Certaines femmes, souvent avantagées par un physique parfait, s'amusent à pourrir la vie de leur entourage, le tout avec un air angélique qui vous condamne si par malheur vous montrez que vous avez découvert leur jeu pervers.
Elles estiment que tout leur est dû et prennent un malin plaisir à se mêler de ce qui ne les regarde pas et, finalement, à faire se brouiller entre eux des personnes qui ont le désagrément de se trouver à leur portée.
Il faut infiniment de temps pour se convaincre qu'il y a un lien entre leurs coups de griffes et beaucoup de lucidité pour comprendre que ceux ci ne sont pas le fait du hasard.
Je parle de griffes mais elles peuvent aussi bien caresser, charmer, envoûter, ou séduire si cela leur permet d'atteindre un but qu'elles se sont fixé.
En réalité on est en face d'une véritable stratégie et celle-ci est menée comme une campagne militaire: jusqu'à capitulation de l'ennemi.
D'autant plus discrètes que venimeuses les attaques atteignent toujours leur but et celle qui les conduit offre au public qui ne voit rien ou ne comprend rien une candeur qui donne le change jusqu'à ce qu'une personne témoin devienne "victime".
Je dois paraître misogyne en mettant exclusivement au féminin ces attitudes destructrices volontaires. A ce que j'ai vu elles sont en effet quasi exclusivement féminines et, je me répète, souvent programmées et exécutées par des jolies femmes à qui, de prime abord, on donnerait "le bon Dieu sans confession". Un homme tue plus franchement.
Les attaques venimeuses et "méchantes" ont des cibles changeantes parce que c'est plus amusant de laisser reposer ici et d'allumer là. De jouir de ses méchancetés et de trouver chaque jour de nouveaux tourments à infliger à droite à gauche.
Je n'ai jamais entendu dire ni vu qu'une telle attitude soit découverte et flétrie en public comme la découverte de la laideur d'âme de la Marquise de Merteuil dans "les liaisons dangereuses".
A force les proches savent "instinctivement" qu'une-telle est à éviter ou à manier avec précaution. On l'invite moins, on a des bons prétextes pour se passer de sa compagnie ce qui la rend encore plus vénéneuse. Mais quand c'est un membre de votre famille on est contraint de faire semblant de ne rien (sa)voir.
Alors, heureusement, de telles poisons machiavéliques sont heureusement rares mais des consoeurs en devenir empoisonnent la vie des autres en marchant sur leurs traces.
Allusions perfides, inventions ou interprétations fallacieuses, réflexions blessantes, attitudes moqueuses, la panoplie est fournie de ces étudiantes en mesquinerie.
Bonne comédienne le bourreau jouera l'offensé(e) et l'attaquante la blessée avec d'autant plus de véracité qu'elle a observé ces attitudes chez ses victimes.
Je me souviens (et l'ai relaté ici) d'un spécimen rencontré dans le cadre du travail et qui m'avait "eu". Il m'avait fallu des preuves incontestables de sa noirceur pour que j'accorde crédit à ses collègues qui la détestaient et refusaient tout contact extérieur avec elle (que, de prime abord j'avais trouvée adorable!).
Le pire, je le répète, c'est d'avoir vu "clair" dans le jeu d'une de ces personnes et d'être obligé de le garder pour soi.
Le bon conseil c'est de jouer celle ou celui qui n'a rien vu, d'enregistrer sans broncher les coups (tous les coups) et de ne jamais répondre ni montrer qu'ils ont pu vous toucher.
Le mépris et la supériorité sont les seules armes pour contrer celles de ces femmes mais elle sont redoutablement efficaces.
