Samedi 25 juin c'était, à ce qu'on m'a raconté, la folie au centre commercial de St Orens de Gameville (31). Une foule piétinante et hurlante, indisciplinée et bigarrée se pressait dans les allées. Excités les très jeunes gens des deux sexes qui la composaient s'étaient donnés rendez-vous, nombreux, pour voir Nabilla, une fille dont la notoriété est due à sa plastique reconstituée et à une certaine vivacité de comportement et de vocabulaire.
Nabilla, qui doit posséder 50 mots de vocabulaire, a écrit un livre et elle le dédicaçait au supermarché ce jour-là.
Elle n'est pas actrice, n'a jamais joué à la télévision, sait sans doute à peine lire, écrire et compter, ne s'intéresse à rien et n'est pas connue en fait pour autre chose que sa très grande inculture, sa bêtise, son bon sens et son physique passe-partout de "bimbo" passée sous le bistouri. Et aussi, accessoirement, pour les coups de couteau qu'elle a donné à son alter-ego masculin, un garçon dont le regard est moins expressif que celui de certains bovidés..
Une preuve, s'il en fallait encore, de la pauvreté sans fond de notre époque et du degré d'abrutissement consenti d'une partie de la population.
On me rétorquera qu'ils ne font pas de mal et qu'elle exploite un filon. Sans doute. Il n'empêche: qu'une foule vibre pour une telle dinde, hors Thanksgiving, c'est alarmant et/ou triste.
