Les socialistes se sont réunis à La Rochelle et le maître mot de ces universités d'été a été "unité". On aimerait bien y croire et en même temps on ne peux s'empêcher que c'est bien le minimum du minimum qu'ils soient enfin réunis.
Et cependant... Comment peut-on y croire quand on voit sur la même photo Laurent Fabius, Martine Aubry, Ségolène
Royal, François Hollande et qu'il manque Dominique Strauss-Kahn qui est là sans y être tout en y étant par lieutenants
interposés?
Ceux là se sont tellement battus, trahis, affrontés, critiqués et se sont mis tant de bâtons dans les roues qu'on ne peut ,sans douter, entendre le récit de leur nouvelle philosophie unionniste.
D'ailleurs... sont-ils d'accord? ont-ils les mêmes idées? souhaitent-ils appliquer la même politique? se sont-ils entendus sur les places qu'ils occuperaient dans l'éventualité d'une victoire de la gauche en 2012?
Moi, personnellement, je redoute qu'il s'agisse d'une union d'apparence. Ils sentent que le discrédit du sarkozysme va, par
manque d'une autre possibilité profiter à l'opposition qui reviendra mécaniquement au pouvoir.
Les appétits s'aiguisent, les "présidentiables" piaffent: ce "beau" monde sent les ors de la République à portée et les
ministères, les prébendes et l'apparat aussi.
Crois-t'on qu'un Fabius qui ne pense qu'à "ça" depuis 1986 va laisser passer son tour même s'il est le seul, dans le pays, à avoir envie de le voir dans un gouvernement?
Croit-on que les quadras, les apparatchiks et les courants vont rester sages alors que le pouvoir repasse à leur portée?
j'en doute.
Hégémonique, dogmatique, persuadé de détenir la vérité révélée et d'être "le parti des honnètes gens" (Pierre Mauroy, 1984), le PS remplacera l'UMP et, de ce fait nous aurons une amélioration, un mieux être.
Espérons que ça ne s'arrètera pas là et qu'on assistera pas à un remake de "Thriller" de Michael Jackson avec les Fabius, Lang, Guigoux, Vaillant, Jospin, Bartolone etc dans le rôle des morts vivants.
Leur danse risque d'être un peu ennuyeuse sur la durée.
On parle de "désir" de gauche, de désir politique: il me semble qu'on désire surtout que le président actuel soit battu
mais que son successeur soit digne de la fonction et de notre envie de voir la politique menée prendre en compte nos souhaits prononcés.
