Julien Clerc m'a eu à l'usure: je ne l'aimais pas à ses débuts, je le respecte sans trop l'apprécier maintenant qu'il compte des décennies de métier.
Il était l'invité de l'exécrable émission de Nagui sur France Inter cette semaine et, au milieu d'un concert de flatteries il a dit ou essayé de dire quelques choses intéressantes.
Trop occupés à passer la brosse à reluire Nagui et ses "chroniqueurs" n'ont écouté que d'une oreille distraite les réflexions profondes sur son métier, sur ses succès du début et sur la discipline qu'il s'impose pour exister encore. Il leur fallait ramener le chanteur sur leur terrain, celui de la gaudriole d'avant déjeuner.
Julien Clerc a ainsi parlé de sa professeur de chant qu'il a suivie très régulièrement bien après que le succès lui soit tombé sur la tête. Il a dit combien il devait à cette vieille femme aujourd'hui décédée dans cette ambiance potache-bébête qui caractérise tant les émissions de radio ou de télévision où l'on aborde de nombreux sujets de manière superficielle, le but pour les animateurs étant de se faire remarquer par d'ineptes jeux de mots ou des plaisanteries à deux balles écrites en coulisse par un tâcheron.
Comme tous les "invités" Julien Clerc vient promotionner un disque et, en l'occurrence une Nième compilation des chansons les plus connues de son répertoire. de ce fait il est bienveillant et à sa voix on entend qu'il fait le job sans s'impliquer plus que ça.
Comme tout le monde il a des impôts à payer!
De manière tellement convenue que c'en est risible Nagui s'attarde sur un des paroliers (Etienne Roda-Gil) qui a écrit pour Clerc des chansonnettes aux paroles absconses. Il crie au génie pour l'une d'elles qui parle de l'engagement dans la chanson, vieille tarte à la crème qu'on lisait dans les années 80 dans n'importe quelle revue progressiste!
Bref ça ronronne sec et les.... disons "chroniques" des amuseurs volent au ras des pâquerettes naines un bon moment sans que Julien Clerc puisse, à aucun moment, élever le débat et nous intéresser à sa carrière. Du vu, entendu, lu partout encore et toujours.
Comme je plains ces vieilles gloires qui doivent désormais servir de faire valoir à des Nagui, des Hanouna ou des Sébastien. C'est pathétique et désolant.
...Et ennuyeux.

