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23 janvier 2017 1 23 /01 /janvier /2017 07:00

Peu après l'explosion d'AZF le 21 septembre 2001 j'ai appris, mais presque par hasard, que 37 hectares de terrain situés près de l'usine étaient des ballastières, propriétés du Ministère de la Défense Nationale et comportant 4 étangs artificiels abritant, depuis les années 20 (1900) plusieurs milliers de tonnes de poudre B. J'avais noté cette information peu relayée (personne n'en parle jamais à Toulouse et l'organe de (dés)information local "La Dépêche du Midi" moins que quiconque, qu'il n'y avait pas de danger tant que l'immersion des produits était assurée.

Ici, dans la ville rose, la catastrophe de l'usine AZF est rarement évoquée car l'immense majorité de la population estime qu'on lui a caché la vérité et que le bilan aurait pu être considérablement plus important et ses conséquences effroyables si l'usine contigüe, qui fabrique le carburant d'Ariane, avait été touchée.

Les usines SEVESO et les ballastières sont donc refoulées loin dans l'inconscient collectif et il n'est pas judicieux d'aborder le sujet du risque.

C'est pourquoi l'article paru dans le "Canard enchaîné" daté du 11 janvier 2017 et intitulé "Un téléphérique qui sent la poudre" m'a captivé.

Un média national qui parle de ce risque explosif. Puisque le futur téléphérique qui reliera le Pôle Européen de lutte contre le Cancer (Cancéropôle, bâti sur la friche de l'ex-usine AZF) à l'Hôpital de Rangueil et à la fac de Sciences "survolera" les 4 ballastières il est normal de s'inquiéter de ce qu'il survolera. L'article précise que l'armée y a immergé, à la fin de la 1ère Guerre Mondiale,  4700 tonnes de Nitrocellulose qui a pour particularité de s'enflammer sans le moindre apport d'oxygène dès qu'on la sort de l'eau.

Il est précisé que la dépollution des dites ballastières, souvent annoncée, toujours repoussée était prévue "au plus tard" pour 2014. Le Maire actuel de Toulouse se bat, nous dit le "Canard" qui n'a pas la réputation de dire du bien des anciens UMP, comme un diable pour que cette question soit traitée. En vain jusqu'ici.

Dans le tramway le journal gratuit "Direct Matin" (17/01) annonce que Bernard Cazeneuve a demandé au Ministère de la défense d'entamer la dépollution des lacs artificiels d'ici à 2022.

Dont acte. Une centaine d'années pour traiter un problème menaçant des populations civiles c'est sans doute beaucoup, même si la zone s'est surtout urbanisée au cours des cinquante dernières années.

... On refait le point en 2022. Juré!

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20 janvier 2017 5 20 /01 /janvier /2017 07:00

Lancé en 1978 le "Figaro Magazine" est un complément du quotidien à vocation universelle. Je veux dire par là que le tourisme, la littérature, la politique, les arts, les spectacles, les loisirs et tout ce qu'un magazine contient le "Figaro magazine" le contient. Avec une spécialité tout de même: tout est vu et analysé sous le prisme d'un regard de droite affirmée (aujourd'hui on dit "décomplexée"). Cette droite affirmée partage souvent les idées du Front National mais plus élégamment énoncées. Par exemple chez les premiers on dira "Les immigrés dehors" et chez les autres "On est chez nous". "Pas d'enfants pour les gouines et les PD" deviendra "nous sommes contre la PMA" etc.

Dès l'origine le supplément du quotidien de référence de la bourgeoisie giscardienne a donné le ton: on accueillait des plumes à particules, des "humoristes" mais de droite, on y célébrait des écrivains du même bord et on reste entre gens bien élevés, le genre plage de la Baule ou le chalet à Mégève. On soutenait Giscard puis, Mitterrand élu, tout ce que l'opposition avait de moins nuancé. 

Au "Fig-Mag" on a des valeurs et ce sont celles du CAC 40, du libéralisme et du 8 ème arrondissement de Paris. Comme tous les journaux de combat celui-ci a ses bêtes noires (et "Mitran" fut longtemps la principale) qui, peu ou prou vont des communistes aux verts en passant par tous les courants du PS. Là c'est l'enfer et rien de bien (idée, projet, réalisation) ne peut en émaner. Evolution: On ne dit plus "les "socialos-communistes" mais "la gauche redistributrice".

Les dirigeants de ce magazine sont tous des personnes aux positions politiques peu nuancées: de Louis Pauwels (dont on se rappelle le "Sida mental") à Serge Dassault et Etienne Mougeotte (celui qui fit rimer TF1 et télé-Sarko). Des hommes tout d'une pièce et que jamais n'effleure le doute. Les 35h, le social et les aides diverses sont assimilées à l'horreur absolue définie par le mot assistanat.

Au "Fig-Mag" on préférera toujours Jean d'Ormesson, Yves-Marie Rouard et le prix Nobel de littérature Patrick Modiano. En politique Laurent Wauquiez est la perfection: un look "Invalides-Boulogne" et des positions politiques proches de celles de l'avionneur propriétaire de la marque "Figaro".

Alors, et c'est là où je voulais en venir, Donald Trump est difficile à accepter. Mais, c'est un milliardaire, un hommes d'affaires, un homme qui ne respecte que l'argent et la violence sociale alors on peut -avec des pincettes- en faire un exemple.

D'où cette couverture tellement "Fig-Mag" où, sous une photo du plus vulgaire et grossier Président jamais vu dans une démocratie il est écrit: "Trump: Et s'il faisait le job?".
Car voilà, Président des Etats Unis c'est un métier et il est normal que ça revienne à un homme d'affaires qui plus est milliardaire. (sous-entendu "et pas à un métis sorti de nulle part"). Ce titre dit aussi que la sauvagerie des propos qu'a tenus Trump depuis son investiture par le parti républicain est celle que le Fig-Mag emploierait s'il n'était policé par le bon goût Français mais qu'il pense au fond.

Le mépris du peuple, la misogynie revendiquée de Donald Trump, l'esprit de caste, l'amour de l'argent, l'exhibition de ses bonnes fortunes, sont partagées mais discrètement. S'il fallait une image pour décrire l'état d'esprit de ce magazine c'est la file de gauche de l'autoroute dans les années 70: les DS, clignotant sur le pavillon, qui dépassaient, en faisant des appels de phares énervés, la piétaille qui les retardait.

plus qu'un journal, un état d'esprit.

 

 

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19 janvier 2017 4 19 /01 /janvier /2017 07:00

Irrésistible. Comique. incroyable. les adjectifs ne manquent pas pour s'étonner de la renommée mondiale d'une jeune femme qui n'a publié aucun livre, chanté aucun titre, enregistré aucun disque, joué dans aucune comédie musicale, film ou pièce de théâtre, ne joue d'aucun instrument de musique en virtuose (même du mélodica ou du triangle), n'est pas un "chef" en cuisine, ni une sportive de haut niveau, pas une femme politique, pas une femme scientifique, pas une ambassadrice, une créatrice de parfums, une dessinatrice de mode, pas même un mannequin, pas une présentatrice de télévision, pas un ancien otage ou une criminelle repentie... même pas une princesse de principauté; non cette femme est RIEN.

Un néant absolu, une greluche qui s'est faite connaître par cet autre trou noir qu'on appelle "télé-réalité".

Cette ahurissante nullité possède cependant un fan-club, les journaux relatent ses faits et gestes (essentiellement du shopping et des selfies, dont une majorité de ses fesses) et elle est plus connue que Claudie Haigneré ou même que Trucula Bonbon....

Cette époque merveilleuse starifie des n'importe qui dont le seul titre de gloire est d'avoir des fesses bombées (Kim Kardashian) ou une frange blonde (Paris Hilton).

Tout cela ne serait que ridicule si on apprenait, incidemment, que Kim Kardashian s'était fait voler pour 11 millions d'euros de bijoux. Vous avez bien lu. Cette ahurissante cruche possède des millions capitalisés sur son (gros) derrière et sa bêtise.

Si tous les gros postérieurs valent ce prix il va bientôt y avoir un trop-plein de milliardaires sur cette planète!

 

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18 janvier 2017 3 18 /01 /janvier /2017 07:00

En 1980 et 1981 j'ai eu une relation chaotique avec le plus grand amour de ma vie. une jeune sino-européo-malgache dont j'étais raide-dingue.

Cet amour était partagé par intermittence car la demoiselle avait une ambition chevillée au corps que mon dilettantisme heurtait. Sa réussite comptait plus que tout le reste et elle se donnait les moyens de son ambition en travaillant de manière considérable.

Elle voulait réussir ses études puis réussir professionnellement avant tout autre chose et moi j'avais 4 ans de plus que ses 20 ans et déjà tout de "l'aquoibonniste" décrit par Serge Gainsbourg ("C'est un aquoibonniste, un faiseur de plaisanteristes, qui dit toujours à quoi bon, à quoi bon"). Mon ambition était de profiter des bons moments en les créant, de voir venir en m'amusant. Le travail était alimentaire et je me contentais de travailler en ne faisant que "minimum syndical" (c'est à dire pas grand chose).

De plus ses origines mêlées, si elles la rendaient irrésistible, en faisaient quelqu'un que je qualifierais de complexe mais que d'aucuns, à l'époque, qualifiaient sans hésiter d'emmerdeuse. Et, ma foi, je crois bien que c'est ce qu'elle était. Une jolie, adorable, merveilleuse emmerdeuse. C'est, je le précise, la première et seule fois de mon existence, que je subissais ces montagnes russes de gentillesse puis de vacherie imprévisibles et régulières. Je quittais un ange le matin et je retrouvais une punaise le soir.
Inutile de dire qu'amis, famille, soeurs (surtout) avaient cerné la miss et ne lui trouvaient aucune qualité.

Elle était très brillante intellectuellement et se passionnait pour quantité de sujets. C'est elle, fin 1979, qui a attiré mon attention sur la tragédie cambodgienne. Une de ses amies et sa famille étant rentrés au Cambodge en 1978 (les Khmers rouges demandant à leurs compatriotes exilés de revenir au pays pour le reconstruire et les liquidant, souvent dès la sortie de l'avion) et disparaissant sans laisser de traces.

J'ai tout lu sur la tragédie de ce pays et essayé de faire bouger la France giscardienne sur ce sujet. Hélas j'étais jeune et ai frappé aux mauvaises portes. Je me souviens avec dégoût de l'entretien que j'avais eu à ce sujet avec le député-maire du XVI ème arrondissement, Georges Mesmin, un crétin pompeux et vain qui soutenait un général pro-américain en plein génocide..(à l'Assemblée Nationale cet idiot était considéré comme un spécialiste du Cambodge!!!!!!)

J'ai pu visiter ce pays en 2009 et l'ai trouvé encore plus beau et attachant que je m'y attendais.

Hier, je suis allé voir le film "Diamond Island" de Davy Chou (2016) qui est presque un reportage sur les jeunes cambodgiens d'aujourd'hui. C'est amusant de les voir draguer (avec des méthodes issues du modernisme mais aussi de la tradition), parler, s'habiller, être les proies du marketing (l'I-Phone VI est très convoité) dans un Pnom Penh qui s'éloigne de son douloureux passé. La ville grandit, en surface comme en hauteur, les voitures sont les mêmes que partout, les routes de campagne restent des pistes... la vie continue.

L'idéologie folle, le génocide et les traumatismes semblent définitivement surmontés (en 2009 lorsque j'y suis allé ce n'était pas encore complètement le cas) et le Cambodge rejoindra la Thaïlande et les Philippines comme pays "touristiques" avec tout ce que cela signifie de bien et de mal.

Cet intérêt pour le Cambodge (auxquels s'ajoutent ceux pour Carly Simon, Peter Gabriel et Steely Dan) sont ce qui reste de cette passion contrariée... Un bilan somme toute positif!

 

 

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17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 07:00

Depuis le début de l'année il est impossible d'échapper à Dalida, la publicité tous azimuts pour un film consacré à la chanteuse d'inanités, de variétés dont on pensait naïvement être débarrassé depuis qu'elle a mis fin à ses jours.
Il n'en est rien. Son fan-club, entre autres peuplé de mitterrandolâtres non repentis mais organisés nous fait régulièrement le coup de l'hommage ému à "une grande dame".

... Et les marchands du temple exploitent la poule aux oeufs d'or sous forme d'hologramme.

On ressort alors de la Cage aux Folles le frère de la défunte qui, une fois ses batteries chargées, débite du compliment sans s'arrêter. A l'écouter l'interprète de "Bambino", de "Darladirladada" et de "Laissez moi danser" a révolutionné la chanson Française.
En un sens il n'a pas tort: avec Sheila, Cloclo et quelques autres elle l'a faite sombrer dans une médiocrité phénoménale tandis que partout ailleurs la variété de qualité prenait le pouvoir.

Mais la question n'est pas là. Dalida ne présente aucun intérêt en elle-même et sa vie moins encore. Ce biopic filmé, à en juger par la publicité omniprésente, a coûté une fortune et doit être rentabilisé. D'où le matraquage...

Parallèlement, même si on en a un peu parlé sur des médias moins basiques que ceux qui soutiennent le film sur Dalida, un film n'a bénéficié que de peu de lumière. Il est consacré au combat qu'a mené le médecin pneumologue Irène Frachon contre le "Mediator" et le laboratoire Servier qui a continué à le commercialiser tout en sachant qu'il était mortel dans certains cas (de 500 à 1000).
Le film, "la fille de Brest" n'est pas un chef d'oeuvre, j'en conviens, mais il nous intéresse tous parce qu'il nous concerne. La collusion entre les labos et le monde médical, le fonctionnement de la presse........ tout dans cette histoire est important et une fiction bien faite nous explique les enjeux d'un problème de société capital.

L'injustice entre l'exposition maximale d'une biographie filmée de Dalida et le quasi silence sur un rappel d'un scandale inouï (On doit nettement plus à Irène Frachon qu'à Dalida!) est de nature à nous scandaliser. A me scandaliser.

 

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16 janvier 2017 1 16 /01 /janvier /2017 11:59

En société il est plus qu'aisé de raconter n'importe quoi en pensant que personne ne vérifiera. Seulement maintenant il y a Internet, le Wi-Fi, et l'information qui circule rapidement et partout.
Pour résumer il est difficile d'affirmer des contre-vérités parce que le retour du boomerang est quasi certain et très rapide.

Très récemment une personne gentille mais pas toujours très fiable dans ses propos disait à l'étonnement de toute la table que du fait de l'équipement en barrières et détecteurs de mouvements installés dans les piscines privées le nombre des noyades étaient reparties à la hausse.

Chacun de s'étonner qu'un dispositif conçu pour sauver des vies obtienne le résultat inverse.

Il n'en démordait pas et attribuait cette recrudescence des accidents de piscine au sentiment de sécurité dans lequel se trouvaient les parents de jeunes enfants, principales victimes habituelles,  certains que les dispositifs d'alerte rempliraient leur office.

Cette préoccupation ne m'intéressait, moi citadin, que modérément mais qu'on n'en ait pas plus parlé m'a suffisamment marqué pour que je vérifie.

Et là ça a été immédiatement l'infirmation absolue de ses dires et ce en moins de 1 minute. Les noyades (400 par an environ) restent stables en nombre mais ont fortement diminué pour les très jeunes enfants dans les piscines privées, DU FAIT DE CES EQUIPEMENTS OBLIGATOIRES.

Je me suis demandé d'où sortait cette idée que mon voisin de table défendait comme une vérité et aussi dans quel but il la relayait. Avait-il mal compris?

Notre devoir et notre travail consistent, dès qu'on a un doute sur un sujet, à essayer de vérifier les informations avant de les relayer. Et à rétablir la vérité lorsque celle ci est mise à mal.
En ces périodes électorales où l'à peu près règne en maître nous devons être particulièrement vigilants.

 

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13 janvier 2017 5 13 /01 /janvier /2017 07:00

Incroyable ce que le discours et la pensée des "élites" a diffusé de haut en bas dans la société. Non que ceux-ci soient entièrement faux et qu'il faille en prendre le contrepied mais il y a quand même un travail de réflexion à faire que nous ne faisons pas assez.
En ne remettant pas en question des points élémentaires de la doctrine dominante nous acceptons qu'elle soit non seulement appliquée mais qu'aucun correctif ne lui soit appliqué.
Pire nous acceptons aussi que soient caricaturés ceux qui essaient d'en montrer les effets pervers et nous méprisons ceux qui rejettent ces dogmes.
Ces dogmes, ces pensées, ces discours ont pourtant montré qu'ils n'étaient pas infaillibles, qu'ils cachaient la réalité ou même qu'ils n'étaient pas acceptés par des peuples.
Déni de démocratie absolu, lorsque, malgré des campagnes déséquilibrées et partiales certains pays votaient contre on s'arrangeait pour passer outre (Traité de Lisbonne).

Les 35 heures, l'ouverture le dimanche, la flexibilité, le CDD, le code du travail, l'agriculture intensive, le fonctionnement des abattoirs, les textes de loi sur l'énergie, les déchets nucléaires, les remises des dettes de pays pauvres, la lutte contre le terrorisme, les guerres en "Francafrique", l'Europe, l'état d'urgence.... le citoyen participe à des non-débats, des simulacres, vote pour des fantoches sans réel pouvoir et le monde continue comme si de rien n'était.
A (très) peu de choses près la politique de Giscard, Mitterrand, Chirac, Sarkozy et Hollande a été la même. Les Dassault, les Muniez et les Arnault n'ont pas vu de changement et les Français guère plus. (à échelle différente!!)

Les cours de la bourse rythment nos journées et les braillards de la CGT seront toujours plus écoutés que le personnel médical des Hôpitaux publics (ou des cliniques privés). Tout bouge mais rien ne change. Les ministres se suivent et se ressemblent.
Peillon et Hamon furent, nous rappelle t'on, ministres de l'éducation nationale... Qu'ont-ils amélioré?

Hollande n'a pas pu se représenter bien qu'il ait strictement suivi la politique du FMI, de la banque centrale et tout ce que l'Europe compte de doctes donneurs de leçons. Il a fait la politique qu'on attendait d'un chef d'état d'un grand pays d'Europe: participé à une coalition en Irak, défendu (!) le Mali, fait des économies et rogné sur tout les budgets...... la liste est longue de ce mandat "honorable" selon les critères de ceux qui savent.
S'il a tant déçu et déplu c'est qu'il avait promis, dans sa campagne de 2012, qu'il ferait différemment. Pour une autre clientèle.

Résultat de cette politique de Gribouille: il est haï par plus de 50% de son camp et par 99% du camp adverse. Personne ne lui sait gré de sa politique et il est plus impopulaire encore que ne l'était Sarkozy en fin de quinquennat. Chapeau l'artiste.

Les électeurs sont comme les enfants. on les trompe mais ils ne sont pas dupes. Une sucette à l'huile de foie de morue ne sera jamais une sucette acidulée. Même France Gall savait cela! Ca fait au moins deux présidences que le sucre a fondu et que le bonbon est infect.

Je vois avec inquiétude un Mélenchon jouer sur cette corde sensible. Je vois un Montebourg rejouer en plus grinçante la partition de 2012. Je vois la fille Le Pen, même pas en embuscade, attendre comme l'araignée sur sa toile...

Pour la première fois je crois que le pays a vu l'homme derrière la muleta et que sa charge sera brutale. Le leurre est découvert. On ne fait jamais combattre un Toro qui a combattu l'homme. Ce dernier n'aurait aucune chance. Et là, électoralement parlant, je crois que les Français ont compris et qu'ils vont le dire.
La seule chose que j'ignore c'est comment ils vont le dire. Et les moyens employés risquent d'être douloureux.

 

PS personnel. Merci au "Marocain" de m'envoyer son n° tel.

 

 

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12 janvier 2017 4 12 /01 /janvier /2017 07:00

Au trente-sixième dessous! j'étais au trente-sixième dessous, dépité, ronchon, crispé, inquiet et démoralisé.

Il y avait de quoi! j'ai acheté des "pommes-dauphines" au charcutier-traiteur du coin et cette spécialité, pourtant insipide et molle, a déstabilisé un bridge qui s'est mis à bouger.

J'ai angoissé d'avaler le dispositif dentaire pendant mon sommeil puis désespéré qu'il ne se descelle à Paris où j'étais mercredi dernier, juste pendant le repas au restaurant Coréen de Beaugrenelle par exemple..(sympa, le "Hanzan", 11 rue Beaugrenelle 75015 Paris)

Il a tenu mais je craignais le pire et en particulier la pose d'implants ruineux (que Pascale m'avait pronostiqués), des mois avec des dents de substitut, une élocution difficile et, tant qu'on y était, les plaisirs de la table entre parenthèses pendant les travaux.

Ma dentiste a répondu présente à mon appel d'urgence. Rendez-vous l'après-midi même. grâces lui soient rendues!

Cette professionnelle impeccable, je le lui ai dit, m'a fait le plus beau cadeau de cette période de fêtes qui s'achève: l'immense plaisir de me rassurer ("ce n'est rien") et de réparer le bridge. Je n'en revenais pas: deux jours et deux nuits à "psychoter" pour rien. Vingt cinq minutes de  soins dentaires et pas de dégâts irrémédiables.Le bridge, rescellé, fera encore de l'usage.  Je l'aurais embrassée. J'ai payé ses honoraires avec allégresse et me suis retenu de faire tout haut la remarque que ça valait bien plus que les 74,34€ demandés.

J'aime ces moments où le très désagréable est évité (récemment les impôts se sont trompés et l'ont reconnu en annulant une somme non-négligeable, assez facilement) qui, pendant quelques heures nous rendent heureux et ne plus sentir nos pieds toucher le sol.
Envisager le pire pour finalement en être débarrassé.. un bon système pour apprécier des moments banals mais plaisants.

Ouf.... je vais pouvoir remplir mes insomnies de mes seules douleurs aux genoux!
 

 

 

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11 janvier 2017 3 11 /01 /janvier /2017 07:00

J'ai, parmi d'autres, une sorte de lubie qu'encourage la facilité avec laquelle, maintenant, on peut réaliser des photos de saisir des instantanés qui me plaisent ou m'étonnent. 

Au risque parfois de manquer quelque chose pendant que je le photographie. Je le sais, on me l'a reproché.
Il fut une époque, pas si lointaine, où les pellicules devaient êtres déposées chez le photographe qui vous apportait la pochette remplie des dites photos une dizaine de jours après le dépôt.

Le délai s'est progressivement amélioré puisque l'on est passé à 3 jours, puis à 24 Heures et enfin, en passant par des boutiques spécialisées, à une heure.

Il y avait du déchet (mais assez vite les photos ratées (celles qui signées de célébrités font se pâmer la critique) n'ont plus été facturées) mais on avait du plaisir à avoir un support matériel, à posséder des souvenirs de moments ou de personnes marquantes.

Le numérique a fait disparaître 95% des photos papier et tous, sur nos ordinateurs, nos tablettes et nos téléphones nous possédons des centaines de photos que nous regardons de loin en loin mais que nous n'envisagerions pas d'effacer.

...Ou alors malencontreusement comme cela m'est arrivé avec celles de 2006 et 2007...

Rite social nous échangeons nos photos d'un évènement auquel nous sommes plusieurs à avoir participé: jour de l'an, fête, mariage, concert etc.

En pièce jointe elles remplacent les tirages que nous faisions autrefois.

Leur qualité est sans reproche et, dans l'ensemble, du fait qu'on ne risque rien en faisant des dizaines et des dizaines de photos on a parfois du talent à force de persévérance!

Quant à l'utilité de garder des centaines et des centaines de photos numériques sur son ordinateur ça n'a pas moins d'utilité que de conserver des centaines de photos papier, mélangées au cours des divorces et déménagements et que personne ne regarde jamais!

 

 

 

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10 janvier 2017 2 10 /01 /janvier /2017 07:00

J'aime avoir un billet d'avion d'avance sur mon bureau. Savoir qu'un vol est prévu et qu'il rompra la monotonie géographique me plaît.

Pourtant, pratiquement à chaque voyage je peste contre les conditions qui nous sont faites dans le trafic aérien. Personne n'est franchement responsable mais ce qui était un plaisir: prendre l'avion est devenu une corvée.

D'ailleurs notre époque transforme progressivement tous les plaisirs en corvée!

Mais il reste un peu de la magie des débuts de l'aéropostale, de Guynemer et autres Nungesser et Coli: quand vous laissez à Antony les passagers du RER B poursuivre sur leur ligne cafardeuse et que vous prenez le Val. Quand sur le tableau des vols vous voyez des noms de villes qui font rêver: "New-York", "Montreal", "Madrid", "Seoul" (ma prochaine destination) "Sarcelles"...

Euh, non. Pas Sarcelles.

La corvée des voyages en avion commence bien en amont de l'embarquement: il faut partir longtemps à l'avance de chez soi ou du bureau car la liste est longue de tout ce qu'il y a à faire avant de s'asseoir dans le siège-bébé géant 18 A que l'on a retenu.

Je ne reviendrais pas sur l'insupportable "contrôle" qui vous voit quitter bijoux, ceinture, chaussures, manteau, écharpe ou foulards. C'est un peu humiliant de se retrouver en chaussettes et protège-chaussettes bleu fluo sous la lumière crue des néons. Le portique sonne on vous palpe et c'est un autre désagrément.

Enfin, votre shampoing a été jeté à la poubelle ("j'espère qu'il y en aura à l'hôtel") et vous êtes de l'autre côté.
La porte de votre avion ne s'affichera que dans 20 minutes. Vous traînez dans les duty free où tout coûte un bras et est anecdotique.

Enfin vous y êtes. La porte 40 vous appelle mais les happy fews passeront avant vous. Et ils sont nombreux! les riches, les parents, les jeunes enfants, les handicapés, les terroristes...

Non, en principe, pas les terroristes.

Un semblant de file où chacun ne pense qu'à soi et à monter le plus vite possible dans l'avion se présente au comptoir. Sur les low cost une seule jeune femme officie et elle a toujours des problèmes avec les passagers qui ont leur carte d'embarquement sur leur téléphone portable. Ca coince.
Quand ça se débloque il faut dire à la passagère de mauvaise foi que sa malle-poste n'est pas un bagage à main et qu'elle doit être mise en soute.
...avec supplément. Explications, crise de larmes. Ouf. on attend enfin de monter dans l'avion. Dommage que ce soit dans une passerelle assaillie par des vents coulis glacés.

Le chef de cabine et ses cabinettes nous accueillent dans l'appareil. Aïe où ai-je mis mon billet?

Traverser l'allée pour aller au 18 A prend plus de temps que le tapis mécanique du métro à la correspondance de Montparnasse-Bienvenüe.

Brace! Brace. votre voisine lit "Gala" et s'endort en ronflant tandis que 18 B poursuit au téléphone sa conversation professionnelle plus ennuyeuse que le journal de BFM TV.

Le dégivrage des ailes, la tour de contrôle ou le passager Kiflup Bernard vous ont fait perdre de 10 à 45 minutes mais c'est bon, on vole.

Je n'ose le dire et l'écrire mais jamais -à ce jour- mes bagages n'ont été égarés ou perdus. Ils n'ont pas été abimés non plus. Leur "livraison" sur le tapis est parfois ennuyeuse (décalage horaire et 13H de vol aidant) mais on est arrivés.

Les vêtements qu'on a choisis pour être bien dans l'avion se sont avérés trop chauds, trop froids, trop larges ou trop étriqués, les toilettes minuscules et prises d'assaut, l'abus de boissons et de trucs sucrés, votre tête grise et coiffés au pétard entrevues dans un miroir-porte.... l'arrivée à destination vous donne envie d'être instantanément sous une douche façon "pub Ushuaïa".

Oui, avec les grandes feuilles vertes et les tahitiennes amoureuses.

C'est là que vous constatez que le temps de la correspondance est insuffisant parce que l'aéroport est une ville futuriste. C'est là que vous apercevez vos compagnons de carlingue devant le seul poste de douane signalé par un feu vert, là aussi que votre passeport refuse d'entrer dans la photocopieuse-numérique à passeports tandis que la foule gronde derrière vous et qu'un malabar veut vous apprendre la vitesse..

Et là, devant le deuxième pilier à droite il est là avec sa chemise-bûcheron rouge à carreaux, souriant, elle est là, en sarong bleu voyant, Vous êtes arrivé!

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