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8 novembre 2010 1 08 /11 /novembre /2010 19:35

le plus grand symbole de notre époque c'est le "zapping". Par zapping je veux parler de cette drôle

d'habitude qui consiste à passer d'une idée à l'autre, d'un concept à un autre, d'une image à une

autre etc, sans suite et sans logique.

Lorsque l'on regarde un film tourné il y a plus de vingt ans on est frappé par la lenteur des plans et

presque choqué par le décalage avec ce qui fait notre quotidien.
Le silence, en télé comme en radio, est traqué et éliminé, les chroniques, les images, les sons tout

se conjugue pour occuper "le temps de cerveau disponible"...

...à le rester.
Cette folie zapping est directement issue du monde de la publicité. Les images coûtent cher et

les spots doivent tout dire en un temps très court.
Voilà pourquoi toutes les émissions de radio ou de télévision sont construites sur le même

principe: des "nouveautés", du mouvement et, à la fin, du vide sans la conscience du vide.
Si! parfois, quand on est resté devant un "talk" ou qu'on a écouté une émission radio on se surprend

à se dire: "mais que puis-je retenir de ce souffle d'air? de ce creux scénarisé?".

 

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4 novembre 2010 4 04 /11 /novembre /2010 14:57

On dit que la chose livre est condamnée. On dit que le livre et l'écrit sont de plus en plus

ignorés et que les générations actuelles s'informent différemment.
Comment se fait-il, alors, que le moindre politique ou la moindre starlette télévisée

publie toutes affaires cessantes qui un recueil de ses "idées" qui ses "mémoires"?

Lorsque l'on se promène à la FNAC ou au VIRGIN on est effaré de voir des livres

signés par de médiocres présentateurs inamovibles de J.T, par des participants

à des émissions de téléréalité ou des fausses gloires de la chanson, du cinéma ou

du sport.
Ces gens là ont-ils donc quelque chose à raconter? il y aurait des personnes pour

acheter, cher,  des livres intitulés "la Bretagne de PPDA"? mais franchement... qui

ça peut intéresser?

Pourquoi pas "comment j'ai vaincu ma migraine" ou "Comment j'ai résolu mon

complexe d'Oedipe" par Miss Météo?

Ces livres doivent bien se vendre, je n'imagine pas les maquignons des éditions les

publier à perte.
D'ailleurs, souvent, ces livres d'une demie-saison se retrouvent sur les étals des

soldeurs, des bouquinnistes ou des vide-greniers.
C'est ébouriffant de penser que l'on publie, au détriment d'oeuvres ignorées, des

textes bâclés, rédigés par des "nègres" et qui trouvent preneur pour les mêmes

mauvaises raisons qui font que la presse people est florissante: ces "vedettes"

proches de Monsieur et Madame Toulemonde ont eu pour eux la caisse de

résonnance qu'est le monde médiatique. Le sieur Poivre, s'il n'avait pas encombré

le petit écran de sa calvitie camouflée et de sa suffisance bien visible pendant tant

d'années ne serait pas publiable.
Comme il doit conserver un pouvoir de nuisance la critique rend compte de sa

production et des mèmères achètent ces tristes ersatz de livres.
Triste époque, une fois de plus.

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3 novembre 2010 3 03 /11 /novembre /2010 18:46

Avec les appareils photos numériques il est presque impossible de rater une photo.
On peut les visionner immédiatement et faire disparaître celles qui ne conviennent pas.
On peut, sur l'ordinateur, retoucher une ombre ici, un défaut là.
A moins de le faire exprès les photos sont donc toutes réussies.

Pour voir des photos floues, bougées, ratées quoi, il faut aller dans des expos-photos

ou dans les pages photos des magazines spécialisés!

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2 novembre 2010 2 02 /11 /novembre /2010 22:43

Gerald Dahan vient de quitter l'antenne de France Inter. A ses multiples interventions

du week end on a cru comprendre que ce n'était pas sa volonté.

Il invoque une censure politique liée à un éditorial qu'il a fait la semaine dernière.
J'ai entendu le debut de son intervention avant d'éteindre la radio tant je l'ai trouvée

stupide.

Je déteste cette "mode" de prendre des voix de canards pour asséner des conneries

à un invité dont on a coupé le micro.

Naturellement je n'ignore pas qu'il s'agissait ici d'une imitation mais ces imitations

sont si mauvaises et si nombreuses qu'elles ne ressemblent à rien.
et puis... pourquoi se cacher derrière la voix d'un autre pour déblatérer?

Le dit Dahan est plus à sa place sur "Rires et Chansons" que sur France Inter.
Ses imitation bâclées et ses textes approximatifs n'ont rien à voir avec le ton de cette

antenne.

Il se pousse du col pour intégrer le clan des subversifs. il n'est qu'un de ces ricaneurs

qui allient inculture et contentement de soi.

Sa chronique contre Alliot-Marie était bêtasse et grossière. C'était de la fausse provocation

et de la vraie muflerie.

... Comme toutes ses chroniques.

Qu'il ait été remercié n'est pas un scandale. Qu'on ait engagé un tel zozo en est un.

A mes yeux.

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29 octobre 2010 5 29 /10 /octobre /2010 09:13

Hier j'ai regardé "le Grand Journal" sur Canal+. Je regarde de temps en temps cette émission

qui est la quintessence de ce qui se fait (ou pas) en cette année 2010 en France.
Comme sur la chaîne honnie TF1, tout s'articule autour des "pages de publicité": de longs

tunnels à la gloire de produits inutiles vantés par des consommateurs improbables.
La présentation est assurée, d'ordinaire, par un vieux routier des médias pour qui tout se

vaut, Balladur et Bryan Ferry, Martine Aubry et Lorie, Céline Dion et Gisèle Halimi,

Brel et Bruel. L'homme n'est pas déplaisant mais il ne parvient pas toujours à masquer

son ennui et/ou son cynisme.
Comme cela se fait partout il est entouré de faire-valoir euh... pardon, de "chroniqueurs"

à qui on demande de faire court et surtout de rester dans l'air du temps.
On ne vient pas regarder "le Grand Journal" pour s'informer mais pour se confirmer qu'on n'a

pas dévié de la norme.

Ces chroniqueurs sont plutôt, eux aussi, sympathiques même si leurs interventions

calibrées sont ultra-attendues. Ils vont au secours du succès, adorent les vaches sacrées

et fustigent tout ce qui n'est pas dans l'air du temps.
Ils sont tous capables, sur le plateau, de faire un procès de Moscou (pour rire...quoi que...)

si l'invité est pas bien.

Ali Badou, l'un des chroniqueurs, obligé de lire des quantités de livres pour les résumer en

une phrase avant la pub remplaçait, hier, le maître de maison parti recharger ses batteries

dans un paradis de corail lointain. (on l'imagine mal à Perros-Guirec!).

Il essayait de bien faire mais malheureusement l'invité était retors. Michel Rocard, sans

doute échaudé par un ancien passage chez Ardisson (la fameuse fois où l'animateur lui

a demander si "sucer c'était tromper", on voit le niveau) semblait décidé à donner des

réponses aux questions et à ne pas se laisser enfermer dans le format de l'émission.
Ali Badou, dans l'incapacité d'envoyer le tunnel de spots à l'heure était dans la douleur: ça

se voyait presque physiquement.
Aux questions réductrices, aux gimmicks bébêtes de l'émission Rocard opposait une parole

réfléchie et, surtout, complète et argumentée.
Le plateau était en transe. L'invité ne jouait pas le "jeu", on ne pouvait pas ricaner bêtement

entre happy fews branchés.
C'était à se tordre: rien ne fonctionnait: Michel Rocard prenait de plus en plus de temps pour

répondre; il négligeait les railleries du public sélectionné pour sa télégénie (il y a génie dans

le mot mais c'est un faux-ami) et se moquait d'être dans les temps ou pas.
Les "rubriques" se sont suivies, le "zapping", le "Petit journal" mais ça ne fonctionnait pas:

la dérision qui est la marque de fabrique de ce genre d'émission suintait et la machinerie

obscène du spectacle éclatait sur l'écran.
Denisot, en vrai professionnel, sait comment rythmer un tel jeu du cirque. Avec lui on ne sent

 que vaguement que les invités sont moins importants que le background et que la publicité est

le message principal de l'émission.
Avec son successeur d'un jour et son invité malcommode le refoulé a sauté à l'écran. Sur

canal+ on vend aussi du temps de cerveau pour Coc-Cola. Mais on le fait avec anesthésie.

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28 octobre 2010 4 28 /10 /octobre /2010 17:27

Elle est de l'insupportable Eric Woerth, l'encore ministre du travail qui vient de faire voter l'inique

loi sur les retraites concoctée à l'Elysée.

il s'agit d'un échange sur ladite loi qu'il a eu avec Martine Aubry. C'est "le Nouvel Observateur

qui le rapporte:

- "Savez-vous que nous avons un point commun? Nous avons tous les deux travaillé chez
Péchiney. Mais si vous y avez connu la direction générale, moi j'y ai commencé comme ouvrier".

 

Il est précisé que lLe ministre y a fait un stage de 3 mois à sa sortie d'HEC.

 

Vite, le goudron et les plumes

 

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28 octobre 2010 4 28 /10 /octobre /2010 09:45

...je veux parler des pantalons portés si bas qu'on voit le slip, le caleçon, le shorty,

 le string la raie des fesses,ou même le cul de celles et ceux qui font ainsi.
Tout à l'heure un boutonneux vilain et sans doute très con faisait du skate devant moi.
Sa raie velue m'a donné envie de gerber. Quelle mode con.

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26 octobre 2010 2 26 /10 /octobre /2010 21:14

Il y a quelques années un mini scandale avait été crée parce qu'une grande surface

avait publié une annonce pour recruter un vendeur blanc.
En fait il fallait lire "spécialiste des produits blancs: lave-linge, frigo,lave-vaisselle.
Le Mrap, le schplouf et le bing avaient, naturellement, porté plainte et les tartuffes

des médias embrayé sur le scandale du recrutement raciste.
Il y a quelques jours un vieil idiot a dit que les noirs ne travaillaient pas........

Tintamarre sur les ondes: ouh l'affreux raciste, beurk l'immonde salaud.
Dans une époque où l'on veut interdire "Tintin au Congo" il ne fait pas bon déconner

sur les supposées caractéristiques des uns et des autres.

Lorsque j'étais petit je mangeais des "têtes de nègres" (c'était des réglisses à 1ct),

on buvait du chocolat Banania dont le slogan était "y'a bon Banania": on n'était pas

plus racistes qu'aujourd'hui et personne ne se choquait de çela.

Aujourd'hui, plus que jamais, les planqués des médias qui vivent comme des nababs

entre Mégève, St Germain des Prés, le Luberon et autres endroits ou la "mixité

sociale" est tout sauf évidente, se donnent bonne conscience à moindre prix en

dénonçant le racisme avec des mines dégôutées alors qu'eux-mêmes pratiquent

un apartheid sournois .

Ils ont leurs "beurs" ou noir prétexte, un Djamel Debbouze ou un Omar mais là

s'arrètent leur antiracisme.

Combien de noirs patrons du CAC40? combien de beurs dans les conseils

d'administrations? combien de journalistes noirs ou beurs bien payés  à l'express?

à Liberation? au Nouvel observateur? chez Marianne? au Point?

Ils vont tous nous soûler avec le film sur la "Vénus noire", un film par principe génial,

mais c'est une posture et ils sont bien les seuls à penser que ça ne se voit pas.

Si on se mettait à remplacer des journalistes usés (Danièle Heymann, les frères

Duhamel, Barbier, Suffert et tant d'autres) par des nouveaux journalistes issus de ces

minorités alors oui je croirais à leur sincérité.

Ces perpétuels donneurs de leçons et leurs fausses indignations m'exaspèrent.

Ce qu'a dit le vieux descendant de parfumeur est du niveau de "les rousses sentent

fort", "les prêtres sont tous pédophiles", "les blondes sont stupides", "les chinois

en ont une toute petite"etc etc: des conneries sans importance.

 

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24 octobre 2010 7 24 /10 /octobre /2010 13:35

Bertrand Delanoë bénéficie, contre vents et marées, d'une côte ensoleillée dans les sondages.
Qu'il soit affreusement mauvais perdant comme lors de la candidature de Paris à l'organisation des Jeux Olympiques qu'il présidait ou au congrès socialiste qui a vu sa rivale, Martine Aubry, lui souffler la place...

Outre ce caractère malcommode, le maire de Paris est l'archétype du raseur pontifiant et un des plus fins utilisateurs de la langue de bois.
Je n'ai jamais compris comment cet ami de Dalida et de Daniel Vaillant (excusez du peu!) a pu faire illusion une minute au point que l'on puisse même penser à lui pour diriger le pays.

L'homme, je le disais plus haut, manie la plus ciselée des paroles creuses. Il tourne des phrases pleines de mots pour ne rien dire.
C'est, en plus, un partisan absolu, persuadé que hors sa cause rien ne mérite qu'on y regarde.
Il a fait partie des idolâtres de François Mitterrand et, malgré la vérité qui a fini par éclater sur les zones d'ombres du 4ème Président de la Vème République Delanoë l'adore comme aux premiers temps.
J'ai failli renverser mon café en l'entendant qualifier François Mitterrand de "jeune résistant" lors d'une anecdote concernant l'hôtel de ville de Paris qu'il racontait.récemment .
Résistant... F.Mitterrand l'a peut-être été mais après 1943 et après avoir reçu la francisque des mains mêmes du maréchal Pétain. Tout le monde a vu la photo et le vieux président lui-même, au soir de sa vie l'a reconnu.
Pas Delanoë pour qui, dans son univers mental verrouillé, conserve l'idée d'un Mitterrand résistant dès la défaite de 40 consommée.

C'est un détail, sans doute, mais le bonhomme qui dispense en permanence d'ennuyeuses leçons ferait bien de réviser les siennes.

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23 octobre 2010 6 23 /10 /octobre /2010 14:55

L'autre jour à Gennevilliers (eh oui...) j'ai vu une affiche pour une cause dont j'ai oublié le nom.
Sur cette affiche posaient un Alain Delon fatigué et une femme blonde, la trentaine.
A côté d'Alain Delon était écrit: Alain Delon.
A côté de la jeune femme était écrit: Mireille Darc.
J'ai cru à une erreur: rien dans les traits de la donzelle ne ressemblait à "la grande sauterelle".
Et quand je dis rien c'est rien.
J'ai regardé avec plus d'insistance l'affiche et ai compris qu'après toutes les autres (Catherine Deneuve, Marie Laforêt, Evelyne Bouix, Nathalie Baye...) Mireille Darc avait confié son visage aux bistouris et avait maintenant cette tête de mutante aux traits figés.

C'est d'autant plus dommage qu'elle ne fait plus de films en tant qu'actrice puisqu'elle se consacre désormais au tournage de documentaires et qu'elle avait laissé un plutôt bon souvenir.
Le ridicule absolu que représente ces tronches refaites devrait pourtant les pousser à s'abstenir:

c'est le contraire qui se produit! des bécasses façon Emmanuelle Béart aux sexagénaires bien avancées comme "Mademoiselle Deneuve" présentent ces mêmes bouches en bec de canard et ces traits lisses qui n'expriment rien.
Je me demande comment des cinéastes peuvent encore confier des rôles à des masques aussi inexpressifs.

 

 111522s

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