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17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 07:00

Certaines femmes, souvent avantagées par un physique parfait, s'amusent à pourrir la vie de leur entourage, le tout avec un air angélique qui vous condamne si par malheur vous montrez que vous avez découvert leur jeu pervers.

Elles estiment que tout leur est dû et prennent un malin plaisir à se mêler de ce qui ne les regarde pas et, finalement, à faire se brouiller entre eux des personnes qui ont le désagrément de se trouver à leur portée.
Il faut infiniment de temps pour se convaincre qu'il y a un lien entre leurs coups de griffes et beaucoup de lucidité pour comprendre que ceux ci ne sont pas le fait du hasard.

Je parle de griffes mais elles peuvent aussi bien caresser, charmer, envoûter, ou séduire si cela leur permet d'atteindre un but qu'elles se sont fixé.

En réalité on est en face d'une véritable stratégie et celle-ci est menée comme une campagne militaire: jusqu'à capitulation de l'ennemi.
D'autant plus discrètes que venimeuses les attaques atteignent toujours leur but et celle qui les conduit offre au public qui ne voit rien ou ne comprend rien une candeur qui donne le change jusqu'à ce qu'une personne témoin devienne "victime".

Je dois paraître misogyne en mettant exclusivement au féminin ces attitudes destructrices volontaires. A ce que j'ai vu elles sont en effet quasi exclusivement féminines et, je me répète, souvent programmées et exécutées par des jolies femmes à qui, de prime abord, on donnerait "le bon Dieu sans confession". Un homme tue plus franchement.

Les attaques venimeuses et "méchantes" ont des cibles changeantes parce que c'est plus amusant de laisser reposer ici et d'allumer là. De jouir de ses méchancetés et de trouver chaque jour de nouveaux tourments à infliger à droite à gauche.

Je n'ai jamais entendu dire ni vu qu'une telle attitude soit découverte et flétrie en public comme la découverte de la laideur d'âme de la Marquise de Merteuil dans "les liaisons dangereuses".

A force les proches savent "instinctivement" qu'une-telle est à éviter ou à manier avec précaution. On l'invite moins, on a des bons prétextes pour se passer de sa compagnie ce qui la rend encore plus vénéneuse. Mais quand c'est un membre de votre famille on est contraint de faire semblant de ne rien (sa)voir.

Alors, heureusement, de telles poisons machiavéliques sont heureusement rares mais des consoeurs en devenir empoisonnent la vie des autres en marchant sur leurs traces.

Allusions perfides, inventions ou interprétations fallacieuses, réflexions blessantes, attitudes moqueuses, la panoplie est fournie de ces étudiantes en mesquinerie.

Bonne comédienne le bourreau jouera l'offensé(e) et l'attaquante la blessée avec d'autant plus de véracité qu'elle a observé ces attitudes chez ses victimes.

Je me souviens (et l'ai relaté ici) d'un spécimen rencontré dans le cadre du travail et qui m'avait "eu". Il m'avait fallu des preuves incontestables de sa noirceur pour que j'accorde crédit à ses collègues qui la détestaient et refusaient tout contact extérieur avec elle (que, de prime abord j'avais trouvée adorable!).

Le pire, je le répète, c'est d'avoir vu "clair" dans le jeu d'une de ces personnes et d'être obligé de le garder pour soi.

Le bon conseil c'est de jouer celle ou celui qui n'a rien vu, d'enregistrer sans broncher les coups (tous les coups) et de ne jamais répondre ni montrer qu'ils ont pu vous toucher.

Le mépris et la supériorité sont les seules armes pour contrer celles de ces femmes mais elle sont redoutablement efficaces.

 

 

 

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16 novembre 2016 3 16 /11 /novembre /2016 07:00

C'est tellement rare qu'il faut le souligner: il existe un magazine, "Society" qui apporte de la nouveauté dans la grisaille désespérante de la presse française.
Oui, hormis "Marianne" qui surnage encore un peu, la presse magazine est sinistrée. Articles minuscules sur des sujets convenus, rédacteurs usés jusqu'à la trame (Giesbert, Tesson, Duhamel, Labro, Barbier, Colombani, Attali etc.), marronniers, publicités envahissantes, préjugés... sont le lot des "express", "Le Point", "VSD", "M", "Figaro magazine", "l'Obs" et des autres.
...Quand ce ne sont pas des tracts politiques sur papier glacé ("Valeurs actuelles").

Society, que j'achète en fonction des titres de couverture ne m'a, pour le moment, jamais (complètement) déçu. Celui de l'après-élection de Trump est remarquable dans le dosage de "sérieux/anecdotique" qui caractérise la revue.
Des articles complets et passionnants sur l'accueil (ou plutôt le non-accueil) d'un foyer de SDF dans le XVIème arrondissement de Paris, un reportage sur un fou de Dieu musulman qui va de villes en villes sous l'autorité de l'Etat car il serait exécuté si la France l'extradait, un banc d'essai des 7 droitiers de la primaire et, naturellement, une enquête sur l'électorat de Donald Trump... constituent le sommaire du numéro actuellement vendu en kiosque.

C'est une revue un peu "branchée" (on y vante le mode de vie "bo-bio") mais aussi intelligente. On s'amuse à réfléchir comme le disait le magazine "Pilote" des années 70.

Un ton, un rédactionnel auquel on n'est plus habitués. Pensez donc; un journal qu'il faut plus d'une heure pour  lire!

 

 

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15 novembre 2016 2 15 /11 /novembre /2016 07:00

Invitée de France Inter Françoise Hardy (qui a fait d'excellents enregistrements ces 10 dernières années mais perd tout son capital de sympathie dès qu'elle parle d'autre chose que de musique) ce 11 novembre au matin semblait vraiment surprise et heureuse que la station diffuse une chanson de son répertoire ("tant de belles choses") à laquelle elle ne s'attendait pas.
En effet lorsque radio et télés pensent Françoise Hardy on a presque immanquablement droit à "Tous les garçons et les filles" ou à "message personnel".

Et cet aspect restrictif est regrettable car Françoise Hardy a publié de très beaux disques plus récemment et que sa chanson "si vous n'avez rien à me dire" soutient non seulement la comparaison mais pulvérise ces modèles.
Il est vrai que le parolier de ce chant n'est autre que Victor Hugo et qu'il vaut bien Michel Berger. 

Je comprends que d'une part le public fait le succès de certains morceaux et éprouve du plaisir à les écouter régulièrement tandis que, par simplification et manque de temps, les médias ont besoin de repères et vont au plus pratique.

Cependant quelque fois c'est dommage et des Maurice Ronet, des Barbara, des Gérard Philipe et tant d'autres ont eu du mal à entrer dans des cases prédéterminées en raison de leur personnalité ou de la diversité de leur oeuvre.

Amusez-vous à associer des noms célèbres avec ce qui est immédiatement associé à eux, vous verrez que nous aussi faisons ainsi. Jacques Brel est "ne me quitte pas" (alors qu'il a écrit et chanté tellement mieux!), Juliette Gréco "je hais les dimanches", Milos Forman "Amadeus", Polanski "Rosemary's baby", Woody Allen "Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe (sans jamais oser le demander)".
Certain(e)s ont tout fait pour s'émanciper et empêcher l'étiquette de trop coller. Souvent en pure perte. Sean Connery sera toujours l'ex-James Bond tandis que Mick Jagger sera à vie le "chanteur des Rolling Stones".

Sting a tellement brouillé les cartes qu'il espérait à jamais ne plus voir son nom accolé à celui du groupe qu'il a dissous en 1983-1984. Il aurait joué de la viole de gambe et chanté en araméen si cela l'avait aidé à ne plus se voir en "ex-Police". Je souriais en entendant France Inter annoncer que "Sting, ex-chanteur-leader du groupe Police" allait faire la réouverture du Bataclan ces derniers jours.

Le pire est sans doute, pour un artiste, d'avoir une belle et longue carrière au théâtre, des rôles exigeants au cinéma et qu'on vous situe toujours comme comédienne d'une série télé que vous avez faite lorsque vous aviez vingt ans. Marthe Keller ou  Diana Rigg (qu'on a vue dans "Games of Thrones) doivent faire des crises d'épilepsie lorsqu'on cite Koba Lye-Lye ou Emma Peel!!!

Tout ceci ne mène pas très loin mais est, à mon humble avis, plus à même à nous amener à réfléchir que les propos de café du commerce/madame Michu de Françoise Hardy.

 

 

 

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14 novembre 2016 1 14 /11 /novembre /2016 06:45

Sans réveil je me suis levé à 5H du matin dans la nuit de mardi à mercredi. En moins de 10 minutes il était clair que 'l'impensable" s'était produit et que l'homme qui a traîné la politique américaine, la campagne électorale, les Républicains et les Etats Unis eux-même dans une boue compacte et très malodorante avait remporté l'élection.

Comme tous les "bobos" de la planète une douloureuse et incompréhensible nausée m'a envahi.
Que je me fasse bien comprendre: je n'ai pas de portefeuille boursier -ou alors insignifiant-, j'ai été salarié toute ma vie, je ne possède pas grand chose et mon train de vie est agréable mais d'une modestie qui frise l'ascétisme. Je m'intéresse à ce qui se passe aux USA depuis toujours et n'ai manqué aucune élection depuis celle de Richard M. Nixon en 1973. Les démocrates représentent plus les idées auxquelles je crois.
Dans cette élection, théoriquement, je "soutenais" Hillary Clinton sans enthousiasme. Comme l'essentiel des Français et de la presse. 

Pour les mêmes raisons qu'eux je rejetais violemment et complètement le candidat Trump pour son extrême vulgarité, son machisme imbécile, son programme stupide et dangereux, sa méconnaissance abyssale du monde, l'intelligence au ras du sol de ses fidèles et l'image détestable et caricaturale que l'homme donnait de son pays.

Pendant que la presse télévisuelle d'actualité refusait la réalité et continuait à croire à la possibilité miraculeuse d'un redressement de la situation de la dame Clinton je me disais que Trump avait sa place au milieu de chefs d'état ou de gouvernement comme Berlusconi, Sarkozy et Cameron, des hommes sans foi ni loi, irrespectueux de la Loi de leur propre pays, tricheurs dans l'âme et n'oubliant jamais leur intérêt personnel pendant leur passage au pouvoir je me demandais pourquoi les peuples brimés et exaspérés d'être traités en quantité négligeable par leur gouvernants confiaient le pouvoir à ce que la politique offre de pire. Qu'attendre d'un Trump ou d'un Sarkozy quand on est "au bout du rouleau" dans un job de misère?

Que ces gens soient, comme nous le sommes souvent, choqués par l'impunité, la nullité, les mensonges, la morgue et la vacuité des politiques justifie t'il que l'on confie le pouvoir aux pires d'entre eux et qui ne se cachent même pas?

A cet égard je me demande pourquoi Copé, crapule qui se revendique comme telle n'obtient pas de meilleurs résultats. Ni pourquoi Patrick Balkany n'a pas d'ambition supérieure.

Et j'en arrive à ce que je cherchais: Trump et Balkany sont identiques. L'aboutissement ultime du dévoiement de la démocratie.

Triste élection.

 

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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 07:00

Aussi loin que je remonte dans ma mémoire et dans le temps j'aime Jérôme Bosch peintre du quinzième siècle qui possédait un univers personnel que le temps a rendu incompréhensible et sujet à toutes les interprétations possibles.
Le religieux laisse la place au grotesque, à l'orgie, aux bacchanales, à la violence, aux démons et nul ne sait que penser de tel ou tel détail de sa peinture la plus célèbre connue sous le nom de triptyque du "Jardin des délices". Tableau visible au Musée du Prado à Madrid qui nous vaut des plans amusants des visages des visiteurs devant la toile.

L'homme-arbre est connu du monde entier et un cinéaste espagnol a eu la bonne idée de demander à des personnes très différentes de donner des clés, leurs clés, pour comprendre l'oeuvre qui le contient en son centre.
Salman Rushdie, Renée Fleming, William Christie, Orthan Pamuk, Michel Onfray et d'autres personnalités passionnantes donnent ainsi à redécouvrir des aspects méconnus de cettte peinture qui reste une énigme tant par sa composition que par ce qu'elle représente.

Sans doute, avec le temps, avons-nous perdu des éléments intellectuels ou picturaux indispensables pour comprendre le sens global du tableau en 3 volets, les rapports qu'ont les personnages entre eux et cette ménagerie parfois cauchemardesque.

J'ai aimé le passage où la belle soprano Renée Fleming chante les notes écrites sur les fesses d'un homme nu dessiné sur la toile centrale. Même chose pour le musicien qui a reconnu des instruments qu'on n'utilise plus aujourd'hui mais qu'il identifiait sans difficultés.
Les interventions de l'ensemble des personnes interrogées sont d'ailleurs à souligner pour leur intelligence et leur accessibilité.
Contrairement à ce qu'on pouvait craindre il n'y a aucun hermétisme et aucune prétention et chacun(e) donne l'impression d'avoir eu du plaisir à donner un avis érudit mais accessible.

Une fois de plus Onfray montre combien il vaut mieux que l'image caricaturale que donne de lui des médias qui ne font pas l'effort d'essayer de l'écouter (ou le lire).
Le film de Jose Luis Lopez-Linares "Le mystère Jérôme Bosch" est une excellente surprise et fait passer un bon moment tout en donnant au spectateur le rare plaisir de se sentir plus savant à la sortie.
Que de tels films trouvent des producteurs et des distributeurs est une excellente nouvelle: nous ne sommes pas condamnés à Hanouna!

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10 novembre 2016 4 10 /11 /novembre /2016 07:00
Années 60, récompenses scolaires (Paris)

Années 60, récompenses scolaires (Paris)

Tous les premiers week-ends du mois, sur les très belles allées François Verdier à Toulouse (elles partent du Monument aux Morts et s'achèvent au Jardin Royal) se tient une vraie et authentique brocante.
J'entends par authentique que les vendeurs sont des professionnels, que les prix de leurs marchandises sont (assez) élevés et que ces objets ont une valeur reconnue.
Ces précisions pour dire que, pour le moment, La Brocante des Allées attire un public choisi qui ne vient pas pour marchander des dizaines de centimes sur des habits d'enfants.
C'est hélas le sort réservé aux "vide-greniers" que je fuis comme la peste depuis qu'on y trouve conjointement un public très bas de gamme venu négocier des articles souvent très bas de gamme aussi.
J'assume mon snobisme (ou plutôt mon élitisme): je ne vais pas dans les hypermarché ni dans les centres commerciaux ce n'est pas pour en retrouver les fans ailleurs.

Je reviens donc aux Allées François Verdier. J'y vais assez souvent et connais maintenant quelques personnes. On sait mon goût pour les tables de vigne, les lampes-bouillottes et les fauteuils modernisés.

Il pleuvait ce samedi 5 novembre et les clients étaient plus rares qu'à l'ordinaire; de ce fait les stands (des tentes blanches façon camp militaire ancien régime) étaient accessibles et il était possible de rester longtemps dans celles qui nous intéressaient.

Disposant de plus de temps les exposants avaient aussi sorti des objets plus petits ou plus rares qui rendaient cette édition accueillante et plus originale qu'à l'accoutumée.

Sur une table j'ai vu des "bons-points" comme ceux que mon école communale de garçons de la rue des Bauches (Paris 16ème) remettait aux élèves méritants.. Des "témoignages de satisfaction" au dessin "république idéale" ont complété le tableau.
Le commerçant était aussi passé par la communale parisienne et nous avons (rapidement) parlé des souvenirs qu'évoquaient ces reliquats d'un passé si lointain.

Il m'a fait un prix et je suis revenu avec des bons-points et un témoignage immérités, certes, mais bien à moi. J'en aime le graphisme vieillot, l'influence carte à jouer, le message positif et l'objet lui-même.
J'imagine que les élèves d'aujourd'hui ont d'autres chats à fouetter qu'obtenir un "bon-point" et un "témoignage de satisfaction".

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9 novembre 2016 3 09 /11 /novembre /2016 07:00

Je crois être resté sans voix. A la gare de Toulouse Matabiau un besoin naturel et pressant m'a obligé à chercher les toilettes. Etait-ce le froid? une envie de pisser m'obligeait à trouver cet endroit rapidement ce qui n'est pas une mince affaire dans un établissement perpétuellement en travaux et dont la destination des locaux est changeante.

Après maintes fausses destinations j'arrive au bon endroit et une femme m'arrête en me disant: "c'est 70 centimes".

Oui, chers contemporains. Pour uriner il faut payer soixante-dix centimes.

Comment on justifie un tel coût? que penser du fait de faire payer ça?

Les bras m'en tombent.

PS: je sais l'élection de Donald devrait m'indigner... je ne réalise pas.
 

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8 novembre 2016 2 08 /11 /novembre /2016 07:00

Comme une immense partie de nos chers contemporains dès que j'ai disposé d'un peu de temps j'ai couru m'inscrire dans une chorale.
Que le solfège soit un lointain souvenir et que mes cordes vocales soient proches de la corde à linge ne m'a pas fait hésiter.
Voilà plus d'un an que je n'ai manqué aucune "répète" et que mes progrès sont aussi invisibles que les remords dans le regard de Nicolas Sarkozy.

Le chef de choeur a renoncé à dire que je chante faux car il ne ferait plus que ça.
J'éprouve du plaisir à chanter et cet exercice, auquel je porte toute mon attention et pour lequel je fais d'authentiques efforts reste sans résultat tangible.
Casserole j'étais, casserole je demeure.

Au fil du temps j'ai d'ailleurs constaté que nos soeurs étaient bien plus douées pour cet art: elles ont souvent le sens du rythme, la justesse de la note et l'oreille musicale.
Mes confrère basses et ténors sont plus rustiques.

Pour nous donner envie de nous améliorer et celui de nous faire entendre d'un public la chorale est invitée à donner des petits récitals dans des églises (répertoire oblige) ou dans des "matchs" entre chorales.
Bien que l'enjeu soit proche de zéro (le public est rien moins que sévère) la tension est forte lorsque nous arrivons pour chanter.
Mon expérience est limitée mais à chaque fois nous avons donné le pire de nous-mêmes. Comme un fait exprès nous n'avons pas respecté le tempo, pas suivi le chef, donné des notes improbables, oublié le texte, trop regardé les partitions et pas écouté les autres pupitres.
Une bérézina chorale.

Par contraste, une fois le stress évacué dans l'interprétation trop rapide de nos 7 ou 8 morceaux, nous écoutons les autres chanter et, invariablement, nous les trouvons meilleurs que nous.

Leur répertoire nous apparaît plus "évident" et la direction musicale plus souple.
(et les chanteuses.... plus belles).

Un sentiment inopportun m'envahit alors. La chorale c'est ringard, les chants sont convenus (curieux le nombre de titres que des chorales sans rapport entre elles choisissent simultanément), le discours du maire, la présentation des chants.....

Le sens de la dérision que véhicule notre société s'insinue partout et nous sommes tentés de tout moquer. C'est facile et regrettable. Mais c'est.

 

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7 novembre 2016 1 07 /11 /novembre /2016 07:02

Mon ami Alain a raison. Il me disait de ne pas me faire de souci et que si Trump était élu aux Etats Unis... eh bien il serait élu. Que je ne peux rien y changer et que finalement cela n'a pas une importance capitale pour moi.
J'admire ce recul et ce sens de la relativité dont je ne suis pas encore parvenu à les faire miens. Que l'ex-président Sarkozy, battu en 2012, dont tant d'affaires qui ne sont pas des vues de l'esprit soient à l'instruction le concernant, qui a un comportement indigne et des propos électoraux scandaleux puisse encore être dans la position d'être élu me met hors de moi.
Je n'arrive pas à m'en ficher.

En fait, depuis toujours je n'arrive pas à remettre les choses en perspective et elles me bouleversent comme si j'étais seul concerné.

Je prends fait et cause pour un cas et, du coup, sa réussite ou son échec m'impactent personnellement.

Je ne suis certainement pas le seul que la perspective possible sinon probable (nous sommes le 6 novembre) de l'élection à la tête des Etats Unis d'Amérique (pas de la principauté d'Andorre) d'un homme effroyablement vulgaire, veule, manichéen, populiste, misogyne, incapable et pas au niveau empêche de dormir.
"Libération", dans son édition de vendredi 4 novembre traitait de 4 précédents psychiatriques aux USA dont la stupéfiante névrose sexuelle (et l'exhibitionnisme) de Lyndon B.Johnson: l'article concluait que malgré ces signaux inquiétants les mandats n'avaient pas été plus catastrophiques que cela.

Ce qui augmente mon inquiétude c'est que la presse internationale focalise sur la grossièreté et le tape-à-l'oeil de Trump au lieu de souligner, l'inculture politique, la méconnaissance historique et la dangerosité de ce milliardaire limite véreux qui aurait en face de lui non plus des juges éblouis par ses fortunes mais un Poutine ou la Chine.

Madame Clinton n'est certes pas la candidate démocrate idéale et il y aurait beaucoup à dire. Mais comparée à l'effrayant Trump elle est incontournable. Puissent les Grands Electeurs avoir cette donnée en tête mardi.

 

 

 

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4 novembre 2016 5 04 /11 /novembre /2016 07:00

Dans la salle d'attente du cabinet de kiné il y a une collection de vieux numéros défraîchis du magazine "Géo".

C'est une belle revue bien faite et intéressante qui est au papier ce que "Nat Geo Wild" ou "Voyage" sont à la télévision.
Outre des reportages complets et originaux le magazine géo traite de l'actualité géographique, touristique, climatologique et écologique en évitant deux écueils: l'élitisme et être rasoir.

Dans un des anciens numéros dont je parle une page était consacrée au sanctuaire historique Inca de Machu-Picchu. Il nous expliquait qu'un nouvel aéroport, aux capacités gigantesques, risquait de déstabiliser les ruines, déjà mises à mal par un tourisme de masse incontrôlé et de plus en plus nombreux. Déjà les terrasses s'affaissent sous un piétinement permanent.
L'article précisait que l'Unesco, qui a inscrit les temples péruviens sur la liste des sites du patrimoine mondial s'indigne de cette fréquentation anarchique et des retombées de cet aéroport qui, fatalement, va attirer plus de monde encore.

Quelques pages plus loin, ou était-ce dans un autre numéro, Géo remarquait que le Vietnam, en s'ouvrant au tourisme, voyait ses plus beaux sites tels le delta du Mekong, les villages flottants de la côte ou la fameuse baie d'Ha Long menacés, eux aussi, par un tourisme moutonnier et intrusif.

On ne trouvera sans doute jamais l'idéal entre le tourisme élitiste des premières heures où seule une aristocratie financière voyageait et le tourisme de masse qui voit des charters remplis de personnes qui "font" la Thaïlande ou le Costa-Rica en espérant y retrouver leurs habitudes de consommation. Les deux sont critiquables et la seconde porte des coups fatals à des joyaux du patrimoine mondial de l'humanité.

L'exemple des "répliques" des grottes Chauvet montre que nous n'avons pas encore trouvé de solution et qu'il risque encore longtemps d'y avoir des chasses privées pour des "happy fews" comme l'ex-Roi d'Espagne Juan-Carlos d'un côté et des safaris photos pour la multitude (enfin... une multitude qui peut se payer le voyage tout de même) au Kenya.
 

 

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