Nous sommes dans un régime (La République) que plus personne ne conteste.
Nous sommes régis par la constition de 1958 modifiée en 1962 qui constitue le socle de
la Vème République.
Depuis 1958 six Présidents se sont succédés: Charles de Gaulle, Georges Pompidou,
Valery Giscard d'Estaing, François Mitterrand, Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy.
Cette constitution a été bâtie sur mesure pour Charles de Gaulle, élu jusqu'en 1965 par
les grands électeurs.
Cette constitution était de circonstances: après le désastre de la IVème République il
fallait une stabilité politique et les "évènements d'Algérie" la justifiaient.
En 1962, sur proposition du gouvernement, les Français ont approuvé l'élection du Président
au suffrage universel.
La constitution, dès le début, a souffert de son non-choix: ni parlementaire ni présidentielle
elle aboutissait à une "monarchie républicaine" qui ne s'est jamais démentie.
Chaque Président a apporté ses défauts propres (et ses qualités...) et a interprété la
constitution comme justifiant son bon droit et son "infaillibilité".
Aucun homme n'est sans défaut, le pouvoir isole, n'étant responsable devant personne le chef
de l'état se croit chargé de faire ce qu'il veut et nul, pas même le Parlement, ne peut l'en
dissuader.
On assiste à ces paradoxes: Le Président Pompidou congédie son 1er ministre, pourtant
conforté par un vote de l'assemblée parce que sa popularité lui fait de l'ombre, Mitterrand remet
la dette de pays du tiers monde sans consulter personne, Chirac dissous l'Assemblée Nationale
par confort etc.
La constitution de la Vème, parce qu'elle rend le Président irresponsable et table sur des qualités
personnelles irréalistes a vicié la politique dès le départ.
Quand on sait que l'élection du Président conditionne tout et qu'elle ne permet qu'aux plus
narcissiques des candidats d'y arriver on comprend que ce régime doit être changé.
Des contre-pouvoirs réels doivent être soutenus, des freins à l'omnipotence présidentielle doivent
être introduits, le Président doit être responsable PENDANT SON MANDAT, l'action du
Président doit être vérifiée et ne pas attendre la fin du mandat pour être jugée...
Avec un Président comme l'actuel nous sommes en danger de perdre l'essence démocratique
du régime. Il ne gouverne pas pour le bien du pays mais pour une caste qui l'a aidé à arriver
au pouvoir pour qu'il lui permette de faire des affaires et d'obtenir un renvoi d'ascenseur.
D'urgence il faut que nous décidions quelle République on veut et comment on peut
établir un pouvoir qui ne soit pas "intouchable".