Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
4 mars 2021 4 04 /03 /mars /2021 07:00

En salle de réveil le chirurgien ORL est venu à mon chevet. Il m'a dit, après m'avoir demandé si je souffrais: "j'ai retiré de votre fosse nasale gauche une grosse tumeur . Elle avait la taille d'une noix de St Jacques, je l'ai envoyée au labo. Je suis sur à 99% qu'elle est bénigne mais on doit faire comme ça."

Encore vaseux j'ai  fait le film à l'envers. Il y a quatre ou cinq ans j'ai constaté que je n'avais quasiment plus d'odorat. On me disait: "ce lilas embaume" ou "le fromage a contaminé le frigo tant il sent fort" je ne sentais rien. Comme j'étais surtout sensible aux mauvaises odeurs cette perte ne m'a pas semblée importante et je n'ai ni consulté ni envisagé de le faire. Ma narine gauche était bouchée sans que cela ne me gêne et il m'a fallu du temps pour m'en rendre compte. C'est idiot, c'est irresponsable mais je ne me suis pas inquiété. Je n'ignore pourtant pas que la "sphère ORL" c'est sensible.

Quand Priscilla s'est insidieusement installée, d'autres symptômes plus invalidants se sont petit à petit imposés. Un examen IRM a été demandé par le neurologue qui a évidemment décelé la tumeur nasale et a conduit, plus d'un an après, à l'opération.

Malgré le somnifère, la fatigue et le choc de l'intervention je ne dors pas et je réfléchis. Pourquoi n'ai-je pas consulté dès que j'ai pris conscience de ma perte de l'odorat? Pourquoi n'ai-je pas relié entre eux les signes inquiétants qui indiquaient tous une gravité possible? Je n'ai pas de réponse à ces questions et m'en veux d'avoir été aussi "casse-cou". 

Il est temps, avec une mèche dans le nez et une "moustache" de coton sanglante de me reprocher ma légèreté. A moins que l'explication tienne en cinq mots: "je n'ai pas voulu savoir".

Quoi qu'il en soit ne faites pas comme moi: dès qu'il y a doute et/ou inquiétude filez chez le médecin. Il vaut mieux, à nos propres yeux, passer pour un hypocondriaque que pour un imbécile!

Partager cet article
Repost0
3 mars 2021 3 03 /03 /mars /2021 07:00
Merde au couvre-feu!

Je vis comme une injustice, une punition, une incongruité, une corvée le fait d'être assigné à résidence tous les jours de la semaine, week-end compris, à partir de 18H00. Comme beaucoup de personnes avec qui j'en ai parlé je finis par adopter des raisonnements erronés qui minimisent le point de départ de ce couvre-feu: la contagion, le danger du virus, sa circulation et ses complications. 

Je finis par l'oublier ou en minimiser la portée et en veux non à lui mais à ceux qui en combattent la prolifération. J'oublierais presque ces responsables politiques ou chefs d'Etat d'autres pays qui ont nié sa dangerosité et ont été rattrapés par elle.  Macron, Véran, Castex et les autres ont fatalement raison et qu'ils aient raison de tout essayer pour tenir en lisière ce Coronavirus maudit sera un jour, j'en suis certain, porté à leur crédit.

En attendant nous sommes tous contraints d'accepter les désagréments causés par la pandémie mondiale qui nous affectent selon nos capacités et nos dispositions. Repousser ou annuler des voyages, perdre notre travail, vivre loin de celles et ceux que l'on aime, voir notre pouvoir d'achat stagner ou diminuer, s'inquiéter pour notre avenir, voir nos proches tristes et sans ressort, nous priver des plaisirs de la vie, restreindre nos libertés, s'adapter aux consignes sanitaires, ne plus embrasser ou avoir de contacts physiques avec nos contemporains.... tout ceci pèse et contribue à la mauvaise humeur généralisée que chacun constate. 

La répétition des plaintes quotidiennes de ceux que l'on croise, la litanie des dégâts causés par le virus sur l'activité des commerçants, des restaurateurs, du monde du spectacle et les sportifs, sans qu'on y soit pour quelque chose, nous attriste avant de nous crisper. On n'y est pour rien si leurs affaires périclitent! les nôtres ne vont pas mieux, merci. 

S'ajoutent à cela les "menaces" des politiques, des économistes, des médecins, des infectiologues et de tous ceux qui ont un avis, de préférence anxiogène ou irréaliste.

Le pire étant atteint par les paranos de tous bord: ceux qui voient le virus installé pour des années, ceux qui jouissent d'annoncer des lendemains qui déchantent, ceux qui nous parlent de la "nécessaire augmentation des impôts ou des chiffres du chômage" et ceux, en général, qui jouent les Cassandre ou les Philippulus le prophète.

...N'oubliez pas! à 18h00 d'être rentrés.

 

 

Partager cet article
Repost0
2 mars 2021 2 02 /03 /mars /2021 07:00

Bien qu'il y ait quelques -c'est encore trop- publicités sur France Inter, je pardonne beaucoup à cette station de radio qui ne nous assomme pas avec d'abrutissantes "pauses" répétées.

Il n'empêche, la programmation, les invités (qu'ils appellent "témoins"!), les animateurs et les journalistes baignent dans un confort intellectuel qui n'est pas sans me rappeler le cocon familial d'autrefois: nous sommes le bien, nous possédons le bon goût, nos analyses sont justes.

A l'antenne on sent des personnes qui se voient comme représentant la partie cultivée, progressiste, bienveillante de la population et ils s'acquittent  du devoir d'informer avec un certain désintéressement. Moyennant quoi défilent devant les micros une petite centaine de personnes-archétypales de la bien-pensance qui ne se rendent pas compte qu'ils sont insupportables parce que prévisibles. Ce samedi (20/02/21) Pascal Perrineau répétait, à la virgule près, ce qu'il avait dit sur France 5 le vendredi soir à propos de ses fortes pensées exprimées... dans un volume de la collection "Que sais-je" qu'il a signé.  

Essayez, citez quelques noms d'invités squatters de micro. Vous verrez; ce sont toujours les mêmes!. France Inter a aussi "ses références". Ce même samedi, toujours à l'occasion de la publication par Perrineau de sa brochurette, l'interviewer cite Bruno Gaccio qui voit la France de Macron, je cite, "comme une dictature fasciste". En voilà une analyse pointue et pas exagérée. Il convenait, effectivement, de citer l'ancien parolier des guignols de Canal+, un parasite avéré et un analyste niveau CM1. 

Un instant j'ai honni cette radio-poubelle, ce média de l'entre-soi qui fait le grand écart entre Nagui et Modiano. Mais, si je n'apprécie pas cette radio donneuse de leçons je n'aimerais sans doute pas une radio-Ciotti ou une radio-Bardella.

Je suis bête! elle existe déjà et s'appelle Europe 1, RTL, RMC, et a d'autres incarnations. 

 

 

Partager cet article
Repost0
1 mars 2021 1 01 /03 /mars /2021 07:00

Je voudrai, rapidement rassurez-vous, dire quelques mots sur le livre qui a tant fait parler de lui en ce début d'année. Il s'agit, évidemment, de "La Familia grande" de Camille Kouchner. 

Je l'ai offert à F*** qui l'a lu d'une traite et me l'a commenté au fur et à mesure en ponctuant ses commentaires sur le vif d'un définitif et répété: "ils sont branques ces Kouchner".

Après qu'elle ait prêté le livre à une dizaines de ses amies qui piaffaient en attendant leur tour, celui-ci est resté sur la table basse et je l'ai parcouru.

Comme on disait autrefois: "les bras m'en sont tombés". Quelle bande de dingos, quels spécimens de personnes n'ayant pas les pieds sur terre, quelle originalité frelatée, quelles intelligences dévoyées ...

Je m'étonne qu'on n'ait pas plus souligné, dans le tintamarre médiatique, à quel point tous ces "happy fews" vivaient en vase clos et prenaient pour des engagements l'adhésion à tous les errements politiques du moment. Castro, Guevara, le Chili comme "laboratoire socialiste", la libération des mœurs vécue entre soi mais imposée aux plus jeunes etc. J'étais étonné d'être interloqué par certaines descriptions qui montraient que non seulement la "gauche caviar" existait mais, en plus, qu'elle était bien pire que ce qu'on imaginait.

En fin de compte l'adultère glorifiée et vécue au grand jour et le fait de ne porter ni culotte ni soutien-gorge pour les femmes tout en s'exhibant en toute occasion  ne présente qu'une transgression des conventions bourgeoise limitée!

Le pire est que ces adultes refusant de grandir étaient des "modèles parentaux" déficients et, c'est le sujet du livre, toxiques. "Liberté, liberté" est plus un slogan qu'une réalité et cette "liberté là" vaut bien le goulag familial que cette famille dysfonctionnelle rejetait avec morgue et un certain mépris élitiste. 

Le pire est que, jouissant sans entraves, selon le slogan de mai 68 ces adultes sont désagréables et manipulateurs, égoïstes et dangereux. Dans cette atmosphère de laisser-aller avec alibi intellectuel le rapport incestueux est presque annoncé. Aucun personnage décrit ne sort grandi du récit. Paula, Marie-France, Bernard, Olivier, Christine et surtout Evelyne ne donnent absolument pas envie de les connaître. Au contraire!

J'espère que ces lignes ne seront pas interprétées comme émanant d'un "père la pudeur" ou d'un "père la morale", je ne suis ni l'un ni l'autre. Simplement les rapports humains décrits dans ce livre débouchent -à mes yeux- sur une impasse. 

Quant au style, à l'écriture, à l'auteur et au débat que ce livre a suscité je ne me sens pas qualifié pour en parler, d'autant plus que tout a été dit, redit et re-redit.

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
26 février 2021 5 26 /02 /février /2021 07:00
Contrôle des titres de transport! (personne ne bouge).

"La Dépêche du Midi", torchon local m'a "brûlé la politesse" ce 16 février en titrant son second cahier: "Tisséo: contrôles trop zélés? Tisséo combat la fraude des usagers. Le respect des règles s'applique aux jeunes" au moment où j'avais résolu d'écrire un post sur le sujet.

Inutile de dire que ce ne sera pas difficile de faire mieux que le papier du canard local. Celui-ci, pour ménager la chèvre, le chou, le berger et Dieu sait qui réussit à critiquer et le transporteur toulousain et les fraudeurs en s'appesantissant sur un cas particulier inintéressant et outré. L'école du journalisme radical de gauche est un état d'âme!

En tous cas on peut reconnaître que le journal n'est pas passé à côté d'un problème qui se pose avec acuité depuis disons, le couvre-feu. Je veux parler des contrôles des billets qui, de plus en plus, s'apparente à une action commando brutale et stressante de  la part des agents de Tisséo, métros-bus et tramways de la ville rose. Des groupes constitués d'une bonne dizaine (parfois plus) d'agents en tenue attendent la rame et se mettent en position devant toutes les portes au moment où elle s'arrête en station. D'un mouvement enveloppant ces agents rien moins qu'aimables contrôlent les cartes d'abonnement, les tickets à l'unité, les cartes de réduction et tout autre titre de transport.

Celles (rares) et ceux (nombreux!) qui ne possèdent aucun des sésames requis sont accompagnés sur le quai et verbalisés séance tenante. Inutile d'essayer de se rebeller, de crier ou de jouer les fortes têtes: le "comité d'accueil" est rodé et ne fait pas de cadeaux.

A chaque contrôle que je qualifierais de "musclé" et ce malgré la présence d'agents féminins (souvent plus "dures" que leurs homologues barbus) de nombreux poissons sont pris dans les filets. Leur identité est rapidement relevée et la verbalisation suit. 

Tout cela est normal (les transports urbains ne sont pas gratuits et coûtent cher aux contribuables, les fraudeurs pénalisent la communauté) mais ces descentes de police du rail créent un malaise tant la traque des tricheurs est sans nuance. Le collégien de 13 ans n'a pas les mêmes motivations que l'adulte radin! 

Dans mon imaginaire ces contrôles rappellent vaguement des "rafles" ou des arrestations musclées dans des régimes autoritaires. Les contrôles semblent ciblés et même ceux qui sont en règle sont vaguement inquiets. 

Je sais... comparaison n'est pas raison. Je pense juste que les "cow-boys" de Tisséo en font un peu trop dans le spectaculaire et que la fréquence de ces contrôles me semble un peu élevée. Mais je ne suis pas chargé de l'équilibre budgétaire de la régie des transports de Toulouse. 

 

Partager cet article
Repost0
25 février 2021 4 25 /02 /février /2021 07:00
Galère aérienne

La crise sanitaire, on le sait, a affecté au point de le mettre en danger de mort, le secteur aérien. On le sent, on le pressent, voyager par avion ne sera plus comme avant la Covid-19: plus chers, moins nombreux, réservés aux longues distances et n'offrant plus que des services payants, les vols seront sans doute réservés à une élite fortunée et aux hommes d'affaires. 
On dit, à ce propos, tout et son contraire: des compagnies seraient au bord de la faillite, le modèle "low cost" serait à l'agonie tandis que d'autres, aussi bien informés, prétendent que la croissance du secteur va reprendre rapidement pour atteindre et dépasser ce qu'elle était en janvier 2020. Les seconds affirmant que le "low cost" sortira consolidé de la dépression. Qui croire? comme les spécialistes en infectiologie les spécialistes du transport aérien ne sont d'accord sur rien.
Le client des compagnies aériennes ne sait à quel jet se fier et s'en remet à la chance lorsqu'il paie -plus cher- le billet qu'on veut bien consentir à lui vendre.

Avoir été débité du montant du vol ne signifie aucunement que le A320 aux couleurs de la compagnie sera au hub au jour et à l'heure dits. Les vols sont modifiés, suspendus, retardés ou annulés et, voyageur sans défense, vous devez vous adapter. C'est à vous d'imprimer votre carte d'embarquement, de passer des heures au téléphone pour trouver une solution de rechange, de vous faire rembourser bref, de vous muer en agent de voyage stoïque et inventif.

Plus qu'avant la crise les correspondances sont compliquées quand elles ne sont pas impossibles. Le personnel au sol est pourtant inoccupé puisque de 10 à 30% des vols seulement sont assurés. Inoccupé signifie aussi indisponible. Il faut le savoir.

Les aéroports sont vides comme ils ne l'ont jamais été. La vie les a déserté: restaurants et boutiques fermés, longs couloirs vides de passagers... on dirait des films de science-fiction.

Récemment la compagnie Corsair (groupe Air France si je ne m'abuse) a jugé nécessaire d'annuler le vol Toulouse-Ajaccio de vendredi après-midi (départs en vacances). Aucune autre possibilité que sauter dans la voiture et d'aller à Marseille-Marignane "attraper" un Marseille-Ajaccio.

A nos frais, sous une pluie battante, avec le couvre-feu et un timing d'enfer... On se serait cru revenu au temps d l'Aéropostale et de Guynemer!

Je ne voudrais pas avoir l'air pessimiste mais la sortie de pandémie risque de ne pas être une partie de plaisir!

 

Partager cet article
Repost0
24 février 2021 3 24 /02 /février /2021 07:00

Comme souvent, comme de plus en plus, la chaîne parlementaire LCP a diffusé un programme de qualité. Ce lundi 15 février (2021) un documentaire très intéressant intitulé: "petites phrases, grandes conséquences" et sous-titré "la gauche contre le peuple". Je n'étais pas d'accord avec la totalité des exemples donnés et de l'interprétation qui en était faite mais ai bien été obligé d'accepter l'idée que des "sans-dents" de François Hollande aux "gens qui ne sont rien", aux "ouvrières illettrées" au "pognon de dingue" en passant par "il faut traverser la rue et il y a du travail" d'Emmanuel Macron il est possible que s'exprime ainsi la vision des plus pauvres et partant, un certain mépris des classes aisées pour les laissés pour compte.

Dans le trait acéré et méchant du président Hollande, rapporté par vengeance personnelle par une femme blessée, journaliste politique de surcroît, il semble -au premier abord- y avoir morgue et indifférence pour ceux qui sont tellement démunis qu'ils renoncent à soigner leurs dentition. Cette saillie méprisante a suivi F. Hollande et lui a beaucoup coûté politiquement et humainement.

Je n'adore pas Marylise Lebranchu mais ses avis et son interprétation de cette invraisemblable perte de contrôle étaient intéressants. N'oublions pas que Valérie Trierweller se sentait bafouée, humiliée, ridiculisée même et qu'elle savait ce qu'elle faisait en écrivant que l'ex-premier secrétaire du PS appelait -dans l'intimité- les pauvres des "sans-dents". Le documentaire revenait sur les preuves (des mails personnels que Hollande et Trierweller s'étaient adressés et que la journaliste avait publiés) de l'utilisation de l'expression litigieuse. A vouloir trop en faire on se brûle les doigts: il était clair que le couple, alors complice, riait de concert avec cette expression. Un clin d'œil complice. 

Pour Emmanuel Macron les choses se présentaient moins bien. Jusqu'ici j'attribuais ces expressions à la maladresse ou en minimisait le caractère méprisant ou hautain. Le nombre de ces "erreurs", leur répétition et leurs points communs semblent effectivement caractériser sinon un mépris de classe; à tout le moins une indifférence qui confine au dédain. L'émission s'est attardée sur "les illettrées" et l'on sentait, longtemps après, la blessure sincère que les stigmatisés avaient endurée. Devant des jeunes start-uppers le président parlait des "gens qui ne sont rien" et là, face à la violence de l'expression, il n'était quasiment plus possible de douter qu'elle reflétait un sentiment de supériorité écrasante du jeune président qui parle trop "cash" et manque d'empathie. 

Ses regrets, courageusement exprimés devant un parterre houleux dans un élevage de porcs bretons ou à l'Assemblée nationale étaient sans doute sincères. Ils n'effaçaient pas les ravages causés par l'expression.

Plus grave, à mon sens, que son trait ravageur sur les "sans-dents", François Hollande a oublié qu'une femme humiliée devient une ennemie mortelle. Comme la tragédienne, Valérie Trierweller aurait pu, une fois son pamphlet publié, lui dire: "tu ne savais pas ce qu'est une femme qui se venge?". Effectivement l'ENA ne le lui a pas appris!

 

 

 

Partager cet article
Repost0
23 février 2021 2 23 /02 /février /2021 07:00

Comme, dans l'avion qui m'emmenait à Paris pour une journée de réunion de travail je parcourais le "Lonely Planet" consacré au Cambodge", mon voisin de siège m'aborda et me demanda si "j'y allais ou en revenais". A ma réponse il me demanda si c'était la première fois que je m'y rendais et si j'avais un programme de visites en tête.

J'étais heureux de me rendre dans ce pays qui s'ouvrait enfin après un long et douloureux martyr. Je m'étais intéressé à ses déboires "en temps réel" et brûlais d'envie d'aller voir comment il pansait ses plaies et, naturellement, découvrir sa beauté et son histoire plus ancienne. Je la retrouvais à Phnom-Penh, étape dans le tour du Monde que faisait alors Françoise et que nous avions choisie pour nous retrouver une semaine durant. 

Mon programme touristique était flou et je comptais sur l'inspiration, une fois sur place. Mon interlocuteur me dit alors qu'il travaillait avec la faculté de Pharmacie de la capitale Cambodgienne et qu'il pouvait me donner les coordonnées d'un de ses contacts sur place qui se ferait un plaisir de me guider et de m'indiquer quoi faire et quoi éviter.

Ainsi fut fait et, le jour dit, une fois à Phnom-Penh en compagnie de Françoise j'ai téléphoné à cet homme qui nous a reçu dans son bureau Boulevard Monivong. 

Compte-tenu du temps dont nous disposions (une semaine) nous avons dû nous limiter et moi renoncer à beaucoup de sites et à être frustré par une découverte du pays a minima. Nous n'avons eu qu'à nous féliciter de cette excellente rencontre. Tout ce qu'il nous avait conseillé était à la fois passionnant, magnifique et relativement peu encombré de touristes. Nous avons ainsi passé des journées exquises à Battambang, à Siem Reap, nous avons passé une trop courte journée au temple principal d'Angkor et au Bayon, avons fait l'étape obligée au "Musée du Génocide de Tuol Sleng" et, caprice touristique, utilisé le "Bamboo-train" sur une voie-ferrée qui rappelait "Tintin au Congo".

Bien qu'ouvert récemment aux touristes en cette année 2009 le Cambodge offrait un accueil de haut niveau et ce partout.  Des hôtels accueillants, propres et dans lesquels il y avait toujours une personne parlant sinon Français du moins Anglais. 
Les toilettes, absolument sans exception, auraient, par leur propreté et leur nombre, fait rougir notre pays qui ignore parfois son indignité en ce domaine.

Restauration, couchage, transports, contacts humains tout, cette semaine là, concourrait à l'excellence du voyage et à l'atténuation du sentiment du malheur passé encore proche.

Destination encore confidentielle en 2009 le Cambodge semblait tourner le dos au tourisme de masse façon Thaïlande et à plusieurs reprises on nous mit en garde contre tout "tourisme sexuel", plaie des pays de l'Asie du Sud-Ouest.

J'ai eu la chance d'être "briefé" par une personne qui vivait sur place et ai donc évité les "pièges à touristes" trop voyants et découvert certaines coulisses intéressantes.

Je garde d'excellents souvenirs de cette courte semaine très bien remplie et en particulier la haute silhouette en habit local bleu de Françoise qui faisait une tête de plus que les autres personnes nous attendant à la descente d'avion. 

La rencontre avec un bonze en ultra-canicule dans un temple envahi par des singes fait aussi partie de ceux-là. 

 

Partager cet article
Repost0
22 février 2021 1 22 /02 /février /2021 07:00

Je sens revenir, insidieusement, une «petite musique» très discrète encore pour tenter d'apitoyer le contribuable à propos d'Olivier Duhamel (qui a «tout perdu»), pauvre âme repentante et, si cela se trouve, pas si coupable qu'on le dit.

Oh!, ses communicants et sa garde rapprochée, ceux qui lui doivent beaucoup et ceux qui suivent les causes perdues restent discrets mais le fait est là: l'ancien Président du «Siècle», le professeur de Sciences-Po, l'homme des médias et le carriériste mondain a donné le signe de la reconquête. 

Ne haussons pas les épaules devant la difficulté, voire l'impossibilité de la tâche. D'avoir croisé si longtemps si haut dans le ciel l'ex-influent a dû rendre des services, apprendre des choses et être dépositaire de secrets qu'il doit pouvoir penser échanger contre une certaine «bienveillance».

La justice, la presse, l'opinion même est sensible à ce refrain. Des Jeffrey Epstein, des princes Andrew, des Tapie et des Strauss-Kahn ont, un temps seulement il est vrai, cru être sortis d'affaire tandis que leur garde rapprochée, augmentée des «idiots utiles» s'essayait au ripolinage de leur image cabossée.

Leur garde prétorienne constituée de thuriféraires inébranlables ne doute jamais et croit toujours que leur grand homme retombera sur ses pieds, assurés qu'ils sont par des cohortes d'avocats aux honoraires indécents et d'une claque acquise. Ils ont lié leur carrière à celle de leur poulain et ne peuvent se renier. Imagine t'on Claude Guéant chargeant Nicolas Sarkozy? Jack Lang lâcherait-il un de ses innombrables protecteurs et obligés?

Après l'agression d'une femme de chambre par un gros directeur du FMI en rut, après la révélation des orgies lilloises avec Dodo la Saumure et du «matériel» (de jeunes prostituées en langage DSK) il y en avait encore qui pensaient à un destin national pour leur grand homme...

Où en étais-je?

Dans notre petite République la caste au pouvoir, ses alliés et ses obligés se coopte, se serre les coudes, s'épaule, partage ses secrets et maintient le statu-quo autour d'elle. De temps à autres, parce qu'elle ne peut faire autrement ou pour faire un exemple elle lâche un des siens mais sans doute seulement en apparence. Charles Millon est toujours dans la politique et Tapie, ce sont des exemples, vient à la télévision à,ses conditions quand il en manifeste le désir...

Je suis persuadé que Olivier Duhamel, une fois la pression médiatique retombée, retrouvera une sinécure bien payée et avec avantages jusqu'à ce qu'il puisse prétendre à mieux.

On parie?

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
20 février 2021 6 20 /02 /février /2021 07:00

J'ai pu le vérifier. Mon fils me l'avait dit mais rien ne remplace notre propre expérience.
Le post consacré à Jean-Claude Carrière et intitulé "Philosophe à poil" (18/02/21) a généré beaucoup plus de "visites" que les autres. La photo? la locution "à poil"??

Il semble bien, en tous cas qu'un titre accrocheur (= racoleur) et mieux une photo du même métal soit un puissant aimant.

Partager cet article
Repost0