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19 mai 2016 4 19 /05 /mai /2016 06:23

Sans doute ne suis-je pas sensible à l'humour des duos. Que ce soit les Chevaliers du fiel, Kad et Olivier, Omar et Fred, Eric et Ramzy et tant d'autres je ne les trouve pas drôle et le procédé d'un type qui sert de faire-valoir à l'autre, ou qui lui donne la réplique m'agace souverainement.

Cependant aucun duo ne m'exaspère autant que "Chevalier-Laspalès". Outre qu'ils possèdent chacun une tête de parfait abruti leur humour est, à mes yeux et oreilles, aux antipodes de ce que j'aime et qui m'amuse.
Jamais, je dis bien jamais, je n'ai pu écouter en entier un de leurs insupportables sketches sentant la France profonde que je n'aime pas. Oui, une France qui rit des belle-mères et s'esclaffe aux exploits du pétomane. Inutile de préciser que les allusions grivoises et le cocuage forment le fond de sauce de leurs spectacles.

Ils sont bêtes, ils sont laids, leur écriture vole au ras des pâquerettes naines et leur duo fait penser aux clown de la télé du jeudi du début des années 60.

J'imagine des salles de ville moyennes genre Limoges, la salle de spectacle qui accueille Annie Cordy, Axelle Red et un des participants à "The Voice 3". Le public est content, sa box enregistre "Koh Lanta saison 21 épisode 75" il a payé 45€ par personne (+20€ pour le programme et 13 pour un tee-shirt "Matmut") il va se "poiler". (Oui, à Limoges quand on va voir des comiques on va se poiler.)

Le chauve à voix de contrôleur SNCF et le barbu à la voix traînante arrivent sur scène.. Clameur de la salle qui ne regrette pas son investissement.

Rien que d'y penser j'en suis malade. Pour moi ce serait ça l'enfer: le disque de duos virtuels Joe Dassin et Hélène Segara alternant avec Drucker présentant les sketches des deux débiles de la Matmut.

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18 mai 2016 3 18 /05 /mai /2016 06:46

Briefé, j'ai regardé une émission de télévision (sur M6) consacrée, façon télé-réalité, à la vente de biens immobiliers appartenant à des particuliers à d'autres particuliers, la chaîne de télévision "dramatisant" la transaction en faisant intervenir un animateur-agent immobilier et des décoratrices, toutes et tous talentueux et sympathiques, chargés de rendre le bien présentable et surtout vendable.

Les particuliers qui vendent sont eux aussi sympathiques, très "classes moyennes" et pourraient être n'importe qui. Leur maison ou appartement est standard, meublé standard et ils vivent de manière standardisée. Ils veulent vendre pour acheter plus grand ou ailleurs, pas pour flamber l'argent au casino de Deauville ou d'Acapulco.

L'émission est rodée et la personnalité de l'animateur, un certain Stéphane Plaza, fait beaucoup dans le charme et le succès de l'émission. Très naturel, bourré d'empathie, à l'aise avec tout le monde il allie une bonhomie naturelle à un professionnalisme avéré (il ne se trompe jamais dans ses évaluations de prix, il connaît le marché immobilier de n'importe où en l'abordant pour la première fois, il sait la décoration qui fait vendre et le détail qui tue). Dans son domaine c'est un Michel Cymes sans la boursouflure du moi.

Quant aux propriétaires-vendeurs, leur naïveté, le fait que tous surévaluent le prix de leur bien, leurs erreurs de goût, leur attachement à leur cadre de vie et leurs petites manies assure le reste du succès du programme.

On se laisse prendre au bluff que représente le "home staging" (toutes actions visant à améliorer un bien à moindre coût) et à regarder le remplacement d'une baignoire par une douche comme un spectacle intéressant. Idem pour un canapé, un sol ou une cloison de cuisine.
Ils sont forts sur M6.

Plaza en fait des tonnes dans une maladresse parfois suspecte d'être très étudiée, les décoratrices font usage d'une palette de 20 actions qui vont du sol plastique imitation parquet gris à la (pénible) vasque-lavabo en hauteur en passant par la suppression de portes intérieures aux carreaux jaunes, effectivement hideuses, et les encore propriétaires surjouent l'éblouissement devant 3 coussins à 15,75€ ou une lampe en bois flotté à 18,44€ quand ce n'est pas un tapis rond à 31,89€. Les enfants, des étoiles dans les yeux (comme on dit sur M6) font le spectacle à eux tous seuls lorsqu'ils découvrent leur lit à étage "Fly" avec une couette Batman.

Un suspens haletant est fourni par le fait pour l'animateur charismatique de sortir ou non une proposition d'achat-net-vendeur allant dans le sens des propriétaires...On frémit en frôlant l'AVC.

C'est bon enfant, c'est amusant et... on se demande pourquoi on a regardé ça quand ça se termine.

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17 mai 2016 2 17 /05 /mai /2016 06:56

Il y a quelques semaines j'ai souri en voyant le petit film didactique dont les deux animatrices de "C à vous" jouaient les premiers rôles et qui était un clin d’œil pour dénoncer gentiment le harcèlement sexuel au travail.

C'est vrai, je l'ai constaté tout au long de ma vie professionnelle, mes homologues masculins sont parfois "lourds" et dès qu'ils sont en nombre il se sentent autorisés à laisser s'exprimer la part la plus mufle de leur masculine personne.

Je comprends aussi que de lourd à insupportable c'est une question de mots et d'attitudes mais aussi de sexe: ce qu'un beauf perçoit comme de la "drague gentillette" est un odieux harcèlement pour celle qui est concernée.

Je ne les excuse pas et ai toujours eu en horreur ces attitudes machistes de petits mâles ramenards.

Une autre campagne se serait tenue qui a vu des responsables politiques dénoncer le machisme et son corollaire, le harcèlement sexuel. Denis Baupin faisait partie des dénonciateurs.
Qui est Denis Baupin? c'est un vilain écologiste qui, durant les deux mandats municipaux de Bertrand Delanoë à Paris a fait de la surenchère verte en mettant en place des dispositifs anti-circulation automobile contraignants et générateurs d'embouteillages monstres par fidélité à des dogmes idéologiques. Pas un parisien qui n'ait pesté contre les pistes de bus, les murets de pistes cyclables et autres "idées" rendant la vie impossible à l'automobiliste parisien.

L'homme a été tellement sectaire et jusque-boutiste qu'on l'a affublé du surnom de "Khmer vert" qui lui a collé à la peau.
Baupin vient de démissionner de la vice-présidence de l'Assemblée Nationale suite à des plaintes circonstanciées de harcèlement sexuel. On a retrouvé des tweets du scélérat qui montrent que le harcèlement est patent.

2 questions me viennent dans cette affaire: sur quoi Baupin se fondait-il pour estimer qu'il ne risquait rien? en d'autres termes qu'un type qui fait des propositions sexuelles nombreuses et répétées participe à une campagne publique anti-harcèlement en pensant que personne ne dira rien montre t'il que les politiques se croient à l'abri de la justice et des révélations médiatiques?

La presse, au lieu de tartiner des pages sur les 90 ans de la reine d'Angleterre n'avait elle rien à dire sur Baupin et son comportement?

Enfin puisque Baupin n'est visiblement pas Marlon Brando le harcèlement lui permettait-il de sortir avec des femmes? ce comportement assez courant, s'il ne se censure pas, conduit-il à une certaine réussite dans les avances?

En tous cas Baupin est grillé et, exceptionnellement, je me réjouis de cette chute.

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13 mai 2016 5 13 /05 /mai /2016 07:00

J'entends, ici ou là, des personnes donner plus ou moins raison à la mère d'une des victimes du Bataclan qui s'insurge contre le fait que Salah Abdeslam va bénéficier de l'aide juridictionnelle et d'un avocat de qualité.

Or ce point ne peut être discuté. Tout justiciable, en démocratie, a droit à une défense et Abdeslam y a droit. Que l'on songe qu'Adolf Eichmann a bénéficié, lui aussi, d'une défense digne de ce nom alors que l'acte d'accusation portait sur le meurtre prémédité de 6 000 000 d'hommes, de femmes et d'enfants dont il a permis et même organisé le transport vers les lieux d'extermination..

Ce qui semble poser un problème aux personnes qui relaient l'indignation de la mère d'une des assassinées du Bataclan est que Salah Abdeslam peut prétendre à l'aide juridictionnelle.
Là encore, aucune raison de se rebeller contre une disposition démocratique qui fait que tout justiciable ne pouvant assumer les frais de sa défense voit celle-ci prise en charge par l'Etat.

En fait l'émotion soulevée par l'ignominie du massacre et sa "gratuité" empêchent ceux qui crient le plus fort de réfléchir à la situation.
Que le pire de salauds en temps de paix (Fourniret, Francis Heaulme....) soit défendu est normal. Nous sommes une démocratie, dans ce domaine du moins.

Que cette défense soit prise en charge par la communauté, si le mis en examen est insolvable, est normal. Et j'ajoute logique. Rien ne dit d'ailleurs à ce jour (07/05) que l'aide juridictionnelle ait été demandée par le défenseur du terroriste de novembre.

Que Salah Abdeslam bénéficie de l'aide d'un grand avocat, considéré comme un "ténor" du barreau est moins acceptable intellectuellement mais tout aussi légitime. Cet avocat ne fait pas cela pour de l'argent et s'il accepte un tel "client" la somme des points positifs (notoriété, fierté professionnelle etc.) est certainement inférieure à la solde des points négatifs (haine, incompréhension, publicité négative pour lui et son cabinet, retombées médiatiques à double détente etc.). Personne, j'imagine, n'a forcé Franck Berton, du barreau de Lille à accepter de défendre ce triste et terrible "client".

Il n'y a donc pas matière à palabrer dans le vide. Soit on est démocrate et l'on s'incline devant les règles de la démocratie soit on ne l'est pas...

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12 mai 2016 4 12 /05 /mai /2016 07:00

Les arguments des un(e)s et des autres ne réussissent pas à faire accepter et comprendre pourquoi nous sommes au mieux agacés au pire dérangés lorsque nous croisons une femme voilée de la tête aux pieds, portant parfois des gants et dont seuls les yeux sont visibles.

Il est inutile de le nier ces silhouettes que l'on rencontre souvent mettent mal à l'aise et ces réflexions toutes faites sur la "libération de la femme" d'un côté et "la foi qui l'impose" de l'autre sont des explications trop courtes et qui donnent bonne conscience à celle-celui celle-ceux qui les prononce(nt).

Admettons d'abord que le fait de porter une tenue sombre et couvrante n'a rien, en soi et pour les autres, de gênant ou d'offensant. Serait-ce une affaire symbolique?

Rappelons nous par exemple que ceux qui combattaient violemment dans les rangs de "l'Algérie Française" ne voyaient pas de mal à ce que la population féminine algérienne soit voilée.
Les mêmes ou presque sont vent debout contre cette tenue de ce côté de la Méditerranée. Serait-ce une affaire de géographie?

Certains, pour la refuser, parlent de climat et de températures. Serait-ce une affaire de climat?

D'autres anti-voile (par commodité la tenue qui pose problème ne sera jamais définie; tantôt on parle du voile, tantôt de la burqua, mais aussi du foulard ou du niqab..) disent que ces silhouettes noires ou foncées leur font peur. Serait-ce une affaire de forme vestimentaire?

D'autres encore parlent de "refus de s'intégrer" qu'induirait le port de tels habits. Serait-ce une affaire politique?

D'autres enfin, les plus nombreux, parlent de religion et de marques ostentatoires d'appartenance à une croyance, qui plus est prosélyte. Serait-ce une affaire religieuse? ne serait-ce que cela?

Naturellement je n'ai pas de réponse et, comme tout le monde, je me pose mille questions sur les raisons de ces crispations dont profitent les extrémistes religieux et politiques.

Je ne suis pas plus tolérant que quiconque et suis aussi, dans un premier temps, énervé lorsque je vois une de ces silhouettes fantomatiques qui semble me dire: "passe ton chemin, nous ne sommes pas de la même essence".

Après je me raisonne en me disant que, de toutes manières, ces femmes-là, prises dans un corset religieux et sociétal ne m'auraient de toute façon pas "intéressé". (et réciproquement).

Mais qu'il faille se raisonner pour accepter est signe que cela ne va pas de soi.

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11 mai 2016 3 11 /05 /mai /2016 06:55

Hier soir, sur LCP Assemblée Nationale, j'ai regardé un film de cinéma stupéfiant. Oui, un film de cinéma et non un documentaire télé: la différence est dans le regard et dans la non-utilisation de cette plaie qu'est "la caméra cachée".
Le film en question s'appelle: "Pôle Emploi, ne quittez pas" date de 2014 et est signé par un certain Philippe Nora.

Pour qui a déjà passé quelques moments dans cette institution le film montre les coulisses de ce qu'il a vu et entendu. Des agents harassés, sans moyens, victimes de règlements ubuesques et contradictoires, des personnes remplies de bonne volonté mais dépassées par la tâche impossible pour laquelle elles ne sont pas préparées et, on le devine, mal rémunérées et considérées.

L'agence ou le sieur Nora a posé ses caméras est située dans le 9-3 à Livry Gargan. le rite de l'ouverture de la porte aux D.E (demandeurs d'emploi, le Pôle Emploi est friand de sigles bizarres ou ridicules) filmés en contre-jour. Dès le matin ces DE semblent fatigués.
l'entretien de quelques uns d'entre eux avec des agents du pôle est filmé: on est chez Ionesco, on est chez Jarry, on est chez Kafka. Un comptable tunisien, diplômé et trilingue se voit proposer un classement en "agent de sécurité". Une femme parle le langage des signes avec son fils de 8 ou 9 ans qui "traduit" à l'agent qui emploie des mots et des expressions absurdes et intraduisibles...

La responsable de l'agence, une femme au bord de la crise de nerfs, s'évertue à parler "pôle emploi" et fait siennes toutes les directives, même les plus dingues de la direction du Pôle ou du Ministère.
Les agents sont filmés dans leur vie professionnelle de tous les jours (pause-café, recéption d'un demandeur d'emploi (un usager dit la directrice), pot de départ d'une collègue, discussion entre deux femmes employées du Pôle qui ne cachent pas leur amertume et leur découragement...).


Le film touche au sublime, (ou au surréalisme) lorsque l'on voit un agent coller des bandeaux "En panne" sur un, deux ordinateurs puis, dans la foulée, sur une puis deux imprimantes réservés aux demandeurs d'emploi.

Même chose lorsque la directrice et son adjoint (à moins que ce ne soit le contraire, lui étant le directeur, elle l'adjointe) remplissent avec difficulté un tableau de leurs résultats d'agence complètement bidonné, faute de temps et de comprendre les sigles et ce qu'ils signifient..

Le film se termine par un sommet de ridicule qui met mal à l'aise. Quatre garçons dont 3 noirs ou nord-africains ont "décroché" un emploi aidé de la ville. Le maire et quelques élus grotesques font un discours lamentable ponctué d'applaudissements tandis que la caméra s'attarde sur le visage impénétrable des "heureux possesseurs d'un emploi pour 3 ans". L'élu ose même dire que "le travail rend libre" sans que cela ne choque personne..
Un film remarquable qui laisse un goût de cendres et de colère.
Quelle belle époque, quel effroyable cynisme!

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10 mai 2016 2 10 /05 /mai /2016 06:17

Tout le monde connaît la sentence selon laquelle il n'y a pas de grand homme pour son valet. Jusqu'ici, et à de rares exceptions près, elle ne se vérifie pas pour les proches et très proches: ils ont conscience d'avoir vécu près d'une personne hors-cadre et en sont fiers.

Hélas, bien souvent, ils n'ont connu que le côté banal du grand homme dont ils partageaient la vie et les histoires qu'ils racontent sont infiniment moins intéressantes que la légende.

Ainsi pensais-je en regardant le gros et beau livre que Christiane Kubrick a consacré à son mari, décédé en 1999 et que je considère, avec nombre de mes contemporains, comme un authentique génie réalisateur de 4 ou 5 vrais chefs d’œuvres.

Lorsqu'on est en face d'un homme aussi passionnant le risque est de vouloir le "percer à jour" et de s'intéresser à toutes ses facettes, en finissant par de l'inutile.

Avant d'être un génie dans son domaine, la réalisation de films, il était un homme avec des qualités et des défauts dont, finalement, il n'est pas nécessaire d'avoir connaissance.Dans notre salle de bains ou devant le barbecue nous sommes tous pareils.

Outre les aspects de sa personnalité ceux de sa vie personnelle n'offrent pas plus d'intérêt: qu'il aime le bon vin ou les cigares ou les deux ne présente pas le moindre intérêt pour le comprendre.

Christiane Kubrick, dans son livre de photos qui couvrent toute la vie professionnelle de son mari publie des clichés rares ou personnels qui, objectivement, n'apportent rien. C'est la limite de l'exercice: certes elle a connu dans l'intimité un homme étonnant et secret, plus que personne d'autre elle a des choses à dire et on reste cependant sans voix devant les photos de leurs 2 filles, de leurs chiens, de Kubrick et Brando ou de Ryan O'Neal pendant le tournage. Il pourrait s'agir de n'importe quel autre réalisateur. On n'apprend rien.

Les exégèses de l’œuvre l'ont disséquée en profondeur. Les tenants et les aboutissants des films qu'il a réalisés nous sont désormais entièrement connus.

C'est difficile à admettre mais l’œuvre est appelée à vieillir et à devenir objet d'études pour cinéastes qui redécouvriront Kubrick dans les générations à venir. Pour cela les études et biographies ont déjà été écrites depuis longtemps.

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9 mai 2016 1 09 /05 /mai /2016 06:14

J'ai vu un petit bout de petit reportage sur la tournée de Michel Polnareff en France ce printemps.
On y voyait des personnes accueillies à la gare par un journaliste qui couvrait l'évènement. Les futurs spectateurs portaient tous des lunettes aux montures blanches qui rappelaient celles du chanteur.
Interviewés avant et après le spectacle ils étaient ravis, extatiques même, d'avoir vu la "légende" vivante. Il avait chanté tous ses "tubes", Il était en grande forme... bref tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes.
Jusqu'à ce qu'on voit le chanteur en question, bouffi, vieilli, plus boudiné dans ses fringues que je ne le suis, le ventre mal contenu dépassant sur la ceinture et la figure rappelant plus un bol de gelée de coings qu'un chanteur pour jeunes.

L'homme empâté et un brin ridicule qui chantait sur scène a fait ce qu'on attendait de lui: il a repris "la poupée qui fait non", "on ira tous au paradis", "love me please love me" et son répertoire dont la dernière et unique nouveauté date d'au moins 30 ans.

En réalité il vient juste "relever les compteurs" et emmagasiner de quoi vivre une fin d'année confortable aux Etats Unis où il s'est installé après ses démêlés avec le fisc Français.

Quelqu'un pour qui je garde de la tendresse désolée, Paul Mc Cartney, fait pareil*: le cheveu passé au réjécolor, la joue gonflée au botox il chante "Hey Jude" devant des sexagénaires qui oublient un temps leurs problèmes de prostate ou de retraite en s'agitant sur les "la la la la la la" qui n'en finissent pas comme si on était en 1967. Il remplit les salles mais avec un répertoire poussiéreux qui ne rend pas hommage à ce qu'il a fait de mieux mais de plus commercial.

Cette nostalgie, à la fois cicatrisante et bêtifiante est partout.

Elle m'indisposait lorsque le vieux Maurice Chevalier refusait de dételer ou lorsque Charles Trenet, vieille folle ridée chantait "boum" à la télé. Pour ne rien dire de Tino Rossi qu'on sortait du paradichlorobenzène (=anti-mites) une fois l'an avant qu'il ne sente le sapin pour de vrai.

* Sauf que, grande fortune britannique McCartney fait cela pour le plaisir.

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6 mai 2016 5 06 /05 /mai /2016 06:43

L'ordure abrutie dont son propre avocat a dit mercredi dernier qu'il avait "l'intelligence d'un cendrier froid" a été transféré en France la semaine dernière.
Ce sinistre individu est maintenant rejeté par tout le monde puisqu'il est complice et/ou auteur de meurtres ignobles et qu'il n'est pas mort "en martyr", crime suprême pour ses commanditaires.

Parler de cette lie de la terre est dégradant et je ne ferai pas de longs discours. La folie, l'ignominie et, malheureusement, la bêtise de ses actes le condamnent plus qu'aucune justice humaine ou divine ne sauraient le faire.

La seule chose à dire est constituée par l'information telle qu'elle est parvenue ici.


Acte 1: le terroriste a été accueilli à Fleury-Mérogis par des sifflets et des huées par la population carcérale.

Acte 2: les huées le disputaient aux applaudissements

Acte 3: les huées venaient de ses "frères" intégristes et signifiaient leur réprobation parce qu'il ne s'était pas fait sauter.

J'ai l'impression que je comprendrai mieux des extra-terrestres clignotants!

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5 mai 2016 4 05 /05 /mai /2016 07:00

On passe son temps à me dire: "les Français plébiscitent Omar Sy", "les Français veulent Juppé", "les Français désignent la chanson de Renaud "Morgane de toi" comme leur préférée", "les Français regrettent Chirac", "les Français aiment Marc Levy", "les Français aiment le couscous et le pot-au-feu" etc etc. Je ne sais pas pourquoi mais cela m'exaspère.

D'abord parce que je ne suis pratiquement jamais d'accord (Omar Sy est un piètre acteur cf sa grotesque prestation dans "Jurassic World"), "Morgane de toi" est mal chantée et a des paroles en vers de mirliton, etc) ensuite parce que je retrouve tous les défauts de la France dans ces choix induits qui dénotent non pas les goûts du pays mais le savoir faire des instituts de sondage et des racoleurs médiatiques.
En désignant l'Abbé Pierre, Noah, Omar Sy ou Mère Térésa on fait passer le pays pour plus tolérant qu'il n'est. Et on prend et fait prendre des vessies pour des lanternes à ceux qui croient de telles fadaises. "La mémoire et la mer" de Léo Ferré, "Sur la Place" ou "Regarde bien, petit" de Jacques Brel, "Drouot" de Barbara, quelques titres de Juliette ou de Françoise Hardy ("l'amour est plus fort que la mort", "Si vous n'avez rien à me dire" sont infiniment plus belles (musique, paroles, harmonies, chant) que cette chose pataude et démagogique du chanteur alcoolique et repenti. Entre le jeu d'un Patrick Dewaere, celui d'un Vincent Lindon et la présence bêtement rieuse d'Omar Sy il y a le gouffre du génie et celui de l'imposture.

Omar Sy, je n'en doute pas, est certainement très sympathique. Peut-être même est-il drôle (ce que ne démontraient pas ses sketches imbéciles sur Canal+, la poulinière de talents surfaits) il n'en reste pas moins qu'il est aussi acteur que Sophie Davant est philosophe.

Et on peut aller loin dans la démonstration pour ces pseudos gloires que révèreraient "les Français".

En réalité, et cela fait bien ch... les magouilleurs médiatiques, les Français continuent à préférer de Funès à Coluche, Bourvil à Omar Sy, Clavier à Benoît Delépine, Sophie Marceau à Yolande Moreau, Céline Dion à Jeanne Cherhal, Claude Zidi à Philippe et Louis Garrel, et ainsi de suite.
On préfère le nier plutôt que d'accepter un pays qui ne se conformerait pas aux diktats d'une pensée formatée par des personnes qui ne fréquentent le peuple que virtuellement.

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