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20 octobre 2010 3 20 /10 /octobre /2010 10:34

Ce gouvernement ne sait pas quoi inventer pour être ridicule. 
Outre les lapsus plus ou moins (in)involontaires (Inflation/fellation, empreintes

génitales/empreintes digitales) il utilise avec une stupidité confondante les

"éléments de langage" que distillent le service com de l'Elysée.
Yann Barthès du "Petit Journal" de Canal+ montre régulièrement les ministres

et secrétaires d'état répétant comme des perroquets les mots destinés à

l'opinion. Les jeunes manifestants sont "instrumentalisés" etc...etc...

Plus grotesque encore, alors que, même en étant de mauvaise foi on ne peut

que constater que pas une pompe à essence ne distribue de carburant il

nous faut entendre les mensonges éhontés des mêmes qui nous disent en choeur

que seulement 1 station service sur 100 manque de carburant.
Ils nous prennent pour des "billes" (restons poli) et ne se rendent pas compte que

ce mépris là est encore plus insupportable que celui qui consiste à répéter en

boucle des arguments pour le moins discutables comme s'il s'agissait de vérités

révélées.
Ils nient l'évidence, ils nous parlent comme si nous étions sous Louis-Philippe et

j'ai parfois l'impression que, comme Gaston Flosse disant aux électeurs "Si vous

votez bien Papa Noël sera généreux" les Lefèbvre, Chatel, Morano, Bertrand, Woerth,

Copé, Tron, Lagarde et tous les autres nous prennent pour les polynésiens de

l'ami de Chirac.

PS: à propos de E.Woerth. J'ai vu ce personnage,  en smoking au milieu d'autres

vieux gibiers de cocktail (dont l'ignoble Zacharias)dans un documentaire sur Versailles

(Planète, 17/10).
C'est certain l'homme qui rajoute 2 années de travail aux Français était le plus

qualifié pour le faire.

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19 octobre 2010 2 19 /10 /octobre /2010 09:34

Il y a quelques temps que j'ai décroché.
Je ne regarde plus qu'exceptionnellement la télévision.

Hier soir, congelé et crevé je me suis avachi dans mon fauteuil et j'ai regardé "Pièces à

conviction" le magazine de FR3 présenté par Elise Lucet.
Comme la majorité de ses consoeurs la mère Lucet a oublié qu'elle était une femme:

cheveux courts, visage fermé, voix grave la dame joue les Ockrent-bis.

La soirée était consacrée aux banlieues et ne m'a pas déçu. Tous les tics de la télé

d'aujourd'hui y étaient: les gros plans de baskets, les visages floutés, les voix transformées

(grotesques) et, bien sur, les "caméras cachées".
Mémé Lucet était en blouson de cuir (normal, dans la France rêvée des journalistes quand on

va en banlieue, on met un blouson de cuir noir... comme dans les années 50!) et prenait un

air de circonstance pour déambuler devant des barres HLM.

Elle nous a même interviewé le ministre de l'intérieur avec des airs de méchante à qui "on ne la

fait pas".
C'était absurde, laid, idiot, bourré de poncifs, didactique, empirique et surtout puéril.
Je me gondolais en voyant le racaillou et son fusil à pompe: ça vous sentait le doc TF1 "c'est

bon coco le fusil à pompe, c'est excellent".

Ecoeuré j'ai fini par éteindre la télé et j'ai écouté du Haydn. Ce monde est burlesque.

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18 octobre 2010 1 18 /10 /octobre /2010 16:56

Lorsqu'ils se sont séparés les membres des Beatles ont invoqué des "divergences musicales"

comme cause de cette séparation.  
La suite de leur carrière, en solo, a montré qu'effectivement, ils n'avaient plus les mêmes goûts

et que chacun est allé dans un style différent des autres, même si, parfois, on retrouvait des

atmosphères propres à celles du groupe auxquels ils avaient appartenu.

Lorsque les Who se sont séparés la surdité du compositeur principal et la lassitude des autres

a été évoquée.
Roger Waters et David Gilmour, les 2 "têtes pensantes" du Pink Floyd, se sont durement affrontés

entre autres par médias interposés, sur la divergence musicale qui, à leur tour, les séparait.

L'un s'enfonçait dans des musiques toujours plus sombres -voire paranoïaques- tandis que

l'autre composait des musiques apaisées et harmonieuses.
La rupture était inévitable.
Beaucoup de groupes-dinosaures ont ainsi connu des divorces plus ou moins assumés et les

disputes entre leurs composantes portaient presque toujours sur l'avenir de leur musique et

la forme qu'elle prendrait.
C'est dire si l'article de "Libération" consacré ce jour aux Rolling Stones m'a surpris. Point de

ces fameuses divergences musicales ici: un combat acharné entre 2 égos infantilisés et ridicules.
Keith raconte que Marianne Faithfull lui aurait dit (vous me suivez?) que le chanteur des Stones "en

avait une toute petite"... Il ajoute beaucoup d'autres bassesses et le plus drôle est que l'ex de

Jagger, la belle Jerry Hall le contredit sur ce sujet . (Il ne reste plus qu'à demander à Carla B***

de donner son avis à ce sujet!)
A ce niveau d'arguments on comprend que le Rock est un art... majeur.

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17 octobre 2010 7 17 /10 /octobre /2010 17:36

J'ai lu quelque part quelque chose qui m'a d'abord fait sourire puis que j'ai trouvé frappé

au coin du bon sens.
En substance on disait que le centre des grandes villes françaises était maintenant

l'apanage des fameux "bobos" et que les centres piétonniers s'étaient adaptés à ces

clients particuliers:

On y trouve des boutiques où l'on vend des oliviers en pot et des flacons d'huile d'olive

à prix prohibitifs, des magasins de cannelés bordelais, des boutiques détaillant des

disques classiques très chers et des films en DVD en version originale turque sous-titrée

en bas-breton ou en langue d'oc, des magasins de produits bio qui ressemblent aux

boutiques des années 60 etc.

Les centre-villes sont devenus des réserves à bobos! ils peuvent s'y promener de

guichet de banque en distributeur de billets, de magasins de chaussures anglaises en

boutiques de parfums introuvables et, naturellement, de boutiques de marques en

boutique de marque.
Les Gauthier, Rykiel et autres ont pris la place des bijouteries style Agatha et les

magasins de stylos de marques ont remplacé les boutiques de prêt-à-porter.
Chaque ville a ainsi son "Neuilly-Auteuil-Passy" et la clientèle qui va avec.
Quant aux non-bobos ils y a des réserves pour ces personnes qui poussent le mauvais

goût jusqu'à regarder à la dépense: les centres commerciaux de sorties de ville.
Là les boutiques sont clinquantes et moches et on débite de la laideur utile...
Des oliviers en pot ce n'est pas pour eux... On est raffiné ou on ne l'est pas!

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15 octobre 2010 5 15 /10 /octobre /2010 10:57

Nous sommes victimes, tous autant que nous sommes, d'un véritable RACKET avec le système du

permis de conduire à points mais surtout avec les radars disséminés tout au long des routes, des

avenues et des autoroutes.

Sans oublier ceux qui sont "embarqués" et donc le plus souvent invisibles et le plus souvent

disposés non pour des raisons de sécurité mais pour "faire du chiffre".

 

Je ne parle pas de ceux des feux-rouges qui, eux, sont incontestables.
.
Qu'il ait fallu diminuer le nombre de morts sur les routes Françaises personne n'en disconvient.
Que ce nombre ait diminué grâce aux radars est beaucoup plus discutable.
En réalité on a là un impôt déguisé et impitoyable, qui touche presque tout le monde et qui devient

impossible à éviter: si vous faites plus de 50km par jour vous êtes partiquement certain d'en rencontrer un.

 

Si vous faites plus de 700 km en une journée vous avez de grandes chances d'être "flashé", à un

moment ou à un autre.

Je le dis avec d'autant plus de certitudes que j'ai récupéré l'ensemble de mes points et que, même en

observant scrupuleusement les consignes du code de la route et les panneaux il m'arrive souvent

d'être en infraction.

Rouler à 50 km/h vous attire parfois la haine de ceux qui vous suivent. Vous arrêter au feu orange

vous vaudra des coups de xlaxon frénétiques de ceux qui vous suivent et même le risque de vous

faire emboutir.

 

Bref il serait moins hypocrite de reconnaître que ces contraventions au montant élevé servent à

renflouer un état aux abois.

 

Pour avoir payé à 2 reprises des amendes pour 1km/h retenu je considère que ces radars atteignent

à ma liberté et concourent à ce que la vie dans ce pays soit pénible.

L'hypocrisie a été totale avec les gesticulations des députés UMP qui prétendaient vouloir assouplir

les conditions de récupération de points.
En réalité il s'agissait de donner aux électeurs de droite une nouvelle "preuve" de la fermeté du

pouvoir en faisant semblant de remettre à leur place ces députés immatures...
Une palinodie de plus pour un pouvoir tellement discrédité qu'on se demande comment il trouve encore

un tiers des Français pour le soutenir.

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14 octobre 2010 4 14 /10 /octobre /2010 17:47

Marilyn Monroë n'a joué que dans 2 chefs d'oeuvres: elle débutait et y est quasi figurante.
"Eve" de Joseph Mankiewicz où elle doit occuper l'écran 5 minutes cumulées et "Asphalt

Jungle" de John Huston où son rôle doit atteindre les 6 minutes.

Ce sont des chefs d'oeuvres mais Marilyn Monroë n'y est pour rien!
Après, si l'on excepte "Certains l'aiment chaud" de Billy Wilder (mais elle sert de catalyseur)

et peut-être "les Misfits" de John Huston également ,elle n'a joué que dans des films légers et

sans grand intérêt et sa présence ne suffit pas à en faire de grands films.

Ses aventures avec des célébrités (Brando, Montand, Sinatra, Arthur Miller, John et Robert

Kennedy...), sa personnalité fantasque, sa plastique et sa difficulté d'être l'ont plus faite devenir

une légende que ses rôles au cinéma.

Sans oublier sa mort alors qu'elle commençait à décliner physiquement et professionnellement.

 

Près de 50 ans après sa mort il est surprenant qu'elle figure partout: d'autres ont été au moins

aussi belles (Ava Gardner, Grace Kelly, Brigitte Bardot...), d'autres ont été meilleures actrices

(Natalie Wood, Jennifer 0'Neil...) d'autres avaient des vies au moins aussi passionnantes

mais elle les a toutes supplantées sans qu'on sache réellement pourquoi.

 

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8 octobre 2010 5 08 /10 /octobre /2010 17:53

Comme la télévision la radio aurait pu, tout en restant un média de masse, être une

occasion d'élever les goûts et les connaissances du public.
J'ai bien dit "aurait pu".
Au lieu de celà elle est peut être pire encore que la "boîte à conneries".
Il n'y a pas plus vulgaire ni plus racoleur qu'une radio privée. La publicité, basique

et honteuse y est omniprésente et on a l'impression que c'est en permanence une

course à la connerie. Sujets bêtes à pleurer, commentaires navrants, émissions

pitoyables un véritable robinet à stupidités.

Jeunes ou vieilles les radios prennent leurs auditeurs pour des minus et ne se cachent

pas de vouloir les entretenir dans un état d'hébétude consommatrice.
Les vieux routiers, blanchis sous le harnais, font de la figuration pas intelligente (Laurent

Ruquier, Philippe Bouvard, Nagui, Fogiel, Foucaud...) les jeunes crètins les copient en

plus trash encore.
Jeux débiles, publicités déguisées et flash d'infos inutiles constituent la grille idéale.
La télévision de service public est nettement moins racoleuse, beaucoup moins

vulgaire mais n'est pas exempte de défauts parmi lesquels une sorte "d'autisme culturel"

qui fait qu'on y entend et parle toujours des mêmes. On a parfois l'impression que

les invités des émissions doivent recevoir l'imprimatur de "Telerama" ou des "Inrocks" et

qu'ils doivent avoir été adoubés par "le Monde" ou "Liberation".
C'est égal, malgré ses imperfections les stations de radio-publiques sont sans commune

mesure avec les horreurs que je citais plus haut.

 

C'est vraiment terrifiant d'écouter une heure durant, en zappant, ce que diffusent les RTL,

Europe 1, Rires & Chansons, RTL, Nostalgie, RMC etc. Pourquoi toujours partir du postulat

que l'auditeur n'est pas capable d'apprécier  la qualité, de réfléchir et de s'informer?

pourquoi le faire succomber dans un maelstrom de boue? pour lui vendre des foires aux

vins, des écrans plasma, des assurances auto et des disques minables. J'en ai peur.

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8 octobre 2010 5 08 /10 /octobre /2010 10:18

Dans l'excellent  film de Philippe de Broca "Le diable par la queue" Yves Montand,

Jean-Pierre Marielle, Jean Rochefort, Claude Piéplu, Marthe Keller, Xavier Gelin,

Maria Schell, Madeleine Renaud et Clotilde Joano  se partageaient l'affiche.

Ce film qui date d'un autre temps (1969) est mené tambour battant et tous les

personnages sont gentiment décalés.
Les femmes sont belles et tentatrices, les hommes escrocs mais sympathiques

sauf.... Claude Pieplu qui joue le "barbon" de service.

Son personnage -je m'en souviens- est l'emmerdeur type: rasoir, moralisateur,

passéiste et ennuyeux. Il s'appelle Monsieur Patin, et tout le monde le fuit comme

la peste.
Parfois, si je me laissais aller, je deviendrais un Patin 2! je déteste les "valeurs" de

notre époque, j'exècre le vide et l'inculture de ces années 2010 et suis en profond

décalage avec ce qui se dit ou se fait de nos jours.
Comme je ne veux raser personne je ne dis rien et essaie de ne pas montrer

combien je me sens parfois tombé d'une autre planète.
Quand j'étais petit on m'a appris l'orthographe, l'histoire et la politesse.
Quand j'étais moyen on m'a appris le respect de l'autre, la curiosité et le sens des

valeurs (en gros Brassens c'est mieux que Mike Brant, Brueghel c'est mieux que

Poulbot et Mozart c'est mieux qu'André Verchuren!).
Quand j'étais grand on m'a inculqué l'idée que "toute peine mérite salaire", qu'on

finit toujours par s'apercevoir du talent et que seul le travail permet de s'enrichir.
Ces quelques exemples montrent combien j'étais et suis préparé à vivre à l'époque

de Jeff Koons, de Philippe Katherine et de Nicolas Sarkozy.

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7 octobre 2010 4 07 /10 /octobre /2010 10:00

Je me souviens qu'ayant entendu une fois l'expression "goulag familial" je m'étais agacé de cette

formulation que je trouvais stupide et exagérée.
En prenant de l'âge je ne la trouve toujours pas pertinente mais comprends mieux ce que son

auteur voulait signifier.
Je ne parle pas de ces huis-clos familiaux où la terreur s'exerce (caporalisme, inceste, désamour...)

mais de la famille au sens large.
La mienne s'est progressivement disloquée faute d'élément fédérateur.
Nous sommes nombreux et chacun habite loin des autres, sur le territoire français.
Les occasions de se voir tous sont quasi inexistantes et la dernière remonte aux obsèques de mon

père.
Le reste du temps on se voit, de loin en loin, 2 par 2, reformant à l'occasion, les clans constitués

dans l'enfance.

On n'a presque plus rien à se dire et chaque fois un peu moins.
Ce n'est pas qu'on ne s'aime pas ou plus, c'est que le temps a étiré les liens en les réduisant

presque à néant.
Comme chacun reste figé dans une image de l'autre dépassée et que celle-ci ne se renouvelle pas,

l'envie de se voir a progressivent disparu.
Si je rajoute que nous n'avons plus de maison familiale où nous retrouver tous, que les cousins

s'ignorent depuis des années, que la "matriarche" se fout comme de l'an 40 de maintenir un lien

entre ses enfants on arrive à cette famille éclatée qui, lorsque j'y pense, me fait un peu honte.

 

La littérature regorge de familles passionnantes et de réunions d'icelles hautes en couleurs, le

cinéma a popularisé ces sagas familiales et, autour de nous, sans tomber dans l'idéalisation

un peu vaine, on voit des familles unies où chacun a à coeur de s'intéresser aux autres membres

de sa fratrie.

 

Ce n'est pas une fatalité que de sombrer dans l'indifférence ou le ressentiment: c'est une question

de volonté pour ne pas y sombrer. Chez moi on ne l'a pas eue.

Les "histoires", les brouilles, les incompréhensions et les non-dits ont tué la mienne et je le déplore.
J'ai beau penser souvent: "ça va s'arranger", "on va organiser une réunion de tout le monde" je sais

pertinemment que rien de celà n'aura lieu et que c'est à l'enterrement de ma mère que je verrais

l'ensemble de la famille et pour la dernière fois.



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5 octobre 2010 2 05 /10 /octobre /2010 21:31

Ce début d'automne chaud et pluvieux a permis, ici, l'éclosion d'oeufs de moustiques.

("mouspic" disait mon fils quand il était petit).
Des moustiques il y en a beaucoup et c'est la nuit que ces sales bestioles donnent le

pire d'eux-mêmes.

Quoi de plus insupportable que d'être à cours d'insecticide et de passer une nuit à essayer

de les tuer?

Quoi de plus agaçant que le "ziiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ziiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ziiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii"

qu'ils font quand ils passent au-dessus de nous, dans le noir?

C'est pénible de savoir que ce sont les femelles qui nous piquent et qu'elles pondent leurs

oeufs dans la goutte de sang qu'elles nous pompent.

Bien sur il y a des soucis plus grands et ce minuscule insecte mérite à peine qu'on le

mentionne. Mais ses nuisances me réveillent et, une fois éveillé, d'authentiques soucis

cette fois, m'empêchent de me rendormir.

 

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