Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
19 octobre 2021 2 19 /10 /octobre /2021 07:00

J'ai regardé une partie de l'émission "tous nus avec Mary Beard" sur Histoire TV le lundi 11 octobre. J'ai trouvé ça intéressant et drôle. La dame en question visite les musées du monde et regarde surtout les nus, en sculpture comme en peinture.

Après des digressions très amusantes sur l'ajout de feuilles de vigne sur des statues antiques au dix-neuvième siècle pudibond elle en est venue à "L'Origine du Monde" de Gustave Courbet qui représente le sexe d'une femme sans fard. Elle s'est demandée qui avait bien pu baptiser ainsi cette toile "sulfureuse" et a ajouté en souriant malicieusement que si ce tableau s'était appelé "le minou de Jeannette" les choses auraient peut-être été différentes et le tableau moins censuré!

La réflexion venait ensuite, de Mme Beard et du spectateur.

 

Xavier Bertrand, qui s'était déjà ridiculisé en expliquant sa candidature à l’Élysée comme permettant "d'éviter la guerre civile" n'avait qu'une stratégie: fuir le parti LR et tout tabler sur son profil d'homme seul. Cette situation devait le faire monter dans les sondages et les autres candidats de la droite et du centre devaient se rallier au terne Président des "Hauts de France"....

Rien n'a marché comme prévu. Il patauge dans une campagne au ras des pâquerettes et a dû, après un suspens téléphoné, rallier son ancien parti, la queue basse et l’œil torve.

Les sondages sont plats. Sa campagne est moins pétillante (!) que celle de Michel Barnier et son programme ne fait rêver que quelques experts comptables et un dentiste à la retraite.

Chapeau la stratégie électorale.

 

PS: Depuis deux jours un rien me tire le cœur. Ma Smirnoff, siamoise de presque 20 ans est morte. Ce ne sont pas les interactions que nous avions qui me manquent, elles étaient réduites à leur plus simple expression. C'est l'absence définitive de cet animal gracieux et ô combien mystérieux qui est si pénible.

Partager cet article
Repost0
18 octobre 2021 1 18 /10 /octobre /2021 07:03

Combien de temps aura-t'il-fallu à l’Église pour comprendre que la chasteté, exigée des prêtres, évêques et cardinaux était une ineptie, une utopie, une hypocrisie et une cruauté avérée? Je crains, à lire les réactions ampoulées et mal à l'aise de l’Épiscopat que le rapport et les chiffres  de la Commission Indépendante sur les Abus Sexuels (CIASE) ne soit pas suffisant. D'ailleurs "ils" n'en parlent même pas.

216000 mineurs victimes de curés depuis les années 50 en se basant sur un échantillon de 28000 personnes chiffres notoirement sous-estimés pour des raisons statistiques, de sources et pratiques (personnes décédées, secret, archives indisponibles...). La commission, on le sait, a estimé que 2900 à 3200 curés pédophiles ont sévi durant ces années. Chiffres là aussi certainement minimisés. Cette épouvantable statistique et ce qu'elle recouvre fera encore les unes de l'actualité 1 jour ou 2 et la mort d'un Tapie ou même d'un Mougeotte la fera glisser en dernière page avant de la faire disparaître.

Le Pape, pouvait-il faire moins? Il a confessé un "immense chagrin". C'est le service minimum et sans doute même une insulte pour les enfants abusés.

Le pire, dans cette affaire, est le silence obtenu dans la majeure partie des cas, l'hypocrisie des autorités ecclésiastiques qui résolvaient les problèmes en déplaçant les prédateurs (tout en demandant à leurs malheureuses proies de leur "pardonner") et leur absence presque totale de compassion et de sens de leur responsabilité.

On a presque là affaire à de la criminalité connue et sue de tout le monde mais tue on ne sait pourquoi.

Ces sordides histoires devraient -dans un monde normal- déstabiliser une institution séculaire mais non exempte de "casseroles" tolérées jusqu'ici. L'association du "sabre et du goupillon", qui existe encore au XXI ème siècle, le dogme intangible  qui ne résiste pas à l'étude scientifique, les immenses richesses et l'immuabilité de la vision de l'homme et de sa destinée par une église incapable d'évoluer laisse entrevoir son déclin irrémédiable mais lent.

Je pense que ces affaires de pédophilie sont un des poisons qui terrassera l'Eglise universelle.

 

 

 

Partager cet article
Repost0
15 octobre 2021 5 15 /10 /octobre /2021 08:24

Il existe une sorte de planète exogène que l'on fréquente sans le savoir bien que nous n'en maîtrisions ni la langue ni les usages. Cette planète c'est la banque. Tant que l'on n'a besoin que de ses services superficiels on arrive -à peu près- à s'en sortir. Langue des signes, sourires et hochements de têtes suffisent à calmer cette entité qu'on sent aussi apaisée qu'elle doit pouvoir être éruptive.

Les indigènes nous ressemblent mais ils sont trompeurs: ils ne pensent qu'à nous rouler dans la farine. Demandez leur un crédit, une carte de débit ou de crédit, un chéquier (oui, ça existe encore!) ou un agenda de l'année à venir et ils se mettent en trois pour vous satisfaire. Dès que votre demande dépasse ce cadre ils deviennent incompréhensibles, parlent votre langue mais l'émaillent de termes barbares et obscurs et vous vous sentez livrés à leur bon vouloir. Amortissement, taux, crédits, découvert, rendement ils sortent l'artillerie sémantique et vous ne comprenez plus rien.
Avec les assureurs (mais le monde est bien fait: les banquiers sont souvent également assureurs!) ils savent comme personne rendre compliqué ce qu'ils touchent et incompréhensibles ce qu'ils disent.

Rarement profession n'aura élevé un tel mur entre ses clients et elle. Vous gagnez c'est grâce à ses conseils avisés, vous perdez c'est de votre faute. Dans ce cas estimez-vous heureux qu'elle ait limité la casse.

Frais de banque, taux et produits financiers: ils maîtrisent, vous pas. Vos cours d'économie sont loin et la banque s'est considérablement complexifiée. Vous vous en remettez à la chance et... vous avez bien tort: elle ne joue jamais en votre faveur. Jamais. La banque c'est génial, à tous les coups elle gagne. Placements hasardeux, faillite... le gouvernement paiera. Dividendes, rentrées miracles? c'est pour elle.

Partager cet article
Repost0
14 octobre 2021 4 14 /10 /octobre /2021 07:00

Tout récemment Nicolas est venu à Toulouse pour un passage éclair. Notre appartement étant trop petit pour le recevoir et souhaitant sans doute avoir ses aises il a loué un petit duplex en R B'n'B absolument superbe. Dans un immeuble très ancien du centre historique, à deux pas d'Esquirol, des Carmes, du Capitol et de la Daurade, un appartement magnifiquement restauré tout en gardant son charme et sa beauté historiques. Confortable et ingénieusement agencé.

L'immeuble lui-même est une splendeur du XVIII ème qui est offert aux regards lors des "Journées du Patrimoine", une fois par an. La disposition de la cour m'a fait me souvenir que j'y étais venu avec mon père il y a plus de quinze ans et qu'on y avait pris une ou deux photos sur l'escalier ancien.

Je ne sais pas pourquoi mais je me souvenais d'un manteau rouge que mon père aurait alors porté (mais mon père ne s'habillait qu'en couleurs passe-partout!) et d'un froid intense ce jour là.

J'ai retrouvé une des photos. La cour rappelle beaucoup celle dont je parlais mais je ne jurerais pas qu'il s'agit d'elle. Et c'est moi qui ai une doudoune rouge. Mémoire, mémoire.

Cette journée a d'ailleurs été marquée par le passé et ses traces. A l'aéroport, en attendant l'avion retardé de Nicolas j'ai longuement feuilleté une grosse revue sur les lieux historiques de France. On y voit surtout des peintures mais les photos sont plus parlantes parce qu'elles sont mises en perspective avec des clichés pris actuellement. La persistance de lieux chargés d'Histoire est génératrice d'émotions et favorise la réflexion.

J'adore les photos constituées d'un montage autrefois/maintenant, noir et blanc (ou sépia)/couleurs.

Dans les brocantes et chez les antiquaires je regarde parfois ces vieilles cartes postales en noir et blanc de la France d'autrefois. Tramways antiques, trains tractés par des locomotives à vapeur, présence envahissante des voitures sur des places depuis longtemps rendues aux piétons... la confrontation du présent et du passé dans un lieu unique est intéressante et parfois pleine de nostalgie.

Mon père et moi n'étions pas proches et ne l'avons jamais été. En voyant son emplacement "virtuel" dans la cour de l'immeuble de la rue des Changes j'aurais souhaité qu'il soit là, hologramme du passé. Un instant, juste un instant.

Mais, sur la photo, il tourne la tête et on ne voit pas sa figure. J'y vois comme un signe.

Partager cet article
Repost0
13 octobre 2021 3 13 /10 /octobre /2021 07:00

Dans ce bureau il y a des personnes salariées à plein temps et d'autres qui sont rémunérées pour un travail donné. La cohabitation entre les uns et les autres se fait bien et chacun semble y trouver son compte. Les salariés sont un peu plus surveillés que les autres et du coup, sont plus ponctuels, mieux habillés et plus discrets. Mais c'est une nuance qui doit passer très au-dessus de l'entendement des clients et des fournisseurs. Pour eux c'est l'entité qui compte. Les contrats de travail et les conditions de rémunération les indifférent.

Pour qui reste un peu au sein de l'entreprise ces subtilités ne s'imposent pas mais se laissent deviner. On se côtoie entre personnes ayant même statut et l'on se méfie, même subliminalement, de ces catégories discriminantes. D'aucuns n'hésiteraient pas à parler de clivages.

Dès lors que la raison de votre présence est sue et acceptée les langues se délient et l'on apprend rapidement tout ce qu'il y a à savoir sur l'entreprise, sa santé financière, ses dirigeants, la concurrence, l'état du marché, les perspectives d'avenir et d'autres choses encore. Si vous prêtez l'oreille aux informations moins nobles les ragots et le "qui couche avec qui" vous seront livrés sur un plateau. Mieux, ils le seront avec les détails.

Maintenant vous faites partie de la machine. La période d'essai, renouvelée ou pas, a été concluante, vous avez été engagé et avez signé le contrat de travail.

Subitement les données que vous aviez mentalement absorbées ne sont plus justes. La situation du marché n'est pas florissante et celle de votre entreprise carrément mauvaise. On (sur)vit grâce aux aides de l’État et à l'habileté des commissaires aux comptes qui savent rendre attrayant un bilan cafardeux. L'ambiance est tendue et deux clans s'affrontent presque ouvertement. (oui, évidemment, les salariés (planqués) et les contractuels (des bons à rien qui ne savent que râler). Même les aventures de bureau tournent à l'aigre dans une atmosphère crapoteuse.

Tel qui était aimable et semblait s'intéresser à votre intégration dans l'entreprise semble ne plus vous voir et ne répond pas à vos "bonjours". Telle autre qui s'était proposée de vous aider semble vous fuir tant elle disparaît dès que vous êtes en approche. A la cantine, pardon, au "restaurant d'entreprise" personne ne vient manger ses frites grasses avec vous ou alors seulement la timbrée du courrier.

Et pourtant... vous l'avez voulu ce CDI. Vous en avez fait des pieds et des mains pour le décrocher! trois mois après vous réfléchissez déjà à la méthode la moins pénalisante pour déchirer le contrat de travail sans y laisser trop de plumes.

Le boulot; quand ça ne va pas, c'est tout simplement l'enfer. Et l'on se cache le nombre de psychopathes, de sadiques, de pervers, de crétins et de déprimés que recèlent les fichiers de salariés. Il n'y a guère qu'au cinéma que l'on semble s'épanouir au travail! c'est ben simple: même l'ennui mortel des "pots" d'entreprise semble gommée et on jurerait y entendre des rires et de la spontanéité.

 

 

Partager cet article
Repost0
12 octobre 2021 2 12 /10 /octobre /2021 07:00

Film Français de Yves Boisset (1970) avec Michel Bouquet, Théo Sarapo, Henri Garcin, Françoise Fabian, Bernard Fresson, Rufus, Adolfo Celli et Michel Constantin.

J'ai vu (revu?) ce vieux film sur Arte le 4 octobre et ai été surpris par sa violence, sa dureté, le jeu de Michel Bouquet et son côté dépassé de polar-politique post soixante-huitard. Yves Boisset est connu pour ses films coup-de-poing peu nuancés voire manichéens. Ce "Condé" là exploite la veine des policiers-justiciers peu regardants (c'est un euphémisme!) sur leurs méthodes. On songe au Charles Bronson justicier ou aux Clint Eastwood de la même époque. Michel Bouquet y est un flic impitoyable et manipulateur qui se fait justice lui-même pour venger un collègue assassiné par des truands caricaturaux. Il est tout d'une pièce, animé par une colère froide et un sentiment d'impunité totale. Il ne déserre quasiment pas les dents et sa bouche est un trait amer. Dans les films de cette décennie truands et policiers portent chapeau, fument à chaque plan, conduisent des voitures de sport (Alpine, Triumph) et sont plus armés que la Deuxième DB. On tue plus qu'à Stalingrad et la mort est très photogénique. Constantin meurt poétiquement, presque philosophiquement!

Le dialogue est édifiant: "Tu as un flingue, moi aussi mais je suis assermenté", "le boulot de flic consiste à fouiller les poubelles, "Il faut que je l'interroge. Oui, la police interroge les victimes, pas les coupables", "C'était un flic honnête. Un naïf, quoi. "La police c'est un métier sale qu'on ne peut faire que salement" et enfin, la meilleure formule: "la fonction de policier n'est pas une fonction noble. Un corps qui fonctionne bien produit des déchets. Il convient de les éliminer convenablement. Les fonctions d'élimination doivent être assurées rapidement, proprement et discrètement". Sans humour ces citations montrent la pesanteur du propos et le moralisme de l'affaire.

A l'époque le film avait choqué mais avait aussi, paradoxalement, profité de la publicité involontaire donnée par le ministre de l'intérieur Marcellin qui avait essayé de censurer le film et même de l'interdire en partie, eu égard à la violence des situations et au propos antiflic évident. La scène "difficile" du tabassage de Rufus n'y étant pas pour rien.

Que reste t'il, 51 ans après, de cette écume là? un ennui, des scènes vues partout, un propos juste mais exagéré, et un film ennuyeux et prévisible. Le seul personnage féminin, joué par Françoise Fabian est inexistant et faible. C'est "sois belle et tais-toi".

Du cinéma qui n'a pas bien vieilli et qui du propos à la mise en scène accuse son âge.

Partager cet article
Repost0
11 octobre 2021 1 11 /10 /octobre /2021 07:00

Après une journée passée à Paris j'ai repris le TGV de 19H00 pour retourner dans ma bonne ville de Haute-Garonne qui me manquait déjà! Fatigué et décidé à éviter le métro plus le tramway je choisis un taxi, lumière verte allumée mais sans chauffeur. Celui-ci était sur le parvis de la gare, fumait et buvait un café. M'apercevant il vint vers sa voiture, mais sans se presser.

Une fois dans la Mercedes rutilante extérieurement et impeccable intérieurement il entama la discussion par deux ou trois banalités d'usage. L'observant rapidement je lui donnais une petite trentaine.

Au pont de la Halle aux Grains, à quatre minutes de la gare, le chauffeur se met à parler du pass et des manifestations anti-pass.  Je n'ai pas eu le temps de dire "ouf" que le couplet complotiste ("c'est la faute du gouvernement global", "les laboratoires (médicaux) se goinfrent par milliards (sic), les adolescents de 12 à 17 ans vont tomber comme des mouches (après la vaccination. re-sic) et enfin "le vaccin ne sert à rien"(re-re-sic) m'était servi sans omettre une virgule et un argument.

Dans le fond de mon fauteuil en cuir blanc je me posais la question de savoir si je répondais aux pauvres arguments du chauffeur ou si je lui intimais de se taire. Après tout je n'étais pas obligé d'écouter ces conneries. La course n'était pas gratuite et j'avais, il me semble, le droit d'avoir la paix et de ne pas entendre des fadaises après une journée épuisante.

Finalement je me suis tu, j'ai même vaguement grommelé de temps à autres lui donnant à penser que je l'approuvais et, lorsqu'il m'a enfin laissé devant chez moi.... je lui ai laissé un pourboire.

Il n'y a pas de quoi être fier!

 

 

Partager cet article
Repost0
8 octobre 2021 5 08 /10 /octobre /2021 07:00

Je confesse à nouveau faire une réelle "fixette" sur les Beatles et ce depuis la déflagration qu'a été pour moi l'écoute de l'album "Abbey road" sur l'instigation de mon frère qui, ceci le prouve, n'a pas que des torts. 

Comme de nombreux représentants de ma classe d'âge les Beatles ont marqué d'une trace indélébile et sans doute exagérée notre adolescence en particulier mais aussi, d'une certaine manière, toute notre vie. 

Je n'en suis pas au stade de mon ami L***  qui a TOUT acheté, dans tous les formats et dont la collection monumentale comprend jusqu'à la discographie de Yoko Ono,et celle de Linda McCartney.

J'ai, moi aussi, guetté le 45tours de George, l'album de Paul ou le CD collector des quatre. Quand les disques n'ont plus suffit il y a eu les livres, les vidéos, les DVD et je dois en oublier. Nous avons eu du mal à vivre dans un monde où leur influence, prépondérante à leur apogée, est devenue moins importante puis marginale au fil des années. Aujourd'hui seul (ou presque) Paul maintient le flambeau avec un regain de créativité et une capacité stupéfiante à composer encore et toujours des titres séduisants. Son public a vieilli avec lui et les deux sombrent petit à petit.

Décédé en 2001, Beatle-George (il haïssait qu'on l'appelle ainsi!) est plus oublié encore. Lui aussi semble n'être reconnu par la postérité que pour deux titres (mais quels titres...) de sa carrière solo à éclipses "My Sweet Lord" et "Got my mind set on You" (dont il n'était qu'un interprète).

Le batteur, Ringo Starr, n'ayant vécu toute l'affaire qu'en qualité de super-témoin privilégié n'existe plus, médiatiquement et musicalement. Non qu'il n'ait pas de talent mais parce qu'il n'était tout simplement pas au niveau des trois autres. (tout en étant bien meilleur musicien qu'on ne le dit).

Parmi les raretés âprement disputées par les fans, groupies et autres discophiles le coffret de mai 70 "Let it Be" avec son carton comprenant le vinyl 33t1/3 et un livre des photos du film fait figure de Graal. ll me restait le livret, en mauvais état mais à moins de n'avoir jamais ouvert le coffret ils le sont tous, mauvaise colle et défaut d'impression obligent, et le disque vinyl. Le carton Garrod & Lofthouse ayant disparu depuis 51 ans au moins.

Dimanche, aux Brocantes François Verdier, sur une pile de vieux vinyls oubliés j'avise le carton noir dans un état correct. J'ouvre le coffret il y a bien la découpe en carton noir dans lequel s'insère le livre. Absent dans le cas qui me préoccupe. Je cherche le responsable du stand et vois une dame, occupée à discuter avec un prospect. Je me fais tout sucre (mais pas tout miel), prêt à lâcher 100/150€ pour l'objet de ma convoitise.

Je lui demande, l'air de rien (ne pas montrer que je tire la langue, que j'ai des palpitations, que je sue à grosses gouttes et que JE VEUX CE CARTON) combien elle demande pour l'objet. Elle me regarde, me dit: "il n'y a pas le disque dedans, prenez-le, je vous le donne".  Comme dans la chanson je défaille. Pas longtemps! Je la remercie sans en faire trop et pars avec ma pochette sans demander mon reste. Des fois qu'elle se ravise! son interlocuteur, qui n'a rien perdu de notre échange, me regarde avec un drôle d'air. Comme s'il avait compris que je venais de faire une bonne affaire mais surtout de trouver quelque chose que je cherchais depuis longtemps.

Je regarde le carton une fois à bonne distance du marché à la brocante. C'est bien lui. Le seul, le vrai, l'unique. En état plutôt flatteur quand on sait combien tout l'ensemble était fragile à l'époque de la sortie. pour une bonne surprise c'est une bonne surprise!

J'ai nettoyé l'ensemble au coton-tige imbibé d'eau-oxygénée. Il a franchi un nouveau seuil de propreté. Et puis, une fois l'excitation retombée, j'ai trouvé la pochette triste et les photos moches.. 

Encore un truc que mes enfants jetteront dans les bacs papier de la déchetterie quand je ne serais plus là!

 

 

 

                                                           

Partager cet article
Repost0
7 octobre 2021 4 07 /10 /octobre /2021 07:00

J'ai visité, la semaine dernière, la maison de Salvador Dali à Port Lligat, près de Cadaquès. Ce n'était pas la première fois mais j'étais heureux d'y revenir, accompagné de ma fille qui se faisait une joie de cette visite.

Nous étions comblés: la réservation garantissait la visite et nous en avions choisi l'heure. Le parking était quasiment vide et...gratuit. Un guide bilingue humain* pour 4 à 5 personnes et de une demie-heure à trois quarts d'heure prévus.

La route descend vers la mer, les maisons blanches rappellent la Grèce, les bateaux de pêcheurs oscillent doucement sous le soleil. Dans un petit hameau une maison se distingue des autres par de grands œufs blancs sur son toit, par sa taille supérieure à ses voisines et par les personnes qui piétinent autour d'elle.

C'est la fameuse "Casa Dali" que nous avons vue indiquée dès Figeras.

Nous entrons par le vestibule à l'ours et sommes d'emblée mis en condition: le maître était facétieux et se moquait (sans doute) un peu du monde. L'ours est empaillé, debout, et des colliers et chaînes (dont un tastevin) le décorent. 3 cygnes, naturalisés également, sont en hauteur. 2 peintures (des reproductions) assez laides sont visibles derrière les oiseaux plus très blancs.

Le ton est donné: de l'originalité, des idées étonnantes, des objets "détournés" et d'autres sont alignés ou posés selon un ordre et un plan inconnus. Des gadgets côtoient des antiquités, des installations (il semble avoir été un précurseur) voisinent avec des choses plus logiques.

De belles carafes, des drageoirs splendides, des vases, des cages (à oiseaux, à grillon), des miroirs, des fleurs immortelles séchées (et fanées), des boîtes de couleurs, des "curiosités" forment un décor personnel encore habité par le peintre Catalan et sa femme Gala. Leur chambre, que l'on peut trouver kitchissime ou originale, le dispositif ingénieux permettant à Dali d'être le premier Espagnol à voir les rayons du soleil, leur salle de bain et cabinet de toilette (avec robinetterie d'époque et serviette au chiffre de l'hôtel parisien préféré du peintre), la salle en "oursin" et son phénomène acoustique, l'atelier au dispositif génial lui permettant de peindre "à hauteur d'homme", la salle des photos (ridicule "name-dropping" du guide!) une partie de la cuisine puis l'accès aux terrasses (dont celle avec le bassin-piscine et les célèbres publicités Pirelli encadrant le (vilain) transat rose en forme de lèvres; la visite est complète et les explications amusées.

150 000 visiteurs usent les tapis d'époque (une sorte de jonc de mer) et obligent les gestionnaires à repeindre en blanc l'ensemble des murs de la maison une fois par an. Les très belles portes en bois ne nécessitent que de l'entretien quotidien.

Comme nous avons été contraints de laisser sacs et objets encombrants au vestiaire nous nous livrons à une danse d'abeille à la sortie pour faire comprendre au guide que nous ne pouvons rétribuer sa visite "personnalisée".

L' obligatoire petite boutique adjacente est sobre et ne vend pas d'horreurs. Au contraire, des livres en toutes langues élèvent le niveau. C'est rare et à noter.

On reste un peu autour de la "Casa Dali" à observer les bateaux qu'on met à l'eau et à prendre le soleil, généreux en cette fin septembre. Ma fille est enchantée de sa visite et j'ai une idée de cadeau pour son prochain birthday: une cage à grillon ancienne. Comme celle que Dali avait disposée à côté de celle de ses canaris.

 

 

Partager cet article
Repost0
6 octobre 2021 3 06 /10 /octobre /2021 07:00

On dit que le Général de Gaulle piqua une crise de colère mémorable lorsqu'il réalisa que les Français allaient en masse passer leurs vacances en Espagne. Il ne supportait pas que les "veaux" (ainsi qu'il nous qualifia un jour) aillent dépenser leurs devises chez Franco. C'est à la suite de ce coup de sang que les rivages du Languedoc-Roussillon notamment devinrent ce qu'ils sont et que de Cap d'Agde à La Grande Motte une architecture pour le moins contestable, un environnement saccagé et le tourisme de masse s'ancra définitivement et que le peuple Français repassa (en partie) les Pyrénées pour poser serviettes de bains et parasols dans l'hexagone.

L'habitude était cependant prise et la Costa Brava resta et est toujours accueillante aux touristes d'ici qui trouvent sur place des prix attractifs, un bon accueil inconnu chez nous, un soleil franc et régulier, des infrastructures nombreuses et gratuites (pas ou plus de péages), un dépaysement réel et la sensation d'avoir passé une frontière, frisson assuré pour les habitants d'un pays qui aime retrouver son chez soi à l'étranger).

Nombreux sont les Français qui achetèrent des maisons ou appartements à Rosas, Figueras, Lescala, Empuriabrava, Cap Creus....

Et il faut le reconnaître, même si la rive de la Méditerranée espagnole est bétonnée à perte de vue certains endroits comme Cadaquès restent préservés.

Nos côtes sont désormais protégées et le littoral surveillé par les autorités. On ne construit plus ou pas d'immeubles barrant la vue comme pendant les 60's et 70's. Les maires ne peuvent plus accorder de permis de construire à des gougnafiers ayant uniquement la rentabilité maximum comme objectif. On respecte l'environnement, on tient compte de l'architecture spécifique du lieu et des perspectives.

Bien sur tout n'est pas rose et l'on est choqué par la laideur uniforme de certains bords de mer, en Occitanie comme ailleurs. Mais il y a une prise de conscience et des décisions allant dans le bon sens. C'est rare, il faut donc s'en rendre compte et s'en féliciter.

Et s'étonner que les "ecologistes politiques" ne soient pas plus présents sur ce terrain-là.

 

Partager cet article
Repost0