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23 février 2021 2 23 /02 /février /2021 07:00

Comme, dans l'avion qui m'emmenait à Paris pour une journée de réunion de travail je parcourais le "Lonely Planet" consacré au Cambodge", mon voisin de siège m'aborda et me demanda si "j'y allais ou en revenais". A ma réponse il me demanda si c'était la première fois que je m'y rendais et si j'avais un programme de visites en tête.

J'étais heureux de me rendre dans ce pays qui s'ouvrait enfin après un long et douloureux martyr. Je m'étais intéressé à ses déboires "en temps réel" et brûlais d'envie d'aller voir comment il pansait ses plaies et, naturellement, découvrir sa beauté et son histoire plus ancienne. Je la retrouvais à Phnom-Penh, étape dans le tour du Monde que faisait alors Françoise et que nous avions choisie pour nous retrouver une semaine durant. 

Mon programme touristique était flou et je comptais sur l'inspiration, une fois sur place. Mon interlocuteur me dit alors qu'il travaillait avec la faculté de Pharmacie de la capitale Cambodgienne et qu'il pouvait me donner les coordonnées d'un de ses contacts sur place qui se ferait un plaisir de me guider et de m'indiquer quoi faire et quoi éviter.

Ainsi fut fait et, le jour dit, une fois à Phnom-Penh en compagnie de Françoise j'ai téléphoné à cet homme qui nous a reçu dans son bureau Boulevard Monivong. 

Compte-tenu du temps dont nous disposions (une semaine) nous avons dû nous limiter et moi renoncer à beaucoup de sites et à être frustré par une découverte du pays a minima. Nous n'avons eu qu'à nous féliciter de cette excellente rencontre. Tout ce qu'il nous avait conseillé était à la fois passionnant, magnifique et relativement peu encombré de touristes. Nous avons ainsi passé des journées exquises à Battambang, à Siem Reap, nous avons passé une trop courte journée au temple principal d'Angkor et au Bayon, avons fait l'étape obligée au "Musée du Génocide de Tuol Sleng" et, caprice touristique, utilisé le "Bamboo-train" sur une voie-ferrée qui rappelait "Tintin au Congo".

Bien qu'ouvert récemment aux touristes en cette année 2009 le Cambodge offrait un accueil de haut niveau et ce partout.  Des hôtels accueillants, propres et dans lesquels il y avait toujours une personne parlant sinon Français du moins Anglais. 
Les toilettes, absolument sans exception, auraient, par leur propreté et leur nombre, fait rougir notre pays qui ignore parfois son indignité en ce domaine.

Restauration, couchage, transports, contacts humains tout, cette semaine là, concourrait à l'excellence du voyage et à l'atténuation du sentiment du malheur passé encore proche.

Destination encore confidentielle en 2009 le Cambodge semblait tourner le dos au tourisme de masse façon Thaïlande et à plusieurs reprises on nous mit en garde contre tout "tourisme sexuel", plaie des pays de l'Asie du Sud-Ouest.

J'ai eu la chance d'être "briefé" par une personne qui vivait sur place et ai donc évité les "pièges à touristes" trop voyants et découvert certaines coulisses intéressantes.

Je garde d'excellents souvenirs de cette courte semaine très bien remplie et en particulier la haute silhouette en habit local bleu de Françoise qui faisait une tête de plus que les autres personnes nous attendant à la descente d'avion. 

La rencontre avec un bonze en ultra-canicule dans un temple envahi par des singes fait aussi partie de ceux-là. 

 

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22 février 2021 1 22 /02 /février /2021 07:00

Je sens revenir, insidieusement, une «petite musique» très discrète encore pour tenter d'apitoyer le contribuable à propos d'Olivier Duhamel (qui a «tout perdu»), pauvre âme repentante et, si cela se trouve, pas si coupable qu'on le dit.

Oh!, ses communicants et sa garde rapprochée, ceux qui lui doivent beaucoup et ceux qui suivent les causes perdues restent discrets mais le fait est là: l'ancien Président du «Siècle», le professeur de Sciences-Po, l'homme des médias et le carriériste mondain a donné le signe de la reconquête. 

Ne haussons pas les épaules devant la difficulté, voire l'impossibilité de la tâche. D'avoir croisé si longtemps si haut dans le ciel l'ex-influent a dû rendre des services, apprendre des choses et être dépositaire de secrets qu'il doit pouvoir penser échanger contre une certaine «bienveillance».

La justice, la presse, l'opinion même est sensible à ce refrain. Des Jeffrey Epstein, des princes Andrew, des Tapie et des Strauss-Kahn ont, un temps seulement il est vrai, cru être sortis d'affaire tandis que leur garde rapprochée, augmentée des «idiots utiles» s'essayait au ripolinage de leur image cabossée.

Leur garde prétorienne constituée de thuriféraires inébranlables ne doute jamais et croit toujours que leur grand homme retombera sur ses pieds, assurés qu'ils sont par des cohortes d'avocats aux honoraires indécents et d'une claque acquise. Ils ont lié leur carrière à celle de leur poulain et ne peuvent se renier. Imagine t'on Claude Guéant chargeant Nicolas Sarkozy? Jack Lang lâcherait-il un de ses innombrables protecteurs et obligés?

Après l'agression d'une femme de chambre par un gros directeur du FMI en rut, après la révélation des orgies lilloises avec Dodo la Saumure et du «matériel» (de jeunes prostituées en langage DSK) il y en avait encore qui pensaient à un destin national pour leur grand homme...

Où en étais-je?

Dans notre petite République la caste au pouvoir, ses alliés et ses obligés se coopte, se serre les coudes, s'épaule, partage ses secrets et maintient le statu-quo autour d'elle. De temps à autres, parce qu'elle ne peut faire autrement ou pour faire un exemple elle lâche un des siens mais sans doute seulement en apparence. Charles Millon est toujours dans la politique et Tapie, ce sont des exemples, vient à la télévision à,ses conditions quand il en manifeste le désir...

Je suis persuadé que Olivier Duhamel, une fois la pression médiatique retombée, retrouvera une sinécure bien payée et avec avantages jusqu'à ce qu'il puisse prétendre à mieux.

On parie?

 

 

 

 

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20 février 2021 6 20 /02 /février /2021 07:00

J'ai pu le vérifier. Mon fils me l'avait dit mais rien ne remplace notre propre expérience.
Le post consacré à Jean-Claude Carrière et intitulé "Philosophe à poil" (18/02/21) a généré beaucoup plus de "visites" que les autres. La photo? la locution "à poil"??

Il semble bien, en tous cas qu'un titre accrocheur (= racoleur) et mieux une photo du même métal soit un puissant aimant.

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19 février 2021 5 19 /02 /février /2021 07:00

Je voudrais, avec votre permission, revenir sur la présidence de Donald Trump (2016-2020) qui, en-dehors des USA qui ont dû la supporter, est porteuse de leçons importantes pour l'avenir.

La première de toutes est que la Démocratie est fragile, terriblement fragile. Si un pays se donne comme chef d'Etat une personne psychologiquement fragile voire psychotique il y a peu de recours et guère de possibilités de l'empêcher de faire des dégâts considérables. Sans être  dérangé Donald Trump présentait, longtemps avant son élection et pendant sa campagne électorale victorieuse des signes visibles et inquiétants de mythomanie, de difficultés à affronter la réalité lorsqu'elle le contredisait, de propension disproportionnée au mensonge, d'incapacité à fixer longuement son attention, de mépris pour ses adversaires en général et pour tous ceux qui ne pensaient pas comme lui en particulier, des lacunes intellectuelles et de culture générale et d'être une personnalité autocentrée.   

Comme si cela ne suffisait pas Donald Trump partait d'un postulat faux et dangereux: il se référait à son expérience de chef d'entreprises pour gouverner un pays alors que cela n'a -pratiquement- aucun rapport. 

Si l'on ajoute ses rapports douteux avec les femmes, une sexualité sans doute discutable (beaucoup des "affaires" de harcèlement ont été étouffées et celle des "golden showers" des débuts du mandat et qu'avaient dévoilée les Russes a été escamotée), une instabilité dans le comportement et un mépris évident de la politique et des buts de celle-ci on a le tableau clinique d'une présidence échappant à toute rationalité et devenant "dangereuse" parce que toxique. 

De fait avec sa folie de commenter sa présidence par une avalanche de tweets, son flirt poussé avec l'extrême-droite et tout ce que l'Amérique compte de suprémacistes blancs et ses rapports curieux avec ses homologues chefs d'Etat on a vu le chaos de près. Terminons ce portrait implacable par ce qui s'est révélé au fur et à mesure de la présidence Trump: l'incroyable usage qu'il faisait de fausse nouvelles, de fausses informations, de mensonges bricolés que lui-même qualifiait de "vérité alternative". 

Il y avait du Mussolini dans Trump. Du Berlusconi également. Un peu de Sarkozy et n'oublions pas la démagogie d'un Bolsonaro. 

La fin de mandat, apocalyptique dans sa folie et ses outrances a montré que nous ne devons jamais confier les rênes de nos pays à des personnalités border-line.

Si les quatre folles années de Trump à la Maison Blanche ont permis cette prise de conscience alors elles n'auront pas été inutiles.

Mais j'ai des doutes!
 

 

 

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18 février 2021 4 18 /02 /février /2021 07:00
Le philosophe à poil.

Quand j'ai à nouveau appris la mort de Jean-Claude Carrière (il avait déjà, par erreur, été annoncé décédé il y a 3 ou 4 ans) j'ai à nouveau été peiné parce que je l'appréciais beaucoup. 
C'est l'un des rares hommes "public" dont je reconnaissais la voix et avec qui, à coup sur, j'allais passer un bon moment en le regardant et l'écoutant. Il était l'archétype de l'érudit mais d'une espèce rare: non seulement on ne s'ennuyait jamais avec lui mais on se sentait intelligent tant il faisait attention de ne pas jargonner inutilement ni d'être trop pris par son sujet. On a, à son endroit, parlé de "conteur", et c'était ce qu'il était. On est en peine de trouver d'autres noms dans cette catégorie qu'il semblait seul à illustrer.
Qu'il parle de cinéma, de musique, de littérature, de civilisation ou de tout autre sujet son discours était captivant et donnait envie d'approfondir le sujet et, ce qui était source de plaisir, de lire le livre qu'il avait écrit à ce moment là.

C'était un homme calme, souriant, "bienveillant", patient et toujours intéressant: de ce fait les radios et les télévisions l'invitaient volontiers, certaines que leur émission serait relevée par sa présence d'oncle savant ou de grand père cultivé et captivant.

Bien entendu c'était un homme public et il devait y avoir un autre Jean-Claude Carrière privé que je m'imaginais assez semblable à l'auteur de tant de livres que j'avais aimés.

Entre autres je savais qu'il avait collaboré avec Luis Bunuel qui n'avait pas le profil d'un bigot se choquant facilement et qu'il avait écrit une pièce (que j'avais vue) dans laquelle il citait toutes les manières de désigner le sexe "les mots et la chose".  Le sexe comme la cuisine et les bons vins ne sauraient être négligés par un épicurien.

Mais, allez savoir pourquoi, la photo de lui, nu, posant pour sa femme américaine m'a fait penser que l'homme célèbre était amputé d'une importante part de lui-même que ce cliché (laid) dévoilait un peu. Une sorte de coulisse. Pourtant le décor de la photo est beau et intrigant, européen même bien que pris aux USA. 

Le cliché a été publié 3 ou 4 jours après sa mort: il n'ajoute rien à sa légende. Pire, il la désacralise. Je ne suis pas pudibond et encore moins "choqué", je trouve juste que cette photo -qu'il revendiquait paraît-il- ne le "sert" pas. 

 

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17 février 2021 3 17 /02 /février /2021 07:00

Je ne reviendrais pas (aujourd'hui...) sur ma passion pour Eric Blair (alias George Orwell) qui est un écrivain parmi mes favoris. J'aime presque tout de lui (à l'exception de "Une fille de pasteur" sans relief et "Hommage à la Catalogne" trop touffu.

Un autre écrivain du vingtième siècle suscite chez moi une profonde admiration. J'ai commencé la lecture d'une biographie d'Arthur Koestler et, sujet  aidant?, je suis passionné, ébloui, renversé etc. par la qualité du travail de l'auteur et celle de l'homme qu'il a choisi de "disséquer".

Je connais moins l'œuvre de Koestler que celle d'Orwell mais des livres comme "Spartacus" ou "le cheval dans la locomotive" et "La lie de la terre" m'avaient impressionné. 
...pour ne rien dire du plus célèbre de ses écrits: "le zéro et l'infini" qui m'a profondément marqué.

La biographie en question "l'Homme sans concessions Arthur Koestler et son siècle" par Michel Laval (Calmann-Levy, 2005) est, j'insiste, magnifique et brillante. Les deux totalitarismes mortifères du vingtième siècle y sont décrits avec une intelligence et une clarté qui m'ont sauté aux yeux. J'avais presque envie de tout souligner tant les formules sont percutantes et tant elles font mouche. 

Je savais que Koestler, comme tous les visionnaires, avait été calomnié et persécuté de son vivant et qu'il est, très injustement, "oublié" depuis son suicide en 1983. Voilà un écrivain qui a admirablement décrit l'emprise des totalitarismes sur les individus et les pays, un homme qui a analysé ses défaillances avec lucidité, qui a réfléchi sur son époque et a su se renouveler en s'intéressant à la science et en la vulgarisant... De quoi intéresser l'honnête homme, me semble t'il!

Mais non! on préfère gloser sur les errances intellectuelles d'un Sartre, les sornettes d'un Badiou ou les élucubrations d'un Foucault...

 

 

 

 

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16 février 2021 2 16 /02 /février /2021 07:00
Un film étonnant (à voir)

le "Canard enchaîné" était presque dithyrambique dans sa critique du film "Malcolm et Marie" dans son édition du 3 février 2021. Presque? non, complètement.

C'est un film diffusé sur la plateforme Netflix et il correspond à un cinéma jeune et ouvert, différent de ce que je suis habitué à voir. On me dit que le metteur en scène, un certain Sam Levinson a écrit le scénario en 6 jours et bouclé le tournage en 3 semaines.
Comme il s'agit d'un huis-clos fortement (ô combien!) dialogué cela ne se voit pas et le film, en noir et blanc (absolument magnifique) tient bien la route.

Un couple metteur-en-scène et son interprète féminine avec qui il partage aussi sa vie, rentre d'une soirée à Hollywood qui a vu son triomphe à lui. Il est heureux, chante et danse (et boit) tandis qu'elle semble sinon renfrognée du moins sur la réserve.

Nous comprenons rapidement que la demoiselle (Zendaya) a sur l'estomac le fait qu'il ne l'ait ni citée ni remerciée sur scène. Dans un crescendo magnifique ces deux là vont s'affronter, se déchirer, se dire des vérités, se dire des horreurs et mettre à nu les non-dits qui rendent leur histoire impossible malgré l'amour qui les lie encore.
Lui (John David Washington) est d'abord conciliant puis sa fureur le met littéralement hors de lui. Fatalement il dit ce qu'il ne devrait pas dire (scène du bain, hyperréaliste et étonnante) et provoque sa compagne qui ne veut pas être en reste. Elle est magnifique, tour à tour fragile ou brutale, émouvante ou détestable. Quelle comédienne! quelle tragédienne! 

L'excellente idée de ce film est le choix d'un acteur noir et d'une comédienne métisse. On se passionne pour eux parce qu'ils nous semblent être et penser différemment. Evidemment il n'en est rien et les passions humaines se jouent des couleurs de peau. 

La gloire, le succès, le mal-être, la jalousie, la possession sont les mêmes partout et le couple de comédiens renouvelle le genre parce qu'ils sont jeunes, beaux, directs et "cash". 

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15 février 2021 1 15 /02 /février /2021 07:00

Juste après que j'ai achevé la lecture du premier tome de ses mémoires, Barack Obama était annoncé comme invité de l'émission "Boomerang" de France Inter présentée par Augustin Trapenard. J'ai beaucoup aimé le livre et apprécié la personnalité de son auteur que l'on découvre au fur et à mesure. 
Obama fait partie -pour moi- de ces quelques uns qui permettent de ne pas désespérer de l'Humanité. Des hommes à l'intelligence aiguisée, à la colonne vertébrale souple et qui, par leur pensée comme par leur action mettent en pratique leurs idées. 

Je sais que, souvent, ces hommes là, plus que les médiocres, les cyniques ou les imposteurs sont détestés par les peuples parce qu'ils exigent qu'on réfléchisse et qu'on donne le meilleur de nous mêmes. Obama donne de nombreux exemples de l'obstruction pitoyable de ses "adversaires" républicains, tendance dure, qui préféraient avoir tort avec Sarah Palin, les tea-party ou "le" Donald plutôt que suivre le président qui demandait qu'on fasse appel au sens du pays, à l'intelligence. 

J'hésitais à écouter l'émission parce que je redoutais que, comme Busnel au moment de la sortie du tome 1 des mémoires du premier président Afro-Américain des Etats Unis,  les questions ne soient convenues, faites pour mettre en valeur l'interviewer ou que les réponses soient déjà développées dans le livre. 

J'ai écouté et n'ai pas été déçu. Trapenard avait bien lu le livre et avait préparé des questions intelligentes et bienvenues. De celles qui éclairent sous un jour nouveau des faits connus ou qui permettent de comprendre les tenants et aboutissants d'une action donnée. Obama était en confiance et disert. Il a une bonne mémoire, ce qu'il faut d'humilité, le sens de son action et de sa valeur, des références morales et le sens de l'Histoire. C'était trente cinq minutes brillantes dont il eut été dommage de se passer.

Comme quoi, encore actuellement, j'ai des à-prioris et je dois m'en méfier!

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12 février 2021 5 12 /02 /février /2021 07:00

La pandémie n'a pas, loin s'en faut, modifié en profondeur les traits saillants  de notre caractère national. Au contraire serais-je même tenté d'écrire.

J'en veux pour preuve un reportage audio diffusé par France Inter jeudi 4 février 2021 et consacré à un projet de serre géante implantée dans le Pas-de-Calais.  C'est beau une serre, c'est vivant, c'est chaud, ç'est plein de leçons naturelles et on se sent bien à l'intérieur...          

Enfin... dans un autre pays. Parce qu'ici c'est la levée de boucliers immédiate. Les arguments "contre" se succèdent -souvent d'une mauvaise foi en béton- et on arrive évidemment aux positions du combat politique avec les rigidités que cela implique.  Les écologistes sont contre et la région est pour. L'Association L214, pro-animaux aux méthodes spectaculaires ne veut pas de la serre; si j'ai bien compris c'est par principe parce que les seuls animaux prévus seraient des papillons d'élevage libres (sic).

32 m de haut, 20000 mètres cubes... les chiffres donnés donnent pourtant l'idée d'un projet ambitieux dans une région qui, hélas, ne brille pas par ses attraits touristiques. Et là; brusquement, cette phrase si profondément Française, si pleine de connerie satisfaite, de catéchisme marxiste pré-digéré d'une opposante farouche au projet de serre: "Ce n'est qu'un projet capitaliste pour se faire de l'argent".

Les bras m'en  sont tombés.

 

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11 février 2021 4 11 /02 /février /2021 07:00

Est-ce du au traitement médicamenteux des effets de Priscilla? toujours est-il que mes rêves sont dérangeant et mes nuits difficiles.

Prenez celle qui s'achève: j'étais dans le métro parisien, assis au milieu d'une foule nombreuse mais pas à l'heure de pointe. Je discutais avec un ami non identifié et je comprends que nous "descendons à la prochaine". Là je me rends compte que je suis pieds nus (à d'autres moments en chaussettes) et cela me gêne horriblement. Je reconnais la station de métro (Passy) et je me vois marchant sans chaussures rue de l'Alboni puis rue de Passy. Et c'est pénible au point de me réveiller.

Souvent je sors en hurlant de mes cauchemars parce que l'on me tue ou essaie de me tuer. Je sors épuisé de courses poursuites plus vraies que nature et ma compagne de lit a toutes les peines du monde à m'extirper de ces mauvais sommeils.

Enfin, le cauchemar récurrent me voit au milieu d'une foule prendre lentement conscience que tout le monde est habillé normalement et que... je suis nu. Une variante des pieds nus dans le métro?

Je sais qu'il existe toute une litanie d'ouvrages prétendument sérieux pour "comprendre et analyser" les rêves. Tels quels mes songes me perturbent assez pour que je n'aille pas, en plus, me tourmenter par leur possible signification.

De quoi seront faites mes prochaines nuits? un sommeil réparateur avec des rêves n'imprimant pas serait le bienvenu.

 

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