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25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 07:41

Pochettes de disques, couvertures de livres et affiches de films ont toujours

été ma passion.
Je rêvais même de me faire un nom la-dedans et ai été obligé d'y renoncer

en constatant que je n'avais pas l'ombre d'un début de talent de graphiste ou

de dessinateur, d'illustrateur ou de photographe.
Entre temps nos bons vieux 33tours 30cm sont devenus de microscopiques

CD et je me suis fait une raison.
A tort parce que le support CD a permis, pas toujours mais quelquefois, de

faire de très jolies choses.
Pour les livres aussi, la collection 10/18 Domaine étranger, par exemple, a fait

des très belles réalisations.
Question affiches de cinéma on est en présence du pire et du meilleur. De

grandes choses ont été faites et des abominations aussi.
Sans regretter cette vocation avortée je lui ai au contraire témoigné de la

reconnaissance puisque c'est toujours avec plaisir que je regarde les

réalisations en ces domaines.

J'ai des livres consacrés à cet art et on serait étonné d'apprendre la valeur

qu'ont prises certaines pochettes "historiques" comme celle de Michaël

Cooper pour le "Satanic Majesties" des Rolling Stones ou celle d'Andy

Warhol pour "Sticky Fingers" du même groupe. Ce ne sont que 2 exemples.

 

J'ignorais complètement que ma fille, à qui je n'ai jamais parlé de ces

vélléités illustratives s'y intéresserait au point d'en faire une partie de son

métier. Mais elle a du talent, elle.
J'ai été ému (et fier) de voir qu'elle a réalisé la couverture et les illustrations

d'un CD d'un artiste local. Voir son nom sur cette pochette m'a semblé plus

touchant que tout.

En voyant ce CD à la FNAC? CD dont elle a réalisé "l'art-work"  j'avais envie

d'acheter tous les exemplaires! C'est encore" mieux que si elle chantait. Plus

méritant aussi.

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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 07:07

Annoncé un peu partout comme un document de référence et ayant la possibilité,

"free box" aidant, de le voir en différé je n'ai tenu que 20 minutes devant le film que

Serge Moati a consacré au "désir masculin".

Serge Moati ne laisse personne indifférent. On l'aime ou on le déteste mais nul

ne peut nier que c'est un homme intelligent, optimiste, qui aime faire partager ses

coups de coeur et qui a réalisé, parfois, de belles choses.

 

En corollaire on peut dire de Moati qu'il est manichéen (très manichéen), qu'il vit

dans une bulle culturelle et sociétale très éloignée des préoccupations usuelles

de nos contemporains et qu'il a la religion du copinage.


Qualités et défauts présents de manière caricaturale dans ce film dont je parle:

interview très complaisante de son propre fils ("tu bandes comment, tu baises

comment..."), extraits de films de cinéma élitistes et ridicules ("La maman et la

putain" de Jean Eustache), interview du psy médiatique de service, Serge Hefez

gestes emphatiques des mains et de la tête et auto-complaisance: Serge Moati

sur son vélo, Serge Moati et ses lunettes etc.

 

Le fond maintenant. Disons le tout net: Serge Moati a son idée sur le "désir

masculin" et la seule chose qui l'intéresse est qu'on vienne confirmer ses idées.
Alors on interviewe un acteur de films X ou un homosexuel assumé qui viendront

dire ce qu'attend Moati. (que les hommes n'ont pas plus de besoins sexuels que
les femmes et que le désir est le même pour tous). C'est le côté roublard et

manipulateur du personnage...

Les 20 minutes de film que j'ai  réussi à regarder étaient ainsi faites: interviews de

"bobos" s'écoutant parler (et bander!), commentaires ou interventions de Moati le

brillant cinéaste/philosophe/sexologue/homme de lettres/homme de médias,

extraits navrants de 2 films en noir et blanc qu'adoraient les "Cahier du Cinéma"

dans les années 70 et interview surréaliste de son fils de 20 ans sur sa vie

sexuelle par un père de plus de 60 ans. Le tout exprimé avec ce vocabulaire

psychanalytique qui sent bon son St Germain des Près et son cabinet  à 80€ la

séance de 25 minutes.

Vous comprendrez que j'ai appuyé assez rapidement sur le bouton stop!

 

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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 12:19

J'ai toujours beaucoup de mal à me faire à l'idée de me lever tôt. Tôt, pour moi,

signifiant avant 7H-7H30.

Contraint de le faire par cette bonne SNCF qui ne mettait qu'un train en ligne

pour Rodez aujourd'hui (les autres possibilités étant des trains + cars mettant

jusqu'à 2H40 pour relier Toulouse à la capitale de l'Aveyron) je me suis donc

levé à 5H15 et, plutôt que prendre le blafard métro j'ai traversé Toulouse à pied

sur un axe Ouest-Nord et sur environ 3 km.
Bien m'en a pris! j'avais oublié le charme considérable d'une grande ville

endormie. Les pas qui résonnent sur les trottoirs mouillés, les rares voitures

qui circulent (des taxis essentiellement qui semblent surpris qu'on ne fasse

pas appel à eux) et les plus rares humains encore. J'en ai compté 3 sur un

trajet de 20 minutes. 3 humains réduits à des silhouettes affairées à aller se

mettre à couvert.
La ville est belle avec ses avenues désertes, sa signalisation lumineuse qui

fonctionne encore mais pour personne, ses lumières orangées et les ombres

de l'obscurité.
Qu'il est plaisant de traverser les quartiers silencieux qui, deux heures plus tard

retentiront des xlaxons et des bruits des véhicules de nettoiement.
Qu'il est agréable d'être le seul (ou presque) complètement réveillé devant ces

façades d'immeubles abritant tant de citadins endormis.
La gare, par contre, offrait un spectacle d'agitation presqu'habituelle. Une gare

(contrairement à un aéroport) ça semble ne jamais dormir.
Et le train ("payé par le conseil régional de Midi-Pyrénées"... Pas par nos impôts

locaux?) traverse une campagne noire comme four. C'est seulement après

Carmaux que le paysage a blanchi sous la neige. Entre Carmaux et Rodez il

fait toujours froid (comme à Lannemezan et à Luchon!). Micro-climat ou vision

de l'esprit le thermomètre s'affole et les températures descendent.
Et enfin, au lever du jour arrivée à Rodez qu'on dirait jamais sortie des années

50-60. Rien que la gare vous donne un sacré coup de jeune.

Ou de vieux. C'est selon.

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22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 07:36

Je trouve merveilleux que ce que j'ai détesté puisse plaire dans les mêmes proportions

à quelqu'un qui le dira dans des termes exactement contraires à ceux que j'ai utilisés.
Par exemple que Valentin Spitz du Nouvel Observateur (voir le site de l'hebdomadaire)

ait trouvé beaucoup de qualités à l'émission de TF1 consacrée aux reprises par la

"jeune génération"  des tubes de Jean-Jacques Goldman. Son papier est même titré:

"enfin une bonne émission de variétés".
Le moins que l'on puisse dire est que ce Valentin et moi sommes incompatibles en

soirée!

Mais je le répète, j'aime argumenter pour ou contre avec quelqu'un qui ne partage pas

ma vision.
Il n'y a guère qu'en politique que je n'aime pas celà. Pour deux raisons d'ailleurs. D'abord

parce que mes idées sont rien moins que solidement arrêtées. Elles fluctuent dans le

temps et selon les problèmes. Et parce que deux personnes opposées en politique ne

peuvent ni ne veulent s'entendre: les deux veulent imposer un point de vue et considèrent

celui de leur vis à vis comme stupide ou né de l'ignorance.
Ignorance qu'on entend détruire séance tenante avec des arguments dont la teneur en

décibels est proportionnelle à la mauvaise foi.

 

Ainsi j'aime lire les critiques positives d'un film devant lequel je me suis mortellement

ennuyé ("In the mood for love" par exemple, que j'ai trouvé tellement lent que j'ai cru que

mon lecteur de DVD était tombé en panne en faisant "arrêt sur image"), lire qu'un artiste

a tous les talents quand je ne lui en trouve aucun (Patrick Bruel) ou un goût exquis quand

au contraire je l'en trouve complètement dépourvu (Jeff Koons).
J'aime qu'une (de mes trop rares) lectrice me dise n'avoir pas aimé sa première visite de

new York alors qu'un an après je rêve encore de la mienne et ainsi de suite.
Je me souviens de cette formule "l'ennui naquit de l'uniformité" et en vérifie heureusement

rarement l'application  dans la vie quotidienne. La contradiction est partout et c'est bien

ainsi.
J'adore les personnes qui aiment ce que j'aime mais j'aime bien celles qui ont des avis

opposés. Peut-être tout simplement parce qu'ils me montrent que, pas plus qu'eux, je ne

suis détenteur du bon goût et du meilleur avis.

 

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21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 10:00

Ayant été particulièrement bien brieffé par un connaisseur j'ai découvert une série américaine

qui m'a comblé.
Elle m'a comblé et je l'ai déjà vue en son entier.

Les Américains n'ont pas accroché et elle s'est arrêtée à la deuxième saison (les épisodes 12

et 13 n'ont même pas été diffusés bien qu'ils aient été annoncés à diverses reprises).

"Better Off Ted" est une série très originale et loufoque. C'est sans doute à cause de celà qu'elle

n'a pas marché.
Dans un pays aussi cartésien que les USA la loufoquerie ne passe pas très bien. De plus les 

personnages sont très cyniques et disent des choses qu'on ne dit pas habituellement.

Un patron qui dit qu'il aime l'argent par dessus tout, une femme qui dit ne choisir ses amants

qu'en fonction de leur fortune.... C'est courant mais on ne le dit habituellement pas!


Toute l'action, ou presque, se passe dans une importante société multinationale qui vend 

tout et n'importe quoi. Le Ted du titre est un cadre supérieur, charmant et diplomate qui met en

permanence de l'huile dans les rouages.

Comme il est charmant il est très courtisé (il est divorcé et élève seul  sa fille Rose qui a 8 ans)

mais il résiste sauf à sa patronne qui est le personnage que je préfère dans la série.
Véronica ne se contente pas d'être belle et d'avoir le pouvoir. Elle émet des sentences définitives

et des jugements pour le moins abrupts.
Elle est concurrencée par une ravissante Linda qui a un charme plus évident encore et une

personnalité attachante.
Il y a deux ingénieurs délirants, des patrons fous, un technicien cinglé et toute la société semble

occupée par des personnes délirantes.

Des "caractères" sont présents à chaque épisode et d'autres uniquement en fonction de

l'intrigue. Cette dernière est rapide, rythmée, séquencée et cohérente.

La première saison (12 épisodes de 22 minutes) est admirable et si d'aucun adore l'épisode

intitulé "Jaberwocky" pour ma part je considère le 13ème comme le meilleur de la série.

J'ai visionné quelques épisodes à Montréal (peut-être celà a t'il aidé!) et ai pris beaucoup de

plaisir à découvrir les autres en anglais sous-titré.

"Better off Ted" est une merveille de série d'humour, fine, drôle, intelligente et pleine d'idées.

Comme mon fils me l'avait dit pour "Dexter" au moment où il me l'a fait découvrir je vous dis:

"vous avez de la chance" si vous pouvez les voir.

 

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20 janvier 2013 7 20 /01 /janvier /2013 07:43

Tout le monde (sauf moi!) a oublié que quand le ministre de la culture de l'époque,

François Léotard pour ne pas le nommer, a donné TF1 au groupe Bouygues il a

invoqué le "mieux disant culturel" du projet du bétonneur pour justifier de brader

cette chaîne à un ami du pouvoir.
Depuis, sans jamais se lasser, TF1 a tout fait pour mériter son étiquette de télé des

cons et des concierges.
Mieux, elle est allée plus loin que satisfaire le goût de chiottes de ses spectateurs:

elle les a nourris avec une constance qui impose le respect. 

Chaîne de la médiocrité bavarde, du toc glamour plouc et de l'inculture il n'y a aucune

bassesse qui ne lui ait échappé.
Des chansons d'été pub ("lambada Orangina") aux horreurs de la télé-réalité TF1 n'a

reculé devant rien. Elle a tout osé.

Ce samedi, alors que je n'avais plus vu 1 minute de ses "programmes" (de la bouillie

pour sous-culturés) je suis "tombé" (le mot est exact) sur un "hommage à Jean-Jacques

Goldman". Il faut dire que les spectateurs de cette entreprise de démolition cérébrale

qu'est la chaîne du béton croient que Goldman est un chanteur, Michel Berger un poète,

Truffaut un cinéaste et Katsuni une artiste japonaise.
Donc un hommage à l'un des pires rimailleurs de l'hexagone qui, non content de faire

brâmer les pires interprètes francophones a osé chanter malgré une voix qu'on dirait

émaner d'un chat écorché vif....

Plateau de dindes émues (sur TF1 la dinde est toujours émue), l'ectoplasme lifté et

perruqué de Johnny H à peu près debout, ce beau monde est venu dans un décor à

gerber s'autocongratuler en chantant des refrains à vous donner des envie de

Jihad.

Les présentatrices choucroutées de frais, les chanteuses à la parade comme des

blondes d'Aquitaine avant la remise de médaille de la meilleure laitière, ce beau monde

avait sincèrement l'impression de faire oeuvre culturelle.

5 minutes m'ont suffi pour aller dehors -sous une pluie battante- vomir ma haine de

ces variétoches qui étaient déjà insoutenables sous Guy Lux et les Carpentier.

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19 janvier 2013 6 19 /01 /janvier /2013 09:28

La Syrie et la folie populicide de Bachar el Assad? oubliée.


Jean-François Copé et ses magouillages indignes pour être président de l'UMP? oubliés.


L'augmentation invraisemblable des tarifs du gaz et de l'électricité? oubliés.

 

Le possible compte en suisse du grand argentier Français Jérôme Cahuzac? oublié.


la liste est longue de ce que nous oublions ou plutôt de ce qu'on souhaite nous faire

oublier.


Consensus malien et prise d'otage en Algérie occupent tout l'espace médiatique depuis

 trois jours  et continueront jusqu'à ce qu'un Deus ex Machina inconnu décide qu'autre

chose doit nous occuper.


Depardieu c'est fait.


Un bon décès de célébrité, une phrase malheureuse d'une ex-idole des journaux ou les

intempéries hivernales feront l'affaire.

 

En attendant Joey Star et Mathilde Seigner répètent en boucle les mêmes arguments 

pour nous inciter à aller voir leur daube filmée. On ne doit pas être loin du précédent

record de Kad et Olivier et leur stupide Paméla Rose 2 et Chabat et son Marsupilami.

Dire qu'il y a des gens qui vont faire la queue dans le froid pour voir Joey Star et Mathilde

Seigner jouer dans un film dont la bande-annonce doit être usée tant elle a été diffusée!

 

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18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 07:36

 

Je ne suis pas de ces spectateurs qui prennent leur plaisir cinématographique uniquement à la

vision d'un film serbo-croate vu par seulement 40 personnes dans tout l'hexagone.

Dernièrement j'ai vu «De l'autre côté du périphérique» et ai passé un très bon moment.

Cependant plus je vieillis et plus j'attends d'un film qu'il me remue en m'apportant matière à

réflexion.
J'ai de la chance ma ville est une ville cinéphilique qui, outre une superbe cinémathèque offre

à l'amateur de cinéma exigeant (ou d'art et d'essai, ce qui revient souvent au même) 2 salles

Utopia, une salle ABC et une autre appelée le Cratère qui donnent toutes leur chance à des films

qui échappent aux grands distributeurs tels UGC et Gaumont.

J'ai donc vu, ce week end, un film relevant de ce cinéma là et je doute qu'on vous en parle sur

les supports habituels dont le genre de beauté cinématographique n'est pas celui-là.

Le leur se compte trop souvent en nombre d'entrées et en montant du cachet des artistes.

Il s'agit de «Paradis : Amour» de Ulrich Seidl un film qui, sans fioritures, nous intéresse à ces

femmes seules qui vont en Afrique (au Kenya dans le cas présent) pour donner libre cours à

une libido d'ordinaire inexistante en payant des jeunes blacks qui profitent de cette détresse

pour monnayer leurs charmes et soutirer un maximum de dollars de celles qu'ils appellent

«sugar mama».

C'est un film très dérangeant parce qu'il ne cache rien et qu'il distribue les upercuts sans faiblir.
L'actrice principale (Margarethe Tiesel) non plus ne cache rien de sa volumineuse anatomie et

du vide de sa vie.

On est gênés par certaines images qui sont non seulement très crues mais aussi terriblement

réalistes.

On est désolés par ces épaves de notre société, rejetées par les autres à cause de leur

déchéance physique.

Elles vont, elles aussi, faire du tourisme sexuel dans des paradis pour touristes et, comme les

hommes habituellement, traquent la chair ferme et fraîche.

Là-bas les attendent des beaux jeunes étalons qui n'ont que cette solution pour améliorer leur

condition et celle de leurs proches.Proches qui savent d'où vient l'argent.

C'est une prostitution qui ne dit pas son nom mais qui utilise des ressorts balisés. Les garçons

noirs demandent de l'argent non pas comme prix de leurs «services» mais pour payer l'hôpital,

le médecin ou aider un parent en difficulté et les grosses touristes autrichiennes ne paient pas

officiellement pour du sexe mais pour trouver l'amour.

De nombreux détails mettent très mal à l'aise dans ce film. Outre la nudité des corps la disparité

entre ceux de ces jeunes noirs et ceux adipeux et flasques de leurs amantes, la pauvreté du Kenya

dès que l'on sort des complexes touristiques luxueux, le sort qui est réservé aux habitants du

pays (qui bien que chez eux n'ont pas le droit de franchir une ligne sur la plage), les bassesses des

unes et des autres et aussi la vulgarité des femmes européennes lorsqu'elles n'ont pas à se

surveiller.
A cet égard la scène de l'anniversaire est emblématique: 3 autrichiennes en chaleur qui offrent un

jeune gigolo prêt à tout pour leur soutirer le plus de devises à une 4ème. Pour bien souligner que la

seule partie de celui-ci qui les intéresse est son sexe elles le lui entourent d'un ruban rose...

 

C'est ainsi que notre civilisation (que Claude Guéant qualifiait encore de «meilleure» il y a moins

d'un an) a dénaturé la belle idée du tourisme, c'est ainsi que nos sociétés riches viennent pervertir

les autres, c'est aussi ainsi que vivent, de plus en plus nombreuses, de pauvres personnes

esseulées et connaissant une misère sexuelle éprouvante.

 

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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 08:16

On sait comment on entre dans ces conflits régionaux et on sait aussi, l'expérience aidant,

comment on en sort.
On en sort bafoué, ridicule, sans avoir gagné autre chose que le mépris des peuples et

un coup indélébile au moral (et accessoirement) aux finances.
Nos exploits diplomatiques au Rwanda, au Tchad, au Gabon.... en Afrique  ne nous ont pas

suffit. Il faut qu'on recommence, seuls, à gendarmer les confettis de l'ex-empire pour

"préserver la démocratie, aider un pays francophone, aider nos ressortissants" (rayer la

mention inutile s'il y en a une).

Alors on revoit les consultants pérorer sur les chaînes d'informations continues, on revoit

des militaires (ce n'est jamais bon signe!) et les journalistes se transforment en comitié de

soutien à l'aventure malienne.
On nous serine depuis des années qu'il faut drastiquement se serrer la ceinture mais pour

l'expédition au Mali les crédits ne sont pas comptés. Cherchez l'erreur.

Des sondages poussent comme champignons après l'averse: tous disent le pays derrière

son président en campagne. Tous disent leur soutien à l'expédition courageuse.
La "dépêche du Midi", quotidien du cassoulet et du radicalisme ressort les cartes de

géographie et les drapeaux tricolores. Sans oublier les titres cocardiers.


Pour un peu Frigide Barjot et ses groupies se feraient cantinières.


Je suis persuadé que nous n'avons plus (si nous l'avons jamais eue) l'envergure et l'esprit

à ces opérations militaires. Nous n'avons ni budget, ni personnel compétent pour les mener

à bien et, selon moi, pas la légitimité pour le faire.

Mélenchon a soulevé un lièvre. Je n'y crois pas mais quand même je m'interroge. Et si cette

équipée guerrière était juste destinée à faire regrimper Hollande dans les sondages?
Entre Mali et Malouines il n'y a -ne serait-ce qu'en prononciation- pas beaucoup de différences.

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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 07:09

(Je voulais dire tout le mal que je pense de Quentin Tarention et de l'éprouvante

"Tarentinomania"  qui règne ici , Tarentino dont le seul génie que je lui

reconnaisse est celui de l'auto-promotion, j'y ai renoncé pour être PO-SI-TIF !)

 

 

On a beau s'y attendre un peu lorsqu'on y est enfin il s'agit d'un sacré choc. J'ai eu la

grande chance d'y entrer par le train et lorsque je suis arrivé dans cette gare centrale,

vue dans tant de films, j'ai eu l'impression de "traverser le miroir".
Lorsque nous avons poussé la porte qui donne sur la rue et que je me suis retrouvé

en plein Manhattan je n'en croyais pas mes yeux.
Mes 4 sens étaient sollicités presque à égalité. La vue, l'ouïe, l'odorat et le toucher

même. Accueillante New York.
On a dit partout l'intensité lumineuse, la hauteur vertigineuse des gratte-ciel, le bruit

ininterrompu de la circulation et les échos de la ville.

Nous captons bien plus d'informations auditives et visuelles qu'à l'accoutumée et nous

avons l'impression d'être ivre.
Les taxis passent à toute allure, suivis par des camions de pompiers ou des

ambulances rutilantes et bruyantes, les piétons semblent affairés, les femmes sont

superbes les hommes bien habillés.... Une ville à la puissance 10, 100, 1000.

Incroyable New York.

L'architecture est souvent belle, la pluie fait briller les sols et les entrées d'immeubles

vous semblent aussi familières que Wall Street, le Tribunal ou d'autres endroits.
Times Square, Ground Zero, la tour qui remplace le World Trade Center, Central Park

sont comme dans vos "souvenirs" sauf que vous n'y étiez jamais allé.
Enfin une ville où les magasins sont sensiblement différents de partout ailleurs.
Enfin une ville où tout est grand et dépaysant.

Eblouissante New York.
Du Pont de Brooklyn à Chinatown, de l'East Village à Battery Park City et de Soho à

l'Upper West Side j'ai marché des kilomètres en m'intéressant à tout.
Les tags sont démesurés et ne ressemblent pas à ceux que je vois d'habitude, les

voitures sont différentes (pas de Françaises, pas UNE Française!) et la circulation

donne l'impression d'une fluidité réservée aux habitués.

Incroyable sensation de traverser une rue devant ces voitures prêts à bondir.

A aucun moment je ne me suis imaginé conduisant dans la ville: se garer m'a paru

difficile malgré de bizarres parking avec monte-voitures disséminés dans la ville et

le plan de la cité plus compliqué qu'une sentence de jugement.

Difficile New York.

Et ces réservoirs anciens sur les toits! et ces cheminées qui crachent de la vapeur...
Beaucoup d'arbres, de petits jardinets, de squares et d'espaces verts aux feuillages

dorés rendus magnifiques par le soleil automnal qui m'ont fait adorer New York.
Des statues un peu partout (dont les bizarres Gandhi et Andy Warhol) ponctuent les

carrefours.Un taureau en bronze jaune défend l'accès à l'Hudson.

Artistique New York.

J'ai aimé le métro si rapide et si bruyant. Il m'a surpris parce que j'attendais celui de

"Taxi Driver" et du Bronx et qu'à Manhattan il est plus propre qu'à Londres ou Paris.

De loin j'ai aussi salué lady Liberty et je me suis attardé à Central Park en me disant

que j'avais été bien c... d'attendre si longtemps avant de venir.

Même si c'est un cliché nos capitales européennes ont l'air de bourgades provinciales

face à cette Big Apple si jeune et turbulente.
Dire que j'ai aimé est très loin du compte.

New-York-City-Beneath---Above-118.JPGA bientôt New York. 

 

 

 

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