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22 novembre 2019 5 22 /11 /novembre /2019 07:00

Ses manœuvres pour écarter définitivement Alain Juppé de la Présidentielle 2017 sont moins connues (parce que moins visibles) que son entêtement à se croire utile à la même élection, mais toujours en coulisses.
Sans doute oubliée aujourd'hui, sa présence derrière le candidat dévalué François Fillon Place du Trocadéro pour un meeting hors-sol organisé par les ultra-droitiers de "Sens Commun" mettait à mal l'image soigneusement entretenue du politique élégant et régulier qu'il se donne un mal fou à construire depuis des dizaines d'années. Miracle: personne ne lui en a tenu rigueur.

Son physique d'inaltérable jeune homme plaît aux électrices LR et rassure leurs maris échaudés par Wauquiez.

Comme Ségolène Royal François Baroin se croit indispensable à la vie politique nationale et s'imagine un "destin National". L'homme n'est pas antipathique à titre personnel mais son "grenouillage" permanent au sein du RPR, de l'UMP puis des Républicains, 3 avatars récents de la droite de gouvernement est pénible car il ne lui est jamais demandé de comptes sur les lignes qu'il a suivies quand il ne les a pas impulsées.

Il manie une suave langue de bois aussi discrète que vide. Un libéralisme bon teint mâtiné de chiraquisme prudent. Chacune de ses (ré) apparitions médiatiques est suivie d'un pseudo-emballement et l'on informe l'opinion que "les Français le réclament", "qu'il ferait un bon candidat" (à la Présidentielle), "qu'il s'y prépare" et "qu'il pourrait gagner". Comme Barre et Balladur, DSK et Fillon avant lui...

En attendant et pour ne pas être oublié il joue les utilités à l'association des maires de France, (un machin brumeux à l'utilité difficile à prouver, entre les municipalités et les communautés de communes!) et son pote Christian Jacob s'est fait élire à la tête des "Républicains" lui redonnant une visibilité et des idées d'avenir.

Si la "vieille politique" revient il a le profil pour l'incarner, le CV qu'il faut et le look pour faire passer le tout!  Si ça ne suffit pas il a le prénom de deux ex-Présidents et, doit-il se dire, ne dit-on pas "jamais deux sans trois"?

 

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21 novembre 2019 4 21 /11 /novembre /2019 07:00

Je suis certainement ignoble mais, à mes yeux, l'étudiant Anas n'est tout de même pas Jan Palach, héros de Tchécoslovaquie qui s'immola par le feu le 16 janvier 1969 en résistance au communisme imposé à son pays par l'Union Soviétique.

Notre époque se gargarise de mots et a aussi parlé, pour lui, d'immolation. Je ne nie pas l'étrange horreur de son geste ni la part de folie courageuse mais vaine qu'elle représente mais franchement.... une dictature la France? des étudiants condamnés à mourir de faim?

Sur cet épisode affreux et dramatique Mélenchon le pyromane souffle en employant le langage de la guerre civile. Presque immédiatement les étudiants, "par solidarité", manifestent et sèchent les cours.

Les gilets jaunes résiduels désignent le responsable de cet acte insensé: Emmanuel Macron.

Le plus surprenant, si on y réfléchit, n'est pas qu'on veuille être Président de la République, c'est qu'il y ait encore pléthore de personnes rêvant ENCORE d'entrer à l'Elysée.

 

 

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20 novembre 2019 3 20 /11 /novembre /2019 07:00

Netflix diffuse, en 5 parties, une série-documentaire appelée "Procès d'un bourreau" et qui est consacrée à John Yvan Demjanjuk, un citoyen Américain né en Ukraine et qui fut très fortement suspecté d'être un des épouvantables supplétifs étrangers des SS, chargés de l'extermination des Juifs dans les pays sous le joug de l'Allemagne nazie.

Surnommé "Yvan le Terrible" pour sa brutalité, son sadisme et son mépris l'homme en question a sévi dans 3 camps de la mort: Sobibor, Treblinka et Flossenburg.
"formé" dans l'antichambre de l'enfer que fut le camp d'entraînement de Trawniki, Yvan le Terrible fut ensuite chargé d'appliquer les méthodes inhumaines qu'on lui apprit, ce qu'il fit avec un zèle monstrueux. Il fut, à Treblinka, chargé de superviser les chambres à gaz qui fonctionnaient au gaz d'échappement de moteurs diesel de char T3.

L'affaire "Demjanjuk" commença lorsque quelqu'un s'avisa que le gentil père de famille bien intégré ressemblait beaucoup, physiquement, à Yvan le Terrible. Beaucoup. Comme toujours avec la justice et quelque soit le lieu où elle s'exerce, il y eut des avancées, des certitudes, des doutes, des reculs et des atermoiements. Finalement John Demjanuk fut déchu de sa nationalité américaine et extradé vers Israël.

L'homme était déroutant. Sympathique, se défendant mal et ne convaincant pas de son innocence. Etait-il Yvan le Terrible? des années après sa mort, survenue chez lui, aux USA, à Cleveland (Ohio) (2012) où il avait été de nouveau accueilli, il est impossible de l'affirmer mais impossible de dire le contraire.

Entre ces deux vols il a été condamné à mort par pendaison en Israël où des mois de procès ont pratiquement démontré que John Demjanjuk et Yvan le Terrible n'étaient qu'une seule et même personne.

Son avocat Israélien, un personnage rebutant et mû par on ne sait quoi, fit appel et, à la surprise générale, le condamné à la peine capitale qui attendait son exécution fut acquitté.

Tout ceci, rebondissements inclus, s'étala sur une trentaine d'années.

Les récits des quelques rescapés de Treblinka, les réactions de la famille de Demjanjuk, les propos des deux principaux avocats de la défense (qui donnent une sale image de leur métier) et Demjanjuk lui même, si surprenant, si maladroit, si "normal" font réfléchir. Toute la complexité de l'affaire vient du fait que les rescapés de Treblinka voyaient "Yvan le Terrible" en Demjanjuk alors qu'il avait bien été un des rouages d'un camp de la mort nazi mais de celui de Sobibor. Poursuivi pour avoir été un monstre à Treblinka il ne pouvait être condamné pour l'avoir été à Sobibor.

Ce qui, je l'avoue, m'a le plus surpris est la volte face inattendue de la spécialiste de la méthode d'étude morphologique qui s'est convaincue et m'a convaincu que Demjanjuk était bien Yvan le Terrible et comment cette même spécialiste s'est effondrée, ses certitudes avec elle, quand la défense a démontré le contraire. Après sa brillante démonstration les élucubrations des avocats m'apparaissaient comme risibles, grotesques même. Le tribunal les a retenues.

Autre moment incroyable: Demjanjuk reconnait qu'il a fait retirer un tatouage qu'il avait sous le bras, or les SS avaient tous leur groupe sanguin tatoué à cet endroit.

La thèse selon laquelle les rescapés se trompaient de bonne foi et que le Tribunal ne pouvait le reconnaître est cependant intéressante et explique peut-être le dénouement de l'affaire qui laisse un goût aigre d'inachevé. Était il, n'était-il pas Yvan le tueur sadique ce gros bonhomme souriant? sans doute pas mais sa présence dans un des hauts lieu du génocide ne fait aucun doute.

Netflix, avec ce document, donne des gages de crédibilité.

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19 novembre 2019 2 19 /11 /novembre /2019 07:00

En 1975, année de la sortie du chef d’œuvre de cinéma "Barry Lyndon" de Stanley Kubrick le cinéaste Américain d'origine polonaise Roman Polanski a, selon une accusatrice qui le révèle 44 ans après les faits, attiré une jeune fille dans son chalet de Gstaad pour la battre et la violer.

Roman Polanski a plusieurs affaires de ce style aux basques depuis des décennies, toutes au sujet de son attirance pour de très jeunes filles, pour une sexualité dominatrice et pour des rapports sexuels sous influence et non-consentis. Ouf! fermez le ban! Polanski vit en France depuis des années, il a femme et enfants et se tient tranquille aussi.

Toutes ces affaires de viol datent de plus de 30 ans et les plaintes, si plaintes il y a eu, concernent des faits aujourd'hui prescrits.

Loin de moi l'idée de "défendre" Polanski avec la rhétorique immonde des professionnels du cinéma "certes c'est pas bien ce qu'il a fait mais c'est un tel génie...." mais je ne trouve pas acceptables ces jugements lapidaires accompagné de harcèlements médiatiques et féministes.

Jusqu'à preuve du contraire, en Démocratie, la loi est la même pour tous, la postière de Corrèze et le cinéaste mondialement célèbre. La prescription est la même qu'on soit Polanski ou un anonyme. S'il n'y a jamais eu de poursuites ni dépôt de plainte(s) on ne peut parler d'une affaire, encore moins la juger et encore encore moins condamner l'un des protagonistes.

Ce cirque du "chat et la souris", ces questions de journalistes volées à la portière d'une voiture, ces titres de journaux ronflants, ce souk et cette agitation ne sont que du lynchage par procuration.

Une malsaine jalousie et une obscène envie de "se payer un riche" qui s'apparente à une lapidation par épisodes.

La première affaire, celle des USA est la seule qui vaille et son environnement (un juge aigri et qui a consacré sa vie à poursuivre le cinéaste), une "victime" qui a pardonné  etc. devrait suffire aux plumitifs donneurs de leçons.

Les harpies vengeresses et leurs épigones ne lâcheront pas cet os appelé "Me-too'.... On doit cesser ce brouhaha non parce que Polanski est un excellent cinéaste mais parce que ce qui lui est reproché tient de la rumeur et non de faits avérés.

Il est vrai que demander un peu de réflexion au pays d'Hanouna est sinon absurde du moins paradoxal...
 

 

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18 novembre 2019 1 18 /11 /novembre /2019 07:00

La sémantique est intangible et les mots ont leur sens. Orwell, entre autres, l'a démontré: lorsqu'on fait dire autre chose aux mots on les viole et on commet un crime. Un crime qui en appelle inévitablement d'autres...
Lorsque Jean-Luc Mélenchon qualifie d' "annexion" la Réunification des deux Allemagne en octobre 1990 il commet une forfaiture, il la double d'une ignominie et il le sait.

Les mots ne sont pas innocents et sa pensée crypto-soviétique s'exprime sans ambages. Volontairement.

Lorsque Donald J.Trump assimile l’enquête légale appelée "procédure d'Impeachment" destinée à, éventuellement le destituer en raison de ses fautes, à un "coup d'état" il se moque du monde ou, pire, il abuse sciemment les électeurs les plus fragiles de son électorat.

Tout se qui se passe dans cette procédure est codifié et le Président ne peut être destitué que dans certains cas avérés. Si enquêter sur des tentatives d'influences sur un pays étranger en échange d'armes se justifie légalement il est grotesque et inconstitutionnel de s'y opposer et absurde d'évoquer un coup d'état.

Venant de ce président là rien ne devrait nous étonner. Son inculture, sa violence, sa méconnaissance de la démocratie parviennent encore à nous stupéfier.

Je terminerai par ce mot souvent répété par les opposants au Président Macron qui évoquent une "dictature". J'avais reproduit le fac similé d'un texte de Kamel Daoud sur ce sujet ici-même. Hier une syndicaliste a, devant moi, employé ce mot au sujet d'Emmanuel Macron.
Une dictature c'est Franco, c'est Pinochet, c'est l'Allemagne de l'Est avant "l'annexion". C'est un régime où l'on vous arrête pour vos opinions, où l'on menace vos proches pour obtenir votre soumission. C'est un pays d'où l'on ne peut partir, un parti-unique qui "gère" tous les aspects de votre vie. C'est un endroit où vous n'avez pas libre choix: vous avez accès à la vérité officielle, la littérature autorisée, la version de l'Histoire et de l'actualité officielle.

Parler de "dictature de Macron" n'a aucun sens et prouve seulement la bêtise crasse de ceux qui emploient cette expression idiote. A t'il repoussé des élections? modifié leurs résultats? fait emprisonner ou tuer des opposants? Évidemment non!

En parlant d'annexion, de coup d'état et de dictature ceux qui l'ont fait ont montré leur mauvaise foi, leur capacité à dire des contre-vérités et leur hypocrisie.

 

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15 novembre 2019 5 15 /11 /novembre /2019 07:00

Force m'est de reconnaître que je trouve plus facilement un angle d'attaque lorsqu'il s'agit d'une critique négative.
Dire du bien, complimenter quelque chose ou quelqu'un est un exercice plus difficile et plus ingrat. Difficile parce que privatif de ces petites méchancetés piquantes qui font le sel du portrait et ingrat parce qu'il faut éviter de "passer la pommade" en enfilant les adjectifs positifs.

Deux humoristes méritent cependant tout le bien que je pense d'eux. Jamais décevants, ne dépassant jamais les limites (les miennes du moins), écrivant de superbes textes, cultivés, ne sombrant pas dans la facilité, méchants mais justes, toujours sincères, moralistes sans en avoir l'air et prenant des risques avec la "morale" en n'hésitant pas à écorcher les vaches sacrées ils officient quotidiennement l'un, Tanguy Pastureau, sur France Inter tous les jours avant le déjeuner et l'autre sur les mêmes ondes en fin d'après midi et c'est Guillaume Meurice. L'un est né à la 2ème tentative (ratée) de François Mitterrand vers l'Elysée tandis que Meurice est né l'année de la tentative réussie. 

le 1er est plutôt apolitique tandis que le second revendique une attitude anti-pouvoirs, anti-partis, avec un tropisme écolo mais surtout une haine des cons, ce qui lui permet d'avoir un réservoir inépuisable de hargne contre la droite et l'extrême-droite. Le patron du Medef, les économistes, Bruxelles, Les Républicains, Sens commun et les opposants au "mariage pour tous", sans oublier Dominique Seux sont ses têtes de turcs récurrentes. Cependant il n'en fait pas un système et ses interviews-minute sont remarquables parce que souvent désolantes. Pas trafiquées, pas "langue de bois" comme la fois où il est tombé sur un homme qui regrettait (et le "justifiait"!) le temps de l'apartheid en Afrique du Sud.

Pastureau est plus un homme de spectacles et ses interventions sont écrites autour de thèmes d'actualité. Il est lui aussi adepte du "parler vrai" mais les ressorts de son humour sont rarement politiques. Il trouve toujours le détail qui tue et le mot qui fait mouche. Tous les deux tranchent avec le  prêt-à-ricaner tout-venant qui envahit tout.

Celles et ceux qui me connaissent trouveront bizarre que j'apprécie Meurice qui a repris, en quelque sorte, le créneau de Guy Bedos que j'abominais. Mais Meurice est drôle, intelligent, pas manichéen, pas dupe et pas (si) sur de lui...

Tous les deux peuvent être podcastés ou visionnés sur YouTube ou ailleurs.

 

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14 novembre 2019 4 14 /11 /novembre /2019 07:00

En 1975 est sorti un film de Richard Fleischer ("Soleil Vert") qui fit scandale . Il s'agit de "Mandingo". Hollywood revenait dans les plantations du Sud mais sa vision de la vie à l'époque de la ségrégation était très différente de celle d' "Autant en emporte le vent". Moins "idéalisée" et beaucoup plus crue.

"Mandingo" montrait sans fard la réalité de l'esclavage et cela avait de quoi choquer: viols, sauvagerie, brutalités, meurtres, assassinats, exécutions, marchandisation d'êtres humains, commercialisation d'hommes, de femmes et d'enfants sans oublier la chosification (rapports sexuels forcés) des esclaves.

La jeune Histoire des États Unis n'avait pas été un lit de roses et les spectateurs de divertissement n'étaient pas pressés qu'on leur rappelle cette abomination que fût le rapt d'Africains vendus ensuite pour leur force de travail. La "case de l'Oncle Tom" d'accord, "Mandingo" certainement pas. Et ce d'autant plus que les Blancs du film étaient tous dégénérés, cruels, alcooliques, dépravés, brutaux, hypocrites et j'en oublie. (les Noirs n'étaient pas idéalisés sans quoi le film eût été déséquilibré).

La distribution m'avait beaucoup marqué lorsque j'ai vu le film pour la première fois: à tout seigneur tout honneur; Susan George est absolument formidable en hystérique amorale. Une composition exceptionnelle que je n'ai jamais oubliée. Je craignais, en visionnant le Blue Ray qui vient de sortir de ne plus aimer tant de temps après. Inutilement, heureusement: Susan George est fabuleuse.

Perry King qui joue son mari est très bon aussi et je crois qu'on peut dire qu'il tenait là le rôle de sa vie. On ne peut en dire autant de James Mason qui fût l'un des plus grands comédiens du XX ème siècle. Sa composition est très bonne et il est, à son habitude, le personnage. Mais de "L'affaire Ciceron" à "Lolita" il avait eu des personnages moins caricaturaux à jouer par le passé.

Et puis il faut parler du rôle écrasant que le boxeur (champion du monde des poids lourds en 1978) Ken Norton tient dans le film. Personnage central, tous les autres, peu ou prou, se déterminent en fonction de lui. C'est le Mandingue du film. Il n'a pas autant d'expression que de masse musculaire cela dit.

Le film est assez malsain parce que le propos l'est. Certaines images ou situations sont et restent choquantes. La vérité est nue et donc crue, souvent dérangeante.

Cependant le film reste prenant et formellement intéressant. Fleischer était un bon faiseur et peu des gloires actuelles (au hasard Tarentino) lui arrivent à la cheville.

Enfin la scène de l'esclave bouilli restera dans toutes les mémoires. Longtemps..


 

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13 novembre 2019 3 13 /11 /novembre /2019 07:00

On a assez dit que les Français étaient des "veaux" juste bons à jouer au tiercé, à bouffer des "plats-canailles", à écouter des ringardises comme Clo-Clo ou Sheila et croire que Lelouch est un cinéaste.

Pour les plus jeunes on les a dit avachis dans la fumette, rappant des paroles stupides en plébiscitant les non-films de Luc Besson en dévorant de la junk-food.

Quant aux moins de 20 ans ils seraient avides et pingres, abrutis sur leurs écrans et confondraient sexualité et pornographie.

Les élites méprisent le peuple et n'ont de mots assez durs pour les dépeindre. Racistes, antisémites, jaloux et incultes les Français seraient un peuple en déclassement qui, à moins d'un miracle, glissera sur la pente du déclin ad vitam æternam.

J'exagère? en quoi ce qui précède s'éloigne t'il de la vision de notre pays d'un Mélenchon ou d'un Plenel? d'un Frantz-Olivier Giesbert ou d'une Christine Lagarde?

Moi je constate que l'exposition sur le Pharaon Toutankhamon comme celle sur Léonard de Vinci fait le plein et refuse du monde. Je constate que chaque fois que l'on fait appel à son intelligence le public Français est là. Qu'il sait s'indigner quand c'est nécessaire ("Charlie") et refuse l'embrigadement ("manifestation contre l'Islamophobie"). Qu'il a refusé par deux fois de donner Élysée à  un membre de la franchise Le Pen, qu'il a fait le succès de films "difficiles" parallèlement à des machines commerciales de divertissement.

A force de dénigrer la France et les Français nous finissons par être un peuple qui ne s'aime pas. En corollaire nous nous méfions des autres à qui nous trouvons les défauts qu'on nous attribue.

Si, au lieu de perpétuellement chercher ce qui abaissse, ce qui oppose et ce qui attise la mésentente nous faisions le contraire notre "moral" se relèverait.

Car les Tartuffe qui sèment la discordent accusent ceux qui en sont victimes de le faire et... ça marche.

Le plus grave est que les démolisseurs se recrutent dans tous les partis, dans toutes les chapelles, dans toutes les institutions et dans presque tous les métiers. Tant de personnes cherchent à flatter le pire chez notre peuple qu'il finit par y succomber.

Je m'étonne qu'on s'étonne que "le moral des français" soit aussi bas alors qu'on leur dit quotidiennement que leur économie est en faillite, que leur gouvernement est "une dictature" (sic!), que leur histoire est pleine de "crimes contre l'Humanité", que l'avenir est sombre et qu'il n'existe aucune sortie de crise.. On serait dépressif à moins!

 

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12 novembre 2019 2 12 /11 /novembre /2019 07:00

Incroyable comme on se fait à tout sans rechigner. Mon quartier était sans stationnement payant. Ni zone bleue. On pouvait (certains ne s'en sont d'ailleurs pas privés) laisser sa voiture des jours et des jours à la même place ne risquant que le vandalisme qu'attire presque obligatoirement les situations qui durent un peu trop.

Pas de contraventions (ici on dit "manches") à redouter mais éventuellement un rétroviseur ou une baguette de bas-de-caisse (voire une porte ou une aile enfoncée) à déplorer.

Avoir augmenté les impôts locaux de 15% n'a pas suffit à l'équipe municipale actuelle. Elle cherche partout des moyens de fouiller dans le porte-monnaie des Toulousains et s'est souvenue que, après la Place du Fer-à-Cheval le stationnement était, scandale, encore non-payant.

Comme l'argument des "voitures-ventouses" est un peu léger le Maire et ses équipes de prédateurs  de pièces d'un ou de deux euros a conçu de faire payer le stationnement....

... pour que les commerces aient plus de visites et donc de clients. Il fallait oser!

Car les commerçants, dans cette partie de St Cyprien sont inexistants. Il y a un tatoueur, une boulangerie qui change de propriétaire tous les ans mais vend avec régularité un pain indigne, quelques épiceries ouvertes tard et un restaurant qui ferme à cause des agressions.... un Picard Surgelés qui a son propre parking et des agences immobilières qui fonctionnent en autarcie. En aucun cas ils réclament un "turnover" de voitures puisque le tramway à sa station et que les riverains viennent à pied ou à vélo.
Personne ne vient ici pour un commerce réputé ou rare. Absolument personne.

On a reçu la lettre individuelle nous annonçant la mise en stationnement payant "imminent" et, dans la foulée, des peintures au sol ont averti que les places  n'étaient plus gratuites désormais. Des raccords électriques ont été faits pour les horodateurs qui ont été posés le week-end de la Toussaint.
Le lundi des voitures de la fourrière ont commencé à enlever des voitures-tampons (et d'autres!) et les contraventions ont commencé de pleuvoir.

Un racket légal, hypocrite et injuste. Le Maire espère être réélu alors que son mandat qui s'achève a mis les finances de ses administrés en coupe réglée.
Il aurait tort de se gêner: son frère de parti Balkany à Levallois, en prison pour bien pire, a vu une association de soutien se créer et concommittament une cagnotte se constituer pour payer sa caution!

 

 

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8 novembre 2019 5 08 /11 /novembre /2019 07:00

1)   Juste un "COUP DE GUEULE", comme ça, en passant. Léa Salamé, fausse valeur du journalisme et "Babeth", animatrice de "C'est à vous" sur France 5 ont "invité" et donné du temps d'antenne à Cécilia ex-Sarkozy et à son fils Louis, suite à la parution d'un "livre" écrit par la mère et le fils.

Ce genre d'élucubrations écrites trouve toujours un éditeur complaisant. Et dans complaisant ce n'est certes pas "plaisant" qui est important.

Ce genre de fausses-valeurs, de "people" n'ayant rien fait qui mérite qu'on en parle (et qu'on ne vienne pas parler des "infirmières bulgares", cette escroquerie aux sentiments, ce scandaleux jeu de pouvoir autour de femmes martyrisées par l'ami Kadhafi...) ne mérite pas du temps sur les Services publics de radio ou de télévision. Qui sont-ils et qu'ont-ils à dire de différent de ce qu'on entend au "café du commerce" ces deux-là?

Il faut avoir abdiqué toute pudeur, résilié toute conscience professionnelle pour s'abaisser à servir la soupe à des pantins médiatiques. Inviter n'importe qui pour dire n'importe quoi c'était, je croyais, le signe de la "presse de caniveau" de Match à Voici. Si même France-Inter s'y met alors....

Miss Salamé, qui jouit d'une réputation très largement usurpée doit avoir des nuits difficiles si sa conscience professionnelle se rappelle à elle sous forme d’insomnies.

 

Variante plus faux-cul:

 

2) J'ai trouvé remarquable que la grande professionnelle Léa Salamé invite récemment un matin sur France Inter Louis Sarkozy (le plus jeune des fils de l'ex-Président) et sa mère Cécilia Attias tous deux auteurs à 4 mains d'un livre certainement passionnant sorti récemment. Je trouve que c'est bien là le rôle d'une radio payée par les contribuables et ce grand moment de journalisme souligne à loisir la déontologie irréprochable de celle qui est à juste titre la fierté du métier.

Actualité oblige Anne-Elisabeth Lemoine, dans son talk-show du soir recevait elle aussi, sur une chaîne du Service Public également, la mère et son fils pour discuter du même livre. En ne posant aucune question connivente et en ne flattant ni le fils ni l'ex femme de Nicolas Sarkozy l'émission et Anne-Elisabeth donnaient une discrète leçon de journalisme au "privé" parfois si complaisant (voir plus haut).

 

 

 

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