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21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 10:00

Ayant été particulièrement bien brieffé par un connaisseur j'ai découvert une série américaine

qui m'a comblé.
Elle m'a comblé et je l'ai déjà vue en son entier.

Les Américains n'ont pas accroché et elle s'est arrêtée à la deuxième saison (les épisodes 12

et 13 n'ont même pas été diffusés bien qu'ils aient été annoncés à diverses reprises).

"Better Off Ted" est une série très originale et loufoque. C'est sans doute à cause de celà qu'elle

n'a pas marché.
Dans un pays aussi cartésien que les USA la loufoquerie ne passe pas très bien. De plus les 

personnages sont très cyniques et disent des choses qu'on ne dit pas habituellement.

Un patron qui dit qu'il aime l'argent par dessus tout, une femme qui dit ne choisir ses amants

qu'en fonction de leur fortune.... C'est courant mais on ne le dit habituellement pas!


Toute l'action, ou presque, se passe dans une importante société multinationale qui vend 

tout et n'importe quoi. Le Ted du titre est un cadre supérieur, charmant et diplomate qui met en

permanence de l'huile dans les rouages.

Comme il est charmant il est très courtisé (il est divorcé et élève seul  sa fille Rose qui a 8 ans)

mais il résiste sauf à sa patronne qui est le personnage que je préfère dans la série.
Véronica ne se contente pas d'être belle et d'avoir le pouvoir. Elle émet des sentences définitives

et des jugements pour le moins abrupts.
Elle est concurrencée par une ravissante Linda qui a un charme plus évident encore et une

personnalité attachante.
Il y a deux ingénieurs délirants, des patrons fous, un technicien cinglé et toute la société semble

occupée par des personnes délirantes.

Des "caractères" sont présents à chaque épisode et d'autres uniquement en fonction de

l'intrigue. Cette dernière est rapide, rythmée, séquencée et cohérente.

La première saison (12 épisodes de 22 minutes) est admirable et si d'aucun adore l'épisode

intitulé "Jaberwocky" pour ma part je considère le 13ème comme le meilleur de la série.

J'ai visionné quelques épisodes à Montréal (peut-être celà a t'il aidé!) et ai pris beaucoup de

plaisir à découvrir les autres en anglais sous-titré.

"Better off Ted" est une merveille de série d'humour, fine, drôle, intelligente et pleine d'idées.

Comme mon fils me l'avait dit pour "Dexter" au moment où il me l'a fait découvrir je vous dis:

"vous avez de la chance" si vous pouvez les voir.

 

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20 janvier 2013 7 20 /01 /janvier /2013 07:43

Tout le monde (sauf moi!) a oublié que quand le ministre de la culture de l'époque,

François Léotard pour ne pas le nommer, a donné TF1 au groupe Bouygues il a

invoqué le "mieux disant culturel" du projet du bétonneur pour justifier de brader

cette chaîne à un ami du pouvoir.
Depuis, sans jamais se lasser, TF1 a tout fait pour mériter son étiquette de télé des

cons et des concierges.
Mieux, elle est allée plus loin que satisfaire le goût de chiottes de ses spectateurs:

elle les a nourris avec une constance qui impose le respect. 

Chaîne de la médiocrité bavarde, du toc glamour plouc et de l'inculture il n'y a aucune

bassesse qui ne lui ait échappé.
Des chansons d'été pub ("lambada Orangina") aux horreurs de la télé-réalité TF1 n'a

reculé devant rien. Elle a tout osé.

Ce samedi, alors que je n'avais plus vu 1 minute de ses "programmes" (de la bouillie

pour sous-culturés) je suis "tombé" (le mot est exact) sur un "hommage à Jean-Jacques

Goldman". Il faut dire que les spectateurs de cette entreprise de démolition cérébrale

qu'est la chaîne du béton croient que Goldman est un chanteur, Michel Berger un poète,

Truffaut un cinéaste et Katsuni une artiste japonaise.
Donc un hommage à l'un des pires rimailleurs de l'hexagone qui, non content de faire

brâmer les pires interprètes francophones a osé chanter malgré une voix qu'on dirait

émaner d'un chat écorché vif....

Plateau de dindes émues (sur TF1 la dinde est toujours émue), l'ectoplasme lifté et

perruqué de Johnny H à peu près debout, ce beau monde est venu dans un décor à

gerber s'autocongratuler en chantant des refrains à vous donner des envie de

Jihad.

Les présentatrices choucroutées de frais, les chanteuses à la parade comme des

blondes d'Aquitaine avant la remise de médaille de la meilleure laitière, ce beau monde

avait sincèrement l'impression de faire oeuvre culturelle.

5 minutes m'ont suffi pour aller dehors -sous une pluie battante- vomir ma haine de

ces variétoches qui étaient déjà insoutenables sous Guy Lux et les Carpentier.

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19 janvier 2013 6 19 /01 /janvier /2013 09:28

La Syrie et la folie populicide de Bachar el Assad? oubliée.


Jean-François Copé et ses magouillages indignes pour être président de l'UMP? oubliés.
L'augmentation invraisemblable des tarifs du gaz et de l'électricité? oubliés.

Le possible compte en suisse du grand argentier Français Jérôme Cahuzac? oublié.
la liste est longue de ce que nous oublions ou plutôt de ce qu'on souhaite nous faire oublier.


Consensus malien et prise d'otage en Algérie occupent tout l'espace médiatique depuis  trois jours  et continueront jusqu'à ce qu'un Deus ex Machina inconnu décide qu'autre chose doit nous occuper.
Depardieu c'est fait.
Un bon décès de célébrité, une phrase malheureuse d'une ex-idole des journaux ou les intempéries hivernales feront l'affaire.

 

En attendant Joey Star et Mathilde Seigner répètent en boucle les mêmes arguments pour nous inciter à aller voir leur daube filmée. On ne doit pas être loin du précédent record de Kad et Olivier et leur stupide Paméla Rose 2 et Chabat et son Marsupilami.

Dire qu'il y a des gens qui vont faire la queue dans le froid pour voir Joey Star et Mathilde Seigner jouer dans un film dont la bande-annonce doit être usée tant elle a été diffusée!

 

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18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 07:36

 

Je ne suis pas de ces spectateurs qui prennent leur plaisir cinématographique uniquement à la

vision d'un film serbo-croate vu par seulement 40 personnes dans tout l'hexagone.

Dernièrement j'ai vu «De l'autre côté du périphérique» et ai passé un très bon moment.

Cependant plus je vieillis et plus j'attends d'un film qu'il me remue en m'apportant matière à

réflexion.
J'ai de la chance ma ville est une ville cinéphilique qui, outre une superbe cinémathèque offre

à l'amateur de cinéma exigeant (ou d'art et d'essai, ce qui revient souvent au même) 2 salles

Utopia, une salle ABC et une autre appelée le Cratère qui donnent toutes leur chance à des films

qui échappent aux grands distributeurs tels UGC et Gaumont.

J'ai donc vu, ce week end, un film relevant de ce cinéma là et je doute qu'on vous en parle sur

les supports habituels dont le genre de beauté cinématographique n'est pas celui-là.

Le leur se compte trop souvent en nombre d'entrées et en montant du cachet des artistes.

Il s'agit de «Paradis : Amour» de Ulrich Seidl un film qui, sans fioritures, nous intéresse à ces

femmes seules qui vont en Afrique (au Kenya dans le cas présent) pour donner libre cours à

une libido d'ordinaire inexistante en payant des jeunes blacks qui profitent de cette détresse

pour monnayer leurs charmes et soutirer un maximum de dollars de celles qu'ils appellent

«sugar mama».

C'est un film très dérangeant parce qu'il ne cache rien et qu'il distribue les upercuts sans faiblir.
L'actrice principale (Margarethe Tiesel) non plus ne cache rien de sa volumineuse anatomie et

du vide de sa vie.

On est gênés par certaines images qui sont non seulement très crues mais aussi terriblement

réalistes.

On est désolés par ces épaves de notre société, rejetées par les autres à cause de leur

déchéance physique.

Elles vont, elles aussi, faire du tourisme sexuel dans des paradis pour touristes et, comme les

hommes habituellement, traquent la chair ferme et fraîche.

Là-bas les attendent des beaux jeunes étalons qui n'ont que cette solution pour améliorer leur

condition et celle de leurs proches.Proches qui savent d'où vient l'argent.

C'est une prostitution qui ne dit pas son nom mais qui utilise des ressorts balisés. Les garçons

noirs demandent de l'argent non pas comme prix de leurs «services» mais pour payer l'hôpital,

le médecin ou aider un parent en difficulté et les grosses touristes autrichiennes ne paient pas

officiellement pour du sexe mais pour trouver l'amour.

De nombreux détails mettent très mal à l'aise dans ce film. Outre la nudité des corps la disparité

entre ceux de ces jeunes noirs et ceux adipeux et flasques de leurs amantes, la pauvreté du Kenya

dès que l'on sort des complexes touristiques luxueux, le sort qui est réservé aux habitants du

pays (qui bien que chez eux n'ont pas le droit de franchir une ligne sur la plage), les bassesses des

unes et des autres et aussi la vulgarité des femmes européennes lorsqu'elles n'ont pas à se

surveiller.
A cet égard la scène de l'anniversaire est emblématique: 3 autrichiennes en chaleur qui offrent un

jeune gigolo prêt à tout pour leur soutirer le plus de devises à une 4ème. Pour bien souligner que la

seule partie de celui-ci qui les intéresse est son sexe elles le lui entourent d'un ruban rose...

 

C'est ainsi que notre civilisation (que Claude Guéant qualifiait encore de «meilleure» il y a moins

d'un an) a dénaturé la belle idée du tourisme, c'est ainsi que nos sociétés riches viennent pervertir

les autres, c'est aussi ainsi que vivent, de plus en plus nombreuses, de pauvres personnes

esseulées et connaissant une misère sexuelle éprouvante.

 

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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 08:16

On sait comment on entre dans ces conflits régionaux et on sait aussi, l'expérience aidant,

comment on en sort.
On en sort bafoué, ridicule, sans avoir gagné autre chose que le mépris des peuples et

un coup indélébile au moral (et accessoirement) aux finances.
Nos exploits diplomatiques au Rwanda, au Tchad, au Gabon.... en Afrique  ne nous ont pas

suffit. Il faut qu'on recommence, seuls, à gendarmer les confettis de l'ex-empire pour

"préserver la démocratie, aider un pays francophone, aider nos ressortissants" (rayer la

mention inutile s'il y en a une).

Alors on revoit les consultants pérorer sur les chaînes d'informations continues, on revoit

des militaires (ce n'est jamais bon signe!) et les journalistes se transforment en comitié de

soutien à l'aventure malienne.
On nous serine depuis des années qu'il faut drastiquement se serrer la ceinture mais pour

l'expédition au Mali les crédits ne sont pas comptés. Cherchez l'erreur.

Des sondages poussent comme champignons après l'averse: tous disent le pays derrière

son président en campagne. Tous disent leur soutien à l'expédition courageuse.
La "dépêche du Midi", quotidien du cassoulet et du radicalisme ressort les cartes de

géographie et les drapeaux tricolores. Sans oublier les titres cocardiers.


Pour un peu Frigide Barjot et ses groupies se feraient cantinières.


Je suis persuadé que nous n'avons plus (si nous l'avons jamais eue) l'envergure et l'esprit

à ces opérations militaires. Nous n'avons ni budget, ni personnel compétent pour les mener

à bien et, selon moi, pas la légitimité pour le faire.

Mélenchon a soulevé un lièvre. Je n'y crois pas mais quand même je m'interroge. Et si cette

équipée guerrière était juste destinée à faire regrimper Hollande dans les sondages?
Entre Mali et Malouines il n'y a -ne serait-ce qu'en prononciation- pas beaucoup de différences.

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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 07:09

(Je voulais dire tout le mal que je pense de Quentin Tarention et de l'éprouvante

"Tarentinomania"  qui règne ici , Tarentino dont le seul génie que je lui

reconnaisse est celui de l'auto-promotion, j'y ai renoncé pour être PO-SI-TIF !)

 

 

On a beau s'y attendre un peu lorsqu'on y est enfin il s'agit d'un sacré choc. J'ai eu la

grande chance d'y entrer par le train et lorsque je suis arrivé dans cette gare centrale,

vue dans tant de films, j'ai eu l'impression de "traverser le miroir".
Lorsque nous avons poussé la porte qui donne sur la rue et que je me suis retrouvé

en plein Manhattan je n'en croyais pas mes yeux.
Mes 4 sens étaient sollicités presque à égalité. La vue, l'ouïe, l'odorat et le toucher

même. Accueillante New York.
On a dit partout l'intensité lumineuse, la hauteur vertigineuse des gratte-ciel, le bruit

ininterrompu de la circulation et les échos de la ville.

Nous captons bien plus d'informations auditives et visuelles qu'à l'accoutumée et nous

avons l'impression d'être ivre.
Les taxis passent à toute allure, suivis par des camions de pompiers ou des

ambulances rutilantes et bruyantes, les piétons semblent affairés, les femmes sont

superbes les hommes bien habillés.... Une ville à la puissance 10, 100, 1000.

Incroyable New York.

L'architecture est souvent belle, la pluie fait briller les sols et les entrées d'immeubles

vous semblent aussi familières que Wall Street, le Tribunal ou d'autres endroits.
Times Square, Ground Zero, la tour qui remplace le World Trade Center, Central Park

sont comme dans vos "souvenirs" sauf que vous n'y étiez jamais allé.
Enfin une ville où les magasins sont sensiblement différents de partout ailleurs.
Enfin une ville où tout est grand et dépaysant.

Eblouissante New York.
Du Pont de Brooklyn à Chinatown, de l'East Village à Battery Park City et de Soho à

l'Upper West Side j'ai marché des kilomètres en m'intéressant à tout.
Les tags sont démesurés et ne ressemblent pas à ceux que je vois d'habitude, les

voitures sont différentes (pas de Françaises, pas UNE Française!) et la circulation

donne l'impression d'une fluidité réservée aux habitués.

Incroyable sensation de traverser une rue devant ces voitures prêts à bondir.

A aucun moment je ne me suis imaginé conduisant dans la ville: se garer m'a paru

difficile malgré de bizarres parking avec monte-voitures disséminés dans la ville et

le plan de la cité plus compliqué qu'une sentence de jugement.

Difficile New York.

Et ces réservoirs anciens sur les toits! et ces cheminées qui crachent de la vapeur...
Beaucoup d'arbres, de petits jardinets, de squares et d'espaces verts aux feuillages

dorés rendus magnifiques par le soleil automnal qui m'ont fait adorer New York.
Des statues un peu partout (dont les bizarres Gandhi et Andy Warhol) ponctuent les

carrefours.Un taureau en bronze jaune défend l'accès à l'Hudson.

Artistique New York.

J'ai aimé le métro si rapide et si bruyant. Il m'a surpris parce que j'attendais celui de

"Taxi Driver" et du Bronx et qu'à Manhattan il est plus propre qu'à Londres ou Paris.

De loin j'ai aussi salué lady Liberty et je me suis attardé à Central Park en me disant

que j'avais été bien c... d'attendre si longtemps avant de venir.

Même si c'est un cliché nos capitales européennes ont l'air de bourgades provinciales

face à cette Big Apple si jeune et turbulente.
Dire que j'ai aimé est très loin du compte.

New-York-City-Beneath---Above-118.JPGA bientôt New York. 

 

 

 

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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 07:37

Pourquoi la nuit les soucis ordinaires de la vie prennent-ils une dimension angoissante?

Par quelle alchimie un problème ennuyeux mais mineur dans la journée devient-il presque

insoluble à 4H du matin?

Parmi les difficultés du quotidien qui rendent la vie parfois si difficile je place les insomnies

au tout premier rang.
J'en ai passé de ces heures à me retourner pour chercher en vain le ré-endormissement.
J'ai tout essayé, des gouttes de perlimpinpin au médicament impressionnant, de la

musique et de la lumière douces, des aménagements Feng-Shui, des literies rudes aux

plus moelleuses... Rien à faire. Lorsque le sommeil s'en va aux dernières heures de la

nuit il est très compliqué, sinon impossible de le rattraper.

Alors les minutes passent, interminables. Les pensées s'enchaînent, sans suite et sans

logique mais toutes angoissantes et sans solution agréable.
L'avenir prend des couleurs sombres comme le ciel derrière les stores.

Une fois les soucis matériels ou logistiques évacués tant bien que mal le corps décide de

vous donner d'autres raisons de vous inquiéter et d'empêcher le sommeil qui rôde de

s'installer.
C'est l'heure où la moindre douleur est synonyme de cancer, celle où vous vous mettez à

penser à votre mort et à celle des autres.
Le ciel blanchit un peu lorsque la somnolence vous envahit enfin.
C'est le moment que choisit le réveil pour signifier qu'il est l'heure de se lever et de quitter le

lit dans lequel on est enfin bien.

On se dit "ce soir je dormirais" et à 4H tout recommence.

Il y a ainsi des cycles insomniaques et j'espère que celle de cette nuit fut une isolée.

 

PS: c'était un article "d'avance". J'ai admirablement dormi cette nuit; le réveil à 4H ne s'est pas

installé. Ouffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffff

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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 07:03

 

Passer du CD au format numérisé ne m'a pas été difficile. J'aimais les vinyls et

leurs pochettes, j'ai moins aimé le CD en plastique insignifiant. Au moment où

il s'améliorait en re-devenant objet désirable parce que travaillé, le numérique l'a

submergé et rendu quasiment obsolète. (la difficulté des magasins Virgin est
éloquente à ce sujet). Exit le disque sous sa forme actuelle.

 

Aujourd'hui l'offensive des industriels concerne le passage du livre papier à la

tablette numérique, du DVD au Blue-Ray etc. Sans arrêt ils proposent et sans arrêt

je me demande l'utilité de leurs produits.

Si l'évolution qualitative entre la cassette vidéo et le DVD était manifeste, celle entre

le DVD et le Blue-Ray (ou le DVD-HD) est loin d'être aussi évidente.

Et pour l'écrit je me dis que le papier a fait ses preuves et que, depuis Gutemberg

on n'a pas encore trouvé mieux pour écrire, transmettre, stocker et partager des idées.

 

Je crains que l'e-book, la tablette de lecture ou "liseuse" n'aille favoriser les titres les

plus"grands publics" et que les nuances de Grey prennent l'ascendant sur la princesse

de Clèves.

Mais si on nous dit que c'est incontournable on ne veut pas être les derniers à s'y mettre.

Les marchands du temple, qu'ils soient éditeurs de musique, de films ou de choses

écrites ont une logique mercantile et favoriseront toujours le best-seller à l'oeuvre

difficile ou de qualité. (oui, il existe des best-seller de qualité mais ils sont rares,

convenons-en).

Si la tablette numérique ou liseuse supplante le livre-papier au point de l'amener à

disparaître je m'y ferais comme je me suis fait à tout. Contraint mais habité par l'idée

qu'il y a du bon à trouver en tout.

Je garde cependant l'idée qu'un livre est plus aisé à parcourir qu'un machin électrique

sensible à la luminosité ambiante, à l'humidité, à la chaleur et qui est plus fragile que

son devancier...

Tant que je n'aurais pas vu quelqu'un lire sa tablette à la plage ou dans son bain je

resterais sceptique.

 

Car tout se résume à ça: la NOUVEAUTE. Elle suscite chez nous le désir d'achat couplé

à celui de ne surtout pas être dépassé.
Un quadra sur une trotinette, casque de diamètre ridicule sur les oreilles et capuche

au vent pourrait être le symbole de cette fuite en avant vers l'archi-consommation  qui

est notre seul avenir.
Je consomme donc je suis.

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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 09:54

le dessinateur Tardi a refusé la légion d'honneur. Celle-ci lui a été proposée par le

ministère de la culture sans qu'il n'ait eu son mot à dire.
Les officiels sont tellement habitués à ce que cette récompense soit acceptée les

larmes aux yeux et la bouche tremblante qu'il ne leur semble plus nécessaire de

prendre langue avec les récipendiaires pour le cas tellement improbable ou ceux-ci

refuseraient la médaille, le discours convenu qui va avec, la réception avec les "amis"

sans oublier l'accolade ou la bise du ministre, du Président ou de son envoyé.

 

Napoléon, premier du nom, avait de l'humanité une image réaliste mais sans

concessions. En créant la légion d'honneur il avait à peu près dit: "c'est avec de tels

hochets qu'on dirige les hommes". Il ne serait pas déçu de voir à quel point il avait

raison.

Tout ce que notre pays compte de flagorneurs, d'hypocrites, de vieilles gloires

usurpées, de startèges de salon, de militaires de bureaux, de chanteurs sans voix

et de sportifs vivant en Suisse a sa breloque au revers de sa veste ou robe.

Même des religieux replets et des bandits certifiés peuvent s'énorgueillir de

posséder la légion d'honneur.

Je n'en sais rien mais je jurerais que feu George Frêche, hélas pas feu-Tapie,

Aznavour et tant d'autres que le mot imposteur est insuffisant à désigner possèdent

leur ruban rouge...
Le "Canard enchaîné" de cette semaine, à propos de cette décoration, cite celle

belle envolée: "Il ne suffit pas de refuser la légion d'honneur, encore fallait-il ne pas

la mériter".
Parmi ceux qui la refusèrent on note Gustave Courbet, Guy de Maupassant, Maurice

Ravel, Jean-Paul Sartre (une des très rares choses dignes qu'il ait jamais faite!),

Albert Camus, Hector Berlioz, Honoré Daumier, Aimé Césaire, Edmond Maire et,

plus récemment, la journaliste Marie-Eve Malouines.
C'est curieux... ce dernier nom parle moins au grand public qu'une Ockrent ou un

Poivre qui eux doivent avoir la panoplie complète.

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13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 09:01

Sonnez tambours, résonnez musettes! la France intervient au Mali. Notre beau et guerrier pays,

fort de toutes les "branlées" qu'il a subies depuis que l'étoile du premier Napoléon l'a abandonné

est de retour.
Nos galonnés en tenue d'apparat ressortent leur Famas et les véhicules militaires des casernes

où le matériel comme les hommes dormaient depuis la dernière râclée.
Discours martiaux et airs bravaches sont de retour sur les ondes. L'armée Française, qui

engloutit un budget proportionnel au ridicule de ses faits d'armes est en mouvement.
D'ici j'entends les tremblements des "rebelles" maliens! la peur qui les saisit en apprenant que

l'armée tricolore les poursuit les tétanise.

Nos exploits Afghans, nos glorieuses sorties en Libye ou au Rwanda remplissent d'effroi les méchants

islamistes qui s'opposent à la démocratie malienne.

Le chef des armées, François Hollande, en grand capitaine a sifflé la fin de la partie: la France ne

peut tolérer la déstabilisation de la région. En plus le grand homme applique le sacro-saint

principe de précaution on réactive parallèlement le plan machin-truc qui devient écarlate.
Nous sommes rassurés; les écoles maternelles vont être protégées par un "emploi jeune" et des

barrières métalliques neutraliseront quelques places de stationnement encore gratuites.
Allez! je vais de ce pas mettre un drapeau bleu-blanc-rouge à mon balcon en soutien au peuple

Malien.

Et jouer la Marseillaise au clairon.

 

Un sondage opportun m'apprend que 49% des Français approuvent l'intervention au Mali.

Pas 90% ? un effort, joyeux contribuables, un effort patriotique (les plus beaux).

 

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