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30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 10:29

Il existe deux mondes séparés par un mur auquel celui de Berlin ne saurait

être comparé: plus infranchissable et moins visible que celui qui coupait la

capitale allemande en deux. Ce mur c'est celui de la tolérance.

A l'occasion du débat autour du "mariage pour tous" on voit réapparaître les

coupeurs de têtes de la morale, ceux qui, au moment du PACS trouvaient

acceptable la vision de Christine Boutin brandissant sa bible dans les

travées de l'Assemblée nationale.
Mais, nom de Dieu, qu'est-ce que c'est que ces arguments sur le rôle du

père (ou de la mère)? sur la disparition de l'espèce, sur la mise à mort de la

famille traditionnelle et autres balivernes doublés de fantasmes bien réels?

 

Du calme Civitas! du calme la droite extrème, du calme les rescapés des

guerres Copé-Fillon... Les socialistes ont allumé un contre-feu sociétal, une

sorte de chiffon rouge qu'on agite devant vos naseaux pour faire ressortir

vos positions rances et votre vocabulaire haineux.
Et ça marche!

Vous mobilisez contre le mariage possible d'un millier d'homosexuels qui

utiliseront le dispositif... N'est-ce pas ridicule de suivre des mots d'ordres

foireux alors que tant de raisons valables donneraient envie de manifester?

Tapie qui achète des journaux marseillais avec les indemnités que nous,

contribuables, avons été contraints de lui donner ça donne pas des fourmis

dans les jambes?

Copé et Fillon qui se battent à mort pour être le présidentiable de la droite

en 2017  ça ne donne pas envie de beugler dans des mégaphones?

Les impôts locaux qui font la culbute, le retour de Céline Dion, Israël et

la Palestine, la Corse.... tout ça n'est-il pas infiniment plus problématique

que le mariage de 2 PD?

Il faut avoir été sérieusement traumatisé par le mariage de Bègles organisé

par Noël Mamère (et il y avait de quoi tant c'était ridicule) pour faire une

fixette sur ce sujet.
Allons! laissez Christine Boutin et Civitas exiger la canonisation de Simon

de Monfort, de Von Stülpnagel et du maréchal Pétain et gardez vos forces pour

des causes moins caricaturales.

 

 

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29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 07:10

Le casque de mon I-pod s'emmêle systématiquement dans mes poches

ou à l'air libre.
Les lacets de chaussures craquent toujours au mauvais moment ou ils

sortent des oeillets au moment où je suis pressé.

C'est toujours quand je n'en ai pas d'avance que la savonnette se coupe en

deux morceaux qui finissent par disparaître dans la bonde.

C'est quand je trouve miraculeusement une place de stationnement que

je m'aperçois que je n'ai que 20 centimes en pièces de 1, 2 et 5 pour les

horodateurs.
Quand mon portable sonne je le trouve enfin alors que retentit la dernière

sonnerie.
Comme un fait exprès lorsque je prends un stylo sur mon bureau pour

l'emporter c'est celui qui n'écrit plus, ou alors par intermittence ou, pire,

celui qui perd toute son encre dans ma poche intérieure.

Lorsque je fais tomber quelque chose sur le sol de la cuisine c'est, de

préférence une bouteille inentamée d'huile d'olive, la poche de gros sel

ou le thé en feuilles.

Mon imprimante n'a plus d'encre le jour ou le détaillant est fermé et où je

dois imprimer un document urgent.

Je ne me prends jamais les pieds dans le tapis sauf la fois où j'ai un mug

rempli de café noir très chaud.

J'attends un appel important et tout le monde, de BVA à Cuisinella en

passant par une "Nathalie" Sénégalaise m'appellent et bloquent ma ligne.

La personne devant moi achète le dernier "Congolais" (pyramide à la noix

de coco).

Je télécharge une chanson: elle est en public et dans une version nulle.

J'ai l'épisode de ma série adorée et il y a un décalage de 32" entre l'image

et le son.

Dans le congélateur une boîte de Bounty glacés. Vide!

L'ampoule de la lampe de la salle de bains claque quand je suis sous la

douche.

Le bouchon du tube de dentifrice m'échappe, fait 3 tours rapides dans le

lavabo et va s'encastrer sous le meuble.

Je m'assieds sur la télécommande au moment le plus crucial du film que

je regarde.
Je pense avoir encore une trentaine d'euros dans mon portefeuille et je

m'aperçois qu'il n'y a qu'un billet de 5.

J'appuie sur STOP au lieu de PAUSE et suis obligé de laisser défiler à

toute vitesse le film que je regardais pour revenir à l'endroit où j'en étais.

Je fais la bêtise de regarder les bonus du DVD du film que j'ai aimé et

ils me dégoûtent du film.

J'ai descendu l'escalier phénoménal de la station de métro "Palais de

Justice" (ligne B) et je m'aperçois que je n'ai pas ma carte de transports.

Dans l'avion je suis assis à côté d'une personne qui respire fort.

Je rencontre tout le temps le voisin bavard qui m'ennuie avec ses histoires.

Le bougainvilliers que j'ai rentré pour lui éviter de geler perd ses feuilles

Mon chat perd ses poils

Je perds patience.

 

 

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28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 10:17

On s'est beaucoup esbaudi sur le jeu d'acteur de Omar Sy dans "Intouchables" l'hiver dernier.
A bien y réfléchir je crois qu'on s'est un peu pris le chou pour pas grand chose.
J'ai dit ici tout le bien que je pensais de Isabelle Huppert et je la cite pour dire qu'il y a des

comédiens qui, effectivement, sont constants et capables de jouer la comédie (car tout se

résume à ça) avec génie tandis que d'autres sont simplement bons.
Les mauvais acteurs sont finalement assez rares et ce qui leur est principalement reproché

est de "jouer faux", de toujours "jouer pareil" ou d'être eux-mêmes tel qu'ils sont dans la vie.

En voyant qu'à peu près partout dans le monde les responsables de casting recrutent dans

les salles de one-man show, les émissions d'humour, les sportifs et les fils et filles de, on

se dit que finalement, à bien y regarder, jouer la comédie doit être assez facile.


N'oublions pas la phrase de Robert Mitchum sur Rintintin « Je suis devenu acteur de cinéma

parce que je me suis dit que si Rintintin pouvait y arriver, ce serait du gâteau pour moi. »

 

A l'époque du Hollywood mythique, celles et ceux qu'on appelait Monstres sacrés savaient

par leur rareté et le choix des films dans lesquels ils apparaissaient créer un mystère, une

aura et une attente qui sublimaient leur jeu d'acteur et d'actrice.

Non qu'ils soient forcément de meilleurs comédiens que ceux qu'on voit actuellement sur

les écrans mais ils avaient ce vernis qui rendait leurs apparitions inoubliables. Un film

était, la plupart du temps, un compromis entre la valeur artistique du projet et son aspect

économique, même si l'aspect rentabité n'a jamais été oublié.

 Aujourd'hui, à de rares exceptions près, le cinéma ne s'intéresse qu'au nombre d'entrées et

à l'exploitation future (télévision, DVD, Blue-ray) de l'objet filmé.
L'acteur, descendu de son olympe est souvent moins considéré que l'attaché de presse du

film ou son producteur.
Depuis des années un hit classé au top 50, une salle remplie de rieurs ou un plateau de

télé à audience vous permet d'envisager une carrière cinématographique.
De Garcia à de Caunes, de Kad Merad à  toutes les Miss Météo de Canal + on ne compte

plus tous les non-comédiens sur qui la profession parie. Avec plus ou moins de bonheur

d'ailleurs.

Si un Vincent Lindon fait l'unanimité comme acteur personne n'en dira autant au sujet de

ceux que j'ai cités. Même si José Garcia était excellent dans "Le couperet" de CostaGavras

et Kad Mérad aussi dans "je vais bien, ne t'en fais pas".
La différence doit se jouer là: Vincent Lindon est toujours bon quand tous les autres ne le

sont qu'exceptionnellement.

Une des difficultés supplémentaires de ce métier est qu'une fois un rôle adopté le manque

d'imagination des réalisateurs et du métier vous le font jouer et rejouer jusqu'à épuisement.

Si Delon a, de temps en temps, oublié d'être Flic et Belmondo d'être voyou, combien ont

été cantonnés à vie dans le même type de personnages?

En France les comédiennes tenaient presque un fond de commerce: les pleurs pour l'une,

le caractère pour l'autre etc.
Romy Schneider avait surtout pour elle une photogénie hors pair et des glandes lacrymales

qui faisaient le travail à sa place. A de rares exceptions près dans sa filmographie ("Fantôme

d'amour" de Dino Risi et "Le trio Infernal" de Jacques Rouffio) elle n'a pas été une actrice si

talentueuse. Annie Girardot faisait son "numéro" et a fini par lasser ses fans les plus accros.
Catherine Deneuve, si l'on fait abstraction de sa navrante carrière depuis 20 ans a été une

"vraie" actrice avec Bunuel par exemple. Isabelle Adjani serait à classer entre Annie Girardot

pour la monotonie de ses numéros et leur répétition et Romy Schneider pour sa photogénie.
Isabelle Carré, Sandrine Kiberlain et tant d'autres "jouent" bien mais sans génie.

Je ne vais pas les passer tous et toutes en revue parce que je n'ai sans doute pas la légitimité

pour le faire et que je ne parle ici que d'intuition.
Mais je le redis, je suis finalement persuadé après avoir vu des milliers de films, que jouer la

comédie et interpréter un personnage ne doit pas être si difficile.

Quelqu'un comme Patrick Dewaere, que je considère comme un des grands, a d'ailleurs dit

que jouer n'est pas difficile mais fatiguant. Chercher en soi des émotions vécues ou inventer

des réactions et sensations en fonction du personnage qu'on interprète.

Sans doute la confusion vient de ce don de soi-même

inquantifiable et d'une rémunération très élevée qu'on a dû justifier.

 

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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 07:13

Avez-vous constaté, comme moi, qu'une personne qui obtient de l'avancement

a vite tendance à oublier ce qu'elle fût dans son précédent poste et à devenir

plus exigeante avec les autres -surtout ses anciens collègues- qu'elle ne l'a

jamais été avec elle-même?

J'en ai vu de ces promus qui deviennent intraitables sur les détails (les retards

par exemple) et qui ont tôt fait de devenir insupportables.
Comme s'ils avaient honte de ce qu'ils furent et dont les anciens collègues sont

les témoins forcés ils se sentent obligés de gâcher la vie à ceux-ci et de les

pousser à la porte.

J'ai le souvenir d'une grosse dinde (pléonasme!) qui avait depuis longtemps

atteint son seuil d'incompétence et qui fût sans doute promue de ce fait.
En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire elle se transforma en harpie,

rendant l'atmosphère du bureau irrespirable et inventant sans cesse des

chicanes capables de mettre le feu aux poudres.
Lorsqu'elle eut mis sans-dessus dessous celui-ci et ceux qu'elle avait sous

ses ordres elle fût virée mais de son rapide passage aux responsabilités il

fallût du temps pour que son souvenir s'estompe. Et elle avait placé quelques

bombes à retardement en la personne d'incompétents pires qu'elle mais

dont la capacité de nuire ne lui célait en rien.

Les ressources humaines, je m'en souviens, prirent du temps à comprendre

l'erreur de casting, à renvoyer la dame et à expliquer à ses créatures qu'elle

partie leur zèle était contre-productive sinon inutile. .

C'est d'ailleurs une constante; les RH nomment des personnes pour des raisons

qui sont rarement leur compétence et leur capacité à gérer des équipes .
Leur docilité et leur capacité à relayer les mots d'ordres les plus odieux semblent

souvent les seuls critères qui aient prévalu à leur choix.
Bien sûr j'exagère et il existe des personnes "issues du rang" qui le soient pour

de bonnes raisons et qui se montrent parfaitement à leur place dans leur affectation.

De même il y a des RH qui distinguent les bons éléments et les promeuvent

mais, reconnaissons-le, elles ne sont pas majoritaires.

J'ai cependant eu l'exemple aujourd'hui même d'un ancien collègue qui est

devenu le principal pourvoyeur de Pôle Emploi avec ses anciens collègues.
J'avais, à l'époque, remarqué -comme la DRH apparemment- que ce garçon

complexé était un béni-oui-oui exceptionnel et qu'on pouvait, en le flattant, lui

faire faire le sale boulot. Il suffisait de le flatter dans le sens du poil en lui faisant
croire qu'il avait des idées et du charisme (il avait celui d'une huître).

Visiblement ses capacités n'ont pas été perdues pour tout le monde!

 

PS qui n'a rien à voir. Jean Claude Gaudin finit par ressembler à feu Gaston Defferre

physiquement et dans son obstination à rester maire de Marseille.

 

Autre PS: Je parlais de l'omniprésence de Boris Cyrulnik, de Marcel Ruffo et de

quelques autres. Le psychanalyste Serge Hefez fait partie de ces experts qu'on

voit et entend partout et à tout bout de champ. Il n'a pourtant rien à dire!

 

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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 09:45

La couverture et le dossier du Nouvel Observateur sur le viol m'ont fait me souvenir

de cette scène épouvantable, dans le film de Jean Becker "L'été meurtrier" où trois

ordures viennent violer une femme isolée dans la montagne en la menaçant de lui

"casser les dents" si elle parle.
J'ai encore en mémoire le récit de l'actrice Maria Machado qui est insoutenable.

Plus encore que le film avec Monica Bellucci qui, pourtant, était affreusement pénible.


Dans ce dossier -hélas trop succint- tout est dit de l'ignominie de cet acte et de la

destruction de la personnalité qui en résulte pour celle qui en est victime.
Il est dit que très peu de plaintes arrivent sur les bureaux des juges et que moins

encore sont jugées aux assises, les faits étant souvent requalifiés parce que

minimisés.
La difficulté qu'il y a à dire ce qu'elles ont vécu, l'horreur de le répéter, de se

justifier et de faire face à celui qui les a souillées rebute nombre de femmes violées

à dire leur douleur et leur révolte.
Quand, en plus, c'est un proche qui a trahi leur confiance c'est encore plus difficile.

 

Les stéréotypes et le doute sur le consentement réel de la victime, presque toujours

évoqué par le violeur, empêchent ce crime d'être reconnu pour ce qu'il est.

Ce dossier, avec ses faiblesses (son côté "people", son aspect "choc" et ses articles

trop courts), a le mérite de parler d'un fait  traumatisant et inadmissible qu'on a trop

tendance à recouvrir d'un voile fait de silence et d'oubli (pour les autres, pas pour la

victime qui doit essayer de continuer à vivre avec).

Or, n'en déplaise à Boris Cyrulnik qui commence à m'agacer avec ses théories sur

la résilience, les victimes de viol sont des personnes abîmées pour la vie entière.
Certaines s'en remettent, un peu, aucune n'oublie le traumatisme.

 

A mon humble avis notre société fait des erreurs en ne voulant pas voir certaines

réalités physiologiques humaines. En ignorant la sexualité masculine et sa réelle

dictature, en voulant canaliser celle-ci tout en feignant d'en ignorer l'exigence on

laisse les hommes les plus faibles aux prises avec un dilemme insurmontable;

Quand, en plus,on jette l'anathème sur la prostitution, on ne peut que deviner qu'il

y en aura toujours d'assez frustres, d'assez immatures, d'assez violents pour

imposer des rapports sexuels à des personnes fragiles ou sans défenses.

Si l'on ajoute que certains hommes sont de vrais prédateurs qui savent de manière

innée repérer une fille ou femme qui se laissera "embobiner" ou qui n'opposera pas

de résistance on verra que pour faire diminuer le nombre de viols c'est très en amont

qu'il faudra agir.

Loin de moi l'idée de justifier cet acte immonde par je ne sais quelle force obscure

qui pousserait ceux qui commettent des viols à le faire mais, tant qu'à parler de cet

acte autant ne pas laisser de non-dits.

Parler de respect et de Droits de la femme c'est très bien mais c'est toucher une part

seulement des violeurs potentiels.
Dans cet acte criminel la jouissance personnelle et le déni de l'autre sont à parts égales.
Comment espérer convaincre ceux pour qui la force supplée la réflexion et ceux pour

qui toute femme est une proie possible?

Quoi qu'il en soit cette campagne a le mérite d'exister et, si ne serait-ce que quelques

femmes échappent grâce à elle à cette affreuse épreuve elle n'aura pas été faite pour

rien.

 

 

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25 novembre 2012 7 25 /11 /novembre /2012 18:33

Je vais essayer d'éviter les superlatifs et je m'interdis, sous peine de poursuites

de moi contre moi-même d'utiliser des synonymes de "sublime".

Alors voilà. Le groupe Catalan "La Fura Dels Baus" a donné, le 29 juillet 2011

et quelques jours suivant, sous la direction inspirée de Carlus Padrissa une

(...) version (...) de "Orfeo ed Euridice" de Gluck que j'ai découverte sur un DVD

et qui m'a impressionné par la beauté des images, l'audace de la mise en

scène, le rendu de la musique et, naturellement, par la splendeur du chant des

3 interprètes.(et du choeur).

Je m'étais toujours demandé pourquoi une femme tenait le rôle d'Orphée et ne

le sais toujours pas aujourd'hui (à moins que Gluck ait d'abord confié ce rôle à

un haute-contre avant que l'usage ne le destine à une mezzo soprano?).

L'histoire est simple et belle et a inspiré de nombreux musiciens parmi lesquels

Rameau, Haydn et Liszt.

Orphée pleure la mort de sa femme Eurydice qui a été mordue par un serpent.

Le Dieu Amour, porteur d'un message de Zeus vient dire à Orphée qu'il pourra

descendre au royaume des morts chercher Eurydice et la ramener parmi les

vivants à la condition de ne pas la regarder.
Orphée amadoue par la beauté de son chant les Furies qui voulaient lui interdire

les Enfers. Attirée par le son de sa lyre Eurydice apparaît. Orphée, sans lui

accorder un regard, la reconduit vers la vie.
Au troisième acte Eurydice préfère rester au royaume des morts plutôt que vivre

sur terre sans amour. Orphée ne peut lui dire que le prix à payer pour la faire

revenir est de ne pas la regarder et de ne pas lui expliquer pourquoi.

Devant ses plaintes il cède et la regarde. Elle meurt une seconde fois.
Pour l'empêcher de se tuer l'Amour rend vie à Eurydice et réunit les amants.

 

Ce très bel Opéra est magnifié par une mise en scène qui intègre les musiciens.
Outre les lumières, les films les vidéos et le décor une recherche sur les couleurs

et les mouvements apporte une acuité incomparable à l'ensemble.
La chanteuse ukrainienne Anita Rachvelishvili est......magnifique et l'autre

chanteuse qui est Eurydice, Maite Alberola, est pleine de charme et de conviction.

L'amour ne pouvait trouver meilleur interprète que Auxiliadora Toledano.
Un seul regret, mais de taille, quand on regarde ce DVD, (C major, Unitel Classica)

n'avoir pas été dans le public le jour de sa captation.

 

 

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24 novembre 2012 6 24 /11 /novembre /2012 08:39

Au sujet du fameux aéroport de Notre Dame des Landes. A mes yeux rien ne justifie

cet aéroport dans une région qui en compte déjà beaucoup et une période où chaque

projet doit être pesé en fonction de son coût et de ses implications écologiques.
Une fois de plus "la création d'emploi" est invoquée par ceux qui soutiennent le projet.
De quels emplois parle t'on? répondre c'est se ranger aux côtés de ceux qui refusent

cet aéroport stupide, inutile et dépassé. Même s'il est déconcertant de voir à quel

point les opposants à l'aéroport nantais ressemblent à des clones de ceux qui

manifestaient contre la société des années 70, slogans compris. L'histoire ne bégaie

plus: elle radote.

 

"les marchés n'ont pas confiance" est la phrase qui revient en boucle sur les radios

depuis la dégradation de la note de la France par l'agence Moody's.
Fort bien. Mais au nom de quoi les marchés devraient dicter la politique du monde et,

partant, des pays qui le composent. Ils se sont arrogés le droit de se tromper et de

faire subir le poids de leurs falsifications, erreurs, vols, tripatouillages, scandales etc

à ceux qu'ils ont grugés.

Ce ne sont pas les contribuables grecs qui ont inventé les Subprimes, pas les

Espagnols qui ont organisé la faillite de la Banque Lehman Brothers ni les Français qui

ont transformé la bourse en casino et donné aux traders la possibilité de spéculer sur

l'économie des pays que je sache....

 

Finalement le feuilleton UMP est presque aussi bien écrit qu'une série américaine.
Aucun scénariste n'aurait osé imaginer un Copé et je crois que les seconds couteaux

valent bien des "héros" de série: Chatel, Pécresse, Morano, Estrosi, Ciotti.... une galerie

de portraits à peine croyables. Si on s'en amuse c'est un feuilleton irrésistible.
J'attends la saison 2.

 

 

 

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23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 07:21

S'il y a -après Copé- un homme politique qui me révulse c'est bien lui.
Je n'y reviendrais pas: j'exècre ce qu'il fût et ce qu'il est.
Cela ne m'empêche pas d'être objectif et de reconnaître qu'il m'a

littéralement bluffé avec son fameux "Cabinet des douze" sous-titré

"Regards sur des tableaux qui font la France".

Et là on a un autre Laurent Fabius: un homme qui s'exprime avec

respect pour ses lecteurs, sans faire trop savant mais en ne retenant

pas sa plume, qui montre une connaissance impressionnante mais

pas pédante, donne des avis personnels et cependant universels et,

surtout, qui montre de réels goûts personnels qui ne sont ni affectés

ni évidents. Pas de jugement mais des explications et un avis qui
ne manque pas d'intérêt. Et du respect! on est loin du regard

méprisant du tribun politique.

On m'aurait dit que Laurent Fabius parlerait si bien de Hergé et de

"Tintin" je ne l'aurais jamais cru. On m'aurait dit qu'il ferait une sorte

d'explication de texte des portraits de gouvernants en s'arrêtant sur

Charles VII et en terminant son exposé par les photos officielles de

Mitterrand et Sarkozy, sans critique et juste pour en expliquer les

ressorts cachés, jamais je ne l'en aurais cru capable.

J'ai été ébloui qu'il cite longuement Caillebotte et qu'il parle de "Au

lit" de Vuillard.
Son explication du Napoléon 1er, empereur de Ingres est passionante.

Même ce qu'il dit sur Picasso sort des analyses cent fois entendues.

Ce livre est une révélation et un plaisir.
Fabius a même réussi à me faire comprendre que Bacon et Soulages

doivent être "vécus" plutôt qu'étudiés et que, dans les deux cas, ce sont

deux peintres exceptionnels.

J'ai d'autant plus de mal à comprendre comment cet homme a pu

pendant tant d'années fréquenter des Bartolone et autres hierarques

du PS... Une ambition le tenait qui en a probablement étouffé d'autres

bien plus légitimes.

 

Laurent Fabius Le Cabinet des douze (Regards sur des tableaux qui

font la France) Ed Gallimard Témoins de l'Art.

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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 07:02

Ainsi l'UMP s'est donnée un nouveau chef en la personne de Jean-François Copé.
Mal élu, à l'issue d'une campagne interne dont on a malheureusement été informé

de bout en bout, Copé a montré qu'il ne reculait devant aucune bassesse pour flatter

le "petit blanc" qui sommeille en l'électeur de droite.

Je ne suis pas plus surpris que ça que le peuple de droite se reconnaisse en des

voyous comme Copé et les Le Pen père et fille. On se vouvoie, on va à l'église

et on inscrit ses filles aux rallyes mais on ne déteste pas être représentés par des

arsouilles. Bon! j'exagère; le serre-tête noir en velours* n'est pas le signe de

reconnaissance de toute la droite!

Pour connaître le visage protéiforme des "copéistes" il faut et il suffit de lire le

Figaro et son "courrier des lecteurs".

Avec ses arguments sous la ceinture et ses lieutenants insortables Copé fait du

sous-Sarkozy et espère  -Merci Buisson- être capable d'être élu avec une majorité

UMP-FN en 2017 ou 2023.

C'est, comme il le dit lui-même "la droite décomplexée", qu'il faut traduire par: Travail

famille patrie et comptes en Suisse.

En fait la droite "décomplextrème" montre que le fameux cordon sanitaire entre les

libéraux et les fachos n'existe presque plus. Le sabre et le goupillon reviennent en

force chez ceux qui, d'un trait, oublient et Pétain et l'Algérie Française.
Simple histoire de calcul: ce qu'ils gagneront à droite ils le perdront à gauche et au

centre. Mathématiquement ils se trompent en pensant qu'UMP + FN = +50%.

Jamais ce calcul là ne se vérifiera.

Copé c''est un Mitt Romney sans l'élégance, un Sarkozy sans la grossièreté. Une sorte

de Juan Peron maigre dont Morano serait la Evita.
On a les pampas qu'on peut et les dirigeants qu'on mérite!

 

PS: dernière minute. J'ai dû me pincer en voyant que 3 des soutiens de F.Fillon donnaient

une conférence de presse pour contester les 298 voix d'avance de Copé et en revendiquer

26 pour Fillon.

Mais sur quelle planète vivent ces gens?

J'ai lu aussi** que l'ancien président de la république répudié avait beaucoup aidé le clan

Copé. L'auto- neutralisation de ses deux successeurs potentiels rendant, selon lui,

possible sa candidature en 2017.

Mais dans quelle galaxie vit-il?

 

 

*   il y en a aussi de très jolis écossais à dominante bleue.

** Le Nouvel Observateur 22 nov 2012 page 46 "Sarkozy ravi" par Carole Barjon.

 

 

 

 

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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 10:07

Toute la journée du 19 novembre j'ai été de mauvaise humeur. J'ai grogné contre

tout et tous et mon humeur de dogue a eu besoin de la nuit pour se dissiper.
Je n'ai pas eu à chercher bien loin pour en comprendre la raison.
Il était une fois, il y a bien longtemps dans la forêt de Louveciennes, à l'auberge

du "Coeur Volant" j'avais épousé ma princesse.

C'était un 19 novembre .
Comme dans les contes de fées nous vécûmes longtemps (à peu près) heureux

et eûmes sinon beaucoup au moins deux beaux enfants qu'on n'appela ni Hansel ni

Gretel.

Jusque là l'histoire se tient.

Comme tout le monde nous eûmes des soucis avec les belles mères (deux

sorcières qui trouvèrent d'autres moyens que des pommes contaminées pour nous

empoisonner la vie!), les carrosses (je suis un mauvais cocher préposé aux Malus),

l'éducation des princes (plus tournés vers l'informatique et les roturières que les

études et les bals pour lui, le hard rock métallique et les Doc Martens plutôt que la

valse et les souliers de vair pour elle) et tout à l'avenant.

Notre histoire se réduisit aux acquêts (un bric-à-brac fort peu princier) et nos beaux

serments se firent la malle, même pas décorée par Louis Vuitton.

Comme le chantait la chanteuse qui voulait ressembler à Marion Cotillard rien de rien

je ne regrette rien mais, les 19 novembre, toute ma royal highness reste tourneboulée.

 

Plus sérieusement je garde un souvenir prégnant du froid qui tomba avec la nuit, du

fou-rire de ma mère et de sa cousine en voyant leurs maris marcher devant elles

("nos vieux" persiflaient-elles), de la splendide et non conformiste robe folle d'Elodie, du

champagne qui m'avait littéralement "cueilli à froid" à l'entrée de l'auberge, des nouveaux

beau-frère/belle-soeur tombés dans l'amidon, des photos composées de Gérard et

de toutes les jolies filles présentes et... de l'Hôtel Bassano qui, pour la nuit de noces

avait prévu des lits 1 place pas jumeaux et éloignés de 100m.

J'avais aimé le déjeuner informel et Mauricien aux "Filaos" et ai une tendresse toute

spéciale pour les samossas depuis.

Les 19 novembre se suivent et ne se ressemblent pas. Les fleurs ne volent plus

(avec leur vase) d'ailleurs il n'y a plus de fleurs.

Le 19 c'était l'anniversaire de tout cela et mon "inconscient" voulait me le rappeler; 

cela clouera le bec à celles et ceux qui pensent que ma mauvaise humeur

s'auto-alimente!

 

 

 

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