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12 décembre 2019 4 12 /12 /décembre /2019 07:00

Il y a 3 ou 4 ans le "cumulus" (réservoir-chauffant d'eau) de mon appartement s'est vidé de son contenu en mon absence. Les voisins des 2 étages inférieurs (incluant une maniaque de l'embellissement de son propre appartement) ont dû appeler les pompiers et attendre plus de 30 minutes que la cataracte cesse de couler.
Chez eux, comme dans les parties communes, les dégâts étaient importants. Chez moi ils étaient dantesques et je ne me suis toujours pas remis de la perte de beaucoup d'objets auxquels j'étais attaché.

Mon appartement comprenait beaucoup de penderies et, homme imprévoyant, j'avais posé au  sol draps, taies, housses, livres, revues, dessins, affiches et cartons contenant mes CD préférés, une collection énorme de raretés glanées lors de voyages qui au Canada, qui en Irlande ou en écosse.

La plupart des supports musicaux ont peu souffert mais les "pochettes" étaient fichues. de colère j'ai tout jeté et je regrette ce geste de dépit car je ne retrouve plus ces disques qu'avec mille difficultés.

Le CD est appelé à disparaître. Sa raréfaction a commencé et, même d'occasion, certains albums sont rares. (Qui a ajouté "parce qu'ils sont nuls?"). Sur les 60 ou 70 que je couvais j'en ai retrouvé 27.

Je n'ose plus faire les disquaires de ma ville de peur qu'ils appellent la police pour signaler la présence d'un pervers.

J'ai d'ailleurs remarqué que je devais porter malheur à certaines choses: que je les distingue et elles changent d'emballage ou, pire, désertent les linéaires. Perrier Fluo ou cirage noir Kiwi, "Gjanduja" de chez Léonidas (ils ont imperceptiblement modifié la composition et sans doute changé la graisse de cacao en huile de palme!), bonbons belges Hopje, et j'en oublie.

Même les séries auxquelles je m'attache cessent en rase campagne au bout de 2 saisons!

Alors, vous me direz, "Quid de l'occasion et des sites de seconde main?" je n'en suis pas fan. Les vendeurs surestiment toujours leur camelote et les frais de transport augmentent le prix d'achat. Une fois j'ai eu le déplaisir de recevoir une "contrefaçon" moche et une fois le facteur a jugé malin de s'emparer de mon bien. Du coup j'hésite!

Lancés dans la remarque vous me ferez penser au vide-greniers et autres brocantes. Ne cherchant ni Frédéric François, ni Aimable ni Tino Rossi, et encore moins Johnny ce n'est pas là que je trouverais ces CD que le cumulus a ravagés.

Je devine que, si j'y parviens un jour, ma collection complète reconstituée et achevée sera muette, faute de lecteur adéquat. Ma voiture neuve ne comprend pas de lecteur CD, outil aussi vieux et démodé que la poignée de fenêtre ou le déflecteur ouvrant!

 

 

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11 décembre 2019 3 11 /12 /décembre /2019 07:00

On sait les Américains, ce peuple adepte de la facilité, prêts à tout lorsqu'il s'agit de jeux et d'attractions. Le mauvais goût et le kitsch ne les rebutent jamais et ils repoussent régulièrement les limites (qu'ils ont eux-mêmes posées) de la bêtise et de l'absurde.

Depuis la fin de la guerre ils ont inventé et développé le concept de "parcs à thème" jusqu'à arriver à sa quintessence. De Disney aux bassins d'orques ou de dauphins c'est à qui fera ce qu'il peut y avoir de pire.

Steven Spielberg, dans ses "Jurassic Parcs" se moque ouvertement et avec raison des mauvaises intentions des propriétaires ou exploitants de ces parcs et de la folie consommatrice du public. Le fait est que pour certains Américons bouffer des hamburgers ou du pop-corn dans des allées tracées au cordeau pour voir des animaux faire des tours stupides ou pour eux-même tourner dans des tasses géantes est le nec-plus-ultra de l'entertainment. Ils dépensent des sommes folles pour serrer la main de Minnie ou être pris en photo avec un salarié déguisé en pingouin.

J'ai regardé, sur National Geographic, comment un de ces fichus attrape-couillons a dépensé des fortunes et relevé des défis impossibles pour acclimater 250 manchots en Floride.
Température extérieure, germes pathogènes, mode de vie des oiseaux, besoin de neige et de glace, odeurs, décor... chaque aspect de ce projet aussi inutile que baroque, adapter des manchots à la Floride, faire côtoyer ces oiseaux avec un public innombrable et stupide a soulevé des montagnes de problèmes et coûté des sommes pharamineuses.

Avec ce cocktail spécifique de mauvais goût et de bonne volonté techniciens, ingénieurs et personnel ont recrée une banquise en stuc dans un des états les plus chauds des U.S.A. Le jour de l'ouverture de l'attraction, après un discours n'omettant aucune platitude, les "spectateurs" se précipitent, toute graisse dehors, pour voir ces manchots à les toucher.

Il fallait se pincer en entendant les commentaires idiots des visiteurs ébahis par "l'exploit". Sont-ils vraiment si bêtes, si vulgaires? En les regardant, casquette visière à l'envers et (presque) tous gras comme des porcelets j'ai pensé à leur Président. Ce dernier est en osmose avec "l'Américain moyen". Il sera réélu.



 

 

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10 décembre 2019 2 10 /12 /décembre /2019 07:00

Je ne l'ai jamais regardée, par principe. J'en ai aperçu quelques minutes ici ou là et ai compris que c'était encore pire que ce qui me prévenait contre.
Je veux parler de l'émission de télévision "Voyage en terre inconnue" qui est, dans son essence, ce que le petit écran peut faire de pire pour capter le fameux "temps de cerveau": un cas d'école.

Il s'agit, vous le savez sans doute, d'emmener une vedette "grand public" (un animateur de jeux télévisés, une comique plus drôle, une personne de petite taille ou quelqu'un de ce genre) dans un pays lointain, une région peu touristique pour la confronter à des Humains sages, gais, drôles, philosophes et aimables. Des "bons sauvages" à la Jean-Jacques Rousseau.

Les caméras filment ces rencontres forcément "enrichissantes" en n'omettant surtout aucune séquence d'émotion ou de surprise. L'invité (e) faisant profiter le public de sa grandeur d'äme et de ses réactions absolument spontanées.

L'animateur, longtemps un "Lou Ravi" surjouant le gentil dans un monde de gentils a récemment été remplacé par le benêt plongé dans un univers de bonté et d'amour.

Tout ceci prépare bien le spectateur avachi dans son canapé cuir à ingurgiter des "pauses" de publicités longues comme le voyage qui a conduit le voyageur en terre inconnue chez cette peuplade si dépaysante tout en restant proche...

Moi, avec le mauvais esprit qui me caractérise, je vois une mentalité néo-coloniale assumée qui s'affiche sur écran. Je devine les calculs des producteurs sur l'émotion au rendez-vous et la promotion en sous-main des vedettes-maison. J'imagine la "préparation" pour la dramatisation du "format" et je m'insurge contre l'idée de départ de l'émission. En quoi le fait d'envoyer Mimi Mathy ou Arthur chez les Akwabons équatoriaux apporte quelque chose au spectateur? n'est-ce pas là un de ces programmes complaisants qui joue sur la corde sensible et le rêve de concorde (ici surjouée) qui sommeille chez chaque acheteur de Coca-Cola ou de Nutella? Inviter l'ex-femme d'Arthur (à quand les enfants?) n'est-ce pas souligner cette connivence sous-jacente?

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9 décembre 2019 1 09 /12 /décembre /2019 07:00

 

Je comptais profiter de mon passage à Montauban pour voir comment le Musée Ingres avait été "modernisé". Avec un peu d'inquiétude car je l'avais aimé il y a 7 ou 8 ans quand je l'avais découvert.

J'ai une passion pour les musées de province non encore touchés par une modernisation trop voyante. J'adore ces institutions un peu pompeuses où dorment depuis des décennies des objets ou des tableaux qui n'intéressent presque personne. J'aime leurs salles endormies, la poussière qui a fait sienne les vitrines et installations vétustes.

En cherchant bien on en trouve encore beaucoup et certains sont facilement accessibles pour peu qu'on s'en donne la peine.

Mardi 3 décembre j'ai été mis sur la piste du Musée Victor Brun à Montauban. Il s'agit d'un muséum d'Histoire Naturelle dont l'inauguration date de 1854, sous Napoléon III.

Constitué de plusieurs collections (animaux naturalisés, nids et œufs, coquilles, insectes, pierres, météorite d'Orgueil, squelettes, cabinets de curiosité etc.) réparties aujourd'hui en 4 salles;  le Muséum est "dans son jus", entendez par là que les animaux naturalisés, dans leur open space,  sont sinon mités du moins poussiéreux, décolorés et usés. Les très nombreux oiseaux sont, dans leurs vitrines, mieux conservés et plus pimpants. La lumière est crue et si l'ensemble est propre il donne une impression -que j'aime- de lieu ayant une longue histoire.

Je ne suis pas "passéiste" (encore que.....) mais j'ai été échaudé par la transformation de plusieurs Musées (Musée Guimet à Paris, Musée Toulouse-Lautrec à Albi). Je préfère la création de nouveaux musées à leur modernisation.

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6 décembre 2019 5 06 /12 /décembre /2019 07:00

Entraîné à voir le film "Adults in the Room" (c'était ça ou les "Misérables"!) j'ai découvert deux choses au sujet de ce film.
La première était qu'il était réalisé par Costa-Gavras (à qui on doit "l'aveu" et "l'Affaire de la Section Spéciale" tout de même) et la seconde qu'il aurait été absurde de passer à côté.

Le film raconte en détail la renégociation de la dette de la Grèce, en 2015, par le Ministre des Finances novice Yanis Varoufakis auprès de la "Troïka" (FMI, BCE et Commission Européenne) qui ne veut absolument rien entendre de cet avatar, à ses yeux, de la Gauche irresponsable qu'elle qualifie de  "radicale"pour mieux la mettre au pas.

De manière haletante Costa-Gavras montre les tractations, les raidissements et les arcanes de l'Union Européenne qui, c'est le moins que l'on puisse dire, ne gagne pas à être connue. Ni elle ni son fonctionnement ni encore moins ses fondamentaux. Comment l'EUROPE a t'elle pu devenir cette caricature antidémocratique?

Des fonctionnaires irresponsables (ils ne sont pas élus et la politique qu'ils imposent est la conséquence d'une idéologie et d'une orthodoxie financière qui en découle absolument impossible à faire évoluer) se moquent des peuples qu'ils condamnent à vivoter.

Costa-Gavras n'élude pas les responsabilités des différents gouvernements Grecs qui ont menti, triché et tiré des chèques sans provision sur l'avenir mais il montre que le peuple -les peuples- paie (nt) une purge drastique (baisse des salaires de plus de 50%, baisse des retraites etc.) inutile puisque augmentant la dette en un cercle vicieux connu. La raideur dogmatique du Ministre des finances Allemand Wolfgang Schäuble et le double jeu inconséquent de Michel Sapin sont soulignés dans le film et font mal. Deux séquences donnent le ton: l'une qui voit Varoufakis demander à l'Assemblée à quoi servent les élections si les élus nationaux n'ont aucune marge de manœuvre et la seconde quand le même s'aperçoit que le Président de l'Assemblée a tous les pouvoirs.

Le personnage de Christine Lagarde est éludé. Elle n'existe pas. Est-ce la réalité? orthodoxe et potiche.

L'acteur au rôle écrasant du Ministre Grec des finances est excellent et l'on est à sa place, subissant la tension permanente que suscite la condescendance des autres Européens et la dureté de leurs propos et des actes politiques odieux qu'ils exigent de lui. On ressent parfois nous-mêmes son humiliation et sa rage.

Son "supérieur", le Premier Ministre Grec est plus terne mais sa soudaine prise de conscience du piège (et l'allégorie de la pêche au gros le souligne, il me laissent aller puis me ramènent, redonnent du fil, stoppent mon élan, le rapprochent...) est terriblement douloureuse et déstabilisante.

Certains "conseils" de la Troïka à la Grèce en 2015 sonnent dangereusement dans le film: la privatisation des aéroports et la réforme des retraites prennent un sens inquiétant lorsque l'on songe au présent en France.....

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5 décembre 2019 4 05 /12 /décembre /2019 07:00

Je reviens sur l'immolation de l'étudiant Lyonnais et l'avalanche de réactions "épidermiques" qu'elle a suscitée.
Qu'un jeune homme en arrive à de telles extrémités est dramatique et j'ai de la compassion pour la somme de douleurs qu'il s'est infligées. Je ne peux cependant m'empêcher de penser que le geste, son geste, est disproportionné et, sans nier ses difficultés, je dénie à ses seules difficultés financières  le fait d'en être la cause.

Une baisse de 5€ d'A.P.L, des rentrées insuffisantes, des difficultés familiales, la cherté de la vie.... je comprend que ces tracas ajoutés les uns aux autres nuisent à la sérénité des étudiants Français mais ces mêmes soucis sont ceux des étudiants du monde entier. Enfin... pas les 5€ d'A.P.L!

Aux États Unis les étudiants contractent des prêts bancaires pour payer leurs études et les remboursent durant leurs premières années d'emploi. Personne n'invoque l'incurie du gouvernement.

L'étudiante Coréenne de dix-neuf ans que nous avons accueillie travaillait dur pour payer ses études et son voyage en France. Elle vivait en comptant et ne se plaignait pas de son sort, au contraire.

Nicolas a travaillé, parfois la nuit, pour payer les droits d'inscription et ses repas, sorties et bouquins. Il ne nous l'a jamais reproché, à sa mère et à moi. Encore moins à Jacques Chirac et à son ministre de l’Éducation.

Nos étudiants Français, aussi prompts à descendre dans la rue que les cheminots, ont pris faits et cause pour cet étudiant (qui a pourtant laissé une lettre confuse témoignant au minimum de ses idées dérangées) et ont manifesté contre la précarité et d'autres raisons hors sujet.

Curieusement les lycéens ne les ont pas encore rejoints.  Évidemment les médias les ont tous caressé dans le sens du poil en évitant de comparer leur situation à celle des étudiants des autres pays. Pas un n'a, à ma connaissance, parlé des bourses ni des prêts bancaires.

 

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4 décembre 2019 3 04 /12 /décembre /2019 07:00

Une de ses réflexion m'a fait tiquer. Mais peut-être avais-je mal entendu. Mal interprété. Un peu plus tard, pendant le repas, il a de nouveau fait une remarque allant dans le même sens. Le doute n'était plus permis: j'avais devant moi un antisémite comme je n'en avais jamais rencontré ailleurs que dans les livres, les documents ou les reportages.

Nous étions dans un restaurant Indien, L***, J*** et moi. J*** n'était pas prévu, à l'origine, mais L*** lui avait dit de se joindre à nous. Je le connaissais un peu puisque, quelques années plus tôt, je l'avais "pistonné" pour qu'il entre dans une société dans laquelle j'ai un temps sévi. J*** est de 10 ans plus jeune que L*** et que moi. Il a de l'humour, un regard décalé sur les choses et les gens et il connaît bien des domaines comme le cinéma, la photo, le rock et la bande dessinée.

Dès les entrées il fit cette remarque qui m'intrigua, suivie peu après d'une autre pour laquelle le doute n'est pas permis. Ne voulant pas d'esclandre je feignis de ne pas comprendre ses allusions mais il revint sur ce sujet comme s'il s’agissait d'une obsession.

Tout le conduisait à elle: l'affaire Dreyfus, sujet du film de Roman Polanski dont nous parlâmes, la judéité de Drucker dont il parla à propos d'affiches géantes qu'il avait vues dans le métro parisien et qui faisait appel  à la générosité pour des dons à des associations juives (c'est ce qu'il dit) et à une autre occasion dont j'ai oublié le prétexte.

L*** s'aperçut du malaise et, au lieu de changer de sujet, en remit une couche.  Je me tins à ma décision première: pas de scandale, pas de bruit, pas de réponse.

Le repas terminé nous allâmes prendre le café chez L*** et il n'y eut plu d'incident.

En fin d'après midi j'envoyai à L*** un SMS qui commençait ainsi: "un peu antisémite sur les bords le J***" la réponse de L*** était libellée comme suit: "Oui mais il a bon fond".

Dans une autre vie j'avais un beau-frère raciste et antisémite mais il était très con et ça allait avec le personnage. Aujourd'hui c'est différent et j'ai été surpris.

 

 

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3 décembre 2019 2 03 /12 /décembre /2019 07:00

J'ai assisté à un naufrage cathodique amusant et rafraichissant. Claire Chazal, ex-star momifiée de l'information pré-digérée reconvertie dans "l'information culturelle" (une escroquerie qui consiste à passer sans fin la brosse à reluire sur les 237 personnes ayant leur rond de serviette chez Jack Lang, Line Renaud, Olivier Py et Bernard Pivot) recevait dans sa nouvelle émission (calquée sur la précédente et dont la seule modification consiste à avoir changé les meubles) Karine Viard, comédienne.

Pour bien montrer ce qui sépare Karine Viard d'une Bulle Ogier ou d'une Jeanne Balibar Mademoiselle Chazal l'a qualifiée de "comédienne très populaire" avec ce frisson dans la glotte qui indique la retenue et la désapprobation; voire la méconnaissance voulue. Une distance de bon aloi.

En d'autres mots Mademoiselle Chazal, qui a oublié qu'elle était une ex de la télé des campings et des garçons de bains et qu'elle a partagé un temps sa vie avec l'un des pire légumiers de cette "boîte à cons" mettait de la distance entre elle et son invitée faisant comprendre qu'elle préférerait questionner Philippe Garrell, Pierre Niney ou Jeanne Cherhal.

Comme toujours avec cette journaliste aussi prévisible que le temps en Normandie les questions-bateau s'enchaînaient, un robinet d'eau tiède imbécile prévu par des fiches que Mademoiselle Chazal lisait consciencieusement avec cette retenue élégante qu'on attrape à Neuilly à peine modifiée par quarante ans de JT de 20H sur la chaîne du béton et de Mimi Mathy.

Elle mit du temps à se rendre compte que Karin Viard n'était pas du genre à se laisser faire. Réponses longues et surprenantes ("qu'est-ce que j'ai pu m'ennuyer enfant", "mes grands parents avaient un rapport au corps assez éprouvant" etc.) Sur le rôle, le film et sa "prestation d'actrice" elle était intarissable et sortait du cadre. Elle coupait la parole de Mademoiselle Chazal dont la tête laquée virait au violet. Très en verve Karin Viard n'était pas la "cliente" idéale, torpillant le format convenu de l'émission sans aspérités de l'animatrice en pré-retraite sur la 5. (après ce sera Paris-Première ou Equidia).

Voir cette dame si sage et si emmerdante bousculée par "une actrice très populaire" valait son pesant d'or. Elle avait cru avoir tout vu en recevant l'imposteur Philippe Katerine, manque de bol c'est Karin Viard qui allait lui résister. Car Viard est peut-être populaire mais c'est une excellente actrice. Jamais insignifiante et qu'on ne risque pas de voir aux collections ou à l'anniversaire du décès du chat de Karl Lagerfeld.

Rien que de voir Mademoiselle Chazal, auteur d'une biographie d'Edouard Balladur (authentique) cette "institution" qui écrit des livres et est respectée malgré une médiocrité qui saute aux yeux de ceux qui veulent la voir chahutée valait le déplacement.

 

 

 

 

 

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2 décembre 2019 1 02 /12 /décembre /2019 07:00

Alors ça y est. Nous y voilà. la "magie", la "féerie" de Noël est là. Dans cette débauche de lumière et cette foire commerciale omniprésente.

Il y a lieu de se réjouir: le temps, les gilets jaunes et les "prélèvements obligatoires" ont fait reculer la date d'entrée dans la période enchantée.

Mais là, fin novembre, nous y sommes. La preuve? la "marché de Noël", cet espace où l'on vend de la pacotille et des spécialités culinaires industrielles pour du fait-main local est installé. Il ne manque pas un faux flocon et une guirlande lumineuse. Le graillon a pris ses quartiers d'hiver.

Chacun a ses listes en poche et est prêt à acheter le Goncourt de l'année ou le jouet conseillé par l'arrière petite fille de "Madame Express".

Churros, châtaignes de Bulgarie, meringues-Jésus et miel "artisanal" ont remplacé les glaces au Capitole.

Exceptionnellement le centre des villes attire les clients qui désertent provisoirement les centres commerciaux de banlieue. La circulation est thrombosée dès 10H00 et jusque tard. Trouver une place de stationnement relève de l'exploit. Mais pas question de rater le dimanche des achats.

Léonidas et Jeff sont sur la brèche: les ballotins de "chocolats" (fabriqués, eux aussi, par des "Maîtres chocolatiers" qui, ça ne se sait pas, ont tous leur diplôme de chaudronnier-soudeur), sont prêts a réjouir les palais délicats que détruiront conjointement les fameuses "tables de fêtes".

Les familles se préparent au festin en s'interdisant de penser aux rancœurs accumulées pendant l'année et qui, sauf miracle, éclateront entre le plateau de fromages et la buche glacée.

Comme tous les ans depuis pas mal de temps je vois arriver cette mal nommée période des fêtes avec inquiétude. Le plus beau cadeau ne serait-il pas que le Père Noël me laisse les clés de chez lui tandis qu'il distribue les futurs articles revendus par Amazon? Chez lui, à cette époque, je suis certain d'être tranquille!

 

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29 novembre 2019 5 29 /11 /novembre /2019 07:00

Curieusement l'éditorial matinal de ce mardi 26 novembre, signé Thomas Legrand et diffusé sur France Inter ne m'a pas catastrophé.

Il s'appuyait pourtant sur des sondages d'opinion extrêmement négatifs pour le "Couple Exécutif" qui, bien que déjà très bas continue de perdre des points.

Comme si cela ne suffisait pas il a été dit que la journée du 5 septembre est très majoritairement soutenue par les personnes sondées qui, comme si cela ne suffisait pas, restent à 50/50 pour cent favorables aux Gilets Jaunes, contre la réforme des retraites et j'en oublie.

Ce pays qui réclame à cors et à cris des réformes prend systématiquement faits et causes pour ceux qui les tuent. Nos syndicats Français, uniquement défenseurs de ceux qui ont un emploi stable, s'arrangent pour faire capoter TOUTES les réformes et accusent les gouvernements successifs d'être responsables de leur incurie, de leur malhonnêteté et, en fin de compte, de ne pas faire ce qu'ils les ont empêché de faire. Ubu est à la CGT et chez SUD. Mais pas que.

Que le Président soit un soliveau façon Jacques Chirac deuxième mandat ou un agité pétaradant (façon Sarkozy, pas Hollande!) ça ne va jamais. Tout procède du Président qui devrait être omniscient, soigneur, sage, devin, habile, honnête et disponible pour chaque Français individuellement. A bien y regarder on reproche à Macron de ne pas guérir les écrouelles!

Le côté rassurant -si j'ose dire- est que personne, absolument personne, toujours selon les sondages cités par Thomas Legrand, n'est considéré comme pouvant faire mieux. Personne n'est regardé comme un espoir ni comme une possible alternative. Ni la fille le Pen dont, heureusement, chacun doit avoir quelques images de son consternant débat de second tour de la Présidentielle en tête, ni Mélenchon dont l'instabilité personnelle et les attitudes souvent inquiétantes restent dissuasives.

Baroin, perdreau qui grenouille à droite depuis les années 80, Bertrand qui a le charisme d'une huître et des idées datant de Paul Deschanel et Jean-Yves Le Drian (?) tirent leur épingle du jeu en étant positifs dans ces mêmes sondages.. On le voit; la relève tarde et ne fait guère rêver.

Remplacer Macron par Bertrand, l'audace fait hésiter!

Je ne suis donc pas catastrophé parce que, semble t'il, le pays commencerait à aller mieux et que seule, l'invraisemblable déprime des Français conjuguée à leur pessimisme paralysant les empêche de voir qu'il y a pire que notre situation.

 

 

 

 

 

 

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