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19 septembre 2016 1 19 /09 /septembre /2016 07:00

Il y a des combats de titans. On se souvient des plus fracassants: la Peugeot 504 ou la DS 21? Les Beatles ou les Rolling Stones? les mini ou les maxi-jupes? Dali ou Picasso? Sartre ou Camus? Bardot ou Marilyn?

En cette époque ô combien étriquée le choc des mastodontes se joue entre Cyril Hanouna et Yann Barthès.

Je me garderais de les départager tant l'un et l'autre sont ce que l'époque fait de mieux en matière de charisme et d'intelligence.

Dans deux cents, dans trois cents ans on parlera encore de la pensée de Cyril Hanouna, un homme dont la hauteur d'esprit fait honneur à l'Humanité toute entière.

J'ai une amie médecin qui fait de la recherche sur les rétrovirus. Dans le public. Les moyens mis à sa disposition sont ridicules comparés à ceux dont disposent les deux génies cités plus haut pour endormir toute velléité de révolte chez les jeunes de 15 à 30 ans.

Est-ce "normal", est-ce acceptable? je n'en jurerais pas.

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16 septembre 2016 5 16 /09 /septembre /2016 07:00

Jusqu'à il y a quelques années je ne fuyais jamais les disputes et, au contraire, je les affrontais en ajoutant une dose mortelle de mauvaise foi et en utilisant des arguments regrettables qu'on ne me pardonnait pas.

Pour moi, avant que ne décide d'avoir une autre attitude, l'important était d'exprimer ma colère au besoin en l'exagérant.

Cette mauvaise habitude, en en faisant aux autres m'a aussi fait beaucoup de mal et, si j'oubliais presque instantanément les horreurs que j'avais dites mes interlocuteurs étaient loin de faire de même. J'ai beaucoup froissé et principalement des personnes que j'aimais.

Depuis, sans le vouloir, je suis tombé dans le travers opposé: dès que je sens que je vais dire des choses désagréables, dès que je sens ma colère monter j'applique le principe du livre de Henri Laborit (1976) dont j'aime bien le titre: "Eloge de la fuite": je m'esquive et je n'affronte plus la contradiction.

Hélas! cette attitude n'est pas meilleure que celle qu'elle était censée corriger et me frustre d'autant plus qu'on ne m'en sait même pas gré! Je ne m'énerve pas et je ne donne pas dans la provocation et cela n'est pas mis à mon crédit.

Par deux fois récemment j'ai voulu éviter la dispute et ai obtenu une rancoeur plus grande encore que si je l'avais menée.
C'est à n'y rien comprendre... comment font les autres?

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15 septembre 2016 4 15 /09 /septembre /2016 07:00

Cette pauvre Fleur Pellerin a payé cher son impossibilité à citer un livre du récemment nobélisé Patrick Modiano. Tout ce que notre pays compte de "culturés" s'est jeté sur la malheureuse ministre de la culture et l'a déchirée à belles dents. Ne pas citer sur le champ un livre écrit par Modiano: Plus qu'un crime, une faute. C'était une tempête dans un verre d'eau.

Edouard Baer, sur une radio luxembourgeoise de grande audience est venu, cette semaine, faire de la retape pour les lectures de "Un pedigree", qu'il reprend sur une scène de théâtre parisienne.

En général je n'apprécie pas ce comédien élitiste mondain dont je ne parviens pas à croire à la personnalité qu'il s'est patiemment constituée. J'ai l'impression que son humour et sa nonchalance sont ultra-fabriqués...
Mais je dois le reconnaître il a bien parlé du "pedigree", en donnant envie de lire le livre et de voir son spectacle.

Moi 4 Fleur Pellerin 0. J'avais déjà lu 4 livres du prix Nobel de littérature et, je n'ose l'écrire, je les avais tous trouvés ennuyeux et sans intérêt. Seul "Dora Bruder", peut-être, méritait un satisfecit mais certainement pas cette dévotion presque religieuse des exégètes énamourés des rubriques littéraires.

J'ai donc lu "un pedigree" et ai trouvé le bouquin profondément rasoir. L'écriture est ennuyeuse au possible. C'est froid, lointain et le prétexte est microscopique.

Fleur Pellerin peut revenir: elle n'a commis aucun crime!

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14 septembre 2016 3 14 /09 /septembre /2016 07:00

Je crains que la gérante actuelle de la franchise Le Pen ne soit plus très loin du jour où elle aura des députés en nombre suffisant pour faire appliquer son "programme".

Les candidats probables à la présidentielle de 2017 sont tellement moralement et politiquement déconsidérés que ce risque, que je considérais impensable, se renforce jour après jour.

Mais laissons-là la désespérance locale pour penser à l'incroyable campagne électorale américaine. Sans y croire tellement cela m'a paru invraisemblable j'ai appris que Donald Trump avait répliqué à une allusion sur la petitesse de ses mains que chez lui une autre partie du corps était "bien proportionnée".

Oui, un possible président de la première puissance mondiale s'abaisse à de tels "arguments". Même Sarkozy (dont on n'a pas oublié le puéril "avec Carla c'est du sérieux") n'aurait pas osé parler de la taille de son sexe. On est là dans les abysses du débat électoral et il est à craindre que Trump, si par malheur il venait à être élu, plongerait le monde dans un chaos dont on peine à imaginer les formes. Songez à Poutine, à Erdogan et à tant de dangers à peine contenus actuellement et mettez les en face de ce guignol grotesque et caricatural... Vraiment, en y pensant, il y a de quoi frissonner.

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13 septembre 2016 2 13 /09 /septembre /2016 07:00

Sous couvert de "générosité" et d'offrir des voyages ou des cadeaux de prix certaines compagnies d'assurances ou certaines mutuelles proposent des bilans de santé à leurs clients ou à ceux qu'ils considèrent comme des prospects. Generali est la tête de pont de ces compagnies certainement très bien intentionnées.
Cependant je ne crois pas qu'elles agissent pour le bien-être de ces clients. Du moins pas uniquement. Leur raison d'être, nous le savons et l'acceptons tous est "de faire de l'argent". de faire des bénéfices en assurant des risques calculés. In fine leur but est d'engranger le plus de cash possible et de rémunérer grassement leurs actionnaires.

Ces derniers ne sont pas réputés pour leur désintéressement ni pour leur amour de leurs prochains..


Je crois que ces "bilans de santé" ne sont pas couverts par le secret médical et que les informations concernant la santé des particuliers intéressent beaucoup de monde. Maladies familiales, comportements addictifs, cancers, diabète.... voilà des informations qui, tombées en de mauvaises mains (et Dieu sait si elles sont nombreuses) pourraient être exploitées et pas toujours à l'avantage des assurés.
On nous dira que le secret professionnel est là pour empêcher cela. Fort bien mais le secret professionnel engage le médecin vis à vis de son patient pas la mutuelle vis à vis du sien!

Cette volonté des assurances et mutuelles de connaître nos états de santé et nos comportements risque, à terme, de nous laisser nus et sans défense quand les buts réels, bienveillants et humanistes certainement, apparaîtront au grand jour.

J'ai reçu une lettre de Malakoff Médéric me proposant de réaliser un "bilan de prévention". Le courrier est bien fait et pourrait presque laisser croire que ma santé "et celle de mon conjoint" les intéresse.

Je pense que, à l'avenir, comme aux USA, certaines pathologies vous feront radier des services médicaux et seront à votre charge. En répondant à ces demandes faussement serviables nous nous livrons aux intérêts de groupe qui le sont beaucoup moins.

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12 septembre 2016 1 12 /09 /septembre /2016 07:00

Charlotte Delbo a été déportée à Auschwitz comme politique (elle était communiste) et résistante. Elle a survécu aux prisons, au trajet vers la Pologne et au camps. Non-juive elle faisait partie de ces personnes que les nazis nommaient "nuit et brouillard" ce qui disait clairement le sort qui leur était réservé. la mort était, normalement, au bout.

Cependant les bourreaux n'avaient pas été conditionnés pour haïr autant les non-Juifs, fussent-ils communistes que les Juifs. Triangle rouge, n°31 661, Charlotte Delbo avait en elle des ressources personnelles dues à son combat et aussi de sa non appartenance à la religion juive qui lui ont peut-être permis de survivre et d'en revenir vivante.

Elle a raconté, dans des ouvrages concis et sans pathos inutile, son expérience des camps et particulièrement dans un livre (éditions de minuit) au magnifique titre emprunté à Apollinaire: "Aucun de nous ne reviendra". Comme d'autres témoignages de l'indicible celui-ci met à nu la personnalité de son auteure et c'est une femme magnifique qui se livre dans des pages qui vont hanter le lecteur pendant longtemps.
Il y a une dimension parfois oubliée dans l’œuvre d'anéantissement des "ennemis du Reich" qu'a été le système concentrationnaire nazi, camps de travail et camps de la mort confondus: cette dimension c'est la volonté de faire souffrir, moralement et physiquement les personnes tombées aux mains du système. Beaucoup souffrir. Avant la mort.

Cette souffrance était appliquée sans distinction aux hommes, aux vieillards, aux femmes et aux enfants. Non contents de les exterminer avec une brutalité monstrueuse les nazis s'arrangeait pour les humilier, les battre et les torturer avant de les anéantir. Il s'agissait de faire renoncer à leur humanité celles et ceux qu'on massacrerait ensuite.

Dans le livre de Charlotte Delbo la torture du froid et les conditions de "travail" dans les marais ou la brutalité sauvage employée (inutilement) dans la création du jardin démontrent cette opération de déshumanisation. Ces traitements qui relèvent de la torture n'étaient pas dus au hasard ou à des personnalités dérangées mais étaient l'accomplissement d'un plan méthodiquement appliqué.

Le cœur se serre à la lecture du passage de la jambe artificielle et à celui du ruisseau dans lequel un SS envoie son chien pour le souiller plutôt que de permettre aux esclaves pathétiques de pouvoir étancher leur terrible soif.

Cette cruauté là, ce plaisir d'infliger des douleurs à ceux qu'on désigne comme des ennemis ou, pire, comme des parasites à éliminer n'a pas disparu avec la chute des nazis. On devrait y songer plus souvent et des livres comme celui là y contribuent.

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9 septembre 2016 5 09 /09 /septembre /2016 07:00

Beaucoup l'ont dit et écrit, voire filmé avant et mieux que moi. Une maison possède parfois une véritable personnalité et lorsqu'elle est vendue elle semble donner le meilleur d'elle-même en guise d'adieu.
Pierre et Marie sont morts l'un en 2012 et l'autre en 2014. Ils n'étaient vieux ni l'un ni l'autre et leur disparition en plein été a été une épreuve si cruelle et si "soudaine" que personne, parmi leurs proches, n'en est encore revenu. Marie n'avait pas cinquante-cinq ans et sa personnalité manque quotidiennement à ceux qu'elle aimait.

Marie et Pierre étaient tombés amoureux d'une grande et belle maison en pierre de taille, lovée près du Gers et située à la sortie de la petite ville d'A***. Amoureux! il fallait au moins ce sentiment qui transporte mais qui, souvent, trouble la vision et pare l'être aimé ou, comme ici, la chose aimée de vertus qu'elle ne révèlera pas toujours pour qu'ils achètent cette vaste propriété.
Cet amour-passion du départ, ce coup de foudre initial n'a jamais été démenti. Dieu qu'ils l'ont aimée, choyée, servie cette maison.

Chacun les aidait à sa façon: je taillais les haies, ni droites ni régulières tandis que d'autres refaisaient une clôture, la peinture, les volets ou le "pigeonnier". Naturellement Pierre, perfectionniste multitâches donnaient la meilleure part et s'attelait à tous les travaux. Ébénisterie, maçonnage, plomberie, étanchéité, jardinage, taille des arbres, pose de fenêtres ou d'étagères...

D'ordinaire une maison de campagne n'est qu'une succession de travaux, tous urgents. La leur trépignait littéralement tant il y avait à faire. Pierre s'y est épuisé. Littéralement.

Marie travaillait beaucoup et sa passion (et ses talents) étaient surtout consacrés au gigantesque jardin qu'ils ont mis plus de vingt ans à domestiquer. Je ne m'étendrais pas sur la variété de fleurs et de fruits qui furent plantés et recueillis à A***. On en repartait toujours avec un panier plein et des bouquets qui embaumaient la voiture.
Malgré ce travail incessant les innombrables portes de la propriété, jardin et maison, étaient toujours ouvertes. Il y avait des tables grandes comme dans les auberges d'autrefois et la table était bonne et elle aussi ouverte.

Quels cuisiniers! quelle maîtresse de maison, quel bricoleur! quelle hôtesse. Cette maison semble, aujourd'hui encore, vivre sur ce passé à la fois récent et déjà lointain. Comme si le souvenir de ces bons moments tardait à s'effacer.

Depuis leur disparition la vente de la maison s'est imposée. Leur rêve était trop personnel et il est inachevé. Impossible de se mettre dans leurs pas. Leur fille aînée a bien essayé mais c'est une tâche trop ardue et financièrement hors d'atteinte. Nous disions que seuls, un couple qui éprouverait un coup de foudre similaire à celui de Marie et Pierre était susceptible de prendre la suite.
C'est arrivé. Un homme et une femme, sans doute téléguidés de "là-haut" par mes amis Pierre et sa femme viennent de l'acheter après en être eux aussi tombés amoureux. Ils en parlent comme d'une personne et la personne en question est la même que celle d'il y a vingt ans.

Alors nous aidons Amélie à la vider, nous l'aidons à désigner ce qui va aux vide-greniers, ce qui va aux enchères etc. C'est à la fois drôle et triste. Qu'ils en avaient accumulés des choses!

Ce dimanche la maison était plus belle que jamais. Le soleil la mettait en valeur comme pour la faire encore plus regretter. Les arbres étaient splendides et cet après midi d'été était un écrin digne du rêve de ce couple de nos amis qui a été si beau et si grand.

Il me sera difficile, lorsque les nouveaux propriétaires en auront pris la direction, de passer devant. Déjà la tristesse m'envahit lorsque j'oublie, un fugace instant que non, Marie ne va pas sortir du "Loft" ou de la cuisine, un ciseau à la main, pour couper de la ciboulette alors pensez: quand je ne pourrais plus fouler les allées de cailloux blancs que j'ai tant de fois ratissées...

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8 septembre 2016 4 08 /09 /septembre /2016 07:00

Le numéro de "Thalassa" de vendredi 2 septembre 2016 était à la fois révoltant et déprimant. Je regarde de temps en temps cette émission qui est le plus souvent neutre. Elle n'est que rarement agressive et les sujets abordés le sont pratiquement toujours sous un aspect bienveillant. Le contenu est rarement creux et ce programme, malgré son ancienneté et la forme un peu vieillotte qui est la sienne, est un luxe d'intelligence et de qualité dans ... un océan de médiocrité.

Hier vendredi un long et fastidieux reportage était consacré aux fameuses "boues rouges" qui polluent dangereusement, au su de tout le monde, les calanques autour de Cassis, dans ce qui est une réserve naturelle. Des tonnes de métaux lourds sont versés dans la Méditerranée par une société du groupe Pechiney qui empoisonne en conscience hommes, mer, nature et faune depuis au moins cinquante ans.

Les politiques du coin (Gardanne) laissent faire (chantage à l'emploi: on ferme l'usine -1500 salariés- si vous bougez) tandis que les politiques nationaux se rejettent honteusement la patate chaude.
Il fallait le voir pour le croire: Ségolène Royal, dans une fonction de ministre de l'environnement qu'elle occupait déjà il y a 20 ans dénonce aujourd'hui le premier ministre Manuel Valls qui a récemment signé l'autorisation de continuer à polluer.
Je résume: une ministre accuse son patron de forfaiture à la télévision.

Il est vrai que la ministre est l'ancienne compagne du Président de la République et qu'à ce titre elle fait et dit absolument ce qu'elle veut.
Encore et toujours ces moeurs affligeantes et antidémocratiques de République bananière...

Le document était crispant par ses "tics" comme celui qui consiste à nous prendre, nous spectateurs, pour des benêts indigents à qui il faut tout expliquer : "Ouh que c'est pas beau l'arsenic! que c'est vilain le cadmium". Il y avait aussi la "chargée de com" de la société qui rejette les boues rouges qui était grotesque (mais le gag de l'interview muette allait bien 2 fois) et les analyses de l'eau qui prenaient trop de temps.. Ah! ce bocal de liquide orange qu'on exhibait en permanence! mais on sortait de la diffusion de ce reportage accablé.

On n'a pas eu le temps de se remettre! le document suivant était consacré à la pollution des mers et des océans par le plastique.

C'était trop! la décharge à ciel ouvert au Liban et les vues sous-marines m'ont fait éteindre Pernoud et ses cauchemars.

Les programmes intelligents sont parfois aussi lourds à regarder que le tout-venant de la médiocrité.

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7 septembre 2016 3 07 /09 /septembre /2016 07:00

Ce mercredi matin 31 août 2016, 6H54 je suis encore à paresser au lit et entends, de loin, la radio que ma femme a allumée et qui diffuse le programme matinal de France Inter.

Je n'entends pas tout et les interventions féminines, par exemple, n'arrivent que très atténuées sur mon oreiller bleu nuit.
Cependant je perçois nettement cette atmosphère enjouée de l'équipe du "7/9" qui fait ce qu'il faut pour que sa bonne humeur soit communicative.
Je ne peux m'empêcher de penser que la formule a vieilli, Cohen est sympa mais... on l'a déjà beaucoup entendu. Morin fait peut être se gondoler Nagui et le public des studios, ses blagues "Carambar" et son humour années 70 ne sont pas au niveau.
Et puis les rubriques s'enchaînent, sans la moindre surprise: la météo, la folle qui voit des génies dans le moindre musicien qui fait un accord en ré, le point route, l'analyse du départ d'Emmanuel Macron..J'enfonce ma tête dans l'oreiller marine en me disant que, décidément, le changement aurait du bon.

Hélas, chaque année on prend les mêmes et c'est reparti. Elkabach et Bourdin, qui tuent le métier plus sûrement encore que les écoles de journalisme sont fidèles au poste sur les radios concurrentes (si peu concurrentes....). Le ron-ron s'installe qui doit nous anesthésier sans nous brusquer. Messieurs Bolloré, Dassault et Danone et leurs coreligionnaires des CAC 40 et suivants veillent à ce que ça se passe sans à-coups.

La rentrée est ce moment où l'esprit est encore à la plage, à la montagne, à la campagne ou à l'étranger et pendant lequel on retombe doucement et sans trop s'en formaliser dans les rites agaçants de l'année pensés pour nous par d'autres.

Thomas Legrand, le type en charge de l'économie, la dingo des disques et Patrick Cohen sont un des anneaux de la chaîne qui relie notre corps au boulet de bagnard des habitudes. Pas le pire mais pas le moins serré.

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6 septembre 2016 2 06 /09 /septembre /2016 07:00

Du fait de mon remariage il y a un an je me retrouve avec une kyrielle de beaux-frères comme je n'en ai jamais eu dans ma vie.

Je précise tout de suite que j'ai beaucoup de chance: les frères de ma femme me conviennent parfaitement et je les apprécie beaucoup. Les maris des sœurs de ma femme me conviennent aussi, merci.

Jusqu'ici j'avais 3 beaux-frères qui avaient respectivement épousé chacun l'une de mes 3 sœurs. Avec l'un les débuts furent aussi difficiles que la relation est calme et apaisée maintenant. Quant aux deux autres je ne les connais pour ainsi dire pas, les voyant 5 minutes tous les 3 ans. Et encore, les années fastes.

Ma première femme avait un frère qui était donc mon beau frère que j'aimais bien et qui a eu le mauvais goût de disparaître jeune. Il reste à jamais mon beau-frère.

Le mari de la sœur de ma première femme a été un convenable beau-frère le temps qu'a duré mon mariage avec sa belle-sœur. Depuis le 15 août 2008 plus le moindre signe de celui que j'appréciais et voyais au moins une fois l'an.

Il fait sans doute partie de ces gens éclairés pour qui le divorce est (encore) une énormité et un pêché capital. Il ne me manque plus ou pas.

Dimanche dernier nous étions 6 beaux frères (3 frères de ma seconde femme et 2 maris de ses sœurs ... et moi). Ce fut une belle journée et un scénariste de cinéma n'aurait pas osé inventer les dialogues et les situations de peur de "forcer le naturel" et de sembler faux.

L'entente était parfaite et les trois "vrais" frères se sont promis de flanquer, à la pétanque, une raclée aux "jolis" (traduction gasconne de "beaux-frères") bien décidés, eux, à ne pas se laisser faire.

Pagnol et sa partie de cartes était dépassés tant l'humour des répliques et l'ironie des situations était belle. On trichait, on se disputait sur des millimètres, on se volait nos boules, on lançait le petit n'importe où, on ne savait plus compter. Un jeu formidablement drôle et amical.

En changeant de femme j'ai vraiment fait un saut qualitatif question beaux-frères!

PS: les vrais frères et les beaux frères ont été à égalité parfaite à la fin des 2 parties: on sait être classe dans la patrie du rugby.

... Même à la pétanque.

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