J'ai entendu une réflexion d'Antoine de Caunes qui disait qu'il n'en pouvait plus des
romans policiers (ou des films) ayant un serial killer comme "héros".
Et, juste après, j'ai revu "le Silence des agneaux" qui traite justement des serial
killers avec force détails.
C'est un film qui n'a que 10 ans mais qui date déjà. On a assisté à une telle escalade
depuis qu'il est dépassé.
L'excellent Dexter même a donné un coup de vieux aux films traitant de ce sujet.
Dans le "silence des agneaux" un tueur en série aide le FBI a en identifier puis
arrêter un autre.
En 1991 ce sujet était encore nouveau et Jonathan Demme, le réalisateur, avait
réussi un film étouffant et terrifiant.
La scène où la future victime comprend qu'il y en a eu d'autres avant elle est des
plus effrayantes.
Il est certain que les films racontant des histoires d'assasins hors du communs sont
plus "payants" que ceux qui raconteraient la vie d'employés modèles. Cependant cette
fascination pour des malades monstrueux finit par être fatigante.
Surtout qu'il y a une surenchère permanente pour être plus ignoble et plus
grandiloquent à chaque fois.
Nous, lecteurs ou spectateurs, on finirait presque par avoir l'impression que les tueurs
en série sont nombreux et partout alors qu'ils sont extrèmement rares, surtout en Europe.
Alors, le filon ayant fait ses preuves on n'est pas prêts de voir ces histoires un peu
grand guignol de meurtriers timbrés, de profileurs géniaux et de policiers concernés
se tarir.
On continuera à les filmer jusqu'à ce que les spectateurs et/ou lecteurs passent à
autre chose.
