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6 décembre 2016 2 06 /12 /décembre /2016 07:05

Pas de post des "Bonnes feuilles du poirier" jusqu'au 15/12/2016. Merci de m'en excuser et, mieux, de revenir après cette date.
 

Published by Bertrand P
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5 décembre 2016 1 05 /12 /décembre /2016 07:00

J'ai beau m'y attendre, j'ai beau anticiper, à chaque fois qu'une vieille baderne progressiste et tyrannique disparaît je ne me fais pas aux dithyrambes qui accompagnent sa mort.

Giscard n'avait-il pas qualifié de "phare de la pensée" l'un des plus grands criminels de masse de l'histoire, le Mao du "Grand bond en avant" et de "la Révolution culturelle"?


Castro, sinistre dictateur ayant des quantités de sang sur les mains ne fait pas exception à la règle: celles et ceux qui l'encensaient jadis ont retrouvé la vigueur de leur soutien maintenant qu'il est enfin trépassé.
Plus de 50 ans de dictature impitoyable, le remplacement d'un régime corrompu et caricatural par un autre, peut être plus impitoyable encore, la gouvernance remplacée par une parole diarrhéique, interminable régime (encore à la tête du pays avec la présence du frère Castro à la "présidence"), des générations sacrifiées, les élites exilées, la "Révolution" exportée au risque de la 3ème guerre mondiale, nucléaire tant qu'à faire (1962).... un bilan plus sombre et effroyable que possible et nos gauchistes qui vont agiter leurs peine et leur mouchoirs remplis de larmes indécentes devant l'ambassade de Cuba.
Mélenchon, qui décidément est en-dessous de tout, a montré sa vraie nature. Son ADN intègre bel et bien l'idolâtrie des régimes marxistes-léninistes malgré tout ce que l'on sait d'eux..

En entendant les reportages sur le deuil à la Havane, en écoutant les hommages de nos "intellectuels" j'étais pris d'une rage que seule refroidissait ma pensée au titre de cette oeuvre du marquis de Sade: "le bonheur dans l'esclavage".
Oui, nos penseurs et une certaine frange de la classe politique ne souhaitent que notre subversion dans un régime totalitaire.
Au nom du bien naturellement.

 

Published by Bertrand P
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2 décembre 2016 5 02 /12 /décembre /2016 07:00

Ainsi François Fillon, entré en politique active en 1981, vient d'être franchement désigné par la droite et le centre pour les représenter aux présidentielles du printemps prochain.

Ce n'est pas un "perdreau de l'année" mais comment oublier la fausse-jeunesse de Bruno Le Maire qui se limitait à sa date de naissance?

Nul ne peut prétendre ne pas connaître Fillon et encore moins ignorer le programme très «à droite» qu'il a défendu et compte appliquer en cas de victoire.

La première réaction, après que le second tour des primaires l'ait désigné c'est que l'homme, sans être sympathique, ne suscite ni franche adhésion ni vif rejet. Il est respectable et crédible. Il semble sincère et ne pratique pas la démagogie. De même il a prouvé qu'il ne participait pas au barnum des médias qu'il ne recherche pas le buzz, cette hystérie de l'époque, et qu'il n'hésite pas à dénoncer les dérives médiatiques les plus nocives. Personnellement j'ai apprécié qu'il dise tout le mal qu'il pense de la chronique de Charline Vanhoenecker et dénoncé le côté "inquisitorial" d'Elisabeth Martichoux.

Fillon a été le seul à dire son fait à la ricaneuse de France Inter et à l'aboyeuse de RTL.

Alors, bien entendu, le concernant, il y a quelques souvenirs qui font tâche: l'absence de réaction visible lorsque Nicolas Sarkozy a réduit sa fonction de premier ministre à celle d'un «collaborateur».
Son attitude lors de sa mise en balance avec Jean-Louis Borloo pour le même rôle devrait, au contraire, être comptée dans la ligne des crédits.

Le fait qu'il ait été roulé dans la farine par l'effroyable Copé lors de l'élection à la tête de l'UMP est susceptible d'être retenu à charge ou au contraire de lui être compté en positif.

Il voulait juste que des primaires sincères soient organisées. Des primaires, par exemple, qui lui donnent sa chance et qui éliminent Copé avec 0,3% des voix et Sarkozy avec 20,1.

Sa confiance en lui, sa discrétion, ses admonestations à la presse qui suivait aveuglément les sondages les plus stupides restent des éléments qui ont concouru à son succès du 27 novembre.

Le fait qu'il ait réussi à n'être en guerre ni contre Sarkozy ni contre Juppé aussi.

C'est un homme rigoureux qui ne se risquera sans doute pas à galvauder la fonction présidentielle ni à passer des heures avec deux journalistes pour commenter son action.

Avec lui on peut parier qu'on n'aura pas de «casse toi pauvre con» ni d'adultère en scooter.

 

Son programme est celui auquel on peut s'attendre de ce côté de l'échiquier: en bon soutien du capitalisme et de son ultime avatar le capitalisme financier, François Fillon veut mettre en pratique une politique libérale et «faire payer» 85% de la population du pays pour les 15% les plus riches. Bolloré, Dassault, Pinault et les autres n'ont pas à craindre pour leurs intérêts: l'ISF sera supprimée, la TVA augmentée, les entreprises choyées, l'actionnariat protégé tandis que la précarisation sera érigée en système pour tous (TVA + 2 points, allocations chômage dégressives, sécurité sociale mise à mal au profit des assurances privées, généralisation des CDD....) la politique de François Hollande mais en pire.

 

A ce moment précis François Fillon a été désigné comme candidat de la droite. Rien de plus, rien de moins. Pour dépasser les 50% il devra, espérons-le, «mettre de l'eau dans son vin» et amender les points les plus saillants de son programme.
J'imagine mal la moitié de l'électorat choisir volontairement une purge aussi brutale de son plein gré.

 

Je préfère, et de loin, la dignité de Fillon à la vulgarité agressive de Sarkozy, c'est entendu, mais leurs idées politiques restent très proches car leurs références idéologiques et leur «clientèle» sont identiques.

J'observe avec intérêt le sort réservé aux complices de Sarkozy, Wauquiez, Ciotti, Estrosi, Hortefeux, Woerth et constate que leur sort reste "doux" comparé à leurs états de service. Et la promotion du crétin absolu qu'est le maire du XVI ème arrondissement ne manque pas de m'inquiéter.

 

 

 

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1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 07:00

Je suis toujours un peu gêné lorsque je tombe, chez un brocanteur, un antiquaire ou un bouquiniste, sur un livre aimablement dédicacé par l'auteur à quelqu'un de nommé.

Je comprends qu'on ne veuille pas tout garder et que les livres prennent de la place mais un livre dédicacé par l'auteur ou qui vous a été fait comme cadeau par une personne qui a pris la peine de vous le dédier mérite mieux que d'être abandonné comme ça.

Lorsque, dans une librairie, un auteur est assis à sa table et prend sur son temps de vous écrire une petite formule aimable je considère que le livre devient alors unique et mérite plus d'égards qu'un autre ouvrage anonyme.

lorsque je suis contraint de me séparer de livres, ce qui me fend le coeur à chaque fois, je les transmets à des personnes qui les respectent et en feront bon usage. J'essaie de ne pas donner ceux qui ont "une histoire" (cadeau, recommandation, livres qui m'ont marqué) et, naturellement, je les regrette un peu ensuite.

Certains livres sont "stabilobossés" ou des phrases sont soulignées. Ceux-là aussi je les conserve: il n'est pas rare que je ne sois plus d'accord avec l'auteur et que je me demande ce que j'avais trouvé de particulier à la phrase mise en évidence!

Il y a aussi des livres que j'ai tellement aimés que je les conserve, sans les relire, parce que j'ai besoin de les sentir "physiquement" à portée de main. D'autres ont été mis de côtés,, protégés, pour Nicolas ou Marine qui, bien sur, ne les liront jamais mais à qui j'ai pensé en les lisant.

En ouvrant tel ou tel bouquin il n'est pas rare que je trouve une lettre, une carte postale, une photo, un marque-page original qui date la lecture et peut aussi se trouver dans une page que je voulais marquer.

Très souvent, en lisant un livre qui me plaît, je pense à une personne précise, à chaque fois différente, à qui j'ai l'intuition qu'il plairait aussi. Rares sont les fois où je pense à le lui dire!

J'aime que les livres soient en bon état, que la tranche soit nette et que le papier (ou la couverture) n'ait pas (trop) jauni. Hélas les livres, comme le reste, vieillissent et, chez eux également, pas toujours bien. Ils peuvent vieillir deux fois: l'objet lui-même et le contenu.

Mais lorsque j'entre dans un appartement ou une maison sans distinguer ne serait-ce qu'un livre je suis plus malheureux que si le repas était infect, qu'il y avait des myriades de puces de parquet (je n'aime vraiment pas!!!!!!!!) ou si des molosses guettaient le moment de m'arracher la chair du mollet.

J'aime la maison de Lambert F**** qui regorge de livres, du sol au plafond et dans toutes les pièces. Nous partageons les mêmes centres d'intérêts et lui garde tout. Il y a des centaines d'ouvrages passionnants et je rêverais d'être contraint de garder son appartement, nuit et jour, pendant un mois au moins.

Rien qu'en livres sur la peinture, le cinéma ou la musique il concurrence la grande bibliothèque-médiathèque de ma ville!

Si j'avais moins déménagé, eu plus de places, su lutter contre ma folie nettoyante et ma phobie du manque de place j'aurais, moi aussi, des murs entiers couverts de livres...

F*** ne le voit pas mais il commence de nouveau à y en avoir beaucoup dans notre nouvel appartement. des petites piles, des solitaires, des rayons.... bientôt il va falloir faire un tri, équivalent de la "trempette" pour les toons de Roger Rabbit!

 

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30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 07:00

Julien Clerc m'a eu à l'usure: je ne l'aimais pas à ses débuts, je le respecte sans trop l'apprécier maintenant qu'il compte des décennies de métier.
Il était l'invité de l'exécrable émission de Nagui sur France Inter cette semaine et, au milieu d'un concert de flatteries il a dit ou essayé de dire quelques choses intéressantes.

Trop occupés à passer la brosse à reluire Nagui et ses "chroniqueurs" n'ont écouté que d'une oreille distraite les réflexions profondes sur son métier, sur ses succès du début et sur la discipline qu'il s'impose pour exister encore. Il leur fallait ramener le chanteur sur leur terrain, celui de la gaudriole d'avant déjeuner.

Julien Clerc a ainsi parlé de sa professeur de chant qu'il a suivie très régulièrement bien après que le succès lui soit tombé sur la tête. Il a dit combien il devait à cette vieille femme aujourd'hui décédée dans cette ambiance potache-bébête qui caractérise tant les émissions de radio ou de télévision où l'on aborde de nombreux sujets de manière superficielle, le but pour les animateurs étant de se faire remarquer par d'ineptes jeux de mots ou des plaisanteries à deux balles écrites en coulisse par un tâcheron.

Comme tous les "invités" Julien Clerc vient promotionner un disque et, en l'occurrence une Nième compilation des chansons les plus connues de son répertoire. de ce fait il est bienveillant et à sa voix on entend qu'il fait le job sans s'impliquer plus que ça.

Comme tout le monde il a des impôts à payer!

De manière tellement convenue que c'en est risible Nagui s'attarde sur un des paroliers (Etienne Roda-Gil) qui a écrit pour Clerc des chansonnettes aux paroles absconses. Il crie au génie pour l'une d'elles qui parle de l'engagement dans la chanson, vieille tarte à la crème qu'on lisait dans les années 80 dans n'importe quelle revue progressiste!

Bref ça ronronne sec et les.... disons "chroniques" des amuseurs volent au ras des pâquerettes naines un bon moment sans que Julien Clerc puisse, à aucun moment, élever le débat et nous intéresser à sa carrière. Du vu, entendu, lu partout encore et toujours.

Comme je plains ces vieilles gloires qui doivent désormais servir de faire valoir à des Nagui, des Hanouna ou des Sébastien. C'est pathétique et désolant.
...Et ennuyeux.

 

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29 novembre 2016 2 29 /11 /novembre /2016 06:30

Rien n'est plus agaçant que ces femmes à la soixantaine approchante qui, lorsque l'on parle en leur présence du récent accouchement d'une jeune mère se sentent obligées de raconter le(s) leur(s) avec forces détails quand bien même le nourrisson a dépassé la trentaine depuis bien longtemps.

Si! il existe quelque chose de plus énervant encore! ce sont ces personnes vieillissantes qui vous prennent à témoin de leurs maux et détaillent sans fioritures les ratés de leurs organismes. Ces fâcheux vous plombent un repas en égrenant la liste sans fin de leurs inquiétudes et de leur douleurs. Plus rien ne les intéresse que le dysfonctionnement de leur être qu'ils se sentent obligés de détailler avec un vocabulaire médical irréprochable qui trahit les longues heures passées à écouter le médecin national, le redoutable docteur Cymès, doté du don d'ubiquité médiatique et officiant sur tous les supports.

Autre calamité mondaine les grands parents attendris qui vous sortent leur I-Phone pour vous montrer la ravissante Laure-Anne ou le délicieux Gontran-Timothé dont, il faut bien le dire, on n'a strictement rien à battre. Ils prennent des airs gourmands pour vous dire la complicité qu'ils ont avec leur descendants et sont capables d'en parler de l'entrée au dessert. Voire jusqu'au café. Bête à manger du foin, laid comme un cul ou pénible comme un pit-bull leur petit(e) chéri(e) est naturellement la huitième merveille du monde.

Que dire de la femme placée à vos côtés et qui, sans même s'en apercevoir, va faire le bilan de sa vie, à voix haute, avec votre pomme comme témoin muet? les tares du mari, les insatisfactions nombreuses et variées, les reproches jamais formulés, les critiques définitives tombent ainsi, en s'étirant, dans des oreilles qui n'en peuvent mais. Vous lancez des appels au secours avec les yeux mais la femme venue avec vous parle avec un type.... lui fait-elle des confidences sur votre vie à deux?

Jurez moi qu'il ne vous est jamais arrivé de vous asseoir à côté du prétentieux content de lui et qui va vous pourrir le dîner à vanter la beauté de sa jeune femme, la puissance de sa voiture, la beauté de sa résidence secondaire, la réussite scolaire de ses enfants, l'appétit sexuel de sa maîtresse, le charme des vacances à la Barbade et la vue de son immense appartement! A celui-là vous feriez presque exprès de renverser votre verre à pied sur son costume Armani

Notez que le voisin -ou la voisine- qui ne dit que "oui" ou "non", et encore, timidement, est parfois un peu ennuyeux aussi.

Naturellement il y a d'autres convives qu'on aimerait voir placés loin de soi: celui que les cours de la bourse maintiennent en vie, l'amie esseulée des hôtes qu'ils espèrent finir par caser un jour, le récent divorcé qui ne s'en est pas remis, le sportif qui ne parle que régime et performances, le vieux-jeune qui "kiffe" le rap, le geek qui parle technique, l'amie exclusive des bêtes qui refuse foie gras, langoustines et même le crabe au poivre vert, la pédagogue fan de Najat Vallaut-Belkacem qui approuve tous les décrets de l'éducation nationale, le ou la "fan" d'un politique (arrrgh, dîner à côté d'un suppôt de Cécile Dufflot)...

Finalement on devrait déjeuner (ou dîner) seul(e) plus souvent. Encore que, comme disait Jean Cocteau, "être seul c'est être en mauvaise compagnie".

 

 

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28 novembre 2016 1 28 /11 /novembre /2016 07:00

J'aime bien comprendre les choses et suis heureux d'avoir lu, dans le "Canard enchaîné" les dessous du soutien de l'ex-président Giscard à François Fillon avant le 1er tour de la primaire.

On se souvient que Giscard, au milieu d'autres, a deux défauts majeurs et définitifs: une suffisance qui renvoie Balladur à l'école maternelle et une jalousie morbide.


Le père de l'ancien président, on le sait, a relevé le nom des d'Estaing (en 1922) car, faute de descendants il était en déshérence. Il n'a donc aucun droit à se dire descendant de l'Amiral d'Estaing et encore moins d'appartenir à une famille noble et ancienne du pays. Ce qu'il ne se prive pourtant pas de faire depuis toujours en essayant de faire oublier sa roture première. Brel disait "'faut pas jouer les riches quand on n'a pas le sou" on peut ajouter "faut pas jouer les nobles quand on vient de la bourgeoisie collaborationniste"...

Pire que cette sotte prétention (qui lui a fait acheter le château d'origine des D'estaing qu'il présente comme "le château de la famille") Giscard est fidèle dans ses détestations.
Il vomit Jacques Chirac dont le nom orne désormais le Musée des Arts Premiers quai Branly.

J'ai d'ailleurs vu une affiche le spécifiant à Paris la semaine dernière et me suis demandé qui avait ajouté le nom de Chirac sur l'appellation du musée).

Bref, le seul acte architectural qu'on doit un peu à Giscard est la transformation en musée de l'ancienne gare d'Orsay à Paris.

Vous me suivez? le "Canard enchaîné" révèle que Fillon s'est engagé à ce que le Musée d'Orsay devienne "Musée d'Orsay - Valéry Giscard d'Estaing" s'il était élu.
Le nonagénaire prétentieux a un pied dans la tombe mais s'occupe de telles vanités.

On voit à ce genre de détails que nos présidents se suivent et se ressemblent dans l'enflure du moi.

 

 

 

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25 novembre 2016 5 25 /11 /novembre /2016 06:59

Je suis un fan absolu de l'application "SHAZAM". Je me demande souvent comment on a pu vivre sans.
Pour ceux qui n'auraient pas voté pour la geek Nathalie Kosciusko-Morizet je rappelle que Shazam permet de retrouver instantanément le titre d'une oeuvre musicale, son auteur et les informations permettant de l'identifier et, mieux, de la retrouver.

Je l'utilise surtout dans la voiture (il suffit d'approcher le téléphone du poste de radio) mais parfois dans un magasin ou ailleurs.

Quel plaisir lorsqu'une chanson ou une musique vous plaît à la première écoute de pouvoir en noter les références.
J'ai pu enfin mettre des noms sur des morceaux que j'aimais et entendais de loin en loin. D'un seul coup ils allongeaient ma liste de MP3, se logeait dans mes playlists et intégraient mon dossier "Mes musiques du moment".

Comme je l'ai dit toutes les musiques peuvent être analysées par Shazam qui ne fait aucune différence pour trouver une chanson de variété ou la version de la Sérénade No1 In D Major, Op.11: III de Brahms diffusée sur une radio.

Grâce à cette application téléchargée sur les conseils avisés de N ou M (ou des deux) j'ai ainsi pu retrouver dernièrement "Catch & Release" (Deepend Remix) par Matt Simons, la Suite en Sol mineur Passacaille par l'Ensemble "Au pieds du Roy", "Can't feel my face" par The Weeknd, "Ritual Spirit" par Massive Attak & Azekel et "Lean On Me" par Bill Withers.

... Et pu remonter jusqu'aux escrocs (Happy Mondays) qui font en ce moment un succès d'un titre "Step On" qui fut un tube de 1970 ou 71 du Sud Africain John Kongos sous le titre "He's gonna step on you again" sans mentionner l'emprunt.

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24 novembre 2016 4 24 /11 /novembre /2016 07:00

Je reviens sur la "chute de la maison Sarkozy" tant, après coup, je me demande comment nous avons pu, les français, les médias, les politiques et moi, croire au retour à l'Elysée d'un homme détesté par la plupart d'entre nous. 

Nous y avons cru parce que lui-même y croyait et s'était persuadé qu'il y parviendrait. Persuadé d'être le meilleur Nicolas Sarkozy a fini par nous faire admettre qu'il était, sinon le meilleur, le plus irrésistible.

Je continue à croire, et l'incroyable remontée de François Fillon avec un programme libéral à souhait en économie et sévèrement réactionnaire sur le social et les moeurs le prouve, que ce n'était pas le programme de Sarkozy qui a été rejeté par la droite elle-même mais la présentation hystérique de celui-ci et la personnalité de son promoteur.

Bien que se présentant comme "anti-système" nul -à part sa claque à la fois aveugle et irréaliste- ne prenait l'argument au sérieux: il fut, dans le désordre, maire de Neuilly, ministre (de l'intérieur, du budget et de l'économie), président du Conseil général des Hauts de Seine, Président de parti politique et Président de la République. L'argument était baroque et faisait sourire.

Le bilan de son quinquennat -qu'il défendait mollement-, quoi que non négligeable a été jugé par les électeurs à la Présidentielle précédente, celle de 2012. Négativement faut-il le rappeler? Comme Giscard 31 ans auparavant Nicolas Sarkozy a été congédié et ses 48,5% des voix ne changeaient rien à l'affaire, contrairement à ce qu'il a cru, pensé et dit.

Si le programme et le bilan ne sont pas responsables de la défaite, du moins majoritairement, celle-ci a une autre origine que l'intéressé refuse de regarder en face: A part par une frange indécrottable qu'on peut comparer à celle qui continue de soutenir les Balkany à Levallois et qui verrait Sarkozy  et Takkiedine avec une valise débordant de billet devant eux continuerait à hurler au complot, le pays ne supporte plus Nicolas Sarkozy. Parce qu'elle ne le croit plus et parce que le "courant ne passe plus" entre lui et ce même pays. La confiance est rompue et la sympathie n'existe plus.

Héritier des Rois de France, des Empereurs et des figures historiques le président de la République doit avoir une dignité que Nicolas Sarkozy n'a que très exceptionnellement eue.

Je ne parle pas des affaires qui, curieusement, et de tous les côtés, lui sont reprochées avec une mollesse pour le moins étonnante.

Nous arrivons donc à ce qui, selon moi, explique que 80% de son parti vient de le rejeter définitivement: sa personnalité chaotique, infantile, brutale, immature et haineuse.

Naturellement, ne le connaissant pas, je juge à travers l'image qu'il donne de lui-même et qui, perpétuellement, donne l'impression d'avoir devant soi un enfant psychologiquement perturbé. Il veut être aimé mais demande plutôt de l'idolâtrie. Il veut être entouré mais l'est par des personnalités fracassées ou malhonnêtes (Guéant, Dati, Ciotti, Woerth, Balkany, Estrosi, Morano...) il veut être respecté mais sa conduite va à l'encontre (vocabulaire limité, vulgarité de langage, bassesse des attitudes, caprices, déjugements, insultes...) impatience (les SMS en audience privée avec le Pape), attitude scandaleuse ("casse toi pauvre con") et infantilisme ("avec Carla c'est du sérieux") ont depuis longtemps démoli l'image.
Les mensonges éhontés ("j'ai organisé cette primaire" alors qu'il a tout fait pour la torpiller) et son égotisme maladif ont fait le reste.

Je crois que, comme Berlusconi en Italie, le bilan de 35 ans de Sarkozysme est profondément négatif. Nous mettrons du temps à cicatriser les blessures qu'il a infligé à la droite, à la politique, à la Présidence et à la constitution. ("des arguties juridiques" pour celui qui doit la défendre!!!!). Une personnalité néfaste et un bilan funeste.

 

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23 novembre 2016 3 23 /11 /novembre /2016 07:00

Depuis quelque temps (l'entrée en campagne présidentielle?) et malgré une prévenance assez forte je relis des journaux et, mieux (ou pire) j'en achète.
"Le Monde" et "Libération" principalement.

Je suis trop frustré par la lecture d'articles tronqués ou incomplets sur le site de leur éditeur pour m'en contenter. Je peux comprendre, à l'extrême rigueur, qu'on ne trouve que quelques articles ou même que certains soient payants mais la publicité envahissante m'insupporte. 

Je n'irai pas jusqu'à dire que je redécouvre les journaux papier tels les deux cités mais je dois admettre qu'ils me déplaisent moins qu'avant.
Il faut dire que ceux qui ont le malheur de ne s'informer que par le biais des radios, des télévisions et, horreur, par les journaux gratuits perdent beaucoup.
Malgré leurs défauts qui ne me semblent jamais corrigés la presse quotidienne apporte un éclairage indispensable sur l'information.

A part quelques signatures éprouvantes (Christine Angot dans "Libération") je trouve une certaine cohérence éditoriale, une volonté d'aller au fond des choses (dossier sur les médias américains et leurs manquements dans la campagne présidentielle de D.Trump, toujours dans "Libération", l'excellent et complet dossier sur les limites des sondages dans "le Monde") et souvent une réflexion plutôt qu'un à-priori.
Même si ces deux titres ne sont pas exempts de tics et marottes ils permettent vraiment au citoyen de s'informer et de comprendre le monde dans lequel il vit.
Ses réactions ne sont pas pré-mâchées et surtout, surtout, on ne le prend pas pas pour un demeuré à qui il faut répéter des mensonges pour qu'il finissent par les admettre comme des vérités.
Contrairement à ce que l'on veut nous faire croire tout ne se vaut pas et un article de fond paru dans un quotidien est infiniment plus séduisant intellectuellement qu'un reportage toujours bâclé (parce que condensé) diffusé à la radio ou à la télévision.

 

 

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