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26 septembre 2017 2 26 /09 /septembre /2017 07:00

Les "éléments de langage" sont réellement en train de pourrir la communication tant ils sont utilisés partout.
récemment le départ (in)volontaire de Philippot du Front National nous en valu quelques beaux et gratinés.
Le décès de la mère Bettencourt a été salué par une salve de copié/collé et tous ceux qui en ont parlé ont qualifié la momie de "femme la plus riche du monde".
Cette façon qu'ont les perroquets des médias de répéter servilement ce qui a été concocté pour eux dans les officines des partis ou par des publicitaires est proprement stupéfiante.
Ces gens-là ont-ils une fierté? une conscience professionnelle?

Venons-en à ce qui est le vrai sujet de ce post du mardi 26 septembre: le fait que nous ne devrions pas lever un sourcil lorsqu'on nous annonce le décès de la mère Bettencourt.
En quoi le décès de cette femme nous concerne t'il? en quoi devrait-il nous intéresser?

Comme ses semblables du classement "Forbes" elle a vécu sur une autre planète et emmagasinait en une journée ce qu'aucun d'entre nous ne gagnera en toute une vie. Le capitalisme financier, ce n'est ni du marxisme ni de la jalousie de le constater encore et toujours, enrichit jusqu'à l'écoeurement celles et ceux qui ont une importante mise de départ.

Comme nous ne sommes plus à l'époque de la charité démonstrative la veuve l'Oréal préférait donner ses millions au gigolo mondain Banier et à des partis politiques de droite pour que le premier s'achète des immeubles dans les beaux quartiers et pour que les seconds fassent la politique qui convient le mieux au groupe cosmétique dont elle avait hérité.

Y a t'il en France à l'heure du décès de la vieille dame une seule personne qui éprouve ne serait-ce qu'une peine fugace? pas son dragon de fille qui l'a "reprise en main" de peur de voir quelques millions lui échapper, pas la nouvelle génération qui a déjà des jetons de présence dans tous les groupes qui comptent, pas les politiques qui cherchent déjà d'autres mécènes discrets et peu regardants, pas le public enfin qui a d'autres chats à fouetter et pas les moyens de la défunte pour les y aider...

Alors, je le redemande, pourquoi, oui pourquoi, nous informer de ce décès?

il faudrait que, dans les rédactions, une réflexion soit faite sur ce qui peut et doit intéresser l'honnête homme et que d'eux-mêmes les journalistes cessent de faire de l'information avec rien.

On n'en prend pas le chemin avec les chaînes "tout-info" qui font leur miel du néant. Et qui tiennent l'antenne avec rien dit par personne pendant des journées entières.

 

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25 septembre 2017 1 25 /09 /septembre /2017 07:00

Il y a une génération ou deux de cela on "venait à l'Histoire" par des passeurs comme André Castelot, Alain Decaux ou Jean-François Chiappe. Pas par Emmanuel Le Roy-Ladurie, Mona Ozouf ou Jean Tulard.

Parce qu'ils avaient ouvert la voie en intéressant des non-spécialistes on passait des uns aux autres. Le Louis XI de Paul Murray Kendall pouvait devenir un étonnant succès de librairie parce que "La caméra explore le temps" ou "Alain Decaux raconte" étaient passé avant et avaient préparé le terrain.

Ceci pour dire que si Stéphane Bern n'a jamais été une référence pour moi il ne mérite pas la véritable cabale organisée par les milieux de la culture, de l'Histoire universitaire et, naturellement des médias trop content de décréter l'hallali contre l'un des siens qui essaie d'être moins creux qu'eux. Demorand salivait en rapportant la cabale l'autre jour..

Que Bern soit un adorateur de duchesses et un admirateur de dynasties n'enlève rien à son envie de faire partager ses passions (nombreuses) avec le plus grand nombre et de le faire avec une certaine "gentillesse" un peu agaçante mais rafraîchissante.

On lui reproche pêle-mêle d'être simplificateur, de ne pas s'intéresser aux peuples et à leurs luttes etc etc. Cette Histoire là, qui a pollué deux générations d'étudiants et de chercheurs et éloigné les Français de l'Histoire il y a des auteurs spécialisés et des ouvrages publiés qui se vendent à moins de 1000 exemplaires disponibles pour ceux qui les recherchent.
L'Histoire c'est comme la musique: si on ne connaît pas le solfège (en gros la chronologie, les grandes dates) on passe à côté de ce qui intéresse le grand public et donne envie d'aller plus loin.

Même d'illustres historiens comme Jack Lang ("François 1er") ou François Bayrou ("Henri IV") l'ont compris: pour captiver un public l'histoire du marteau-pilon est moins fédératrice qu'une biographie traditionnelle!

La haine du nouveau président est en train de tourner à l'obsession. Parce qu'il a confié une mission à Bern on crache sur eux. Cela me rappelle le quinquennat Sarkozy et les sorts de Faudel, Doc Gynéco et tant d'autres.

Ce "jeu de massacre" n'est pas sain et pas démocratique. Toutes proportions gardées cela rappelle l'esprit de 1793  va t'on rétablir la chasse aux suspects?

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22 septembre 2017 5 22 /09 /septembre /2017 07:00
11 sept 201711 sept 2017
11 sept 201711 sept 2017

11 sept 2017

Lundi 11 septembre j'ai entendu à un moment que le nouveau Président de la République, Emmanuel Macron, était à Toulouse et qu'il serait à l'Hôtel de Ville, le fameux Capitole vers midi.
N'ayant rien à faire de particulier et poussé par la curiosité je suis allé sur place dans l'espoir un peu midinette de le "voir en vrai".

J'ai donc enfilé ma veste "Fillon" (matelassée et siglée "Cyrillus") et vingt minutes après la décision me voilà au pied de l'Opéra de Toulouse où attendaient l'arrivée du chef de l'Etat, les "huiles" locales, le maire Moudenc, la députée PS, le chef de file EM et quellques inconnus qui ignoraient l'être.

Incroyable la vanité et le ridicule des "élus" qui se poussent du coude pour avoir l'air plus importants qu'ils ne le sont. Boudiné dans un costume manifestement pas taillé par Arny's Jean-Luc Moudenc l'avait rehaussé d'une ceinture tricolore avec pompons qui soulignait sa ressemblance avec Achille Talon. Il aurait dansé sur les mains pour qu'on fasse attention à lui..

Le cortège présidentiel, saturé de gardes du corps patibulaires fit son apparition et le 8ème Président de la Vème sortit de la voiture du milieu.
Bien que sa suite (j'allais écrire sa cour) le lui déconseille il s'est approché des barrières, souriant et heureux, manifestement à l'aise dans sa fonction et satisfait de la remplir.
Après quelques "selfies" auquel il s'est prêté de bonne grâce il a entrepris de serrer des mains et saluer les spectateurs dont j'étais. Face à lui.

J'ai compris que ma position allait me mettre face à lui et une violente idée m'a traversé l'esprit: lui dire quelque chose d'intelligent.

Emmanuel Macron arrive, me serre la main, me regarde en face et je lui dis une banalité qui dément les milliers d'articles que j'ai lus de son élévation, l'intérêt que j'ai porté au processus électoral présidentiel et législatif et ses 3 premiers mois de présidence.
Il est resté suffisamment de temps devant moi pour que je dise quelque chose qui ait du sens.

Pas intimidé (il n'est pas intimidant), juste sec.

Occasion perdue.

 

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21 septembre 2017 4 21 /09 /septembre /2017 07:00

Le théâtre Sorano est, à Toulouse, une véritable institution. A chaque rentrée, dans l'incroyable quantité de brochures théâtrales disponibles on se jette sur la sienne pour trouver ce qui, dans la programmation, nous fera y aller.
C'est aussi un théâtre auquel on se rend sur impulsion lorsqu'une pièce vous invite à venir la voir. La façade du théâtre est éloquente et sait attirer le chaland avec des spectacles qui s'avèrent toujours intelligents et sortant de l'ordinaire.

Prenez "le Tartuffe ou l'imposteur" que le Sorano distribuait ce vendredi 15 et samedi 16 septembre: c'est un grand classique du répertoire et Molière n'est pas, à priori, un choix casse-gueule de programmation.

J'avais vu que la pièce serait donnée le 15. La veille en passant sur les Allées en levant la tête et lisant le drap bariolé de rouge et de noir tendu sur le fronton du théâtre j'avais été attiré. Ce drap bariolé était une façon cavalière de dire que la pièce allait être modernisée.

Oh! pas le texte, non, mais la mise en scène, comme le laissait prévoir le feuillet d'accueil distribué à l'entrée: "dépoussiérage", "fractures du temps", "alternance", "aucun décor", "laisse aux acteurs le libre choix de leurs costumes", "horloge accrochée au mur, fond de scène face aux spectateurs car la pièce ne doit pas dépasser 1H30", "cartoon à l'américaine", "pétage de plombs grimaçants", "théâtre de l'urgence...telles étaient les expressions définissant cette version du "Tartuffe" pour lequel j'ai pris 2 places en me disant que "ça ne me plaira pas".

Le public était jeune et bruyant mais sympathique et heureux. Des parents avaient emmené leurs enfants pensant voir un classique genre mâtinées de la Comédie française.

Les lumières ne se sont pas éteintes et les deux premières minutes ont été déroutantes: des jeunes garçons jouaient des rôles de filles et des filles tenaient ceux d'hommes. Mais ce n'était pas systématique. Les "costumes" étaient réduits à leur plus simple expression: ils n'ont pas dû faire exploser le budget. Même chose pour le décor: la pendule et un tambour annonçant les actes. C'est tout!

Les jeunes interprètes connaissaient leur texte au cordeau et le disait vite, très vite. Ils en soulignaient le coté vers par des appuis répétés sur certaines syllabes qui les rendaient drôles. (par exemple les fins de vers en i-ons). Parfois ils chantaient des vers façon rap ou  slam et du contraste entre la phrase très écrite et la scansion venait le décalage très amusant.

L'accent toulousain faisait merveille sur certains passages très écrits du texte de la pièce.

La pièce, en elle-même, est suffisamment forte pour supporter toutes les expérimentations, aussi hasardeuses soient-elles. Je dirais même que son aspect historique, son âge, étaient oubliés tant la mise en scène bouffonne et urgente la rendait moderne et d'actualité.

Pas de musique, pas de décor, pas d'accessoires, des jeunes comédiens ni beaux ni laids, ne jouant pas tous bien la comédie et pourtant une jubilation de la salle qui répondait à celle venant de la scène.

Je ne suis pas pour les mises-en-scène modernisées d'Opéra, pensant qu'on empêche la musique d'atteindre le coeur. Cette version échevelée du "Tartuffe" m'a donné envie d'aller voir ce que je refusais. Figaro en costume 3 pièces et la somnanbula de Bellini en jean rapiécé..

 

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20 septembre 2017 3 20 /09 /septembre /2017 07:00

Ecoutant d'une oreille agacée une émission de France Inter vendredi 15 au matin je n'ai pas réussi à passer à l'antenne pour dire son fait à une dinde qui se faisait appeler Caroline Web.

Les auditeurs sélectionnés étaient de doux allumés et j'aurais détonné...

Le sujet de l'émission était l'ambiance au travail, les relations au travail, une journée au travail et cette Mrs Web, une anglo-saxonne qui prenait sa vessie pour une guirlande LED disait une ânerie toutes les deux secondes.

Elle parlait de "bienveillance", de "se parler", de respect et autres sujets totalement inconnus en entreprise voire interdits. Un DRH ici et maintenant est aussi loin de ces concepts qu'une girafe d'un brin de muguet.

J'ai une expérience d'un grand nombre d'années en entreprise, de la très grosse (Sacilor) à la plus petite (Bébé Confort) en passant par toutes formes et modèles de société.
Partout, je dis bien partout, j'ai retrouvé les mêmes cadres puants, les mêmes femmes insupportables, les hiérarchies incompréhensibles, le même arbitraire et, en fin de compte, le même enfer. Je maintiens ce mot car il désigne bien les sommes de stress et de dégoût qu'on ressent à l'année dans nos délicieuses unités économiques "à la française".

Le carburant des boîtes françaises c'est, du haut en bas et de bas en haut le mépris et l'absence presque totale de communication. Les patrons sont sur leur aventin et ne s'abaissent que très rarement à frayer avec la piétaille tandis que les soutiers s'en prennent à leurs semblables et leur pourrissent la vie à défaut de s'en pendre aux vrais responsables de l'atmosphère critique, des salaires minables, des augmentations décidées arbitrairement, des promotions données aux plus ternes, des écarts de salaires scandaleux et des consignes incompréhensibles.

Les commentaires et réflexions des animateurs et invités de France Inter étaient non pas décalés mais grotesques. Un idiot céleste qui a dû avoir sa place par copinage proposait des solutions toutes plus invraisemblables les unes que les autres. "Aimez-vous les uns les autres", "écoutez-vous", "rendez les réunions apaisantes par la respiration" et autres fadaises qui montraient clairement qu'il vivait sur le Mont Canigou et en redescendait assez rarement.

Je cite le modéré Jacques Julliard (Marianne N°1069 15/09/17) : " Toute l'histoire sociale française depuis le XIX ème siècle le démontre: si l'entreprise française a été et reste le lieu de la lutte des classes, c'est au patronat Français, à son autoritarisme, à son égoïsme catégoriel et à l'étroitesse de ses vues qu'on le doit." Il poursuit : "Nous avons depuis longtemps en France un des patronats les plus bêtes du monde. Aussi longtemps que la lutte sociale s'identifiera à l'affrontement stérile entre ces deux dinosaures, le Medef et la CGT, le chômage y jouira d'un bel avenir". Et j'ajoute, les entreprises seront gérées comme des casernes où les salariés deviennent fous à force de n'être que des pions interchangeables, maltraités et mal payés.

Proposer des espaces siestes comme France Inter ce matin c'est soit de l'humour au second degré soit se f... de la gueule du monde.

 

 

 

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19 septembre 2017 2 19 /09 /septembre /2017 07:00

J'étais perplexe devant l'interview de Alain Finkelkraut par l'équipe de "C'à vous", équipe plus à l'aise pour encenser Sylvie Vartan ou Pierre Perret qu'un homme à la réflexion puissante même si pas exempte de scories.
L'homme n'est plus tout jeune, ses obsessions (l'antisémitismme surtout) l'assombrissent, sa formulation de ses pensées parfois compliquée mais on est en présence d'un homme qui a réfléchi, qui réfléchit et qui le fera jusqu'à sa mort.
Dans ces conditions il n'est pas étonnant que, du fait de sa réflexion sur la société, ses positions évoluent au fil du temps et paraissent parfois contradictoires.

Pas surprenant non plus qu'il semble ne pas être en phase avec une époque exagérément simplificatrice où tout se décline en bien ou mal, noir ou blanc.

Finkelkraut père n'est pas sympathique et n'essaie pas de l'être. Il est véhément et refuse de se conformer à la pensée-minute. Il ne participe aux joutes qu'affectionne le petit monde des médias que parce qu'il croit encore qu'il pourra y développer sa pensée.

Mais qu'est-ce qu'un Apathie, une Babeth Lemoine ou un Pierre Lescure ont à voir avec la pensée? leur univers de toc et d'immédiat les condamne... à condamner un homme qui certes est agaçant et l'expression de la pensée sans fioritures mais qui les survole à hauteur stratosphérique.

Finkelkraut et d'autres  souffrent de ce besoin de paraître qui, loin de les servir, caricature ce qu'ils sont et l'impressionnante capacité d'analyse qui est la leur.

Au lieu de se tenir à distance des médias ricanants et bébêtes ils voient de la lumière sur un plateau et se précipitent pour donner la réplique à des zéros pointés.
De ce fait les Ardisson, Hanouna et autres simplificateurs extrême traiteront Finkelkraut de facho et de converti au FN.

... Et on passera à Miss Eskimo ou à la météo.

Je ne dis pas qu'Alain Finkelkraut m'intéresse mais ses efforts de mouche empêtrée dans une toile d'araignée et le regard obtu de Pierre Lescure m'ont fait de la peine pour lui.
Sa place est à la Sorbonne, pas au barnum des télés.

 

* j'emploie à dessein ce verbe anglais conjugué en Français car il remplace désormais les mots combat, bataille, lutte, duel, guerre. En tous cas c'est celui qu'utilisent les satrapes de la télévision.

 

 

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18 septembre 2017 1 18 /09 /septembre /2017 07:00

Comme la comète de Halley, mais plus souvent, Mme Sylvie Vartan (qui ne s'appelle ni Sylvie ni Vartan est de retour. Elle vient en France "relever les compteurs".

Cette accorte chanteuse de 74 ans a commencé à chanter en 1962, il y a donc 55 ans de celà. Elle chante alors principalement des traductions de succès débiles américains ("Locomotion", "Da-doo Run Run") et fait partie des "yéyés" ces vedettes so Frenchy qui feront presque à jamais de la variété française stupide (à l'exception de Françoise Hardy qui écrira ses textes et fera de jolies choses dès le début des années 70).

Invitée permanente de toutes les émissions du genre elle passera 2 ou 3 décennies à publier des disques idiots et chanter des trucs imbéciles (et réciproquement) du style "Qu'est-ce qui fait pleurer les blondes" et "l'amour c'est comme les cigarettes" jusqu'à ce que les modes changent et que même la variété française demande de nouvelles têtes. (on se croyait condamnés à vie à Annie Cordy, Dalida, Sheila et France Gall)

Elle aurait pu faire "un triomphe au Japon" (cimetière des carrières et euphémisme voulant dire attendre qu'on la rappelle") mais a préféré des endroits plus chics comme Vegas ou Los Angeles.

Mais l'entretien de la piscine ou celui de la Jeep Cherokee coûtent cher et Mlle Vartan, une fois son lifting bi-annuel effectué, revient avant d'être oubliée, dans sa patrie d'adoption.

Elle n'arrive pas les mains vides: elle a un bouquin sur sa mère, des recettes de cuisine, une vidéo d'aérobic, des nouvelles de sa fille (adoptive également), un disque ou des "concerts exceptionnels" à vendre. L'Olympia semble n'exister que pour elle et les adieux d'Aznavour).

Hop! La revoilà sur tous les plateaux de télévision qui sont un second chez elle. Elle répète depuis 40 ans les mêmes histoires, les mêmes anecdotes, les mêmes chansons? peu importe.

Comme elle n'a strictement rien d'intéressant à dire je l'observe et, à chacun de ses passages en France, je m'étonne de ses transformations physiques. Au premier abord on dirait une femme de 40 ans. Voire moins. Mais sa bouche est bizarre, comme figée. D'ailleurs tous ses traits sont figés. Un oeil tremble un peu et, lorsqu'elle daigne (ou parvient à) sourire il n'est pas au même niveau que l'autre. Plus haut je crois. Les cheveux sont magnifiques mais tellement statiques qu'on les dirait en acier trempé.

La cicatrice qu'elle a sous le menton a tellement évolué qu'on dirait une fermeture éclair. Au bout de 5 minutes (on ne peut pas l'écouter plus de 5 minutes) on est saisi par le fait qu'elle ne semble pas vivante. Elle ne fait plus quarante ans elle en fait 30 ou 100.

Ce qui me surprend toujours c'est l'admiration (non feinte) des gens qui la reçoivent: que trouvent-ils donc à ce néant lifté?

 

 

 

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15 septembre 2017 5 15 /09 /septembre /2017 07:00

Ce serait drôle si ce n'était pas tragique. Je veux parler des rodomontades de Donald Trump et celles de Kim Jong-Un, respectivement Président des Etats Unis d'Amérique démocratiquement élu et dictateur héréditaire de la Corée du Nord.

Depuis la fin de la guerre de Corée (1950-1953) qui fit 3 millions de morts et vit s'affronter les Etats Unis et leurs alliés et les Coréens du Nord, la Chine et l'URSS la situation est bloquée au 38ème parallèle.

Le régime de Pyongyang, une dictature impitoyable qui a droit de vie et de mort sur les citoyens et intervient dans tous les moments de leur existence, considère que la guerre n'est pas finie et se vit en en citadelle assiégée.
La Corée du Sud est une société asiatique libérale avec tout ce que cela comporte de bien et de moins bien. De temps à autres elle est dirigée par des hommes forts et de temps à autres elle affronte de sérieuses crises économiques. La Corée du Sud est un pays libre et les élections y sont régulières.

Depuis quelques temps, et surtout depuis que le 3ème Kim a hérité du pays, la Corée du Nord menace son voisin du Sud avec constance et en profite pour narguer les USA et l'opinion publique mondiale.
Elle le fait avec la menace la plus sensible: les armes atomiques.

Ces provocations nombreuses et répétées trouvent d'autant plus d'écho que le hanneton de la maison blanche y répond d'une manière disproportionnée, désordonnée et, disons-le, inadaptée.

Il faut dire que lors de l'ahurissante campagne électorale de Donald Trump j'avais été consterné d'entendre le candidat dire que la Corée du Sud devrait se défendre elle-même contre son voisin.

Il paraît évident que ce que j'ai entendu l'état major de Kim et Kim lui-même l'ont entendu et y ont vu une opportunité pour faire parler d'eux et jouer les martyrs et les matamores.

Derrière tout cela il y a la volonté de pérenniser la dictature Nord-Coréenne et la "dynastie" Kim, la crainte de finir comme les tyrans (Kadhafi, Saddam etc.), la nécessité de forcer la main à la Chine et le besoin, en politique intérieure, de montrer que les USA sont humiliés.

Jusqu'ici c'est carton plein!

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14 septembre 2017 4 14 /09 /septembre /2017 07:00

J'avais un préjugé plutôt favorable concernant Elise Lucet et sa manière plutôt rentre-dedans de faire du journalisme d'investigation.
Naturellement j'émettais des réserves sur ses modes opératoires (caméra cachée, harcèlement...) et sur ses "cibles" trop évidentes.
Mais quand même.. Dans ce monde si lisse des médias elle apportait, me semblait-il, un peu de cette fraîcheur dont on a tant besoin.
L'assemblée nationale a été profondément renouvelée, le Président de la République n'a pas 40 ans, la droite est dans les choux et le PS est laminé, exsangue.

Dans le petit monde des médias rien n'a changé: Ruquier ricanera une année encore, Ardisson posera des questions faussement dérangeantes à ses amis tandis que toutes les têtes à claques du paysage audiovisuel Français ronronneront de concert du dimanche au samedi et dans tous les supports.

Qu'à cela ne tienne, nous ne sommes pas obligés de les écouter ni de les regarder, pas plus de les lire.
Elise Lucet, donc, dans un "Envoyé Spécial" (7/09/17) consacré aux modes de gestion des hôpitaux a, selon moi, montré ses limites. Que nous soyons choqués par l'exigence de rentabilité d'un hôpital n'a rien de surprenant et elle nous donnait matière à l'être plus encore mais ces interviews "descente de flics", ces caméras insistantes, ces commentaires lourdingues et qui nous prennent pour des demeurés.... sont-ils nécessaires ces effets?

Et le summum était atteint avec l'interview de Patrick Pelloux, l'éternel Patrick Pelloux  qui sort de sa boîte à ressort dès que l'on prononce le mot "hôpital". N'y a t'il, dans ce pays, que Patrick Peloux pour donner des avis définitifs sur la médecine, Charlie Hebdo, le personnel infirmier et l'humour en bandes dessinées?

Sans faire d'esprit Pelloux passe tellement de temps dans les radios ou sur les plateaux de télévision que je me demande quand il pratique son "beaumétierd'urgentiste".

Dès que je vois sa figure replète de chéri des médias je fulmine et m'éloigne de l'écran.

" 'nous prennent vraiment pour des cons" accompagne ma fuite!

 

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13 septembre 2017 3 13 /09 /septembre /2017 07:00
Toulouse 07/09/17

Toulouse 07/09/17

Il est un rite de rentrée que j'apprécie et dont je ne me lasse pas d'observer les manifestations. Tous les ans début septembre il signale la fin de l'été comme le lancer de pingouins indique l'hiver. C'est, vous l'aurez deviné, le bizutage des grandes et moyennes écoles.

Instauré jadis pour permettre une bonne intégration des nouveaux élèves dans des établissements renommés, par capillarité ce rite initiatique s'est aussi développé dans des écoles moins prestigieuses mais pas moins prétentieuses.

La première "école de commerce" autoproclamée venue a désormais ses bizutages qui lui confèrent une sorte d'onction professionnelle quand bien même ses diplômés seraient condamnés d'office au Pôle Emploi.

Il y a eu tellement de débordements qu'on assiste désormais à des clowneries dans lesquelles sont interdites les violences et les humiliations. Ce ne fut pas toujours le cas.

Les grandes épreuves classiques restent très focalisées sur l'ingestion de produits non conçus pour cet usage et la souillure corporelle par une gamme variée de liquides et nourritures repoussantes. Plâtre, purée, Coca-Cola  bananes écrasées se taillent la part du lion mais sont concurrencées par des défis idiots: embrasser les chaussures de la promo, faire le tour (ou plonger) du bassin du jardin public, courir en imitant des animaux disgracieux (et en imitant leur cri) et, indémodable, être vêtu sans élégance mais avec une indéniable recherche. 

Sac-poubelle ou fringues hideuses, chapeaux ridicules et chaussures éculées sont fortement conseillées.

Tout ceci est désormais "bon-enfant" et nul ne trouve à y redire d'autant plus que les étudiants et étudiantes sont jeunes et beaux, joyeux et épris de la vie, confiants dans l'avenir et pleins d'espoirs ce que les observateurs sont aussi, mais, reconnaissons-le, dans une moindre mesure.

 

 

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