indifférence à des gens qui dorment à 3m de vous et

que vous rencontrez plus souvent que votre famille!

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Les bonnes feuilles du Poirier
  • : Le blog d'un Toulousain très critique sur l'actualité, et vachement calé en histoire en plus.
  • Contact

Stats

Visiteurs Uniques depuis le 22 Mars 2013
(18274 Visiteurs Uniques depuis sa création)

 

Il y a    personne(s) sur ce blog

 

Blog créé le 8 Décembre 2009

Pages