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15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 18:21

Aujourd'hui, pour le boulot, j'étais à Ayherre, dans le pays basque. (Même en cette

période c'est magnifique).
A midi j'ai déjeuné dans un restaurant typique de cette région: une grande salle

avec une belle ambiance.
Hélas un poste de télévision allumé qui trônait en son centre.
Allumé sur l'émission la plus débile qu'il m'ait été donné de voir dans ma pourtant

longue vie.
L'animateur était un grand con qui forçait sa bonne humeur et faisait des plaisanteries

de garçon de bain.
Une saucisse bête et contente d'elle, un animateur peut-être encore plus navrant que

les autres. J'avoue que je ne le connaissais pas, bien qu'il ne soit pas si jeune.
La bêtise triomphante, la vulgarité de l'animation et du plateau, la connerie des questions,

la stupidité satisfaite des candidat(e)s qui surjouaient leur plaisir...

tout indiquait le clinquant abrutissant de TF1, tout montrait qu'on s'occupait activement du

"temps de cerveau disponible".

J'ai réussi, dès l'entrée, à m'abstraire de cette horreur et à ne plus l'entendre ni la voir.
De temps à autres me venaient cependant des bruits de la télévision: des salves

d' applaudissements, un rire idiot, une musique pénible et toujours cet animateur pitoyable

dont le salaire doit être proportionnel à la bassesse.

C'est cela qui est si difficile à notre époque: on ne peut pratiquement pas échapper à son

emprise. Réfléchir, penser ou méditer sont des exercices quasi-impossibles.
La vulgarité trépidante et mercantile de ce temps vous agresse en permanence.

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14 décembre 2010 2 14 /12 /décembre /2010 17:58

Quand je fais des photos je veux les voir immédiatement. Quitte à les copier sur mon

ordinateur et à les perdre toutes si je ne les ai pas sécurisées (vécu).
Quand je veux une musique je mets mon i-phone devant l'autoradio, je sais qui c'est

et le titre, je télécharge le soir et je l'ai sur mon i-phone le jour même.

Amy Winehouse c'est djà la préhistoire. Un tube c'est 2 semaines. Une carrière c'est

un album.

Le CD de 2008 de tel ou tel groupe est une antiquité.

2008? c'était quand déjà?


Quand je veux voir un film je veux qu'il soit disponible en streaming ou le voir à l'écran

dans les 24H qui suivent sa sortie.
1 semaine après il est déprogrammé pour être remplacé par un autre "block-buster"

dont toute la presse (et le Grand Journal de Canal+) a parlé.
Je n'attends pas 6 mois pour avoir le DVD ou le blue-ray: un DVX gravé fait l'affaire.

 

Le restaurant "in" de 2009 est totalement hors sujet. Ringard et dépassé.

idem pour la boîte de nuit ou le salon de thé où tout le monde se précipitait il y a 6 mois
encore.

Houellebecq a eu le Goncourt? Ouh l'affreux tocard! Dujardin? berk! Beigbeder??? Out!

Nous vivons une merveilleuse époque où, plus que jamais, règne la dictature de

l'immédiateté.
Je plains ceux qui essaient de suivre le mouvement.

 

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10 décembre 2010 5 10 /12 /décembre /2010 17:01

Je reviens sur l'idée qui me traverse l'esprit lorsque je double un de ces camions à bestiaux rempli

d'animaux apeurés qui ignorent pourtant tout de leur funeste destin.
Je ne suis pas végétarien, je ne suis pas pour qu'on le devienne et je n'ai pas de "sensiblerie"

disproportionnée pour la cause animale.

Par contre j'aime les animaux et trouve que rien n'est plus apaisant que des bovins dans un champ.
Ce sont des animaux imposants et beaux qui semblent s'accomoder pacifiquement de la terrible vie

qu'on leur fait.
Les vaches doivent donner du lait dans des proportions insensées, véler régulièrement sans même

apercevoir leurs veaux, vivre une courte partie de leur vie et finir dans des conditions atroces après

un voyage vers l'abattoir éprouvant.
Je me souviens qu'un été, la ferme d'à côté avait vendu deux vaches dite de "réforme" (c'est à dire

promise à l'abattoir parce que trop vieilles ou ne donnant plus assez de lait) et qu'un camion était venu

les chercher.
Les 2 bêtes meuglaient à perdre haleine, ce qui montrait qu'elles ressentaient quelque chose.

Les autres animaux, restés dans l'étable leur répondaient: c'était troublant.


D'ailleurs les quelques films que j'ai pu voir sur les abattoirs ou sur la "filière viande" montrent sans

contestation possible que ces animaux, et la plupart d'entre eux d'ailleurs (veaux, agneaux, moutons,

cochons....) sentent la mort, de leurs congénères comme la leur.

Nos sociétés ont développé la consommation comme jamais dans l'histoire. Celle de la chair

animale a aussi connu cette inflation et il est peut-être temps de se demander si notre métabolisme

en a tant besoin.
Est-il vraiment indispensable de manger toute cette viande?

d'en ingérer une fois par jour sous ces

formes hypocrites de hamburger ou de surimi? de nuggets ou de saucisses?

Entre le "steak haché" compris entre 2 morceaux de pain et l'animal tué en début de chaîne il est

quasiment  impossible de faire le lien. Pourtant, et le scandale de "la vache folle"l'a prouvé par

l'absurde, dans un bovin adulte tué pour la viande, une bonne partie de l'animal ne sert à rien et on

ne sait qu'en faire.

J'espère que chacun d'entre nous, un jour, comprendra que l'industrie alimentaire nous fait consommer

bien plus que nécessaire de cette chair animale et en tiendra compte dans son alimentation.

On me renvoie toujours la mort du taureau pour me reprocher mon ancien goût pour la corrida:

je l'accepte et le comprend. Mais ces abattoirs qui tuent en flux tendus pour nous gaver de viandes

inutiles valent-ils mieux que les arènes?

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10 décembre 2010 5 10 /12 /décembre /2010 09:49

Quand on me parle de "la magie de Noël" j'ai envie d'aller au centre de formation

des pères Noël, d'en prendre une dizaine en otage et d'en massacrer la moitié.

L'idée que dans 15 jours on va se taper du foie gras farineux, des hîtres vertes et

grasses, des charcutailles lourdes et du saumon d'élévage me révulse.
Et heureusement qu'on est pas aux USA: on devrait en plus manger de la dinde!

(notez que de ce côté de l'Atlantique on n'est pas obligés de manger cet infecte

volatile mais le supporter... ça oui)

On va s'échanger d'ineptes cadeaux, qui nous ont contraints à faire la queue dans

des magasins bondés, à faire d'autres queues pour les envelopper et qui ne nous

ont pas satisfaits quand on les a choisis.
Pensez alors comme ils peuvent plaire aux destinataires!

Bon d'accord il y a les enfants.... Mais ces générations d'enfants ne veulent que des

jouets débiles et hors de prix.

Le livre animé en carton ne les fait pas kiffer!

On ne la regardera pas mais on sait déjà que la messe de minuit sera retransmise

de Mars, on sait que Drucker fera chanter "Douce nuit" à Mylène Farmer et une floppée

de travelos déguisés en pères-Noël en shorts, on sait que la boulangère du coin vous

vendra déjà ses immondes galettes huileuses, que vous n'échapperez pas au boudin

blanc chez Mamie, que les éboueurs viendront vous tirer 50€ que vous destiniez à la

nièce un peu azimutée de votre compagne et, last but not least, que le postier qui ne

vérifie jamais si vous êtes chez vous et vous oblige à aller chercher vos recommandés

A.R à la poste vienne vous vendre son minable calendrier et toutes ces sornettes de

"fêtes".

Moi, ces villes enguirlandées, ces sapins partout, ces musiques mielleuses et cette

méga-fête du consumérisme borné m'indisposent.
Je ne veux pas penser aux abattoirs qui font des heures supp' (mais je vois tous les

camions pleins de ces pauvres bêtes prêtes à être massacrées), à ces millions de

bouteilles qu'on va écluser, à ces vilains chocolats industriels qu'on va engloutir, à

ces soirées où l'on s'endimanche pour se bâffrer.
Vivement le 3 janvier qu'on reparte au boulot, qu'on boive des cafés de base dans des

gobelets en maïs et qu'on ne me parle plus de ces "fêtes".
Dire qu'autrefois j'aimais ça! Là dès le mois d'octobre on sent la fébrilité consommatrice

se mettre en branle et ça me tue!

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9 décembre 2010 4 09 /12 /décembre /2010 10:15

D'aucuns ricanent (Robert Solé dans le "Monde" du 7/12 et d'autres) de la situation

à la fois ridicule et dramatique de l'après second tour de la Présidentielle en Côte

d'Ivoire.
Ils ont tort.
Michèle Alliot-Marie, jamais en retard d'un commentaire idiot et/ou décalé avait, avant

ce deuxième tour, qualifié la Côte d'Ivoire de "démocratie exemplaire".
Le pays d'Houphouet Boigny, s'il était tout sauf une démocratie exemplaire, était, sur

le continent africain, l'un des moins cruels et l'un des moins dictatoriaux.

C'est sans doute ce qu'a voulu dire la calamiteuse cheftaine de la diplomatie

française.

Avec le refus de quitter un pouvoir qu'il a perdu dans les urnes, Laurent Gbagbo montre

au monde que le pire est malheureusement la norme.
Alassane Ouattara, proclamé vainqueur avec une marge confortable de 54% des voix

par la commission électorale indépendante en est réduit à faire de la figuration.

On a beaucoup reproché les déclarations relatives à l'homme africain et à son entrée

dans l'Histoire...

Force est de constater qu'avec la lamentable comédie électorale ivoirienne il y avait du

vrai dans la formule.

 

 

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8 décembre 2010 3 08 /12 /décembre /2010 07:31

Dehors il fait 2°. Et j'ai pressé le pas entre le Orlyval et les automates qui font les

cartes d'embarquement.
Il y a toujours un cadre en noir qui ne sait plus son numéro de carte d'abonnement.
Et une grosse dame habillée de façon ridicule qui s'empêtre dans les réponses

à donner aux questions de la borne.
Non! elle n'a pas d'objets contondants, de revolver, de flacon de plus de 100ml...

Enfin ça a été à moi. Trop tard pour l'avion précédent. Il me faudra attendre celui

d'après.

Je sens que j'ai chaud, que mon manteau m'encombre et que mon "cartable" pèse

2 tonnes.
Ces files idiotes. On n'est pas chez Disney. Quoi de plus grotesque que ces files

en zig-zag dont les parois sont un simple cordon? tout le monde joue le jeu.
Mêmes les hommes d'affaires dont je profite des navrantes coonversations, (de

la moitié de ces navrantes conversations puisque je n'ai ni les réponses ni les

questions de leurs interlocuteurs) respectent les files.
On évite de se regarder: la dimension cachée* joue à plein. On est trop près les uns

des autres.
Tout à l'heure je les verrai enlever leurs ceintures, retirer leurs chaussures, s'énerver

devant le portique qui sonne quand même.
Il faut poser nos affaires dans des stupides barquettes sales et pleines de cheveux.
L'ordinateur dans l'une, le manteau dans une autre.
Et sous le regard glacial et vaguement méprisant d'employés de sécurité qui nous

observent nous déballonner comme un troupeau sage.
On ne va pas à l'abattoir, on va prendre un avion mais on est respectueux des consignes:

le grand noir de plus de 1,90m me dit d'aller au bout de cette file je ne vais pas à une

autre. Pourtant celle d'à côté semblait aller plus vite.
Une femme, à côté, rouspète qu'on lui fasse enlever ses bottes. En mini-bas, comme ça

elle paraît vulnérable.
Toutes nos fringues paraissent sales, pelucheuses, humides. La pluie et la neige ont

terni les chaussures. Le troupeau épuisé, raccroché à son téléphone comme à une

bouée de secours, subit ces interminables tracasseries sans se rebeller.
Je ne peux m'empêcher de penser que la "fouilleuse de sacs", là, fait du zèle. Elle fait

semblant de nous respecter en nous demandant d'ouvrir nous même notre bagage.
Le tire-bouchon gadget que ma mère m'a donné et que j'avais oublié, complètement

oublié pose un problème. Une arme? mais c'est ma Maman, 80 ans qui me l'a donné...

Finalement, comme il est inoffensivement rangé dans sa boîte et que j'ai proposé à la

cerbère de le jeter on me laisse. Je repars en resserrant ma ceinture, vérifiant que j'ai

bien toujours ma carte d'embarquement, mes clés de voiture et ma menue monnaie.
Ce serait finalement plus simple s'il y avait des vols réservés aux terroristes: on

embarquerait sur les nôtres comme on entre dans le métro, le bus, le tram.

 

* "La dimension cachée" E.T Hall. un livre que j'ai lu il y a 100 ans mais n'ai jamais oublié.
sur la "bulle" entre nous et les autres.

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6 décembre 2010 1 06 /12 /décembre /2010 09:48

Je suis allé voir un "drôle" de film. La bande annonce m'avait intrigué. "Buried" en est

le titre.
Il dure 1H34 et, le moins que je puisse dire, est que cette heure et demie passe très

vite.
C'est un film O.V.N.I dont le budget a dû être des plus réduits.
J'irais même jusqu'à dire qu'il doit battre des records en terme de coût de réalisation.
Et pourtant il tient ses promesses: le suspense est haletant et j'ai fait mille bonds sur

mon fauteuil tout au long du film.
Le résumé (le pitch comme disent les cuistres) est aisé: c'est un homme, jeune, qui

est enfermé dans un cercueil en Irak. Il a 1H1/2 de réserve d'air et, à sa disposition,

(mais ne s'en aperçoit pas immédiatement) un briquet Zippo, une lampe torche,

un couteau et un téléphone portable dont les caractères sont écrits en arabe.


Naturellement ce film ne fera pas vendre de pop-corn ou de kitekats et est donc distribué

dans des salles dites "d'art et d'essai".

 

Il n'empêche, si vous aimez les huis-clos terrifiants et réalistes ce "Buried" est fait pour vous.

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4 décembre 2010 6 04 /12 /décembre /2010 10:46

La chute. Tel est le titre de la couv' de "Marianne" avec le couple Kouchner/Ockrent.
Sur la photo, amers et grincheux, vieillis, les 2 ex-stars de la politique et du

journalisme font grise mine.
Lui, nonobstant une frénésie peu courante (il n'y a guère que Jack Lang pour le

concurrencer) pour l'exposition médiatique a quelques titres à faire valoir.
Avec d'autres il a conceptualisé le "devoir d'ingérence", (s'en attribuant ou se

laissant attribuer sa seule paternité), a aidé les "boat-people" lorsque le monde a

fermé les yeux sur les "paix" vietnamiennes, laotiennes et cambodgiennes et

a eu quelques positions politiques respectables.
Seule sa personnalité clinquante et sa soif de reconnaissance médiatique sont

à blâmer chez lui tant elles l'ont parfois rendu ridicule.
Son passage humiliant aux quai d'Orsay sous Sarkozy aura achevé de le

déconsidérer.

Aucun pouvoir et un avalement de couleuvres quotidien: tout ça pour une

limousine avec chauffeur et 2 motards qui font "pin-pon"...

 

Sa compagne, par contre, est une vipère arriviste qui n'a jamais été à la hauteur de

sa réputation. Exécrable journaliste de terrain (tout le monde l'a oublié, pas moi:

elle est venue tourmenter dans sa cellule Hoveyda, un des premiers ministres du

Shah d'Iran qui fût exécuté le lendemain. Un condamné à mort a droit à une cigarette

lui a eu droit aux remontrances et leçons de morale d'une journaleuse franco-belge!)

mauvaise présentatrice de journaux télévisés (elle a inventé le concept de femme

masculine froide et pénible), lamentable directrice de journaux (à "L'Express" elle fût

virée en moins d'un an,détéstée par l'ensemble du journal qu'elle avait violenté) et

enfin lamentable directrice de France 24 dont les derniers développements donnent

la nausée.

Cette Thénardier obsédée par l'argent et les titres s'est aussi compromise avec la

télé Bouygues et, en général,  avec tout ce qui brille.
Donneuse de leçons, péremptoire, absolu symbole de la "gauche caviar" la "reine

Christine" comme la surnomment les masochistes des médias est enfin mise à nu:

ce n'est pas beau à voir.  

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3 décembre 2010 5 03 /12 /décembre /2010 08:36

Le Figaro (26/11) et le Canard Enchaîné (1/12) racontent que des "people" (Jack Lang,

Christine Ockrent et Eric Woerth sont cités) ont été copieusement arrosés de farine,

d'oeufs pourris et couverts d'insultes par un comité d'accueil qui les attendait Place de

la Concorde pour le dîner mensuel du "Siècle".

Comme j'aurais aimé voir les images de la mégère journalistique enfarinée! cette

pénible Poivre au féminin, arriviste forcenée, plus gauche-caviar que personne,

surfant sur une réputation usurpée et qui, actuellement, torture France 24 pour satisfaire

 son égo surdimensionné, comme j'aurais aimé voir l'ex ministre du travail, englué dans

des scandales indécents et qui, visiblement n'a pas compris le rejet dont il est l'objet se

prendre en pleine face les remerciements pour sa réforme des retraites sous forme

d'oeufs pourris...

Et le Jack Lang.... inamovible ancien ministre, qu'on voit et entend partout, qui dit tout et

son contraire, prêt à manger dans tous les râteliers...

Ah oui, vraiment, ce comité d'accueil devrait faire des émules.

 

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2 décembre 2010 4 02 /12 /décembre /2010 09:01

Surprenante est la sensation de ne plus aimer quelqu'un qu'on a aimé.
Les yeux s'ouvrent et l'on se met, avec la précision d'un entomologiste, à observer

l'ancienne élue avec une froideur dont on ne se sentait pas capable.
Toute trace de l'ancien amour ayant disparu le regard est froid et impitoyable.
Ce qui nous émouvait nous paraît maintenant ridicule, ce qui nous charmait nous

agace désormais.
Un corps, une silhouette, une personnalité, des gestes... Plus aucun ne trouve grâce

à nos yeux et notre coeur froid en saisit les moindres défauts.
Non que l'on ne les ait pas vus ces défauts... au contraire. Ils faisaient partie du charme

de la relation: parce qu'on aimait on savait les accepter et même les sublimer.
Maintenant que l'amour est mort (Bonjour M Brel!) la personnalité de l'ancien être aimé

n'est qu'aspérités et agacements.

Je suis toujours surpris du travail du temps: la personne aimée n'est elle pas strictement

la même pendant et après la relation amoureuse?

La voix qui nous charmait, les gestes qui nous envoûtaient et le sourire qui nous faisait

fondre se sont-ils transformés en crécelle, en gesticulations et en grimace?

Certes non. L'amour s'est simplement retiré comme la vague sur la plage.

Et, invariablement, que la fusion ait duré 20 ans ou 3 mois, je me retrouve à regarder

l'autre plus froidement qu'un serial killer sa victime.

Il me faudrait sans doute éviter de mettre l'autre sur un piedestal pour ne pas ressentir

cela.

Ou ne plus aimer. Ca doit être bien de ne jamais aimer.

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