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12 janvier 2013 6 12 /01 /janvier /2013 13:38

 

Je suis très étonné et en même temps passionné par ces "théories du complot" qui se déploient autour des faits importants ou connus.
Des attentats du 11 nov 2001 à la mort de Marylin Monroe, du décès de Pierre Bérégovoy à celui de Robert Boulin les faits ne peuvent être ce qu'ils ont été et on échafaude des théories qui finissent par avoir pignon sur rue.


Même lorsqu'elles sont stupides ou irréalistes ces thèses arrivent à trouver un écho dans la presse qui les relaie en les enrichissant de détails possibles ou troublants. A la fin il paraît presque possible qu'un homme grenouille sorte du Canal de la Nièvre, tire sur un ex-premier ministre et replonge pendant que des complices maquillent la scène de crime en suicide.
Le pire est que certains trouvent des "témoins" et des "mobiles" à des actes aussi fous qu'impossibles.

Il y a toujours un pékin sur son lit de mort pour s'accuser, très longtemps après les faits, d'avoir tué X ou falsifié les conditions de la mort de Y.

L'autopsie de la star Hollywoodienne révèle la présence d'importantes quantités de Nembutal (un barbiturique)? on le lui a injecté. La star était dépressive et au bout du rouleau? les frères Kennedy avaient de raisons de craindre qu'elle ne bavarde et l'ont faite taire définitivement etc.  Un suicide est moins vendeur qu'un meurtre.
Surtout un meurtre téléguidé par un Président bientôt assassiné et son frère attorney général qui ne le sera pas moins.

Comme beaucoup d'enquêtes compliquées semblent mal menées il est facile de dire qu'elles le sont à dessein.
Comme la vérité est rarement "sexy" (elle est souvent d'une totale banalité)  il est préférable d'élaborer des théories fumeuses qui ont le mérite d'apporter du sulfureux ou du mystère à l'affaire.

C'est ainsi qu'une partie de l'opinion fonctionne ou qu'on lui demande de fonctionner. Une mort de célébrité est forcément suspecte et une évidence est à priori truquée.
Ensuite il suffit de trouver des commanditaires possibles, des assassins présentables qui donneront des accents de vérités à des chimères.
Et Dieu sait si dans cet exercice il y a des personnes qui ont de l'imagination.

En fin de compte ces "complots" permettent à ceux qui les relaient de se donner une importance qu'ils n'ont pas en se croyant investis d'une part de la vérité cachée.
Il ne font de mal à personne même s'ils sont agaçants à voir une main de l'ombre rôder derrière le moindre fait divers.

 

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11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 08:00

Nicolas (de Las Vegas) a beaucoup d'humour et aussi le cynisme nécessaire dans les conséquences qu'il tire de ces 2 affaires récentes dont la presse s'est emparée et qu'elle a monté en épingle jusqu'à l'absurde ou la nausée.

Soit celle de cette dame (très) âgée dont les fils fortunés ne payaient plus la maison de retraite et qui, de ce fait, a été déposée à l'hôpital et cette petite fille basque qui a été sortie de la cantine faute de paiement de celle-ci par ses parents. Avec "l'émotion" que ces affaires ont suscité (et l'intervention des deux ministres concernés) il conclut qu'il n'est plus nécessaire de payer la maison de retraite des personnes âgées ni la cantine des tous petits puisqu'aucun directeur de l'une ou de l'autre n'osera agir de peur d'être cloué au pilori de l'information spectacle.

En fait dans les deux cas les responsables de la situation sont les parents (enfants dans un cas, père et mère en bisbille dans l'autre) qui, bien qu'informés par les établissements accueillant leurs proches, ont laissé la situation pourrir et n'ont pas payé les notes. Au bout d'un moment les organismes (maison de retraite, cantine scolaire) n'ont plus cru devoir loger et nourrir gratuitement des personnes manifestement oubliées volontairement par leurs responsables.

Qu'une policière vienne chercher la fillette et une ambulance dépose la vieille dame à l'hôpital n'est pas scandaleux en soi; ce qui l'est est le sans-gène de ceux qui, en faisant la sourde oreille sur les rappels à paiement ont permis -voire induit- cette intervention. Au nom de quoi la collectivité et les autres paieraient sans fin les prestations des mauvais-payeurs ?

La presse*, en surinvestissant ces deux cas et en agonisant de reproches le directeur de la maison de retraite et celui de l'école a tout simplement donné le feu vert aux mauvais payeurs: "vous êtes des sagouins, vous mettez votre aieule ou votre enfant dans une situation infernale mais ce n'est pas vous qui êtes montrés du doigt ce sont ceux qui ont agi pour faire cesser cet égoïsme et faire supporter aux autres le poids de votre bêtise".

Pourquoi payer la cantine ? La maison de retraite ? La clinique ? vont se demander d'autres personnes ayant mille bonnes raisons de ne pas le faire. Il suffit d'attendre que l'institution bouge et ce sera ça de gagné.

Effectivement.


*NB : La presse, une fois de plus, agit comme les moutons de Panurge : cela rappelle la scène de "Tatie Danièle" d'Etienne Chatilliez où l'odieuse Tatie se venge de la gentillesse de ses petits enfants en détruisant leur appartement et en faisant croire qu'elle y était enfermée et condamnée à manger de la nourriture pour chien. Dans le film la presse télévisée tombe dans le panneau et traque les "coupables".

PS : le directeur de la maison de retraite de Chaville a été "mis à pied" le temps de l'enquète. Rappelons que la famille doit 40000€ qu'elle n'a toujours pas payé pour le logement de la nonagénaire ... (Info MSN)

Reste une possibilité (à ne pas écarter) pour être honnête : peut-être que la vieille dame a gâché la vie de ses fils et les a em..... depuis toujours.
Auquel cas on pourrait comprendre qu'ils ne veuillent pas payer pour une vieille mère indigne.

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11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 07:36

Aurélie Filipetti, ministre de la culture, est allée en vacances sur l'île Maurice.
Cette simple petite semaine de vacances semble faire du ramdam dans les

médias qui, décidément, ne savent plus faire autre chose que du "buzz" avec

des non-évènements.
Qu'un ministre prenne des vacances n'a rien de choquant. Qu'il les prenne

sur une île réputée pour sa beauté et son climat non plus. Personne, je

pense, ne demande aux ministres de prendre leurs vacances à Savigny sur

Orge ou à Poissy.

Autant, par leur démesure et le côté Marie-Antoinette les lunettes à 15K€ de

l'ex compagne d'Arnaud Montebourg pouvaient être choquantes autant les

vacances, par définition privées, de la ministre de la culture ne nous

regardent pas.
Qu'en partant à "plus de deux heures" de son ministère elle ait contrevenu

à la demande du Président est leur affaire à tous les deux.
Il faudra, un jour, cesser de jalouser tout et tout le monde. Autant les

rémunérations folles, les retraites-chapeau, les stock-options, les jetons de

présence, les bonus etc sont souvent imméritées et démesurées autant

il est normal que chacun soit payé selon ses mérites propres et ses talents.
Qu'il y ait des riches, des très riches et des ultra-riches fait partie d'une

"loi naturelle" qu'il est aussi vain d'espérer éradiquer que de vouloir revenir

à l'âge de pierre.
Seuls les abus sont inadmissibles (les dirigeants qui mettent leur entreprise

en difficulté mais continuent d'être surpayés) et seuls les enrichissements

illégaux ou indécents (spéculation forcenée, argent sale...) sont à blâmer.

Mais revenons à Aurélie Filipetti. Elle serait allée sur l'île Maurice si elle

n'avait pas été ministre. En quoi son accession à cette fonction le lui

interdirait elle?

Il faut cesser cette hypocrisie permanente et combattre cette jalousie qui ne

dit pas son nom.

Que Woerth s'enrichisse en trafiquant avec une Liliane Bettencourt ou la

vente de domaine de l'Etat (ça reste d'ailleurs à prouver) serait un scandale.

Qu'une femme politique ait un patrimoine ou un train de vie enviable n'en

est pas un.
Des ministres dans le métro? mais où a t'on jamais vu ça?

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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 07:24

Voir un film adapté d'un livre qu'on a aimé ou lire le roman dont on a vu

l'adaptation au cinéma n'est pas chose aisée.
Dans les deux cas nous courrons le risque d'être déçu.
Peut-être plus encore dans le premier cas puisque, tout au long de notre

lecture, nous avons imaginé les personnages et il est déstabilisant de

les voir incarnés par des comédiens qui ne correspondent pas forcément

à nos rêveries.
De même ceux qui font l'adaptation d'un roman sont obligés d'édulcorer

l'action, de souligner ou supprimer des passages, de démontrer parfois

et celà contribue à la déception une fois le film terminé.

Langage romanesque et langage cinématographique sont proches mais

ont aussi de grandes différences.
Par exemple lorsqu'un auteur décrit une couleur, un son, un décor il

prend du temps tandis que le cinéma l'illustre très rapidement.

 

Rares sont les fois où une adaptation convainc complètement.

 

Pour le second cas il est quasiment impossible de s'affranchir du film

pour découvrir le roman qui l'a inspiré.
A tous moments on revoit les scènes du film, les acteurs du film voire

l'histoire telle qu'elle apparaît dans le film au détriment des éléments

qu'a ordonnés l'auteur du roman initial.
Quelques grands livres peuvent échapper à cette règle ("Madame

Bovary" par exemple) mais ils sont l'exception.

 

C'est sans doute pourquoi un film vraiment réussi l'est à partir d'un

scénario original. Il faut accepter (et ce doit être difficile pour un auteur)

de voir son roman différemment et pour le spectateur de découvrir

autre chose. Une relecture pas toujours facile à accepter.

 

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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 08:26

Cela fait 3 jours que France Inter ne diffuse plus que de la musique.
3 jours pleins que l'une des très rares radios Françaises écoutables

est réduite au silence par une grève reconduite par ses techniciens.

 

Je ne me prononcerais évidemment pas sur cette grève n'en

possédant que les informations dont tout le monde dispose et ne

sachant pas vraiment pourquoi, au bout du compte, c'est moi, l'auditeur

qui suis privé de "ma" station.

 

France Inter, malgré et envers tout reste la meilleure station de radio.

Avec France-Culture et France-Musique elle réussit, contre vents et

marées à demeurer distrayante et de qualité.
Tous ses programmes ne sont pas bons, loin de là, elle n'est pas

non plus exempte des travers des autres (la course à l'audience,

l'appel à des animateurs venant de la télévision, la publicité, les

parti-pris etc.) mais dans l'ensemble elle se tient et l'écouter n'est pas

désespérant comme ça l'est pour les radios commerciales.

 

On peut s'agacer (comme je l'ai fait) sur la confiscation de l'antenne

par les amis de la station (la "journée Elisabeth Badinter" est à cet

égard édifiante), par le ton gauche caviar de certaines interventions,

par une tonalité souvent bobo et, pour simplifier, la sensation que

France Inter s'adresse aux CSP+ mais je le répète, dans l'ensemble,

c'est une bonne radio pleine de compétences et de talents.

 

Il est possible que Patrick Cohen, Pascale Clark, Frédéric Lodéon

ou Daniel Fievet vous donne des boutons mais force vous est de

reconnaître qu'ils sont intelligents, cultivés et qu'ils ne prennent

pas leurs auditeurs pour des veaux.

 

Les sketchs d'humoristes, les chansons de télé-crochet, les jeux

abêtissants, les coups de fil débilitants d'auditeurs, les présentateurs

froufroutants au QI de sergent-chef n'y ont pratiquement pas place

et rien que pour ça cette station mérite le respect.

Le respect et la patience pour qu'elle revienne après cette grève qui

devient un peu longue.

 

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8 janvier 2013 2 08 /01 /janvier /2013 07:41

"Le jour où Dieu est parti en voyage" est le titre d'un superbe film de Philippe

Van Leeuw.
Ne cherchez pas! il n'a pas bénéficié de l'exposition du "Marsupilami" ou de

"the Artist".

C'est injuste, profondément injuste parce que ce film là surpasse sans doute

les 260 autres films produits en 2010, l'année de sa sortie.

Il faut dire que le réalisateur belge n'a pas choisi la facilité. L'histoire racontée

par son long métrage est celle d'une jeune femme Tutsi qui, après que ses

deux enfants aient été massacrés par les Hutus au début du génocide de

1994, fuit ceux qui veulent la tuer aussi.
Si elle survit c'est parce que son corps l'a décidé. Son âme, elle, est morte.
Elle vit donc, presqu'inconsciemment, par pur réflexe.
Dans sa fuite éperdue elle rencontrera un homme gravement blessé à la

machette qu'elle sauvera instinctivement sans pouvoir établir avec lui un

réel contact humain.
Tout, en elle, est détruit et elle symbolise toutes ce victimes de la folie

génocidaire d'un peuple qui, en 1994, s'empara du Rwanda.
A la fin du film, la "comédienne" se livre aux tueurs et on ne sait si la vague

d'assassinats est terminée ou si elle continue. Son sort ne nous est pas

connu.
Certaines scènes sont extrêmement puissantes et dérangeantes comme

celle ou un jeune Hutu la poursuit pour la tuer. Elle lui échappe

provisoirement en plongeant dans un marais dans lequel elle s'enfonce

doucement comme dans des sables mouvants.
Le tueur lui parle alors et lui dit qu'il veut la "couper" (c'est ainsi qu'on

disait pour massacrer à la machette) parce qu'elle est un "cafard". Voilà!

tout est dit: on tue des jeunes femmes, des vieillards, des enfants et des

hommes parce qu'on les considère comme de la vermine.
Dans tous les génocides du XXème siècle cette référence aux animaux

nuisibles et aux insectes repoussants a accompagné les meurtres.

Les rapports des deux pourchassés sont bien filmés et sobres. Le jeu

des acteurs est splendide et le film fuit tous les effets faciles (pas de

massacres, pas de pathos, pas de musique violoneuse, pas d'images

léchées -même si elles sont très belles- et pas de dialogues édifiants).
C'est un film qui nous rappelle qu'il y a moins de 20 ans une population

de presque un million de personnes a été rayée de la carte en 3 mois et

à la machette sans que la "communauté internationale" ne lève le petit

doigt. (il y a bien eu quelques simulacres mais ils n'ont rien empêché.)

Nous le rappeler dans un film aussi beau et dénué des gros sabots que

l'on pouvait craindre mérite qu'on le souligne.

J'ai apprécié aussi que le réalisateur ne nous fasse pas de résumé de

ce qui se passe avant ou pendant. A nous de connaître l'horreur de ce

génocide et des circonstances qui l'ont permis.

 

Vous n'oublierez pas de sitôt la nouvelle propriétaire et son ménage

appliqué (une  femme Hutu qui récupère la maison de la jeune femme

du film et qui jette comme des sacs poubelles les corps des deux

enfants qui y habitaient avant elle).

 

 

"Le jour où Dieu est parti en voyage" de Philippe Van Leeuw chez MK2

 

 

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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 07:10

Tous les 10 ou 20 mètres environ, en centre ville, une personne mendie.
Certaines sont assises, silencieuses et seul leur regard implore votre

compassion, d'autres vous abordent et demandent une petite pièce pour

les dépanner.
Nous sommes tellement sollicités (entre ceux qui sont sur les trottoirs,

ceux qui vous attendent à certains feux-rouges et ceux qui interviennent

dans les transports en commun) que s'il fallait donner à tous on serait

vite ruiné et obligé de mendier à notre tour.

 

Paradoxe de nos sociétés alors que tant de personnes n'ont pas assez

pour se nourrir, s'habiller ou dormir d'autres dépensent pour des futilités

dérisoires (et tant pis pour le pléonasme!).

En effet, me promenant dans les rues de Toulouse je suis tombé sur une

belle boutique qui n'était pas un coiffeur tout en y ressemblant beaucoup.
J'ai regardé son nom: "Atelier du sourcil".
Oui, chers lecteurs et lectrices, il y a, 43 Bd Lazare Carnot un commerce

dont le but est de s'occuper des sourcils de ses clientes!

Une carte tarifaire détaille ce que l'on est en droit d'attendre d'un tel lieu.

Pour beaucoup d'euros on se charge de ce trait pileux d'une nécessité

vitale.
Il ne suffisait pas qu'existent des "ongleries", des "Bars à sourires"

(échoppes où l'on vous blanchit les dents) et autres cabines à U.V.

Notre culte du corps et du moi a donc donné naissance à un "Atelier

du sourcil".
Rien à voir avec mes mendiants du début encore que....

 

Si j'étais vulgaire je proposerais d'ouvrir un magasin qui, pour se

faire des c... en or passerait justement celles de ses clients à la

feuille d'or. Je suis certain que ça marcherait!

Heureusement je ne suis pas vulgaire. Ni homme d'affaires. Je

laisse le concept à qui le voudra!

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6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 17:09

ce paragraphe du livre d'Etienne Liebig "Les nouveaux cons"  (Michalon

Editions 2011 et "Jai lu" pour l'édition en poche (2012).

"Le Bloggeur

 

Ce nouveau con se considère comme un homme de média parce que,

chaque jour, il écrit trois idées ringardes sur son blog. (...)

D'autres blaireaux répondent en choeur: "j'aime ça".

Certains se prennent littéralement au sérieux et passent une partie de

leur vie à rédiger des papiers que personne ne lira, mais qu'ils ont

l'impression de livrer à tous les peuples de la terre parce qu'ils le

lancent sur Internet. Ils se couchent, fiers du devoir accompli, en

rêvant que leur prose va changer le monde et faire évoluer la pensée

politique générale. Avant même de prendre leur café et de se brosser

les dents, ces nouveaux cons allument leur ordinateur pour mesurer

l'impact de leurs textes sur les lecteurs potentiels. Comme toujours,

trois ou quatre aficionados ont laissé des petits mots guillerets:"trop

fort" ( ...)

...Plus il avance, plus ses textes sont fouillés, et plus il est certain

d'être attendu pour la pertinence de ses propos alors que ses lecteurs

sont tombés sur lui par hasard (...)

Voir ces pauvres cons (les bloggeurs) se défoncer pour trouver des

idées est largement le plus pathétique. La passion, l'engagement et

le soin extrême apportés à des petits articles lus par des "amis" sont

autant de temps perdu au regard de la valeur informative réelle. Ne

dites surtout pas au bloggeur qu'il fait des exercices d'écriture gratuits,

il se vexerait, vous seriez épinglé dans son blog".

 

 

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6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 10:00

Je dois attendre qu'on vienne me chercher en voiture et j'ai 5 minutes à moi.
J'en profite pour faire "ma" revue de presse Internet et, naturellement, je me

sens agressé par l'actualité telle que les journaux la choisisse et en rendent

compte.
Pour comencer je ne vois rien de répréhensible dans la lettre de Vincent

Peillon aux recteurs de l'enseignement catholique. Il est dans son rôle et ce

qu'il leur dit est frappé au coin du bon sens.
L'intervention de son prédécesseur au ministère, elle par contre, est stupide

et grotesque. N'a t'il pas encore compris qu'aux Présidentielles d'abord et

aux législatives ensuite le gouvernement dont il faisait partie et ses

méthodes ont été rejetés? Au moins pour 5 ans? qu'il s'oppose, soit, mais

cette attitude de mouche du coche revancharde est pénible.
Passons ensuite sur Depardieu: on a mille fois trop parlé de cette grosse

girouette. Qu'il aille en Russie voir des démocrates comme d'autres voient

des éléphants roses dans leur éthylisme...
A propos d'éléphants, Dame Brigitte Bardot commence à nous les briser

menues avec ses combats démesurés: Qu'on tue, à raison ou pas, deux

éléphants tuberculeux à Lyon ne mérite pas ce tapage aussi excessif que

ridicule.
Son ancienne beauté ne lui donne pas le droit de dire et de faire n'importe

quoi.
Si elle veut, elle aussi, aller s'installer à Moscou qu'elle y aille. Vu comment

on s'occupe des Tchétchènes et comment on soutient la Syrie là-bas elle

fait le bon choix.On y protège peut-être les dindes?

Enfin, mais je parle sans trop savoir, je crois comprendre qu'on en veut à

"Free" d'avoir activé un filtre à publicités dans sa "box".
Mais ils sont tous fous ou quoi? moi je rêverais de ce filtre partout: dans

les journaux, à la radio, à la télévision, au cinéma, sur les affiches, sur

le net et là où elle s'insinue encore.
Bon. Je m'énerve, je m'énerve. On xlaxonne en bas! j'arrrriiiiiiiiiiiiiiive

 

 

 

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5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 07:43

C'est vrai, j'aurais fait des études de journaliste je serais de méchante humeur en

voyant ce qu'est devenu le métier de mon choix et la difficulté d'intégrer un média

qui veuille de moi.
On ne parle que de plans sociaux dans la presse, de lectorat qui fond et de places

occupées par des ventouses inamovibles.

Ce ne sont cependant pas les journalistes frais émoulus que je vise plus bas.


Il s'agit plutôt des vieux de la vieille qui trustent les places avec des idées calibrées,

des tics boursouflés et des habitudes chevillées au corps. 

Mais je ne suis pas certain que je m'en prendrais à Internet comme ils le font tous, 

eux qui croient voir leur possible influence passée, présente ou à venir décliner au

profit de la toile.

 

La rage anti-Internet de vieilles barbes accrochées à leur sinécure journalistique

comme la patelle* à son rocher est plaisante à voir et facile à comprendre.
Finie la position dominante, fini le statut usurpé de "spécialiste"; tout le monde

a un avis et peut le donner. Tout le monde peut exprimer un sentiment, une opinion

des certitudes sans que ne prévalent ceux des journalistes-stars qui  faisaient la

pluie et le beau temps depuis Alexandre le Grand.

Ou du moins qui le croyaient.
L'avis de ces grands pontes surpayés, qui se sont si souvent trompés et ont si

souvent égaré l'opinion n'intéresse plus personne. Leur influence va s'amenuisant

et ils ne l'acceptent pas.
Au lieu de se remettre en question ils vitupèrent contre la "médiocrité" des internautes

en focalisant sur leur niveau d'orthographe ou le côté "Café du Commerce" de leurs

interventions écrites.
Mais les frères Duhamel... C'est autre chose que le Café du Commerce? Elkabach

qui a flagorné tous les puissants depuis les débuts du septennat Pompidou il 

apporte un plus par rapport à un jeune étudiant en fac?

Evidemment non.
Tous ces épouvantails repus sentent le pouvoir (et l'argent qui va avec) leur

échapper et ils en sont MA-LA-DES.

Alors c'est vrai les "commentaires" sont parfois stupéfiants de bêtise, certains

internautes utilisent effectivement Internet comme un défouloir et écrivent parfois

des lignes abjectes. Pour quelques interventions lamentables doit-on rejeter un

fabuleux outil de communication? certainement pas.
Qu'ils continuent à écrire leurs éditoriaux convenus et microcosmiques que plus

personne ne paie pour lire, les Barbier et autres.

Sur le Net comme partout nous sommes libres de lire ce qui nous plaît et de fuir

ce qui est bas, vulgaire, raciste, abrutissant ou sans intérêt.Mais nul ne me fera

croire qu'il n'y a que sur le net qu'on trouve de telles choses.

 

* la patelle est le vrai nom du "chapeau de gendarme", le coquillage.

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