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1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 08:08

Je prédis un "flop" à l'album annoncé de l'ex première Dame de France. Je ne lui souhaite pas mais je pense qu'elle n'y échappera pas.

D'abord parce que son style de musique minimal (guitare sèche + voix et un léger accompagnement instrumental) peut séduire pour un premier album mais pas pour le 4ème conçu sur ce schéma simplissime, ensuite parce que l'ancien porte-manteaux mondain n'a pas une voix qui retient l'attention (à l'heure où les télé-crochets ne distinguent que des gueulardes), et enfin parce que son type de chansons -s'il est honnète- est pour le moins ennuyeux.
Pour faire un carton le CD de Carla Bruni (oublions Sarkozy qui plombe tout) devrait surprendre: une participation de Eric Clapton, un duo avec Mick Jagger, même s'ils sont rangés des voitures donneraient à l'exercice le goût de soufre indispensable.

Un clip et une chanson avec le récent vainqueur de tous les référendums musicaux internationaux, Psy et une décalque de son tube mondial "Gangman style", chorégraphie comprise, pourraient, à la rigueur, aider Miss Bruni à réitérer le succès (mérité) de son premier album.

Pourquoi pas, elle pourrait adopter un look grunge, une coiffure punk ou chanter des textes décalés* ce serait susceptible de faire décoller son CD.

Mais beaucoup d'autres facteurs, à mon humble avis, s'opposent à ce décollage: en premier lieu le côté gnangnan-nunuche que Bruni a adopté comme carte de visite tout le temps de la présidence de son mari, la personnalité de ce mari, les prises de position qu'elle a eues sur le téléchargement et, enfin, le fait que le support disque ne se vend presque plus.

L'extrait qu'on a entendu me conforte dans mon analyse. J'aime bien Keith Richards mais convenons qu'il est tout sauf un corbeau de l'année. Lui consacrer une chanson, à lui et à son ex-femme Anita Pallenberg (une junkie dévastée) n'est pas la preuve d'un sens de l'époque très affûté.

Elle aurait choisi Pete Doherty ou feu Kurt Cobain peut-être...

 

Reste que l'industrie du disque aime jouer des "coups" et espère refaire un jour celui, inattendu et ultra-profitable de "Jardin d'Hiver" de Henri Salvador.
A savoir toucher le jackpot avec un artiste rentabilisé depuis longtemps et un disque au dosage simple d'ingrédients peu couteux (un peu de Biolay, une cuillère de Keren Ann...). Elle a essayé avec toutes les vieilles gloires du show-business Français, de Sheila à Enrico Macias.

Peut-être Carla Bruni ?

 

* Elle l'a déjà fait en chantant "Fernande" de Brassens, drôle de choix en réalité!

 

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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 08:58

Jean Luc Mélenchon a enfourché un nouveau cheval de bataille et s'est fâché tout

rouge: il a écrit à Rémy Pfimlin, Président de France Télévision et à Olivier Schramek

Président du CSA pour dire tout le mal qu'il pense d'un documentaire diffusé à 3

reprises sur FR3 et qui était consacré à Robespierre et aux exactions républicaines

en Vendée (en contestant le terme de génocide).

Je n'ai pas vu (ni réussi à voir depuis) ce documentaire mais connais la propention

des communistes et de l'extrême gauche à glorifier Maximilien lors même qu'une

grande partie de son oeuvre politique a constitué à faire ôter la vie à d'innombrables

personnes qui "pensaient mal".
Dans le cas de la Vendée on peut même dire que les femmes, les enfants et la

plupart des paysans ne pensaient pas du tout...

Mais voilà. Il existe toujours un courant de pensée pour comprendre et justifier la

mise à mort des "ennemis", pour excuser ceux qui ont donné l'ordre de commettre

et ceux qui ont commis des massacres politiques.

Que ce soit en Arménie, en Allemagne nazie et dans les pays asservis par elle,

en URSS, en Chine, au Cambodge, au Rwanda et en ex-Yougoslavie il y a presque

toujours des "historiens" ou des théoriciens politiques pour absoudre la fureur

exterminatrice d'individus ou de groupes allant dans leur sens politique.

 

En Vendée les "colonnes infernales" de Louis Marie Turreau n'ont pas été

missionnées par la convention pour composer des herbiers que je sache...
Et ce n'est pas aux ajoncs ou aux oiseaux à gorge bleu à miroir qu'ils s'en sont pris

en priorité!

Que Robespierre ait eu une action politique moins caricaturale que le souvenir et

l'histoire le véhiculent je veux bien le croire, de là à l'exonérer des actions et pensées

qu'il revendiquait lui-même il y a un pas que n'ont jamais hésité à franchir ceux qui,

comme Mélenchon, ne voient en l'Histoire qu'un moyen parmi d'autres pour

consolider leur façon de penser.
Là où Mélenchon est gonflé c'est de citer Le Pen dans son courrier. En effet Le Pen

fait exactement comme Mélenchon et travestit l'Histoire en fonction de ses

intérêts politiques.
On retrouve là une constante de la pensée extrêmiste -de gauche comme de droite-

à savoir annexer à la cause une Histoire revue et corrigée qui va dans le sens de

la démonstration.

La réhabilitation de Robespierre est une tâche impossible à laquelle se sont

cependant attelés les communistes depuis que leur mouvement existe. Jusqu'ici

ils n'y sont pas parvenus.

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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 07:07

L'argument principal de ceux qui ne veulent pas penser à l'origine de leur alimentation

carnée est toujours le même: "Oui, c'est triste de maltraiter les animaux mais il faut

réserver sa sensiblerie aux humains".

Si ce fort argument ne suffit pas ils ajoutent presqu'aussitôt: "l'Homme est omnivore,

il a besoin de protéines animales dans sa nourriture." ce qui n'est pas contestable.

Viennent enfin, si nécessaire, les moqueries sur les végétariens mangeurs de tofu

et autres désolations culinaires.

Pourtant se poser des questions sur la filière viande -les filières viandes- qui sont

plus secrètes que les questions militaires devrait être, si on y réfléchit, notre souci à

tous.
Quand j'étais enfant j'avais une fascination/répulsion pour les animaux morts qu'on

voyait dans les boucheries.
Habitant un quartier "chic" de Paris c'était là une des rares occasions de voir des

animaux (mis à part le jardin d'acclimatation et les week ends à la campagne).


En effet il n'était pas rare qu'une biche entière ou un sanglier soit pendu au crocs

pour attirer le chaland aux périodes de chasse.
Sinon, le reste de l'année, les lapins écorchés (avec leurs yeux rouges) et les poules

plumées et vidées mais conservant tête et pattes me rappelaient que la viande est

directement issue de la mort et du découpage d'un animal.
Si l'on voyait parfois des "cochons de lait" (apprêtés chez le charcutier) ou des têtes de

veaux (chez le tripier) il était quand même rare, pour un jeune citadin, de pouvoir se

représenter l'animal entier dont était issu l'escalope, le steak ou la côte.

 

Tout ça pour dire que l'anecdote selon laquelle les enfants d'aujourd'hui imaginent

deux sortes de poissons, le poisson clown de Disney et le poisson pané de l'industrie

alimentaire est vraie et que les mêmes doivent avoir du mal à imaginer la vache

laitière dans leur "hamburger 100% boeuf" et le poulet de basse-cour dans leurs

"nuggets".

 

Et tout repose sur cette impossibilité de connaître exactement le circuit qui permet

à la vache, au veau, à l'agneau, au porc, au mouton, au cheval, au lapin, à la dinde,

au canard, à la dinde et à l'oie de devenir cette pièce de viande que l'on mange avec

plaisir.

Les abattoirs sont "secret défense" et l'élevage industriel plus protégé que les silos

d'armes nucléaires.
Celà ne suffit pas; les industriels passent leur vie à vanter les qualités écologiques

et naturelles de leurs produits et font appel aux publicitaires pour nous faire prendre

des vessies pour des lanternes. Avec ces 2 espèces de menteurs professionnels

les poulets on 15 m² sous les pattes de bonne herbe tendre pour s'ébattre, les

vaches allaitent leur veau dans une existence champêtre et les chevaux ne sont

qu'exceptionnellement tués pour la boucherie...
Une image idyllique tellement mensongère que l'on s'étonne qu'elle passe. Mais il

faut aussi compter avec notre volonté "de ne pas savoir".

Pour que nous ne pensions pas trop à ce que nous mangeons et calmer nos éventuels

remords les mots cachent la réalité: "boeuf", qui ne correspond à rien aujourd'hui, est

moins parlant que "vache" et porc que cochon.

Parce qu'elle a été lancée, en pleine campagne présidentielle, et par la candidate du

Front National, la polémique sur les abattoirs "Halal" a fait un "flop". On en a parlé

mais peu et pas comme il aurait fallu.

L'industrie alimentaire et la boucherie industrielle ont eu chaud!

Pourtant le fait que pour des raisons principalement économiques et religieuses -et

personne, je dis bien personne ne l'a contesté- on n'étourdit plus systématiquement

les animaux avant de les égorger a quelque chose de monstrueux, d'innomable et qui,

à mes yeux, nous salit tous.

 

Les conditions dans lesquelles on engraisse de malheureux poussins, mais

aussi des veaux ou des porcelets, les broyeurs à poussin mâles, les élevages

industriels, les abattoirs où l'on tue en faisant souffrir les bêtes, tout celà me

révulse mais ne m'empêche pas de dormir ni de manger ces "produits".

En disant ceci je n'ignore pas que la génétique et l'industrie ont crée des "monstres"
et que les animaux que nous consommons ne pourraient pas vivre tels quels.

Simplement, au lieu de passer notre vie à se préoccuper de bêtises (les stars, le

sport, les jeux.....) on devrait peut-être améliorer les conditions de vie des

animaux et, si ils doivent nourrir la planète, éviter de les faire souffrir inutilement.


Imaginons qu'on consacre autant de places aux camions de bovins qui viennent

de Pologne, aux chaînes d'abattage industriel et à l'élevage en batteries qu'on vient

d'en consacrer à la victoire de je ne sais plus qui au "Vendée-Globe" et qu'on nous

montre la peur des animaux qui ont senti la mort dans l'abattoir au lieu de nous

parler du baiser de Shy'm a sa danseuse il y a des chances pour que l'étourdiment

des animaux soit respecté.

 

 

 

 

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29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 07:12

Depuis quelques jours Gérard Lanvin fait le tour des médias pour faire le

service après vente d'un film dont j'ai oublié le titre.

Je me demande vraiment si ces promotions-marathon sont efficaces.


Outre les mêmes réflexions qu'il fait partout "Je voulais réécrire "un moment

d'égarement" de Claude Berri et on est venu me proposer ce film qui est un

peu la même histoire", "Sauf que là il est question d'amour, pas d'une simple

coucherie" Lanvin fait son numéro de bougon et concurrence Jean Pierre Bacri

dans le rôle de mauvais coucheur adoré des médias.

En retour chacun-e (Bern compris) lui fait ses compliments sur sa condition

physique pour ses 62 ans, sa bonne mine, ses choix cinématographiques, sa

personnalité et sa stature.

On sent l'admiration mêlée de crainte devant le client pas commode qu'on

essaie d'amadouer avec des compliments.

Mis en confiance Lanvin fait quelques bons mots ("On compare tout le monde

à Ventura. Mathilde Seigner a même comparé Joey Star à Ventura. Alors je suis

bien content d'être un bon Ventura"), grinchonne sur des sujets convenus ("Je

ne suis pas pour les Césars et les classements des meilleurs, il n'y a pas de

meilleurs.....").Suivent 1 ou 2 compliments de l'acteur pour sa femme depuis

30 ans. Aurait-il des choses à se faire pardonner?

Enfin les animateurs, pétris de respect, flattent Lanvin sur les choix de sa

carrière, n'omettent pas de citer son premier métier (vendeur de fripes aux

Puces) -il y tient- et son courage d'avoir refusé de tourner "Camping 2" et "les

Seigneurs" (2 daubes effroyables).
A bien y regarder Gérard Lanvin est effectivement un bon acteur qui a une filmo

respectable même si le chef d'oeuvre y est rare.
"L'entourloupe", Tir groupé", "Le prix du danger", "Mes meilleurs copains" et "Le

goût des autres" sont des films que sa présence a crédibilisé et plus encore.

Gérard Lanvin a défendu son ami Depardieu dans sa beauferie anti-impôts en

utilisant les mêmes arguments fallacieux et est allé chez Drucker faire un doigt

d'honneur aux journalistes qui "lui ont chié dessus" (sic).
La classe du rebelle sans doute.

Pourtant ça fait plaisir, il faut le reconnaître, d'entendre un acteur respectable

dire l'envers du décor, les fausses amitiés, les combines financières des

producteurs et toutes les magouilles de ce milieu qui la joue "on est une grande

famille" alors que les haines y sont plus fortes qu'ailleurs encore.

En creux, cependant, le fait qu'il ne dise mot sur Zabou Breitman et Jean-Hugues

Anglade laisse penser que le tournage n'a peut-être pas été aussi agréable qu'on

pourrait l'imaginer. Celle qui joue sa fille dans le film, la fille d'Hippolyte Girardot et

d'Isabel Otéro (encore une fille de...), Ana Girardot, a droit à son petit compliment,

service minimum oblige.

Stéphane Bern, confit en respect, a confié que "cette fois, il s'agit vraiment d'un bon

film" confirmant par là que la plupart du temps il nous envoie voir des navets.

Même en sachant que je n'irais pas voir ce film et en ne m'y intéressant pas j'ai été

soumis à une intense préparation d'artillerie médiatique destinée à me faire changer

d'avis.

Mon esprit de contradiction fait que j'ai encore moins envie de le voir qu'avant!

 

 

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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 07:05

Voici quelques extraits du livre qu'Olivier Saby a écrit au sujet de son expérience d'élève

de l'Ecole Nationale d'Administration (ENA).

Il en sorti 25ème de la promotion Robert Badinter*...


Ce livre, s'il est critique d'un enseignement tout entier dirigé non vers la connaissance

mais vers un bachotage en vue d'un bon classement de sortie est intéressant à plus

d'un titre. D'abord parce que le constat, s'il est impitoyable n'est pas rédhibitoire,

ensuite parce qu'il est "vrai" et "sincère", ce que n'aurait pas été un livre pamphlet écrit

par un journaliste jaloux.


"Ces élus sortiront du même moule, cet entre soi" (P.15)

"Depuis quelques années exit la culture générale" (P.16)

"5% des énarques rejoindront à terme la politique" (P.17)

"Tu ne crois tout de même pas que l'ENA enverrait en stage à l'ONU quelqu'un qui

arriverait dernier au kart en plein week end d'intégration?" (P.36)

"l'occultation est une des clés de la scolarité" (P.123)

"Etre formé pour exercer des responsabilités ce serait donc apprendre à réciter une prose

bureaucratique comme un élève du primaire un poème" (P.126)

"Leur logique, en forme de syllogisme, est d'une simplicité déconcertante: si les

dysfonctionnements que j'ai décrits existent vraiment, la mission d'inspection passée à

l'ambassade quelques mois auparavantn'aurait pas manqué de les relever. Or la

mission n'en parle pas; donc ils n'existent pas" (P.135)

un élève: "De toute façon le problème c'est le vote. Si on pouvait limiter ce droit aux

polytechniciens et aux énarques, la France tournerait bien mieux" (P.138)

"Nous parlons peu de politique entre nous, voire pas du tout. Les élèves (de l'ENA)

ouvertement engagés sont plutôt rares. La bouée du fonctionnaire c'est sa neutralité" (P.141)

"J'ai ignoré à mes frais que le première vertu du soldat, c'est le silence. C'est aussi,

visiblement, la première d'un homme d'état. (P.142)

"On a toujours procédé ainsi". Un argument éculé qui semble avoir force de loi. (P.210)

"Je ne peux pas être plus satisfait, étant donné que je suis au coeur de la mise en place

d'une politique publique, à l'interface entre un cabinet ministériel et une direction générale

du ministère, soit une position matricielle"

"Vous verrez, Olivier, quand on a connu un monde où il ne pleut jamais, on évite de retourner

sous les nuages"

"C'est bien simple j'apprends par coeur. -Oui mais quoi exactement? - tout ce qui me tombe

sous la main" (P.214)

"Les grandes entreprises sont truffées d'anciens élèves de l'école, ce qui rend la cooptation

plus facile" (P.224)

 

On le voit avec ces extraits ce n'est ni l'originalité ni la franchise qui font les bons éléments

mais au contraire le conformisme le plus absolu et une aptitude à la flagornerie dont

l'auteur donne des exemples -souvent amusants- dans le livre.

 Deux passages sont à la fois hilarants et consternants: celui qui relate les visites

"officielles" de Mesdames Christine Ockrent et Rachida Dati (à des dates différentes,

rassurez-vous) à l'ambassade de Beyrouth où elles sont reçues comme des princesses

du sang tout en étant odieuses l'une et l'autre et la "fermeture" de la Place principale de

Brest par un sous-préfet stupide flanquée d'une énarque lèche-bottes.

Enfin, pour être complet, il faut se pincer en lisant les considérations sur le "classement"

(l'obsession des élèves de l'ENA, être bien classé pour intégrer les grandes

Institutions), la paranoïa des élèves et des gens qui gravitent autour de l'école

("Tu viens de planter ma carrière" (P.149) et le gaspillage de l'argent public .

 

Saby possède un sens de l'auto-ironie savoureux et décrit, sans y toucher, l'insondable

connerie d'une certaine classe sociale qui semble aussi moderne et aventureuse que

celle de Daumier, de Maupassant et de Flaubert. (Ah... la fille qui rompt avec son fiancé

parce qu'il n'a pas réussi le concours alors qu'elle y est parvenue!)


Olivier Saby, avec "Promotion UBU roi, mes 27 mois sur les bancs de l'ENA" (Flammarion

document) a écrit un livre qui empêchera de vitupérer le panurgisme inefficace des

énarques sans exemples précis. C'était nécessaire.

 

 

 * Robert Badinter est notre Nelson Mandela à nous... Un Mandela étriqué et tiré par les

cheveux mais unaniment célébré par toute la classe politique en mal d'idoles présentables.

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26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 07:02

L'intérim est une activité très faiblement rémunérée mais qui a le mérite d'exister.

Il fait réfléchir aux discours entendus partout sur les charges sociales, le coût du

travail et autres obsessions de certains politiciens avec l'assistanat et les abus

d'aides publiques.

Le travail temporaire dépend de donneurs d'ordres qui font appel à lui de manière

forcément aléatoire, en fonction des carnets de commande et de leurs besoins au

jour le jour.

Avec un volant de salariés spécialistes taillables et corvéables à merci les agences

d'intérim s'adaptent à cette demande irrégulière. Elles doivent répondre à des

demandes soudaines et à de longues plages de demandes moindres.


En y réfléchissant deux secondes il est pourtant évident que l'intérim ne peut pas

nourrir son homme. Les missions dépendent des besoins des clients. Comme

elles sont mal payées et insuffisantes, on l'a vu,  elles ne sont qu'un complément

de salaire quand elles ne sont pas des pis-aller.


Le travail temporaire est l'illustration de la "flexibilité" poussée au maximum. C'est

un emploi aléatoire qui rapporte à l'intermédiaire (la société d'intérim) et à la société

cliente qui, comble de bonheur, n'a à s'occuper ni des charges, ni de l'intendance, ni

des problèmes éventuels du bonhomme qui travaille pour elle.

Le 13ème mois?  mais de quoi parlez vous? les intérimaires font des heures, pas

des mois. D'ailleurs ils n'arrivent pratiquement jamais à faire 1 mois complet.

 

Pas de tickets restaurants, pas de trajets, pas de récriminations... le travailleur idéal

qui se tait, fait ce qu'on lui demande, ne revendique rien parce qu'il n'a rien à

revendiquer et qui est , quelle merveille, interchangeable. "X ne va pas? qu'à celà ne

tienne je vous envoie Y demain".
Un rêve de situation du travail avec des salariés spécialisés, interchangeables, sans 

droits (ou presque) que le Médef doit adorer.

Madame Parisot, à qui on doit cette forte et obscène tirade: "La vie est précaire, l'amour

est précaire, pourquoi le travail ne serait-il pas précaire?" doit rêver de l'extension des

conditions du travail intérimaire à l'ensemble du monde du travail salarié!

 

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25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 07:41

Pochettes de disques, couvertures de livres et affiches de films ont toujours

été ma passion.
Je rêvais même de me faire un nom la-dedans et ai été obligé d'y renoncer

en constatant que je n'avais pas l'ombre d'un début de talent de graphiste ou

de dessinateur, d'illustrateur ou de photographe.
Entre temps nos bons vieux 33tours 30cm sont devenus de microscopiques

CD et je me suis fait une raison.
A tort parce que le support CD a permis, pas toujours mais quelquefois, de

faire de très jolies choses.
Pour les livres aussi, la collection 10/18 Domaine étranger, par exemple, a fait

des très belles réalisations.
Question affiches de cinéma on est en présence du pire et du meilleur. De

grandes choses ont été faites et des abominations aussi.
Sans regretter cette vocation avortée je lui ai au contraire témoigné de la

reconnaissance puisque c'est toujours avec plaisir que je regarde les

réalisations en ces domaines.

J'ai des livres consacrés à cet art et on serait étonné d'apprendre la valeur

qu'ont prises certaines pochettes "historiques" comme celle de Michaël

Cooper pour le "Satanic Majesties" des Rolling Stones ou celle d'Andy

Warhol pour "Sticky Fingers" du même groupe. Ce ne sont que 2 exemples.

 

J'ignorais complètement que ma fille, à qui je n'ai jamais parlé de ces

vélléités illustratives s'y intéresserait au point d'en faire une partie de son

métier. Mais elle a du talent, elle.
J'ai été ému (et fier) de voir qu'elle a réalisé la couverture et les illustrations

d'un CD d'un artiste local. Voir son nom sur cette pochette m'a semblé plus

touchant que tout.

En voyant ce CD à la FNAC? CD dont elle a réalisé "l'art-work"  j'avais envie

d'acheter tous les exemplaires! C'est encore" mieux que si elle chantait. Plus

méritant aussi.

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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 07:07

Annoncé un peu partout comme un document de référence et ayant la possibilité,

"free box" aidant, de le voir en différé je n'ai tenu que 20 minutes devant le film que

Serge Moati a consacré au "désir masculin".

Serge Moati ne laisse personne indifférent. On l'aime ou on le déteste mais nul

ne peut nier que c'est un homme intelligent, optimiste, qui aime faire partager ses

coups de coeur et qui a réalisé, parfois, de belles choses.

 

En corollaire on peut dire de Moati qu'il est manichéen (très manichéen), qu'il vit

dans une bulle culturelle et sociétale très éloignée des préoccupations usuelles

de nos contemporains et qu'il a la religion du copinage.


Qualités et défauts présents de manière caricaturale dans ce film dont je parle:

interview très complaisante de son propre fils ("tu bandes comment, tu baises

comment..."), extraits de films de cinéma élitistes et ridicules ("La maman et la

putain" de Jean Eustache), interview du psy médiatique de service, Serge Hefez

gestes emphatiques des mains et de la tête et auto-complaisance: Serge Moati

sur son vélo, Serge Moati et ses lunettes etc.

 

Le fond maintenant. Disons le tout net: Serge Moati a son idée sur le "désir

masculin" et la seule chose qui l'intéresse est qu'on vienne confirmer ses idées.
Alors on interviewe un acteur de films X ou un homosexuel assumé qui viendront

dire ce qu'attend Moati. (que les hommes n'ont pas plus de besoins sexuels que
les femmes et que le désir est le même pour tous). C'est le côté roublard et

manipulateur du personnage...

Les 20 minutes de film que j'ai  réussi à regarder étaient ainsi faites: interviews de

"bobos" s'écoutant parler (et bander!), commentaires ou interventions de Moati le

brillant cinéaste/philosophe/sexologue/homme de lettres/homme de médias,

extraits navrants de 2 films en noir et blanc qu'adoraient les "Cahier du Cinéma"

dans les années 70 et interview surréaliste de son fils de 20 ans sur sa vie

sexuelle par un père de plus de 60 ans. Le tout exprimé avec ce vocabulaire

psychanalytique qui sent bon son St Germain des Près et son cabinet  à 80€ la

séance de 25 minutes.

Vous comprendrez que j'ai appuyé assez rapidement sur le bouton stop!

 

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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 12:19

J'ai toujours beaucoup de mal à me faire à l'idée de me lever tôt. Tôt, pour moi,

signifiant avant 7H-7H30.

Contraint de le faire par cette bonne SNCF qui ne mettait qu'un train en ligne

pour Rodez aujourd'hui (les autres possibilités étant des trains + cars mettant

jusqu'à 2H40 pour relier Toulouse à la capitale de l'Aveyron) je me suis donc

levé à 5H15 et, plutôt que prendre le blafard métro j'ai traversé Toulouse à pied

sur un axe Ouest-Nord et sur environ 3 km.
Bien m'en a pris! j'avais oublié le charme considérable d'une grande ville

endormie. Les pas qui résonnent sur les trottoirs mouillés, les rares voitures

qui circulent (des taxis essentiellement qui semblent surpris qu'on ne fasse

pas appel à eux) et les plus rares humains encore. J'en ai compté 3 sur un

trajet de 20 minutes. 3 humains réduits à des silhouettes affairées à aller se

mettre à couvert.
La ville est belle avec ses avenues désertes, sa signalisation lumineuse qui

fonctionne encore mais pour personne, ses lumières orangées et les ombres

de l'obscurité.
Qu'il est plaisant de traverser les quartiers silencieux qui, deux heures plus tard

retentiront des xlaxons et des bruits des véhicules de nettoiement.
Qu'il est agréable d'être le seul (ou presque) complètement réveillé devant ces

façades d'immeubles abritant tant de citadins endormis.
La gare, par contre, offrait un spectacle d'agitation presqu'habituelle. Une gare

(contrairement à un aéroport) ça semble ne jamais dormir.
Et le train ("payé par le conseil régional de Midi-Pyrénées"... Pas par nos impôts

locaux?) traverse une campagne noire comme four. C'est seulement après

Carmaux que le paysage a blanchi sous la neige. Entre Carmaux et Rodez il

fait toujours froid (comme à Lannemezan et à Luchon!). Micro-climat ou vision

de l'esprit le thermomètre s'affole et les températures descendent.
Et enfin, au lever du jour arrivée à Rodez qu'on dirait jamais sortie des années

50-60. Rien que la gare vous donne un sacré coup de jeune.

Ou de vieux. C'est selon.

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22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 07:36

Je trouve merveilleux que ce que j'ai détesté puisse plaire dans les mêmes proportions

à quelqu'un qui le dira dans des termes exactement contraires à ceux que j'ai utilisés.
Par exemple que Valentin Spitz du Nouvel Observateur (voir le site de l'hebdomadaire) ait trouvé beaucoup de qualités à l'émission de TF1 consacrée aux reprises par la "jeune génération"  des tubes de Jean-Jacques Goldman. Son papier est même titré: "enfin une bonne émission de variétés".
Le moins que l'on puisse dire est que ce Valentin et moi sommes incompatibles en soirée!

Mais je le répète, j'aime argumenter pour ou contre avec quelqu'un qui ne partage pas ma vision.
Il n'y a guère qu'en politique que je n'aime pas cela. Pour deux raisons d'ailleurs. D'abord parce que mes idées sont rien moins que solidement arrêtées. Elles fluctuent dans le temps et selon les problèmes. Et parce que deux personnes opposées en politique ne peuvent ni ne veulent s'entendre: les deux veulent imposer un point de vue et considèrent celui de leur vis à vis comme stupide ou né de l'ignorance.
Ignorance qu'on entend détruire séance tenante avec des arguments dont la teneur en décibels est proportionnelle à la mauvaise foi.

 

Ainsi j'aime lire les critiques positives d'un film devant lequel je me suis mortellement ennuyé ("In the mood for love" par exemple, que j'ai trouvé tellement lent que j'ai cru que mon lecteur de DVD était tombé en panne en faisant "arrêt sur image"), lire qu'un artiste a tous les talents quand je ne lui en trouve aucun (Patrick Bruel) ou un goût exquis quand au contraire je l'en trouve complètement dépourvu (Jeff Koons).
J'aime qu'une (de mes trop rares) lectrice me dise n'avoir pas aimé sa première visite de New York alors qu'un an après je rêve encore de la mienne et ainsi de suite.
Je me souviens de cette formule "l'ennui naquit de l'uniformité" et en vérifie heureusement rarement l'application  dans la vie quotidienne. La contradiction est partout et c'est bien ainsi.
J'adore les personnes qui aiment ce que j'aime mais j'aime bien celles qui ont des avis opposés. Peut-être tout simplement parce qu'ils me montrent que, pas plus qu'eux, je ne suis détenteur du bon goût et du meilleur avis.

 

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  • : Les bonnes feuilles du Poirier
  • : Le blog d'un Toulousain très critique sur l'actualité, et vachement calé en histoire en plus.
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Blog créé le 8 Décembre 2009

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