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14 octobre 2013 1 14 /10 /octobre /2013 07:36

Comme je suis maintenant à la recherche des locaux qui pourraient accueillir

l'entreprise que mon associée et moi espérons bien ouvrir un jour je pousse

les portes des agences immobilières de ma ville (et Dieu sait si elles sont

nombreuses!) pour qu'on m'aide à trouver la perle rare.

C'est peu de dire que je n'ai toujours pas compris à quoi servait une agence

immobilière: normalement c'est le trait d'union entre le propriétaire A et le

propriétaire B qui souhaite lui acheter son bien ou entre le même A et son

futur locataire.
L'agent peut parfois gérer le bien mais la plupart du temps il se contente de

"l'avoir en catalogue" et de le proposer à ceux qui le lui demandent.

En fait les biens immobiliers sont souvent mis à l'offre dans plusieurs agences

et le sont parallèlement sur des sites internet grand public comme seloger.com

Le bon coin et autres Vivastreet.

Dans ces conditions l'agent immobilier devrait être incollable sur le bien qu'il

doit placer. On l'aura compris il n'en est rien et tous ces "commerciaux" se

contentent d'attendre leur sacro-sainte commission en en faisant le moins

possible.
ils prennent des airs affairés au téléphone, sont "en rendez-vous" et passent le

plus clair de leur temps à tapoter leurs ordinateurs.

Ils semblent découvrir l'appartement, la maison ou le commerce qu'ils vous

font visiter et le décrivent en quelques formules toutes faites que nous connaissons

tous (belles prestations, standing, beau produit...).

 

Ils ont l'hyperbole facile et la cabane pourrie devient, à les entendre, une demeure

de caractère.

 

Un de mes plus grands agacements vient de ce qu'ils ne vous montrent jamais ce

que vous leur demandez. Dites par exemple qu'une salle de bains aveugle est

rédhibitoire pour vous et vous ne verrez que des salles de bains sans fenêtres.
Même chose pour la taille des pièces, du séjour, de la cuisine ou du cellier.

A croire qu'il ne vous écoutent pas ou, pire, que ça les ennuie de rayer tel ou tel de

leurs produits qu'ils souhaitent écouler en premier. (toujours leur commission).

 

Cette branche professionnelle semble investie par des femmes trentenaires qui

passent plus de temps à se faire belle qu'à vous donner satisfaction et par des

hommes du même âge qui s'abiment en contemplation de leur mobile dernier cri.

Tout sauf des pros!

 

Lorsqu'ils daignent vous recevoir ils vous font sentir que vous les ennuyez et vous

montrent presque du mépris si vous n'êtes pas candidat à l'achat de la propriété

"de caractère" à plus de 650 000€.
Si vous venez pour de la location et qu'en plus vous avez des exigences le mépris

n'est pas loin.

 

Enfin, il est insupportable que ces agents immobiliers vous proposent de visiter

des biens que vous avez sur le net pour moins cher.

Vues les commissions qu'ils prennent ils pourraient au moins avoir des premières

mains.

Mais je rêve debout. Les Allées Jean Jaurès et l'Avenue Etienne Billière, à Toulouse

totalisent plus de 20 agences. Je les ai toutes visitées. Pas une, je dis bien pas

une, m'a posé les questions basiques (combien de personnes? pourquoi un séjour

de 50m²? pourquoi pas de mitoyenneté?".

D'où mon peu d'étonnement devant le décalage entre ce que je recherche et ce qu'ils

proposent.

 

Ma petite entreprise n'a pas encore son siège social ailleurs que dans ma tête!

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12 octobre 2013 6 12 /10 /octobre /2013 06:48

Je fais comme les moutons de Panurge et moi aussi j'ai un mot à dire à

propos de cette "information" qu'on a lue et entendue partout hier et qui

concerne les cyclistes.
La Prévention routière et MMA (l'assureur qui veut se faire passer pour

ce qu'il n'est pas) faisaient remarquer que les accidents impliquant des

cyclistes ne baissaient pas, statistiquement.

Les deux instances constataient dans le même temps que "seulement"

10% des conducteurs de vélo mettaient un casque.
Déjà que l'évolution du cycle donne au cycliste une allure rien moins qu'

élégante (les V.T.T et les V.T.C ne favorisent pas la position relevée) les

vêtements préconisés par les magasins de sport n'arrangent rien.
Quoi de plus laid, en effet, que ces shorts moulants, ces tee-shirts fluo,

ces godasses cloutées et ces casques abominables?

Est-on obligé de se déguiser en guèpe sous prozac pour pédaler le long

du canal?

Est-il indispensable de porter ces vêtements laids, informes, ridicules et

portant des publicités?

Le rasage des jambes, mollets inclus, quand on fait 30 km par semaine

est il nécessaire?

Ma réponse est NON, sans la moindre hésitation.

Confort ne signifie pas automatiquement laideur et il est possible de se

livrer aux joies de la bicyclette sans revêtir la tenue de con qu'on lui associe

trop souvent.

Quant au casque........................ A part feu Jean-Edern Halier et la regrettée

chanteuse du Velvet, Nico je n'ai pas connaissance d'accidents de vélo

ayant entraîné la mort.

Et je me refuse à porter cette horreur qui donne instantanément à celui

ou celle qui le porte un air de martien droit sorti de "Mars attacks".

 

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11 octobre 2013 5 11 /10 /octobre /2013 07:17

J'aime mes enfants et je donnerais ma vie pour eux, immédiatement et sans

conditions.
Cela dit nous n'avons pas, eux et moi, ces rapports familiaux dégoulinants de

sentiments sirupeux qu'on voit dans l'immense majorité des films américains.

 

Ca ne date pas d'hier, dans presque tous les films et séries américains dès 

que le mot "famille" est prononcé les yeux du héros se mouillent, sa voix part

dans les aigus et la musique se fait violonneuse à souhait.

Cette cellule familiale, à  mi distance du paradis et de l'enfer ne mérite sans

doute pas ces excès de zéle.

 

A ce sujet et toujours aux Etats Unis il existe heureusement des francs-tireurs

qui, pour rectifier l'image sucrée de la famille, n'hésitent pas à la bombarder

de missiles sol-sol bienvenus.
J'aimais les deux "Famille Adams" qui n'y allaient pas de ...main morte (j'allais

dire de "chose" morte!). La mère qui donne une hache à sa fille pour que celle

ci règle son Oedipe avec son frère, le bébé gêneur que les deux enfants essaient

de tuer et toute cette imagerie qui me montrait qu'heureusement certains

échappaient aux poncifs fils au cricket/fille en pom-pom/maman fait la dinde

de Thanksgiving (!)/papa pêche avec Fifils/ remise de diplôme et autres clichés

éculés.

Dans "Breaking Bad" que je découvre après tout le monde deux autres familles

de fiction m'ont montré que tout cela évoluait.
Une scène hallucinante où le héros, sa femme et leur fils handicapé s'asseoient

sur un canapé et se passent un coussin qui signifie qu'ils ont la parole.

Ambiance alcooliques anonymes et confessions dans une niaiserie

sentimentalo-larmoyante à fuir toutes affaires cessantes dans la

constellation d'Orion, voire plus loin encore.


Cet accessoire (le coussin) et le déroulé de la scène m'a brusquement fait

penser aux gauchistes bavards des années 70 qui n'hésitaient pas à parler du

"goulag familial".(les salauds... ils faudrait les voir maintenant)

 

L'autre est celle -atrocement conventionnelle- qui vient reprendre la maison du

jeune "associé" du héros parce qu'il en fait mauvais usage.
Naturellement on les comprend mais ce passage montre en filigrane que leurs

valeurs sont perverties par le besoin de paraître et l'amour exclusif de l'argent.

Et ces pelouses, ces barbecues, ces pots permanents...
Comme il doit être difficile de ne pas étouffer sous cette chappe de plomb bien

pensante!

Chez nous, en Europe, il me semble que si certains veulent singer la cellule

familiale américaine la majorité adopte un modèle individuel moins contraignant.


Ces séries si bien faites ont peut-être cette vertu supplémentaire de nous montrer

l'exotisme peu attirant de la vie des personnes mises en scène.

 

 

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10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 07:12

En tant qu'ancien fumeur (j'ai fumé plus de 20 ans et je fumais mon paquet par jour)

je ne me permettrais pas de donner la moindre leçon à quelque fumeur que ce soit.

Par pudeur et parce que je me souviens que chaque critique me donnait envie

d'allumer une cigarette.

 

Pire, je dirais que j'ai une certaine compréhension pour eux et qu'au souvenir du

plaisir que me procuraient certaines des cigarettes que je fumais je les comprends

de ne pas vouloir y renoncer.

 

Et pourtant, quand je fumais moi-même (j'adore ce moi-même immodeste!) les

contraintes étaient moindres: paquet de 20 au prix flirtant avec les 10 Francs (soit

moins de deux euros) et sur lequel ne figuraient aucune bouche de monstre ou

poumons d'épouvante, diversité des marques et goûts (Où sont passées les

Peter Stuyvesant bleues ou rouges, les Ernte 23 oranges? les Royales, les Craven

A, les Rotman bleues?) et possibilité de fumer à eu près partout (sauf transports en

commun, lieux publics recevant des enfants et cinémas)

Ernte-23.jpg

 

 

  Stuyvesant rouges

 

Je me suis arrêté à temps pour ne pas connaître l'enfer du fumeur. J'ai même, je

le confesse, de l'admiration pour ceux qui trouvent encore du plaisir à l'exercice

quand on voit les contraintes qui y sont rattachées.
...Sans oublier les sommes pharamineuses qu'ils sont obligés d'engloutir pour

financer non la recherche ou les soins mais les dettes de l'Etat.
Cet état qui se fait proxénète en imposant les prostituées non sur ce qu'elles

gagnent mais sur ce que l'administration pense qu'elles gagnent (France Inter

Service Public, 4/10/13) et dealer en vendant du tabac taxé à 70%.

 

Preuves que la tabagie n'est pas qu'une mauvaise habitude et que la soi-disant

addiction à la nicotine n'est pas sa seule explication; ces fameuses cigarettes

électroniques dont on nous rebat les oreilles.
Personnellement je les trouve ridicules, elles et leurs propriétaires.
A peine arrivés chez vous les gens se précipitent sur vos prises de courant

en oubliant de vous claquer la bise et de déposer un présent pour la maîtresse

de maison.

Il faut maintenant dîner dans le noir pour laisser vos invités recharger leur

tablette, leur mobile et leur cigarette électronique!

 

Ce dernier engin est aux frontières du paranormal et du grotesque. Comme

disait Brel pour la soupe, "ça fait des grands schloupss", ça vous donne un

air crètin et.....ça ne sert à rien.

Les psy-trucs disaient qu'en sus du plaisir de fumer la cigarette "donnait une

contenance aux timides", "favorisait la convivialité" et "virilisait les rapports".

Imagine t'on Malraux ou Humphrey Bogart avec sa vaporette goût myrthe des

Açores?

 

Comme une infinité de besoins crées de toutes pièces par les carambouilleurs

de la com' et de la pub' la cigarette électronique n'est rien d'autre qu'une rente de

situation pour des industriels heureux de faire nos poches avec notre

consentement. Et à voir le nombre de boutiques consacrées à ce gadget fumeux

ces messieurs n'ont pas de soucis à se faire.

L'Etat voit des taxes à appliquer sur le non-tabac que consomment les vapoteurs.
D'où cet écran de fumée, bien réel cette fois, que l'on voit et sent depuis quelques

temps devant cette ahurissante mode qui consiste à fumer sans combustion

ni tabac.
Vapoteurs mes amis, précipitez vous à la boutique de clopes électroniques

où vous avez vos habitudes: ce sera un comptoir à viagra, un rallongeur de

nez (suivant la mode), un épileur de sourcils ou une boutique de sushis 

sous 15 mois.

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9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 07:14

Ce matin, à la radio dans la voiture, j'ai entendu un édifiant reportage sonore

sur la "Fashion Week" à Paris et sur la présentation de la collection Chanel

de cette année.


La fachonne ouikke c'est la semaine où les dingos de la mode s'extasient

jusqu'à l'orgasme devant des chiffons, des robes et des chaussures

présentées par des filles de 32 kilos qui marchent comme si on les

avait électrocutées analement*. Le tout dans des décors hideux, sur

des musiques lamentables et devant un public plus poudré que les

carrières de marbre. 

Tout ce monde interlope de fausses valeurs commente jusqu'à l'absurde

ces créations, vantent les créateurs et se tapent des créatures.

 

Le défilé en question ne présente pas plus d'intérêt que le reportage

sonore qui lui était consacré. Les commentaires obligés étaient

cependant au rendez-vous. Et la musique ceci, et les mannequins cela... ça

ronronnait et on avait entendu 1000 fois auparavant; le maquilleur décadent

et plus caricatural que Serrault en Albin, l'interview de Vanessa Paradis

disant 2 banalités et l'attachée de presse caricaturale reprenant le journaliste

qui avait dit: "Karl Lagerfeld est allé saluer Katy Perry" en  "Katy Perry est allé

saluer Karl Lagerfeld".

La nuance était de taille! On a les héros qu'on peut.

 

Et soudain le Bismark de la Cage aux Folles est en ligne et le grotesque

entre dans l'habitacle de la voiture: pompeusement la folasse à l'éventail

vante sa propre "création" et dit qu'il aime les jeux de mots. On s'attend

à quelque chose de fort et le cornichon teuton nous livre son humour: "il

a réalisé des boutons en béton".
Le zéro absolu, la bêtise prétentieuse et creuse élevée au rang de mythe

du siècle.
Dire que cette caricature est plus célébrée qu'un cancérologue, un chercheur

ou un chef d'orchestre. C'est pitoyable.

Un bouton en beton: c'est fort. Un chef d'oeuvre de l'humour couturier. 

Il y a des coups (et pas seulement d'éventail) qui se perdent!

 

* qu'on ne s'inquiète pas pour elles cependant: elles épousent des footballeurs,

des coureurs auto, des rock stars ou des Présidents de la République et, une

fois liftées et nourries de caviar allégé elles vivent très longtemps en allant

saluer tous les ans leur "maître" Lagerfeld sur les podiums.

 

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8 octobre 2013 2 08 /10 /octobre /2013 09:35

 

Malgré une très nette crispation lors du débat au parlement de la loi dite du "mariage

pour tous" j'ai réalisé que l'homosexualité avait évolué vers plus de visibilité dans ce

pays.

Assistant à un mariage "classique" tout récemment j'ai vu dans les invités deux couples

de même sexe, l'un d'hommes l'autres de femmes, les deux parfaitement intégrés et

admis par les invités.

Ce qui est surprenant, après tout, n'est pas qu'ils aient été visibles et acceptés mais

bien qu'ils auraient pu ne pas l'être.

S'il est illusoire de penser que la relation exclusive entre deux personnes du même

sexe puisse un jour être considérée par tous comme parfaitement normale il me

semble que la tolérance a fait des progrès et que, comme on a "son bon juif" tout le

monde a son "gay" prétexte qui l'empêche de tomber dans ces discours qui

rejettent l'autre à raison de ce qu'il est/fait/pense et qui pourrait ne pas être

jugé conforme. Que la bêtise recule est une raison de se réjouir dans un pays et

une période où celles-ci ne sont pas pléthoriques.

 

 

Autre sujet qui n'a rien à voir avec le précédent,  

sur les conseils avisés de M*** j'ai regardé l'émission de télévision "On n'est pas

des pigeons" diffusée sur France 4.

C'est une émission de consommation au format talk-show avec chroniqueurs

essayant d'être spirituels et rythme rapide sous la direction d'une jolie animatrice.

C'est "C à vous" en moins bébête et en plus utile.
Les reportages sont destinés à mettre en garde contre les arnaques de la publicité

contre les fausses promesses du marketing, contre la fameuse "malbouffe" et, en

général contre tout ce qui fait de nous des cochons de consommateurs.
J'emploie le nom de ce vilain animal à dessein puisqu'un documentaire très

rapide nous montrait l'enfer sur terre que vivent ces bêtes pour nous nourrir.
Un comparatif entre les billets de train et d'avion low cost plus loin, les glaces à

la vanille sans la moindre vanille, les credits donnés à n'importe qui et les

villages de marques sans oublier le clin d'oeil sur le "marché" de l'adultère

étaient au sommaire et diffusés avec des commentaires amusants et des

chroniques qui ne l'étaient pas moins.
Ainsi l'analyse de la consommation et  de l'acte d'acheter peuvent être ludiques

sans être ennuyeux? il y avait pourtant bien sur le plateau le représentant officiel

de ces magazines chiants comme leurs enquètes (du style Soupline ou Lénor?,

"les forfaits permis de conduire au crible", "La saga Amora"...) et un testeur dont

l'utilité et l'humour avaient justement oubliés d'être testés mais cela se regardait

sans mal et même avec un certain plaisir.
Une enquète sur les publicités utilisant l'image de l'homme en blouse blanche

(censé représenter l'autorité et la connaissance) était même très intéressante.
Avec en prime l'interview du comédien qui jouait le technicien anti-calcaire

dans des publicités pour ce produit que l'ensemble des participants à l'émission

a qualifié d'inutile...

Un petit moment de télévision sympathique n'essayant pas de finasser et de se

prendre pour ce qu'il n'est pas? rare et donc à souligner.

 

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7 octobre 2013 1 07 /10 /octobre /2013 22:45

Pour toute personne censée, la tenue logique pour nager ou se baigner

est la plus légère possible. Au risque du ridicule je dirais que le maillot

de bain est le vêtement le plus indiqué.
La taille de celui-ci devrait être une question de confort. La pudeur aussi

devrait peser, à l'exclusion de toute autre considération.

...devrait. 

J'étais dans une belle ville du Maroc ce week end et j'y ai vu quelque

chose qui m'a tout à la fois surpris et décontenancé.
Le riad dans lequel je logeais possédait un très beau patio rempli

d'arbres, d'oiseaux et de fleurs.
Une jolie piscine en mosaïque trônait en son centreIMGP8432.JPG

 

Tout comme moi une famille a profité du temps estival pour se baigner.

une famille, à savoir le père et ses 2 filles. 

La mère semblait en effet consignéedans sa chambre et je n'ai vu d'elle

qu'une ombre, voilée des pieds à la tête et gantée malgré une température

avoisinant les 25°C.

Le père, donc, et sa plus jeune fille se baignaient en tee-shirt tandis que la

fille aînée (11-12 ans)  nageait avec un voile sur la tête et un habit qui la

couvrait de la tête aux pieds.

Quelle étrange coutume! quelle invraisemblable contrainte!

je dois à la vérité de remarquer que, comme tous les enfants du monde, les

deux filles s'amusaient sans retenue et ne semblaient pas souffrir de l'exigence

vestimentaire qui leur était imposée.

 

Mais que redoutent-ils donc ces religieux qui imposent de telles choses à des

gamines incapables de les comprendre?

 

Dans quelle estime tiennent ils leurs femmes et filles pour que la vision d'une

de leur main ou d'un de leurs genoux puisse conduire au péché?

Sont-ils à ce point lubriques et peu sûrs d'eux qu'il leur faille ainsi relèguer de

leur vue toute chair tentatrice?

Je ne comprends ni ne comprendrais jamais ces Dieux et leurs troublants

oukases!

Je me garderais de jeter l'anathème sur une religion en particulier, les autres

étant sur ce chapitre de l'intolérance et du corps des fidèles, toutes bâties

sur le même modèle fait d'incompréhension et de rejet.

Je n'oublie pas que, jusqu'à la fin des années 50 la plus intense pruderie

était demandée et inculquée aux fidèles de sexe féminin par nos prêtres

qui ne les envisageaient autrement que comme des démons potentiels.

 

Il n'aura pas fallu longtemps pour remplacer la feuille de vigne d'Eve en

longue et informe robe couvrante.

 

 

 

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5 octobre 2013 6 05 /10 /octobre /2013 09:32

Je suis maudit! damné même.

J'erre dans cette époque matérielle comme une âme en peine en proie au plus

tragique des destins.
Prenez une bête imprimante Wi-fi. (NB: tout est wi-fi de nos jours! même le

canapé Alinéa sur la publicité parue dans ce torchon de "Direct matin". Un

canapé wi-fi???) outre le fait qu'elle éclaire plus que le dispositif conçu pour

illuminer la Statue de la Liberté à New York je n'ai jamais réussi à lui donner des

ordres d'imprimer sans qu'un stupide cable soit relié entre elle et mon ordinateur.
Elle consomme des cartouches d'encre comme moi du chocolat: de manière

compulsive. Elle est sélective avec le papier (elle ne veut pas toutes les marques,

ce serait trop facile) et, depuis ce matin où j'ai un document urgentissime à

imprimer (ma carte d'embarquement) elle refuse tout net de faire ce pourquoi

j'accepte sa vilaine et encombrante présence dans mon home sweet home.

Allez savoir pourquoi un message "bourrage papier" apparaît sur l'écran. Si je

le fais partir un autre revient (niveau d'encre couleur bas) voire un autre...

J'enrage de ce matos moderne qui a un clavier digne d'un Rafale de M Dassault

mais est incapable de faire ce pourquoi on l'a assemblé.


"Tu peux clignoter, S****, je vais te déposer à la déchetterie!".

 

Pour la télévision je passe par la "free-box". Disant celà j'ai tout dit. Un coup ça

marche, un coup j'ai un joli "HDMI" qui s'affiche sur l'écran noir de mes nuits

blanches comme chantait Nougaro.
HDMI? un message codé? (Honte à toi, Débile, Minus, Incapable"?

 

Et les hauts parleurs de mon ordinateur? quoi de plus bête que des hauts parleurs

d'ordinateur? un caisson de basse (qui vibre) et deux briques pleines de "led"

(oui, on met des led partout. Les led ce sont des lumières aveuglantes et inutiles

qu'on ne choisit pas mais qui font joli sur votre voiture. Les led c'est (sans doute)

comme ces phares au Xénon qui vieillissent si mal. Opaques et jaunes ils donnent

à votre voiture l'allure d'un vieux coucou fatigué.
Qui nous a demandé notre avis avant de mettre en série ces phares pourris et ces

led aveuglants?) ils ne haut-parlent pas beaucoup. Ils ronflent et sifflent pire que 

ceux qu'ils étaient chargés de remplacer.

J'arrête là? ou je décris mes déboires avec la machine à laver qui fait plus de bruit

que les nouveaux-nés de la maternité voisine lorsqu'il fait chaud et que les

parturientes ont ouvert les fenêtres?

 

J'arrête là! je me demande cependant s'il n'existe pas une force maligne qui nous

oblige à acheter des objets extraordinairement compliqués et possédant une

foultitude de fonctions dont on n'a que faire.

Un bureau d'étude qui compliquerait à plaisir les zapettes et les simples fers à

repasser. Les grille-pains et les sèche-cheveux, les téléphones fixes (ça existe

encore et c'est même le seul téléphone qui permette une conversation intacte et

pas coupée ou hachée) comme les mobiles...

Comme pour l'obsolescence programmée ils sont conçus en intégrant la fameuse

Loi de Murphy dite aussi de "l'emmerdement maximum".

 

 

 

 

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4 octobre 2013 5 04 /10 /octobre /2013 07:23

La France est vraiment un cas, et, faut-il le préciser, un cas désespérant lorsqu'on

aborde la politique nationale.
Le récent rapprochement entre les deux (très) vieux chevaux de retour que sont

François Bayrou et Jean-Louis Borloo illustre à merveille cette incapacité de notre

pays à évoluer et à remplacer celles et ceux dont le suffrage universel a balayé

les prétentions ou les espoirs.
En lisant les commentaires de 3 proches de Bayrou qui disent que le président du

Modem ne pense qu'à la présidentielle de 2017 j'ai eu comme un accablement.


Voilà un homme qui a été de tous les ministères des années 90, entre autre très

longuement ministre de l'Education Nationale (où son bilan est des plus ternes)

qui s'est déjà présenté 3 fois à l'élection présidentielle et qui, 4 ans avant la

prochaine, manoeuvre pour être sur la ligne de départ de la quatrième.
Sommes nous maudits pour ne pas être capables d'éliminer ceux dont on n'a pas

voulu ou ceux qu'on ne veut plus? Giscard, Mitterrand, Chirac, Barre ont monopolisé

la vie politique pendant des décennies et on pensait que le temps de ces dinosaures

là était révolu.
Non! il n'en est rien!! on nous présente Alain Juppé comme une nouveauté, Nicolas

Sarkozy comme une évidence et les prétentions de Bayrou à un quatrième gadin ne

font pas hurler de rire.

Il y a peu j'ai vu que Michèle Alliot-Marie était ressortie de la naphtaline dans

laquelle elle était depuis ses consternantes équipées tunisiennes. Un moment de

purgatoire et hop, comme les escargots après la pluie revoilà ces tristes figures qu'on

aimerait tant ne plus revoir.
Henri Emmanuelli, Laurent Fabius, Marie-Noëlle Lienemann... ils ne sont pas que

d'un bord politique ces hommes (et ces femmes) qui monopolisent les places et

prébendes depuis vingt ou trente ans...

Seule la mort (Philippe Seguin, Claude Labbé, Georges Frêche), une défaite et des

paroles définitives (Lionel Jospin) ou une disgrâce durable (Jacques Toubon) nous

débarrasse de ces inamovibles berniques scotchées à leur postes.

Le gâtisme même n'est pas suffisant pour les faire lâcher prise: Le Pen père n'a t'il

pas annoncé qu'il dirigerait la campagne des Européennes pour son entreprise

familiale?

Pire, quand le père meurt on a droit au fils (le "leader" (lol) actuel du parti

communiste est le fils d'un ancien dirigeant stalinien de ce même parti.

 

Il n'y a guère que l'Italie pour posséder une classe et des moeurs politiques plus

désespérantes que les nôtres.
...Et le Gabon...

 

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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 06:49

Je commence à en avoir par-dessus la tête du principe de précaution, des cellules

psychologiques et de toutes ces dispositions qui finissent par être plus redoutables

que le mal qu'elles sont censées prévenir ou guérir.

Un avis d'orage et le vide-grenier du quartier, préparé depuis des semaines par les

exposants est annulé sine die.
La journée de prétendu grand vent et de pluie est sèche et belle, éclairée et chauffée

par un beau soleil qui ridiculise les prévisions catastrophes de la météo. Il 

n'empêche, ça a été annulé.

Hier, aux bulletins d'informations des radios que j'ai pu entendre dans la voiture des

consignes pour obtenir des "dédommagements" dans les meilleurs délais pour les

victimes (le grand mot est lâché) de la catastrophe de Brétigny sur Orge.
Un train déraille, on a un sujet d'actualité pour 1 mois et on entend les mêmes choses

que d'habitude, la trilogie vicctimes/responsabilités/indemnisations.

Je pense que notre société est en train de s'effondrer par trop de précautions.

Vivre c'est prendre des risques.

On pourrait envisager une vie dans des balles de coton ou des monceaux de plumes

mais ce ne serait pas vivre.

Je suis exaspéré par ces multiples précautions et recours auxquels nous avons

l'habitude de faire appel dès qu'il y a le moindre problème.
Ne pas oublier que nous sommes mortels, que la vie est éminemment fragile et que

la fatalité existe.

Nous devrions, en tant que société, être plus preneurs de risques, plein d'allant et

prêts à aller vers l'aventure.
Rechercher toujours des responsables, devenir une société de judiciarisation et

être en permanence travaillée par la recherche de victimes d'un côté et de responsables

de l'autre finit par scléroser l'activité et les mentalités.

Je ne dis pas que "la loi de la jungle" soit la meilleure qui soit je dis seulement que

nous devrions consacrer moins de temps à ces affaires qui stérilisent la pensée et

l'action.

 

 

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